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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 14:47

Retour sur l’élection du Conseil national au congrès

 

L’élection du nouveau CN et sa composition sont une bonne expression du bilan du 34ème congrès :

 

1-     La direction sortante a réussi à rester entièrement à la tête de l’appareil, à contrôler très largement le nouveau CN, avec l’objectif, aussitôt remis en chantier, de forcer la poursuite de la stratégie de dilution du Parti et de son identité.

2-     Devant l’opposition latente des communistes, qui ont exprimé massivement une volonté contraire, elle a dû manœuvrer à toutes les étapes du congrès. Pour l’élection du CN, elle a ainsi tactiquement composé une « vraie-fausse » liste alternative.

3-     Mais, malgré ses entreprises, elle n’a pas réussi à éliminer la représentation du mouvement qui monte dans des cellules, sections et fédérations et commence à se coordonner pour faire vivre et renforcer le PCF, malgré sa stratégie.

 

Les données du Congrès national étaient faussées d’avance. Nous le savions. A la suite des filtrages successifs dans les congrès de section et départementaux, la direction sortante disposait du soutien d’une très large majorité des délégués : de 80 à 90%. 

Mais la réalité de l’état du Parti n’en demeurait pas moins. Le texte de résolution, déjà délibérément ambigu, n’avait obtenu que 60% lors du vote bâclé des 29 et 30 octobre. Le résultat de l’Assemblée nationale extraordinaire de décembre 2009, rejetant toute perspective de liquidation du Parti restait aussi valide.

 

Se diviser pour mieux régner !

 

Dans ce contexte, la direction sortante a choisi de se répartir les rôles depuis l’ANE pour redonner une image de positionnement « central » à l’équipe autour de MG. Buffet. Cela s’est retrouvé jusqu’à l’élection du CN.

 

Les clans « refondateurs » et « communistes du 21ème siècle » (! comprenant les amis de Gayssot) se sont réunis pour défendre la partition de la « transformation » du Parti jusqu’au bout, de la « métamorphose ». Ils ont déposé une liste alternative conduite par Marie-Pierre Vieu. Elle a obtenu les suffrages de 16% des congressistes et 29 élus au CN.

 

Le reste de la direction sortante (Buffet, Pierre Laurent, Bessac…) s’est du coup fait passer dans la presse comme tenant d’une « réaffirmation identitaire du PCF ». On croit rêver !

Les masques n’ont pas tardé à tomber. Trois élus de la liste Vieu (Calabuig, Lorand et Vieu elle-même) se retrouvent côte-à-côte, aujourd’hui comme hier, dans le nouveau Comité exécutif national, élu au CN du 9 janvier, aux côtés des dirigeants élus sur la « liste commune ».

 

Une liste « commune » très homogène.

 

La liste proposée par la commission des candidatures, conduite par Buffet, est arrivée en tête au congrès avec 68%. Ella a donc été intégralement élue avec ses 178 membres.

 

Les statuts précisent : « La composition de cette liste doit assurer la juste représentation des différentes opinions exprimées dans les débats».

 

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils n’ont pas été suivis. La liste comprenait, en très grande majorité des sortants, qui ont avalisé les précédentes étapes de la stratégie de liquidation. Y figuraient aussi la plus grande partie de la direction exécutive sortante dont tous ceux qui ont signé l’appel de Cohen-Seat « nommer ce que nous voulons », au lendemain du vote sur la base commune, pour pousser, eux aussi, la « métamorphose »*.

 

Tout est bon pour éliminer une « diversité » dangereuse !

 

Une quarantaine de candidatures au CN de camarades signataires du texte alternatif « faire vivre et renforcer le PCF » étaient remontées à la Commission des candidatures. Rien n’y a fait : que ces camarades soient dirigeants de section, de fédération, militants d’entreprise, membres sortants du CN ou candidats présentés par leur congrès départemental, leurs candidatures ont été balayées dès la « commission de transparence sur les candidatures » du 9 décembre.

 

Sur les 166 noms alors retenus, seuls figuraient des camarades du Pas-de-Calais, responsables de la deuxième plus grosse fédération de France qu’il n’était pas aisé d’évincer.

Comme cela s’est confirmé par la suite, la tentative de négocier avec Marie-George Buffet une « juste » représentation, comme certains l’ont entamée, ne pouvait conduire qu’à laisser la direction sélectionner quelques opposants alibis.

 

Au premier soir du congrès le 11 décembre, la Commission des candidatures n’a pas fait évoluer la liste.

Le 12 décembre, nous mettons méthodiquement au point notre liste alternative et la déposons. Nous décidons collectivement du principe que nous ne la retirerons que si les 20 premiers noms, au moins, sont intégrés à la liste « commune ».

 

Le 13 décembre, la dernière réunion de la Commission se conclut par un refus et un procès en règle contre plusieurs de nos camarades par des responsables de fédération visiblement paniqués à l’idée qu’ils puissent avoir le même statut de membres du CN qu’eux.

Le même soir, une fin de non recevoir est également adressée à Nicolas Marchand, évincé sans raison avouable et qui a également constitué une liste avec Paul Boccara.

 

Le 14 décembre, dernier jour, les conditions d’une fusion entre les deux listes sont envisagées, dans le respect des positions de chacun, pour ne pas donner l’image d’un éclatement de l’opposition au congrès. Elle se révèle techniquement infaisable en si peu de temps.

 

Au final, la liste Marchand a obtenu 5,62% et 9 sièges.

Notre liste a obtenu 10,26% et 17 sièges.

 

Nous aurions dû avoir une 18ème élue mais la direction s’est efforcée, à grand peine, d’invalider certains de nos candidats, suivant des procédés écœurants de rappels individuels les deux jours suivant le congrès.

 

Avec quelques autres dans le CN, les 17 élus de la liste, confortés dans leur travail de responsables de fédération et de section, s’efforceront de donner une visibilité nationaleaux les communistes qui se battent dans leurs organisations de base pour « faire vivre et renforcer le Parti, comme c’est une exigence de notre temps », avec, sans ou malgré la stratégie de la direction reconduite.

 

Les 17 élus de la liste alternative :

 

02 – Aisne : Corinne BECOURT, 45 ans, travailleur social, bureau de section de Saint Quentin

34- Hérault : Paul BARBAZANGE, 57 ans, directeur d’école retraité, secrétaire de la section de Béziers

38- Isère : Floriane BENOIT, 60 ans, journaliste, bureau de section de Fontaine

38- Isère : Dominique NEGRI, 50 ans, fonctionnaire des Impôts, secrétaire de la section de Saint-Martin d’Hères

54- Meurthe-et-Moselle : Christian TABAGLIO, 60 ans, chaudronnier, enseignant en lycée professionnel, bureau de section du Jarnisy

69- Rhône : Marie-Christine BURRICAND, 50 ans, fonctionnaire territoriale, conseillère générale, bureau de section de Vénissieux

69- Rhône : André GERIN, 62 ans, député maire, section de Vénissieux

70- Haute-Saône : Frédéric BERNABE, 54 ans, ouvrier chauffagiste, secrétaire de la fédération

75- Paris : Emmanuel DANG TRAN, 36 ans, employé, secrétaire de la section de Paris 15ème

75- Paris : Claude FAINZANG, 61 ans, professeur de mathématiques retraitée, comité de section de Paris 19ème

75- Paris : Pascuale NOIZET, 54 ans, réalisatrice-monteuse, section Paris 20ème

80- Somme : Fabienne DEBEAUVAIS, 58 ans, employée chez Peugeot, bureau de section d’Amiens

81- Tarn : Eric JALADE, 39 ans, professeur d’histoire-géographie, secrétaire de la fédération

83- Var : Jean-Pierre MEYER, 5? ans, employé à la CPAM, direction de section de Ouest-Var, bureau fédéral

93- Seine-Saint-Denis : Caroline ANDREANI, Aubervilliers, groupe « Gauche communiste »

93- Seine-Saint-Denis : Jean-Jacques KARMAN, 62 ans, conseiller général, Aubervilliers, groupe « Gauche communiste »

94- Val-de-Marne : Alain DE POILLY, 64 ans, Ingénieur, comité de section de Fontenay-sous-Bois

 

 

 

*Les signataires, élus au CN, du texte « nommer ce que nous voulons » pour pousser au fond la destruction du Parti : François Auguste, Nicole Borvo, Sophie Celton, Patrice Cohen-Séat, Jean-Marc Coppola, Pierre Dharréville, Elisabeth Gauthier, Brigitte Gonthier-Maurin, Fabienne Haloui, Alain Hayot, Gérard Mazet, Marjolaine Rauze…

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13 décembre 2008 6 13 /12 /décembre /2008 08:38

34e CONGRES DU PCF


Communiqué

 

Des délégués signataires du texte « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps » viennent de déposer une liste alternative au Conseil national du Parti communiste français. Cette liste comprend des militants et dirigeants de nombreuses sections et fédérations.

24 % des communistes se sont prononcés pour la poursuite d'un parti communiste de lutte, attaché au marxisme, travaillant à une véritable rupture avec le capitalisme. Nous souhaitons que ces communistes soient justement représentés à la direction du Pcf. Il s'agit de poursuivre notre démarche politique dans le congrès, avec l'objectif de continuer à travailler au rassemblement des communistes après le congrès.

Nous sommes ouverts à toute démarche constructive pour obtenir la légitime représentation du vote des communistes.

Le 12 décembre 2008

12.Extraits des statuts du PCF – article 12

 

Le mode d’élection au sein du Parti.

12.1. Chaque adhérent-e peut se porter candidat-e et/ou être présenté-e, avec son accord, par d’autres adhérent-e-s, par une assemblée générale de section, par un congrès départemental, à toutes les instances du Parti.

12.2. Aux différents niveaux, une commission élue par l’assemblée générale de section, le conseil départemental ou le conseil national assure la transparence de l’information sur les candidatures. Cette commission doit comprendre au moins un représentant de chaque section pour le congrès départemental, ou de chaque fédération pour le congrès national. Elle reçoit toutes les candidatures. Elle porte à la connaissance des adhérent-e-s l’ensemble de son travail et, quarante huit heures avant l’ouverture du congrès, une proposition de liste pour le comité exécutif local, pour le conseil départemental ou pour le conseil national, avec la liste de toutes les candidatures recueillies. Dès l’ouverture du congrès, elle remet l’ensemble de son travail au bureau qui s’en saisit.

12.3. Le congrès local pour les candidatures au conseil départemental, le congrès départemental pour les candidatures au conseil national, se prononcent par un vote sur chaque candidat-e déclaré-e sur le territoire concerné.

Les résultats de ce vote sont transmis aux commissions assurant la transparence de l’information aux différents niveaux avec la liste de toutes les candidatures non retenues.

Toutes et tous les adhérent-e-s sont informé-e-s immédiatement de toutes les candidatures déclarées aux différentes instances du Parti. Les adhérent-e-s dans les congrès locaux, les délégué-e-s dans les congrès départementaux ou le congrès national en débattent et se prononcent à bulletin secret.

12.4. Les bureaux, les délégué-e-s et les instances concernées du Parti sont élu-e-s de la manière suivante :

-  A l’initiative du bureau - ou du comité exécutif local sortant ou du conseil sortant pour l’élection du bureau lui-même - le débat s’organise avec toutes et tous les membres des congrès. Toutes les candidatures enregistrées sont soumises au débat. Sur la base de la discussion, le bureau – ou le comité exécutif local sortant ou le conseil sortant pour l’élection du bureau - propose une liste de candidat-e-s respectant la parité femmes-hommes, avec l’objectif de permettre un travail efficace. La composition de cette liste doit assurer la juste représentation des différentes opinions exprimées dans les débats, afin que la très grande majorité des membres des congrès puisse en faire leur choix commun. Pour l’élection du comité exécutif local, du conseil départemental et du conseil national, cette liste comprend la proposition d’un ou d’une secrétaire.

-  Tous les efforts ayant été faits pour permettre l’adoption d’une liste commune, les membres des congrès qui ne se retrouveraient cependant pas dans cette proposition de choix commun peuvent proposer des listes alternatives. Ils, elles désignent le, la représentant-e de la liste parmi les candidat-e-s. Il, elle engagera l’ensemble de la liste à toutes les étapes. Ces listes alternatives doivent respecter la parité femmes-hommes. Elles ne doivent pas excéder le nombre de candidat-e-s présent-e-s sur la liste commune. Elles doivent être présentées par 5 % au moins des membres des congrès. Les candidat-e-s ne peuvent être présent-e-s sur plusieurs listes, ni être présent-e-s sur une liste et en soutenir une autre. Ces listes  comportent la proposition d’une ou d’un secrétaire. Au vu des listes en présence, le bureau - ou le comité exécutif local sortant ou le conseil sortant pour l’élection du bureau - propose une liste définitive. Les listes ayant fusionné -en totalité ou en partie avec une autre- disparaissent. Si la fusion n’est pas réalisée, les listes alternatives déposées initialement ont la possibilité de se maintenir et sont soumises au vote. Le choix des listes est notifié par leur représentant-e désigné-e.

-  Le vote a lieu à bulletin secret sans ajout ni suppression. Les candidat-e-s de la liste qui a obtenu le plus de voix sont élu(e)s. S’y ajoutent en proportion du nombre de candidat-e-s présenté-e-s et du nombre de voix obtenues, les candidat-e-s des autres listes, dans l’ordre de présentation. Le ou la secrétaire est celui ou celle dont la liste a obtenu le plus de voix.

 

 

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11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 10:56
Analyses de différents signataires du texte alternatif "Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps" à quelques jours de l'ouverture du congrès

(mise en ligne progressive)


11 décembre: Dang Tran. Lettre aux signataires du texte alternatif

10 décembre: Gérin - "Poursuivons nos échanges, nos discussions politiques"

9 décembre:
PCF PARIS 15
34ème congrès : être cohérent jusqu’au bout pour « Faire vivre et renforcer le PCF » dès 2009

9 décembre: Béziers

5 décembre:
André Gérin
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11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 10:54

Aux signataires et initiateurs du texte alternatif « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps ».

 

Chers camarades,

 

Nous devons nous féliciter de l’élargissement de l’échange politique entre nous en cette veille de congrès. La situation est aussi délicate que notre détermination est entière à défendre notre parti.

Il est très important qu’aucun avis personnel ne puisse être interprété comme une décision collective.

 

A cette étape, pour poursuivre la réflexion notamment après la dernière lettre d’André Gérin (10 décembre PJ) et avant que certains d’entre nous se rencontrent à l’Assemblée nationale, quelques éléments.

 

Je suis bien d’accord que la question ne se résume pas à « liste alternative ou pas ». La question est politique.

A cette étape, nous ne l’avons pas tranchée mais nous sommes d’accord pour nous tenir prêts à déposer une liste.

André, pas plus qu’un autre, n’est pas mandaté pour annoncer en notre nom qu’il faut se rallier à Marie-George Buffet comme la presse le diffuse.

 

L’équipe dirigeante du Parti, celle qui a mis en oeuvre une ligne d’abandon et d’effacement du PCF, a dû lâcher quelques gages sur le maintien de l’existence du PCF, mais ne revient en rien sur la poursuite de sa stratégie. Loin de là !

 

Pour quelques congrès départementaux qui se sont bien déroulés, dans le respect de toutes les opinions, la plupart, notamment dans les plus grosses fédérations se sont conclues par un bétonnage des textes et des délégations.  

 

La direction sortante n’a donné aucun signe de rupture avec la stratégie des derniers congrès dont elle continue à esquiver tout bilan. Au contraire, court-circuitant scandaleusement le congrès et les communistes, elle force la recomposition politique avec le « front pour les européennes » en liaison avec l’opération Mélenchon.

 

Les refondateurs, d’autres groupes autour de Gayssot affichent la couleur : ils veulent le dépassement du PCF. Ils l’avaient déjà proclamé depuis longtemps. Ils tentent de forcer les choses pendant le congrès. C’est la moindre des choses pour la direction du parti de s’y opposer. Mais cela ne change pas sa ligne, qui sur bien des points rejoint ce que ces groupes disent tout haut.

 

En témoignent l’épuration des directions telles que la liste des candidatures retenues pour la Commission de « transparence » du 9 décembre. Sur 162 noms, on ne trouve aucun camarade qui se soit affiché pour le texte alternatif, hormis des camarades du Pas-de-Calais ; il aurait été inimaginable d’écarter les dirigeants de la deuxième plus grande fédération de France par le nombre de cotisants.

Toutes les autres candidatures ont été refoulées, celles de dirigeants de fédération, de section, de militants d’entreprise, de membres du CN sortant. Sans autre forme de procès !

Le message est clair ! En revanche sont bien retenus la plupart des signataires de la contribution de Cohen-Seat, Hayot et cie… qui programment aussi le dépassement du PCF.

Une précision par rapport à la lettre d’André : personne n’a jamais été mandaté pour donner des noms (ou pour en retirer) à la Commission.

Je pense qu’il n’est pas opportun de « négocier » avec qui que ce soit, maintenant comme hier.

 

Notre objectif de ce congrès est de renforcer tous ceux qui se battent pour « faire vivre et renforcer le PCF ». Notamment grâce à notre texte alternatif, des militants dans leurs organisations du parti, des sections, des fédérations sont passées à un autre stade dans la résistance au processus de disparition du Parti.

 

C’est le plus appréciable. Seule une position complètement franche et claire au congrès permettra de poursuivre sur cet élan.

 

Dans les conditions qui se précisent, je pense encore plus que la constitution d’une liste alternative est nécessaire.

 

Fraternellement,

 

 

Emmanuel Dang Tran

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11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 10:38

par Francisco Granados

Congrès départemental du PCF 17 les 13 et 14 décembre 2008 à la Jarrie

Impressions

Ce congrès est à l'image de l'activité de la Fédé ou plutôt de son inactivité.

La crise du système capitaliste est là mais elle n'imprégnait pas la réflexion des congressistes. A aucun moment, on n'a parlé des entreprises qui délocalisent (Zodiac, KPI, Delphi...), de la filière nautique qui connaît du chômage technique. Aucune intervention sur Alsthom, SOGERMA EADS, EDF GDF, ..... Et donc encore moins de luttes.

Un camarade (qui par ailleurs demande un parti de lutte et marxiste) relatera son action contre la privatisation de la Poste. Allant de village en village, il a (avec l'aide de camarades contactés sur place) fait signer 10 000 pétitions !

Une discussion aura lieu sur les jeunes. Seule la section de Saintes auprès des lycéens et a donc une JC. Mais rien sur La Rochelle, rien sur la Fac.

Quant aux alliances, à la stratégie, une discussion aura lieu sur les Européennes, la manœuvre Mélenchon. Mais jamais, par exemple sur le fait que le parti a participé à une liste commune avec S. Royal aux régionales. Au bilan de la Gauche plurielle, il sera répondu un plaidoyer pro Gayssot. Fermez le ban.

Hors la séance des amendements décrite plus loin,
On aura entendu de la part de camarades qui ont honte du passé du Parti des éloges dithyrambiques sur le rapport du secrétaire départemental. Cela aurait pu avoir un aspect surréaliste, mais il n'y avait pas de poètes.

On aura assisté à des manœuvres pour refuser le texte du CN non pas pour proposer une stratégie, des axes de lutte, mais pour une « méthode » de préparation de congrès !

On aura assisté à la quasi élimination des instances du Parti des camarades qui s'étaient prononcés pour le texte n°3.

On aura assisté à un véritable déni de démocratie envers les camarades de Charente Maritime qui s'étaient prononcés majoritairement pour le texte du CN.

Pendant ce week-end frais et ensoleillé, j'en étais presque à regretter de ne pas être dans le marais avec mon copain Jojo, (un camarade de la cégette, ancien membre du Parti), à entendre gueuler les cheunes.
Francisco Granados.


Quelques chiffres.

9 sections :

  • Rochefort et Saintes ont une centaine d'adhérents, 12 délégués, ont discuté sur la BC, ont présenté des amendements.

4 camarades de Rochefort étaient proposés par la section pour être au CD (2 femmes, 2 hommes), 3 seulement seront retenus, la conférence ne saura pas pourquoi.
Bien sûr moi je le sais, tu as voté pour le texte 3 Francisco, tu t'enflammes quand tu parles, tu es un méchant et un parano quand tu dénonces les manœuvres et les magouilles !
• Est Saintonge a une soixantaine d'adhérents, vu quelques camarades au congrès départemental, peu d'interventions, pas d'amendements, vœux, motions, ..., aucun représentant au CD.
• Royan a une soixantaine d'adhérents, 16 présents sur 17 en AG de section rejettent tous les textes et demandent que l'hypothèse d'un communisme du XXIème siècle soit pleinement travaillée.
• Sud-Saintonge a une quarantaine d'adhérents, des délégués présents qui annoncent avoir voté des textes alternatifs, ont discuté sur la BC, ont présenté des amendements sur le communisme et la pensée marxiste. Ils ne sont pas représentés au CD.
Un camarade sillonne le département et les bureaux de poste et a recueilli 10 000 signatures sur la pétition « la poste service public ».
• Oléron a une quarantaine d'adhérents, des délégués présents, pas d'amendements, une motion regrettant qu'il n'y ait pas eu 1 seul texte, on ne sait pas par combien de présents.
• Nord Aunis a une trentaine d'adhérents, des délégués, pas d'amendements, une motion votée par 16 camarades appelant à développer l'idée du « communisme du 21ème siècle ».

  • Ré a une vingtaine d'adhérents, délégués ? pas d'amendements, aucun représentant au CD.

Ces 8 sections représentent donc 450 adhérents et 70 délégués potentiels.
Reste La Rochelle qui annonce 232 cotisants, mais 530 adhérents et donc 41 délégués (au lieu de 21) et la moitié des élus au CD.
Je ne sais pas où sont les 1 200 annoncés au national, je sais d'ailleurs qu'ils n'existent pas.

Les paroles et les actes.

  • Le vote ce n'est pas démocratique, peu de camarades se sont exprimés !

Un texte c'est déjà difficile à lire, mais plusieurs textes avec si peu de temps c'est totalement indigeste ! Il faut revenir à un seul !
Les cellules c'était pas mal pour discuter et s'emparer des textes, non ?
Et les 3 sections qui rejettent tout représentent-elles leurs adhérents ? On ne saura pas ce que ces adhérents ont voté car pour la première fois le dépouillement sur les 3 textes n'a pas été fait par section mais globalement, pourquoi ?
• On nous a bassinés avec la démocratie et l'écoute mutuelle mais quand des camarades parlent des jeunes, de s'adresser à eux sur leurs préoccupations, d'utiliser aussi leurs moyens de communication comme internet par exemple, on leur répond à plusieurs et à répétition : tout le monde n'a pas internet, il n'y a pas qu'internet,...
Est-ce qu'ils ont dit ça les camarades, qui les a écoutés ?

  • Le congrès départemental a voté une motion sur la préparation des élections et la souveraineté des adhérents.

D'accord mais quand on nous dit en section : les secrétaires départementaux du grand ouest se sont réunis pour les élections européennes, ils ont décidé que.....
Avez-vous été consultés camarades ?

Sur le déroulement du congrès départemental du PCF 17.
Elections du bureau et des commissions :
1ère violation des statuts malgré ma protestation : aucun camarade ayant voté pour un texte alternatif (45 % lors du vote sur le choix de la base commune), 3 ayant voté pour le texte du CN (55% lors du vote sur le choix de la base commune).

Rapport du secrétaire départemental qui se félicite de l'écoute mutuelle, dit que le texte du CN est inamendable, critique la préparation du congrès, parle de la crise et fait un lot des échecs du communisme, des PS, du libéralisme, décline les options dans le parti qu'il ne retrouve pas dans la base commune en violation de l'Assemblée Générale des secrétaires de sections de décembre 2007, précise son point de vue pas de projet préétabli, revenir dans le mouvement populaire et l'union de la Gauche.
Dans ce rapport, aucune trace de l'activité du Parti sur le département.

Alors commence une série d'interventions pour vanter la qualité du rapport et demander sa diffusion la plus large (Un intervenant parlera d'un rapport monumental, un autre proposera de remplacer la base commune par le rapport......), pour dénigrer le texte du CN qui ne mène à rien et sur lequel on ne peut discuter et annoncent que la base commune va être rejetée par le congrès départemental. D'autres intervenants disent leur intérêt pour les textes alternatifs et que l'on peut amender la base commune qui a été votée.
Pourquoi Communisme 21 n'a-t-il pas voulu présenter de texte et rejette tout ? Qu'est-ce qu'ils proposent ? Comment peut-on parler à tout bout de champ de démocratie, ne pas présenter ses idées au vote et ne pas tenir compte qu'il y a eu un vote des communistes. Ces mêmes qui reprochent à d'autres d'être attachés au passé, d'être simplistes, m'ont fait sourire intérieurement mais profondément attristé.

Incident :
Des camarades de la section de La Rochelle qui avaient demandé à être délégués souhaitent prendre la parole : le bureau refuse du fait qu'ils ne sont pas délégués. Une discussion s'engage sur la possibilité de les écouter qui se terminera par un vote : 22 pour, 41 contre et 6 abstentions.
La section de La Rochelle avait 41 délégués (5 pour la section +1 par tranche de 15 adhérents). En effet la section annonce 530 adhérents et 232 cotisants. Cette base de calcul a surreprésenté cette section.
De plus c'est à la fin de congrès de la section de La Rochelle, qu'une liste de 41 noms préparée et bloquée a été présentée. Cette liste contenait des noms de camarades qui n'étaient pas présents au congrès de section et qui ne sont pas venus au congrès départemental. Bizarrement sur ces 41 il n'y avait que 2 camarades qui ont soutenu les textes alternatifs et ceux qui étaient refusés les avaient également soutenus.

Le débat général se poursuit.

Débat sur les amendements.
Seront retenus
- Un amendement sur l'Amérique Latine en mouvement contre l'impérialisme.
- Un amendement demandant : la France doit rester indépendante de l'OTAN et inciter les membres de l'UE à en sortir.
- Un amendement sur l'expérience négative des collectifs antilibéraux.
- Un amendement sur le rôle des cellules et les moyens d'exister.
- Un amendement sur la rupture franche avec le capitalisme.

Seront rejetés
- Un amendement sur notre objectif dans la perspective du communisme.
- Un amendement sur la nécessité d'avoir une pensée marxiste.
Les amendements retenus constituent une avancée mais les refus traduisent le filtrage des délégués.

Débat sur les vœux :
Seront retenus
- Un vœu sur la formation à tous les niveaux.
- Un vœu pour expliciter et clarifier le mot dépassement à chacune de ses utilisations.
- Un vœu sur notre projet (27 pour 20 contre et 23 abstentions).
- Un vœu sur le poids du passé (43 pour, 18 contre, 15 abstentions).

Débat sur les motions :
Seront retenues
- Une motion sur l'organisation et le déroulement des congrès.
- Une motion sur les élections européennes et à venir et la souveraineté des communistes.

Les votes :
- Sur le texte amendé : 26 pour, 50 contre et 11 abstentions.
- Sur le quitus financier : 84 pour.
- Sur le conseil départemental et son secrétaire : 87 votants, 2 nuls, 2 blancs, la liste des 44 membres est élue avec une moyenne de 64 voix.
- Sur la délégation au congrès : 86 votants, 3 blancs et 83 pour.
- Sur les 2 propositions au CN : les 2 ont obtenus la majorité.
Après avoir entendu des discours sur la démocratie dans le parti, les chiffres parlent d'eux-mêmes :
Vote des adhérents pour la base commune : 55,5 %.
Vote des adhérents pour les textes alternatifs : 44,5 %.
(Il y avait 19,7 % de blancs et nuls)
Vote des congressistes pour la base commune amendée : 30 %.
Sur les 10 délégués au congrès national, 9 ont voté contre la base commune amendée et 1 seul, qui avait voté pour un texte alternatif, a voté la base commune amendée.
La fédération annonce 5 délégués au congrès + 1 par tranche de 300. Elle annonce 1200 adhérents ( combien de cotisants ?). Pour moi, 5 + 4 = 9 délégués !

1 seul camarade ayant soutenu le texte 3 a été élu au conseil départemental.
6 camarades ont été refusés au conseil départemental (1 chômeur, une femme de ménage, un routier, un responsable départemental d'une association humanitaire, un serveur et un enseignant) : 5 d'entre eux avaient le tort d'avoir soutenu le texte n°3.
3 camarades qui avaient soutenu le texte n°3 ont été refusés dans la délégation au congrès.

Rien de nouveau chez les amis de R. Hue dans cette fédération.

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10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 00:53

La conférence départementale de la fédération de la Haute-Vienne s'est tenue samedi 06 décembre 2008 avec la présence de 50 camarades ce qui est peu pour un parti qui a obtenu dans les années 1970 trois députés sur trois.
La section des cheminots a présenté 19 amendements sur les 35 examinés par la conférence. Seuls 2 ont été retenus. Les autres amendements ont tous été retenus, mais ne modifient en rien l'esprit et la lettre de la base commune.
Vous verrez à la lecture des amendements et aux votes exprimés que cette conférence était peu représentative des votes des communistes exprimés sur les textes les 29 et 30 novembre.
Base commune : 83 - Texte 2 : 24 - Texte 3 :  61

Il n'empêche que l'essentiel de la discussion de la conférence s'est faite au travers des amendements proposés par la section des cheminots.

A la dernière minute le voeu que je vous joins a été présenté, par une section, largement téléguidé par la secrétaire fédérale. Je me suis opposé au vote de ce voeu rappelant que les communistes Haut Viennois n'avaient pas retenu cette hypothèse et cela à une écrasante majorité.
Le vote a cependant été serré. Pour 13 Contre 20 Abst. 6

Au final le texte de la base commune a été voté Pour 23 Contre 3 Abst. 4

Je n'ai pas voté pour le futur Conseil Départemental expliquant que je ne pouvais mettre en place un nombre important de dirigeants départementaux du parti qui n'ont pour ambition que de créer un autre parti en dehors du PCF.

Je pense cependant que rien n'est perdu, que de nombreux camarades s'interrogent et que d'autres restent malheureusement pour l'instant sur la réserve.

La période actuelle doit nous permettre de mobiliser les consciences.

Michel PERRIN

 

 

Déclaration de Michel PERRIN  Section des Cheminots

Conférence départementale de la Hte Vienne du 06/12/08

 

La Section des cheminots lors de la première des trois réunions consacrées à la préparation du congrès, s’est largement prononcée pour un soutien au texte alternatif N° 3 « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps.

Parce que ce texte s’oppose aux tentatives de remise en cause de l’existence même du PCF, parce qu’il prend en compte les déceptions ressenties par un très grand nombre de communistes aujourd’hui sans carte, parce qu’il se fonde sur une logique toujours bien réelle d’affrontement de classe, parce qu’il ne se satisfait pas d’un texte de base commune qui manque pour le moins de souffle révolutionnaire, parce qu’il assume notre originalité, notre choix de classe, parce qu’i propose de reconstruire nos organisations de proximité,cellules et sections, parce qu’enfin il revendique de privilégier ce potentiel humain et politique qu’elles représentent, affirmant qu’il appartient aux militants d’avoir le dernier mot.

Ce choix qu’ils ont fait semble être partagé par de nombreux militants, puisque dans notre fédération le résultat du vote montre que le texte 3 recueille 36.3% des suffrages exprimé, et qu’avec le texte 2 cela représente 50.6%.

C’est donc dans ce contexte que la discussion sur la base commune s’est faite lors des deux autres réunions.

Les amendements proposés sont en opposition radicale au texte de la base commune, et ils ont pour ambition de souligner les manques de ce texte et de susciter le débat sur des questions essentielles, dans l’esprit du texte N° 3.

Il en est ainsi de l’analyse d’un autre monde qui si elle décrit effectivement des modifications formelles importantes (révolution informationnelle, révolution des connaissances, mode de développement,…ETC…) elle ne démontre pas qu’il ne s’agit en fait que d’une adaptation de l’exploitation capitaliste qui ne lâche rien sur ses fondamentaux. On peut penser de ce point de vue qu’après avoir gagné une bataille idéologique, le capital se sente en capacité de pousser plus loin sa logique, sans aucun complexe.

D’autres amendements ont pour ambition de poser la question du marché comme mode de développement et notre positionnement par rapport à celui-ci.

La question de l’Europe et son traitement dans la base commune nous interpelle également. En dehors du fait que l’orientation proposée par le texte sur ce sujet ait été déjà tranchée en dehors des militants communistes, nous nous posons des questions sur la mise en place de résistances à l’Europe du capital. Il nous semble étonnant aujourd’hui que la lutte contre la privatisation de la poste ne s’accompagne pas de la demande d’abrogation des directives européennes instituant la concurrence dans le domaine de la distribution du courrier par exemple.

Nous cheminots, nous savons bien que le fait que notre entreprise ne soit pas privatisée n’empêche en rien sa gestion de type privé.

Nous avons voulu également souligner l’absence d’analyse des orientations des congrès précédents et du bilan à en tirer. Nous ne pensons pas que la seule raison de notre perte d’influence réside dans l’effondrement des pays de l’est et de leur image négative. Dans notre entreprise nous avons bien évidemment eu à subir des reproches faits aux communistes, très rarement sur le bilan des pays de l’Europe de l’Est mais beaucoup plus souvent sur notre attitude pendant la période de la gauche plurielle. On m’a beaucoup parlé de Gayssot et pas du tout de Staline.

Nous pensons qu’il faut repenser le rôle de nos élus et des rapports qu’ils doivent entretenir avec les organisations du parti. C’est pour cela que la priorité doit être donnée à la vie de ces organisations élément essentiel de notre réflexion collective pour ne pas dériver vers des adhérents spectateurs auxquels il ne resterait plus comme tâche que de se ranger aux cotés de tel ou tel leader, comme cela ce produit dans d’autres partis.

Nous pensons enfin qu’il est nécessaire de s’opposer à toute tentative d’effacement du PCF, qu’elle soit le fait de ceux qui ont proposé un texte sans le soumettre au vote des communistes, ou de ceux qui proposent une métamorphose du parti.

 

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9 décembre 2008 2 09 /12 /décembre /2008 21:11

Le bureau de la section de Béziers et ses quatre délégués élus par la conférence fédérale de l’Hérault sur la base du vote à 30 % pour le texte: « faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps » ont décidé de s’adresser largement à tous les communistes. Le 34ème congrès doit se faire au vu et au su de tous, seule votre information, votre participation le permettra.


Dans la préparation du congrès les manoeuvres s’intensifient. Après la confirmation par Jean Claude Gayssot et ses amis en conférence fédérale de l’Hérault de créer «un nouveau parti»… tout en restant au PCF (on se demande pourquoi?), une vingtaine de dirigeants nationaux ont déclaré dans une conférence de presse vendredi dernier, leur intention d’aller dans ce sens et de se réunir jeudi 11 décembre au moment même où s’ouvrira notre 34ème congrès.
Dans les conférences fédérales de ce week-end, il a été très difficile souvent impossible d’obtenir une représentation honnête dans les délégations du congrès. On ne sait donc sur quelle bases sera choisie la direction. Cet ensemble n’est pas acceptable. Notre devoir de militants est de vous en informer. Le choix majoritaire des militants de continuer le PCF doit être respecté.

 

Au congrès et après, dans les directions élues, celles- ci doivent nous représenter directement et non représenter des cercles restreints comme ces dernières années. L’indépendance de notre Parti par rapport au PS doit être restaurée. C’est aux communistes et à eux seuls de définir leur politique, de désigner leurs candidats et donc de possibles élus indépendants. La «gauche et son avenir», question certes importante, sera toujours définie après que l’expression et l’action communiste aient tracé la voie des possibles ruptures avec le capitalisme.

La formation politique et marxiste de tous les militants doit être reprise et reste un pilier indispensable de l’action. Les délégués au congrès de la section de Béziers agiront pour qu’il en soit ainsi.

Béziers le 8 décembre 2008

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9 décembre 2008 2 09 /12 /décembre /2008 20:55

34ème congrès : être cohérent jusqu’au bout pour « Faire vivre et renforcer le PCF » dès 2009

 

 

Réflexion du secrétariat de la section du PCF Paris 15ème,

 

Aux signataires du texte alternatif n°3,

 

Préparons une liste alternative pour le prochain CN.

 

Paris, le 9 décembre 2008,

 

 

Chers camarades,

 

Au lendemain des congrès départementaux, nous avons besoin de confronter notre analyse de la situation pour apprécier, ensemble, quelle doit être notre position dans la dernière phase du congrès. Nous écrivons bien « ensemble » car personne ne peut se prévaloir pour parler au nom de tous.

 

Voilà donc l’état de notre réflexion.

 

D’abord un rappel de notre démarche dans la durée :

 

Depuis des années, nous faisons partie des camarades qui considèrent que la stratégie mise en œuvre par la direction sortante du Parti conduit à l’effacement de son identité révolutionnaire sinon à sa disparition. Comme beaucoup d’autres camarades, dans leurs cellules, sections, fédérations, nous avons décidé de ne pas laisser faire, parce que l’existence du PCF est une nécessité historique en France pour le monde du travail dans la lutte des classes.

 

Avec d’autres, nous avons été à l’origine ces dernières années de plusieurs initiatives dont :

-          un texte alternatif au 33ème congrès

-          l’appel « Pas d’avenir sans PCF » (avec la Fédération de la Haute-Saône) qui a contribué à ce que les communistes expriment majoritairement leur refus de la remise en cause de l’existence du PCF à l’Assemblée nationale extraordinaire de décembre 2007.

 

Malgré cela, nous avons constaté que la direction sortante du PCF entendait poursuivre la même stratégie jusqu’au bout, quitte à entretenir la confusion.

A la suite de plusieurs rencontres nationales, les 29 et 30 août à Paris, puis à la Fête de l’Huma, avec des responsables et des militants de plus de vingt autres fédérations, nous avons jugé indispensable de déposer un texte alternatif pour le 34ème congrès.

 

Ensemble, puis rapidement avec beaucoup d’autres camarades, nous avons considéré que le texte proposé par le CN sortant se situait dans la droite ligne des congrès précédents, esquivant tout bilan, toute analyse sérieuse de la situation politique, tentant de brouiller les pistes, ne donnant aucune prise aux communistes pour intervenir sur les choix majeurs.

 

Nous avons donc déposé le texte alternatif « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps » suivant cette démarche unitaire le 9 octobre.

Il est maintenant signé par 808 camarades de 72 fédérations.

 

La suite des événements a donné pleinement raison à notre démarche.

 

1-     Nous ne nous sommes pas trompés dans l’analyse.

 

Sitôt le vote interne des 29 et 30 octobre passé, organisé d’ailleurs de façon particulièrement anti-démocratique, la direction sortante a révélé la persistance de son projet de recomposition politique et de reclassement idéologique effaçant le PCF.

Sans attendre la fin du congrès, sans que le contenu de la campagne ait été défini (quel mépris pour les communistes!), le CN s’est engagé dans la constitution d’un « front » pour les élections européennes de 2009.

Comme par hasard, cette initiative a rencontré les avances, aussitôt saluées par F.Wurtz et MG.Buffet, de Jean-Luc Mélenchon, qui ne cache pas son objectif de transposer en France le modèle de nouveau parti de « gauche » de type « Linke » à l’allemande, sans « demander au PCF de se saborder tout de suite ».

Dans la droite ligne de la base commune, 20 membres du CN dont P. Cohen-Séat, N. Borvo,  A.Hayot, J-C.Sandrier,… président du groupe de la « gauche démocrate » à l’Assemblée, ont également publié une contribution donnant son sens à la « métamorphose » : supprimer le nom PCF.

D’autres clans dirigeants, les refondateurs, ont exprimé un choix similaire dans un texte collectif précis, envoyé de façon inadmissible avec les textes alternatifs, mais qu’ils se sont bien gardés de soumettre au vote.

 

2-     Le texte alternatif a permis à 10.000 communistes d’exprimer sans ambiguïté leur volonté de défendre l’existence PCF,

de le faire vivre dans l’indépendance de pensée et d’organisation, de renouer avec ses fondamentaux théoriques, de rompre avec les alliances au sommet dans les institutions, de se battre pour mettre en échec tout se suite la politique au service du capital dans la bataille idéologique, au coeur du mouvement des luttes…

Le texte alternatif a permis également de mettre en évidence, de renforcer, c’est ce qui fait le plus peur à la direction sortante, des dizaines d’organisations de base qui résistent à la suite du processus de mutation-disparition du PCF. Au sein du parti militant, les camarades signataires, malgré le peu de temps, ont réussi à créer les conditions du vrai débat dans le parti, à ouvrir une perspective de réappropriation du parti par les militants communistes.

Le résultat du vote en témoigne, malgré les magouillages. Le texte n°3 est arrivé en tête dans des dizaines de sections et dans plusieurs fédérations dont les deux plus importantes du pays, le Nord et le Pas-de-Calais, dans la Haute-Saône, le Tarn, les Ardennes.

 

Les congrès départementaux :

 

Dans les assemblées de section, les congrès départementaux, dans la diversité des situations locales, les idées et les analyses portées par le texte 3 ont permis de pousser le débat, de pousser certaines directions dans leur retranchement. L’existence du texte n°3 a répondu à l’attente de milliers de communistes et a aussi aidé à mobiliser, à rassembler des camarades qu’on avait isolés de la vie du Parti depuis longtemps.

 

Dans le même temps, à quelques exceptions notables près, la direction nationale sortante a pu « blinder » les congrès départementaux. Ses relais locaux ont réussi, souvent au prix de manœuvres internes, à faire voter la base commune sans modification véritable sur le fond, à minimiser voire éliminer les oppositions des délégations au congrès national.

 

Dans ces conditions, qu’attendons-nous de la phase finale du congrès ?

 

- L’horizon ne peut pas se restreindre au congrès lui-même. Les congressistes ne seront pas représentatifs de l’état du débat qui a eu lieu dans le parti. On ne répétera aussi jamais assez souvent que la direction ne peut pas se prévaloir du soutien des communistes pour continuer sa stratégie. Seuls 16% des adhérents ont voté pour la base commune, et encore dans la plus grande confusion.

- Notre objectif est que le message clair que le texte alternatif a permis de porter, le mouvement de fond qui se développe dans des dizaines d’organisations de base du parti, sur les bases saines du militantisme dans les luttes, soit le plus visible possible au congrès, malgré le faible nombre de délégués qui vont les relayer.

Nous tous, nous avons la responsabilité de continuer à porter le contenu et la démarche de notre texte alternatif, donc de rester vigilants et de ne pas tomber dans les pièges qui nous sont tendus.

Les clans, au sein de la direction nationale sortante, se disputent les places et les rôles, suivant le même scénario mortifère qui mène à la disparition du PCF à un moment ou à un autre.

Les « refondateurs », avec aussi Gayssot, convoquent une réunion le samedi même du congrès, sur les lieux mêmes du congrès pour « la création d’une force politique de l’autre gauche ». Ce qui ne les empêche pas de revendiquer des places dans la future direction.

D’autres, notamment dans la direction exécutive actuelle, donnent des gages aux communistes qui refusent la disparition de leur parti. Dont acte – c’est une confirmation de l’état d’esprit majoritaire des communistes ! Mais ce sont les mêmes qui engagent le Parti dans la recomposition avec Mélenchon, refusent tout bilan et mettent en œuvre l’épuration des directions en rejetant les communistes qui se battent depuis toujours pour le maintien du PCF.

 

Tous ces groupes dirigeants ont défendu la base commune, ont voté le 24 octobre au CN la résolution sur les européennes qui court-circuite les communistes.

 

Nous pensons que nous devons continuer à nous démarquer de ces jeux-là.

 

Aussi nous sommes en désaccord avec la proposition d’André Gerin, dans une lettre datée du 5 décembre*, de se ranger derrière Marie-George Buffet. Nous ne le comprenons pas bien alors qu’il faisait de sa candidature contre elle le pivot de son opposition à sa ligne politique.

 

Pour le futur Conseil national, nous tomberions dans le piège de la direction en rentrant dans une négociation de couloir avec untel ou untel dirigeant, Michel Laurent, Brigitte Dionnet ou Marie-George Buffet.

Ce n’est pas à eux de choisir qui doit représenter « l’opposition » dans le prochain CN. On a vu comment ont été menées dans les congrès départementaux les tentatives « d’épuration » des conseils départementaux et des candidatures au CN. De même dans la « Commission de transparence des candidatures».

 

Dans l’état actuel des choses, la situation exige la constitution d’une liste alternative complète.

Elle doit refléter la représentativité des camarades, militants et responsables, dans les sections et les fédérations, sur la base de la démarche politique du texte 3. Chacun doit se préparer à proposer des noms dans les tout prochains jours, sachant que nous devront déposer la liste samedi après-midi ou dimanche. Il est primordial qu’elle soit conduite par un dirigeant de fédération.

 

Nous proposons que la préparation de cette liste soit annoncée publiquement avant le début du congrès par un communiqué de presse.

Cette base politique claire est la condition préalable pour aborder toutes les situations de congrès.

 

Restons fidèles à nos engagements, faisons en sorte que le 34ème congrès soit une étape forte pour continuer à construire l’unité des communistes pour « faire vivre et renforcer le PCF » sur une pratique de lutte et une base de classe.

 

Fraternellement,

 

 

Le secrétariat de la section du PCF Paris 15ème,

 

 

Emmanuel Dang Tran, Albert Barré, Henri Derrien, Josette Gawsewitch

 

 

 

 

PS. Un rectificatif à lettre d’André : au 33ème congrès, Maxime Gremetz avait été à l’initiative d’un texte, André d’un autre. Avec d’autres sections, la section de Paris 15ème avait aussi présenté le sien.

La liste alternative a regroupé, après de longues discussions, des signataires des textes « Fiers d’être communistes » (Gérin+) et « Remettons le PCF sur les rails de la lutte des classes » (incluant le 15ème).

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8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 12:44

Un compte-rendu du Congrès départemental de Seine-Saint-Denis

 

D'après correspondance locale pour vivelepcf

 

La Seine-Saint-Denis, avec Paris, est l’une des fédérations du PCF où se concentrent le plus de dirigeants nationaux. Son congrès départemental se déroulait le week-end dernier.

 

Il a été marqué par un bouclage des débats sur le texte et les amendements. La base commune a été validée dans son orientation initiale. Aucun amendement de fond n’a été retenu, malgré plusieurs interventions de camarades notamment de Stains et de la Courneuve.

Le vote final a donné, sur 286 délégués théoriquement présents, 190 votants, 135 pour, 32 contre et 28 abstentions.

C’est à peine si quelques gages identitaires ont été donnés aux congressistes sur le maintien du PCF : quelques affirmations, une phrase sur Cuba (des communistes chypriotes et des progressistes vénézuéliens avaient été invités). 


En fait le principal gage donné par le groupe dirigeant autour notamment de Marie-George Buffet et Michel Laurent a été la marginalisation du groupe dirigeant autour de Patrice Braouezec et Pierre Zarka. Les « refondateurs » sont réduits à portion congrue dans le CD et la délégation et éliminés des propositions du CN, après le retrait de Braouézec d’être le seul nom retenu.

Il faut dire que leur orientation à ce congrès sonne comme une provocation. Ils ne se cachent pas de vouloir créer une autre force politique tout en restant dans le PCF, jusqu’à inviter (voir en lien) à une réunion publique le samedi soir même du Congrès du PCF, juste à côté du lieu où il se déroule, pour aller « vers la création d’une nouvelle force politique de l’autre gauche ».

Difficile effectivement de revendiquer d’être à la direction du PCF tout en travaillant à créer un autre parti !

 

Mais ce projet est-il si différent de celui sur les rails desquels la direction actuelle, celle de la fédération de Seine-Saint-Denis veut conduire le PCF avec le « Front » avec Mélenchon et une perspective, à peine voilée, d'un « Linke » à la française ? Michel Laurent lui-même, responsable de « l’atelier national du PCF » envisageait dans un débat avec Mélenchon en juin 2007 la perspective d’un nouveau parti après « un programme de travail commun » (voir ci-dessous).

 

Entre les deux clans dirigeants qui se sont opposés pour les places au congrès de Seine-Saint-Denis, la différence de perspective tient probablement plus du calendrier et de l’affichage que du fond. On peut d’autant plus le redouter que les camarades qui défendent sans ambiguïté l’existence et le renforcement du PCF et de son identité ont été évincés de tout.

 

Ceux qui se sont prononcés ouvertement pour le texte alternatif « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps », sont presque tous éliminés de la délégation (pléthorique : 37 membres) au congrès, notamment les camarades de La Courneuve.

 

Les seuls se retrouvent dans les 4 délégués du courant « Gauche communiste » retenus par la Commission des candidatures : Karman, Andréani, Réquigny et Patricia Latour, cette dernière figurant parmi les « personnalités » qui, avec Braouezec et Gayssot, invitent à la réunion parallèle au congrès.

 

Hervé Bramy, ancien président, battu, du Conseil général, a été élu secrétaire départemental.

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8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 11:16

 

Anne- Marie Kolli – section du Bassin d’Arcachon – Fédération de Gironde

 

CRI DU PEUPLE 2008 !!!!!!!                PCF  Réveille  toi !!!!

Présidentielles, législatives, assemblée extraordinaire Décembre 2007, municipales, cantonales, fête de l’huma Gironde, Paris; Marseille; Tours; festival musical B. Lubat d’Uzeste, fête de l’Huma Paris, législatives partielles, assemblée de section, congrès fédéral… manifs, actions…

Voilà deux ans, sur notre section, que nous sommes, sans répit, sur le terrain. Nous avons mis en place un travail de « fourmis » dans l’espoir qu’un grand mouvement populaire émerge pour riposter, pour s’insurger face à la politique ultra libérale mise en place par le gouvernement.  

Il y a les jours de joies, lorsque nous gagnons une légère avancée comme la création de listes citoyennes à tête de liste communiste pour les municipales,  ou lorsque nous arrivons à créer un lien d’action avec les milieux associatifs…..

Mais il y a les moments de grands désarrois, de colère, comme avec les collectifs antilibéraux, les prises de positions de la direction fédérale aux élections qui mettent à mal le travail entrepris avec nos concitoyens, les associations et remettent en cause nos engagements….

 « La lutte des classes existe, c’est la mienne qui est en train de la  remporter. » Warren Buffett milliardaire américain

Notre assemblée de section s’est tenue quelques jours après des législatives partielles,  (résultat 2,32%, en légère progression),  fatigués, avec beaucoup de sérénité, nous avons tout de même largement débattu, chacun a pu exprimer son point de vue, Un bon paquet d’amendements et vœux ont été proposés pour essayer d’enrichir  ce document alors que majoritairement nous l’avions rejeté !  Néanmoins en l’état actuel du document seulement 22%  des participants l’ont adopté. (Pour plus d’info Voir le site www.pcfbassin.fr)

Aujourd’hui, à la sortie d’un congrès fédéral sans saveur, édulcoré, …avec un mini-minimum de débats, très peu d’amendements, des vœux non traités, c’est la déception ! Même si le document a été adopté avec quelques voix d’avance, c’est la  lassitude qui s’exprime, la crainte des Camarades  pour le futur est présente, les discutions dans les couloirs sont plus intéressantes que celles de la salle, les langues se délient.

Les listes présentées au CD, au CN et pour la délégation au congrès sont très discutables sur les critères de choix, mais non discutées comme cela aurait du être. Tout était bien orchestré et verrouillé par l’exécutif pour arriver à ses fins !

Une fois les votes acquis, les militants de bases se retirant, les membres de l’exécutif sortant  se lâchèrent, c’était à ne pas en croire nos oreilles !

Maintenant, si on prend les interviews des uns et des autres, de R Hue à P Zarka, de MG Buffet à JC Gayssot, on ne peut que se questionner sur ce que va nous concocter une majorité de la direction nationale sortante pour arriver à mettre en place par des moyens divers et variés l’anéantissement de notre parti ?

Comment allons nous faire lorsqu’il est véhiculé :il faut mettre de côté notre histoire (exemple : ou et quand depuis 1920 le PCF a-t-il porté atteinte aux libertés ds notre pays ?), tourner la page du « parti d’avant-garde », à 50 ans nous sommes déjà des vieux à mettre de côté (comme le patronat !), que le PCF n’est qu’un outil (Un outil est un objet, figé  et dans notre société kleenex, si on en veut plus on le jette, on le casse et si on a plus les moyens de l’entretenir, il part à la déchèterie ou dans un pays lointain pour être désossé par un Etre en survie. Il me semble que les adhérents de ce mouvement sont des Hommes, donc en mouvement, font des projets… évoluent…) en deux mots l’école et la société de ces 20 dernières années a bien « formaté » une partie de la population et pollué jusque dans notre Parti, la pensée avec des dogmes venant de l’impérialisme américain !

Sur le terrain, Il va falloir retrousser les manches, s’accrocher, se donner les moyens pour mettre en place, au jour le jour, une politique en phase avec la réalité et redonnant l’envie de se battre.

"Il y a eu, et il y aura un Parti communiste en France, avec vous, sans vous ou contre vous !" André Tollet

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