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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 17:14

Régionales 2010 : analyse des résultats par la section de Verfeil (31)

 

Extrait des « Nouvelles 31 », journal de la fédération du PCF de Haute Garonne, numéro du 8 avril 2010 

 

Les élections régionales nous inspirent un sentiment de colère et de frustration.

Nous faisons le constat d’une stratégie imparable de liquidation du Parti !

Obtenir moins de 6% des suffrages en faisant alliance avec des « réformistes », sur la base d’un programme loin des idées révolutionnaires du Parti, justifie notre proposition de présenter dès le 1er tour des listes ouvertes du PCF.

Passer en nombre d’élus de 9 à 4 communistes pour la région Midi-Pyrénées, est la preuve que cette stratégie d’union mène à la liquidation du Parti.

Nous constatons avec beaucoup de regrets qu’avant le 1er tour des élections, et avant le 2nd tour, nous n’avons reçu aucune information sur la composition politique de la liste du Front de « gauche ».

La communication a été plus que défaillante. Avions-nous honte de ces compromis ?

A ce jour, vous ne nous avez toujours pas communiqué le nom des 4 élus communistes ! Certains camarades nous ont informés que Marie-Pierre Vieu serait la présidente de ce « groupuscule ».

Pour arriver à ces fins, notre camarade Monique Marconis, élue sortante, aurait été écartée au profit d’une « liquidatrice » de l’Aveyron, en accord avec les positions de Marie-Pierre Vieu !!

De toute façon, nous sommes nombreux à vouloir reprendre le véritable drapeau et les vraies valeurs du PCF, et nous nous y emploierons !!!

 

La section de Verfeil.

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5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 19:31

Extrait du blog de Jean-Charles Van Bervesseles (PCF 08)

REGIONALES : une absence de communisme à combler !

Les élections régionales ont été marquées par une claque incontestable contre la droite : il convient cependant d'en analyser les limites ! Pour ma part, je formule 3 remarques principales :
1) La droite est certes battue, mais c'est surtout un vote anti-sarkozy qui a motivé les électeurs , sans adhésion particulière aux propositions diverses et (trop) variées de la Gauche ! une partie de l'électorat -notamment rural , de la droite s'est massivement reportée vers le vote FN : en effet, les analyses des spécialistes démontrent que -contrairement aux affirmations médiatiques, les électeurs du FN sont essentiellement des déçus du sarkozysme qui se radicalisent ! ( et non pas d' anciens électeurs communistes) .
2) L'abstention devient le premier parti des ouvriers ,des employés et des jeunes ! en effet, on observe prés de 80% d'abstentions dans les bureaux de vote des quartiers populaires , et 65% des 18-30 ans ne sont pas allés voter !!! ...alors que l'Histoire a toujours montré que les quartiers et la jeunesse votaient plus à gauche que la moyenne ! c'est donc bien dans cette couche de population que les électeurs potentiels de la Gauche de transformation sociale se trouvent !
3) Et le PCF dans ces élections , que devient-il ? d'emblée , observons que la dispersion des pratiques militantes selon les régions ( tactique de Front de Gauche ou d'union avec le PS) a rendu inaudible le positionnement des communistes ! Seconde observation : le Front de Gauche - animé à 90% par les militants communistes , n'a rien apporté en termes électoraux au PCF ...au contraire, avec des scores équivalents à 2004, le PCF a perdu la moitié de ses élus régionaux !! autrement dit , la tactique électorale dite 'Front de Gauche" - efficace dans certaines élections comme les réferendums, ne peut pas remplacer une véritable vision communiste de l'avenir : LE COMMUNISME RESTE ,de mon point de vue, LA SEULE ALTERNATIVE GLOBALE AU CAPITALISME : il doit s'affirmer comme tel au premier tour de chaque élection ! Le stalinisme ,maladie infantile du communisme, a permis une stigmatisation permanente du PCF depuis 50 ans : aujourd'hui ,il faut REDONNER UN SENS AUX MOTS - LE COMMUNISME, c'est une lutte pour l'intérêt général ,pour la mise en commun des valeurs républicaines de la France -Liberté, Egalité , Fraternité et Laicité , contre la domination du capitalisme mondialisé .
Que faire ? RENFORCER LE PCF , RENOUER CLAIREMENT AVEC LES IDEES COMMUNISTES et ELABORER UN VRAI PROJET DE TRANSFORMATION SOCIALE ME SEMBLENT ÊTRE A LA BASE D'UNE RECONQUËTE POLITIQUE DES ABSTENTIONNISTES : il faut en finir avec les fausses alternances d'une Gauche néo-libérale qui s'inspire du traité de Lisbonne ! au plan champardennais, il faut que TOUS LES COMMUNISTES SE REAPPROPRIENT LEUR PARTI , à commencer par le comité régional : LA BATAILLE POUR LES RETRAITES - UN ENJEU MAJEUR DE CIVILISATION, doit permettre toutes les clarifications politiques - QUE LES COMMUNISTES S'AFFIRMENT CLAIREMENT ET DISTINCTEMENT DANS CE COMBAT à tous les niveaux et dans TOUTES LES MANIFESTATIONS : c'est une condition majeure du rassemblement populaire pour le mieux être du VIVRE ENSEMBLE et de l'intérêt général.

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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 08:18

Un président communiste à l’Assemblée territoriale de Corse

 

L’élection de Dominique Bucchini, dirigeant communiste de Corse, à la présidence de l’Assemblée territoriale, jeudi 25 mars 2010, est un événement marquant.

Contrairement à ce qui s’était passé en 2004, les tractations souterraines n’ont pas inversé le résultat des élections régionales et la victoire de la gauche. La figure d’intégrité que représente Dominique Bucchini, son engagement communiste depuis des dizaines d’années, ont certainement joué.

Pour la Corse, c’est un signal de changement. Pour les communistes français, c’est aussi un signe de ce que peut continuer à représenter le PCF dans les luttes sociales et dans la vie démocratique.

Au 1er tour des régionales, les listes de « Front de gauche », principalement portées par les fédérations du PCF de Haute-Corse et de Corse-du-Sud, avaient à nouveau franchi la barre des 10%.

A la fois symbole et véritable évolution, l’élection de D. Bucchini s’accompagne de l’élection à la tête de l’exécutif de Paul Giacobbi, « radical » de « gauche », connu pour ses positions « libérales ». Les élections ont vu aussi un inquiétant progrès des nationalistes, traduction locale du discrédit national des forces politiques de l’alternance.

La révolution n’a pas encore eu lieu en Corse. Mais une avancée.

Ci-dessous le discours d’installation de Dominique Bucchini repris du très complet site de nos camarades de la section du Cap Corse de la fédération de Haute-Corse du PCF.

Discours d'installation de D BUCCHINI à la Présidence de l'Assemblée de Corse

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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 20:35

Résultat du « Front de gauche » : ne pas se payer de mots, ni se payer de chiffres !

 

Au bout d’une campagne électorale, qui plus est quand elle a été pénible et ingrate, les militants mettent en avant tous les résultats positifs. C’est légitime. C’est important.

 

Mais la responsabilité de toutes les organisations du PCF est d’analyser l’ensemble des résultats le plus objectivement.

La réalité des résultats du « Front de gauche » ne justifie pas l’enthousiasme. Il n’y a pas lieu de se féliciter « d’une dynamique en passe d’être reconnue sur le plan national », « d’un Front de gauche qui s’en sort avec bien plus que les honneurs » (Max Staat dans l’Huma du 16/03) Sauf à être adeptes de la méthode Coué.

 

Au plan national, les listes du Front de gauche obtiennent 5,84%.

 

Dans la petite étude comparative qui suit, nous en tiendrons aux 17 régions où le PCF soutenait officiellement des listes du « Front de gauche ».

Dans les cinq autres régions métropolitaines, où habituellement les résultats du PCF sont plus faibles que la moyenne, le Parti présentait officiellement des candidats sur des listes conduites par le PS. Dans trois de ces régions, Lorraine, Bourgogne, Bretagne, des organisations locales du PCF présentaient aussi des candidats sur des listes de type « Front de gauche », avec différents partenaires. Nous ne prenons pas en compte leurs résultats, qui sont mauvais mais n’engagent pas le Parti.

 

Dans les 17 régions précitées, les listes du « Front de gauche » recueillent 6,95% des suffrages exprimés.

 

Par rapport aux européennes, ce n’est pas une progression (contrairement à ce qu’explique l’article de l’Huma).

En juin 2009, les listes du « Front » ont obtenu 6,45%, certes. Mais aux régionales, dans trois régions, le Front de gauche a englobé le NPA : dans les Pays de la Loire, dans le Limousin et en Languedoc-Roussillon. Le NPA y avait obtenu 5,39% des voix.

Par rapport aux européennes, il faut comparer le résultat des régionales avec la somme du résultat aux européennes du Front dans 17 régions et du NPA dans ces trois régions. On passe de 7,24% à 6,95%. Pas de progression mais un léger recul !

Dans le Limousin, on passe de 16,8% aux européennes à 13,3% aux régionales.

En LANGUEDOC-ROUSSILLON, on passe de 14,9% à 8,6%. Ce dernier résultat est particulièrement décevant. La liste du FdG, conduite par l’ex PS qui a rejoint le Parti de la gauche, R. Revol, a difficilement supporté la compétition avec deux autres candidats qu’il cotoyait au PS il y a peu, Hélène Mandroux et Georges Frèche.

 

Par rapport aux précédentes régionales, une comparaison globale est impossible. En 2004, le PCF se présentait dans 15 régions avec le PS dès le 1er tour et en Franche-Comté avec le MRC.

Dans les six régions où la comparaison est possible, les résultats sont différenciés mais le solde est nettement négatif.

 

En CORSE, la liste, toujours conduite par le communiste D.Bucchini gagne en voix (de 9 à 13 mille) et en pourcentage, de 6,6% à 10,0%. Comme nous le font remarquer plusieurs camarades, le « Front de gauche » n’était guère, sans Pg, que le nom électoral du PCF avec des candidats bien identifiés.

En AUVERGNE, la liste toujours menée en 2010 par le député PCF A.Chassaigne bondit de 9,2% à 14,2% et progresse en voix de 54 à 68 mille. Ce résultat exceptionnel, exception qui confirme la règle, est obtenu presque exclusivement dans le département du Puy-de-Dôme où Chassaigne annexe littéralement un électorat habituellement social-démocrate, gagnant 17.000 voix et passant de 9,5 à 19,7%. C’est un niveau (en pourcentage) que le PCF n’atteignait pas en 1967 ou 1973 aux législatives. Mais dans l’Allier, la liste Chassaigne recule en voix et pourcentage sur 2004.

En AQUITAINE, le résultat de 2004 de la liste PCF, marqué par des divisions stratégiques entre fédérations, avait été particulièrement bas : 4,3%. La liste du Front en 2010, menée par un Pg, passe à 5,9%.

Dans le NORD-PAS-DE-CALAIS, la liste de 2010, toujours emmenée par A.Bocquet, maintient exactement l’un des meilleurs scores de 2004 : 10,7%. Cependant le recul en voix, avec la forte poussée de l’abstention dans les zones d’influence du PCF, est net de 173.000 à 132.000. Le député Pg, Marc Dolez, ancien secrétaire fédéral du PS dans le Nord, a rallié un peu de voix, notamment dans sa circonscription de Douai.

En ILE-DE-FRANCE, le recul de la liste de « Front de gauche » est beaucoup plus marqué. En pourcentage, les listes menées par Pierre Laurent (PCF) passent de 7,20% à 6,55% par rapport à celles de la « gauche citoyenne et populaire » conduites en 2004 par MG.Buffet. En voix, elles chutent de 264.000 à 189.000.

Enfin en PICARDIE, c’est la débâcle pour le Front de gauche. Le choix préalable des directions nationale et départementales du PCF de tenir à l’écart la tête de liste de 2004, Maxime Gremetz, l’élu sortant de l’Aisne, Jean-Luc Tournay et de nombreux communistes a coûté cher. Le FdG, valorisant des candidats du Pg, des ex-Verts… dépasse à peine les 5% quand la liste du PCF avait obtenu 10,9% en 2004 et le Fdg 6,0% aux européennes. Les communistes à l’initiative de la liste de rassemblement conduite par Gremetz captent, avec 6,3%, la majorité de l’électorat communiste de 2004, notamment dans les quartiers populaires. Pour couronner le tout, le président sortant PS a décidé de priver le FdG d’élus malgré ses déclarations d’allégeance.

 

Une autre comparaison électorale doit absolument être faite. En 2008, aux cantonales, dans une seule moitié du pays, les candidats présentés par le PCF ont obtenu 9,3% et 1.150.000 voix, soit plus, que le Front de gauche au total dans 17 régions sur 22 en 2010.

 

Tous les chiffres que nous venons de donner doivent le céder à un seul qui doit être au centre des préoccupations des communistes. 53,6% des électeurs inscrits n’ont pas voté.

Ce fait majeur relativise entièrement les décomptes. Le Front de gauche ne représente que de l’ordre de 3% des inscrits. Par rapport aux échéances électorales antérieures et au vote communiste, il subit au moins autant que la moyenne le phénomène d’abstention. Parfois plus, dans des cités ouvrières ou des quartiers populaires où l’abstention atteint des sommets et où le vote communiste est habituellement plus fort. En ILE-DE-FRANCE, le « Front de gauche » n’a obtenu le vote que de 4,0% des inscrits en Seine-Saint-Denis en 2010, presque moitié moins que la liste de 2004 (7,8%). Idem dans le Val d’Oise : 2,1% contre 4,1%.

 

La presse bourgeoise déploie une analyse des résultats qui appelle notre attention. Elle tient en deux éléments.

D’une part, le résultat du « Front de gauche » est présenté favorablement, même avec une certaine complaisance. Par exemple, pour la journaliste du Monde, Sylvia Zappi, le « Front de gauche réussit son pari en distançant le NPA ».

Mais d’autre part, les journalistes attribuent ce résultat à leur nouvelle coqueluche Mélenchon, en continuant à enfoncer le PCF. Meilleur exemple, l’article des Echos du 17 mars : « le Front de gauche masque le déclin du Parti communiste ».

 

Nous réfutons ces deux interprétations complémentaires.

Nous avons assez montré combien les résultats du « Front de gauche » sont modestes et en retrait, par rapport notamment à ceux du PCF, des dernières élections comparables. On ne peut pas parler de succès, surtout vu combien ils traduisent un nouvel éloignement du monde du travail et des milieux populaires.

On ne voit pas en quoi le retour du NPA aux résultats de la LCR aux présidentielles de 2007, 3 à 3,5% dans les régions où il se présentait, devrait modifier cette analyse. Le NPA, avec son organisation peu nombreuse et hétéroclite, ses propres ambiguïtés stratégiques, voit ses résultats se dégonfler à mesure que le soutien médiatique lui fait défaut.

Quant à l’effondrement du Modem, il est totalement indépendant du résultat du « Front de gauche ». Se satisfaire que le FdG fasse plus que le Modem, c’est voir les choses avec la lorgnette politicienne de Jean-Luc Mélenchon et dans la perspective strictement institutionnelle de 2012 et des équilibres entre alliés (satellites) à « gauche » ou à « droite » du PS.

 

La deuxième analyse de la presse est tout aussi erronée. Les 6% des listes du « Front de gauche » correspondent très largement à l’électorat communiste, à la carte habituelle de l’implantation communiste.

Nous l’avons tous constaté bureau de vote par bureau de vote dans nos villes et villages. Les meilleurs résultats en témoignent tous : 43,58% à Trith-Saint-Léger, 30,93% à Avion (Nord-Pas-de-Calais), 34,22% à Dieppe (Haute-Normandie), 30,37% à Vierzon (Centre), 21,24% à Martigues (Provence), 34,18% à Gennevilliers, 30,17% à Valenton, 26,41% à Villejuif, 25,47% à Malakoff en Ile-de-France etc. Dans les régions où les têtes de liste n’étaient pas communistes, les résultats sont en deçà mais les meilleurs résultats sont aussi dans les zones de forte organisation communiste : Saint-Martin d’Hères, 20,20% (Rhône-Alpes), Bègles, 15,02 (Aquitaine), etc. Ces résultats coïncident cependant avec des taux d’abstention très préoccupants.

Les multiples partenaires du Front de gauche, même pris tous ensemble, ne pèsent que quelques milliers d’adhérents, et encore, la plupart étant des ex-PS maintenant au PG. Leur apport électoral est pratiquement partout négligeable. Seules quelques personnalités ex-PS, Marc Dolez dans le Nord, René Revol et quelques autres dans le Sud-ouest ont drainé avec eux, très localement, une petite partie de l’électorat socialiste.

Les résultats du Front de gauche ont montré aussi de petites progressions en pourcentage dans des quartiers centraux des grandes villes, notamment à Paris intra-muros (de 5,5 à 6,1%, de 2004 à 2010, tout en reculant de 39.000 à 34.000 voix). Sans modifier le constat d’ensemble, ils traduisent un petit succès dans la petite bourgeoisie. Mais sur quelles bases ?

 

Notre analyse nous amène donc au contraire exact de l’interprétation de la presse bourgeoise. Les résultats des listes du « Front de gauche » montrent une relative persistance du vote communiste et reflètent le maintien d’une implantation active du PCF. Mais elle nous conduit à étayer une hypothèse également inverse : la stratégie de « Front de gauche » n’a pas permis au PCF d’être une alternative électorale crédible, pour ceux qui souffrent et qui luttent, à l’abstention.

 

Sur un seul point, le recul du PCF sera indéniable. Notre parti va perdre presque la moitié de ses élus régionaux.

Mais cela n’a rien à voir avec le résultat des élections. C’est le résultat du choix autoritaire de la direction du PCF, celui de laisser la moitié des places aux partenaires, même insignifiants, du « Front de gauche ». Comme c’est leur choix de laisser le social-démocrate maastrichien Mélenchon jouer, à contre-emploi, une partition d’indépendance vis-à-vis du PS, se la jouer « anticapitaliste » pendant que nos dirigeants s’affichent derrière Aubry, Huchon et cie.

 

Là, pour les communistes, il y a matière à réfléchir et à réagir !

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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 16:05

Régionales Picardie. L’allégeance du Front de gauche au PS ne paie pas !

PCF_Saint_quentin_gremetz.jpg

 

Le président sortant PS de la région Picardie, Claude Gewerc, a décidé de ne pas intégrer de candidats du Front de gauche sur sa liste au second tour. Il aurait accepté, prétend-il, à la rigueur de céder 3 places éligibles. Le Front de gauche, qui a obtenu 5,3% au 1er tour, en exigeait au minimum 5 (dont 3 communistes).

Dans une autre situation, nous serions en droit de dénoncer l’hégémonisme voire l’anticommunisme du PS.

 

Mais pas en 2010 en Picardie avec la stratégie (régionale) du « Front de gauche » !

 

Tour à tour à la radio (France Bleu, le 15 mars) et dans le « Courrier Picard » (extrait ci-dessous), des responsables du « Front », les secrétaires départementaux du PCF de la Somme (J.Carliez) et de l’Oise (T.Aury) ont révélé la nature du pacte tacite qu’aurait dû respecter C.Gewerc.

 

En écartant toute possibilité de liste commune avec Maxime Gremetz et toute une partie des communistes picards, ils font remarquer qu’ils ont empêché qu’une liste menée par des communistes dépasse les 10%. Elle aurait pu se maintenir au 2ème tour et négocier avec le PS sur une position de force.

Effectivement, l’addition du résultat de la liste des communistes de « Colère et espoir »  avec Gremetz comme chef de file, 6,20% et de celui de la liste du « Front de gauche », 5,34% rejoint le résultat (en pourcentage) de la liste unie « Colère et espoir » de 2004, 10,86%.

 

Au lendemain du 1er tour, les dirigeants du Front de gauche se prévalent de cette situation de division pour revendiquer une reconnaissance de C.Gewerc. C’est inconcevable !

Gewerc, non content d’être débarrassé (au conseil régional) de Gremetz, élimine aussi les autres communistes pour ne garder que les disciples de Robert Hue, alignés sur sa liste dès le 1er tour. Il est ravi d’être le dernier à rire.  

 

C’est grave pour le PCF. Ces dirigeants n’en finissent pas de se disqualifier.

Comment peuvent-ils justifier l’ostracisme à l’égard de Gremetz mais « l’ouverture » du Front de gauche, par exemple, à une tête de liste, conseillère écolo sortante dans l’Aisne ?

 

Chacun, notamment dans la région, a son opinion sur la personnalité de Maxime Gremetz. La liste qu’il proposait avec ses camarades, celle qu’ils ont finalement présentée, étaient ouvertes et diverses, sans exclusive à priori, tout en étant « à l’initiative de communistes ».

Des centaines de communistes ont fait la campagne. Le meeting final a été fort notamment des interventions de militants cheminots, de syndicalistes de Goodyear, de jeunes communistes. Les critiques portées sur la gestion Gewerc sont irréfutables.

 

Il est temps d’arrêter le gâchis, le processus de destruction de l’organisation communiste en Picardie (comme ailleurs). La direction nationale ne peut plus continuer à couvrir l’exclusion de fait, arbitraire, illégale et intolérable, de centaines de communistes de la Somme. Sous peine de se disqualifier elle-même.

 

Le total 6,20+5,34=11,54% peut et doit être, malgré l’abstention considérable ici aussi, le socle, sur le plan électoral, d’une reconquête, sans compromission politicienne, de la place du PCF dans les entreprises, dans les quartiers populaires, dans les luttes dans la Picardie de Continental, Goodyear, Nexans et de dizaines d’autres entreprises où les salariés se battent contre la casse industrielle.

 

 

Extrait du Courrier Picard du 16 mars 2010 :

« Reconnaissance...

Le PCF a aussi rappelé au PS qu'il avait pris de gros risques. Et réussi, en se présentant sous sa propre étiquette, à barrer le boulevard qui s'ouvrait à Maxime Gremetz, le maintenant en deçà du seuil fatidique de 10 %. Une bonne action qui aurait, estime le PCF, valu une certaine reconnaissance. » 

Lien vers le site de la section du PCF de Saint-Quentin (communiqués de la liste « Colère et espoir) : http://pcfsaintquentin.unblog.fr/

 

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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 16:02

Résultats du 1er tour des régionales. 54% d’abstention : une sanction générale.

Communistes, regardons en face la défaillance du PCF avec le « Front de gauche » !

 

Le 1er tour des élections régionales est marqué avant tout par le niveau impressionnant atteint par l’abstention. Tous les autres résultats doivent être relativisés.

Cette abstention record contraste, de manière frappante, avec le développement de grandes luttes sociales dans le pays, dans des secteurs très divers mais sur des objectifs de plus en plus communs.  

Les souffrances, la colère populaires devant l’aggravation des conditions de travail et de vie ne trouvent pas d’expression électorale. L’exigence, les conditions d’une alternative politique que portent les luttes, ne trouvent pas de relais.

Les luttes butent, plus que jamais, sur l’enfermement de la vie politique dans le cadre institutionnel et sur le consensus sur le fond entre les partis de l’alternance, UMP, PS.

Il faut être aveugle pour le nier, le « Front de gauche » a subi tout autant le désaveu de l’abstention. L’alliance avec une partie de la social-démocratie a aggravé l’effacement du PCF et du vote communiste. La seule perspective avancée reste désespérément l’alignement sur le PS dans une nouvelle « gauche plurielle ». L’éloignement du PCF du monde du travail, des couches populaires, s’accentue encore gravement. Communistes, dans les mois prochains, nous allons pousser le débat et l’action pour que notre parti retrouve pleinement sa raison d’être. C’est une priorité que les élections régionales sont venues souligner.

 

 

Les élections régionales de 2010 sont comparables avec celles de 2004 par leur objet et par le situation en cours de quinquennat. L’abstention est passée de 39,1% en 2004 à 53,6% en 2010. En comptant les 1,7% de bulletins blancs ou nuls, seuls 44,6 % des électeurs inscrits se sont exprimés.

La hausse de l’abstention est générale et assez uniforme dans le pays. Mais on arrive à des records de non vote dans les zones les plus populaires, jusqu’à 70% d’abstention (comme à Bobigny), 80% dans certains bureaux.

 

Dans ce contexte, la sanction électorale que subit le pouvoir est à la fois cinglante et relative.

Le gouvernement ne peut se prévaloir que du soutien de même pas un Français sur 8. C’est un véritable désaveu.

Mais, dans le même temps, moins d’un Français sur 4 a voté pour l’opposition de gauche. La gauche est certes passée de 40% en 2004 à 50% en 2010 mais elle ne gagne aucune voix. S’il y a vote sanction, c’est par défaut.

 

Une première explication de l’abstention réside dans la campagne électorale. Elle a été réductrice et politicienne, esquivant les enjeux principaux.

C’est un choix des deux grandes forces politiques.

La droite, pour minimiser le désaveu prévisible, a concentré sa campagne sur des questions régionales. Le gouvernement a ouvert une diversion, un imposant des débats nauséabonds sur l’identité nationale et la sécurité, avec des concours inattendus (Burqa, minarets…).

Il a ainsi délibérément contribué à remettre en selle le Front national. Les résultats de notamment de Marine Le Pen dans les villes ouvrières du Nord-Pas-de-Calais (18,3% dans la région) sont littéralement effrayants.

De son côté, le PS, à peu près assuré de gagner l’épisode des régionales, a soigneusement évité de pousser le débat sur le fond. Sortant dans 20 régions sur 22, il est mal placé pour montrer l’efficacité de sa gestion comme contre-pouvoir à la politique nationale de la droite. Dans l’optique de 2012, le PS n’a aucun intérêt à trop ébruiter sa proximité avec le gouvernement sur des choix cruciaux comme le report de l’âge de départ à la retraite, le plan de soutien à la finance ou les directives européennes.

En décidant, avec retard, de diaboliser Georges Frèche, figure du social-libéralisme populiste à exorciser, la direction du PS a pu redorer son blason de « gauche » à bon compte. Les colistiers de Frèche seront promptement réintégrés dans le parti…

 

La campagne électorale a traduit, à nouveau, le consensus sur le fond des forces politiques de l’alternance. Ceux qui sont dans les luttes, ceux qui ont le plus intérêt à combattre la politique au service du capital ne s’y retrouvent pas. Fondamentalement, c’est ce que traduit l’abstention.

 

Les régionales marquent une nouvelle étape de la mise en place du jeu politicien de l’alternance pour 2012.

Sarkozy a annoncé pendant la campagne qu’il arrêterait les « réformes » au deuxième semestre 2011, six mois avant les présidentielles… D’ici cette date et l’ouverture d’une nouvelle période de démagogie effrénée, l’UMP boit la tasse. C’est logique : c’est la période du quinquennat où il lui faut faire passer les pires contre-réformes. Mais dans la perspective de ratisser plus large en 2012, la droite installe d’autres doigts à son râteau. Villepin est déguisé en opposant à Sarkozy, Fillon en concurrent potentiel. Beaucoup plus grave, la droite fait du FN un déversoir de la colère populaire.

 

Côté PS, les régionales marquent un tournant politicien. La tentation du Modem s’éloigne, malgré quelques dissonances. Les symboles et identifiants de la « gauche » reviennent. On l’a vu face à Frèche. On le voit avec Europe-écologie.

Les « écolos » apparaissent comme un rabatteur plus efficace pour le camp social-démocrate que le Modem en vue de 2012. Europe-écologie permet de capter la préoccupation environnementale, cultivée et détournée par l’idéologie dominante. En même temps, ce rassemblement très hétéroclite et attrape-tout peut passer pour être à « gauche » tout en associant des personnalités qui ne le cèdent en rien à Bayrou en termes de « libéralisme » ou d’engagement « européen » (Eva Joly, Cohn-Bendit).

Le résultat donne raison à ce raisonnement : 12,2% pour Europe-écologie, 3,9% pour le Modem.

 

Le « Front de gauche » ne s’est pas démarqué ; il n’a pas échappé au désaveu de l’abstention. Il en porte une part de responsabilité.

 

Selon les façons de compter les différentes combinaisons régionales, il obtient entre 5,8 et 6,5%. Dans les régions où il y avait des listes « Front de gauche », il reste à peu près au niveau des européennes de juin 2009 malgré le ralliement dans 3 régions du NPA.

La carte du vote « font de gauche » recoupe largement la carte du vote communiste mais il est loin, pour une élection à caractère locale, des 9% enregistrés par le seul PCF aux cantonales de 2008.

Par rapport à 2004, une comparaison est possible dans certaines régions.

Dans le Nord-Pas-de-Calais, la liste toujours conduite par Alain Bocquet maintient le bon score en 2010, 10,7%, obtenu par la liste PCF de 2004 mais perd quand même 1/5ème de ses voix (malgré l’apport du député Pg, ex-PS, Dolez).

En Ile-de-France, la liste conduite par Pierre Laurent perd en pourcentage par rapport à la « gauche populaire et citoyenne » de 2004, passant de 7,2 à 6,5% (malgré l’alliance avec plusieurs élus PS de 2004). En voix, elle chute de 264.000 à 189.000 avec des reculs considérables dans les banlieues populaires. En Seine-Saint-Denis, elle ne représente plus que 4,0% des inscrits contre 7,8% en 2004, dans le Val d’Oise 2,1% contre 4%.

L’action militante des communistes, le rayonnement de certaines personnalités (comme A. Chassaigne dans le Puy-de-Dôme), ont joué. Le PCF représentant 90% des forces du « Front », ils ont permis de récuser les discours sur le déclin inéluctable du PCF.

 

Mais communistes, il nous importe, bien plus qu’à tous les autres, d’être objectifs et de ne pas se payer de mots.

Ce n’est pas parce que le NPA régresse et que le Modem s’effondre que, pour autant, la stratégie du « Front de gauche » est validée.

La constatation qui s’impose, c’est que la stratégie du « Front de gauche » ne permet pas au PCF de répondre à la colère populaire et aux perspectives politiques ouvertes par les luttes.

Ce débat crucial doit enfin avoir lieu dans notre parti.

 

Pour nous, il se confirme combien le « Front de gauche », alliance fusionnelle mettant en valeur des éléments de la social-démocratie (Mélenchon), accentue l’effacement du PCF et de ce qu’il représente, entre autres du vote communiste. Combien d’électeurs communistes ont été en peine de trouver le bulletin du Parti ?

Le « Front de gauche » poursuit et aggrave l’alignement des directions du PCF sur la social-démocratie. Aucune rupture n’a été mise en avant avec la participation loyale à la gestion par le PS des régions depuis 2004 (sauf dans le Nord-Pas-de-Calais).

La notion de plus en plus vidée de sens de « gauche », de rassemblement de la « gauche », est systématiquement mise en avant aux dépens du contenu et de l’action. Le « Front » sert objectivement de caution de « gauche » à la social-démocratie et enferme le PCF dans la perspective institutionnelle de 2012, dans le cadre d’une « gauche plurielle » en reconstitution. Le ralliement sans condition au 2nd tour le montre encore.

Le « Front de gauche » a également paralysé le PCF, en particulier ses directions, pendant de longs mois de tractation sur la composition des listes, de calculs politiciens dont Mélenchon est si friand. En cherchant à additionner les sigles d’organisations groupusculaires de « gauche », il a gravement divisé le PCF.

Cette stratégie politicienne continue à détourner le PCF des entreprises et des quartiers populaires, dramatiquement quand on mesure l’explosion de l’abstention et la remontée du FN.

 

Il faudra que les choses soient dites et entendues dans le Parti. La méthode Coué de la direction et son autoritarisme ne peuvent plus durer. C’est une priorité pour l’avenir de notre parti mais aussi pour le pays, pour débloquer la perspective politique.

 

Les mauvais résultats du NPA et de LO montrent ce que ces organisations gauchistes représentent réellement sans le soutien des media.

 

Par son ancrage dans le pays, sa théorie et sa forme d’organisation historiques, le PCF peut et doit répondre aux exigences de l’alternative politique anticapitaliste qu’appellent les luttes et des fractions de plus en plus larges des couches populaires et intermédiaires. A condition que les communistes ne laissent plus la direction de notre parti tourner le dos à sa raison d’être, en faire un parti comme les autres.

 

Deux jours après le deuxième tour, le 23 mars, aura lieu la journée de grève et de manifestation interprofessionnelle à l’appel de cinq centrales syndicales. Pour défendre les retraites, les services publics, l’hôpital, l’école ou l’industrie, il s’agit plus que jamais pour les communistes d’être au cœur, à l’impulsion des luttes et non « à leur côté », de redonner entièrement son indépendance du PCF pour la remettre au service des travailleurs.

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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 22:03
Même avertissement qu'avant d'autres articles de ce type. La stratégie du Front de gauche, imposée d'en-haut, conduit à des divisions (voulues) dans le PCF et à des positionnements conjoncturels différents des communistes qui veulent "faire vivre et renforcer le PCF", selon les situations locales.
La rédaction de vivelepcf se place dans le refus de la dilution du parti dans le Front de gauche et de son alignement sur la social-démocratie, les deux n'étant absolument pas contradictoires. Elle rejette aussi, dans son choix d'articles, les appels de groupes et de personnalités à faire une sorte de 'front d'extrême-gauche", même avec le mot "communiste".
En dehors de cela, il lui semble important, derrière les différences locales, malgré la période toujours sensible de campagne électorale, de marquer la cohésion profonde qui existe entre de très nombreux communistes en France pour défendre et développer le PCF sur ses bases, sa théorie révolutionnaire, sa forme d'organisation, son histoire.
La rédaction de vivelepcf



Déclaration de communistes de Dordogne à l'occasion des élections régionales


A moins d’un mois du premier tour des élections régionales, nous avons pris ensemble la décision de rendre public ce texte.

La situation politique, les échéances à venir, et la stratégie des directions de notre Parti nous amènent à assumer toutes nos responsabilités.

 

Une situation où nous pouvions faire autre chose.

 

Les prochaines élections régionales vont se dérouler dans un contexte original. En effet, l’ensemble des formations composant la gauche est confronté à une crise sans précédent. Notre société aspire à de grands changements. Chaque jour qui passe montre bien le vrai visage du Sarkozysme, les maux qu’il suscite et sa volonté de ne pas résoudre les problèmes posés à notre société de par son adhésion sans réserve au pire des libéralismes. Les gens prennent conscience de la volonté du gouvernement et du président de transformer le modèle français avec tous les acquis sociaux qui le composent en modèle libéral où seule la compétition entre les personnes règne en maitre, où seul les plus forts parviennent à s’en sortir.

 

La crise politique que nous vivons est la conséquence directe de cette situation. La gauche française est malade de son incapacité à proposer de véritables projets politiques susceptibles d’entrainer l’adhésion des masses et de créer une dynamique pour le changement.

 

Le Parti Communiste Français, avec son histoire, ses engagements, pouvait trouver ici un rôle à sa mesure, créer les conditions d’un débat à tous les niveaux pour mettre sur la table des perspectives à construire avec notre peuple dont les membres les plus pauvres se réfugient dans l’abstention de plus en plus nombreux à chaque nouvelle échéance électorale.

 

Or, il n’en a rien été.

 

La direction nationale du PCF a persisté dans sa stratégie mortifère pour notre Parti tout en continuant  à s’enfermer dans une démarche de plus en plus stérile.

 

Le « front de gauche », opportunément créé lors du départ du PS de MELENCHON et de ses troupes pour les élections européennes à été l’occasion d’une campagne vide de tout sens, clôturée par une illusion de redressement causée par l’élection de 5 députés européens. A peu de choses près, nous aurions tiré un bilan tout autre. La modestie s’imposait, ainsi qu’une réflexion de fond, or, aucun débat n’a été mené avec les communistes. C’est ainsi qu’on en est arrivé à cette proposition de reconduire le front de gauche pour les échéances de 2010.

 

Un front de gauche et une dangereuse dérive gauchiste.

 

Le choix stratégique du Parti est sujet à caution car il semble que la démocratie et la possibilité donnée aux communistes de débattre et de s’exprimer est devenue un mot creux pour les directions de notre Parti.

 

Nous avons déjà eu l’occasion de nous émouvoir de l’évolution gauchisante du discours et des actes de Jean-Luc MELENCHON, tout en constatant sa proximité de plus en plus évidente avec les thèses de BESANCENOT, notamment sur l’idée de deux gauches inconciliables.

 

Nous avons déjà eu l’occasion de dire que la dérive du PCF vers l’extrême-gauche serait une impasse pour notre Parti et pour notre peuple.

 

Pourtant, rien n’y a fait, notre direction a persisté dans la voie qu’elle s’est choisie, et nous nous sommes embarqués dans une préparation absurde de l’échéance régionale de cette année, parsemée de coups politiciens, de claquements de mentons et d’éloignement de plus en plus marqué des attentes des électeurs.

 

Le Président sortant PS de la région nous avait proposé de débattre des enjeux de la gestion régionale, nous avons refusé de lui répondre sans raisons, alors que  l’occasion de confronter nos points de vue, voire de construire un contrat pour aller vers une nouvelle gestion de la région à faire partager à ses habitants nous était donnée.

 

Nous n’y avons pas répondu, nous nous sommes encore plus enfermés dans une dérive gauchisante.

 

Alors que nous avions voté une offre politique, le premier texte du Front de gauche annonce comme premier objectif un nouveau rapport de forces à gauche. Le front de gauche commence sa campagne en se trompant complètement sur l'analyse politique.

 

Cerise sur le gâteau, nous apprenons que la tête de liste régionale serait réservée au Parti de Gauche au titre de l’accord national du Front de gauche. A aucun moment, les militants, les membres des directions départementales n’ont eu à en débattre.

 

De plus, des négociations étaient en cours avec le NPA, les alternatifs, la FASE, outrepassant le cadre de l’offre politique décidée par la conférence régionale; nombre de ces organisations n'existant que par leur nom et leur volonté de faire disparaître notre Parti.

 

 

Aujourd’hui, nous savons que cette alliance de la « gauche de la gauche » ou de « l’autre gauche » chère à Jean Luc MELENCHON n’a pas pu se conclure dans notre région. Nous constatons cependant les glissements qui ont pu se faire dans les discours, notamment lors de la présentation de la liste départementale où on a pu entendre des surenchères de déclarations dans le même sens

 

Nous condamnons les renoncements successifs de nos dirigeants à tous les niveaux. Cette attitude amène des positionnements illisibles, et surtout l’amorce de l’effacement du PCF au profit de nouvelles forces aux profils et aux projets indéterminés.

 

Un refus de toute démocratie interne

 

Nous nous retrouvons aujourd’hui enfermés dans une nasse dont il sera difficile de sortir. Comment en est –on arrivé là ?

 

La cause principale en est le refus d’organiser le moindre débat sur ces questions qui engagent pourtant l’avenir de notre Parti.

 

Pour exemple, en Dordogne, depuis septembre, seulement cinq réunions du Conseil Départemental.

 

Aucune réunion pour débattre des têtes de listes, aucune consultation des militants sur leur validation, aucune information communiquée aux responsables départementaux et de section.

 

Le seul courrier envoyé aux animateurs de la vie du Parti dans la période se limite à leur demander d’organiser des cérémonies de vœux afin de lancer une campagne dont ils ignorent les tenants et les aboutissements.

 

Cette situation est intolérable.

 

Les membres du PCF de Dordogne dont les noms suivent ne se retrouvant en rien sur le contenu politique tel qu'il est défini en aquitaine

 

  • rejettent l’effacement du Parti tel qu’il est organisé,
  • refusent de s'associer à toute dérive gauchiste qui ne correspond pas à notre identité,
  • condamnent l’ingérence de « partenaires extérieurs » dans nos choix, ce qui nous amène à croire qu’il n’y a plus de souveraineté des communistes,
  • refusent l’opacité du fonctionnement du plus haut niveau jusqu'à la direction fédérale, qui par ses rétentions successives d’informations a empêché tout débat des communistes.

 

C’est pour ces raisons que nous, adhérents, militants, élus et responsables du PCF, nous avons décidé d’assumer nos responsabilités et nos convictions en ne participant à aucune campagne du type front de gauche pour toute élection qui se déroulerait dans les mêmes conditions actuelles de reniement.

 

Nous n’abandonnerons pas pour autant le terrain, nous avons l’intention dans les prochaines semaines de lancer une campagne politique sur les positions du PCF ainsi qu'un vaste débat dans notre Parti et en dehors sur la question qui devient centrale : l'avenir du communisme et de son organisation indispensable de Parti.

 

Jean-Pierre DELAGE- Jean-Luc DELAGE – Marie-Hélène DELAGE – Claude DELPLANQUE – Yvette MENOT – Camille CLAUD – Noël COSTE – Jacqueline CLAUD – Claude EXMERI – Francis CHOULY – Alain CHABANAUD – Nicole CHABANAUD – Marie-Claire OUZEAU – Véronique CLAUD – Pierre MARCEAU – Marie MARCEAU – Marcel BOYER – André BARRUCHE – Annie BARRUCHE – Emile DUBOIS – Philippe LE GUILLOU – Henri PENARD – Huguette PENARD – Jean FONCY – Catherine RAT – André RAT – Pierre ROCHE – Huguette BURGUET – Fernand BURGUET – Michèle BURGUET – Nicole BURGUET – Albert BEUNE – Fernard BOISSARD – Gilbert BOISSARD – Jean BOISSARD – Pascal BONNEAU – Lucien BOYER – Gérard COSTE – Jean-Yves DESVALOIS – Laurent DESVALOIS – Liliane DESVALOIS – Yvette DESVALOIS – Gilbert MIGNOT – André   FONCY – Raymond JARRY – Hélène FRICOUT – Paul JAVANAUD – Marie MAZABREAU – Serge FRICOUT – Thierry SAURET – Jean-Claude QUEROI – Xavier ROCHE – Daniel LANGEVIN – Josiane THEBAULT – André CHAMBON -

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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 22:00

Pierre Juquin, président du Comité de soutien à Europe-écologie en Auvergne

 

Nous apprenons que Pierre Juquin, ancien dirigeant du PCF, notamment dans les années 70 et au début des années 80, préside le comité de soutien à la liste « Europe-écologie » pour les élections régionales en Auvergne.

La question n’est pas de condamner la personne, qui assume ses choix mais de constater. En 1988, il se présentait aux présidentielles, soutenu par les restes du PSU, par Krivine et par une partie de « l’autre gauche », contre la candidat du PCF, André Lajoinie. Dans les années 90, largement retiré des affaires publiques, après avoir participé à un mouvement « Rouge et vert », il passe au PS. Maintenant à Europe-Ecologie dans la mouvance de Cohn-Bendit et de Bové. Disons aussi que Juquin fut un dirigeant apprécié du PCF.

Non, la question pour nous, c’est d’analyser la dérive personnelle de bien des dirigeants communistes vers un humanisme mièvre, teinté de vert, une approbation croissante du mythe de l’UE du Capital, une résignation ou même une adhésion au réformisme et à la social-démocratie jusqu’à la négation de la lutte des classes et du rôle de l’organisation communiste.

Nous ne pouvons pas ne pas constater, au vu des phases précédentes, combien ces poissons-pilotes sont suivis dans cette dérive par une grande partie de la direction du PCF.

Pour aboutir au même point d’arrivée ?

Les « rénovateurs » comme Juquin sont retournés tout bonnement 90 ans en arrière, avant la création du PCF. Les communistes ne peuvent se laisser entraîner dans leur sillage.

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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 13:36

Le rejet du Modem n’est pas un gage d’ancrage à « gauche »

 

Quand le PS s’allie au Modem, ce n’est pas pour mener une politique « vraiment de gauche ». Certainement.

Quand le PS ne s’allie pas au Modem, est-ce pour autant pour mener une politique « vraiment de gauche » ? On connaît la réponse !

 

Il ne faudrait pas aujourd’hui que ce raisonnement spécieux serve à masquer les enjeux politiques de fond de la campagne des élections régionales, les conditions d’une alliance du PCF (embarqué dans le Front de gauche) avec le PS au second tour, d’une éventuelle participations aux exécutifs régionaux.

D’autant plus que le PG fait, à la manière politicienne qu’on lui connaît, du refus du Modem son autolégitimation, facile, comme parti de « gauche » différent de sa maison-mère le PS, à peine quittée.

 

Le Modem c’est quoi ? Est-ce même vraiment un parti ?

Francois-Bayrou.jpgCela ressemble plutôt à un assemblage disparate issu de l’opportunité ouverte par le résultat de François Bayrou aux présidentielles au nom de l’UDF puis de sa décision de se placer en opposition à Sarkozy. L’opportunité attirant les opportunistes, on y retrouve des écologistes, verts de « gauche » (Benhamias) ou bleus (Lepage), des repentis de bien d’autres formations. Bien qu’ils naviguent à vue, Bayrou et son noyau de fidèles ne pourront pas faire oublier que leur engagement a commencé chez Lecanuet et les jeunes giscardiens, c'est-à-dire au centre de la droite. Leurs positions actuelles pour augmenter encore les exonérations de cotisations patronales, les aides aux entreprises en témoignent.

 

Mais le pari d’un nouveau parti fourre-tout au « centre » a déjà échoué. La baudruche se dégonfle dans les sondages, rendant les rodomontades anti-modem encore moins courageuses et significatives.

 

Aux municipales de 2008, ces PG, alors bons élus socialistes, et même certains élus du PCF étaient moins bégueules quand des têtes de liste de « gauche » intégraient des Modem sur leur liste au 1er tour (Dijon, Grenoble, Roubaix…) ou au 2ème tour (Marseille, Lille, Aubagne…). A Paris, Delanoë n’a cessé de tendre la main au Modem que lorsqu’il a été convaincu qu’il n’aurait pas besoin de leurs voix pour garder la mairie centrale et gagner des mairies d’arrondissement.

Nous nous rappelons, amusés, combien nos motions dans nos sections de Paris pour que les candidats communistes menacent de se retirer des listes en cas de fusion avec le Modem ont suscité de sueurs froides.

 

Aujourd’hui, avant les régionales, la question du Modem n’est pas, n’est plus au centre de cette préoccupation: « quelle politique les régions de « gauche » vont-elles mener ? ».

 

Aux municipales à Paris, les représentants du PCF, ayant rendu impossible tout autre choix, ont rejoint les listes Delanoë dès le 1er tour, sans aucun engagement écrit. On nous a expliqué qu’un accord nous aurait « enchaînés ». Du coup effectivement, rien ne retient nos élus pour approuver le social libéralisme à la Delanoë, les externalisations de services publics comme le soutien à la spéculation immobilière !

 

Dans une quinzaine de régions (à l’exception notable du Nord-Pas-de-Calais), les élus communistes, PG ou divers « front de gauche » font partie de la majorité et des exécutifs à dominante PS. Force est de constater que ces régions n’ont pas constitué un point d’appui pour résister à la politique du pouvoir, qu’elles l’ont largement accompagnée, malgré des différences régionales.

On repart pour un tour, notamment nous, le PCF, avec ou sans « Front de gauche » au 1er tour? Non !

 

Mélenchon fanfaronne à l’avance d’avoir empêché une improbable alliance avec le Modem tout en tendant la main au pire anticommuniste, au principal partisan de l’alliance « gauche »-modem : Daniel Cohn-Bendit.

Le principe des listes de « Front de gauche » a été imposé sans même une ébauche de programme.

 

Malgré cela, il est encore temps pour les communistes de mettre en avant des axes de lutte pour les électeurs, de poser devant eux nos conditions pour un désistement sur les listes PS, pour une fusion avec les listes PS au second tour, pour une éventuelle participation aux exécutifs régionaux. Par exemple :

Fin des aides aux lycées privés !

Monopole des transports ferroviaires à la SNCF (hors filiales) contre la perspective d’appels d’offre, de concurrence et le démantèlement des ateliers de maintenance !

Refus et mobilisation contre toute nouvelle régionalisation de services publics nationaux ! 

 

L’opposition à Georges Frèche permet au PS national de se refaire, à bon compte, une image de gauche. Communistes, nous ne saurons nous contenter de l’effet d’optique d’une opposition au Modem le gage de « gauche » du « Front de gauche ».

Parce que les communistes défendent l’intérêt des gens, des travailleurs, dont ils font partie, loin des calculs d’opportunité électorale.

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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 10:35
Vous trouverez en lien ci-dessous le tract de la Fédération du PCF du Var pour les régionales. Il nous semble intéressant comme expression communiste dans une situation de liste  "Front de gauche", voulue par certains, contrainte et subie par d'autres camarades.

Quatre pages du PCF Var

Cette publication ne signifie évidemment pas que la rédaction de vivelepcf adhère soudainement à la stratégie du "Front de gauche" pas plus que la publication d'un article dénonçant les agissements de Mélenchon en Lorraine signifie qu'elle adhrèrerait au principe de liste d'union avec le PS au premier tour.
Le choix de listes de rassemblement présentées par le PCF correspondait, pour nous, à la réponse aux attentes des luttes, à la rupture nécessaire avec la logique institutionnelle de la "gauche" d'alternance et à la nécessité du renforcement du PCF.
Ensuite, selon les contraintes de chaque région, dans le contexte d'extrême confusion provoqué par la stratégie du "Front de gauche", les camarades font au mieux pour ces objectifs.

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