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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 20:45

BREVE : Nicolas Hulot a voté Mélenchon. Mélenchon est ravi. Les mêmes se retrouvent !

vivelepcf, 22 juin 2012

 

Nicolas Hulot a révélé aux médias qu’il avait voté Mélenchon au premier tour de la présidentielle.

L’ancien compétiteur d’Eva Joly à la primaire des Verts progresse vite en politique politicienne.

Dans l’élégance et le fair-play, il rejoint Bernard Kouchner, autre globe-trotteur, qui, à peine élu député européen en 1994 sur la liste de Michel Rocard, se répandait sur son vote pour une autre liste, celle, alors en vogue, de Bernard Tapie.

nicolas-sarkozy-nicolas-hulot_Hulot.jpgHulot, voyeur héliporté de la planète, a été propulsé conseiller universel en matière de développement du capitalisme « environnemental ». Sarkozy a été le premier client de ses prestations.

Maintenant Hulot se retrouve dans le discours de Mélenchon : « Pendant la campagne, j'ai trouvé chez Mélenchon plus de pédagogie sur ces sujets, sur la régulation de la finance, sur la planification écologique. Je l'ai trouvé plus performant sur ces sujets".

Rien d’étonnant !

Les plus ardents partisans du Front de gauche d’aujourd’hui s’étaient déjà rangés derrière le réactionnaire José Bové en 2007.

Depuis quelques années, Mélenchon s’est saisi du créneau environnemental. Dans une interview aux Echos, publiée le 16 mars 2012, il estime : «  La planification écologique est un défi scientifique et technique lancé à toute notre industrie. Elle lui donne une ligne. Plutôt que la règle d'or, appliquons la règle verte qui consiste à mobiliser toutes nos capacités pour apurer la dette écologique. Les investisseurs n'ont aucune raison d'avoir peur. » Le capitalisme vert avec les étoiles de l’UE !

Certains n’ont pas vu, n’ont pas voulu voir, ont voulu oublier, les offres indécentes de Mélenchon à l’anticommuniste viscéral Cohn-Bendit, qu’il tutoie, avant les élections régionales de 2010 (notre article en lien avec une vidéo savoureuse).

Il règne une profonde communauté d’esprit chez tous ces opportunistes : Hulot,  Bové, Cohn-Bendit, Cochet (ex président du groupe GDR où siégeaient les députés PCF), Mélenchon…  

Que cherchent les dirigeants du PCF avec ces politiciens teintés de vert, avec leur Front de gauche ?  Nous ne le savons que trop !  

Le cancer de la planète, de notre « environnement » social, économique et écologique, c’est le capitalisme et ceux qui le servent !   

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 09:34

Remaniement ministériel : Robert Hue finalement recalé !

Vivelepcf, 22 juin 2012

120621_Hue_meeting_hollande.jpgRobert Hue devra se contenter de son siège de sénateur (élu en 2011 sur la liste PS/Front de gauche), son mouvement, le MUP du siège de député du Val d’Oise que le PS vient de lui octroyer. Finalement, il ne figure pas dans la liste des nouveaux du 21 juin.

Sa nomination au gouvernement Ayrault était annoncée. Mais il semble qu’il ait souffert de la contrepartie de qualité principale pour le PS.

Avec son passé d’ancien secrétaire national du PCF, Robert Hue aurait apporté une caution « communiste » au gouvernement.  Mais son image est restée trop proche du PCF. Or la direction du Parti s’est trouvée, après son échec électoral, dans l’obligation d’adopter une posture plus à gauche dans la majorité et de décliner l’offre de rentrer au gouvernement.

L’arrivée de Hue au gouvernement aurait gêné le Front de gauche, un allié qui s’est avéré efficace pour Hollande et qui pourrait être amené à contenir à gauche les réactions que la politique d’austérité du gouvernement Ayrault ne manqueront pas d’entraîner.

Voir notre article sur R. Hue en lien.    

 

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 09:17

Robert Hue successeur, 10 ans après, de Mélenchon au gouvernement ?

Vivelepcf, 20 juin 2012

 

Robert Hue devrait faire son entrée au gouvernement Ayrault lors du remaniement limité qui aura lieu ces prochains jours. Ce ne serait pas une surprise. Il s’est affiché comme l’un des plus francs soutiens de François Hollande depuis des mois.

Sa nomination attendue devait attendre les législatives dont le résultat allait fixer l’étendue de la caution « communiste » du gouvernement.

Réduit à 7 députés, la direction du PCF a découvert lundi 18 juin que les conditions n’étaient pas rassemblées pour y aller. Du côté des « ex », Patrick Braouezec (de la FASE – 2 députés rescapés) et Jean-Pierre Brard, tous les deux battus dans les circonscriptions dont ils étaient sortants, ne peuvent plus prétendre à rentrer au gouvernement.

Ne reste donc que Robert Hue.

Depuis 2009, il est à la tête d’une nouvelle formation politique groupusculaire, le « MUP », Mouvement unitaire pour le progrès. Mais il continue de se prétendre communiste et doit sa notoriété à son passé de secrétaire national du PCF de 1993 à 2001 (puis président du PCF jusqu’en 2003).

Le PS aide le MUP à avoir une existence minimale en termes d’élus et de moyens. Le successeur de Robert Hue comme maire de Montigny-lès-Cormeille, Jean-Noël Carpentier, vient d’être élu député du Val d’Oise. Il était soutenu par le PS au 1er tour. Le PS avait déjà octroyé au MUP quelques places de conseillers régionaux en 2011.  

En revanche, Patrice Carvalho, qui vient de retrouver un siège de député dans l’Oise l’a été sous l’étiquette Front de gauche et non MUP. Il avait adhéré au mouvement de Robert Hue en 2009 puis figuré sur la liste PS aux régionales en Picardie (ni sur la liste Front de gauche, ni sur la liste communiste conduite par Maxime Gremetz). Mais il a choisi cette année de faire campagne pour Mélenchon au 1er tour et, dans sa circonscription, le PS a fini par désigner un candidat « divers gauche » à côté de lui.

On aurait tort de penser que Robert Hue et la direction du PCF n’ont plus du tout de rapport.

Jusqu’il y a quelques semaines, il était encore président de la fondation politique du PCF, la fondation « Gabriel Péri ». En septembre 2011, il était candidat désigné par le Front de gauche et le PCF sur la liste socialiste aux sénatoriales. Sa nomination au gouvernement fera d’ailleurs perdre un siège au groupe CRC-SPG au Sénat.

120620_hue_senat.jpg  

Robert Hue, Marie-George Buffet, Pierre Laurent ont initié ensemble le processus de « mutation » du Parti à partir de 1994 qui s’est poursuivi jusqu’aux transformations actuelles, en passant par la participation au gouvernement Jospin. Après l’effondrement électoral de 2002, la personne de Robert Hue a été disqualifiée, sinon sacrifiée. Après le 1,9% de Buffet en 2007, il a pu resurgir mais plus comme avant dans le PCF.

Buffet a été ministre entre 1997 et 2002. Sans doute au poste de ministre délégué à la formation professionnelle, occupé 10 ans auparavant par Mélenchon, Robert Hue le sera à partir de 2012.

A son tour de bénéficier de la récompense de son action politique !

(la photo à droite remonte à 2002)

120620_Hue_JLM.jpg

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 09:10

Le rejet de la participation du PCF au gouvernement Ayrault ne peut pas être une décision tactique


Emmanuel Dang Tran, Vivelepcf, 18 juin 2012

 

Le second tour des élections législatives a strictement confirmé les tendances du premier. L’abstention atteint un nouveau record. La droite est sanctionnée après Sarkozy. Hollande et Ayrault bénéficient d’une majorité à gauche. L’extrême-droite continue à progresser dangereusement dans son rôle de fausse opposition au système. L’essoufflement du Front de gauche ramène le PCF à 7 députés, 2 apparentés (refondateurs) et le PG à 1 député.

 

Pour le PCF, c’est la plus faible représentation à l’Assemblée depuis 1920. Le Front de gauche n’a pas pu masquer le nouveau et grave recul du vote communiste. Cette stratégie, dans la poursuite des mutation, transformation du PCF etc. depuis 15 ans, effaçant l’organisation du Parti, alignant ses positions sur celle de la « gauche » donne les mêmes résultats, élection après élection.

 

120618_ministres.jpgAujourd’hui, 18 juin 2012, le Conseil national du PCF se réunit avec un ordre du jour lapidaire : « Après les élections législatives, le positionnement et les engagements du PCF dans la nouvelle situation politique. » Aucun document portant une réflexion préalable n’a été mis en discussion des membres du CN, encore moins des communistes.

Pourtant, c’est entre aujourd’hui 18h00 et demain 20h00 que les adhérents du Parti seront consultés sur les conditions d’une éventuelle participation au gouvernement Ayrault.

Nous sommes quelques membres du Conseil national à demander avec insistance depuis des mois (voir les comptes rendus) que ce débat essentiel soit ouvert dans le Parti. C’est une orientation politique essentielle qui ne devait pas être esquivée devant les électeurs. Rappelons que les communistes ont été privés du congrès de 2011 qui aurait dû fixer un programme politique, comprenant les conditions d’une participation à une majorité de gauche plurielle.

La direction du Parti a refusé d’ouvrir le débat, arguant qu’il fallait attendre les législatives.  

Le résultat n’était pourtant guère susceptible de changer fondamentalement l’orientation de Hollande et Ayrault ! L’échec historique du PCF, en termes d’élus, sanctionne, entre autres, ce refus de se positionner.

Avant les présidentielles, Mélenchon a pu se poser par sa grandiloquence et ses surenchères en critique de son parti d’origine le PS, bien que ses propositions et le programme « partagé » soient en réalité assez compatibles avec les premières orientations de Hollande.

Le soir du 1er tour, il se rallie « sans conditions » sur Hollande, au nom du Front de gauche, mais sans attendre l’avis des communistes ou des dirigeants du PCF. Objectivement, le Front de gauche a joué un rôle de rabatteur pour le PS.

Entre les présidentielles et les législatives, les dirigeants du PCF ont salué les premières mesures du nouveau gouvernement. Ils ont tendu des perches au PS, augmentation du SMIC, projet de loi sur les licenciements « boursiers », sur ce qui  pourrait représenter une inflexion à « gauche » de la politique de Hollande et une condition d’une entrée du PCF au gouvernement, comme Hollande et Ayrault le proposent.

Il est inacceptable que les communistes, en pleine campagne électorale, aient été réduits à conjecturer, d’après des interviews dans la presse, les intentions de la direction du Parti.

Nous sommes quelques uns au CN du 11 mai 2012 à avoir dénoncé les modalités de la consultation des communistes, sa précipitation. La direction s’est laissé toute latitude pour décider seule. Le principe d’organisation d’un vote n’avait même pas été retenu au CN. Le vote, sur un texte connu au dernier moment, n’a été décidé, sous la pression de la base, qu’ensuite.

On sait que la « Conférence nationale » qui se réunira mercredi pour ratifier la décision est structurellement représentative des directions du Parti.

Pour nous, le résultat des législatives ne changent rien. Mais il affaiblit la position de ceux qui voulaient justifier une participation au gouvernement par la possibilité de « tirer à gauche » le PS au Parlement. Ce n’est plus du tout crédible maintenant. Ce n’est pas le groupe au Sénat, octroyé par le PS, qui pourra peser...

La ligne, érigée en principe dans les années 90 avec la « Mutation », que les communistes sont plus efficaces dans les institutions, a été durement contredite par les faits entre 1997 et 2002, conduisant à l’affaiblissement que l’on sait. On pourrait étudier de même les résultats des participations aux exécutifs régionaux et départementaux PS. Plutôt que de tirer à gauche, le plus souvent, on donne une caution de gauche.

Certains se souviennent de la consultation des communistes de 1997 et de comment la direction d’alors a fait passer la participation au nom d’un accord « secret » avec Jospin qui aurait prévu l’augmentation de 8% du SMIC et l’arrêt des privatisations. Un mois plus tard France Télécom était partiellement privatisé avec l’appui des ministres communistes et le SMIC n’était revalorisé que de 4%.

Les communistes n’accepteront pas la même opération en 2012.

Pour nous, la question de la participation au gouvernement ne peut pas être une question tactique. La question n’est pas non plus de savoir comment le PCF peut soutenir le mieux la majorité, avec ou sans ministres. Mélenchon, ancien ministre, a déjà annoncé que lui-même et le PG refuseraient de participer au gouvernement Ayrault. Mais c’est pour mieux le soutenir de l’extérieur sur un positionnement gauchiste.

Pour nous, il est nécessaire de caractériser la politique de Hollande et ce n’est pas difficile. Le gouvernement mène et mènera une politique d’austérité au service du capital, sous l’égide de l’UE, donnant quelques gages très légers « à gauche », avant d’engager un virage encore plus antipopulaire.

L’heure est à préparer la riposte, lancer de grande campagnes de lutte, ce qui implique évidemment de ne pas participer au gouvernement, mais aussi de ne pas se ranger dans sa majorité.

Nous invitons les communistes à exprimer cette opinion lors de la consultation des 18 et 19 juin. Chacun appréciera si la déclaration qui va être présentée au CN d’aujourd’hui permettra de l’exprimer par un vote.      

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 20:46

Après les législatives : solder l’opération Front de gauche et remettre le PCF en situation d’élever la riposte à la politique du capital

 

EDT pour vivelepcf, 11 juin 2012

 

Jean-Luc Mélenchon a joué. Il a perdu son pari politicien. Il va repartir du Pas-de-Calais comme il y est venu. Il pourra continuer à siéger au Parlement européen où le Front de gauche a assuré une reconversion à l’ancien sénateur PS.

A la fin du cycle électoral dans le Front de gauche, le PCF va se retrouver avec au mieux 7 députés (18 en 2007) qui ne pourront pas constituer de groupe à l’Assemblée nationale avec les 2 ou 3 refondateurs et PG en ballotage. Pour les militants communistes, ce résultat fait mal.

En 1958 aussi, notre parti n’avait eu que dix élus mais avec 20% des voix, 400.000 militants et une identité et une ligne claires… on en est très loin en 2012.

En 2012, il est temps de remettre en cause la stratégie suivie avec le Front de gauche, dans la suite des collectifs anti-libéraux, de la « mutation » du PCF depuis au moins le congrès de Martigues de 2000.

La base de l’existence du Front de gauche est, depuis sa constitution en 2008, avant tout électorale. Même sur ce plan, le résultat n’est pas concluant. Le soufflé médiatique, monté sur la personne de Mélenchon avant la présidentielle avait commencé à retomber le soir du 22 avril. Le 10 juin, malgré l’implantation des élus locaux communistes, le Front de gauche perd plus de la moitié des voix qui s’étaient portées sur lui et subit de lourdes pertes en particulier dans les secteurs traditionnels du vote communiste.

S’effacer dans le Front de gauche devait renforcer le PCF notamment en termes d’élus : c’est le contraire qui se produit après déjà l’effondrement dans les conseils régionaux.

Le résultat le plus marquant et inquiétant du 1er tour des élections législatives est le niveau inédit de l’abstention : 42,8%. Le Front de gauche n’a pas contribué à inverser la tendance lourde.

Pour une part, l’abstention aux législatives est certes due à l’aggravation de la présidentialisation du régime depuis l’avènement du quinquennat. L’élection présidentielle concentre et réduit tous les enjeux. Comment la direction du PCF (Hue-Buffet) a-t-elle pu en 2000 s’abstenir devant le projet Chirac/Jospin ? Le Front de gauche s’est malheureusement coulé dans ce système en personnifiant au maximum ses campagnes, même celle des législatives, derrière la figure de Mélenchon.

Mais le niveau de l’abstention s’explique aussi par l’absence de véritable alternative.

Pour beaucoup, la seule chose qu’il y avait à attendre des élections, c’était se débarrasser (ou non) de Sarkozy, sans illusions. C’est fait. Presque automatiquement  Hollande allait disposer d’une majorité parlementaire.  C’est quasiment fait.

Pour battre la droite, le vote Front de gauche n’est pas apparu utile, encore davantage après le désistement « sans conditions » du leader Mélenchon sur Hollande et les encouragements répétés des dirigeants du PG et du PCF aux premières mesures du gouvernement Ayrault.

Le Front de gauche a essayé de se poser comme meilleur rempart contre l’extrême-droite. Mélenchon a fait le calcul politicien de faire don de sa personne face à Marine Le Pen.

Les résultats dans le Pas-de-Calais le montrent gravement : Se servir de Le Pen comme faire-valoir est irresponsable. Elle sort archi-gagnante du « duel front contre front » et progresse d’encore 10% dans sa circonscription pour atteindre 42%.  

120611_Melenchon_Poly.jpgS’il s’agit seulement d’empêcher le FN d’avoir des élus, le vote PS est plus efficace.

S’il s’agit de seulement d’exprimer un rejet du racisme anti-immigrés du FN et d’une bonne partie de la droite, le vote PS paraît aussi plus efficace. La perte de 5 sièges sur 8 en banlieue parisienne et du seul siège sortant en banlieue lyonnaise est particulièrement dure à encaisser, encore plus quand on songe à l’implication des militants communistes.

Pour démonter la démagogie « anti-système » de l’extrême droite, il y a besoin non d’un ex-cacique du PS qui se joue les Zorros mais d’une organisation militante ancrée dans le monde du travail, comme l’était et l’est encore un peu le PCF. Pour démonter la démagogie sociale de l’extrême droite, il y a besoin des positions de rupture que portait le PCF, notamment contre l’UE.

« Peser à gauche du PS », « tirer le PS à gauche » : cette perspective du Front de gauche n’a pas pris. L’expérience l’a toujours montré après 1981 ou 1997: ces formules se traduisent dans les faits par l’apport d’une caution de « gauche » à la politique de la social-démocratie.

Les jeux de scène et la grandiloquence du candidat avant la présidentielle ont pu masquer qu’il se contentait de surenchérir sur le programme de Hollande, contribuant à le présenter comme allant dans le bon sens. Depuis le 6 mai, il n’est plus possible de traiter Hollande de « capitaine de pédalo ». Sortant de l’Elysée le 5 juin, le toujours Maastrichien Mélenchon a souhaité que Hollande « puisse aller au bout de sa tentative de conciliation européenne »…  

Actuellement, au moment où Hollande et Ayrault tentent d’incarner une gauche raisonnable, mais quand même la gauche, le système n’a pas besoin, en France d’un deuxième PS, d’une social-démocratie de substitution.  

En revanche les travailleurs et le peuple vont avoir besoin de l’existence et du renforcement du parti communiste. C’est aussi l’attente qu’a traduite la sympathie réelle bien que limitée selon les couches de la population, envers le Front de gauche dans sa période d’essor médiatique.

Vraiment, il y a des choses qui ne peuvent plus durer dans notre Parti.

La direction a esquivé tous les débats de fond sur la stratégie du Front de gauche, écarté systématiquement les communistes de la décision. En 2008, le Front est créé en marge du 34ème congrès. Le principe des candidatures Front de gauche en 2012 est imposé lors d’un congrès non statutaire en juin 2010. Le congrès normal de 2011 a été annulé, empêchant une définition collective des axes de campagne. Le programme « partagé » est tombé, après coup, du ciel. Etc.

Il faut remettre les choses à plat et dès maintenant.

Bien sûr, notre première tâche est d’assurer la défaite de la droite.

Mais le débat sur la participation éventuelle au gouvernement ne peut pas se dérouler comme il est programmé, avec consultation des communistes en 24h chrono entre le lundi 18 juin à 18h00 et le mardi 19 à 18h00 avant que la direction décide seule en « conférence nationale ». Comme nous sommes plusieurs membres du Conseil national à le demander depuis des mois, le Comité exécutif ou même le secrétaire général doivent mettre en discussion d’urgence une orientation. Les résultats définitifs des législatives, prévisibles, ne changeraient aux données du débat. L’alternative ne peut pas se limiter non plus à une question tactique : comment le PCF soutiendrait le mieux la majorité, avec ou sans ministres. Il est nécessaire de caractériser la politique de Hollande.

Pour nous, le gouvernement mène et mènera une politique d’austérité au service du capital, sous l’égide de l’UE, donnant quelques gages très légers « à gauche », avant d’engager un virage encore plus antipopulaire. L’heure est à préparer la riposte, ce qui implique évidemment de ne pas participer au gouvernement, mais aussi de ne pas se ranger dans sa majorité.

Dans cet état d’esprit, nous proposons que le Parti lance de grandes campagnes d’action, sur les positions de rupture les plus rassembleuses. Il faut se sortir de la logique électorale permanente, sinon électoraliste, du Front de gauche. Depuis des mois, sinon des années, les réunions de direction nationale et locale sont obnubilées par les négociations, les calculs, les marchandages politiciens du Front de gauche pour les élections successives. On commence à voir que la forme de campagne superficielle du Front de gauche ne rencontre pas durablement l’aspiration au changement, ne donne pas les moyens de lutter.

Nous proposons des actions nationales pour la retraite à 60 ans, avec retour aux 37,5 annuités et rétablissement intégral du financement solidaire par la cotisation sociale, contre la mise en concurrence du rail, pour le retour de La Poste comme établissement publique détenteur du monopole public de distribution du courrier, une grande campagne sur les salaires articulant revendications pour le SMIC et pour une échelle mobile etc.

Contrairement au Front de gauche, tournons-nous vers les luttes !

Depuis des mois, nous demandons un débat de fond sur la rupture avec l’UE du capital et l’euro. Directions du Parti et Front de gauche ne répondent à rien mais se posent en défenseurs de l’euro réorienté. Les positions défendues par le PCF contre Maastricht et les Maastrichiens tels Fabius ou Mélenchon sont-elles dépassées ? Comme le refus de l’intégration dans l’Europe du capital ? Ce débat est urgent.

Tout cela pose la question de la poursuite de la stratégie du Front de gauche.  Sa faculté de rassemblement durable sur des objectifs de rupture est nulle, on le constate. Le projet de recomposition politique supplantant le PCF ne cesse de se confirmer comme son orientation réformiste et sa structure de parti électoraliste tourné vers les catégories moyennes « politisées ».

Le PCF ne pourra pas faire l’économie de ces discussions fondamentales dans les mois qui viennent sous peine – est-ce le choix de certains ? – que se poursuive le processus de disparition qui évacue le PCF de l’Assemblée nationale aujourd’hui.

Les grandes luttes qui se préparent vont avoir besoin des communistes ! Reprenons en main notre parti, le PCF !   

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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 22:06

Le vote Front de gauche n’est pas le vote communiste !

 

Vivelepcf, 26 mai 2012 (copyright pour les cartes)


Certains voudraient voir dans le vote Mélenchon au 1er tour de la présidentielle une résurgence du vote communiste. L’objet de cet article est de montrer que cette assertion est fausse, que la question de la reconstitution du vote communiste, indissociable de l’organisation et de la ligne communistes, est plus que jamais posée.

 

On peut comprendre certains camarades veuillent se remettre du traumatisme du score réalisé par Marie-George Buffet en 2007. Mais ils oublient qu’elle était candidate sous les couleurs de la « gauche populaire et citoyenne ».

 

Une grande partie des dirigeants du Parti se sont lancés dans des comparaisons entre le résultat de Mélenchon, ceux de Buffet et de Hue. Leur intention est claire : faire valider la stratégie du Front de gauche, notamment par les communistes sceptiques, à qui l’on a difficilement extorqué un soutien à la candidature Mélenchon en 2011.

 

On ne manquera pas de remarquer une contradiction : Les mêmes qui situent en interne le vote Front de gauche dans la continuité du vote communiste sont ceux qui effacent le plus, vis-à-vis de l’extérieur, les références au PCF aux législatives… Sur les affiches, le sigle PCF est remplacé presque partout par… la tête du sauveur.  

 

Pour nous, la donnée de départ est évidente. Jean-Luc Mélenchon est socialiste. Le Front de gauche n’est pas un parti communiste. Son résultat électoral à la présidentielle ne peut pas correspondre à celui d’un vote communiste.

 

Arrive-t-il à retrouver le vote communiste passé ? Là encore, la réponse est globalement non.

Nous vous proposons trois cartes pour l’étayer.

 

La première est celle de la répartition du vote Marchais à la présidentielle de 1981, par département, en rapport avec sa moyenne nationale, 15,34%.

120528_carte_gm1981.jpgNous avons retenu cette référence parce qu’elle a souvent été citée pendant la dernière campagne et parce qu’elle est caractéristique de la carte historique du vote communiste.

Le vote communiste a fait l’objet d’un nombre très important d’études en interne et en externe. Il correspond à la place historique du parti de la classe ouvrière, à son implantation militante (qui en découle), en lien avec des particularités régionales telles que la concentration industrielle, la forme d’exploitation agricole dominante mais aussi la persistance des pratiques religieuses ou l’histoire plus récente, de la Résistance par exemple etc.

A peu de choses près, quelques mutations sociologiques géographiques, on retrouve la même carte des années 50 jusqu’à la fin des années 90. Ensuite, à partir de 2002, avec la participation au gouvernement Jospin et la destruction des organisations de base du Parti, le vote communiste se désintègre aux élections nationales.

 

La deuxième carte est celle de la répartition par département du vote Mélenchon à la présidentielle de 2012. Nous avons choisi le même dégradé de couleurs, en rapport avec la même référence, la moyenne nationale, 11,14%.

120528_carte_jlm_2012.jpgUn premier constat saute aux yeux : les deux cartes n’ont pas grand-chose à voir. Un deuxième : alors que les écarts départementaux sont très importants dans le vote communiste (les extrêmes : 4,7% et 27,7%), le vote Front de gauche est remarquablement homogène nationalement (7,1% et 16,9%).

 

La troisième carte traduit la différence, en proportions, entre les scores départementaux de Mélenchon 2012 et de Marchais 1981. Les tonalités les plus foncées marquent les départements, comme le Bas-Rhin, la Mayenne, l’Ille-et-Vilaine, où Mélenchon réalise un pourcentage deux fois supérieur à Marchais. Au contraire, les tonalités les plus pâles marquent les départements, comme le Pas-de-Calais, l’Aisne ou les Ardennes où l’ancien sénateur et ministre socialiste fait deux fois moins en pourcentage que l’ancien secrétaire général du PCF. La couleur intermédiaire correspond à la proportion moyenne nationale entre les 11,14% de JLM et les 15,34% de GM.  

 

 

La troisième carte est quasiment la carte inversée du vote communiste.

120528_carte_JLM-GM.jpgMélenchon fait beaucoup mieux que Marchais dans les zones où l’anticommunisme est traditionnellement fort : Alsace, Pays de Loire, sud du Massif Central… Il fait mieux que Marchais ou s’en rapproche dans certaines zones de force du PS : anciennes comme le Sud-Ouest, plus récentes comme la Bretagne.

Ce que l’on ne voit pas sur la carte par départements, sauf pour Paris, c’est les résultats qu’il atteint dans les villes-centres régionales. A Rennes, Marchais avait obtenu 9,1%, Mélenchon obtient  13,4% ; A Toulouse, Marchais : 15,1%, Mélenchon : 15,9% ; A Besançon, Marchais : 10,0%, Mélenchon : 15,5% ; A Strasbourg, Marchais : 4,9%, Mélenchon : 11,4% ; A Montpellier, Marchais : 12,4%, Mélenchon : 15,7%.

En revanche, Mélenchon est très en dessous dans plusieurs zones fortes du vote communiste, singulièrement le Nord et l’Est industriels. Dans le midi méditerranéen, ses scores sont en général plus élevés que sa moyenne nationale mais très en retrait sur ceux de Marchais. Dans le nord du Massif Central, il est également en retrait.

Ces comparaisons géographique traduisent de très grandes différences dans la répartition sociale entre le vote Mélenchon et le vote communiste.

En l’absence de possibilité de vote communiste et avec le soutien de la direction du PCF à sa candidature, ce qui est resté du vote communiste, éclaté, localisé ces dernières années est allé partiellement vers le vote Mélenchon. C’est indéniable. C’est notamment le cas dans les communes à direction PCF subsistantes, notamment en banlieue, où l’implication des équipes municipales a joué, même si le vote Mélenchon reste en retrait du vote Marchais.

Dans ces villes notamment (dans les dits « quartiers populaires », pauvres en fait), Mélenchon a capté une partie du vote des personnes « issues de l’immigration » africaine. Ces voix se sont massivement portées sur la gauche, pour des raisons évidentes, face au discours agressif anti-immigrés de Sarkozy et Le Pen, en grande majorité sur le vote Hollande mais aussi sur le vote Mélenchon. Pendant toute la campagne, ce dernier s’est nettement appliqué à cibler cet électorat.

Mais globalement les caractéristiques sociales du vote spécifiquement Front de gauche se distinguent largement de celles du vote PCF.

Schématiquement, son succès en centre-ville exprime une adhésion des catégories moyennes, plus éduquées, plus « politisées » dans le sens où elles s’intéressent plus à la vie politique, même dégradée. Son échec dans les secteurs industriels montre une défiance de la classe ouvrière pour laquelle le PCF avait constitué une référence politique. 

L’électorat rencontré par Mélenchon possède beaucoup d’analogies avec celui qui peut se reconnaître tantôt chez Besancenot, tantôt chez les écologistes. 

Ce constat ne saurait nous surprendre. Il nous renvoie au fait que Mélenchon est un socialiste, un notable socialiste, dont la campagne a reposé avant tout sur des effets médiatiques, au fait que le Front de gauche, organisation en formation dans l’esprit de l’expérience avortée des collectifs antilibéraux ou du phénomène de  l’indignation, n’a rien d’un parti de classe.

Il montre aussi que la tentative du sénateur honoraire de « faire peuple » en pratiquant un populisme revendiqué, en étudiant la vulgarité de ses formules, c’est-à-dire en méprisant fondamentalement les classes laborieuses, n’a pas pris chez elles.

A supposer que c’était son but, il a échoué par cette voie à contrecarrer la démagogie sociale, alliée au discours de haine, de l’extrême-droite. 

Notre problème n’est pas tant de démentir ceux qui prétendre voir dans le vote Front de gauche la suite du vote communiste que de souligner la gravité de l’absence des positions et de l’organisation communistes telles que le vote communiste les reflétait.

Le vote communiste était un vote structuré, appuyé sur une organisation militant à contre-courant du système capitaliste qui était parvenue à faire agir, à être le Parti jusqu’à ses directions, de ceux qui ont le plus intérêt à combattre le capitalisme : la classe ouvrière.

Voilà ce qu’il faut reconstituer, en écartant les leurres petits-bourgeois gauchistes et socialistes tour à tour ou en même temps, en renversant le processus de mutation-« transformation »-liquidation du PCF en parti comme les autres.  

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 08:34

Le Front de gauche : au service de la lutte des places ! Pour des candidatures de rassemblement présentées par le PCF, il n’est pas trop tard.

 

Déclaration, 11 mai 2012, vivelepcf

 

Il se confirme que le marchandage électoraliste fait partie de la raison d’être du Front de gauche. Après les européennes, les régionales, les tractations pour la répartition des candidats aux  législatives a occupé pratiquement toute l’année 2011, au mépris de la souveraineté des communistes et des statuts du PCF.

 

Il se révèle aujourd’hui qu’elles ne sont pas encore terminées et même qu’elles s’effectuent sous le parrainage d’un autre partenaire que les composantes du FdG : le grand frère PS.

 

C’est parlant sur la « nouvelle manière de faire de la politique » dans la perspective de la fumeuse « 6ème République ».

 

Le chef Mélenchon montre l’exemple. Le sénateur PS honoraire de l’Essonne et actuel député européen du Languedoc lorgne une place au Palais Bourbon.

Tel son ex-camarade Jack Lang avant son atterrissage dans les Vosges, il a été annoncé candidat potentiel par ses collaborateurs aux quatre coins du pays : dans les Bouches-du-Rhône, le Val-de-Marne, l’Hérault. Maintenant, il irait dans le Pas-de-Calais dans la circonscription où se présente Marine Le Pen.

Pierre Laurent et le secrétaire départemental du PCF du Pas-de-Calais ont déjà donné leur bénédiction à l’opération, sans demander leur avis aux adhérents, au nom de la lutte contre le FN.

 

En quoi cette personnalité, un « cacique » du PS pendant 30 ans comme il s’en vante lui-même, serait-elle plus efficace que des candidats portés par les militants communistes des entreprises, villes et villages du Pas-de-Calais pour faire reculer l’extrême-droite ?

Sa campagne des présidentielles pose question. Le recours à l’insulte n’a pas masqué l’incapacité du socialiste Mélenchon à démonter la démagogie « sociale » des Le Pen. On peut se demander s’il n’a pas plutôt cherché à se servir de l’anti-lepénisme comme faire valoir électoral suivant l’exemple son maître Mitterrand qui a assuré en 1983 la promotion médiatique de Jean-Marie Le Pen. La question du rôle du FN pour le système et de la façon de le contrer doit être discutée et creusée au sein du PCF.

 

L’opposition au FN, après le score de Marine Le Pen, sert de prétexte à la recherche d’arrangements entre Front de gauche et PS un peu partout en France.

Main ils étaient déjà sur les rails bien avant. En témoignent les protestations éplorées de Pierre Laurent et Marie-George Buffet après l’accord PS-EELV en novembre. Elles ont dévoilé l’existence d’un autre accord avec Martine Aubry. Dans la 11ème circonscription de Seine-Saint-Denis, le député ex-PCF Asensi (en place depuis 32 ans !) et sa suppléante Clémentine Autain n’auraient pas dû se voir opposer une candidature commune PS-EELV, en l’occurrence celle de l’ex-PCF Gatignon. Quelle tambouille !

Ensuite en janvier, Pierre Laurent appelait le PS à « démentir » l’arrivée du globe-trotter Jack Lang dans la 4ème circonscription de l’Aisne, implicitement réservée au Front de gauche Lanouilh. En février, le Courrier Picard révèle l’amorce d’un accord avec le PS dans la 1ère circonscription de la Somme. Dès janvier Mélenchon demandait à des candidatures uniques de la gauche dans 90 circonscriptions.

 

Aujourd’hui, ces situations se confirment. Les négociations nationales se finalisent. On laisse entendre des candidatures uniques de la gauche dans une cinquantaine de circonscriptions, une dizaine pour le FdG.

Tout cela pose des questions politiques de fond aux communistes

 

L’an dernier, lors de la consultation interne pour la candidature à la présidentielle, André Chassaigne avait été clair sur son adhésion au  Front de gauche et son souci de ne pas créer de fracture avec le PS, pour mieux le « tirer à gauche ». C’est sa position et celle d’une bonne partie de la direction du PCF. Soit.

D’autres avaient appelé les communistes à voter Chassaigne « tactiquement » pour s’opposer à l’OPA de Mélenchon. Nous en retrouvons aujourd’hui beaucoup alignés derrière Mélenchon et le Front de gauche. Pourtant ces derniers n’ont pas changé de nature ni d’orientation. Est-ce un nouveau choix tactique ? Pour sauver des places ?

 

Pour nous, le ralliement à Hollande « sans conditions » du Front de gauche confirme sa vocation :

- être une force d’appoint du gouvernement PS, avec ou sans participation directe (celle de Robert Hue, présenté par le FdG dans le Val d’Oise aux sénatoriales de 2011, étant pratiquement acquise)

- être un outil potentiel de canalisation de la colère populaire, d’accompagnement réformiste de la poursuite de la politique au service du capital et de l’UE par la nouvelle majorité.

C’est pour cela que le PS condescend à laisser se former un groupe parlementaire FdG étoffé.

 

C’est en tout cas notre analyse et nous sommes plus que jamais totalement en désaccord avec cette stratégie.

 

L’attaque que le capital, l’UE et leurs relais préparent sont trop graves pour laisser encore effacer le PCF et ses positions de ruptures. Il est encore temps de se sortir de l’impasse politicienne du Front de gauche telle qu’elle apparaît à nouveau, de faire vivre et renforcer le PCF y compris en allant vers tous ceux qui aspirent au changement et n’ont pas trouvé d’autre bulletin de vote que celui du Front de gauche.

Il n’est pas trop tard pour des candidatures de rassemblement présentées par le PCF aux législatives, avec comme objectif de battre la droite et de faire reculer l’extrême-droite mais aussi de préparer une solide opposition à la politique du prochain gouvernement.

 La bataille pour le maintien et le développement d’une organisation communiste en France, au cœur des luttes,  ne fait que commencer.

 

Les travailleurs, le pays vont avoir besoin des communistes !

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26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 12:17

Pierre Laurent occulté par les médias ou par le Front de gauche ?

 

Dans une lettre ouverte, reprise par l’AFP et publiée intégralement dans l’Humanité du 19 décembre 2011, Pierre Laurent se plaint auprès d’Yves Calvi d’un « boycott » à son égard sur les chaînes de France Télévisions.

Il réclame une augmentation du temps de parole du Front de gauche et de tous ses représentants, de Jean-Luc Mélenchon, dont il « préside le Conseil national de campagne », et des autres.

Il déplore les propos « diffamatoires » sur France 5 de Stéphane Courtois (spécialiste des coups bas anticommunistes s’il en est !) qui l’a traité de « fils d’apparatchik qui a mis les pieds dans les chaussons de son papa ».

Cette lettre ouverte de Pierre Laurent a suscité plusieurs réactions qui nous ont été adressées. Nous reproduisons ci-dessous la lettre à l’Humanité du camarade Jean-Claude Paté de la fédération de la Manche.

Les media au service de l’idéologie dominante ont toujours cherché à minimiser et déformer les actions et l’expression des communistes. La dénonciation de cette injustice fait partie de nos combats permanents à tous les niveaux.

Mais aujourd’hui, les dirigeants du PCF noient le Parti et ses positions historiques dans un « Front de gauche » et mettent en avant un politicien comme Jean-Luc Mélenchon, acteur roué de la scène médiatique. Comment, pourquoi, avec ce choix, s’étonner d’être occulté ?

 

Vivelepcf, 26 décembre 2011 

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LETTRE A L’HUMANITE DE JEAN-CLAUDE PATE

 

Jean-Claude PATE

Communiste de la section Valogne-Manche

50630 QUETTEHOU

 

Journal l’Humanité

93528 SAINT-DENIS CEDEX

 

 

Bonjour,

 

L’Humanité a fait paraître la lettre de Pierre Laurent à Yves Calvi [de France-Télévisions – « contre ses discriminations à l’égard du PCF » édition du 19 décembre 2011 – NDLR], voici la réflexion qu’elle m’inspire :

Pierre Laurent écrit et s’insurge auprès de Calvi, car il se considère blessé par les propos insultants tenus par Pierre Courtois lors de l’émission « C’est dans l’air » le 13 décembre.  Celui-ci se serait livré selon Pierre à une attaque violente en disant : « un fils d’apparatchik qui a mis les pieds dans les chaussons de son papa et qui prend la direction du parti, quelque part ça fait presque pitié »

Sauf erreur de ma part, il est le fils de Paul Laurent ayant tenu de hautes fonctions au sein du parti communiste, rappeler ce fait ne souffre à mon sens pas matière à protestation sauf de désaccord avec ce père communiste… ?

Alors, pourquoi ce soudain apparent réveil communiste, lui qui dans sa lettre réclame un temps de parole dans la campagne présidentielle en tant que directeur de campagne du Front de gauche.

Ce « Front de gauche » est une marque déposée par le parti de gauche de Jean Luc Mélenchon.  Ce proche d’Oscar Lafontaine de Die linke, qui a pratiquement fait disparaître le Pc allemand, ne rêverait-il pas pareille aventure ?

D’avancer pour argumenter, que d’autres représentants de parti politique ont eux droit à l’expression, alors que lui en est absent. C’est un fait. Mais ils sont justement représentants de partis politiques engagés dans la bataille présidentielle. Nous non, hormis un rôle de strapontin à la discrétion du candidat Mélenchon.

Et c’est bien la raison pour laquelle un grand nombre de militants et sympathisants déplorent l’absence d’un candidat communiste et certains adhérents rejettent ce Front de gauche imposé par la direction sans jamais avoir été discuté, ni validé lors d’un congrès.

Reprocher que les élus communistes soient écartés des médias, ce n’est pas un fait nouveau, mais il y a aussi un bon moment, que ces mêmes élus font tout pour n’apparaître que derrière un groupe n’ayant plus l’appellation communiste à l’assemblée nationale, alors que le règlement permet la constitution d’un groupe politique à partir de 15 députés.

C’est si vrai, que certains élus comme André Chassaigne ont transformé leur blog communiste en front de gauche.

Pierre Laurent lui-même président du Parti de la gauche européenne avance également masqué au niveau européen. Le Parlement européen a voté l’intervention en Libye, alors qu’étrangement les députés PCF du groupe GUE étaient absents.

Lors des dernières élections cantonales, les démarches infructueuses auprès du ministère de l’Intérieur pour fondre les résultats communistes dans le Front de gauche en sont encore une illustration supplémentaire, d’ailleurs l’Humanité a présenté le résultat sous cette bannière.

Présentant ces résultats comme un progrès, alors qu’une analyse plus fine faisait état d’une augmentation en pourcentage certes, mais d’une chute vertigineuse en voix notamment dans les quartiers populaires.

La future élection législative démontre également la volonté affichée de vouloir présenter à marche forcée les candidats du parti communiste sous une appellation « Front de gauche », autour d’un programme réformiste dit « partagé » loin de correspondre à l’attente, ni des besoins de changement de société, dont pourtant la crise du système capitaliste devrait amener à réflexion.

D’ailleurs, certains candidats, au vu des difficultés à rassembler les militants communistes, commencent à réfléchir à la manière de se présenter, mais une fois élus, ils porteront l’estampille Front de gauche dans ce groupe.

Alors, pourquoi ce long courrier de protestation molle de Pierre Laurent auprès des médias, sauf le fait d’être meurtri dans son égo et de rappeler la règle d’un pluralisme qui n’a jamais existé ? 

Ce besoin de rappel communiste, n’est-il pas fait, pour provoquer la fibre communiste, afin de la réveiller ?

Car force est de constater l’insuffisance d’engagement des communistes dans une campagne électorale dont ils ont été écartés de l’élaboration et dans laquelle ils ne se retrouvent pas.

Ce pamphlet n’aurait-il pas pour démarche de détourner l’attention des communistes supportant de moins en moins le discours général de crise, de toujours plus d’Europe et de rendre oublieux le report du congrès du parti, décidé par la direction dont il est le secrétaire ?

Un congrès qui aurait rendu possible de débattre de l’état de notre société, d’élaborer un plan de lutte, de changement profond à proposer au peuple, pour qu’il se rassemble dans la lutte, et lui donner une perspective d’accéder au pouvoir pour opérer de vrais changements.

De retrouver enfin la base des communistes dans ce qu’ils savent faire : lutter, débattre, organiser, rassembler, mais pour cela il faut vouloir les entendre et leur rendre leur capacité d’analyse, de proposition ?

Fraternellement

Jean Claude Paté

Communiste de la section de Valognes Manche

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 17:40

Législatives 2012 : André Gerin ne se représente pas

 

La presse lyonnaise a fait état (Le Progrès du 8 décembre) du choix d’André Gerin de ne pas se représenter aux élections législatives de 2012. Député depuis près de 20 ans, Gerin avait dénoncé le redécoupage qui élargit la circonscription de Vénissieux à une bonne partie de la ville voisine de Saint-Priest, bastion socialiste.

Au vu des résultats des élections précédentes, le PS apparaît effectivement en situation très favorable pour prendre le siège de député.

 

Le statut de député d’André Gerin a permis de le mettre en avant au niveau national pour porter des expressions politiques très différentes.

111212_gerin_raoult.jpgIl s’est trouvé, tour à tour ces dernières années, représentant des « communistes orthodoxes » aux congrès du PCF, communiste hétérodoxe vantant le « capitalisme des métiers et des savoir-faire », complice de son ami député UMP Eric Raoult, qui a préfacé son livre « les Ghettos de la République ». Ensemble, ils ont animé la mission parlementaire sur la Burqa, commanditée par Sarkozy, Gerin comme président, Raoult comme rapporteur.

 

Gerin a contribué à semer le trouble parmi les communistes, à déconsidérer les communistes qui se battent pour le renforcement du PCF sur des bases de classes.

 

Maintenant, Gerin sera-t-il candidat aux présidentielles ? La question reste en suspens. Il ne l’a pas communiqué à la presse.

 

En janvier 2011, il avait avancé sa candidature dans le cadre de la consultation interne au PCF. Ensuite, il a préféré de ne pas soumettre sa candidature au vote et se défausser sur le député André Chassaigne, qui défend pourtant des positions en faveur du Front de gauche et se rallie à Melenchon.

Cela n’a pas empêché Gerin, après la consultation, d’évoquer à nouveau l’hypothèse d’entrer en lices pour les présidentielles en même temps qu’il lançait une violente diatribe contre l’immigration. 

 

A plusieurs reprises, nous avons exprimé, sur ce site, notre refus d’être associés, d’une façon ou d’une autre, à André Gerin, qu’il soit député ou non.

 

S’il entend être candidat aux présidentielles, ou chef de telle ou telle fraction du PCF, ce sera évidemment sans nous.

 

Le PCF en a assez d’être malade de ses élus !  

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 17:00

Le groupe « GDR » (comprenant les députés communistes) éclate : le plus tard et pour le plus mauvais motif. 

Demain un groupe "Front de gauche" parrainé par le PS!

 

Le 29 novembre 2011, la majorité des députés du groupe de la « Gauche démocrate et républicaine » a décidé d’évincer l’écologiste Yves Cochet de sa présidence. Les trois députés EELV, restant depuis que Martine Billard est passée au PG, ont décidé de quitter le groupe et de siéger chez les non-inscrits.

 

Depuis 2007, comme de nombreux communistes, nous réclamions que les députés élus par le vote communiste reconstituent un groupe communiste et apparentés. Depuis 2008, avec l’abaissement dans le nouveau règlement de l’Assemblée du seuil d’élus pour constituer un groupe à 15, il n’y aurait même plus à chercher de partenaires.

 

La direction du PCF, la plupart des députés, notamment les députés « refondateurs », passés depuis dans une nouvelle formation politique, la « FASE », ont préféré constituer puis maintenir un groupe avec les élus Verts qui étaient candidats soutenus par le PS dès le 1er tour en 2007. Le groupe communiste a disparu. Le groupe GDR n’était pas que technique. Sa déclaration de constitution met, entre autres, en avant l’objectif de « rassembler la gauche ».

 

Ce qui était impossible hier est devenu possible le 29 novembre. Les députés, élus PCF, ont repris en main le groupe, sans les EELV.

Mais le groupe reste GDR sans redevenir « communiste et apparentés », le but affiché est de passer de GDR à « Front de gauche » après 2012.

Mais l’éviction des députés Verts a lieu à la toute fin de la législature.

Mais, plus grave, le règlement de comptes avec les Verts constitue des représailles politiciennes après l’accord PS-EELV.

 

La direction du PCF ne supporte pas que EELV présente un candidat au premier tour, dans le cadre de l’accord avec le PS, dans la circonscription tenue depuis 31 ans par l’ex-PCF François Asensi (voir notre article du 28/11/11 en lien).

 

Les profondes divergences entre les positions communistes normales et celles des Verts, par exemple sur l’Europe, ou sur la guerre en Libye, n’ont jamais dérangé la direction du PCF et les députés élus par les voix communistes. Combien de fois Noël Mamère s’est retrouvé porte-parole du groupe !

 

Mais là, la menace sur la réélection de M. Asensi, qui ne reverse plus depuis belle lurette ses indemnités au PCF, est un casus belli pour les partisans du front de gauche. Enfin, les Verts ont bien le droit de présenter un candidat comme le PCF de présenter un candidat dans leur circonscription. PCF, PS et EELV, ce ne devrait pas représenter la même chose !

 

Nous découvrons en fait l’étendue de l’accord réel avec le PS et EELV. Martine Aubry a garanti qu’il n’y aurait pas de candidat PS ou EELV au premier tour là où les sortants sont Front de gauche et dans quelques autres circonscriptions. Seule la 11ème de Seine-Saint-Denis, celle de M. Asensi fait exception, au grand dam de Pierre Laurent et Marie-George Buffet.

 

Le futur groupe Front de gauche sera constitué de députés soutenus par le PS au 1er tour ! Un satellite du PS comme le futur groupe EELV !

 

Les communistes sont écartés de cette décision grave. Ce n’est pas admissible. Il difficile de la décrypter à la lecture de l’Humanité.

Le Front de gauche se confirme être une force d’appoint du PS, comme le futur groupe Front de gauche sera une force d’appoint de complaisance à une éventuelle majorité social-démocrate.  

 

L’éclatement du groupe GDR à l’Assemblée nationale ne représente pas une bonne nouvelle.

Il faut forcer le débat dans le Parti sur les législatives.

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