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NOUVEAU SITE ACTUALISE QUOTIDIENNEMENT: http://vivelepcf.fr/

 

36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
7 janvier 2008 1 07 /01 /janvier /2008 19:29
Nous apprenons par un article du Midi-Libre que Jean-Claude Gayssot jette l'éponge pour les municipales à Béziers.
Contre la position majoritaire des communistes de la ville, Gayssot avait signé un accord pour une liste avec le PS au premier tour où il figurerait. Largement disqualifié dans le Parti et visiblement dans la ville, il vient d'annoncer qu'il ne se présenterait pas.
Gayssot a créé une section parallèle pour valider sa démarche et sa candidature malgré la section de Béziers: un vrai tour de force de la part de quelqu'un qui se prononce publiquement pour la disparition du PCF et qui a de telles responsabilités dans son affaiblissement. Visiblement, l'affaire ne passe pas bien. Tant mieux!
La liste de rassemblement conduite par le camarade Aimé Couquet est la seule qui peut se prévaloir d'être soutenue par le PCF de Béziers. Nous leur souhaitons plein succès.

Ci-dessous, le mandat voté par la section de Béziers pour l'assemblée extraordinaire de décembre.


PARIS 8/9 DÉCEMBRE 2007 ASSEMBLÉE DES DÉLÉGUÉS DES SECTIONS -
Mandat de Paul Barbazange, section de Béziers, fédération de l’Hérault
(n’a pu être prononcé en séance pleinière)

Le mandat de le section de Béziers est d’informer notre assemblée sur la situation dans notre section. A ce jour, un groupe minoritaire de camarades a décidé de créer sur le Biterrois une section concurrente de la section de Béziers, sur le même territoire dans un premier temps, puis maintenant sur celui de trois sections. La question dépasse largement les limites territoriales car Jean Claude Gayssot est avec Jean Louis Bousquet secrétaire fédéral maître d’oeuvre de cette démarche. Je ne rentrerai pas dans les détails. Respectueuse des statuts votés lors du dernier congrès, l’assemblée de section a saisi la commission des conflits.
Mesurons ce qui se passe. Ce n’est pas comme cela que nous pourrons construire du «com­mun», que nous pourrons «construire ensemble».
Depuis des années un groupe de camarades, minoritaires à chaque scrutin, jamais plus de 30 % des suffrages, s’organise à côté au lieu de participer aux débats de l’organisation dont ils sont membres et même dirigeants élus. Dans un même mouvement nous avons d’abord vécu la constitution d’un réseau du XXI ème siècle et la désertion par ses membres du comité de sec­tion où ils avaient été régulièrement élus. Maintenant, c’est la création à l’intérieur du parti d’une organisation au moment où Jean Claude Gayssot au niveau national est l’un des princi­paux promoteurs de l’idée de créer une «nouvelle force» comme il le souligne sortant de la «matrice» .
A Béziers, il l’a fait ! contre l’avis des 70% de communistes de sa section qui estiment que le Parti Communiste à un avenir, que le communisme français n’est pas né en 1917, ni même au congrès de Tours; pas plus qu’il n’est mort avec l’effondrement du bloc socialiste, qui ambi­tionnent de continuer à participer au mouvement idéologique multi-séculaire pour l’émancipa­tion des exploités, qui se définissent comme communistes, anticapitalistes et rassembleurs.
Quelles que soient les difficultés nous pouvons construire sur ces trois piliers.
J’insisterai sur la question du rassemblement en m’appuyant là aussi sur l’expérience locale en cours. Nous travaillons à la construction d’une liste municipale à la gauche de celle qui est ver­rouillée par le parti socialiste. Nous voulons regrouper la gauche du NON, la gauche anticapita­liste dans sa diversité. Les obstacles sont grands, d’abord le poids électoral du social libéralisme et son corollaire d’abstention dans les couches populaires faute d’espoir ! Nous devons aussi faire face aux amertumes nées de l’échec du rassemblement anti-libéral aux présidentielles. Nous travaillons cependant à réussir à Béziers ce qui a échoué au présidentielles : l’unité anti­capitaliste à la gauche des socio-libéraux.
Rien ne dit que nous y arriverons complètement. Mais nous n’abdiquerons pas. Une minorité de camarades a choisi de partir dès le premier tour sur la liste social-libérale. C’est une nouvelle confirmation d’un choix stratégique. Nous estimons qu’il anéantit toute perspective de rassem­blement sortant du cadre d’un bipartisme à l’anglo-saxonne.
La majorité des dirigeants du PS est aujourd’hui pour le traité Sarkozy; Pascal Lamy du PS di­rige l’OMC et D. Strauss Kahn un temps présidentiable PS a été nommé avec la bénédiction de Sarkozy à la présidence du FMI. Cela ne suffit-il pas ?
Les exploités français qu’ils soient en lutte ou non comprennent tout cela. Ils ont simplement besoin d’en débattre et de trouver comme nous, avec nous, une autre solution. Les exploités ont besoin pour cela d’un Parti Communiste héritier de l’histoire de leurs luttes.
Puis qu’il me reste une seconde, il y a 100 ans en 1907, les mutinés du 17ème de ligne défilaient crosse en l’air entre Agde et Béziers. La musique du régiment jouait l’Internationale. Montéhus a popularisé cette mutinerie de conscrits. Lénine a plusieurs fois rappelé son admiration pour ces «mutinés du temps de paix». Aucun d‘entre eux par la force des choses n’était membre du PCF. Et pourtant nous sommes leurs héritiers.
La bourgeoisie hérite de ses châteaux, des usines. Nous avons nous un autre héritage bien plus précieux, celui des luttes anticapitalistes, nous en sommes fiers, nous le ferons fructifier.
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Published by Vive le Parti Communiste Français - dans Assemblée extraordinaire de décembre 2007
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22 décembre 2007 6 22 /12 /décembre /2007 19:09

Texte rédigé à l’initiative des délégués des sections de Vénissieux, de plusieurs sections de la Haute-Saône, de Paris XV, de Meaux, de deux sections du Tarn, de délégués des sections de Douai, Villeurbanne, Amiens, La Courneuve, Paris XIX, proposé d’ici janvier à la signature de délégués d’autres sections.

Déclaration de délégués de sections du PCF après « l’Assemblée nationale extraordinaire »

Nous étions délégués par nos sections à l'assemblée nationale extraordinaire du PCF des 8 et 9 décembre.

Nous avons constaté que dans sa préparation et son déroulement, les communistes ont massivement rejeté l’hypothèse d’une disparition du Parti communiste français. Ils ont ainsi désavoué les nombreux dirigeants qui, depuis des mois, expriment publiquement, notamment dans l’Huma, que le parti serait dépassé et devrait être remplacé par autre chose.

L’exigence du maintien du PCF, exprimée dans leurs assemblées de section, s’est reflétée sans ambiguïté pendant l’assemblée « extraordinaire », malgré une organisation qui a limité l’expression des 1200 délégués « de base » à une vingtaine d’interventions. Le mandat adopté reprend la « nécessité de faire vivre et de développer le Parti en 2008 ».

Mais la direction n’a pas renoncé à poursuivre le processus de disparition du parti. Elle l’a montré en tentant, en vain, de remettre dans le texte la phrase qui autorisait à "expérimenter" une nouvelle force politique en préparation du congrès de 2008.

Elle continue à esquiver tout bilan de ses responsabilités dans l’affaiblissement du Parti, pour rester aux commandes et continuer les mêmes orientations d’ici le congrès de 2008. L’alignement sur les positions du PS dans la déclaration commune du « comité de liaison de la gauche» l’a illustré dès le 11 décembre.

La discussion de l’assemblée a pourtant commencé à réfuter les arguments de ceux qui veulent en finir avec le PCF et (re)fonder une nouvelle force

Nous serions devenus trop faibles pour rester le PCF!

Le chat se mord la queue ! Là encore, l’argument ne tient pas tant que l’on ne prend pas en compte le bilan de 10 ans de choix stratégiques. Le Parti rassemblait 10% des voix en 1997.

Nous pensons, et nous ne sommes pas les seuls, que l’abandon de l’organisation révolutionnaire, des cellules de quartier, d’entreprise, d’une ligne idéologique conséquente basée sur une analyse marxiste, que l’héritage de 30 ans d'alliances au sommet, privilégiant la représentation dans les institutions sur les luttes, l’union des forces politiques sur le rassemblement populaire sont grandement à l’origine du recul du Parti. Instrumentaliser ce bilan désastreux pour persévérer dans le même sens est irrecevable. Le 1,9% aux présidentielles est le résultat d'une candidature antilibérale qui ne s'est jamais affichée comme candidature du PCF ! L'expérience des collectifs a montré que les négociations d'appareil avec les multiples groupes organisés alternatifs sont un échec.

Il n’existe pas d’autre formation politique « anti-capitaliste », et loin s’en faut, ayant cette capacité de mobilisation, même diminuée, à représenter un tel repère historique et idéologique de lutte dans notre pays.

Très présents dans cette assemblée, des jeunes qui s'organisent dans le parti, poussent pour retrouver une orientation communiste affirmée, une pratique de luttes et de confrontations, un discours fort et rassembleur qui puisse servir de repères aux luttes, aux militants. C'est porteur d'espoir.

L’histoire du mouvement communiste au XXème siècle serait un « boulet »?

Sous prétexte de rompre avec le stalinisme, la direction propose de rejeter 1920 et toute référence à la révolution d’Octobre et aux expériences socialistes qui y sont liées. Elle a interrompu les relations du PCF avec de nombreux partis communistes et refuse d’assister aux rencontres communistes internationales. Elle privilégie comme partenaires des partis "de gauche", en Allemagne, en Grèce ou en Italie, sous l’égide du PGE.

La rupture avec le réformisme, l’existence du PCF, parti de masse et de classe, ont donné un outil politique essentiel au monde du travail dans la lutte des classes et au pays, en 36, dans la Résistance et à la Libération, dans les luttes anticoloniales… Certains dans le Parti se déclarent partisans d’un « Congrès de Tours à l’envers », et demandent le retour du PCF dans la « vieille maison ». Nous réaffirmons que le choix de 1920 est toujours le bon ! C’est pour cela que nous devons assumer notre histoire et poursuivre l’analyse critique que le PCF a déjà commencée il y a cinquante ans.

Les salariés qui luttent avec nous ne nous reprochent pas d’être communistes mais de ne pas porter une alternative politique claire à Sarkozy et au PS.

Que faire en 2008 ?

Le texte final du mandat pour le congrès de 2008 est suffisamment flou pour « autoriser tous les possibles ». Nous restons convaincus que la majeure partie du CN va continuer à travailler à la disparition du PCF. Elle n’a aucune légitimité pour le faire. Comme l’assemblée l’a montré, la grande majorité des communistes entendent le rester, faire vivre le Parti, lui redonner sa raison d’être dans la lutte des classes.

Dans ces conditions, à notre niveau, nous entendons assumer nos responsabilités de militants et responsables du PCF en 2008 et travailler sur quatre objectifs clefs pour faire vivre et renforcer notre parti, pour préparer le congrès de la fin de l’année:

- l’expression de positions communistes, indépendantes et clairement identifiées dans les luttes et les élections

- la consolidation et la reconstitution d’organisations de base, cellules et section, notamment à l’entreprise

- la relance de la théorie révolutionnaire du PCF, de notre critique marxiste du capitalisme couplé avec une relance de la formation politique des militants

- la remobilisation des camarades isolés et l’adhésion au PCF sur des bases de lutte.

L'assemblée des 8 et 9 décembre a montré qu'il fallait compter avec les communistes. Nous les appelons à agir et se faire entendre pour ne pas se faire voler leur parti, pour garantir l'existence et le renforcement du PCF, dont le monde du travail et le pays ont plus que jamais besoin.

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Published by Vive le Parti Communiste Français - dans Assemblée extraordinaire de décembre 2007
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17 décembre 2007 1 17 /12 /décembre /2007 15:57

Assemblée « extraordinaire » du PCF, les 8 et 9 décembre 2008   

 

Appel d’urgence à un sursaut des communistes

 

Texte adopté par la section de Retournac, fédération de la Haute-Loire (non prononcé à l'assemblée extraordinaire)

 

Chers  Camarades

 

Depuis très longtemps, nombreux sont les militants sur le tas qui se sont inquiété des orientations de sommet, systématiquement dépendantes d’une gauche disparate et d’une mouvance social-démocrate, plus attachée à la conquête du pouvoir pour le pouvoir, qu’au changement social, évoluant à terme vers la transformation de notre société.

 

Nos distances avec les luttes du mouvement social, notre inadéquation avec le mouvement même de la société, notre incapacité à promouvoir un projet susceptible de réactivité immédiate, en cohérence avec les aspirations et les urgences qui en découlent.

 

L’évacuation systématique du champ de notre politique, de la classe ouvrière, cependant encore importante, et du petit salariat en général, le plus attaché à faire aboutir une politique de progrès social, les renoncements de perspectives et le refus de prendre en charge notre histoire, quels qu’en aient été les aléas, en fin de compte, l’expérience de notre parti.

 

·              Ont alimenté un processus continu d’érosion de nos forces et de notre influence jusqu’a l’effacement de l’échiquier politique !

 

Aujourd’hui un courant dominant du cercle dirigeant envisage de faire avaliser une autre position liquidatrice dont l’issue est évidente, la disparition du  Communisme en France !

 

Il faudrait selon eux,

 

·              Soit se résigner à disparaître.

·              Soit souscrire à la construction d’une prétendue  “  force “ politique unique, “ à gauche de la gauche “, dans laquelle des sensibilités existeraient, avec leur marge d’autonomie, dont une composante Communiste !

 

Que vaudrait une composante Communiste au sein d’une mouvance diaphane, sans un Parti susceptible de définir une politique et promouvoir des orientations ?

 

De quel poids la « sensibilité » résiduelle   Communiste saurait elle, au sein d’une majorité d’autres organisations opposées à nos propositions et dont aucune n’a à ce jour affiché la volonté d’un changement véritable de société, (certaines étant strictement hostiles au communisme) imposer des orientations de rupture avec les choix dominants du système  Capitaliste ?

 

Par quel moyen, la « sensibilité » résiduelle communiste, au sein de cette prétendue force, sans la structure communiste qu’elle aurait elle-même contribué à liquider, saurait-elle conserver :

 

·              Son indépendance de pensée et de libre expression,

·              Son indépendance politique et de libre prospective,

·              Son indépendance de décision et de liberté d’action dès lors qu’elle ne disposerait plus au sein de cette «  force composite » que d’une marge d’autonomie (comme le suggère MARTELLI), plutôt que d’une autonomie pleine et entière !

 

MARTELLI pose la question  de l’existence nécessaire d’un Communisme politique au sein de ce nouveau parti, sans la structure Communiste, c'est-à-dire, sans notre Parti !

 

En vérité la question qui importe, est celle de nos rapport avec la société, plutôt que celle de nos rapports avec les «  gauches «  !

 

C’est dans la société qu’il importe de faire vivre un communisme, certes politique, mais aussi dans toutes ces dimensions sociétales…..

·              Un communisme sans structure politique reste une idéologie sans consistance, incapable de produire ses preuves dans la confrontation au réel !

·              Comment un communiste  virtuel  pourrait- il  faire valoir des positions communistes efficaces en l’absence  d’une réflexion d’intelligence collective communiste critique et d’un potentiel de militant de conviction capable de promouvoir le fruit de la contradiction collective ?

 

En fin de compte, le projet d’une nouvelle » force » réformiste accompagné de la liquidation de notre Parti, c’est aussi la liquidation de la perspective d’émancipation !

 

Aujourd’hui :

 

·         Les coups les plus durs sont portés à notre peuple ! Tous les acquis sociaux auxquels nous avons contribué, sont systématiquement récurés.

·         Les libertés élémentaires conquises de hautes luttes par les précurseurs et des générations de travailleurs, sont remises en causes.

·         Une politique atlantique est renouée avec son contingent de bellicisme et de dangers qu’elle fait peser sur la paix mondiale….

·         Les «  tris » les « sélectivités les relégations, les délations, la chasse aux immigrés…., renaissent dans notre pays, instaurés par une droite fascisante qui ne saurait interrompre un processus pervers dont on connaît l’issue !

·         Des enfants d’immigrés sont séparés de leurs parents….

·         Chaque année, des milliers de travailleurs français sont contraints de s’alimenter dans les organisations humanitaires.

·         Chaque année des êtres humains meurent sur le trottoir de nos villes.

·          

L’urgence, pour un Parti Communiste digne de sa vocation, c’est de retrouver ses liens avec les luttes, de  fédérer les consciences, de contribuer au combat quotidien, d’ouvrir une perspective, de s’opposer résolument aux injustices, de remettre en chantier et faire grandir une espérance d’émancipation.

 

·         Qui peut mieux y répondre, que le potentiel militant communiste ?

·         Comment pourrait-on engager ces combats – sans  notre Parti, sans une structure Communiste, sans concept de classe et de masse, de démocratie ?

 

C’est avec tout cela, qu’il nous appartient de renouer des liens. Et sans attendre :

 

·         Ouvrir une dynamique de combat,

·         Faire cesser les conciliabules d’état major, les stratégies pipées, les mutations lapidaires, les tractations occultes de sommet, les compromis de pouvoir pour le pouvoir…..

 

N’attendons pas de la pensée d’un génie la meilleure marche à suivre, ayons confiance en l’intelligence collective.  Dit Séguy

 

N’attendons pas des stratégies pipées et moins encore d’un projet sans issue qui envisage la disparition de notre Parti, le Parti Communiste Français, une issue de  perspective. C’est sur le tas que nous devons la construire avec notre Parti.

 

·         Pour cela, les débats stériles, les discours sans consistance, les orientations lapidaires doivent cesser. Un congrès est inutile dans une situation d’urgence ou la responsabilité de faire face incombe strictement au Parti Communiste.

·         C’est de cela qu’il faut débattre et, sans attendre remettre en chantier nos combats quotidiens !

·         C’est de cela que notre Parti a besoin pour reconstituer ses forces et son efficacité politique !

·         C’est cela que le peuple des exploités, des spoliés, des relégués attend de nous !

 

La question de garder ou non notre Parti, ne se pose pas :

 

Notre Parti, est l’instrument indispensable, décisif, de  lutte, de construction et de perspective ! Quelle que soit la situation d’aujourd’hui, nul ne saurait la liquider, sans en être comptable devant l’histoire !

La  légitimité des dirigeants, plus prolixes à refonder, resituer, redéfinir, réinventer la gauche, qu’a relever le drapeau du Parti et à lui restituer sa consistance politique et sa vocation de classe, de masse et de démocratie, doit être débattue . Une direction sans conviction profonde dans les capacités de notre Parti à surmonter les difficultés, ne peut être une direction de notre Parti Communiste !

 

Des contres propositions d’urgence, doivent être élaborées pour le soutien, le développement et l’éclairage politique des luttes en cours qui se cherchent et que nous devons contribuer politiquement à faire converger – vers des perspectives politiques de changement de société. La réflexion sur ces contres propositions, doit  sans plus attendre, être  remis  concrètement en chantier par l’ensemble de notre Parti, de sa direction, jusqu’ à nos défuntes cellules qu’il est nécessaire de faire renaître.

 

Cet appel adressé aux militants communistes, les invites à reconstituer leurs cellules, les « collectifs » version 2006, étant on l’a vu, 1, 8%, inopérant, pour créer les meilleurs conditions du combat politique et faire vivre l’espoir en des jours meilleurs.

 

La section de Retournac et  environs (Haute Loire)
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11 décembre 2007 2 11 /12 /décembre /2007 10:19

PCF : Changer de médecine ! 

Intervention non retenue de Marie-Christine Burricand, fédération du Rhône, section de Vénissieux, membre du CN

lundi 10 décembre 2007

Intervention qui n’a pas été retenue en séance


Le cadre donné par le rapport d’Olivier Dartignolle à la discussion ne permet pas aux communistes de comprendre pourquoi le PCF en est là. Il n’ouvre pas les pistes de réflexion et d’action qui nous permettent de nous tourner largement vers le peuple et de créer les conditions d’un large rassemblement pour battre Sarkozy et donner force au mouvement révolutionnaire.

Ce rapport ne sort pas de la logique qui préside à tous les débats depuis 15 ans. A ceux qui veulent poursuivre le PCF et travailler aux novations nécessaires dans ce cadre, la nostalgie, l’attachement, le sentiment…

1/ A ceux qui envisagent sans complexe une nouvelle force politique, de quelque type qu’elle soit, la raison, la lucidité, l’intelligence. Le résultat : des centaines de communistes en dehors du parti

2/ Il ne fait qu’effleurer les responsabilités de la direction et des stratégies suivies depuis 15 ans : mutation, gauche plurielle, collectifs antilibéraux. Un peu comme les médecins de Molière, après avoir soigné le malade, une partie de la direction nous propose depuis le printemps le dépeçage, la greffe, la saignée, voire le débranchage du malade. Quand change-t-on de médecin et de médicament ?

3/ parce qu’il agite de « grands concepts généraux » qui faute de débat sur le contenu de fonds réel peut dire tout et son contraire et dont nous avons l’expérience qu’ils ont permis de justifier tous les renoncements ces dernières années.

4/ Parce qu’il fait l’impasse sur ce que les communistes ont dit fortement dans la préparation de ces journées : il y a besoin de poursuivre et renforcer le PCF pour effectuer les transformations nécessaires qu’elles soient efficaces dans les conditions actuelles de la lutte des classes.

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Published by Marie-Christine BURRICAND - dans Assemblée extraordinaire de décembre 2007
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11 décembre 2007 2 11 /12 /décembre /2007 10:00

Assemblée extraordinaire du PCF, les 8 et 9 décembre 2007 


Intervention
(non prononcée - communiquée à la tribune) de Claude FAINZANG

Fédération de Paris, section du 19ème

 

Chers camarades,

 

Le PCF, c’est le parti de Guy Môquet, de la lutte contre les guerres coloniales, de la Résistance, du Front Populaire, du combat pour la paix.

Camarades, ne laissez pas mourir ce parti qui peut encore écrire des pages de notre histoire.

Le parti a su résister dans le passé. Et aujourd’hui avec Sarkozy ?

 

Vous avez pu lire des interventions de dirigeants du Parti dans l’Huma,  partisanes de la disparition du PCF.

 

Camarades, ce n’est pas la position des communistes dans les sections.

Camarades, faites respecter la démocratie dans le parti, prenez la parole, et exprimer la volonté des communistes de poursuivre l’existence du PCF, et que cela se voit dans le mandat.

Nous n’allons pas passer encore un an à nous demander s’il faut que le parti disparaisse !

Nous avons autre chose à faire, et en particulier pour nourrir les luttes.

 

Avec la Mutation, on a détruit la structure en cellules, les cellules d’entreprise, la revue Avancées, qui leur était très utile, la revue les Cahiers du Communisme, qui était très formatrice, la formation. Tout cela formait des dirigeants issus des couches populaires, et pour tout dire, de la classe ouvrière, aujourd’hui quasiment absente des organes de direction. On a licencié beaucoup de permanents issus du monde du travail et supprimé beaucoup de locaux. L’Huma relaie une ligne idéologique de gauche. Il est même question de supprimer la section économique du CN !

Pendant la période des collectifs antilibéraux, et la campagne des présidentielles, il n’y avait plus d’activité communiste au PCF. Le groupe à l’Assemblée Nationale n’est plus un groupe communiste…

 

Dans le mandat, il faut affirmer clairement

 

1)    Poursuivre l’existence du PCF, un PCF amélioré, plus offensif, donnant la priorité au mouvement populaire sur le rôle dans les institutions; pas de dissolution du PCF ; pas de dilution ; pas de voie réformiste ; pas de congrès de Tours à l’envers.

 

2)    La nécessité d’un bilan, de la mutation en particulier, qui est une des causes principales de notre recul,

 

3)    D’approfondir les bases théoriques et reprendre les fondamentaux : l’exploitation capitaliste, l’extorsion de la plus-value, le socialisme, la lutte de classes, la propriété collective des moyens de production et d’échange. L’évolution du capitalisme ne justifie pas qu’on renonce à le supprimer, avec les ruptures nécessaires. Et pas seulement le dépasser. Le combat contre le capitalisme est toujours d’actualité.

 

Pour faire face à l’idéologie dominante, il faut un parti révolutionnaire, indépendant, et disposant d’une théorie révolutionnaire.

Tous ces abandons ont contribué à un recul très grave des idées communistes.

Par respect des communistes, la direction actuelle ne peut pas rester en place jusqu’au congrès de 2008.

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11 décembre 2007 2 11 /12 /décembre /2007 09:54

le parti communiste bouge encore ! 

Un spectre hantait la Défense ces 8 et 9 décembre...

mardi 11 décembre 2007, par altercommunistes

Et si le parti communiste n’était finalement pas mort ?

Et si les communistes étaient encore nombreux, plus déterminés que d’autres dans la résistance à Sarkozy, moins hésitants que dans les années de déconstruction, plus internationalistes que jamais, retrouvant leur ancrage populaire et dans le monde du travail ?

Le bureau des pleurs n’est pas encore fermé...

Ceux mêmes qui n’avaient pas voulu d’une candidature PCF aux présidentielles lui imputent totalement le résultat catastrophique de la candidature antilibérale et propose d’en tirer la conclusion qui les motivait déja avant.. "il faut remplacer le PCF qui n’est plus capable de porter la transformation sociale". Les dirigeants du PCF se sont succédés à l’assemblée nationale pour expliquer que, certes, les communistes exprimaient leur attachement au PCF [1], mais que il n’était pas POSSIBLE de continuer comme ça ! avec l’affaiblissement [2] et les défaites électorales [3]...

Mais en disant qu’il ne faut pas continuer comme ça, les dirigeants ne parlent pas d’eux, des choix stratégiques qu’ils ont fait, des compromis perpétuels avec le PS d’un coté, ou avec l’extrême gauche de l’autre.... Non, ce qui ne doit pas continuer comme ça, c’est le PCF !

Si quelques dirigeants disent carrément qu’il ne veulent plus de parti, d’autres qu’il faut une nouvelle force politique, la grande majorité des assemblées de section, des interventions à l’assemblée des 8 et 9 Décembre à La défense expriment sans détour la nécessite d’un parti communiste, et l’atout que représente le PCF bien qu’il faille largement le reconstruire.

C’est la première bonne nouvelle de cette assemblée nationale de militants de section ! Malgré tout le battage médiatique et les interventions répétées dans l’huma des "experts" en nouvelle forces, l’expression des communistes a bousculé le déroulement et les textes qui en sortent !

Marie-George tentent d’en tenir compte tout en maintenant ouverte la porte de la dissolution/refondation. Elle considère que le parti doit continuer en se transformant profondément, en sortant du cadre productiviste et étatiste du moule de 1920...

Ainsi, ceux qui veulent "une nouvelle force" sont de plus en plus obligés de dire clairement que c’est contre 1920 qu’ils veulent rompre, tout en faisant croire que ce peut être dans la continuité !

- Sortir du productivisme ? La question a été débattue dans de nombreuses ruches. Ce qui en ressort, c’est qu’on ne peut pas laisser les écologistes imposer la régression contre les besoins sociaux au nom de la défense de la nature ! Il faut parler des immenses besoins de développement du Sud, du développement fantastique des forces productives nécessaires pour donner à chaque être humain sur la planète le droit de manger, se loger, se déplacer dans sa région e tailleurs, de se cultiver, de communiquer, d’une nouvelle ambition pour la science, l’espace... Au moment ou les thèses écologistes sont utilisées par l’impérialisme pour exploiter les terres agricoles du Sud pour résoudre la crise du pétrole du nord, il faut affirmer un point de vue communiste, anticapitaliste de l’enjeu du mode de développement. S’il faut une décroissance radicale des activités parasitaires de la finance, de la publicité, du militarisme, il faut par contre une croissance soutenue de la réponse au besoin sociaux... En reprenant les critiques à la mode dénonçant le "productivisme", Buffet veut rompre avec la critique marxiste des gachis capitaliste !

- Sortir de l’étatisme ? Mais est-ce que l’impulsion de la république des soviets était de l’étatisme ? Est-ce que la bataille de l’autogestion dans les années 70 était de l’étatisme ? Est-ce que la bataille pour l’intervention dans la gestion des salariés était de l’étatisme ? Et par contre que veut dire parler de service public sans dire comment on exproprie la bourgeoisie des principaux moyens de production et d’échange, c’est à dire comment on nationalise ?

Les communistes peuvent comprendre de mieux en mieux que ceux qui leur propose de rénover leur parti pour rompre avec ce qu’il a été, préparent en fait, comme en Italie, la dissolution du PCF !

Cette assemblée peut les aider à s’organiser en 2008, à se renforcer, à reprendre pied dans certains quartiers et entreprises, à réouvrir des espaces de formation, de confrontation, à tisser de nouvelles relations internationalistes...

Le parti communiste bouge encore... il peut surprendre en 2008 !

Notes

[1] Certains voulaient réduire cet attachement a un vague sentiment nostalgique, et il a fallu insister pour que le texte évoque finalement un attachement "politique.

[2] Pourtant quel autre parti "anticapitaliste" peut-il réunir 35000 adhérents pour débattre de sa stratégie ?

[3] mais quel autre parti peut malgré la déferlante Sarkozy conserver presque 20 députés et gagner des élections cantonales ?

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9 décembre 2007 7 09 /12 /décembre /2007 19:32

Assemblée nationale « extraordinaire » du PCF, La Défense, les 8 et 9 décembre 2007 

 

Premières analyses par la délégation de la section du PCF Paris 15 :

 

La direction n’est pas arrivée à étouffer ce qui s’est exprimé massivement dans le Parti, dans les assemblée : le refus de la disparition du PCF.

 

Mais elle s’est donnée tous les moyens pour le minimiser à cette assemblée dont l’organisation a été imaginée à cet effet.

 

Le débat général a duré moins de trois heures samedi. Sur 350 camarades inscrits pour parler, le plus souvent mandatés par leur section, seuls 44 ont eu le droit à la parole suivant une sélection à la discrétion de la tribune. Sur ces 44, une vingtaine de membres du CN…

Des débats de diversions, même s’ils pouvaient porter sur des sujets certes importants, ont occupé les camarades en soirée. L’organisation en « ruches », c'est-à-dire en petits comités, traduit une conception bien connue de la démocratie : « cause toujours ».

 

Malgré cela, la volonté très largement majoritaire dans le Parti de préserver l’outil politique que représente le PCF s’est exprimée nettement dans le débat général comme dans les mini-discussions.

 

La direction avait édulcoré son projet de texte par rapport à l’analyse et l’ordre du jour initialement fixés au CN de juin par MG. Buffet puis à celui d’octobre. Plus question dans le texte de déclin « inéluctable », de boulet de « l’histoire du communisme », d’option visant à se débarrasser du nom PCF, à faire « émerger un nouveau parti ». Plus question de mettre à l’ordre du jour explicitement le « dépassement du Parti communiste voire de la forme parti ».

 

Donc au résultat un texte vague, sans relief apparent.

 

Ce « mandat » est resté opposé aux nécessités que nous avions pointées dans assemblée de section : - faire le bilan de la stratégie de la direction dans la dernière période et depuis le début de la Mutation, - engager la rupture avec cette stratégie, après notamment le 1,9% de Buffet candidate antilibérale, motif de la convocation de l’assemblée...

 

La direction a visiblement cherché à anesthésier les communistes après cet échec flagrant pour continuer dans la mauvaise voie.

 

Son objectif de liquidation n’a pas changé. C’est apparu de façon manifeste à l’assemblée au moins à deux occasions.

 

Porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles est convaincu de la nécessité de la disparition. Il l’a dit au Monde. C’est lui qui a fait le rapport d’introduction. Sourd comme quelqu’un qui ne veut pas entendre, il a consciencieusement rabaissé l’expression des communistes à celui d’un attachement, sentimental, au PCF. Il est revenu lourdement sur le « poids de l’histoire », a esquivé tout autocritique… pour aboutir à la nécessité de ces « expérimentations nouvelles » qui ne sont autres que la poursuite de l’effacement du Parti et du reniements de ses positions.

 

Après avoir laissé passer l’orage, la direction n’a pas pu s’empêcher de repartir à la charge dimanche. Pourtant dans la nuit de samedi à dimanche lors de la réunion, à laquelle l’un d’entre nous participait, censée intégrer les résultats des premières discussions, le besoin de marquer dans le texte la nécessité de l’existence du parti avait été soulignée par une majorité des « délégués des ruches ».

 

Représentant la commission du mandat, l’autre porte-parole Patrice Bessac rapportait dimanche matin. Il a sorti de sa capuche une nouvelle formule toute différente de qui avait été décidée par la réunion de la nuit, suscitant un beau tollé chez les délégués.

 

De nouveau, la direction a tenté de se faire octroyer dans le texte un blanc-seing pour poursuivre ses «expérimentations », dans la suite, comme nous l’avons dénoncé, des « collectifs anti-libéraux », de la destruction des cellules du Parti, de la « gauche plurielle »…  

 

Bessac a précisément tenté de réintroduire la phrase éliminée la veille : « Il ne s’agir d’exclure aucune hypothèse concernant le Parti ou sa stratégie…. Il s’agit de permettre le réflexion et l’expérimentation sur la façon dont ces rassemblements peuvent s’élargir, s’approfondir et construire ainsi durablement … ». Les délégués ont bien compris qu’il s’agissait de continuer à aller vers une nouvelle organisation politique, coalition ou recomposition à l’allemande ou l’italienne. Buffet a dû finalement désavouer Bessac en faisant voter la suppression de la deuxième partie de la phrase.

 

On est donc revenu, dans le brouhaha et la confusion, au texte passe-partout qui laisse « ouvert tous les possibles », surtout ce que les communistes ne veulent pas et ce dont le monde du travail et le pays n’ont pas besoin. Dans le plus grand désordre, le texte a été officiellement adopté à 72% contre 18 et 10 d’abstention.

 

L’inconsistance du texte, la volonté de montrer une unité ont certainement motivé beaucoup.

 

Pour notre part, nous avons voté contre parce que l’unité des communistes, le regain de confiance des communistes et d’efficacité de leur organisation dans les luttes ne pourront pas se faire sur ces bases et avec ce mandat à cette direction.

 

Plusieurs intervenants ont souligné ce problème majeur: le maintien en place d’ici le congrès de 2008, de la même direction ! Des mêmes qui sont responsables de l’échec, qui ne veulent pas l’assumer devant les communistes et dont certains des principaux d’entre eux proclament qu’ils veulent continuer dans la même voie meurtrière, envers et contre les communistes. Des mêmes qui sont incapables et/ou ne veulent pas animer la riposte, en toute indépendance du PS, sur des positions fermes de lutte à la politique de Sarkozy.  

 

Pour autant, cette assemblée « extraordinaire » n’a pas servi à rien.

A plusieurs dizaines de milliers, les communistes ont fait la démonstration depuis plusieurs mois qu’ils refusent la perspective de disparition de leur parti et qu’ils ont pris conscience de la stratégie qui y conduit. L’appel « Pas d’avenir sans PCF » dont notre section a fait partie des initiateurs, y a contribué.

Des dizaines d’organisations du Parti, dont la nôtre, ont aussi pris conscience de la nécessité de faire vivre le PCF, outil historique irremplaçable au service des travailleurs dans la lutte des classes : avec, sans ou contre sa direction. 

Anthony CREZEGUT, Emmanuel DANG TRAN

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9 décembre 2007 7 09 /12 /décembre /2007 17:30

AVANT L'ASSEMBLEE NATIONALE EXTRAORDINAIRE DU PCF DES 8 ET 9 DECEMBRE:
MOTION ADOPTEE PAR LA FEDERATION DU PCF DU PAS DE CALAIS 
 

Depuis des années, nous déplorons les choix stratégiques de la direction du Parti en alertant, à chaque Congrès, les communistes sur les conséquences catastrophiques.

L’assemblée des 8 et 9 décembre prochain ne nous semble pas être la solution pour remobiliser le Parti. La démocratie aurait au moins voulu que le projet de mandat qui sera présenté aux délégués de section ait été discuté dans le Parti, par les communistes. Ce ne sera pas le cas, puisqu’il ne sera élaboré par le CN que quatre jours avant l’assemblée.

 

1-    La première de ces exigences c’est un bilan autocritique.

Si le Parti n’a pas besoin de se flageller sans cesse, un bilan doit être fait de la période 1995-2007. En particuliers de la « mutation » ; la participation au gouvernement Jospin ; la stratégie électorale adoptée à l’occasion des régionales de 2004 (où nous sommes partis, à deux exceptions près, sur des listes menées par le PS dès le premier tour) ; le rassemblement dans les collectifs anti-libéraux pour une candidature unique à la présidentielle de 2007. Incontestablement, le renoncement à un positionnement communiste parfaitement identifié a contribué à accélérer le recul de notre Parti. L’électorat populaire ne nous suit plus et s’égare dans le vote « utile » pour le PS, le vote protestataire pour les gauchistes, voire le vote en faveur de la droite et de l’extrême droite. Nous n’avons pas su tirer profit des rares expériences positives, comme par exemple, celle de la liste communiste menée aux régionales de 2004 par Alain Bocquet en Nord-Pas-de-Calais, ou celle de la campagne contre le Traité Constitutionnel Européen.

 

2-    La seconde exigence : pas de dissolution du PCF comme Parti politique.

 

On ne nous fera renoncer ni au communisme ni au Parti Communiste Français. Il s’agit de travailler à un redressement du Parti Communiste Français, pas de s’engager dans un processus de dissolution, ou de dilution comme composante d’une « nouvelle formation politique de gauche », un autre parti fédérant ou fusionnant des communistes, des socialistes, des gauchistes. L’action d’un PCF développant son apport original est nécessaire pour les luttes, et pour construire un rassemblement transformateur du peuple. Le dialogue indispensable avec les autres forces de gauche doit être conduit pour construire un rassemblement populaire majoritaire, pas pour construire un nouveau parti, type « Links Partei ». Il faut également en finir avec les « tendances »  qui nous minent de l’intérieur ! Comment peut-on être encore dirigeant ou élu du Parti, après avoir appelé à voter, voire dirigé, la campagne de José Bové ?!! A tous les échelons, il faut également revisiter notre pratique politique, des cellules au Conseil National.

 

3-La troisième exigence, c’est l’affirmation de notre choix de société : la construction du socialisme du XXI ème siècle.

 

Nous devons affirmer un choix de société qui doit s’appuyer sur une conception marxiste, marquée par le progrès social, l’humanisme, l’écologie, le féminisme, la paix et la justice. Socialisme et communisme sont l’avenir du monde. Loin de l’image ringardisée véhiculée par la pensée dominante, ils sont la solution aux contradictions que le capitalisme, à bout de souffle, ne peut plus résoudre. Il faut que le prochain Congrès pousse l’analyse du système capitaliste et éclaire sur ses ravages, à l’échelle nationale et internationale. Il est aujourd’hui confronté à ses contradictions : baisse du niveau de vie des salariés, délocalisation des entreprises, mise en concurrence des travailleurs… etc. Il faut que le prochain Congrès précise notre projet pour la France et notre solidarité avec tous ceux qui, dans le monde, partagent ce combat.

 

4-La quatrième exigence, c’est celle de l’action !

 

Notre Parti n’est pas un club de discussion dont la fonction essentielle serait d’organiser des forum, des assises pour faire vivre des concepts attrape-tout de « gauche », qu’elle soit « plurielle », « anti-libérale » ou autre… C’est d’abord un Parti d’action qui organise les solidarités avec les travailleurs en lutte.

La préparation du Congrès 2008, doit se faire dans l’action. Il ne s’agit pas seulement de suivre les syndicats en apportant un soutien au mouvement social. Il s’agit aussi d’organiser la riposte des travailleurs contre les agressions de la droite et du MEDEF, dans des champs d’intervention qui permettent de dépasser les clivages corporatistes. Manifestations nationales, campagnes nationales d’affiches, comme celle engagée actuellement en faveur du référendum.

Le Parti a besoin d’exister nationalement et de démontrer son utilité. La réussite de telles campagnes passe par un travail d’organisation renforcé aux entreprises, le rétablissement de liens privilégiés avec le monde ouvrier et ses responsables syndicaux. Notre avenir passe également par le rétablissement du contact avec la jeunesse dans sa diversité. Des quartiers populaires à l’université, nombreux sont les jeunes qui rejettent les effets dévastateurs du capitalisme. Aidons-les à s’organiser à la Jeunesse Communiste et à s’armer idéologiquement pour donner de l’efficacité à leurs luttes.

 

Ces quatre points devraient être une base de travail pour préparer le Congrès 2008 mais aussi pour faire vivre le Parti, sans attendre.

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8 décembre 2007 6 08 /12 /décembre /2007 11:24

Assemblée nationale "extraordinaire" du PCF aujourd'hui et demain à la Grande Arche de la Défense.

Nous reproduisons ci-dessous le déroulement envoyé aux 1500 et quelques délégués. On peut apprécier la démarche démocratique. 3 heures pour la discussion pleinière sur l'ordre du jour: le "mandat pour le congrès de 2008". A 1500!! Sur un texte de base connu depuis jeudi seulement!

On appréciera aussi l'innovation des "travaux en ruches". 
Le dimanche après-midi, qui seront les "invités" qui seront invités à prendre la parole?



 Samedi 8 décembre

- 12 h

Accueil des délégués

- 14 h – 18 h 30

Séance plénière introduite par la commission d’animation et d’impulsion de la préparation de l’Assemblée extraordinaire. Cette séance permettra d’avoir un échange général sur la situation politique, la nécessaire riposte à Sarkozy, la bataille des municipales et cantonales et la recherche des contenus et des moyens du changement progressiste dans notre pays.

- 18 h 30

Pause repas
19 h 30 – 21 h 30

Travaux en « Ruche ». Les participant-e-s seront installé-e-s par table de 10. Ils et elles seront réparti-e-s, en accord avec leur délégation, en fonction des thèmes de discussions proposées à chacune de ces tables. En plus de ce débat « thématique », toutes les tables devront consacrer une part de leur travail à la discussion sur le projet de mandat préparé par le Conseil national du 4 décembre et qui sera adopté le lendemain en séance plénière. Chaque table désignera en son sein deux représentant-e-s : d’une part pour porter ses remarques et ses amendements sur le mandat , d’autre part pour participer aux synthèses thématiques.

- 22 h 30

Réunions, au siège du Conseil national, de la commission d’animation et d’impulsion avec un-e délégué-e par table pour établir la proposition de mandat et des groupes de travail des délégué-e-s de tables par thèmes en vue des synthèses des réflexions thématiques.

 Dimanche 9 décembre

- 9 h – 12 h 30

Séance plénière. Débat pour l’adoption du mandat donné à la direction nationale. Vote sur le mandat. Lors de cette séance, seul-e-s les délégué-e-s seront appelé-e-s à se prononcer par leur vote sur les décisions à prendre.

Compte-rendu des synthèses thématiques.
- 12 h 30 – 14 h 30

Repas

- 14 h 30 – 16 h 30

Séance plénière. Elle se déroulera après un repas pris dans les restaurants qui entourent la salle de la Grande Arche et sera une séance publique. Elle rendra compte de nos travaux et de nos décisions par des interventions significatives de délégué-e-s et d’invité-e-s et par une prise de parole de Marie- George Buffet qui rappellera le sens de notre combat et des décisions de cette Assemblée extraordinaire.

 

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6 décembre 2007 4 06 /12 /décembre /2007 12:51

Avant l’assemblée « extraordinaire » du PCF des 8 et 9 décembre 2007

 

Plusieurs points importants qui ne ressortent pas du compte-rendu du CN du 4 décembre publié dans le supplément « communistes » de l’Huma d’aujourd’hui :

 

1-      L’immense majorité des assemblées de section ont affirmé le refus des communistes de la disparition du PCF. Tous les intervenants ont dû le reconnaître. Les procès verbaux des réunions l’attestent.

Certains intervenants se sont efforcés de réduire la portée de l’expression des communistes en pointant une faible participation aux débats. C’est loin d’être toujours vrai. Là où c’est le cas, ils devraient s’interroger sur leurs responsabilités de dirigeants et sur le calendrier invraisemblable imposé par la direction nationale.

Il est évident que cette intervention des communistes à amener la direction à changer complètement de ton dans sa proposition de texte de mandat et à mettre une sourdine sur son objectif de disparition du PCF et de recomposition politique.

 

2-     Une version modifiée du texte de mandat a été proposée par la tribune dans la séance de l’après-midi. Elle a suscité une longue discussion que le compte-rendu ne permet pas de percevoir. Le 7ème paragraphe avait été réécrit ainsi : « les discussions portent aussi l’exigence du renouvellement du combat communiste et de l’organisation pour le mener efficacement. Ici les interrogations sont nombreuses, chacun-e cherche et structure son point de vue au fil des échanges : cela débouche sur des avis et des prises de position multiples touchant à l’amélioration, la transformation profonde ou le dépassement du parti communiste voire à celui de la forme parti. Ils méritent d’être travaillés de manière ouverte et innovante. Les communistes sont conscients que « nous ne pouvons pas continuer comme ça ».

Mesurons l’écart avec le retour à la version initiale dans le texte final : « Les discussions qui expriment l’attachement des communistes à leur parti, portent aussi l’exigence du renouvellement du combat communiste et de l’organisation pour le mener efficacement. Ici les interrogations sont nombreuses, chacun-e cherche et structure son point de vue au fil des échanges : cela débouche sur des avis et des prises de position multiples qui méritent d’être travaillés sans qu’aucune piste et hypothèse ne soit, à priori à exclure. Ils méritent d’être travaillés de manière ouverte et innovante. Les communistes sont conscients que «  nous ne pouvons pas continuer comme çà ». »

 

Certains dirigeants, parmi les principaux, se sont « grillés » en s’affichant depuis des mois pour la disparition du PCF. Il est trop tard pour faire marche arrière pour eux. Pour d’autres, un texte « passe-partout » permet d’attendre et de calmer le jeu, quitte à priver de toute portée l’assemblée « extraordinaire ». C’est ainsi que j’interprète, à titre personnel, le débat de l’après-midi. En tout état de cause, l’objectif de liquidation du Parti reste à l’ordre du jour pour la quasi-totalité du groupe dirigeant qu’il adopte la tactique du coup de force ou celle de la manœuvre dilatoire. Il est inconcevable que cette direction, qui refuse de faire son bilan, continue à piloter le PCF d’ici le congrès de 2008.

 

3- « L’assemblée souveraine ne manquera pas de bouger le projet de mandat » a dit Marie-George. Mais l’assemblée « extraordinaire » ne laisse en tout et pour tout que trois heures et demi au débat sur le mandat, temps du rapport compris : dimanche 9 entre 9h00 et 12h30. La séance plénière du samedi doit être consacrée à un « échange général sur la situation politique, la nécessaire riposte à Sarkozy, la bataille des municipales… ». Avec 1500 délégués, qui découvrent comme l’ensemble des communistes seulement aujourd’hui le projet de mandat, ce ne sera évidemment pas sérieux. Démocratie ?

 

4-     Olivier Dartigolles, porte-parole, a été désigné pour introduire les débats. Il déclarait au journal le Monde du 14 septembre dernier qu’il faut "une nouvelle organisation politique" dans laquelle existerait "une sensibilité communiste organisée". Pas un "parti ripoliné", mais bien une autre organisation avec d’autres sensibilités, antilibéraux, socialistes de gauche, syndicalistes, altermondialistes.

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