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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 17:10

RAPPEL: notre analyse détaillée après le 1er tour en lien

 

2nd tour des cantonales : confirmation des enseignements du 1er

 

Article pcfparis15 – 28 mars 2011

 

Les résultats du 2nd tour des élections cantonales, dimanche 27 mars 2011, confirment les tendances analysées à l’issue du 1er.

 

Malgré la médiatisation soudaine de certains enjeux du scrutin entre les deux tours, l’abstention, 55%, est restée presqu’aussi élevée.

Le désaveu de l’UMP et l’ensemble de la « majorité présidentielle » se vérifie : un tiers des suffrages exprimés, moins d’un sixième des électeurs inscrits. La droite résiste toutefois un peu mieux là où elle avait des positions locales à défendre, comme dans le Rhône, la Côte d’Or, la Sarthe, etc.

La gauche est gagnante en voix, en nombre d’élus et en conseils généraux gagnés. Mais c’est largement une victoire par défaut. Elle recule moins en voix que la droite mais n’obtient, avec 50% des suffrages exprimés, même pas le vote d’un électeur inscrit sur 4.

 

Dans un contexte de fort rejet de la politique gouvernemental, la gauche derrière le PS ne porte pas de véritable alternative politique. Le niveau de consensus avec la droite, traduit notamment au plan européen, est largement perçu.

L’absence de tout enthousiasme chez les électeurs a été accrue par le fait que la gauche gérait déjà la grande majorité des départements et que les enjeux locaux ont été largement occultés.

 

La nette progression du FN de Marine Le Pen se confirme également. Elle n’est ni à dramatiser, ni à sous-estimer mais à analyser précisément.

Certes au 1er tour, le FN a perdu, lui aussi, des voix par rapport à 2004, passant de 1,490 million à 1,380 million, tout en passant de 12 à 15% des suffrages exprimés. Mais en 2011, il a présenté 300 candidats de moins et les cantonales de 2004 suivaient de peu la présidentielle de 2002. Aux cantonales de 2008, le FN était tombé à 644.000 voix.

Au 2ème tour, le FN n’obtient que 2 élus dans tout le pays mais ses 400 candidats restants dépassent les 35% en moyenne et rassemblent plus large que jamais précédemment à un second tour. Ses résultats augmentent notamment, à nouveau, dans des secteurs très ouvriers.

Si ce n’est pas nouveau, on doit constater que le FN est revenu à son plus haut niveau, dans un contexte de crise sociale aggravée par rapport à 2002.

 

L’opération de promotion du FN s’est poursuivie entre les deux tours, à outrance, ponctuée par les déclarations successives du nouveau ministre de l’intérieur Guéant sur l’identité nationale et l’immigration.

Les tenants du système poussent le FN. C’est manifeste.

Ils cherchent à détourner la colère populaire vers lui, vers son discours de haine et sa démagogie sociale. C’est grave.

La désignation permanente, explicite ou implicite, des immigrés, des « musulmans » comme boucs émissaires, pour diviser les travailleurs, libère dangereusement la parole raciste.

La montée organisée du repoussoir FN, présenté comme l’adversaire du consensus « UMPS », écrase le débat politique dans la perspective des élections de 2012.

Contrer le danger FN conduit à rentrer dans le consensus UMP/PS dans la logique du « front républicain ». Au sein de la gauche, cela conduit à gommer certaines divergences fondamentales.  

 

Dans ce contexte, communistes, avec lucidité, nous ne saurions nous satisfaire des résultats des candidats de notre parti, le PCF dans la stratégie nationale du Front de gauche.

 

Malgré l’alliance avec les anciens socialistes du PG, au 1er tour, l’ensemble du « Front de gauche », toutes configurations confondues, perd 130.000 voix sur les candidats PCF et apparentés de 2004 (820.000 contre 950.000) malgré la quasi-absence de candidats d’extrême-gauche (350.000 voix en 2004). En 2008, les candidats PCF et apparentés avaient obtenu 1,150 million de voix et 8,82%.

 

Pour autant, nous ne boudons pas la satisfaction d’obtenir, à l’issue du 2nd tour, une dizaine de sièges en plus, quasiment tous gagnés sur le PS. En Seine-Saint-Denis notamment, malgré les taux d’abstention record (70%), nous nous félicitons que soient arrêtées la croisade anticommuniste de Bartolone (PS) et de Voynet (Europe-Ecologie).

Tout le travail militant des camarades et des organisations du Parti pour ces élections, qui ont porté presque toute la campagne du « Front de gauche », comptera aussi pour l’avenir. 

 

Face aux dégâts de la politique sarkozyste, face à l’absence de véritable alternative à gauche, face au danger du FN, roue de secours du capital, plusieurs défis se posent en particulier aux communistes, que nous entendons contribuer à relever.

 

Inlassablement, nous continuerons à démasquer la démagogie de l’extrême-droite, son choix de classe du côté des possédants. Nous dénoncerons toute dérive, toute complaisance pour les discours sécuritaires et identitaires, d’où qu’ils viennent.

 

L’urgence sociale, la perspective exigée par les luttes, de plus en plus larges ces dernières années, appellent une rupture, des ruptures immédiates avec la politique au service du patronat et de la finance.

Ces ruptures sont incompatibles avec les choix fondamentaux du PS pour le Traité de Lisbonne, ceux de son représentant Strauss-Kahn à la tête du FMI. L’alternative politique ne viendra pas d’une reconstitution de la « gauche plurielle » après 2012.

En 2011, comme en 2012, elle viendra du mouvement populaire lui-même.

Les forces existent – la bataille pour les retraites l’a encore montré – pour faire reculer tout de suite le gouvernement.

Face aux augmentations de tarifs du gaz et de l’électricité, au débat renouvelé sur le nucléaire, les forces existent pour gagner la renationalisation intégrale d’EDF et de GDF. Les manifestations pour l’école, pour l’hôpital publics s’intensifient tant la situation devient intenable. Les forces existent pour arrêter les suppressions d’emploi, rendre à l’école et à l’hôpital l’argent qui leur revient. Les profits du CAC 40 flambent et les salaires réels baissent : les forces existent pour gagner un relèvement général du SMIC et le rétablissement d’une échelle mobile des salaires. Etc.

 

Communistes, voilà la perspective de rupture que nous entendons porter dans les quartiers et les entreprises, dans l’action et les luttes quotidiennes, avec les travailleurs et la population. Les résultats des élections cantonales soulignent cette priorité.

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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 17:46

LE PCF DOIT PRENDRE L’INITIATIVE D’UNE MANIFESTATION DE VRAIE PROTESTATION CONTRE L’INTERVENTION MILITAIRE - IL N'Y A PAS A MANIFESTER AVEC LE PG ET EUROPE-ECOLOGIE SUR CE SUJET!

 

Article pour vivelepcf, 24 mars 2011

 

Mélenchon enfonce le clou. Le 10 mars 2011, il votait au Parlement européen une résolution invitant les Etats membres à se « tenir prêts » à une intervention militaire contre la Libye. Le 20 mars, approuvant les frappes aériennes, il se demande dans le Nouvel Obs s’il faut remercier Nicolas Sarkozy. « La politique menée est conforme à l’intérêt de la France » renchérit-il dans Libération.

 

Comme ils ont condamné les guerres du Golfe, la guerre en Yougoslavie, les communistes dénoncent l’intervention militaire française en Libye. Ils continuent à réfléchir selon la grille d’analyse anti-impérialiste, au-delà des pressions et manipulations de l’idéologie dominante. Dans quel but les Occidentaux bombardent-ils la Libye ? Pour obtenir, pour leurs multinationales, des conditions encore meilleures pour l’exploitation du pétrole qu’avec Kadhafi, qu’ils soutenaient il y a encore peu, comme ils s’arrangent pour que rien ne change sur le fond dans les autres pays arabes. Aucune force politique progressiste et populaire n’est suffisamment structurée pour tirer profit de cette intervention en Libye. Les exemples afghan et irakien montrent combien ce type de guerre écrase encore davantage les peuples.

Nous vous renvoyons à des articles plus complets publiés sur ce site.

 

Comment serait-il possible de concilier les positions contradictoires de Mélenchon avec celle des communistes ?

Mélenchon insiste : « J’ai voté la résolution au Parlement européen [comme Mme Vergiat, ex-Ps que le Front de gauche a propulsée députée européenne] en accord avec la direction du PCF, en accord avec mon collègue eurodéputé communiste Patrick Le Hyaric » (Libération 22 mars).

Samedi 26 mars est organisée une manifestation à Paris, au nom d’un certain « Collectif de solidarité avec le peuple libyen », avec le soutien d’associations comme la Ligue des droits de l’Homme, et de partis dont Europe Ecologie, le Pg mais aussi le PCF.

Il n’est pas question de condamner l’intervention mais « d’être vigilants devant l’escalade de guerre et sur tous les dévoiements de la résolution 1973 votée par le Conseil de sécurité de l’ONU ».

Il s’agit aussi de demander la « reconnaissance du Conseil de transition intérimaire », présenté comme « seul représentant légitime du peuple libyen ».

 

Sur ce point, les organisateurs ont déjà été exaucés par Nicolas Sarkozy et Hilary Clinton. Rien n’est moins avéré que la légitimité de ce Conseil autoproclamé, rassemblant notables de différents clans et l’ancienne monarchie, dirigé par celui qui est resté ministre de la justice de Kadhafi jusqu’en février 2011.

 

La direction du PCF doit être beaucoup plus claire en toute circonstance. Au Parlement français, nos représentants ont tenu un discours ferme, démasquant les buts de guerre réels des puissances impérialistes occidentales. Mais, au Parlement, nos députés étaient malencontreusement absents lors du vote. Un communiqué de la direction nationale, le 18 mars, est très timide, se bornant à mettre en garde contre les « risques d’une logique de guerre » et se demandant si « toutes les possibilités d’aide directe ou par les Etats arabes à la rébellion ont été vraiment étudiées » avant l’intervention militaire. Maintenant, on appellerait à manifester avec Europe Ecologie et le PG.

 

Nous ne pouvons pas nous retrouver dans la même situation qu’en 1999, au moment de la campagne des élections européennes. Dans la liste « Bouge l’Europe », préfiguration du « Front de gauche », la direction du PCF avait placé une moitié de non communistes dont la plupart des têtes de listes se sont prononcées pour les bombardements en Yougoslavie.

 

Mélenchon, dans une déclaration reprise par l’édition internet de l’Humanité (23 mars), insiste sur le mandat de l’ONU qui couvre l’intervention. La même chose, les mêmes destructions avec l’OTAN, Mélenchon n’aurait pas pris !

Il ne nous fera pas croire qu’il est naïf au point de ne pas avoir vu que les Etats-Unis dirigent les opérations, que la France de Sarkozy et la Grande-Bretagne de Cameron agissent en toute connivence avec eux.

Il sait tout autant que le vote du Conseil de sécurité correspond à un état du rapport de force et des intérêts propres des puissances chinoise et russe.

 

Mélenchon se situe bien loin de l’intérêt des peuples.

On perçoit derrière sa position la volonté partagée de ce Maastrichien de promouvoir une Europe-puissance, également sur le plan militaire.

C’est une première tromperie de laisser imaginer qu’elle puisse être plus qu’autonome de l’OTAN. C’est une deuxième tromperie de laisser imaginer que l’action militaire d’un ensemble de pays capitalistes puissent œuvrer pour la liberté des peuples et la paix.

 

L’ancien président du PGE et président du groupe GUE-NGL, Lothar Bisky, a également voté la résolution guerrière du Parlement européen. De même, la CES a affiché son appui à la Commission européenne et à la « haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité ».

 

Les communistes français dénoncent et combattent la guerre impérialiste. C’est un engagement fondateur de leur parti.

La direction du PCF ne doit laisser aucun espace de doute sur nos positions, malgré les sirènes européennes, la CES ou le PGE, l’opportunisme des Mélenchon, Vergiat et cie.

 

Pas question de participer à la manifestation du 26 mars !

Le PCF doit prendre ses responsabilités pour organiser une manifestation exprimant clairement l’opposition à l’intervention militaire française en Libye.

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 15:17

DES TRACTS pour faire vivre et renforcer le PCF - 23 Mars 2011

 

Tract PCF à la disposition des organisations du Parti

 

Cliquez sur les titres, documents en lien (format PDF)

 

 

Composition1.jpg La Poste :

 Tract - Les chiffres de l’exploitation Les chiffres de la colère

 

 Logement :

Tract - Loyers prohibitifs pour des « studettes »

 

 Gaz/Electricité :

Tract/Pétition - pour l’annulation des augmentations du gaz et de l’électricité : Renationalisation!

 

 Pouvoir d'achat :

Tract - Lutter et commencer à gagner face à la politique de l’argent-roi !

 

 Adoma/Ex-Sonacotra : 

 Tract - Soutien à la lutte des salariés d’ADOMA

 

 International/Lybie :

 Tract - NON À LA GUERRE, Non à toute intervention militaire française EN LIBYE!

 

 Anti-FN :

 Affiche - Le FN est le meilleur allié des capitalistes !


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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 16:06

Cantonales 2011 : analyse des résultats par EDT pour vivelepcf

 

1- Le vide d’alternative politique,

2- Le FN, dangereuse roue de secours du système,

3- Le vote communiste plombé par le « Front de gauche » (- 360.000 voix par rapport à 2008, - 140.000 voix par rapport à 2004).

 

 

110322_carte_cantonales.jpgAux cantonales, l’abstention a été la plus faible dans les années 70. En 1976, en 1979, ces élections ont été marquées par le fort rejet de la politique d’austérité de Barre et Giscard, par des progrès importants des partis de gauche dans le cadre d’un affrontement politique intense sur le fond.

 

En 2011, le rejet de la politique de Fillon et Sarkozy est sans doute encore plus large. Mais le fait majeur des élections cantonales du 20 mars est l’abstention. Comme aux régionales et aux européennes de 2010, elle atteint un niveau record pour ce type d’élection : 55,63% (auxquels s’ajoutent 1,25% de blancs et nuls).

 

Le désaveu du parti au pouvoir atteint un niveau historique. Seul un Français sur 12 a voté pour l’UMP. Certes beaucoup de candidats de droite ont cherché à masquer leur appartenance. Mais au total, on n’arrive qu’à un électeur sur 7 (32% des suffrages exprimés – 15% des inscrits) ayant voté pour un candidat soutenant la politique du gouvernement.

 

En face, l’opposition parlementaire remporte indiscutablement le 1er tour avec 50% des suffrages exprimés. Mais cela ne représente qu’à peine un électeur inscrit sur 5. Avec 4,5 millions de voix, la gauche perd plus de 1 million de voix par rapport à 2004.

Comme aux régionales de 2010, sa victoire est une victoire par défaut, sans aucun élan. La gauche se contente de perdre moins de voix que la droite.

 

Comment expliquer un tel niveau abstention ?

 

Il est vrai que les media ont peu parlé des cantonales et de leurs enjeux propres. Il est certain que tout le débat public est tourné, depuis des mois déjà, dans pratiquement chaque parti, vers l’élection présidentielle de 2012, seule étape présentée comme décisive. Le fait est aussi que la gauche, comme elle gère la quasi-totalité des régions, se trouve déjà à la tête d’une majorité des départements.

Autant de facteurs de démobilisations.

 

Mais, plus profondément, comment ne pas voir que la contestation populaire, telle qu’elle s’est manifestée massivement à l’automne pour défendre les retraites, qu’elle se manifeste de plus en plus fort depuis 2005 contre l’Union européenne du capital, ne trouve pas d’expression, encore moins d’organisation politiques portant son aspiration au changement ?

La gauche unie, derrière le PS de Aubry et Strauss-Kahn, dirige le FMI, vote les traités européens, accepte l’allongement de la durée de cotisation pour les retraites, fait corps derrière Sarkozy (Mélenchon compris) pour bombarder la Libye.

 

Même en politique, la nature a horreur du vide. Aussi les tenants du système mettent en avant un dérivatif à la colère populaire : le FN.

La promotion de Marine Le Pen est incessante depuis des mois dans les media. La suite de déclarations incendiaires sur la sécurité, l’immigration et l’islam des Sarkozy, Hortefeux, Guéant et autres ont pour effet de banaliser les positions racisantes, de sortir le FN de son isolement sur ces positions, de le « dédiaboliser ».

Le parti d’extrême-droite apparaît comme le seul parti opposé au consensus de ceux qui gouvernent à tour de rôle le pays. L’inflexion sociale du discours du FN – en termes de démagogie, rien ne retient les fascistes – complète le dispositif de captation politique d’une partie de la révolte populaire.

 

Après les régionales, les cantonales marquent une inquiétante progression de ce plan. Le FN obtient 15,06% des suffrages exprimés, contre 12,1% en 2004, seulement 4,9% aux cantonales de 2008. Dans de nombreux cantons où les travailleurs subissent désindustrialisation, crise et désespoir, le FN est le seul à progresser en voix et atteint des niveaux alarmants : 27% à Calais-centre, 34% à Roubaix-est, 30% à la Seyne-sur-Mer, 37% à Noyon etc. Des scores à évidemment à relativiser avec l’abstention.

 

Posons la question dans le bon sens : à quoi sert le FN pour le système ?

 

- La fille Le Pen, comme les autres, contribue à tout ramener politiquement à l’échéance institutionnelle de 2012, à occulter le terrain de la lutte.

- En complicité avec la droite au pouvoir, le FN détourne la colère sociale vers le bouc émissaire idéal, les immigrés, sachant jouer de toutes les conséquences de la dégradation des conditions de la vie quotidienne des uns et des autres. Diviser les travailleurs est toujours au centre des calculs des patrons et des possédants !

- La promotion de Le Pen permet aussi d’écraser le débat politique, comme nous l’avons déjà constaté en 2002 avec l’union sacrée derrière Chirac.

La gravité de la menace fasciste sert de prétexte aux partis dominants pour faire accepter leur consensus politique de fond, celui même qui fait le lit de l’extrême droite, au nom du rassemblement.

L’extrême droite a ainsi pour fonction de disqualifier certaines positions fondamentales, en particulier l’opposition à l’UE du capital, en les associant au nationalisme et au racisme.

 

Le cynisme, les calculs des classes possédantes et de leurs représentants les conduisent à jouer avec le feu, à mettre en danger les acquis démocratiques fondamentaux. L’histoire ne nous le montre que trop.

 

Dans un tel contexte, seul le PCF, peut et devrait, par son analyse marxiste, son organisation de classe donner une perspective d’alternative politique basée sur les luttes, combattre le choix du capital de recourir au pire.

Notre responsabilité de communistes se situe à ce niveau.  

 

C’est bien pour cela qu’il n’y a pas matière à ce réjouir du résultat attribué au « Front de gauche » aux élections cantonales. Il est indécent de se rengorger, comme le fait Mélenchon par exemple, d’essayer de saouler de mots ces militants communistes qui ont tant contribué aux résultats.

 

Il y avait une très grande diversité dans les candidatures. Des candidats se sont présentés comme PCF ou apparentés, d’autres comme « PCF soutenus par le Front de gauche », d’autres comme communistes sous des appellations reflétant des accords départementaux. Ailleurs, des candidats ont masqué leur appartenance au PCF sous le vocable « Front de gauche ». Dans d’autres cas, ils étaient candidats de la gauche unie avec le PS (ex : Thourottes, Cabestany…). Ailleurs encore, le PCF soutenait des candidats du PG. Des candidats du PG se sont aussi présentés au nom du Front du gauche mais en hostilité aux candidats du PCF (ex : Saint-Martin-d’Hères dans l’Isère, Saint-Paul-Cap-de-Joux dans le Tarn…).

La très grande diversité des situations locales a contrasté avec la volonté forcenée de la direction du PCF de mettre en avant nationalement sa stratégie du Front de gauche.

 

Globalement, les résultats sont les suivants : les candidats PCF et apparentés (métropole), classifiés automatiquement  « Front de gauche » par le ministère de l’intérieur, obtiennent 7,46% des suffrages exprimés. Les candidats PG et apparentés, classés aussi dans le Front de gauche, obtiennent 1,01%. Au total, cela représente 8,47% et 775.806 voix pour les candidats classés « Front de gauche », soit 3,64% des électeurs inscrits.

En 2004, sur la même série de cantons, les candidats PCF et apparentés – les candidats PG roulaient alors pour le PS – avaient obtenu 7,9% des exprimés, 957.000 voix, 4,77% des inscrits. Ajoutons qu’en 2011, les partis d’extrême-gauche ont presque totalement fait l’impasse sur les cantonales. En 2004, ils avaient obtenu 367.000 voix et 2,99% ; en 2011, 53.000 voix et 0,58%.

 

En 2008, sur l’autre série de cantons, dans une situation politique, après l’élection de Sarkozy, plus proche de celle d’aujourd’hui, les candidats PCF et apparentés ont réalisé un résultat de 8,82% des suffrages exprimés, 1.157.000 voix, représentant 5,49% des électeurs inscrits.

 

Deux constations globales s’imposent.

Le « Front de gauche », même tout assimilé, régresse fortement en voix, stagne en pourcentages sur les résultats du PCF. Il n’a pas constitué une alternative à l’abstention, malgré le mouvement des retraites et le développement des luttes.

Les résultats du « Front de gauche » sont massivement ceux obtenus par les candidats et militants du PCF (7,46% sur 8,47%), ce que reflète, globalement encore, la carte électorale.

 

Les résultats mériteront une analyse beaucoup plus localisée. Mais on peut déjà dégager quelques tendances :

-          L’étiquette « Front de gauche » a permis de mordre sur l’électorat social-démocrate dans des départements où le PCF est traditionnellement faible. C’est le cas dans des cantons de Bretagne ou des Pays de Loire. C’est le cas dans le Puy-de-Dôme, vieille terre social-démocrate, où le Front de gauche fait des résultats pratiquement jamais atteints dans l’histoire du PCF. Le pari « Front de gauche = social-démocratie de gauche » marque des points aussi en Haute-Vienne. 

-          Quand les candidats « Front de gauche », la plupart du temps PCF, notamment les sortants, passaient pour les candidatures les plus influentes à gauche, ils ont pu bénéficier d’une forme de vote utile à gauche. Le solde en élus devrait être à peine négatif. Dans l’Allier (où il y avait alliance avec Europe-Ecologie), dans le Val-de-Marne, les prochains présidents des conseils généraux devraient rester PCF.

-          Dans de nombreux secteurs ouvriers où le Parti était traditionnellement fort, nous enregistrons, malgré l’investissement militant local, un nouveau recul parfois très important en voix (ex : dans presque toute la Picardie, dans le Var, dans l’Hérault…). Cela correspond souvent aux secteurs où le FN fait ses meilleurs scores, sans que, vu l’abstention, on puisse parler d’un transfert.

-          Dans des secteurs urbains de banlieue, par exemple en Seine-Saint-Denis, où le PCF a des positions historiques, la campagne n’ont pas arrêté l’abstention (ex : 72% à Aubervilliers).   

 

Il sera temps après le second tour qui mobilise une partie de nos camarades d’aller plus avant dans l’analyse fine des résultats. De fortes progressions de candidats communistes, clairement PCF, (+12% à Jumilhac en Dordogne, +7% à Vesoul en Haute-Saône,…) seront aussi à étudier.


 

Il n’en reste pas moins que le bilan de la stratégie nationale du Front de gauche, entièrement basée sur les échéances électorales, se traduit à nouveau par un échec aux cantonales, après la perte de la moitié des élus PCF aux régionales.

 

Le Front de gauche est incapable de donner une traduction politique et électorale aux luttes qui se développent dans le pays, au discrédit des forces politiques dominantes, à la remise en cause même du capitalisme.   

 

Communistes, nous avons pourtant une responsabilité historique à ne pas laisser ce mouvement être détourné et dévoyé par l’extrême-droite, le racisme, la haine complices de la domination effrénée du capital.

 

L’image, dès le soir du scrutin, de Pierre Laurent, entourant Martine Aubry, avec Cécile Duflot est décourageante, les uns et les autres évoquant déjà les contours du programme partagé de la gauche après une éventuelle victoire électorale en 2012.  Le « Front de gauche » s’enferme dans la perspective d’une nouvelle gauche plurielle en 2012, d’alliances politiciennes dans cette direction. C’est une impasse. Mélenchon, sénateur PS honoraire, laisse aux dirigeants du PCF le soin de s’afficher avec ceux du PS. Quel hypocrite !

 

Mélenchon est pour Maastricht. Il remercie Sarkozy de bombarder la Libye. Il défend mordicus l’euro, « condition d’un SMIC européen » (à 500 euros ?). Le PCF ne peut pas suivre cette voie, celle du PGE ou de la Confédération européenne des syndicats, principale propagandiste du Traité de Lisbonne. L’ouverture d’un grand débat dans le PCF, pour actualiser notre opposition fondamentale à l’UE du capital est essentielle. Il est gravissime de laisser ce terrain au FN.

 

Face aux provocations du FN et du pouvoir sarkozyste, le point de vue et l’organisation de classe, visant l’unité des travailleurs sont déterminants. Ne laissons pas un seul porte-parole, même marginal, du PCF leur emboîter le pas sur les thématiques sécuritaires et « islamophobes » ! Ne rentrons pas non plus dans les discours sociétaux et sentimentaux qui gomment le principal et nous engagent des rassemblements mous.

 

L’heure ne devrait pas être aux primaires dans le Front de gauche pour la candidature aux présidentielles, aux marchandages pour le programme de gouvernement après 2012.

 

Cessons de nous effacer derrière le Front de gauche ! Faire vivre et renforcer le PCF, sur des bases de lutte de classe, partant des réalités quotidiennes de l’exploitation et du profit – 82 milliards d’euros pour les entreprises du CAC 40 - : c’est essentiel !

 

C’est aussi l’exigence que traduisent et confirment les résultats du premier tour des élections cantonales.

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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 12:14

Nous reproduisons ci-dessous l'analyse anti-impérialiste des camarades de la section du PCF Paris 15 condamnant l'intervention militaire française en Libye. (en PDF).

 

Il y a quelques jours, nous dénoncions également pour notre toute perspective d'intervention militaire : Contre toute intervention militaire en Libye !

 

Nicolas Sarkozy et le gouvernement ont décidé de faire intervenir les forces militaires françaises contre la Libye. Le Parlement ne sera consulté, après coup, que le 22 mars.

 

Avec gravité, communistes, nous condamnons ces actes de guerre, lourds de périls pour le peuple libyen, pour notre pays, pour la paix en Méditerranée et dans le monde.  

 

Nous ne rentrerons pas dans le consensus des partis dominants de droite et de « gauche » qui acceptent de faire de notre pays le valet de l’OTAN et de l’UE, de l’impérialisme américano-européen.

 

Les travailleurs et les peuples de plusieurs pays du monde arabe se soulèvent contre les dictatures, pour la justice sociale. 

Voilà comment les gouvernements des Etats-Unis, des pays de l’UE et de la France réagissent :


-          En Tunisie, la ministre française des affaires étrangères proposait en janvier d’envoyer des forces de sécurité pour aider « notre ami Ben Ali » à maintenir l’ordre.

-          En Egypte, prenant les devants, le gouvernement américain a fait évincer « notre ami Moubarak » (déplacé dans une de ses résidences secondaires) pour mieux maintenir le contrôle de l’armée et des possédants sur le pays.

-          Au Barheïn, le roi tire sur les révoltés. L’armée du régime le plus obscurantiste de la région, l’Arabie Saoudite de « nos amis les rois du pétrole », envahit le petit pays. Les occidentaux se contentent d’exprimer une inquiétude.  

-          Au Yémen, « notre ami le président Saleh » fait tirer sur la foule depuis des semaines : les Etats-Unis observent et cherchent une équipe de remplacement.   

 

Y-a-t-il quelque chose de différent dans les motivations occidentales pour intervenir en Libye ? Absolument pas ! Les mêmes intérêts exactement sont à l’œuvre. Que ceux qui dépliaient le tapis rouge pour vendre des Rafales à Kadhafi, il y a quelques mois encore, ne nous jouent pas la partition de la solidarité entre les peuples !


La différence en Libye, c’est qu’il y a beaucoup de pétrole, que c'est un pays peu peuplé, dont la population active est composée à 50% de travailleurs immigrés surexploités, exclus de la rente pétrolière.

 

Ces derniers jours, le gouvernement américain a hésité. Peut-on continuer à s’arranger comme avant avec Kadhafi ou bien, l’opportunité existe-t-elle de démembrer le pays, de traiter avec des partenaires plus faibles et accommodants pour les intérêts des multinationales ?

Sarkozy s’est empressé de reconnaître le « Conseil transitoire », composé d’anciens ministres de Kadhafi, de représentants de divers clans, dont les monarchistes. 

 

Visiblement, l’impérialisme américain a fini par opter pour la deuxième solution. Mais il a pris la précaution de laisser le soin d’agir à ses satellites britanniques et français (Sarkozy a réintégré notre pays dans le commandement militaire de l’OTAN !). Peut-être faut-il aussi préserver l’image d’Obama.

 

Souvenons-nous ! On n’a jamais retrouvé les armes de destruction massive au nom desquelles l’OTAN (sans la France alors !) a envahi l’Irak. Bush prétendait délivrer l’Irak de son dictateur mais se promettait en même temps de « renvoyer ce pays au Moyen-âge ». C’est fait !

Le peuple libyen, ses aspirations démocratiques, n’ont rien à gagner des frappes aériennes occidentales. Elles menacent de faire rentrer la Méditerranée, le monde arabe dans un dangereux et incontrôlable engrenage guerrier.

L’alignement sur l’impérialisme américain a déjà coûté la vie à 54 soldats français en Afghanistan où l’opération militaire grève le budget français de 700 millions d’euros par an.

 

Communistes, nous recherchons les moyens les plus efficaces de mobilisation pour exprimer notre refus de l’intervention militaire française en Libye.

 

Pas un sou, pas un homme, pas un avion pour la guerre impérialiste !

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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 23:57

Extrait du site du candidat communiste Jacques Cros http://cessenon.centerblog.net/rub-Politique.html. Plusieurs autres candidatures clairement PCF à Béziers et dans le Biterrois.

 

110320_Jacques_Cros.jpg

 

 

Comme en 2004 la section de l’Ouest Biterrois du parti communiste m’a demandé d’être candidat à ces élections dans le canton de Saint-Chinian.

Eh oui, j’ai sept ans de plus ! J’aurais certes préféré qu’on trouve un candidat plus jeune. Mais bon, le conseiller sortant, qui brigue un nouveau mandat, a je crois un an de plus que moi. Je me fais donc une raison. D’autant que cette année j’ai du renfort avec ma suppléante !

Quel est le contexte de 2011 ?

 Il s’est gravement détérioré au plan social depuis 2004. Chômage, précarité, réduction du pouvoir d’achat des salariés, des pensionnés, attaque frontale contre le système des retraites par répartition et demain dispositions visant à faire de la perte d’autonomie une source de profits pour des officines qui ont flairé le filon… sont quelques éléments du panorama. La réduction des moyens pour les services publics (Poste, Ecole, Hôpital, Transports…) constitue un volet de la politique qui est suivie dans notre pays en application de directives européennes.

Des directives que notre peuple a clairement condamnées avec le vote référendaire de 2005 sur le Traité de Constitution Européenne. Vote que nos gouvernants ignorent superbement. La démocratie ? Mais de quoi vous nous parlez là vous susurre-t-on ?

C’est ce manque de démocratie qui est en cause avec le projet de réforme des collectivités territoriales. Les conseillers généraux élus ne finiront pas leur mandat et seront remplacés par des conseillers territoriaux. Au diable la proximité avec les citoyens. Il vaut mieux que ceux-ci soient éloignés des pouvoirs de décisions, cela permet de faire passer toute une orientation qui n’a rien de progressiste.

Ne restera plus aux élus qu’à être les exécutants, zélés ou accablés, des choix imposés d’en haut.

Au plan agricole on continue la destruction de notre viticulture avec la politique d’arrachage qui se poursuit, faisant disparaître une à une les caves coopératives. On sacrifie les exploitations familiales sur l’autel d’une concurrence « loyale et non faussée » qui s’exerce à présent au niveau mondial.

On pourrait ajouter ici que la disparition de nos viticulteurs c’est aussi la disparition de l’identité de nos villages avec une culture, une langue, un biais de viure…auxquels nous sommes sentimentalement attachés.

Qu’il me soit permis en tant que militant pacifiste de dire un mot sur la politique de défense de la France même si elle ne se décide pas au niveau d’un canton. Je condamne avec fermeté la course à l’armement nucléaire dans laquelle notre pays est engagé, en violation du Traité de Non Prolifération qu’elle a signé. J’exprime mon désaccord profond avec la présence de nos soldats en Afghanistan et dénonce le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN. Tout cela coûte cher, est dangereux pour la paix, et s’inscrit dans une logique de rapport de forces entre les peuples ou les nations qui ne règle rien.

Une logique qu’il faut changer de manière radicale dans tous les domaines si on veut vraiment résoudre les problèmes auxquels nous sommes confrontés en ce début du 21ème siècle. Ah, si vous souhaitez que les choses continuent avec son cortège de détresses l’éventail est large, depuis la droite et son extrême jusqu’à la social démocratie. Par contre si vous pensez que la rupture est comme en 1788 quand l’Ancien Régime avait fait son temps, nécessaire, alors votre choix est plus réduit !

Au fond c’est de vous que dépendent les choses, nous ne pouvons être que vos porte-paroles, capables seulement de faire aboutir une volonté de changement si celle-ci est la vôtre. Si cette perspective vous convient nous vous engageons à l’exprimer clairement, quels que puissent être les résultats envisagés pour ce vote.

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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 23:57

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Joël Castex et Nadine Gardien, candidats du parti communiste

 

Extrait de l’hebdomadaire le « Tarn Libre »

 

Clairement à gauche

 

Les cantonales sont le dernier scrutin populaire, il aura lieu les 20 et 27 mars et représente un enjeu fort avant l'échéance des présidentielles de 2012. C'est le moment de réaffirmer notre indignation face à la politique que mène la droite depuis bien trop longtemps. Voter pour les candidats communistes aux élections cantonales, c'est choisir de sanctionner Sarkozy. La droite au pouvoir est dure aux faibles et servile avec les puissants. La droite détruit un à un tous les acquis sociaux, supprime des milliers de postes d'enseignants, d'infirmières. Elle casse les retraites et ferme un à un tous les services publics en milieu rural. Elle arrose les puissants de cadeaux : Les sommes perçues par Mme Bettencourt au titre du bouclier fiscal représentent plus de 4 400 postes d'instituteurs. Les niches fiscales en faveur des plus riches s'élèvent à 73 milliards par an, l'équivalent de 4 500 lycées ou des frais de maison de retraite annuels de plus de 3 millions de personnes dépendantes. Elles représentent 167 ans de budget du département.

La droite aujourd'hui avec la réforme des collectivités territoriales veut briser les régions et les départements qui lui résistent et maintiennent la cohésion sociale à travers leur activité en matière de transport, d'aide sociale. Les électeurs du canton ont pu voir les militants communistes lors des actions pour défendre la poste. Ils les ont croisés dans les manifestations pour la défense des retraites. Les candidats du parti communiste Joël Castex et Nadine Gardien sont les seuls dans le canton à se réclamer clairement de la gauche, d'une gauche qui ne se résigne aux reculs sociaux à l'œuvre depuis trente ans. Voter pour Joël Castex et Nadine Gardien, c'est dire non à Sarkozy et oui à une société juste pour tous. C'est affirmer clairement que le conseil général doit utiliser tous ses moyens pour protéger le département et ses habitants des politiques de droite et ne pas se contenter d'être une instance de gestion.

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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 23:56

Extrait du site de la section du Bassin d'Arcachon: http://www.pcfbassin.fr/

 

Elections Cantonales des 20 et 27 mars 2011 Canton d’Arcachon 

 

Candidats présentés par le Parti Communiste Français

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Titulaire           Pierre Cléaz       Ancien Conseiller Municipal d’Arcachon

Suppléante     Annie Mussaute   Professeur des écoles non communiste

 

« L’avenir n’est pas ce qui va arriver : C’est ce que nous allons en faire ». Pierre Cléaz

 

 

Aujourd’hui toutes les formes de représentations sont en crise, laissant de plus en plus de place à l’intérêt privé et à l’individualisme.  

 

Une situation causée par une société injuste, inégale, qui exclue plus,  qui ne rassemble pas mais au contraire divise. 

 

Nombre de nos concitoyens ont l’impression d’être abandonnés à leur propre sort, de n’être plus protégés par les lois républicaines, les garanties sociales nées de la Libération. 

 

En tout domaine la logique d’austérité pour la majorité des uns et l’opulence pour une minorité des autres, n’a fait qu’augmenter la fracture sociale, mais également territoriale depuis l’élection de Nicolas Sarkozy aux destinées de ce pays. 

 

Ceci par la grâce des politiques publiques essentiellement orientée à répondre aux exigences des marchés financiers. 

 

La participation des collectivités territoriales à la maitrise des dépenses publiques, tend à officialiser le désengagement de l’Etat sur ses missions et à déconnecter la contribution fiscale des entreprises (suppression de la Taxe Professionnelle) de la solidarité sociale et territoriale. Pour information l’Etat doit déjà 300 Millions d’ϵuros au Conseil Général !

 

Comme pour la crise financière, la facture est présentée aux administrés, qui devront désormais s’acquitter d’une « taxe additionnelle » à la COBAS. Ce transfert de charge sur les ménages, risque de s’étendre à d’autres dépenses communautaires ou/et territoriales. 

 

Nous le voyons bien les caisses de l’Etat ne sont pas vides pour tout le monde, et l’asphyxie programmée des collectivités participe au remodelage du paysage de nos institutions de proximité, au travers de regroupement, favorisant une gestion centralisée et éloignée des citoyens.  

 

C’est le cheval de bataille d’Yves Foulon et malheureusement de certains élus socialistes : rassembler les communes afin d’avoir de moins en moins de comptes à rendre aux citoyens.  

A terme cette réforme visera à absorber des communes et des départements par les intercommunalités et les régions par les métropoles. 

 

L’objectif d’Yves Foulon, Maire de la ville d’Arcachon, Conseiller Général sortant  et Président de la COBAS, en faisant le forcing pour la création d’une communauté d’agglomération rassemblant les trois intercommunalités (COBAS-COBAN-Val de L’Eyre), risque de mettre à mal la démocratie locale et l’autonomie financière des communes. 

 

Pour autant rien n’est écrit d’avance, des formes d’engagements émergent, en fondant l’espoir de créer d’autres horizons que l’austérité, la misère et l’arbitraire. 

 

Apporter un autre regard sur nos capacités à nous rassembler, à changer les choses, peut représenter un acte sans précédent de confiance en soi et en l’avenir ! 

 

Ce choix vous appartient, si peu que vous décidiez d’utiliser votre vote pour exprimer votre colère, votre opinion, vos choix mais également votre aspiration à changer l’ordre des priorités. 

 

C’est ce qu’Annie Mussaute et moi-même vous proposons d’exprimer et de concrétiser en mettant en avant, vos urgences, vos attentes et vos aspirations ! 

 

Nous vous proposons et vous invitons à poursuivre ensemble le débat et nous l’espérons, faire que notre canton soit porteur de projets dégagés de toutes contraintes libérales… ! 

le 03/02/2011

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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 12:45

Des candidatures clairement PCF pour rassembler autour de positions claires, non politiciennes, répondant aux préoccupations des travailleurs et de la population.

 

Extrait du Progrès (18/12/10)

 

Cantonales : Roland Le Bouhart candidat du Parti communiste


Sur le canton de Saint-Fons (14 e circonscription du Rhône), le Parti communiste français (1) a choisi Roland Le Bouhart (titulaire) et Marie-Christine Eigeldinger (suppléante) pour défendre ses couleurs aux cantonales de mars 2011. C’est leur première candidature pour un siège au Conseil général du Rhône. Roland Le Bouhart, 54 ans, occupe la fonction d’adjoint au maire de Saint-Fons délégué à la Tranquillité et aux transports. Il dirige le groupe des élus communistes et apparentés au conseil municipal. Il est aussi conseiller communautaire. L’homme est employé en tant qu’ouvrier dans l’entreprise vénissiane Carbone Savoie où il est délégué syndical (CGT).
Âgée de 54 ans, Marie-Christine Eigeldinger est une militante communiste, secrétaire de la section PCF de Saint-Fons et syndicaliste (CGT). Elle travaille comme ouvrière dans l’agroalimentaire.
L’objectif du PC  faire basculer le Département à gauche au moins pour trois ans (2) .
R.  Le Bouhart, à l’instar des leaders locaux du PCF (lire ci-contre), appelle à un vote sanction contre « Cette droite capitaliste, destructrice, arrogante et sans pitié […] Aujourd’hui, la fracture est immense […] »
Le programme de l’élu décline les thèmes chers au PC  le Smic, les retraites, la santé, le logement social, l’insertion, le handicap, les personnes âgées, les collèges, le transport et l’aménagement du territoire. Il dénonce le bouclier fiscal et demande le maintien de l’impôt sur la fortune. Le PCF est prêt à gérer le Conseil général dans une union de la gauche, son but étant de peser dans la balance pour détrôner Michel Mercier. « Nous ne devons pas nous enfermer dans les compétences du territoire. Michel Mercier est ministre d’un gouvernement, il applique des décisions de Fillon-Sarkozy […] Le Rhône est le département-laboratoire du gouvernement, on l’a vu avec le RSA », souligne Christian Falconnet, conseiller général.
Les communistes abordent les dossiers prioritaires du Département  la dépendance ; le déficit de Mapad (Maison d’accueil pour personnes âgées dépendantes) sur le canton ; le Contournement ouest de Lyon ; le TOP ; les suppressions de postes dans les industries… Christiane Puthod, conseillère régionale, affirme  « On est en train d’étrangler les collectivités territoriales. Ils ont supprimé la taxe professionnelle et ont fait un hold-up sur le logement social ». Selon M.-C. Eigeldinger, « les entreprises se trouvent en situation de révolte. Les conditions de travail sont exécrables ».

 

S. M.

(1) Section de Saint-Fons, Feyzin, Corbas, Solaize. Le canton est constitué des mêmes communes.

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 20:06

 

Nos camarades des sections du PCF de Jumilhac-le-Grand et de Lanouaille tiennent la fédération de PCF de Dordogne au courant que leurs candidats aux cantonales, candidats communistes et rien d'autre, n'entendent pas se défausser des objectifs de leur candidature au 2nd tour.

 

 

Les candidats PCF

Cantons de Jumilhac et Lanouaille

 

 

 

M. Laurent PEREA

Secrétaire départemental PCF

 

Le 14 mars 2011

 

Cher Camarade,

Comme nous avions pu en débattre lors de notre dernière réunion de préparation de campagne pour les cantonales, les citoyens sont en attente de propositions, de perspectives afin de mettre en place avec eux et pour eux une société à visage humain.

 

Nous avions avancé l'idée que la confiance que nous pouvions apporter que ce soit nationalement ou départementalement au PS était de plus en plus inexistante.

 

Camille CLAUD et Marie-Claire BESSE nous ayant rappelé des expériences pas si lointaines où après avoir travaillé pour l'Union au second tour, nos illusions furent vite balayées sur le contenu mis en avant par les dirigeants PS du département.

 

Depuis, lors de notre campagne dans les débats avec les gens, au porte-à-porte, sur les marchés mais aussi avec nos Camarades, une volonté se dégage de ne pas encore une fois servir de supplétif en voix à ces messieurs.

 

Ces craintes sont justifiées lorsque nous entendons, lisons les écrits et discours du PS.

 

Ceux-ci ne veulent surtout pas ne serait-ce qu'un peu égratigner le système en place. Ils se proposent de n'être en France comme ailleurs que les bons chiens de garde du capitalisme même s'ils disent qu'il peut être sociabilisé, DSK et LAMY en étant les plus beaux exemples, quand à M. CAZEAU, il n'est pas très utile de s'étendre sur son sujet.

 

Les cantonales sont des moments électoraux importants pour nos communes, leur avenir est en jeu ainsi que ceux des cantons et départements.

 

Ce n'est pas l'intervention de Jacques AUZOU lors du débat du 12 mars à Jumilhac qui pourrait nous inciter à plus de modération.

 

En effet, il fait plus qu'avoir des doutes sur l'envie du PS de revenir sur la loi d'aménagement du territoire proposée par la droite, s'ils étaient élus en 2012, sachant que celle-ci a pour base une remise en cause complète de notre système républicain, démocratique et solidaire, Jacques d'ailleurs nous donnant rendez-vous pour confirmer ses dires...

 

Tout de même, ces messieurs sont discrets voire même invisibles pour les citoyens, faisant le strict minimum, fuyant les confrontations d'idées qui permettraient à tout un chacun de savoir de quel bois ils se chauffent.

 

Pour toutes ces raisons et après mûre réflexion, afin que le piège ne se referme pas encore une fois sur les électeurs n'ayant comme choix que le vote dit « utile » (nous savons ce que cela veut dire : collaboration et tutti quanti), nous t'informons que nous avons décidé qu'au soir du 1er tour

 

-        si nous n'obtenons pas les 12,5 % des inscrits, nous laisserons le choix à nos électeurs

 

-        quand à la situation où nous serions en possession des 12,5 % , ne remettant pas en cause la majorité au Conseil Général, nous maintiendrons notre candidature afin que le PS départemental sorte du bois, que le débat sur le fond s'engage enfin mais surtout pour que les citoyens se portant sur nos candidatures se sentent respectés, entendus, qu'ils ne soient pas encore les dindons de la farce.

 

Pour ce qui nous concerne, notre engagement doit vraiment peser dans le débat d'idées afin de changer vraiment cette société à tous les niveaux.

 

Nous tenions à t'informer d'ores et déjà de cette décision afin que si tu le souhaites, avec tous les Camarades ayant participé à la campagne, nous ayons une discussion sur ce sujet.

 

Reçois, Cher Camarade, nos fraternelles salutations.

 

 

 

Francine BOISSARD

Valérie LE DREAU

Claude DELPLANQUE

Daniel LANGEVIN

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