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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 08:34

STIF/délocalisation des centres d’appels téléphoniques : la seule solution dont personne ne parle est celle qui correspond au service public et au bon sens !


Collectif PCF-RATP-Bus, 16 août 2012


Et pourquoi le STIF n’internaliserait pas l’assistance téléphonique aux ayants-droit à la carte solidarité transport plutôt que de nourrir les profits des délocaliseurs ?


120815_CAT_Idf.jpgLe président PS d’Ile-de-France et président du STIF, Jean-Paul Huchon n’a toujours pas compris pourquoi l’affaire lui tombait dessus.

Pour lui, l’externalisation, les appels d’offres, l’attribution des marchés publics au moins coûtant (apparent) sont entièrement intégrés dans ses mœurs politiques gestionnaires, peu importe si le prestataire se situe à l’autre bout du monde. En 2006, il s’était vanté de livrer le « marché du siècle », 1,8 milliard d’euros, du renouvellement des trains de banlieue au trust canadien Bombardier, très peu implanté en France, plutôt qu’à Alstom, parce que ça coûtait « moins cher à la région ».  En définitive, non seulement la plus grande partie de l’activité industrielle est délocalisée (quel coût ?) mais les dysfonctionnements se multiplient sur les nouvelles rames Bombardier, entraînant d’importants surcoûts pour le STIF…

 

Voilà maintenant que l’on cherche des poux à M. Huchon pour un tout petit marché, en comparaison, de 3 millions d’euros, un contrat d’assistance téléphonique, que le STIF s’apprête à attribuer à un prestataire privé dont l’activité se fera sur une « plateforme » téléphonique située au Maroc. L’information a été rendue publique en juillet 2012.

On comprend, sincèrement, l’énervement de Huchon quand il voit que la protestation émane de l’actuel détenteur du marché, cette fois ci recalé, la société Webhelp. Le patron de Webhelp pleure, fait pleurer sur 80 emplois menacés et sur les villes de Fontenay-le-Comte et de Saint-Avold en crise. Il oublie de dire que la proposition de Webhelp comprenait également une part d’activité délocalisée et que cette firme emploie elle-même 70% de ses 10.000 salariés à l’étranger pour des prestations destinées à la France (Roumanie, Île Maurice… Maroc).

 

La mauvaise foi patronale s’est habilement saisie de la posture « patriotique » du nouveau ministre du « redressement industrielle », le PS Arnaud Montebourg. Comme c’était prévisible, Montebourg a réagi au quart de tour accusant le choix du STIF. On comprend, à nouveau, l’énervement de Huchon qui prend ça comme un coup de poignard dans le dos, qu’aucun élu régional de « gauche plurielle » n’a jamais tenté de lui porter en contestant ses choix « libéraux ».

Donc Montebourg monte sur ses grands chevaux et un débat national s’instaure. Voilà l’UMP qui demande des clauses sociales dans les appels d’offres, des élus de toutes couleurs qui veulent restreindre les marchés publics à des entreprises françaises ou européennes etc.

En toile de fond, le débat sur le « coût du travail » en France, forcément trop élevé : 2000 euros par mois pour 35 heures pour un télé-opérateur non qualifié contre 450 euros tout compris au Maroc !

Et le coût du chômage pour les travailleurs français et le pays ? Et le coût pour la collectivité des profits des actionnaires de Webhelp ou de ses concurrents ? Et le service rendu ? Quant à la « coopération » avec le Maroc agitée par quelques-uns : les diplômés marocains francophones ont mieux à faire pour leur pays que du marketing téléphonique.  

 

Le marché contesté du STIF porte sur les activités de l’Agence solidarité transports d’Ile-de-France. Les télé-opérateurs au Maroc ou ailleurs auront comme tâche de renseigner les titulaires du RSA, de la CMU, dont de nombreux chômeurs, sur leurs droits à des cartes de réduction ou à la gratuité dans les transports franciliens. 350.000 personnes sont concernées.

L’objet même du marché rend l’appel d’offre encore plus indécent : l’aide aux chômeurs délocalisée ! Mais la question n’est pas que morale.  

Il y a une solution que tout le monde exclut d’office et qui pourtant coule sous le sens : le STIF, ce géant financier, à fonction administrative, peut et doit internaliser ce service de renseignement téléphonique qui fait directement partie de ses compétences et qu’il est aisément possible de mettre en place.

Economisons sur les profits, gagnons sur les salaires, les conditions de travail, la qualité du service, l’emploi ! Interpellons Huchon, Montebourg et cie sur leurs contradictions ! Une victoire sur ce cas sensible et médiatisé peut en appeler d’autres.

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 15:22

Orange en panne : un drame national ? Renationaliser France Télécom !

Pcf Paris 15, 8 juillet 2012

Le vendredi 6 juillet 2012, jour de départ en vacances, de résultats du bac : Orange ne répond plus. C’est la panique dans le pays. Même plus de téléphoniste à qui se plaindre de la coupure de la ligne. 20 à 30 millions d’utilisateurs de portable, d’internet sont privés pendant 10 heures d’outils de télécommunication devenus essentiels à leur vie quotidienne comme à celle de l’économie.

120709_FT_broyer.jpgEchaudé par les précédents de la canicule ou de la grippe aviaire, le nouveau gouvernement délègue en pleine nuit Mme Fleur Pellerin, ministre à l’économie numérique, au central téléphonique de France Télécom dans le 14ème arrondissement de Paris.

Interviewée par le JDD, Mme Pellerin souligne « le très forte dépendance de notre économie et de notre société à l’égard des infrastructures de télécommunications » puis admet que « c’est tout à la fait le rôle de l’Etat » en tant qu’actionnaire que « d’imposer à l’opérateur d’investir dans des réseaux plus solides et plus fiables ».

Eh oui, l’Etat, avec 27% du capital, demeure le seul actionnaire de référence.

Mais alors pourquoi le gouvernement de « gauche » vient-il, début juin, de laisser verser par FT un dividende de 3,7 milliards d’euros, les deux tiers au profit de spéculateurs d’on ne sait où ? Pourquoi la « gauche » plurielle a-t-elle lancé la privatisation de FT en 1997 ?

Depuis, c’est pratiquement 40 milliards d’euros qui sont partis dans les poches de actionnaires en dividendes, autant dans celles de la finance en remboursement des rachats absurdes, au prix le plus fort, de marques et de réseaux étrangers, complètement surévalués. La dette de FT a culminé en 2003 à 70 milliards d’euros (30 milliards aujourd’hui).

A l’heure où l’on enterre la prouesse d’avant-garde du service public que fut le minitel il y 30 ans, il faut constater combien la téléphonie mobile et l’accès à internet se sont développés dans des conditions de surfacturation et d’inégalité scandaleuses pour les usagers et le pays.

Les bénéfices détournés de FT, les profits colossaux du cartel de la concurrence (FT avec SFR, Bouygues et maintenant Free qui parasite le réseau FT), sont la contrepartie des abonnements prohibitifs, de l’abandon des territoires ruraux (à moins d’augmenter les impôts locaux), des SMS si longtemps à 15 centimes alors qu’ils ne coûtent quasiment rien etc. La facture globale de télécommunication a explosé d’une façon totalement injustifiée. L’investissement productif, la recherche en France sont maintenant menacés.

Voilà aussi maintenant 10 ans que le scandale de la gestion des ressources humaines de FT par le harcèlement a éclaté, grâce notamment à des communistes (le livre « FT : La Machine à broyer » dont nous, PCF Paris 15, sommes à l’origine). Mais depuis 10 ans, les mêmes pratiques continuent d’être couvertes par les gouvernements successifs, leur médiatisation, celle du drame des suicides, d’être utilisée pour démotiver encore un peu plus les salariés, fonctionnaires ou non.

Vraiment, cela suffit, cette hypocrisie ! Communistes, pour nous, une revendication centrale s’impose :

LA RENATIONALISATION INTEGRALE DE FRANCE TELECOM, sans indemnité pour les personnes morales actionnaires, LA DENONCIATION UNILATERALE AU NOM DE L’INTERET PUBLIC DES DIRECTIVES EUROPENNES DE CONCURRENCE.

POUR UN GRAND SERVICE PUBLIC NATIONAL DES TELECOMMUNICATIONS DU 21EME SIECLE!

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