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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 14:28

Tordons le cou à quelques idées reçues !

REFLEXION ET EXPERIENCES APRES LE MOUVEMENT POUR LES RETRAITES

 

Faire grève dans des secteurs non stratégiques ne servirait à rien et en particulier dans les services publics ?

Tout au long de cette lutte pour nos retraites, combien de fois avons nous entendu cela ? Et pourtant ! Qui a planté cette idée dans les têtes ? Ceux-là même qui ont peur de nous voir tous en grève.

Un secrétaire de syndicat CGT a dit fort justement: « je n'ai aucun plaisir à faire grève, mais quand je constate que je ne suis ni écouté, ni entendu, il ne reste que cela pour défendre mes intérêts ».

Comment cette protestation en arrêtant le travail, qui nous prive de notre salaire, serait-elle sans effet ? Serions nous payés pour ne rien faire ?

Certainement pas, que ce soit dans la fonction publique ou dans n'importe quelle entreprise, on nous emploie pour réaliser un travail qui entre dans une chaîne indispensable. Faire grève a des conséquences dans tous les secteurs.

Dans les services publics, c'est encore plus criant, avec les réductions d'effectif successives, les restructurations et réorganisations, aucun service public ne fonctionne correctement et remplit ses missions. Il suffit d'un congé maladie de quelques jours pour désorganiser tout un service, un congé maternité pour fermer un service. Dans ses conditions faire grève serait sans effet ?

Pour que la grève soit utile il faudrait être qu'elle soit gênante ?

On ne fait pas grève pour nuire ou gêner d'autres salariés, nous faisons grève pour obtenir satisfaction sur nos revendications qui doivent être clairement énoncées.

Que vient-il de se passer depuis deux mois dans notre pays? Les salariés de certains secteurs clefs ont eu le courage de prendre sur eux la continuité du mouvement et d’essayer d’impulser une grève plus large. A aucun moment, ils n'ont demandé autre chose que de nous voir les retrouver.

Dans une AG au CEA (Energie Atomique) de Grenoble, certains salariés, qu’on dira correctement payés, ont proposé aux grévistes de la SNCF de leur faire de gros chèques. Les grévistes (certains en sont à près de 70 jours de grève en 2010 en cumulant avec leur lutte du printemps) ont répondu:  « Nous ne voulons pas de votre argent, nous voulons que vous fassiez grève avec nous ».

On a trop laissé l’illusion que la grève de quelques uns, qui semblaient bloquer le pays, pourrait emporter une victoire si bien que certains salariés n'ont pas rejoint le mouvement de grève illimitée ou reconductible, confortés dans l’idée fausse que chez eux la grève ne servirait à rien ou ne serait pas gênante.

Les camarades grévistes reprennent le travail parce qu’ils sont restés bien trop seuls et bien trop peu pour gagner.

Le formidable élan de solidarité à leur égard ne doit pas conduire à penser la grève par procuration, par délégation mais à construire les prochaines luttes d’ensemble.

Nous devons bien mesurer cette expérience pour la suite. Pour faire plier ce gouvernement et le MEDEF, c'est tous ensemble en grève !

Dominique Negri,

PCF Saint-Martin-d’Hères

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21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 20:42

Demander un référendum sur les retraites : une fausse bonne idée

en lien notre article de juin qui revient d'actualité.

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 17:21

 

En rabattre sur les propositions n’aide pas au rassemblement


Notre parti, le PCF, a de nombreuses propositions pour défendre les retraites. Parmi elles, la demande d’abrogation de la loi Balladur-Veil, avec notamment le retour aux 37,5 annuités de cotisation, est de nature à rassembler plus largement autour de la défense de la retraite à 60 ans pour tous. L’exigence de la suppression des exonérations de cotisations sociales patronales sur les salaires permet de mettre en avant le financement solidaire de la sécurité sociale que le patronat veut abattre et sa crédibilité.

Le PS se garde bien d’évoquer la durée de cotisation puisqu’il est d’accord avec l’allongement à 41,5 annuités. Il ne conteste que les exonérations de cotisations sur les heures supplémentaires puisque la gauche plurielle et Martine Aubry en particulier sont à l’origine de plus de la moitié des exonérations sur les salaires. Le PS se focalise sur le bouclier fiscal, certes scandaleux, mais qui, primo, ne représente que 700 millions euros à côté des 20 milliards que le projet Woerth va coûter aux salariés et qui, secundo, n’a pas directement à voir avec le financement de la Sécurité sociale. De la même façon, en insistant sur la taxation des revenus financiers, on accrédite l’idée que notre système et son financement solidaire ne sont plus aptes à faire face, ce qui est faux. L’unité sur les positions du PS n’aide pas au rassemblement sur le fond des travailleurs dans la lutte.

 

Patronat et capital gagnants à 100%

On lit parfois que le coût de la loi Woerth serait partagé entre 85% pour les salariés et 15% pour les entreprises et les revenus du capital. Cette présentation, même si elle vise à souligner le sacrifice exigé des salariés, est trompeuse. Patronat et capital sont entièrement gagnants. Ils pourront mettre la main sur le besoin de financement des retraites correspondant à la dégradation des prestations infligées aux salariés. 

 

Lu dans :

tout

 

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22 juillet 2010 4 22 /07 /juillet /2010 20:07

Retraites : Pierre Laurent s’aligne sur les 40 annuités de cotisation. Corriger ce qui est, espérons-le, un lapsus. 37,5 annuités pour tous !

 

Invité de l’émission télévisée « Les quatre vérités », sur France 2 le 20 juillet, Pierre Laurent a eu, entre autres propos, cette formule malheureuse, reprise dans l’Huma du lendemain : « se former vingt ans, travailler quarante ans puis passer quinze ou vingt ans de sa vie dans une autre condition sociale que celle de salarié paraît possible et normal ».

 

« Quarante ans » ? Les positions du PCF pour l’annulation de la loi Balladur-Veil de 1993 et donc notamment le retour aux 37,5 annuités sont-elles tombées lettre morte ? Pierre Laurent a-t-il entériné ce recul fondamental ?

 

Il est au contraire, à la veille d’une bataille cruciale, d’une grande importance d’être clair et offensif sur cette question.

 

Un rassemblement majoritaire pour mettre en échec le gouvernement et gagner le retrait du projet de loi Woerth est possible. Le succès de la journée d’action du 24 juin le montre.

 

La défense de la retraite à 60 ans est au centre de la mobilisation pour défendre le système solidaire par répartition.

 

Mais elle ne sera rassembleuse et efficace que si les salariés sont convaincus qu’il est possible, pour chacun dans des conditions de carrière normales, de partir à 60 ans avec une retraite acceptable.

 

La propagande massive des media au service de l’idéologie dominante s’efforce de montrer le contraire avec les prétextes démographiques et financiers que l’on connaît.

 

Droite et PS s’entendent sur l’allongement de la durée de cotisation pour une retraite à taux plein jusqu’à 42 ans, qui rend illusoire pour une grande majorité des salariés un départ à 60 ans.

Mais 40 ans, résultat des défaites dans les batailles de 1993, 2003 et 2007 contre Balladur, Fillon et Bertrand, c’est déjà trop.

L’âge réel moyen d’entrée sur le marché du travail se situe entre 22 et 23 ans avec des écarts importants. 37,5 années de cotisations pour une retraite à taux plein correspondent à un départ moyen à l’âge de 60 ans. Socialement, c’est une durée de travail, de contribution directe à la production de richesses, dans une vie, qui est déjà fort longue et qui permet de laisser leur place aux plus jeunes (plutôt que le chômage).

 

Notre système solidaire intergénérationnel de retraite par répartition est basé sur les cotisations sociales dont on ne répétera jamais assez qu’elles constituent la part socialisée du salaire et qu’elles financent de façon vertueuse la Sécurité sociale, sans accumulation financière et profit des parasites financiers (augmenter les salaires, c’est la meilleure taxation des profits !).

Sans les 33 milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociales patronales, plus ou moins artificiellement « compensées », il n’y aurait, même en ces temps de crise, pas de déficit de la Sécu.

Le retour aux 37,5 annuités pour tous a été estimé en 2003 par le fameux Conseil d’orientation des retraites à 0,3% du PIB à l’horizon 2040, c'est-à-dire seulement un quinzième des besoins de financement… Depuis, le pouvoir et ses alliés prennent bien garde de ne plus demander plus au COR d’évaluer cette hypothèse.

 

Communistes, nous défendons l’acquis historique de la retraite à 60 ans. Nous défendons le système de retraite par répartition, avec son financement solidaire, dont nos luttes à la Libération et l’un des nôtres, Ambroise Croizat sont à l’origine en France.

 

Ce système a fait ses preuves. Il est pleinement opérationnel. Il est reconnu par les travailleurs comme légitime et juste. Il faut faire cesser les sabotages dont les gouvernements successifs et leur donneur d’ordre patronal l’ont plombé. 

 

La bataille pour défendre la retraite à 60 ans passe donc prioritairement par la bataille contre l’allongement de la durée de cotisation et le retour aux 37,5 années de cotisation.

 

Les propositions d’autres sources de financement, plus ou moins illusoires, ne doivent pas faire dévier de la défense du système.

 

On ne rassemblera pas la majorité des travailleurs sur le plus petit dénominateur commun de la « gauche » avec un PS qui ne cherche qu’une posture pour 2012, mais surtout pas la victoire contre la politique de Sarkozy ici et maintenant.

 

Le nouveau secrétaire national du PCF doit défendre à la télévision les positions des communistes pour la suppression des dispositions de la loi Balladur de 1993 :

 

Retraite à 60 ans pour tous, 37,5 années de cotisation maximum !

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