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Rentrée de luttes!

Mercredi 18 novembre 2009

Source: http://tarn.pcf.fr/Regionale-2010-Le-debat.html

Régionale 2010 : Contribution de J.Hernandez membre du Bureau Fédéral PCF 81

Contribution au débat de Jo Hernandez membre du bureau fédéral PCF 81

Depuis quelques semaines, un débat s’est instauré dans nos assemblées sur la stratégie de rassemblement pour les élections régionales de 2010. Ce débat de stratégie porte, sur l’union, sur la nature du Front de gauche, sur les rapports avec la social-démocratie. Il porte dans le fond sur les conditions politiques du changement dans les réalités d’aujourd’hui. Il porte sur l’appréciation de ce que la crise bouleverse et pose comme exigence de changement avec la perception massive de la faillite du libéralisme et de mise en cause du capitalisme.


11 novembre 2009

Le problème, n’est pas avec ou sans la social-démocratie, le PS en l’occurrence. On n’y échappe pas quand se pose la question des majorités telle qu’elle est posée aujourd’hui elle est réduite au deuxième tour.

S’agit-il, de viser à ce que le front de gauche devienne majoritaire dans un rééquilibrage de la gauche, en espérant évacuer la question des alliances avec le PS ? Ou bien s’agit-il de constituer une majorité en Midi-Pyrénées avec les autres forces de gauche, à partir du rapport de forces issu du suffrage universel ? Si c’est cela qui est visé, compte-tenu de la nature des élections régionales, qu’est-ce qui justifie l’exclusion à priori de la possibilité de listes de toute la gauche au premier tour.

Certains d’entre nous, ont un discours contradictoire, l’offre politique voté à 82 % par le Conseil National lance un appel « à toutes les forces, à toutes les femmes et les hommes de gauche représentatifs des courants politiques et progressistes (…) pour que puisse s’exprimer dans les élections de la manière la plus forte et la plus claire possibles la volonté de politiques et de majorités régionales résolument ancrées à gauche ». Cela s’adresse à tous les partis. Donc du PS au NPA ? Et au paragraphe suivant le texte propose « que ce travail débouche, autour d’objectifs et de projets clairs, sur la constitution de listes de front de gauche et large rassemblement au 1er tour, (…) à partir mais très au-delà des trois forces qui sont rassemblées à l’élection européenne ( PCF, PG et gauche unitaire) ».

En réponse à la puissante aspiration à l’unité, soulevée par beaucoup de communistes, nous répétons que le front de gauche vise à un rassemblement de toute la gauche. Et bien ! Dans les faits et dans les argumentations apportées par les inconditionnels du Front de Gauche nous faisons le contraire. Nous nous inscrivons dans la logique de la gauche de la gauche et à mes yeux il s’agit d’un « changement de nature du PCF ».

Il ne s’agit pas de refaire « l’union de la gauche », ou de reconduire purement et simplement ce qui s’est fait, ni de s’enfermer dans une construction coupée des réalités populaires. Il y a une autre stratégie possible que celle qui est proposée.

La crise profonde que traverse notre pays nous donne l’occasion de rassembler toute la gauche, sans exclure personne à priori. Mettre en place des majorités qui disent, comment elles vont répondre aux attentes populaires. Nous sommes- nous posé la question, comment allons nous répondre dans le cadre spécifique de notre région, aux revendications de la plate-forme commune syndicale unitaire, à l’exigence portée par le référendum sur la poste, aux luttes concrètes dans les entreprises du département ( Dynamic) et dans les bassins d’emplois, comment amener la majorité de gauche issue des urnes à aller vers la création d’un Fond Régional pour l’Emploi et la Formation. Voilà qui serait vraiment nouveau, qui permettrait de faire face efficacement à la crise, et de répondre au besoin d’unité et de changement. Bien entendu, ce n’est pas acquis d’avance. Mais chacun serait devant ses responsabilités, non pas dans des logiques d’appareil, mais face à ce qui monte réellement dans le pays.

La stratégie proposée a des implications qui vont bien au-delà des élections régionales. Chacun doit en mesurer la portée et la gravité. Elle va nous conduire à substituer de fait le front de gauche au Parti communiste français dans le champ politique et électoral, y compris à la présidentielle 2012. C’est la disparition pure et simple du Parti Communiste Français.

JH

Pour info, le bulletin de vote en Midi-Pyrénées tel qu'il est présenté par la Fédération du Tarn:

Régionale 2010 : propositions pour le vote des 19-20-21 novembre 2009

Les 101 délégués des huit départements de Midi-Pyrénées ont décidé d’un bulletin de vote pour la consultation des communistes des 19,20,21 novembre.


17 novembre 2009

Les propositions qui sont faites aux communistes prennent en compte le débat existant dans la région comme dans la fédération. A noter que nos délégués du Tarn, reflètent en cela la diversité des opinions émises lors des réunions de section et du Conseil départemental, se sont exprimés sur les 3 options soumises au vote :

- Majoritairement ( 64%), la conférence régionale propose de faire de l’offre politique nationale la base de la construction de notre projet régional. C’est-à-dire d’un Front de Gauche (PCF,PG,GU) ouvert et unitaire dès le premier tour.

Deux propositions alternatives sont aussi proposées au vote :

- Une liste avec le Front de Gauche, le PS et le mouvement syndical et associatif.

- Une liste à l’initiative du PCF, ouverte au mouvement social et associatif, au monde du travail.

Pour ce qui est du chef de file régional, la conférence régionale n’a pas fait de proposition celle-ci sera proposée le 10 décembre 2009. Il en sera de même pour les chefs de liste départementaux. A ce sujet, nous proposons de lancer l’appel à candidature.

C’est à partir de ces éléments, mais aussi de bien d’autres, que nous proposons aux communistes de notre département de s’exprimer sur le bulletin de vote qui est commun à l’ensemble des 8 départements.

Par Vive le Parti Communiste Français - Publié dans : régionales 2010
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Mercredi 18 novembre 2009

Conférence régionale du PCF en Rhône-Alpes 14 novembre 2009 – interventions de Dominique Negri (38) et de Marie-Christine Burricand (69)

Intervention de Dominique NEGRI au nom des délégués de la section de Saint-Martin-d’Hères, fédération de l’Isère

D’abord, je déplore les conditions peu démocratiques dans lesquelles la consultation des communistes est organisée dans le Parti.

Les communistes ont disposé d’à peine quelques jours pour prendre connaissance de « l’offre politique » du CN et se prononcer sur elle dans les sections. Autant dire que l’immense majorité sera tenue à l’écart. Le mode de désignation des délégués à cette la Conférence régionale a relevé de la cooptation par les directions départementales. Seules 13 sections sont représentés sur 24 en Isère, et ce sans aucun lien avec leurs nombres d’adhérents cotisants.

Pour ceux qui ont pu les lire, le texte « d’offre politique » et le rapport de MG. Buffet ne fournissent pas, au-delà de phrases vagues ou creuses, de bases réelles, notamment en termes de bilan et de contenu, à la réflexion des communistes. 

J’attire l’attention, que tel que « l’offre » politique le conçoit, les communistes ne pourront pas se prononcer sur la tête de liste de la liste soutenue par le PCF, ni même savoir comment elle sera désignée, tout cela revenant aux tractations futures avec le PG.

De même, les communistes risquent d’être empêchés de se prononcer pour un choix pourtant naturel : une liste de rassemblement présentée par la PCF relayant l’exigence de rupture politique exprimée dans les luttes.

Devant l’absence de stratégie nationale et tous types d’arrangements opportunistes à géométrie variable sont possible selon les régions. Créant ainsi une grande confusion tant chez les communistes que chez les électeurs.

Confusion à l’image de ce qui s’est déjà produit aux conférences régionales déjà tenues  d’un coté l’Auvergne, Corse, Franche-Comté, et Alpes côte d’azur ont décidé à une large majorité de suivre l’offre national, Hte Normadie et basse Normadie moins unanime suivent l’offre, le front de gauche passe juste en Pays de Loire, d’un autre coté le Poitou Charente, fief de S. Royal, la conférence régionale a opté d’une courte majorité à une alliance avec le PS dès le premier tour.

b- Aucune rupture politique possible en restant à la remorque du PS dans les institutions, nationalement comme régionalement.  

Le constat, mis en évidence par la complicité du PS dans la ratification du Traité de Lisbonne en 2008, demeure. Ses orientations ne portent pas de rupture sur le fond avec la politique au service du patronat et du capital. Son absence d’opposition (plan d’aide aux banques, loi Bachelot, loi LRU…) ou son opposition tronquée (acceptation des directives de concurrence par exemple sur La Poste) aux contre-réformes les plus graves du gouvernement le montrent.

Cette analyse doit nous amèner à nous prononcer contre une alliance électorale avec le PS (et les Verts) et la présence de candidats du PCF sur une liste au 1er tour

Si l’on veut battre la droite, il faut s’opposer à toute politique de droite d’où qu’elle vienne.

  c- Contre la poursuite de l’effacement du PCF et de ses positions avec la ligne du « Front de gauche »

Refusons la poursuite de cette stratégie du « Front de gauche » au plan régional ou au plan national comme l’offre politique du CN le propose unilatéralement.

Le « Front de gauche » ne représente pas une émancipation vis-à-vis de la social-démocratie. Au contraire.

Mélenchon est un social-démocrate. « L’offre politique » s’inscrit strictement dans la seule perspective d’une union « majoritaire » dans les institutions.

Le « Front de gauche » ne présente aucun intérêt comme alliance électorale pour ce que doit défendre le PCF.

Les partenaires, « gauche unitaire » et PG, sont des groupuscules qui ne pèsent rien dans le pays. Aux européennes, les listes du « Front de gauche » n’ont pas amélioré les résultats des listes PCF de 2004.

En revanche, les positions de Mélenchon (partisan de Maastricht notamment) ont contribué à brouiller le message des communistes et à laisser de côté, dans l’abstention, une bonne part de ceux qui s’opposent à l’UE du capital.

Les élus régionaux sortants du PG sont tous des ex-adhérents du PS.

Réfléchissons à partir de l’expérience de la campagne pour l’élection des parlementaires de l’UE. La liste du front de gauche a obtenu dans la région 5,35% des voix. De quel gain de voix parlons-nous ? A peine : 0,15%. En effet, au premier tour des dernières élections législative dans la région le PCF a fait 5,20%. Le constat est identique pour nos camarades du sud ouest qui pourtant avaient la pseudo locomotive Mélanchon. Autre constat, ce sont dans les bureaux qui votent traditionnellement pour le PCF que les meilleures scores du front de gauche ont été fait. Je le répète camarade pour quel gain reconduire cette stratégie, si ne devait compter que le calcul électoraliste, vision que je ne soutiens pas.

Rajoutons que les militants communistes ont fait l’essentiel de la campagne électorale. Dans beaucoup de départements, ils l’ont fait seuls les autres petites organisations n’existant pas. Nos camarades ont été jusqu’à importer ces organisations pour tenir leurs réunions, est-ce sérieux, pour un Parti de militants comme le notre ?

Les communistes ont porté la campagne et ils l’ont fait dans notre région pour une liste effaçant leur parti, pour une tête de liste non communiste et pour obtenir une seule élue non membres du PCF.

Comment accepter de reconduire une stratégie identique pour les régionales aboutissant à moins de conseiller régionaux communistes. Ceux qu’aucun de nous ne veut j’en suis sure.

Actuellement nous avons 15 élus communistes soit 10% des sièges au conseil régional.

4 élus du Parti de Gauche qui comptent bien avoir des places en positions éligibles.

Si le front de gauche devait encore s’ouvrir à d’autres forces quelques soient. Ces dernières voudront également des places.

Pour obtenir 19 sièges avec autant de communistes il faudrait doubler les voix.

Regardons  le « Front de gauche » pour ce qu’il est le nouvel instrument, après les collectifs antilibéraux, pour poursuivre la stratégie d’effacement de l’identité du PCF et de ses positions, de transformation en une deuxième mouvance social-démocrate, complémentaire du PS. Le NPA pourrait rapidement, aux lendemains des régionales, rentrer dans ce schéma de recomposition sur la base de la disparition progressive du PCF et de la captation de son héritage.  

Refusons résolument cette perspective qui prive le monde du travail, les couches populaires de la seule force historique conséquente pour affronter la politique au service du capital.

d- Pour des listes de rassemblement présentées par le PCF, en particulier en Rhône Alpes

 Les élections régionales devraient être l’occasion de relayer pendant la campagne et lors du vote l’exigence de rupture politique exprimée avec force dans les luttes. Elles doivent contribuer à développer ce mouvement pour gagner de premières victoires et non à alimenter des combinaisons politiciennes en vue de 2012.

Le programme régional doit, en cohérence, partir du bilan sans fard de la participation des élus PCF, porter des contenus de résistance à la politique du gouvernement.

Notamment pour les services publics, en particulier les transports, principale attribution des régions, pour refuser d’accompagner le processus de marchandisation-privatisation, en promouvant la défense et la reconquête du monopole public SNCF. En France, les régions ont dépensé 800 millions d’euros pour l’acquisition de TER à la place et pour la SNCF. Ce transfert de budget est-il normal ?

Nous devons nous opposer totalement au développement de l’Europe des régions et au projet de réforme territoriale qui lui correspond.

Pour cela, nous devons nous opposer à toute tentative d’étendre les prérogatives des régions, contre l’échelon démocratique national, son relais départemental et les communes.

Nous opposer par exemple totalement à toute régionalisation de personnels de l’éducation nationale, au détournement de fonds régionaux pour faire des cadeaux au patronat, ou encore pour financer le logement en acceptant le désengagement de l’Etat et le démantèlement du modèle de financement du logement social.

En cohérence, nous estimons que les régions doivent s’opposer à toute hausse des impôts locaux pour compenser les cadeaux accordés nationalement aux plus riches et au patronat.  

d- Pour Conclure :

Je propose une liste de rassemblement présentée par la PCF relayant l’exigence de rupture politique exprimée dans les luttes.

Une tête de liste communiste attendu par tous les camarades, pour rassembler les militants communistes qui retrouveront la fierté de faire une campagne électorale pour leur Parti, le PCF.

Je demande aujourd’hui qu’au-delà de la décision que nous arrêterons par rapport à l’offre politique nationale nous offrions la démocratie à tous les communistes de la région en leur proposant sur le bulletin de vote le choix d’une liste de rassemblement présentée par le PCF.

 

Intervention de Marie-Christine BUURRICAND, délégation de la section de Vénissieux, fédération du Rhône

 

Il y a une arlésienne dans ce débat, celle d'une liste de large rassemblement présentée par le PCF, ouverte   et conduite par un communiste. Cette proposition n'est ni dans le rapport, ni dans les discussions, ni dans le sondage mis à notre disposition.

Quand les communistes ont-ils décidé qu'ils ne présenteraient plus de candidats sous leur couleur aux élections? Jamais à ma connaissance.

Du coup, le doute est largement permis sur l'offre nationale du Front de Gauche, de quoi s'agit-il exactement?

S'agit-il de sortir de l'alliance obligée avec le PS dont beaucoup de communistes ne veulent plus et de construire les conditions d'une gauche de gauche, de combat, avec la remontée de l'influence du PCF, occupant l'espace libre aujourd'hui pour la trans formation révolutionnaire, pour un PCF populaire, comme l'ont montré les élections municipales et cantonales de 2008?

Ou bien est -on en train de réaliser ce que réclament depuis plusieurs années certains communistes, l'alliance de la gauche de la gauche pour aller vers une nouvelle force politique sans le dire?


Ou est-on tout simplement dans une démarche opportuniste, la recherche d'une solution à court terme qui  viendra finalement au second tour au secours d'un PS en difficultés?


Je prends date et je donne rendez-vous: Y aura t-il des candidats du PCF aux législatives et à la présidentielle de 2012. J'invite en tous cas les communistes à y travailler, pas avec le Front de gauche, mais avec le PCF.

 

Je note notre incohérence sur le bilan des régions que nous dirigions avec le PS. Nous savons d'expérience que le bilan profite ou pénalise d'abord la majorité de la majorité sortante. Vouloir positiver le bilan et partir avec le front  de gauche, c'est brouiller les pistes. Comment parler de rupture quand nous reconduisons pour l'essentiel les sortants sans même mixer avec des candidatures nouvelles?

Je note que le Front de gauche, c'est une double soustraction: moins d'élus communistes et moins pour l'influence du PCF qui ne se mesurera pas.

En conclusion:

Dans tous les cas, une tête de liste PCF ancrée dans la bataille contre la réforme des collectivités locales et pour la souveraineté nationale et une majorité nette membres du PCF sur la liste.

Par Vive le Parti Communiste Français - Publié dans : régionales 2010
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Mercredi 18 novembre 2009

Troupes françaises hors d’Afghanistan ! Le PCF doit contribuer à lancer cette campagne !

 

Un débat était organisé au Sénat lundi 16 novembre 2009 sur la guerre en Afghanistan. Un consensus se dégage à gauche et même dans une partie de la droite pour constater « l’échec » de l’opération militaire derrière l’OTAN et les Etats-Unis.

 

Mais « échec » par rapport à quoi ? Qui peut encore laisser croire que ses objectifs, dès le départ, étaient pacifiques et civilisateurs ? L’hypocrisie de 2001, de la « Force internationale d’assistance et de sécurité », à laquelle le gouvernement de Jospin a décidé d’associer la France, n’en finit pas de virer au drame.

 

Après le 11 septembre 2001, l’impérialisme américain a cherché à réaffirmer sa domination sur une région stratégique, notamment au regard d’intérêts pétroliers. Il continue d’autant plus dramatiquement que la situation militaire n’a cessé de s’enliser.

 

La mascarade, en deux étapes, des dernières élections présidentielles, le rapprochement avec les « talibans modérés », les complicités meurtrières de l’armée d’occupation avec les seigneurs de la guerre, la corruption généralisée… ne peuvent plus être cachés à l’opinion publique internationale. 

Pas plus que les massacres et désastres pour les populations afghanes, et les lourdes pertes des corps expéditionnaires, dont les troupes françaises, 3850 soldats.

35 morts français ! 400 millions d’euros détournés par an vers la guerre depuis les renforts envoyés par Sarkozy et la réintégration de la France dans le commandement intégré de l’OTAN! Assez!

 

Devant l’exigence impérieuse, portée par les opinions publiques, de la paix, les communistes françaises peuvent-ils combattre pour autre perspective que le retrait immédiat des troupes françaises ? C’est ce que font nos camarades dans tous les pays, Grande Bretagne, Etats-Unis, Allemagne (voir ci-dessous l’appel du Mouvement de la paix allemand que soutiennent les communistes)…

 

Pourrions nous cultiver l’illusion qu’une intervention de contingents de l’Union européenne puisse être plus progressiste, moins impérialiste qu’une intervention de l’OTAN, sa maison-mère ? Si le PS reste sur cette position et refuse toute autocritique, c’est son problème.

 

Pouvons-nous nourrir l’illusion, qui légitime l’intervention actuelle, qu’une action militaire, « civilo-militaire » même directement sous l’égide de l’ONU serait l’issue ? 

 

Le retrait immédiat des troupes étrangères d’occupation est la condition préalable de la fin de guerre, d’un développement de l’Afghanistan., du respect du droit du peuple.

Gagner, en s’appuyant sur la majorité de notre peuple, le retrait des troupes françaises, comme nous avions empêché une intervention française en Irak, n'est-ce pas  à quoi les communistes doivent oeuvrer dans ce sens?

 

En août 2008, des communistes d’une quinzaine de fédérations du PCF décidaient de reprendre la proposition que leur faisait Henri Alleg d’une pétition sans ambiguïté (en lien ci-dessous). D’autres organisations dont l’Association des combattants anticolonialistes en font également signer de semblables. Leurs initiatives ont permis de rassembler des dizaines de milliers signatures et ont montrer l'attente d'une telle campagne.

 

Pourquoi ne deviendrait-elle pas une initiative nationale du Parti ?

 

Rédaction de vivelepcf.fr

 

Articles sur le sujet :

Clarifier la position du PCF (sept 2008) : une exigence pour mobiliser et obtenir le retrait des troupes d’Afghanistan

Pétition pour le retrait des troupes d'Afghanistan

Rencontre nationale PCF - 30 août 2008: proposition d'action contre la guerre impérialiste

 

Le Mouvement de la paix allemand organise une « votation » contre l’intervention en Afghanistan.

 

(Article de presse repris par le DKP Berlin, traduit par EDT). – L’initiative est soutenue par de très nombreuses organisations, notamment de Linke et du DKP.

 



Le Mouvement de la paix entend faire monter la pression sur le Bundestag avec une initiative de grande envergure, une votation militante à l’échelle du pays permettant de désapprouver la prolongation de l’intervention de l’armée allemande (Bundeswehr) en Afghanistan.

Les deux porte-parole de l’initiative nationale « troupes allemandes hors d’Afghanistan ! », Reiner Braun et Peter Strutynski, la présente ainsi : « la guerre en Afghanistan rentre dans sa neuvième année. Le cours de la guerre jusqu’à présent et l’expérience historique conduisent aujourd’hui à une seule conclusion : cette guerre ne peut pas être « gagnée ». Le retrait aussi rapide que possible des troupes de l’OTAN est l’exigence de l’heure ».

 

Le gouvernement avec son ministre de la défense, le très actif Zu Guttenberg, serait sur le point, non pas de prolonger la contribution allemande à cette sale guerre, mais autant que possible de l’aggraver en renforçant les effectifs des troupes engagées. « Ils font fi des recommandations de la quasi-totalité des experts et ne tiennent aucun compte de l’expérience. Plus on accroît les troupes en nombre, plus se développe la résistance afghane. Toute extension de la zone des combats amène des progrès territoriaux des Talibans, qui contrôlent maintenant 80% du pays (50%, il y a deux ans). »

 

Toutes les promesses du gouvernement sur la mise en œuvre d’une « approche globale » comprenant des aspects civils (reconstruction) se sont révélées de la poudre aux yeux et ont fini de s’évanouir avec l’attaque aérienne du 4 septembre sur des camions citernes. L’Afghanistan et le régime de Kaboul sont plus éloignés que jamais de la stabilité, de la reconstruction, de la légitimité démocratique. Le pouvoir est dans les mains des barons de la drogue, des seigneurs de la guerre et des politiciens corrompus font constater Braun et Strutynski.

 

La population d’Afghanistan ne demande rien de plus que la fin de la guerre et de l’occupation étrangère. En Allemagne aussi, de façon constante depuis des années, une majorité de la population réclame la fin de l’intervention guerrière de la Bundeswehr. Le Bundestag, dans sa grande majorité, n’en a pas tenu compte jusqu’à présent.

 

Pour cette raison, le Mouvement de la paix entend établir, à travers de nombreuses initiatives de votation, que la majorité au Bundestag ne dispose en aucun cas de l’approbation de la population.

La population sera invitée à répondre à cette question : « êtes-vous pour la prolongation de l’intervention de la Bundeswehr en Afghanistan ? » Les résultats de la votation qui sera organisée du 20 au 28 novembre seront amenés aux députés avant le vote du Bundestag. Ils seront communiqués publiquement le jour du vote du Bundestag.

Par Vive le Parti Communiste Français
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Mardi 17 novembre 2009

Elections régionales en Ile-de-France 14 et 21 mars 2010 :

 

Motion d'explication de l'option n°2 du bulletin de vote pour la consultation interne des 19, 20 et 21 novembre

 

Pour une liste de rassemblement présentée et conduite par le PCF, ouverte à des acteurs des luttes.

 

 

La campagne et le scrutin des élections régionales doivent être l’occasion de porter nationalement et régionalement le puissant mouvement des luttes contre la politique du pouvoir, de gagner des positions régionales pour les relayer. Le vote communiste, l’expression des positions communistes, le renforcement du PCF en sont l’instrument privilégié.

Les orientations largement sociales-libérales et la perspective enfermée dans l’alternance en 2012 des forces social-démocrates du PS, d’Europe-Ecologie excluent une union derrière elle. Le « Front de gauche » avec le PG et la GU, petites formations de dissidents du PS et du NPA, ne représente pas une alliance électorale intéressante dans notre objectif. Au contraire, il est de nature à continuer de brouiller l’expression communiste, à diluer l’identité de notre parti, à le plonger dans des querelles politiciennes stériles en vue de 2012 dans le fil des collectifs antilibéraux de 2006/7, de la « gauche populaire et antilibérale », de Bouge l’Europe. Aux européennes de 2009, il n’a pas permis d’améliorer les résultats du PCF en 2004 et de détourner de l’abstention la majorité des électeurs du NON du référendum de 2005.

Le bilan appelle à une rupture avec les choix fait en Ile-de-France depuis 2004.

Au plan national, les 20 régions à majorité de gauche n’ont pas été des points de résistance à la politique du pouvoir. Elles ont accompagné au contraire le développement de la logique « libérale » de l’Europe des régions, le processus de marchandisation des services publics, etc. En Ile-de-France, le président PS de la Région, Jean-Paul Huchon, s’en inspire ouvertement. Il multiplie les déclarations de guerre à l’Education nationale, qu’il veut régionaliser, aux entreprises nationalisées de service public qu’il veut mettre en concurrence, mais dans le même temps les cadeaux au patronat.

En 2004, dans la Région, le PCF avait soutenu la liste de la « gauche populaire et citoyenne » précurseur du « Front de gauche ». Cette stratégie a amené l’élection par l’électorat communiste de presque une moitié d’élus non membres du PCF, un large effacement du point de vue communiste au Conseil régional, une participation active dans l’exécutif régional et une caution à la gestion loyale par Huchon des affaires du patronat dans la région. 

 

Pour toutes ces raisons, nous nous prononçons pour le lancement d’une liste clairement présentée et conduite par le PCF en 2010, porteuse des positions communistes, notamment

la défense et la reconquête des services publics, des monopoles publics, des entreprises nationalisées, en particulier dans le cadre des prérogatives régionales la RATP et la SNCF

le rejet de la réforme territoriale, de « l’Europe des régions » qui l’inspire.

le rejet de la conception du « Grand Paris », non seulement de ses aspects institutionnels mais des aménagements conçus dans l’intérêt de la finance et des multinationales. 

Par Vive le Parti Communiste Français - Publié dans : régionales 2010
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Lundi 16 novembre 2009

Analyse et compte-rendu du PCF Paris 15

 

 

La conférence régionale du PCF en Ile-de-France des 14 et 15 novembre était entièrement prévisible.

Les quelque 350 participants avaient été soigneusement choisis par les directions départementales, peut-être trop bien au vu du résultat caricatural : 94% d’approbation de « l’offre de la direction nationale pour le Front de gauche.

Les adhérents sont maintenant appelés à plébisciter à leur tour ce choix entre le 19 et le 21 novembre. En toute ignorance de cause !

Car de véritable débat dans le Parti avec les communistes sur la stratégie aux régionales, il n’y en pas eu et il n’y en aura pas avant le vote interne.

Prudemment, la direction a annulé le Conseil national de fin septembre qui devait lancer la discussion.

Après le CN des 24 et 25 octobre, les communistes ont disposé de quelques jours pour prendre connaissance de « l’offre politique » avant désignation des délégués à la conférence régionale. Maintenant ils ont 4 jours pour se prononcer sur ses conclusions, par ailleurs toujours aussi troubles.

La conférence régionale a donné lieu à un interminable verbiage destiné à escamoter les questions de fond que notre unique délégué, avec 2 autres camarades des sections de Paris 5ème et de Meaux ont été presque seuls à soulever.

D’abord sur le bilan des régions de gauche à participation communiste. C’est devenu une formule rituelle notamment des élus sortants : « on ne gagne pas les élections sur des bilans ». On doit conclure qu’on les gagne sur des promesses que l’on n’est pas obligé de tenir !

Il y a une réalité que la direction du Parti, en particulier en Ile-de-France, ne veut pas entendre, ne veut surtout pas que les communistes entendent : c’est que les élus de la liste de la « gauche populaire et citoyenne » en 2004, conçue exactement suivant le principe du Front de gauche, ont cautionné jusqu’au bout, au sein de l’exécutif avec leurs vice-présidences, toutes les orientations sociales-libérales de la majorité du Président PS, Jean-Paul Huchon.

Nous avons pris, les premiers, l’initiative de propager très largement depuis août les conceptions politiques de Huchon exprimées dans son livre de 2008 (voir en lien). Elles sont si « énormes », si outrancières dans l’approbation du libéralisme et de l’Europe des régions, qu’enfin, le rapport introductif de la Conférence régionale les a citées.

Mais en oubliant la participation active des élus du Front de gauche (PCF, PG, alternatifs, divers…) !

Sur les rapports avec le PS à l’avenir, la conférence régionale, comme « l’offre politique » s’efforcent de tromper sur la marchandise. Le « Front de gauche » est présenté comme une façon de s’émanciper du PS, mais pour mieux construire des majorités dans les institutions derrière lui, autant dire pour ratisser plus large à gauche, aux régionales puis en vue d’une nouvelle alternance stérile en 2012.

Quelles sont les conditions d’une participation éventuelle au prochain exécutif régional après les élections ? Il n’y en a pas !  Des esprits fumeux vont même jusqu’à prétendre que négocier un accord sur les contenus avec le PS, ce serait s’enchaîner ! Non, il faut pouvoir continuer à tout se permettre comme depuis 2004, sans contrôle des communistes.

Très drôle : pour essayer de démarquer le « Front de gauche » de la social-démocratie, la tribune de la conférence a proposé de mettre sur le bulletin de vote une case pour une liste d’union de toute la gauche dès le 1er tour. Mais problème : comme l’a judicieusement fait remarquer le camarade de Meaux à l’assistance, il faudrait qu’au moins un délégué l’ait proposé. Aucun de ceux qui collaborent avec le PS dans les institutions n’a bien entendu voulu se mouiller et se discréditer ! Il a fallu qu’une déléguée quasi inconnue se dévoue !

Il faut dire aussi qu’en Ile-de-France, contrairement à d’autres régions, les sondages garantissent un score au dessus de 5% permettant la fusion avec le PS et Europe-écologie et qu’une répartition des places a eu lieu en 2004.

C’est de nouveau, comme d’habitude, sur les questions de candidatures que le débat s’est avivé.

Autant les communistes sont privés de débat de fond, autant les débats entre composantes du Front de gauche, même complètement groupusculaires, font rage et autant ils sont abreuvés de prises de position personnelles dans les media, notamment l’Huma.

Il y a de quoi complètement s’y perdre.

Il y a d’un côté Robert Hue qui s’affiche avec Peillon, le Modem et Huchon et qui devrait être candidat dès le 1er tour sur sa liste.

D’un autre côté, il y a le maire de Sevran, Stéphane Gattignon, maire PCF mais qui conteste la raison d’être du PCF depuis vingt ans, qui annonce qu’il figurera sur la liste d’Europe-Ecologie.

Il y a aussi Mélenchon qui évoque sa candidature en Ile-de-France comme chef de file, histoire d’ajouter au trouble des communistes.

Il y a encore Patrice Braouezec qui fait don de sa personne comme chef de file du Front de gauche dans notre région parce que, en somme, il est communiste, un peu mais pas trop et que donc il peut mieux incarner le Front de gauche. Parmi ses soutiens, on trouve Jean-Jacques Karman d’Aubervilliers dont la seule cohérence est de changer tout le temps de camp (on voit quel crédit accorder à de tels « opposants » de « gauche » au processus de disparition du Parti).

Dans tout ce micmac, apparaît au grand jour la nature et l’objectif du « Front de gauche », dans la suite des collectifs antilibéraux, de la candidature de la « gauche populaire antilibérale » de MG.Buffet en 2007 : au nom d’un pseudo rassemblement, il s’agit d’accélérer l’effacement et la décomposition du PCF.

Avec ses alliances à géométrie variable au plan national, avec ce que nos propres partenaires vont dénoncer comme des compromissions avec le PS, avec un tel spectacle, notre parti, le PCF, sortira encore un peu plus discrédité des élections régionales. D’autant plus que les préoccupations institutionnelles et politiciennes l’écarte des fronts de lutte et de ses positions fondamentales.

Pour les communistes désorientés, mais qui veulent que leur Parti continue d’exister et se renforce, la direction tend une fausse perche. Elle les invite à peser dans le Front de gauche pour que Pierre Laurent, futur secrétaire national, soit tête de liste du Front en Ile-de-France. Implicitement, c’est essayer l’impliquer les communistes attachés à leur parti au processus qui le saborde.

A la conférence, à peu près un quart des délégués, défendant plus ou moins Braouezec se sont prononcés pour que la tête de liste régionale ne soit pas un dirigeant communiste. Dans l’autre sens, défendant Pierre Laurent, la tribune a fait ajouter au bulletin de vote sur la case « front de gauche » cette phrase étonnante : « Considérant la place et l’influence du PCF en Île de France, les communistes proposent que la tête de liste soit issue du PCF dans une conception de campagne collective et à plusieurs voix. »

Destinée à rassurer trompeusement les communistes, cette phrase devrait susciter une réaction de bon sens : mais pourquoi donc si l’on veut une tête de liste communiste, la direction du PCF se place-t-elle elle-même dans la situation de ne pas l’avoir ?

Le choix de bon sens pour ces élections serait logiquement de présenter et de conduire une liste PCF largement ouverte aux acteurs des luttes. C’est ce qu’ont défendu notre camarade du 15ème (voir son intervention) et un camarade du 5ème. C’est l’option que nous défendons depuis le début.

La direction régionale, en Ile-de-France, comme dans d’autres régions, a décidé de la laisser apparaître (avec un intitulé déformé) sur le bulletin de vote. Ne pas le faire l’aurait déconsidérée et elle peut escompter influencer suffisamment le résultat du vote pour minimiser cette position naturelle.

Pour prendre une précaution de plus dans ce sens, elle a strictement rejeté que le bulletin de vote soit accompagné de quelques explications des partisans de cette option, spécialement en Ile-de-France où elle ne veut certainement pas qu’on montre que le Front de gauche existe déjà depuis 2004.

Conscients du contexte antidémocratique, en cohérence avec nos positions exprimées en Assemblée, nous appelons les camarades à voter pour des listes de rassemblement présentées et conduites par le PCF.

Plus que jamais, nous voulons tout faire pour contribuer à ce que les communistes, à cette nouvelle étape intermédiaire du processus de disparition du PCF, se réapproprient leur parti, prennent dans leurs fédérations, leurs sections, leurs localités la responsabilité de le faire vivre et de le renforcer.

C’est pourquoi notre ordre du jour prioritaire de la semaine est la préparation des grands mouvements programmés la semaine prochaine : grève des postiers, des enseignants, etc…

L’essentiel n’était pas à la conférence régionale !

Par Vive le Parti Communiste Français - Publié dans : régionales 2010
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Vendredi 6 novembre 2009

Elections régionales des 14 et 21 mars 2010.

Analyses et décisions de la section du PCF Paris 15ème lors de son assemblée du 3 novembre 2009

 

extrait de

http://pcf-paris15.over-blog.com/article-les-orientations-du-pcf-paris-15-pour-novembre-et-pour-les-regionales-38828253.html


 

A l’unanimité, nous repoussons « l’offre politique » nationale proposée par le CN et nous nous prononçons pour la constitution de listes de rassemblement, présentées par le PCF, sur un programme national et régional communiste.

 

D’abord, nous déplorons les conditions peu démocratiques dans lesquelles la consultation des communistes est organisée dans le Parti.

 

Les communistes disposent d’à peine quelques jours pour prendre connaissance de « l’offre politique » du CN et se prononcer sur elle dans les sections. Autant dire que l’immense majorité sera tenue à l’écart.

 

Il est anormal que la réunion du CN des 26 et 27 septembre qui devait lancer la discussion ait été annulée, qu’aucune réunion du Conseil départemental de Paris n’ait été convoquée depuis le 2 septembre.

Ce calendrier précipité imposé aux communistes contraste avec toutes les tractations entre partis de « gauche » dont la presse a fait écho dans la période.

 

Pour ceux qui ont pu les lire, le texte « d’offre politique » et le rapport de MG. Buffet ne fournissent pas, au-delà de phrases vagues ou creuses, de bases réelles, notamment en termes de bilan et de contenu, à la réflexion des communistes. Au plan régional, un seul texte est arrivé à la direction de section le 30 octobre pour préparer la « conférence régionale » : aucun compte-rendu de mandat depuis 2004, notamment des élus parisiens !

 

Nous émettons également les plus grandes réserves sur les prochaines étapes de la consultation.

Le mode de désignation des délégués à la Conférence régionale relève de la cooptation par les directions départementales.

Nous attirons l’attention, que tel que « l’offre » politique le conçoit, les communistes ne pourront pas se prononcer sur la tête de liste de la liste soutenue par le PCF, ni même savoir comment elle sera désignée, tout cela revenant aux tractations futures avec le PG.

De même, les communistes risquent d’être empêchés de se prononcer pour un choix pourtant naturel : une liste de rassemblement présentée par la PCF relayant l’exigence de rupture politique exprimée dans les luttes.

Notre section retient unanimement cette dernière option. Voici la réflexion qui l’y conduit.

 

Nous insistons aussi sur le besoin que ce soit une stratégie nationale et sur les dangers d’arrangements opportunistes à géométrie variable selon les régions.

 

b- Aucune rupture politique possible en restant à la remorque du PS dans les institutions, nationalement comme régionalement.  

 

Le constat, mis en évidence par la complicité du PS dans la ratification du Traité de Lisbonne en 2008, demeure. Ses orientations ne portent pas de rupture sur le fond avec la politique au service du patronat et du capital. Son absence d’opposition (plan d’aide aux banques, loi Bachelot, loi LRU…) ou son opposition tronquée (acceptation des directives de concurrence par exemple sur La Poste) aux contre-réformes les plus graves du gouvernement le montrent. Il reste entièrement dans un schéma d’alternance, les yeux de ses prétendants rivés sur 2012.

 

Autre constat : 20 régions de « gauche » depuis 2004 dont 16 à participation communiste n’ont pas constitué un point d’appui pour s’opposer à la politique du pouvoir, ni au plan national, ni même au plan régional. Au contraire, globalement, elles ont accompagné, dans leurs domaines de compétence, la marchandisation des transports, la « régionalisation » des personnels techniques des lycées…

 

Le bilan en Ile-de-France est encore plus sombre avec le président sortant Huchon.

Sa profession de foi libérale dans son livre de 2008 « De battre ma gauche s’est arrêtée » est éloquente. Il s’affiche comme partisan de la régionalisation de l’éducation nationale, adversaire des nationalisations, estimant que les services publics sont mieux effectués par le privé, chantre de l’Europe des régions contre la souveraineté nationale…

Sa politique est en cohérence : il accompagne activement la marchandisation des transports (dont il veut seulement que la Région ait le contrôle), il accorde des aides inédites à l’enseignement privé…

De plein pied dans la logique de concurrence des territoires, Huchon et sa majorité accordent des cadeaux, sans contrepartie, au patronat d’Ile-de-France tout en faisant jouer le moins-disant social dans les commandes régionales comme avec le marché du renouvellement des trains de banlieue attribué au canadien Bombardier contre Alstom et à une production en France.

Etc…

 

A propos du Grand Paris, les divergences entre la majorité régionale et le gouvernement ne portent pas sur le choix d’aménagement au service de la finance et des multinationales mais seulement sur la future « gouvernance ».

 

Force est de constater que les élus de la liste de la « gauche populaire et citoyenne » de 2004, dont les élus communistes auront cautionné jusqu’au bout au sein de l’exécutif régional ces choix néfastes.

 

Cette analyse nous amène à nous prononcer :

contre une alliance électorale avec le PS (et les Verts) et la présence de candidats du PCF sur une liste au 1er tour derrière lui en Ile-de-France comme dans l’ensemble des régions.

contre toute position de principe de participation à un exécutif dirigé par le PS. La définition préalable des conditions d’une éventuelle participation est nécessaire.

Puisque ce n’est pas le cas, à la lumière de l’expérience, nous nous opposons à une participation à un exécutif dirigé par le PS et Huchon.

 

L’absence d’ouverture au Modem ne saurait être un critère suffisant. Même sans le Modem, les exécutifs à direction PS suivent des choix « sociaux-libéraux ».

 

Si l’on veut battre la droite, il faut s’opposer à toute politique de droite d’où qu’elle vienne.

 

c- Contre la poursuite de l’effacement du PCF et de ses positions avec la ligne du « Front de gauche »

 

La liste sur laquelle figuraient les candidats du PCF en 2004 en Ile-de-France, intitulée « gauche populaire et citoyenne », correspondait déjà à la stratégie du « Front de gauche ».

Les militants communistes ont fait l’essentiel de la campagne pour une liste effaçant leur parti, pour obtenir une moitié d’élus non membres du PCF, non représentatifs, sur une ligne politique qui a amené, malgré « l’antilibéralisme » annoncé, à une collaboration docile, jusqu’au bout, avec le social-libéral Huchon.

 

Nous refusons la poursuite de cette stratégie du « Front de gauche » au plan régional ou au plan national comme l’offre politique du CN le propose unilatéralement.

 

Le « Front de gauche » ne représente pas une émancipation vis-à-vis de la social-démocratie. Au contraire. On l’a vu avec l’exemple francilien.

Mélenchon est un social-démocrate. « L’offre politique » s’inscrit strictement dans la seule perspective d’une union « majoritaire » dans les institutions.

 

Le « Front de gauche » ne présente aucun intérêt comme alliance électorale pour ce que doit défendre le PCF.

Les partenaires, « gauche unitaire » et PG, sont des groupuscules qui ne pèsent rien dans le pays. Aux européennes, les listes du « Front de gauche » n’ont pas amélioré les résultats des listes PCF de 2004.

En revanche, les positions de Mélenchon (partisan de Maastricht notamment) ont contribué à brouiller le message des communistes et à laisser de côté, dans l’abstention, une bonne part de ceux qui s’opposent à l’UE du capital.

Les élus régionaux sortants du PG sont tous des ex-adhérents du PS.

 

Nous analysons le « Front de gauche » comme étant le nouvel instrument, après les collectifs antilibéraux, pour poursuivre la stratégie d’effacement de l’identité du PCF et de ses positions, de transformation en une deuxième mouvance social-démocrate, complémentaire du PS. Le NPA pourrait rapidement, aux lendemains des régionales, rentrer dans ce schéma de recomposition sur la base de la disparition progressive du PCF et de la captation de son héritage.  

Nous continuons à refuser résolument cette perspective qui prive le monde du travail, les couches populaires de la seule force historique conséquente pour affronter la politique au service du capital.

 

d- Pour des listes de rassemblement présentées par le PCF, en particulier en Ile-de-France

 

Les élections régionales devraient être l’occasion de relayer pendant la campagne et lors du vote l’exigence de rupture politique exprimée avec force dans les luttes. Elles doivent contribuer à développer ce mouvement pour gagner de premières victoires et non à alimenter des combinaisons politiciennes en vue de 2012. Il est temps de montrer une « opposition véritable à gauche » a résumé un camarade, pas un « altercapitalisme » comme la direction du parti commence à utiliser la formule.

 

Le programme régional doit, en cohérence, partir du bilan sans fard de la participation des élus PCF-Front de gauche à la politique « libérale » de Huchon, porter des contenus de résistance à la politique du gouvernement.

Notamment pour les services publics, en particulier les transports, principale attribution des régions, pour refuser d’accompagner le processus de marchandisation-privatisation, en Ile-de-France en promouvant la défense et la reconquête du monopole public RATP/SNCF.

Nous devons nous opposer totalement au développement de l’Europe des régions et au projet de réforme territoriale qui lui correspond.

Pour cela, nous devons nous opposer à toute tentative d’étendre les prérogatives des régions, contre l’échelon démocratique national, son relais départemental et les communes.

Nous nous opposons par exemple totalement à toute régionalisation de personnels de l’éducation nationale, au détournement de fonds régionaux pour faire des cadeaux au patronat, ou encore pour financer le logement en acceptant le désengagement de l’Etat et le démantèlement du modèle de financement du logement social.

En cohérence, nous estimons que les régions doivent s’opposer à toute hausse des impôts locaux pour compenser les cadeaux accordés nationalement aux plus riches et au patronat.  

Par Vive le Parti Communiste Français - Publié dans : régionales 2010
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Vendredi 6 novembre 2009

Robert Hue : le ridicule ne tue pas, il fait vivre !

Les media font preuve de nouveau d’une grande complaisance à l’égard de Robert Hue.

 

Maintenant que la direction de Marie-George Buffet a poussé sa stratégie jusqu’à 1,93%, le candidat des 3,37% aux présidentielles de 2002, se sent autorisé à reparler publiquement.

 

Fin 2008, il créait le NEP, « Nouvel espace progressiste ». Devant l’absence totale de succès de cette association au service de l’union de la « gauche », il en invente une autre, dédiée à la même cause, le ralliement à la social-démocratie, le MUP « Mouvement unitaire progressiste ».

Avec toujours aussi peu de « divisions » comme l’initiateur a dû le reconnaître dans une interview sur France Info le 5 novembre.

Au fil de cette interview, on l’entend dénigrer l’Europe de l’est – c’est l’air du temps – et se ranger parmi les critiques de l’époque, puis se répandre sur ces excellents contacts avec Jacques Chirac, qu’il serait l’un des seuls à visiter très régulièrement depuis qu’il n’est plus président et dont il vante « le rapport aux gens ».

 

Décidément le ridicule ne tue pas. Il fait même vivre Robert Hue dont le rôle dévolu semble être de déconsidérer jusqu’au bout le PCF à la tête duquel il s’est retrouvé pour le détruire.

 

Aujourd’hui, des partisans du MUP, dont lui-même dans le Val d’Oise, comme Jean-Claude Gayssot dans l’Hérault, s’apprêtent à figurer sur les listes des sociaux-libéraux Huchon et Frèche dès le premier tour aux prochaines régionales. En août à Marseille, Hue s’était joint déjà au PS Peillon et à la Modem de Sarnez pour envisager ensemble un schéma d’alternance.

 

Etant toujours identifié comme communiste, Hue est encore utile pour discréditer notre parti dans l’opinion. Il peut servir aussi de repoussoir pour mettre en avant la stratégie de la direction actuelle qui pourtant, avec son « Front de gauche », poursuit d’une autre façon, l’effacement du PCF et de ses positions, son arrimage à la social-démocratie, initiés par la « Mutation » des années 90, des années Hue.

 

Rédaction de vivelepcf.

 

Voir aussi notre article d’août 2009 : Robert Hue repoussoir ou poisson pilote

Par Vive le Parti Communiste Français - Publié dans : Contre la liquidation du PCF
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Vendredi 6 novembre 2009
L'émission de France 3 "Ce soir ou jamais" sera consacrée, sans originalité, lundi 9 novembre à partir de 22h50 à la "chute du Mur de Berlin".

Plus ou moins mal entouré par Elie Barnavi, Emmanuel Todd, Jacques Rupnik, Roland Dumas, notre camarade Henri Alleg est invité et pourra apporter un contre-poison à la caricature de l'histoire, à l'anticommunisme primaire, au matraquage idéologique ambiant au service d'un capitalisme et d'une UE à son service en mal de légitimation.
Par Vive le Parti Communiste Français - Publié dans : Assumons l'histoire du PCF
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Samedi 31 octobre 2009

Aller beaucoup plus loin que le Front de Gauche

27 octobre 2009

 

L’appel que j’ai signé le 8 octobre dernier avec de nombreux militants et élus et qui a été rendu public contribue clairement au débat afin que les communistes choisissent l’unité et le rassemblement à l’occasion des élections régionales. Dans tout le pays, les militants communistes n’ont pas attendu des directives venues d’en haut pour faire connaître leur sentiment et il se dégage une dynamique en faveur de la constitution de listes de large rassemblement conduite par une(e) communiste dans chaque région dès le premier tour. Dans l’Oise, l’appel qui circule , contribue au débat , suscite des échanges libres et francs qui posent des questions de fond. Notamment celle du bilan du Conseil régional sortant, celle de l’identité communiste aujourd’hui, ou encore celle de la politique régionale et des candidats qui seraient capables de la porter et de la mettre en oeuvre dans l’unité une fois élus.

On semble s’orienter vers l’ouverture et la main tendue à nos camarades "Communistes en Somme" afin de rassembler toute la force communiste et permettre aux Picards d’avoir à leur disposition un programme, une liste de combat pour ancrer la future assemblée régionale bien à gauche. Il serait en effet suicidaire de ne pas retrouver ces camarades, de ne pas créer les conditions dès maintenant pour travailler en commun à la mobilisation des Picards. Car on ne souhaite pas jouer "petits bras", une grande ambition peut guider l’action et la mobilisation des communistes et de milliers de progressistes en Picardie : conquérir une assemblée régionale qui soit enfin une assemblée de combat avec une présence communiste et progressiste forte, déterminée et unie, pour ne pas renouveler les divisions que l’on a connues ces dernières années et qui ont conduit l’exécutif régional à accompagner la crise.

Ce texte que nous avons rendu public, parce que nous considérons que le débat n’est pas seulement interne mais concerne aussi les citoyens, pose la question du rassemblement. Le débat est en cours et cela est primordial qu’il ne se fasse pas en vase clos. Des camarades ont évoqué le "Front de gauche" pour caractériser ce rassemblement. Je comprends leur volonté. Cependant le Front de Gauche est une construction fort limitée face aux ambitions que nous avons. Il ne s’agit pas de cantonner notre rassemblement au seul Front de Gauche. Il s’agit de créer les conditions d’un rassemblement majoritaire dont le contenu permette à des citoyens dans leur diversité politique, syndicale, associative de se retrouver pour réaliser ensemble un programme de combat contre la destruction capitaliste et pour des mesures de transformations démocratiques donnant de réels moyens d’intervention aux salariés notamment dans l’utilisation des fonds publics pour le développement économique, en faveur de l’emploi et de la formation ce que le Conseil régional sortant n’ a pas mis en oeuvre.

Il ne faut enfermer personne dans une construction comme le Front de gauche actuel qui est limitée à quelques organisations et qui contrairement à toute analyse sérieuse n’a pas créé une dynamique de rassemblement populaire, mais seulement une alliance circonstancielle et électorale limitée à des organisations dont l’influence reste réduite et qui à tout moment peut voler en éclat car elle est loin d’être portée par un courant démocratique de masse et de classe. Plus que ce type de front, il est urgent d’organiser une offensive populaire de classe permettant aux gens de se positionner non plus sur la défensive mais sur des initiatives créatrices de luttes, de propositions, là où ils vivent et travaillent. En ce sens, il faut ouvrir largement notre démarche à des salariés en lutte qui quotidiennement sont confrontés à l’exploitation et à la répression patronale, à des hommes et des femmes déçus du Parti socialiste, à des militants d’extrême-gauche qui veulent en finir avec le capitalisme, à des élus très divers extrêmement inquiets des conséquences de la suppression de la Taxe professionnelle, à des citoyens qui dégoûtés de la politique politicienne veulent un vrai changement, à ces personnes des quartiers populaires qui si nous n’allons pas à leur rencontre risquent de se tromper de colère en votant Front national. Parmi tous ces gens, il y a des milliers de citoyens en Picardie qui accueilleraient avec un très grand intérêt l’annonce de l’unité des communistes picards, de la constitution d’une liste sur des bases de combat ,et qui se mobiliseraient en faveur de celle-ci.

Espoir, colère et combat, c’est l’esprit, je crois, du rassemblement que nous pouvons créer à l’occasion de la bataille des régionales, bien au delà d’accords d’états majors. Ne faisons rien qui conduirait à coller des étiquettes sur les gens ou qui les enfermerait dans des schémas politiciens et inversement n’entreprenons rien qui nierait l’identité communiste et celle de ceux qui sont prêts à participer avec nous à une belle et enthousiasmante bataille si nous savons nous unir dans l’intérêt de notre région et des Picards et celui de notre pays.

A Creil, le 22 octobre, Jean-Paul LEGRAND

Par Vive le Parti Communiste Français - Publié dans : régionales 2010
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Samedi 31 octobre 2009

Nous reproduisons ci-dessous une lettre ouverte de jeunes communistes d’Ille-et-Vilaine à MG. Buffet ainsi qu’une réaction qu’elle a suscitée toujours dans la section de Rennes.

Ces lettres datent de l’été et le contexte a légèrement changé. Les questions du sens de la démarche du Front de gauche, élargi ou non, restent posées.

Ces textes, qui n’engagent pas le comité éditorial du site vivelepcf, invitent à poursuite l’échange. C’est dans ce but que nous les mettons en ligne. Ils ne reflètent qu’une partie des débats sur les régionales dans la fédération 35.

 

 

Lettre à Marie-George Buffet, signée de 15 jeunes communistes de la Fédération du PCF d’Ille-et-Vilaine.

 

Le 20 juillet 2009 à Rennes


Chère camarade,
Nous sommes des jeunes adhérents du Parti Communiste Français, de Rennes. Nombres d’entre nous ont adhéré après 2005. Alors que notre Parti est en train de vivre un tournant historique, qui lui permettrait de rebondir et de s’ancrer définitivement à gauche, nous sommes inquiets quant à la tournure que prennent les discussions actuelles.
L’expérience du Front de Gauche pour changer l’Europe a suscité de nombreux espoirs tant chez les militants de la gauche de dépassement du capitalisme qu’au sein de la population. Pour pérenniser cette dynamique, il est important de continuer dans cette logique d’union de la gauche qui refuse le consensus libéral.
Les mois prochains vont être décisifs pour l’avenir du Parti Communiste. Il est temps pour nous de prouver notre intégrité idéologique et d’affirmer notre appartenance à la gauche en s’opposant au capitalisme. Nous, jeunes adhérents du PCF, n’avons pas fait le choix de rejoindre ce parti pour le voir de plus en plus inféodé au Parti Socialiste.
C’est pourquoi, nous estimons qu’il est essentiel pour nous et pour la gauche, de construire un Front de Gauche pour les Régionales au côté de nos alliés des dernières élections européennes. L’élargissement vers le Nouveau Parti Anticapitaliste, est possible et indispensable si nous ne voulons pas perdre d’élus, voir en gagner !
Le Parti Communiste est aujourd’hui face à un choix, celui de l’audace, pour la construction de nouvelles majorités à gauche ou celui du renoncement avec l’affiliation à la Social-démocratie. C’est à ses militants de décider, ils ne doivent pas être laissés à l’écart des négociations en cours.
C’est parce que nous sommes attachés aux valeurs du Parti Communiste Français que nous nous refusons à le laisser sombrer avec le Parti Socialiste.
Dans l’attente d’une réponse, très fraternellement.
· Jeannie Barbier, membre du comité exécutif local de la section Rennes métropole
· François Cadiou, membre du comité exécutif local de la section Rennes métropole
· Morgane Carlotti
· Mona Dorion
· Vincent Haloua, membre du comité exécutif local de la section Rennes métropole
· Vivien Hipeau
· Romain Hipeau, membre du Conseil départemental de la fédération d’Ille-et-Vilaine
· Jean-Marc Lacire
· Yann Le Carff
· Elsa Lafaye, membre du Conseil départemental de la fédération d’Ille-et-Vilaine
· Fabien Paboeuf, membre du comité exécutif local de la section Rennes métropole
· Claire Payen
· Olivier Sarrouy
· Elsa Siffert, membre du Conseil départemental de la fédération des Côtes d’Armor
· Semyon Tanguy-André
· Anatolie Teissier
- Quentin Wald

 

 

Réaction de la camarade Jacqueline Dang Tran, de la section de Rennes

 

Le 29 août 2009,

 

Chers camarades

            Je me permets de répondre à votre lettre du 20 juillet que l’on m’a transmise récemment et qui ne m’était évidemment pas adressée. Cela permettra peut-être d’alimenter le débat à Rennes.

            J’en suis bien d’accord, les mois prochains vont être décisifs pour l’avenir du PCF. La situation historique que nous vivons, grave crise du capitalisme, extrême tension internationale, y compris au sein de l’UE, impose au parti communiste de se renforcer et de réaffirmer haut et fort ses principes fondamentaux. Jamais la théorie révolutionnaire n’a été autant d’actualité. Mais présenter l’expérience du front de gauche comme un  tournant historique me paraît bien excessif. Si le FG avait suscité tant d’espoirs dans la population, il aurait obtenu plus de voix. Le fait majeur des élections européennes, c’est l’abstention qui comme le non au référendum sur le TCE est le fait surtout des classes populaires que notre parti est censé représenter. Il s’agit d’une abstention de classe.

            Vous posez le problème épineux des alliances et du rassemblement, mais vous le posez, comme le font en général hélas nos dirigeants, en termes uniquement électoralistes et sans référence aux contenus. Le rôle d’un parti politique n’est pas seulement de préparer les élections et de présenter des candidats. Le PC doit être une force d’analyse, de proposition qui, sans se substituer aux syndicats, impulse, soutient , coordonne les luttes et mobilise la population. C’est dans les entreprises et dans la rue que peut se constituer un véritable front populaire.

            Ce sont ces « fronts de luttes » qui peuvent ouvrir des perspectives politiques, soit qu’elles aboutissent et mettent en échec le gouvernement ( cf. le CPE) soit qu’elles influent sur le résultat des élections. Si les militants communistes et leurs partenaires, au lieu de raconter des salades sur les prétendus pouvoirs du parlement européen,  avaient inondé la population de tracts dénonçant la loi Bachelot ou la privatisation en cours du service postal, en montrant bien que ces politiques sont l’application en France des directives européennes qui détruisent les services publics dans tous les pays, s’ils avaient pris part à  toutes les actions menées pour la défense de la poste ou de l’hôpital public , ils auraient peut-être eu  plus de voix et des élus au moins décidés à donner un écho européen à la mobilisation des citoyens. Ces luttes rassemblent des militants politiques, syndicaux, associatifs, des usagers sans appartenance politique tous unis par un même objectif.

            Car on ne s’unit pas pour s’unir. On ne le fait que si l’on est d’accord sur un projet clair. Or rien n’est plus obscur que le mot « gauche » !   C’est  un fourre-tout. Bien sûr le PS s’identifie à la Gauche, alors que, lorsqu’il était au pouvoir, il a servi loyalement les intérêts du capital et qu’il continue de le faire à des degrés divers dans certaines régions ou communes. C’est pourquoi le parti communiste ne peut en effet rester inféodé au PS. Là dessus je suis absolument d’accord. Notre parti s’est décrédibilisé, déconsidéré par sa participation et son soutien indéfectible à la Gauche Plurielle

            Mais est-ce mieux ailleurs ? Les écologistes se déclarent « de gauche » par nature évidemment. On voit surgir de multiples groupuscules « de gauche », dépourvus de militants, mais prêts à entrer dans le FG pour placer leurs grands penseurs, des « personnalités » comme on dit. Ce qui est gênant dans le front de gauche, c’est que l’une de ses composantes principales avec le PC est justement «  le parti de la gauche » qui s’inspire, Mélenchon n’a cessé de le répéter, de Die Linke qui en Allemagne n’est guère qu’un parti socio-démocrate no. 2. Rappelons qu’en 2004 en Ile-de- France, une liste alternative de « gauche populaire et citoyenne » initiée par M.G. Buffet a eu des élus qui se sont montrés d’une docilité remarquable à l’ égard du gouvernement régional. Qui dit qu’il n’en serait pas de même avec les élus du FG ? On n’a pas beaucoup entendu Mélanchon protester au temps de la Gauche Plurielle.

            Partout en Europe « la gauche » selon des modalités diverses sert à liquider les partis communistes, à effacer l’identité communiste. N’est-ce pas ce dont rêvent certains  ténors du FG, faire disparaître le PC en douce contre la volonté de ses adhérents ?

            Alors faut-il renoncer à toute alliance électorale ? non sans doute. Faut-il se tourner vers le NPA, comme vous le suggérez ? Pourquoi pas ? Mais n’oublions pas que les trotskistes ont toujours eu dans l’histoire comme objectif principal la liquidation du PCF, parti « stalinien » bien sûr ! Il en reste bien quelque chose. Leurs propositions en général séduisantes, sympathiques, sont souvent soit irréalistes soit racoleuses.

            Alors que faire ? Refuser tout effacement de notre identité. Réaffirmer notre raison d’être. Elle n’a pas changé : œuvrer pour l’abolition du capitalisme et l’instauration du socialisme (dont le régime soviétique n’était qu’une caricature). Nos dirigeants n’osent même plus utiliser ce beau mot de « socialisme ». Nos grandes  orientations qui sont autant de lignes d’action doivent être rappelées. Même si dans le cadre d’une alliance électorale conjoncturelle, nous pouvons accepter certains compromis, nous ne pouvons transiger sur l’essentiel.

            Ces grandes orientations sont (mais je n’ai pas la prétention d’être exhaustive) :

            _l’appropriation collective des moyens de production qui ne peut être que progressive mais qui est possible dans certains cas et selon certaines modalités dans le contexte même de la crise.

            _La défense ou la reconquête des monopoles publics pour toutes les activités qui relèvent des intérêts vitaux des citoyens : santé, communications, transports, éducation nationale, courrier, services de l’énergie, électricité, gaz, service de l’eau…Certaines de ces activités ont été déjà privatisées, ou sont menacées de privatisation. Dans ces domaines nous ne devons faire aucune concession. Pas de partenariat public privé.

            -Le développement d’un pôle public financier pour l’investissement d’intérêt général. Ici aussi aucune concession. Pas de démantèlement de la caisse des dépôts et consignations, pas de privatisation de la banque postale !

            _ Le refus du pouvoir personnel, du régime présidentiel. Un président, c’est fait pour présider, pas pour gouverner. Donc réforme de la constitution.

            _Le rejet de l’Union Européenne, cette machine à exploiter et asservir les peuples, sous hégémonie américaine. Une autre Europe est souhaitable, une organisation solidaire de peuples souverains. Le parti communiste a toujours défendu le droit des peuples à décider de leur destin.

 

            Dans l’immédiat, nous devons surtout nous investir dans le mouvement social. Pour les élections régionales, il est exclu de faire liste commune avec les socialistes, ce serait un ralliement à la social démocratie. Mais un désistement n’est pas exclu au second tour. Pour la constitution des listes et l’éventuelle participation à l’exécutif, la situation diffère selon les régions. Les communistes peuvent présenter des listes de rassemblement  enracinées dans les luttes sociales, comme ils l’ont fait en 2004 en Picardie et dans le Nord-Pas-de Calais, avec succès. Ailleurs il paraîtra préférable de présenter des listes « alternatives » de type Front de gauche élargi. Dans certaines régions, il est impensable que nous gouvernions avec les socialistes, dans d’autres où les socialistes peuvent avoir, au vu de leur bilan, une action bénéfique, pourquoi ne pas travailler avec eux, tout en restant sur nos gardes. Le refus de principe du NPA de participation aux exécutifs régionaux est difficilement soutenable.

            Pas question en tout cas d’accepter l’offre groupée de Mélanchon (cf. L’Huma du 27 aout). Bien de l’eau coulera sous les ponts d’ici 2012, les adhérents du PC décideront en temps utile.

 

Bien fraternellement. 

 

Jacqueline DANG TRAN, adhérente, section de Rennes du PCF

Par Vive le Parti Communiste Français - Publié dans : régionales 2010
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Jeudi 29 octobre 2009

lire aussi l'intervention de Corinne Bécourt au CN des 24 et 25 octobre.


Communiqué de Presse des communistes picards "Colère et espoir"

 

La bataille des communistes a payé

 

Lors de sa réunion des 24 et 25 octobre derniers, le Conseil national du PCF sest rangé à la volonté dune très grande partie des communistes de France qui souhaitaient voir leur parti présenter des listes au 1er tour des élections régionales de 2010.


Cette décision, arrachée à une direction nationale résignée, est le résultat de la bataille menée par tous ceux qui sont encore persuadés que le PCF est un outil indispensable au service du progrès social.


A cet égard, la mobilisation depuis plusieurs mois des communistes de Picardie en faveur d'une liste de large rassemblement conduite par un(e) communiste au 1er tour des élections régionales dans notre région a été déterminante.


A la veille de la campagne électorale qui sengage, les communistes de Picardie vont être amenés à prendre un certain nombre de décisions. En 2004 aux élections régionales, ils ont décidé démocratiquement de présenter une liste communiste de large rassemblement conduite par Maxime Gremetz. Cette liste a recueilli 10.86% au premier tour, le score le plus élevé réalisé par les communistes sur l'ensemble du territoire national.


Ce succès est le fruit du travail des communistes de Picardie qui, à travers leur combat quotidien, ont fait la démonstration de l'efficacité de leur action. Nous sommes convaincus qu'un tel succès peut être réitéré et même dépassé lors des élections régionales de 2010 comme le confirme un tout récent sondage.


Toutefois, cela n'est envisageable qu'à une condition : que tous les communistes de Picardie, sans exclusive, s'unissent autour dun projet faisant la démonstration à travers des propositions concrètes et immédiatement applicables qu'il est possible, même à l'échelon régional, de prendre le contre-pied du capitalisme.


D'autant que la déception est grande face aux renoncements de la majorité sortante et de son président M. Gewerc qui ont renié tous leurs engagements et se sont, pour l'essentiel, contentés d'accompagner une crise du système libéral qui frappe notre région avec une immense violence.


De plus, nous restons persuadés de la nécessité de nous tourner vers tous ceux qui dans notre région partagent la conviction qu'il existe des solutions alternatives au libéralisme qui peuvent être mises en oeuvre dès aujourdhui. C'est pourquoi, nous souhaitons que, comme en 2004, où la liste Colère et Espoir aux élections régionales était composée de représentants du monde associatif, de syndicalistes, de personnalités de la société civile, la liste présentée par les communistes en Picardie aux élections régionales de 2010 soit ouverte à tous les progressistes, et ce, qu'ils appartiennent à une organisation politique ou non.


Dépassant ainsi l'horizon du seul Front de gauche, nous voulons oeuvrer pour l'unité de tous les communistes sans aucune exclusive et offrir une main tendue à tous les progressistes. Mobiliser l'ensemble des forces de progrès en Picardie au soutien d'une liste de combat à gauche présentée par le PCF, tel est notre engagement, telle est notre détermination pour les prochaines élections régionales.

Par Vive le Parti Communiste Français - Publié dans : régionales 2010
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Mercredi 28 octobre 2009

Conseil national du PCF des 24 et 25 octobre 2009 - Intervention d’Emmanuel DANG TRAN, fédération de Paris

 

 

Une nouvelle fois, la réunion du CN largement en dehors des réalités de la lutte des classes dans le pays, du développement d’un rapport de force pour commencer à rompre avec la politique du pouvoir. Le terme détestable, je l’avais déjà dit, « d’offre politique », traduit par lui-même le caractère politicien de la démarche proposée pour les élections régionales.

 

La perspective proposée reste toujours la même : le rassemblement institutionnel de la « gauche » dans les exécutifs régionaux en attendant 2012.

La stratégie proposée aussi : la poursuite du processus d’effacement du PCF au nom d’un « Front de gauche », sans contenu, élargi à rien, associant le PCF aux mêmes petits partenaires qu’en juin, pour ne pas dire groupuscules.

 

La bataille actuelle de La Poste, illustre exactement l’impasse que représente la stratégie reprise dans « l’offre ».

Que propose-t-on aux postiers qui étaient dans l’action à près de 100.000 le 22 septembre, qui poursuivent de multiples luttes locales, aux centaines de milliers d’usagers, qui, pour reprendre le mot du rapport, ont manifesté leur disponibilité à agir ?

On leur répond « union de la gauche ». On les renvoie aux parlementaires de gauche, à un référendum virtuel. On ne gagnera pas cette bataille de La Poste, c'est-à-dire le retrait du projet de loi, en esquivant les questions qui dérangent le PS, la mise en concurrence par les directives européennes qu’ils ont approuvées, l’expérience de l’ouverture du capital de France Télécom par la « gauche » ou de la loi Quilès, etc.

Les collectifs de défense de La Poste ont un penchant à l’alignement des sigles d’organisation, comme les collectifs antilibéraux ou le Front de gauche mais pas davantage à la mise en avant des axes de lutte décisifs. Le PG de Mélenchon donne le ton en renvoyant dès le titre de son tract au futur « gouvernement de gauche qui rétablira le service public postal ». D’ici là…

 

Alors que la journée d’action des cheminots du 20 octobre a été un vrai succès qui en annonce d’autres, que les syndicats enseignants appellent à une grève le 24 novembre, on en a parlé, que les salariés de l’industrie sont mobilisés, ne devrions-nous pas mettre au centre de nos préoccupations la convergence des luttes, notamment autour de La Poste, en portant les contenus pour gagner ?

 

La même logique pourrait et devrait inspirer notre préparation des élections régionales. Ce n’est pas le cas.

 

Le texte proposé exclut d’emblée l’option qui y correspond et qui devrait être un choix naturel : celle de présenter, en tant que PCF, partant des positions communistes, des listes de rassemblement, largement ouvertes au mouvement social.

 

J’entends qu’on veut élargir le Front de gauche à des syndicalistes, des personnalités du monde associatif. Mais qu’est-ce qui nous empêche de le faire, comme nous l’avons toujours fait, sur des listes présentées par le PCF ? Rien sinon la poursuite d’un schéma de recomposition politique et de reclassement politique d’ici 2012.

Rien d’autre ne peut expliquer l’option du « Front de gauche » où le PCF a tout à perdre et qui rentrent dans les calculs de Mélenchon, et peut-être demain du NPA.

 

Que soit proposée et défendue, ici comme dans les régions, l’option de se ranger dès le 1er tour sur les listes dirigées par le PS, me paraît au contraire logique et cohérent. Mais c’est un choix que je ne peux que rejeter, par rapport à la situation nationale et aux bilans des régions de gauche, du moins ceux que je connais.

 

En Ile-de-France, le bilan de la majorité Huchon est éloquent. Huchon tend la main au Modem. Mais même sans le Modem, son programme et son action sont « sociales-libérales ». Partisan entre autres de la régionalisation de l’éducation nationale, Huchon cherche aussi à s’emparer de la propriété des infrastructures de la RATP pour organiser la mise en concurrence, malgré l’opposition de la CGT et des autres syndicats. Les conseillers régionaux, dont les communistes, élus en 2004 sur la liste de la « gauche populaire et citoyenne », préfiguration du « Front de gauche », ont tout cautionné dans l’exécutif. C’est à méditer !

 

Pour finir, puisque mon temps est compté : il n’est pas acceptable que les communistes ne puissent pas se prononcer sur la base d’un bilan des régions de gauche et de la participation des élus de leur parti. Il n’est pas acceptable que soit éliminée l’option de listes de rassemblement présentées par le PCF sur des positions communistes. Il faudra l’imposer dans les conférences régionales. Il n’est pas acceptable que le contenu de la campagne se limite à quelques formules générales. Ce devrait être le point de départ de notre réflexion, avant les combinaisons de liste.

 

Encore un point [le président de séance presse l’orateur]: dans notre rejet de la réforme territoriale, nous devons absolument expliciter notre refus de l’Europe des régions.

Par Vive le Parti Communiste Français - Publié dans : Interventions au CN du PCF
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Mardi 27 octobre 2009

Conseil National du PCF, 24 et 25 octobre 2009 - Intervention de Dominique NEGRI, fédération de l’Isère

 

 

L’ « offre politique » proposée est déconnectée de la lutte des classes. Elle porte une stratégie d’appareil qui passe à côté des attentes du mouvement social, des possibilités qu’ouvrent les luttes. L’urgence, c’est de gagner de premières ruptures, de commencer dès à présent à faire reculer le gouvernement, de construire les convergences pour cela. J’aurais aimé que le Conseil national d’aujourd’hui adopte un appel dans ce sens, qu’il envisage les régionales dans cette perspective.

 

La bataille de La Poste fait la démonstration de la volonté majoritaire qui existe dans le pays pour défendre le service public contre les choix du gouvernement. Nous avons constaté cette dynamique à Saint-Martin-d’Hères aussi bien dans la population qu’avec les postiers en lutte que nous avons rencontrés.

 

Maintenant, notre responsabilité de communistes devrait être de porter les objectifs et les contenus qui permettent de prolonger le mouvement de faire réellement reculer le pouvoir : le retrait du projet de loi avec le rejet du changement de statut et le rejet de l’application des directives de mise en concurrence. 

Cela va bien au-delà de la démarche des « collectifs » et de la demande d’un référendum, consensuel à gauche, mais illusoire et qui gomme les enjeux de fond et le but immédiat.

 

Cet exemple de lutte devrait inspirer notre démarche de rassemblement pour la campagne des régionales. Elle devrait partir de la réalité des fronts de lutte du monde du travail.

 

Au plan régional, la question de créer le rapport de force pour refuser les directives européennes de mise en concurrence se pose de manière pressante par exemple au sujet des transports.

Un référendum avait mis en évidence ce rapport de force potentiel, c’est celui de 2005 contre le TCE. Je pense qu’il existe toujours.

 

C’est pour cela que nous avons besoin de listes présentées par le PCF ouvertes sur le mouvement social. Il est en tout cas injustifiable d’écarter cette option du choix des communistes. 

Par Vive le Parti Communiste Français - Publié dans : Interventions au CN du PCF
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Lundi 26 octobre 2009

Conseil National du PCF, 24 et 25 octobre 2009, intervention de Corinne BECOURT, fédération de l’Aisne

 

Depuis 2004, 20 régions sont gérées par la gauche. En quoi cela a-t-il changé la vie ? En quoi les régions ont-elles servi de points d’appui pour s’opposer à la droite au pouvoir ?

En Picardie, aucune mesure forte n’a été prise mais les cadeaux aux grandes entreprises ont été maintenues, de nouvelles taxes crées. Au total, un bilan a minima de l’exécutif social-démocrate, le choix du « moins pire ».

Partant de ces bilans, le Conseil national devait lancer le débat dans le parti lors de sa réunion prévue les 25 et 26 septembre. Elle a été annulée empêchant les communistes de disposer du temps et des éléments pour se prononcer à partir d’un contenu sur les différentes stratégies pour les élections : union avec le PS dès le 1er tour, listes présentées par le PCF de rassemblement sur des bases de lutte. Le débat a été confisqué.

Aujourd’hui, une « offre nationale » à sens unique nous est proposée : le « Front de gauche » au 1er tour pour rassembler derrière le PS au 2nd tour. Toujours après des rencontres d’appareil, on continue la même stratégie, celle des collectifs antilibéraux, celle de l’effacement du point de vue communiste, au nom d’alliances avec des groupuscules qui n’existent que sur internet, d’élus socialistes dissidents.

Depuis 1997, on connaît le résultat, notamment aux présidentielles de 2007.

Où les avez-vous vus les ouvriers, les salariés, ceux des quartiers populaires dans les « ateliers de la gauche » ?

Au nom de quoi devrions-nous faire la part belle à Mélenchon et à son PG ? A Saint-Quentin, il n’y a pas un seul PG à l’horizon ? Faut-il inventer le PG partout où il n’existe pas ou bien faire vivre et renforcer le PCF ?

Cessons l’effacement du Parti, de l’organisation qui concrètement est dans les luttes avec ses militants qui savent ce que sait que pratiquer le rassemblement dans l’action.

Nous n’avons jamais décidé, encore au congrès, de nous fondre dans une nouvelle structure, d’arrêter de nous présenter aux élections comme communistes, de cesser de permettre aux salariés, aux électeurs d’utiliser le vote communiste.

En 2004, en Picardie, les listes présentées par le PCF, ouvertes au monde du travail, ont obtenu le meilleur résultat du PCF en France, 12%. Notre démarche a prouvé que partir sous son drapeau, avec notre projet, n’est pas suicidaire, si on l’assume.

Des positions claires, de défense des services publics contre la concurrence « libre et non faussée », de maintien et de développement du potentiel industriel, etc… seuls les communistes les défendent de manière conséquente.

Le succès de 2004, nous le devons à une campagne collective de terrain, menée par les militants communistes, dont Maxime Gremetz, notre tête de liste. Cette année de nouveau il serait irresponsable de se passer de l’atout que représentent Maxime, notamment dans le monde ouvrier et chez les syndicalistes, comme les 300 communistes de Somme écartés de leurs droits dans le parti, de façon injustifiable.

Sur ce point, j’interpelle aujourd’hui toute la direction du Parti, pour avoir une réponse qui puisse être identifiée par les communistes comme un signe fort de rassemblement.

Chercher des alliances avec des groupuscules insignifiants mais tenir à l’écart des centaines de militants et de sympathisants communistes : personne ne le comprendrait dans le Parti, dans son électorat, en Picardie et ailleurs.

Par Vive le Parti Communiste Français - Publié dans : Interventions au CN du PCF
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Lundi 26 octobre 2009

Conseil National du PCF, 24 et 25 octobre 2009 

 

Intervention de Claude FAINZANG, fédération de Paris

 

 

Pour les élections régionales, sur les différentes options envisageables, je me prononce pour un choix que je n’ai pas vu dans l’offre politique et que j’ai à peine entendu dans le débat, seulement du côté du Nord - Pas de Calais : des listes de rassemblement, présentées par le PCF, en lien avec les luttes, ouvertes aux acteurs de ces luttes.

 

Je suis opposée à la constitution de listes avec le PS au 1er tour, en particulier en Ile de France. Avec son choix fondamental du traité de Lisbonne, les similitudes avec le programme du MODEM, le PS ne représente pas une alternative politique correspondant à l’exigence de rupture voulue par le mouvement social, par la majorité du pays.

En Ile de France, HUCHON joue cartes sur table. Il est « social libéral ».

Les provocations contre l’Education Nationale qu’il veut régionaliser le montrent. Comme son bilan. Par exemple, son choix d’attribuer le marché du renouvellement des trains de banlieue, 4 milliards d’euros, au moins disant social, le groupe canadien Bombardier dont l’essentiel de la production s’effectue à l’étranger, contre Alstom.

Par exemple encore sa bataille pathétique pour dépecer la RATP de son patrimoine et organiser la mise en concurrence des transports urbains en Ile de France, malgré la protestation de la CGT. Je veux aussi citer les fortes augmentations, très impopulaires, des tarifs des transports.

Les élus de la liste de la « Gauche populaire et citoyenne en 2004 », préfiguration du « Front de gauche » soutiennent tous ces choix, au sein de l’exécutif.

 

C’est pourquoi je refuse aussi la perspective de listes du « Front de Gauche ».

La stratégie du Front de gauche, au-delà des régionales en vue de 2012, continue à effacer le Parti, ses positions et son identité, pour en définitive être mieux une force d’appoint du PS sur le fond.

Je ne vois pas non plus pourquoi nous devrions laisser, sans aucun avantage pour les gens, comme en 2004, la moitié des élus obtenus grâce à l’électorat et au militantisme communistes, à des « PG » ou des membres d’autres groupes insignifiants. Le PG réclame 50% des places dans certaines régions !

 

Un parti qui ne se présente pas aux élections, des années durant, sous ses propres couleurs et ses positions, risque de disparaître. Je refuse cette perspective. Je refuse de laisser enfermer notre parti dans des choix strictement institutionnels, tactiques, politiciens, où Mélenchon ou le NPA ont le beau rôle.

Notre place est d’abord sur le terrain des luttes. Ils ne nous le disputeront pas : la Poste par exemple, contre l’acceptation des directives européennes, pour le retrait du projet de loi, pour gagner tout de suite contre la privatisation.

 

Partant de cette expérience, il serait nécessaire que les communistes puissent s’exprimer sur la base d’un large débat et d’un bilan de la période 2004/2009, un bilan national des 20 régions de gauche, dont 16 à participation PCF, un bilan dans chaque région.

Je constate que les modalités retenues ne le permettent pas.

 

L’ « offre politique » est à sens unique : continuer la « gauche ensemble » dans les institutions, en ratissant avec le Front de gauche au 1er tour. Je ferai partie de ceux qui se battront pour que les communistes puissent s’exprimer sur des listes présentées, conduites par le PCF, sur nos positions.

 

La démocratie dans le parti, il ne suffit pas d’en parler. Le calendrier traduit une précipitation. Les communistes auront à peine quelques jours pour prendre connaissance de « l’offre » politique du CN avant que soient désignés leurs délégués aux conférences régionales. Sur quelle base ? Avec quel mandat ? Puis encore quelques jours ensuite avant le vote sur les décisions des conférences.

La précipitation avec laquelle on choisit d’organiser la consultation des communistes est un signe de défiance, de faiblesse. Comme l’absence dans notre fédération de Paris, de toute assemblée départementale, de tout compte-rendu de mandat des élus régionaux sortants, et même depuis le 2 septembre, de toute réunion du conseil départemental.

J’ai la conviction, moi aussi, que les communistes, ceux qui sont dans les luttes notamment, sont très loin des options proposées par l’offre politique. Je voterai contre !

Par Vive le Parti Communiste Français - Publié dans : Interventions au CN du PCF
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