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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 17:24

Faire annuler l’achat par l’armée pour 318 millions d’euros de drones à Israël

Vivelepcf – 7 janvier 2012

Le gouvernement a décidé en juillet 2011 d’acheter des drones militaires (avions sans pilote) pour 318 millions d’euros à la société Israël Aircraft Industry dont l’Etat israélien est actionnaire, le groupe Dassault étant chargé de les équiper.

120107_drone.jpg

Cette décision soulève un vent de protestations auxquelles, communistes, nous ne pouvons que nous joindre.


- Les caisses de l’Etat sont vides, prétend-on, mais on trouve 318 millions d’euros pour des achats d’armement ne correspondant en rien à la défense nationale.
318 millions, c’est l’équivalent de 10.000 postes d’enseignant pour un an.
Les drones ne sont utilisés que dans les guerres d’agression à l’extérieur comme le fait le corps expéditionnaire français derrière les USA et l’OTAN en Afghanistan. Israël a testé son modèle « Heron TP » lors de son attaque criminelle sur Gaza en 2008 et 2009.  


- A l’heure où, hypocritement, les politiciens, en particulier ceux de la majorité gouvernementale, appellent au patriotisme économique et à la défense de l’industrie en France, les mêmes livrent un marché juteux à l’étranger, malgré les compétences françaises (EADS). Cette décision prolonge le processus, dangereux pour le pays, de démantèlement de la souveraineté industrielle en matière de défense et de privatisation des entreprises nationales au profit des marchands de canon.   


- Ce marché rompt ouvertement avec 44 ans de boycott officiel français (depuis la guerre d’invasion des territoires palestiniens de 1967) des importations d’armes en provenance d’Israël. Il constitue une aide directe à un pays qui bafoue le droit international, les résolutions de l’ONU, les droits élémentaires du peuple palestinien, à une puissance militariste, y compris nucléaire, qui menace la paix dans tout le Proche-Orient.

La mobilisation pour remettre en cause ce contrat grandit en France. Elle émane d’associations d’amitié avec le peuple palestinien, d’associations pacifistes, de citoyens de plus en plus nombreux.
Elle provient aussi, pour des raisons autrement intéressées que nous mentionnons mais qui ne nous concernent pas, d’industriels français, jaloux de Dassault, et de parlementaires, membres de la commission de la défense de l’Assemblée nationale (qui penchent pour un achat au lobby militaire américain plutôt qu’à l’israélien…).

Nous dénonçons et appelons à dénoncer le plus largement cette opération scandaleuse en signant la pétition lancée par le réseau « Boycott – investissement – sanctions – BDS » largement soutenue par les associations désignées précédemment (lien cliquez sur l’image).

 

120107 BDS Israël

 

PAS D’ARGENT DES CONTRIBUABLES FRANÇAIS POUR ACHETER DES ARMES DE GUERRE D’AGRESSION ET SOUTENIR LE REGIME D’APPARTHEID ISRAELIEN !

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 10:23

Libération de Salah Hamouri : enfin !

 

vivelepcf – 15 décembre 2011

 

Les autorités israéliennes ont fait connaître que Salah Hamouri ferait partie du second contingent de 550 prisonniers palestiniens libérés, le 18 décembre 2011, en échange de la libération du soldat israélien Gilat Shalit.

 

111215_Salah_Hamouri.jpgEnfin ! Salah Hamouri, 26 ans, est détenu depuis 7 ans dans les geôles israéliennes à la suite d’accusations infondées et d’un procès inique par un tribunal militaire d’occupation. Israël l’aura même gardé en prison plusieurs semaines après le terme de sa peine, comme tant d’autres.

 

La double nationalité palestinienne et française de Salah Hamouri a occasionné une large campagne pour sa libération en France, menée notamment par les militants de la Jeunesse communiste et du PCF.

Nous partageons tous aujourd’hui la joie et le soulagement de sa famille.

 

L’action pour Salah aura permis de dénoncer plus fortement, d’incarner, le scandale de l’emprisonnement arbitraire de milliers de Palestiniens, de l’oppression permanente que subit un peuple dans la négation de ses droits.

 

Un parallèle s’est établi avec la situation de Gilat Shalit. Il faut en souligner les limites.

 

Gilat Shalit dispose lui aussi de la nationalité française à côté de la nationalité israélienne. Jeune, il s’est trouvé également privé de liberté, pendant 5 ans jusqu’en octobre dernier.

Mais les similitudes s’arrêtent là. 

Le sort, individuellement regrettable, d’un malheureux trouffion de l’armée d’occupation israélienne, pris les armes à la main, n’a rien à voir avec celui de Salah Hamouri, jeune étudiant et militant palestinien arrêté injustement.

 

Dans ce cas, comme en général, il est impossible de renvoyer dos à dos oppresseur et opprimé.

 

On aura constaté, avec gravité, que les autorités françaises sont même allées au-delà.

Le sommet de l’Etat, comme la Mairie de Paris, a déployé un activisme bruyant pour soutenir la cause du soldat « Franco-israélien ».

Mais il a constamment manifesté des réticences aux demandes des proches du Franco-palestinien. L’intervention de la diplomatie française dans la libération de Salah ne s’est concrétisée qu’après la libération de Gilat Shalit et la fin de la peine de Salah Hamouri.

 

La lutte continue. Salah Hamouri doit retrouver l’intégralité de ses droits, pouvoir continuer ses études, témoigner, notamment en France.

Plus de 6000 prisonniers politiques palestiniens croupissent toujours dans les prisons israéliennes, dans des conditions indignes.

Malgré l’écho de la campagne pour l’adhésion de la Palestine à l’ONU, la situation réelle du peuple palestinien, ses libertés, son droit à disposer de lui-même, la paix n’avancent pas.

Le blocus maintient des conditions de vie critiques à Gaza. La colonisation de la Cisjordanie s’étend chaque mois.

 

Communistes français, nous amplifierons encore notre action pour la libération des prisonniers politiques en Israël, pour un Etat de Palestine, libre, souverain et indépendant, avec Jérusalem comme capitale, pour le droit au retour des réfugiés, pour une paix juste et durable.

Nous nous situons dans la suite du combat courageux que Salah Hamouri n’a jamais interrompu, mais au contraire mûri, dans la prison israélienne!

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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 12:58

Entretien avec Mujammad Nafah, secrétaire général du Parti Communiste d’Israël

vendredi 13 février 2009 - Davidi & Delgado - Mundo Obrero

 

 

Tel-Aviv le 2 janvier 2009 : importante manifestation contre les massacres perpétrés dans la bande de Gaza par l’armée israélienne.

Lamentablement, les « mass média » n’ont pas reflété l’ampleur des protestations contre la guerre à l’intérieur du pays. Une grande manifestation ayant eu lieu dans la ville de Sajnin à l’initiative du Comité Représentatif Supérieur de la population arabo-palestinienne en Israël, une semaine après l’offensive criminelle avec la participation de 130 000 manifestants et celle qui a eu lieu l’autre jour, dans la ville de Tel Aviv, avec 20 000 manifestants, dont plusieurs portaient le drapeau rouge, démontrent l’ampleur de la mobilisation qui ne cessa guère, dans tout ce pays du Moyen-Orient, pendant ces trois semaines.

Monde Ouvrier a interviewé le Secrétaire Général du PCI, l’écrivain Mujammad Nafa’h, originaire de l’aile druse de Beit Jan, avec l’objectif de faire connaître les positions des communistes israéliens. L’interview fut réalisée dans les locaux du parti de la ville de Haifa, le dernier jour du mois de janvier, grâce à la collaboration de Efraim Davidi.

Le Parti Communiste d’Israël commémore cette année son 90ème anniversaire. Antérieurement, depuis la fin des années 40, le Parti Communiste palestinien, fut le berceau des trois organisations : le Parti du Peuple Palestinien et les partis communistes jordanien et israélien.

Le PCI possède une fraction parlementaire de trois députés à la Knesset (le parlement israélien), plusieurs maires, dont celui de la « capitale arabe » d’Israël, la ville de Nazareth où il gouverne depuis 32 ans. Il est également très représenté au sein des syndicats et des étudiants.

Lors des dernières élections municipales de Novembre, le député communiste Dov Khenin obtint 36% des votes dans la ville de Tel-Aviv contre le maire travailliste qui reçut 51% des voix. Le PCI, marxiste-léniniste, est l’unique parti en Israël dans lequel militent sans aucune discrimination Juifs et Arabes, et publie le seul journal quotidien communiste en langue arabe du Moyen-Orient : « El Itijad » ( l’Unité » et un hedomadaire en hébreu : « Zu Haderej » (« le Chemin).

Monde Ouvrier : Depuis le 28 Décembre, le Parti Communiste a organisé des manifestations dans tout le pays contre l’agression militaire israélienne sur la Bande de Gaza. Quelle est la position du Parti Communiste Israélien à propos du conflit palestino-israélien ?

Mujammad Nafa’h : Depuis 1947, notre parti revendique la position de « deux Etats pour deux peuples » et soutient le droit à l’autodétermination du peuple palestinien. C’est-à-dire le droit pour les Palestiniens d’avoir un Etat libre et souverain dans les territoires occupés par Israël depuis juin 1967, avec Jérusalem est pour capitale. Nous exigeons également le démantèlement des colonies juives dans ces territoires et la solution de la question des réfugiés palestiniens, conformément aux résolutions des Nations unies.

M.O. : Et en ce qui concerne la Cisjordanie et le « mur de la honte » ?

M.N. : Israël doit se retirer jusqu’aux lignes prévues par le cessez-le-feu de la guerre de juin 1967 et démanteler le mur, que nous appelons en hébreu et en arabe : « le mur de l’apartheid ».

M.O. : Comment coordonne-t-on le travail de dénonciation de l’agression du peuple palestinien, dans ce cas à Gaza, avec les mouvements sociaux, pacifistes et universitaires ?

M.N. : Premièrement, en essayant d’établir le plus d’alliances possibles, puisqu’il est évident que les communistes ne sont pas les seuls à s’opposer à l’occupation israélienne. Deuxièmement, en essayant de coordonner les manifestations dans les rues, avec des activités politiques de prise de conscience et solidarité « pratique » : envoi de vêtements, d’aliments et d’aide. Le fait qu’on ait arrêté plus de 700 personnes lors des manifestations, de Nazareth et Haifa au nord jusqu’à Beer-Sheva au désert de Negev, montre que de nombreuses personnes ont été touchées par autant de morts et de désastres.

Enfin, en notant que nous agissons en coordination avec les forces de la gauche palestinienne. Traditionnellement avec les communistes palestiniens, mais un jour avant l’attaque, et sachant qu’elle approchait, nous nous sommes réunis dans la ville de Ramallah avec les dirigeants du Front populaire pour la Libération de la Palestine, le Front Démocratique pour la Libération de la Palestine et le Parti du Peuple (communiste) afin d’unir nos efforts. Nous avons délibéré avec eux à nouveau le jour qui a suivi le retrait israélien.

M.O. : Comment pourriez-vous expliquer aux étrangers que plus de 70% de la population israélienne soutient ou justifie les attaques militaires à Gaza qui causèrent plus de 1300 morts palestiniens, dont 90% seraient des civils selon certaines organisations humanitaires ?

M.N. : Lamentablement, une grande partie de la population israélienne s’est laissée avoir par une propagande officielle fallacieuse qui définit la guerre coloniale qui a eu lieu à Gaza comme une « action d’auto-défense ». La censure et l’auto-censure des médias locaux y ont contribué. Le téléspectateur israélien n’a pas vu dans ses écrans les scènes épouvantables que voyait chaque jour le Madrilène ou le Barcelonais. De plus, l’aventure politique du Hamas et ses provocations répétitives ont également contribué à faire de la population civile du sud d’Israël, majoritairement pauvre, des victimes des missiles qui venaient de Gaza.

Plusieurs fois, nous avons répété que nous soutenions la lutte contre l’occupation, les luttes des masses et la politique des Palestiniens, mais nous condamnons les attaques contre les populations civiles des deux côtés de la frontière. Nous avons répété à nouveau qu’il n’existait pas de solution militaire au problème palestinien, la seule solution passe par la fin de l’occupation et la création d’un Etat palestinien. Ce positionnement nous l’avons déjà exprimé précédemment, pendant et après l’attaque criminelle perpétrée en Janvier dernier.

M.O. : En 2003, on a essayé de mettre fin à la vie de l’ancien Secrétaire Général, Issam Majul, en posant une bombe sous sa voiture bien qu’il fut miraculeusement épargné. Pourquoi a-t-on voulu le tuer ? Dans quelle situation vivent les « ennemis » de la politique sioniste dans l’Etat d’Israël ?

M.N. : Ce n’est pas un secret que les espaces démocratiques en Israël sont menacés aussi bien par le gouvernement que par des groupes d’extrême-droite, officiellement « hors contrôle » ; en réalité, tout le monde sait qui les contrôle. Pendant les manifestations de ces dernières semaines, plus de 700 personnes ont été arrêtées, et certaines resteront prisonnières jusqu’à leur jugement. Des groupes de droite attaquèrent nos manifestations faisant des blessés, à la vue « amusée » des policiers.

Avec la guerre, une vraie campagne raciste contre la population arabe a vu le jour, sous la direction du parti chauviniste « Israël Beiteinu » (Israël est à nous ) du raciste Yvette Liberman. Il existe un réel danger de montée fasciste de la société israélienne dont les premières victimes seraient la minorité nationale arabo-palestinienne et les secteurs de la gauche conséquente.

M.O. : Avez-vous des contacts avec les Juifs communistes qui vivent en dehors du pays et qui, comme vous, rejettent la politique belliqueuse israélienne contre le peuple palestinien ?

M.N. : Notre parti ne se revendique ni « juif » ni « arabe ». C’est un parti de classe qui ne fait pas de distinction ethnique ou religieuse. Nous avons des relations étroites avec des militants et organisations juives progressistes et pacifistes d’Europe, d’Amérique latine, d’Amérique du Nord et d‘Australie. Le gouvernement israélien, par ses positions colonialistes, tente de galvaniser les communautés juives dans le monde entier, mais il existe de grands secteurs juifs, organisés et individuels, qui se désolidarisent totalement de cette position et combattent même cette politique. Les Juifs ne sont pas tous des sionistes, que ce soit dans le monde ou en Israël.

M.O. : Quelle relation avez-vous avec les partis communistes de Palestine, de Syrie, d’Irak, d’Egypte, de Turquie, du Liban et de Jordanie ?

M.N. : Notre parti maintient des relations étroites et régulières avec les partis communistes et ouvriers du Moyen Orient. Fondamentalement avec les communistes palestiniens, avec qui nous collaborons étroitement depuis le début de l’occupation en 1967, apportant tout type d’aide matérielle et politique. Il ne faut pas oublier que le soutien à la lutte pour l’autodétermination du peuple palestinien est un devoir internationaliste des communistes israéliens.

Nous entretenons également des relations avec le parti Tudeh iranien et l’année dernière nous avons publié une déclaration commune des communistes des Etats-Unis, de l’Iran et d’Israël avertissant qu’une attaque de l’Iran entraînerait une tragédie des plus hautes conséquences dans la région. Les communistes du Moyen Orient se réunissent au moins une fois par an.

M.O. : Quels sont les objectifs cachés du gouvernement derrière cette attaque de Gaza et quel rapport y a-t-il entre cette démonstration de force et les prochaines élections générales israéliennes de Février ?

M.N. : Le gouvernement israélien tente d’asséner un coup au Hamas, mais tout ce qu’il a réussi à faire c’est de transformer tous les Palestiniens de Gaza, particulièrement les civils, en victimes.

L’objectif est clair : creuser la division (qui est à plaindre) existante entre les fractions majoritaires palestiniennes afin de laisser de côté la création d’un Etat indépendant. Dans les partis gouvernementaux de Kadima et celui des travaillistes, certains pensaient que la guerre coloniale apporterait un certain intérêt politique pour les prochaines élections. Mais les seuls bénéficiaires ont été les partis de l’extrême droite raciste.

M.O. : Quels sont les principaux points de votre programme avant les élections ?

M.N. : Lorsque nous avons commencé la campagne électorale parlementaire, une fois les élections municipales de novembre 2008 terminées, nous pensions que nous pourrions exposer un programme que nous qualifierions de « contre-courant » : anti-capitaliste, anti-occupation, anti-privatisation, anti-globalisation, anti-raciste et pour les droits des travailleurs et travailleuses, pour l’égalité de la population arabe d’Israël, pour un climat sain, pour les droits des homosexuels et es lesbiennes. Nous avons appelé ce programme « un nouvel agenda socialiste » pour Israël. Mais avec la guerre criminelle de janvier et ses terribles conséquences nous avons dû abandonner nos plans et investir toutes nos ressources humaines, qui sont nombreuses, et matérielles, qui sont maigres, dans la lutte contre la guerre et ses conséquences internes : particulièrement le racisme et le fascisme.

De toute façon, il est clair pour nous que le capitalisme engendre l’occupation, l’oppression et le racisme. Et face à la crise capitaliste internationale, qui frappent déjà fortement les travailleurs israéliens, le prochain gouvernement qui sera élu jouira d’une courte période au pouvoir. Ce sera le produit des crises multiples qui poursuivent Israël : la crise de l’occupation, la crise capitaliste, la crise politique avec ses corruptions et subornations, la crise idéologique du sionisme. Toutes ces situations apporteront une nouvelle ère de luttes sociales et luttes des classes et de nouvelles résistances à l’occupation. De nombreux jeunes regardent vers le Parti Communiste et comprennent que nous frayons un chemin et un choix réel face à la crise et aux crises multiples. Nous sommes très inquiets pour le présent, mais nous assumons avec fermeté notre engagement pour le futur. Ce sera un futur de paix et de justice sociale.

Février 2009 - Mundo Obrero - Vous pouvez consulter cet article ici :
http://www.pce.es/mundoobrero/mopl....
Traduction de l’espagnol : Assia B.

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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 11:13

Traduction par AC pour vivelepcf 

Analyse du Parti communiste israélien (14 février 2009)

Sur les elections israéliennes

Deux jours après les élections législatives de Mardi (10 février), il était clair que même après que tous les votes des soldats avaient été comptés aujourd’hui dans la soirée (Jeudi 12 février) la répartition des sièges à la Knesset (le Parlement Israélien) ne changerait pas.

 

         Suivant le décompte final des votes, le parti de centre-droit Kadima restait avec 28 sièges, le parti de droite, le Likud, était juste derrière avec 27 sièges, le parti raciste Israel Beiteinu était le troisième parti le plus important avec 15 sièges, le parti travailliste obtenait seulement 13 sièges, le Shas 11 et Meretz seulement 3.

Le Hadash (le Front démocratique pour la paix et l’égalité mené par le Parti Communiste d’Israel) accroît son influence, et obtient un quatrième siège. Le Secrétaire Général du Hadash et député Mohammad Barakeh s’est déclaré « très heureux ». « C’est quand même une progression sérieuse », a-t-il dit.

 

         L’offensive militaire israélienne contre les Palestiniens dans la bande de Gaza et les manifestations massives en réaction organisées par les citoyens Arabo-Palestiniens d’Israël et les forces progressistes et pacifistes menées par le Hadash, ont polarisé la campagne électorale sur deux questions : ce que devrait être la politique de sécurité et de paix israélienne et ce que devraient être les relations entre l’Etat et sa minorité Arabo-Palestinienne.

 

         Ces questions ont divisé la population israélienne et ont mené à la disparition, pour ainsi dire, du programme sioniste de centre-gauche. Selon la loi israélienne, la création d’une coalition gouvernementale est accordée au chef du parti qui est le plus en mesure de former une coalition majoritaire, en d’autres termes, pas nécessairement le parti qui a reçu le plus grand nombre de voix.

 

         Malgré son siège supplémentaire, le député Barakeh a affirmé que le Hadash ne rejoindrait aucun gouvernement. « Quand nous parlerons avec le président, nous lui dirons notre vision de ce que doit être notre Etat dans l’avenir. Je pense qu’il est suffisamment intelligent pour se rendre compte que cet vision d’avenir ne peut voir le jour sous aucun gouvernement possible ». Barakeh a aussi dit : « Nous n’avons peut-être que quatre sièges, mais nous supportons le poids d’être le fer de lance de la lutte contre la Libermanization ». « Les gens qui ont peur du président raciste de Israel Beiteinu, Yvette Liberman, ont compris qu’ils ne devraient pas s’arrêter à la station du parti Meretz, et son sionisme social-démocrate, mais s’arrêter à la station, plus militante et radicale, du Hadash » a-t-il ajouté.

 

         Le député Dov Henin s’est déclaré optimiste à propos des progrès du parti parmi la jeune génération, et a ajouté : « d’un côté, il y a un nouveau consensus en Israël qui rejette clairement toute avancée dans le processus de paix. Dans certains cas, ils seront prêts à poursuivre les négociations avec l’actuelle Autorité Palestinienne, mais ne seront disposés à faire aucune concession importante. D’un autre côté, la minorité Arabo-Palestinienne a rejeté les politiques violentes qui caractérisent la politique d’occupation du gouvernement. De plus, le Hadash et le Parti Communiste sont parvenus à mobiliser une partie non-négligeable de la jeunesse israélienne juive sur leur programme politique et social. Cela a mené à l’élimination des libéraux bien-intentionnés et autres âmes charitables de la carte politique. Des partis comme le Meretz ont obtenu le soutien des kibbutz et de la classe moyenne de Tel-Aviv, mais leur message s’est révélé inaudible pour la majorité des citoyens Arabo-Palestiniens et pour les militants de Gauche, qu’ils soient Juifs ou Arabes »

 

         L’instabilité à prévoir de la future coalition gouvernementale, l’occupation en cours des territoires palestiniens et la crise actuelle du capitalisme, suggère qu’il pourrait y avoir encore des élections dans les deux prochaines années. « C’est impératif que, confrontés à ces élections, les citoyens Arabo-Palestiniens et la gauche militante s’unisse et présente une alternative aux forces fascistes en progression dans la société israélienne » a déclaré le député Khenin. « Une nouvelle génération de jeunes gens ont fait leur entrée dans la politique israélienne, » a-t-il poursuivi, « Ils ont un esprit ouvert et critique, et ils ont trouvé dans le Hadash et le Parti communiste une vraie alternative aux vieilles politiques sionistes. »

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30 décembre 2008 2 30 /12 /décembre /2008 15:51

communiqué du Parti communiste d'Israël - Maki


Des dirigeants du Parti Communiste d’Israël ont rencontré des représentants de groupes de gauche palestiniens.

traduction BL pour vive le pcf

Les dirigeants du Parti Communiste d’Israël ont rencontré des représentants de groupes de gauche palestiniens, comprenant le Front Démocratique pour la Libération de la Palestine, le Front Populaire pour la Libération de la Palestine et le Parti Palestinien du Peuple. Les militants des quatre formations se sont rencontrés jeudi (25 décembre 2008) à Ramallah afin de renforcer leur coopération mutuelle et de se mettre d’accord sur les prochaines étapes à franchir. Le Parti Communiste d’Israël était représenté à la réunion par son secrétaire général, Mohammed Barakeh. C’est la première fois que les représentants de ces 4 formations étaient présents à une même réunion. « La scène politique palestinienne a désespérément besoin aujourd’hui d’un dialogue progressiste d’unité », selon Barakeh.

 

La semaine dernière, Barakeh s’est rendu dans la capitale jordanienne, Amman, où il a rencontré le secrétaire général du FDLP, Nayef Hawatmeh. Les dirigeants du Parti Communiste d’Israël ont récemment déclaré que le dialogue avec les formations progressistes palestiniennes était  une pratique ancrée dans leurs habitudes. Le parti a maintenu des contacts avec ces groupes depuis les années 1970. « Les programmes du Parti Communiste d’Israël et de Hadash et ses positions principales sont clairs et se sont exprimés partout et à toute occasion », selon un porte-parole du parti. « Les liens entretenus avec les groupes de l’OLP n’ont pas été interrompus depuis les années 1970 et toutes ces formations connaissent les positions prises par le Parti Communiste d’Israël en tant qu’organisation juive-arabe qui défend une solution avec deux Etats en menant la lutte contre le capitalisme et l’impérialisme ».

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9 mai 2008 5 09 /05 /mai /2008 00:51

« Ne dites pas « un jour viendra », faites venir ce jour », Tamar Gozansky

Les 60 ans de l’Etat d’Israël sont 60 ans d’occasions manquées, aussi de luttes pour la paix, la démocratie et l’égalité.

Déclaration du Parti communiste d’Israël (PCI), 7 mai 2008 (traduction depuis l’anglais par vivelepcf)

La création de l’Etat d’Israël, il y a 60 ans, et le Désastre (« Nakba ») qui a fait de la majeure partie du peuple palestinien des réfugiés, sont les deux faces indissociables d’une histoire qui aurait pu être différente, si, cette même année 1948, l’Etat palestinien indépendant avait également été créé.

Les communistes juifs et arabes, pendant qu’ils agissaient clandestinement contre la domination britannique et pour l’indépendance du pays, soutenaient la résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies du 29 novembre 1947 qui prévoyait la création de deux Etats sur le territoire de la Palestine sous mandat. Depuis ce jour, le PCI a défendu sans relâche le droit à l’autodétermination de chacun des deux peuples, le juif et l’arabo-palestinien. Depuis ce jour, le PCI a exigé sans relâche l’établissement d’une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens, reposant sur la fondation d’un Etat palestinien avec Jérusalem-est comme capitale et une solution à la question des réfugiés palestiniens conforme aux résolutions de l’ONU. L’indépendance d’Israël ne sera achevée que lorsque sera créée la Palestine indépendante à son côté.

Les dirigeants sionistes du temps du Mandat, les gouvernements d’Israël ensuite, ont empêché la création de la Palestine indépendante à côté d’Israël. En 1948 et pendant la guerre de juin 1967, ils ont mis en application le principe chauvin : « le plus de territoire avec le moins d’Arabes ». Pendant la guerre d’indépendance, les soldats israéliens ont détruit 450 villages et contraint des centaines de milliers de Palestiniens à s’exiler loin de chez eux. Pendant les 41 ans d’occupation israélienne commencée en 1967, l’armée israélienne n’a cessé de répandre la destruction et d’ôter la vie à des milliers de Palestiniens.

Le refus de mettre en œuvre, en principe comme en pratique, les décisions des organes des Nations Unies, retrait de tous les territoires occupés en 1967, démantèlement de toutes les colonies, établissement d’une paix juste entre Israéliens et Palestiniens, est la cause principale de l’absence de paix et de sécurité et de la poursuite de l’effusion de sang.

L’impérialisme, britannique il y a 60 ans, américain aujourd’hui, constitue le principal soutien et commanditaire de la politique d’occupation et d’annexion du gouvernement israélien. Dans le même temps, l’impérialisme oriente aussi la réaction de pays arabes, qui dans le passé s’étaient opposés au plan de partition, et qui maintenant, au service de l’agression américaine, développent des relations officieuses sinon ouvertes avec Israël, malgré la poursuite de l’occupation et de l’oppression du peuple palestinien, malgré l’extension des colonies en Cisjordanie.

La poursuite de l’occupation, combinée avec les politiques ultra-libérales, ont fait d’Israël un pays qui applique un régime colonial dans les territoires palestiniens. Mais Israël applique aussi sur son propre territoire une forme de colonialisme intérieur qui s’exprime par l’ampleur extrême des inégalités socio-économiques, doublées de manifestations de racisme et de discrimination à l’encontre de ses citoyens arabes.

Le capitalisme israélien se caractérise par le haut niveau de militarisation de l’économie et de la société, par l’intégration croissante dans la mondialisation des grands groupes, par l’érosion de la démocratie. Depuis 30 ans, l’hégémonie politique est détenue principalement par la droite, alors que la gauche sioniste a délaissé ses bases socio-démocrates et s’est rangée docilement, pour sa plus grande part, dans cette droite qui s’appelle « centre ».

Mais même dans les conditions complexes de la réalité israélienne, ces 60 dernières années ont aussi été des années de luttes sociales et démocratiques importantes, de luttes ouvrières, de luttes contre les guerres et l’Occupation et pour une paix juste, de luttes contre les discriminations subies par les femmes, pour la protection de l’environnement. Dans l’histoire sociale d’Israël, des pages de luttes audacieuses ont été écrites par les marins, par les ouvriers de la compagnie de textile Ata, par les enseignants et les infirmières, par les étudiants et les professeurs d’université, par les travailleurs des ports et des collectivités territoriales, par bien d’autres encore. Des manifestations massives ont contraint les gouvernements à répondre à la volonté du peuple et à accepter de créer des commissions d’enquête publique. La population arabe, conjointement avec les forces démocratiques juives, a mené des campagnes publiques contre le pouvoir militaire, contre les expulsions et les démolitions de maison, contre les attaques visant la citoyenneté des Arabes-Israéliens et les projets de déplacement de populations, contre le racisme et pour l’égalité civique.

Le Parti communiste d’Israël a été et continuera à être pleinement partie prenante des luttes de classes, des luttes sociales, démocratiques et environnementales. Il propose aux travailleurs qui constituent l’immense majorité des deux peuples une visée, et une voie pour y parvenir, de vie dans la paix et la sécurité, l’égalité et la démocratie, le bien-être économique et la justice sociale. 

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