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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 15:43

Manifestations du 11 octobre : sortir le mouvement social du carcan électoral

 

par EDT pour vivelepcf - 13 octobre 2011 

 

111011_manif_.jpgLa journée d’action, de grève et de manifestation interprofessionnelle du 11 octobre 2011 n’avait pas encore commencé que tous les commentateurs, parfois même syndicaux, décrivaient son échec, son caractère « symbolique ».

Ce n’est pas ce que nous avons vécu dans les rues. Evidemment, il y avait beaucoup moins de monde qu’il y a douze mois pour les retraites et cette défaite continue à peser très fortement. Mais dans de nombreuses villes de province comme à Paris, il y avait bien plus de monde que les « habitués » à défiler.

A la SNCF, cela se confirme, la mobilisation est forte dans ces mois où s’accélère la marche à la concurrence et à la privatisation. Les taux de grévistes, 30% en moyenne, ont pu atteindre 100% dans certains établissement (ex : le tramway T4 en Ile-de-France). Comme l’an dernier, la participation de salariés du privé a souvent été remarquée, au moment où, dans l’industrie PSA annonce 10% de suppressions d’effectifs, Arcelor ferme les derniers hauts-fourneaux lorrains, les pétroliers liquident la filière raffinerie etc.

 

L’aspiration au changement politique est immense dans le monde du travail. Beaucoup ont conscience que cela ne pourra passer qu’avec les luttes, par les luttes.

 

Mais tous est fait, du côté du pouvoir, des media, comme des organisations réformistes, pour enfermer la perspective politique dans le cadre des élections, de l’alternance en 2012. Le temps des luttes suspendrait son cours. Les manifestations ne pourraient plus avoir pour but que d’affirmer l’opposition de catégories de salariés à la politique de la droite au service du Medef et d’essayer d’influer sur le programme et la politique éventuelle d’un futur pouvoir de gauche.

 

Déjà l’an dernier, au moment du mouvement pour les retraites, l’ombre de 2012 a lourdement pesé. Le refus par les responsables syndicaux d’exiger le retrait du projet de loi Woerth, la demande « d’une autre réforme », aux contenus à définir et réalisée nécessairement par un gouvernement ultérieur, n’a pas aidé à concentrer le rapport de force, considérable, capable d’obtenir une victoire immédiate qui aurait été décisive. La personnification, par beaucoup d’acteurs, de la politique du pouvoir sur Sarkozy (« il s’obstine, il n’écoute pas, il le paiera » ou en plus grossier le démobilisateur « Casse toi pov’ con ! » du Parti de gauche) a détourné le mouvement vers l’échéance électorale. La recherche à tout prix de l’unité des organisations, y compris CFDT et PS, qui acceptent l’allongement de la durée de cotisation, a réduit les possibilités de rassemblement pour la retraite à 60 ans. Là aussi, la perspective sous-jacente, était déjà celle d’une majorité électorale en 2012.

En 2009, la très forte mobilisation pour La Poste a également été déviée vers la perspective électorale, avec l’organisation d’une « votation » pour un « référendum », renvoyant mécaniquement aux élections suivantes. Les initiateurs avaient pris soin de ne pas la faire porter sur l’application de la directive européenne de mise en concurrence du courrier pour ne pas gêner l’unité de la « gauche ».

 

Cette stratégie réformiste s’oppose à la construction, à partir des revendications dans les entreprises, de rassemblements capables d’imposer des positions de rupture, de commencer à faire reculer la politique au service du capital.

 

Communistes, ce sont précisément nos objectifs.

 

Quel contraste entre la volonté de changement exprimé dans la rue ce 11 octobre, partagée par des millions d’autres qui n’ont pas vu de perspective suffisante pour se déplacer, et simultanément le jeu politicien des primaires du PS ! Tout le battage rabat vers un « champion de la gauche » porteur du consensus libéral européen. Le PS a laissé passer le plan de renflouement des banques en 2008, vient de voter le plan européen d’étranglement du peuple grec avec l’UMP, a ratifié avec la droite le traité de Lisbonne etc.

 

Dans les mois qui viennent, malgré l’écrasement de la perspective politique avec le jeu de rôles des présidentielles, communistes, nous continuerons à construire la riposte, sur des positions de rupture fondamentales : nationalisations démocratiques, défense du financement solidaire de la sécurité sociale, rupture avec l’UE du capital et son arme, l’euro...           

 

Portons l’action et le débat sur les sujets où toute démagogie électoraliste est impossible !

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 12:04

Le Sénat à « gauche » ? Nous n’en continuons pas moins à demander sa dissolution !

 

EDT pour vivelepcf, 25 septembre 2011

 

La révolution ne partira pas du Palais du Luxembourg !

 

72.000 « grands » électeurs, non représentatifs du peuple de France, ont élu, dimanche 24 septembre 2011, une majorité de sénateurs de gauche, presque tous présentés sur des listes menées par le Parti socialiste. Pour la première fois, la présidence du Sénat pourrait passer de la droite ou du « centre » au PS.

Soit.

Ce résultat découle logiquement des débâcles successives de la droite aux dernières élections locales et notamment aux municipales de 2008. Les représentants des conseils municipaux forment en effet la majorité du corps électoral.

L’extension de la représentation proportionnelle – dans ce cadre étroit – a entraîné au fil des scrutins un rééquilibrage au profit de la gauche. Le rejet de la réforme territoriale et de ses conséquences déjà lourdes a indéniablement pesé dans le vote des élus.

Sur la durée, il apparaît que la « République des notables » s’accommode maintenant sans prévention de représentants de gauche.

 

Les résultats du PCF témoignent de la persistance du caractère inique et aléatoire du mode de scrutin. Dans un département de 1,4 million d’habitants comme la Seine-Saint-Denis, où notre parti est traditionnellement fort (25% des élus), un siège est perdu et le PCF n’en a plus qu’un sur six. Dans le Morbihan ou l’Indre-et-Loire, départements de 500.000 habitants, où la représentation élective de notre parti est très faible, il gagne et conserve un siège sur trois derrière le PS. 

Au total, le PCF perd deux sièges et en gagne un.

 

Pierre Laurent voit dans ce résultat l’annonce d’un succès de la gauche unie aux prochaines échéances institutionnelles. Ce n’est pas cette perspective d’alternance, surtout portée par de « grands électeurs », qui peut laisser entrevoir une véritable alternative à la politique au service du capital actuellement menée par la droite. Ne perdons pas de vue les positions en France et dans l’UE du PS, quel que soit son champion issu des primaires. 

 

Dans l’immédiat, que change le résultat de ces élections sénatoriales?

Rien ou presque. S’il le voulait, le PS à la tête de la « haute » assemblée pourrait seulement ralentir le processus législatif, déjà en fin de course avant les élections de 2012, mis en œuvre par le gouvernement et l’Assemblée nationale.

Il n’est plus question – c’était déjà quasiment impossible – pour Sarkozy de changer la Constitution sans l’accord de l’opposition.

 

Toute possibilité accrue pour les sénateurs communistes de relayer en tribune, ou dans leurs travaux parlementaires, les luttes seront bonnes à prendre, comme les moyens liés à leur mandat qui doivent absolument revenir au Parti (même pour les apparentés comme Robert Hue).

 

Mais le vote de dimanche ne doit rien changer à la position permanente des communistes : la demande de suppression pure et simple de cet organe parasitaire, antidémocratique qu’est le Sénat*.

 

* et non sa transformation en « chambre relais des collectivités locales et des initiatives européennes » telle que l’envisage le programme « partagé » de Jean-Luc Mélenchon, d’ailleurs sénateur honoraire. On lit même dans l'Huma-dimanche du 22 septembre que Nicole Borvo, présidente sortante du groupe au Sénat, se prononce pour la fusion du Sénat et du Conseil économique, social et environnementale, l'assemblée des corporations voulue par de Gaulle... 

 

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 20:39

Stéphane Hessel et l’indignation, guides par défaut de la révolte sociale ? Inconcevable !

 

Le vieillard doit être le premier surpris. Voilà Stéphane Hessel transmuté en égérie de rassemblements de protestation sociale qui « s’indignent », à l’échelle européenne, ne trouvant comme référence que son petit livret « Indignez-vous ! ».

 

En vérité, Hessel n’a vraiment jamais imaginé être révolutionnaire mais est seulement un bourgeois libéral. L’ancien haut-fonctionnaire ne l’a jamais caché. Ce qui n’est pas contradictoire avec des positions anticolonialistes courageuses vis-à-vis de l’Etat d’Israël. Mais c’est une autre question.

 

Son petit bréviaire moralisant n’a rien d’un brûlot. Il est terriblement conformiste en vantant le droit-de-l’hommisme et la « construction » européenne, instrument majeur de l’exploitation des peuples d’Europe.

 

110816_hessel.jpgIl y en a aussi assez que soit attribué à n’importe qui, à tort et à travers, les acquis du Conseil national de la Résistance, dont Hessel déplore, à juste titre, la remise en cause.

Dans le rapport de force de la Résistance, puis de la Libération, devant le rôle prédominant gagné dans la lutte et par le sang par les communistes en France et par l’Union Soviétique, la bourgeoisie française a fait la part du feu.

Elle a laissé quelques uns de ses rares éléments patriotiques concéder et s’approprier, en les limitant, des aspects de l’analyse et du programme des communistes. A ceux qui en doutent, qu’ils comparent l’analyse économique et sociale contenue dans l’Appel de Duclos et Thorez du 10 juillet 1940 et le programme du CNR !

Quant au réactionnaire militariste, colonialiste, adepte du pouvoir personnel De Gaulle, le présenter comme progressiste relève d’une forfaiture incroyable. Se définir comme « gaulliste de gauche », c’est vivre en soi-même sa contradiction, comme on dit en psychiatrie ! 

 

Le plus effarant pour nous, communistes, est de voir des responsables du PCF vanter Hessel, sa brochure, la faire vendre de façon militante.

 

Des images, des positions sont plus éloquentes que des analyses :

-          Hessel allait appeler à voter Strauss-Kahn et il l’a dit.

-          Hessel, après avoir été candidat sur la liste « écolo » en Ile-de-France aux élections régionales, a soutenu Nicolas Hulot. Va-t-il suivre Joly, ex-amie de Bayrou, ou bien Hulot amis de Borloo ? Son indignation ne se déclenche pas devant les tripatouillages politiciens !

-          Hessel, le comble, vient de trouver un frère dans la religion de l’idéologie dominante, en la personne du tout aussi jubilatoire et souriant Dalaï Lama, héritier de la plus obscurantiste dictature religieuse du monde.

 

Les bons petits bourgeois français se précipitent vers le bouddhisme tibétain pour calmer leur mal-vivre.

 

Les travailleurs de France et des autres pays doivent avoir d’autres références que l’anesthésique Hessel pour affronter l’exploitation capitaliste.

Un vrai parti d’avant-garde, marxiste et léniniste, le PCF revivifié !

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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 21:00

Primaires PS : le maire (PCF) d’Aubagne pour Aubry. Cohérent !

 

rédaction vivelepcf 7 août 2011

 

Daniel Fontaine, membre du PCF, maire d’Aubagne, dans les Bouches-du-Rhône, a annoncé dans le quotidien « La Provence » qu’il participera aux primaires du PS et votera pour Martine Aubry.

 

Pour lui, il n’y aucune contradiction pour lui avec son soutien enthousiaste à Jean-Luc Mélenchon.

 

Il a raison. Il est parfaitement cohérent.

 

Il n’y a guère que JLM pour faire semblant de croire qu’il sera au 2ème tour. Cela lui permet d’esquiver, de façon cavalière, la question de son alignement sur le PS et la perspective de nouvelle gauche plurielle portée par le Front de gauche.

 

Daniel Fontaine déclare : « Je travaille avec un certain nombre d’amis de gauche pour élaborer des propositions dont le candidat socialiste devra tenir compte ». C’est la même démarche qu’assigne Pierre Laurent au Front de gauche : peser à « gauche » sur une future majorité de gauche. La question n’est pas « si la gauche va se rassembler » mais « sur quel contenu la gauche va se rassembler ».

Puisque le maire d’Aubagne considère que Martine Aubry est plus à « gauche » que ses concurrents, dans cette logique, il a raison de la soutenir.

Pour notre part, nous ne voyons pas en quoi Aubry serait plus à gauche, puisque le programme du PS sera le même quel que soit le candidat, tout aussi « social-libéral pro-européen ». Les lois Aubry de flexibilité du temps de travail, indûment dite des « 35 heures », profitent toujours bien au patronat, notamment avec les 25 milliards d’euros annuels d’exonérations de cotisations sociales qui creusent d’autant les déficits de la Sécu et du budget de l’Etat.

 

Dans le même article de la Provence, la présidente de l’agglomération d’Aubagne, Magali Giovannangelli (PCF et FASE – ex-refondateurs) penche aussi pour Aubry. Mais elle se demande s’il faut participer aux primaires.

Là encore Daniel Fontaine est le plus cohérent avec la démarche du Front de gauche, qui est avant tout électorale (depuis sa création). La personnification présidentielle joue en plein sur Mélenchon qui promet la « révolution par les urnes », ou la « révolution citoyenne » s’il est élu. Logique que cela se passe de la même façon pour l’ensemble de la « gauche ».

 

Daniel Fontaine ne se contente pas d’être cohérent. Il est conséquent. Il apprécie en Martine Aubry une « dame d’ouverture ». Ils sont bien ouverts tous les deux aux mêmes vents.

 

En 2008, aux élections municipales à Aubagne, il inclut, dès le 1er tour, le MODEM sur sa liste.

Martine Aubry aussi avait fait le même choix de l’alliance avec le MODEM, mais au 2ème tour seulement.

 

Nous aussi, nous sommes cohérents mais dans notre rejet de la réalité de la stratégie du Front de gauche et dans notre choix de faire vivre et renforcer le PCF sur une base claire.

 

110807_Aubagne.jpg

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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 10:06

Eva Joly : cachez ces chars et ces avions que je ne veux pas voir défiler à Paris, mais bombarder la Libye !

 

EDT - du site http://pcf-paris15.over-blog.com/

 

Mme Joly est en train de bien réussir son entrée dans le cirque politicien des présidentielles.

 

Ce 14 juillet, n’y avait-il pas des sujets plus brûlants que la remise en cause du traditionnel défilé militaire sur les Champs-Elysées ?

 

Sur ce sujet, nous avons notre opinion. Tout est une question de sens. Le 14ème juillet n’est pas la fête de l’armée mais de la Nation.

Célébrer le peuple en armes qui a défendu la Révolution, qui a reconquis l’indépendance du pays, notamment en 40/45 : oui!

Célébrer l’armée d’une puissance impérialiste qui a mené les sales guerres coloniales, qui sert à maintenir l’ordre capitaliste dans le monde : non !

Les gouvernants n’ont cessé de tirer, scandaleusement, dans ce mauvais sens le défilé militaire. On se souvient de  l’acte symbolique de François Mitterrand d’inviter les troupes allemandes de l’Eurokorps à marcher sur l’avenue parisienne en 1994. En 2008, Sarkozy avait comme invités d’honneur Hosni Moubarak et Bachar El Assad…

 

Mais justement, c’est de cela, de politique extérieure, qu’il fallait parler ce 14 juillet. Ce que nous avons fait.

La mort de 7 soldats dans la semaine précédente rend encore plus insupportable la présence et le maintien, injustifiables, des troupes françaises en Afghanistan. La mobilisation doit s’amplifier pour le retrait immédiat et unilatéral.

L’intervention militaire française en Libye tue aussi. Elle ne vise qu’à démanteler le pays, à confronter le dictateur Khadafi, invité en grandes pompes hier, avec une autre équipe, constituée d’anciens de ses ministres, pour donner un accès plus avantageux aux multinationales pétrolières. L’armée française n’a rien à faire là-bas, aux frais – 160 millions d’euros – de notre peuple.

 

Mais voilà bien qui ne trouble pas la députée européenne Eva Joly !

Choquée ? Elle l’est par la vue des chars et les avions sur les Champs-Elysées, mais pas par les bombes françaises à Tripoli et dans les autres sites d’opérations extérieures qui détruisent et tuent.

Au contraire, elle a voté pour la résolution européenne encourageant les frappes. Dans les media, elle a regretté qu’on ne puisse aller jusqu’à une intervention terrestre.

 

Sa position sur le 14 juillet relève purement et simplement de l’hypocrisie !

 

Cela fait rire de voir Mme Joly rangée dans la « gauche antimilitariste » comme certains éditorialistes l’ont même classée à « l’extrême-gauche » d’Europe-Ecologie-Les Verts dans sa « primaire » avec Hulot.

Enfin ! Avant-hier encore, elle allait se mettre au service de Bayrou !

 

Il faut dire qu’à EElV, c’est comme à feu la Samaritaine, on trouve de tout : des ex-PS, des ex-présentateurs de télé chiraquiens, des ex-maoïstes, des agitateurs permanents, des anti-communistes professionnels.

Ce ramassis qui tient lieu de Parti n’a aucune base sociale mais a une fonction : occuper l’espace politicien « environnemental » que l’idéologie dominante développe pour mieux faire diversion à la politique d’exploitation des hommes et de leur cadre de vie par le capitalisme.  

 

Bravo à Mme Joly qui a rapidement trouvé là son terrain de reconversion professionnelle ! 

 

PS : Les propos de M. Fillon insinuant un doute sur la culture française de Mme Joly sont infâmes. Ils étaient très prévisibles, comme leur récupération à l’extrême-droite. En tout cas, M. Fillon et Mme Joly se retrouvent quand il s’agit d’éloigner l’armée française de sa mission de défense nationale pour la mettre au service de l’impérialisme européen.

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