Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

A LA UNE

NOUVEAU SITE ACTUALISE QUOTIDIENNEMENT: http://vivelepcf.fr/

 

36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
4 décembre 2007 2 04 /12 /décembre /2007 16:25

L’intervention des communistes commence à faire reculer le projet de liquidation. Intensifions !

 

La commission de préparation de l’assemblée extraordinaire des 8 et 9 décembre a communiqué aux membres du CN un avant-projet du mandat lui sera soumis. Il va être discuté et probablement modifié par le CN d’aujourd’hui. L’assemblée elle-même n’en aura guère la possibilité en six heures de débat à 1500.

 

 

 

En l’état, ce texte représente un recul spectaculaire du groupe dirigeant dans la définition des objectifs du congrès de fin 2008, par rapport au rapport de Marie-George Buffet devant le CN de juin comme au relevé de décisions du CN des 6 et 7 octobre.

 

Il n’est plus question explicitement de mettre en cause l’existence même du Parti, ni de faire émerger un « nouveau parti ». L’histoire du mouvement communiste cesse d’être présentée comme un « boulet » mais d’une « expérience dont nous avons tiré les leçons au fil de nos congrès des apports et des échecs ». Les phrases sont vagues et générales. On peut tout mettre, notamment les intentions devenues moins avouables dans les concepts de « visée communiste » et « d’émancipation humaine ». Ceci dit, on se demande pourquoi louer l’Arche de la Défense pour faire une série de constatations et de déclarations d’intentions aussi banale.

 

 

 

Clairement, le groupe dirigeant a dû battre en retrait devant l’état d’esprit et l’intervention des communistes, tels qu’ils se sont manifestés dans la dernière période notamment dans les assemblées de section. C’est encourageant. L’appel « Pas d’avenir sans PCF », diffusé massivement à la Fête de l’Huma et dans la manifestation du 27 octobre a contribué à cette réaction. Nous nous en félicitons.

 

 

 

Mais l’avenir du PCF dont le monde du travail et le pays ont besoin est encore loin d’être assuré. Le groupe dirigeant, de nombreux dirigeants à titre personnel, ont dévoilé ouvertement ses intentions liquidatrices depuis la présidentielles. Ils portent une part de responsabilités écrasante dans la stratégie d’effacement et de reniements de nos positions et de notre identité qui affaiblit tant le parti. Avec le « congrès extraordinaire » rebaptisé « assemblée extraordinaire », ils ont tenté un coup de force. Maintenant, sous réserve du déroulement du CN d’aujourd’hui, ils se replient sur une manœuvre dilatoire.

 

 

 

Mais il y a toujours urgence à rompre avec cette stratégie. Si la priorité est bien de faire capoter l’ordre du jour initialement prévu et la disparition du PCF, les communistes ne peuvent accepter que le PCF reste piloté nationalement par les mêmes choix suicidaires et par les mêmes hommes et femmes.

 

La direction esquive toujours son propre bilan et ses responsabilités. Oui, « on ne peut plus continuer comme ça ». Comment des dirigeants qui ne reconnaissent plus aucune raison d’être aux PCF peuvent-ils rester en place ?

 

Les communistes, réconfortés par l’évolution de débats dans le parti, prenant conscience de la situation du parti nationalement peuvent et doivent aller plus loin dans la réappropriation de leur parti et gagner la rupture avec la ligne qui le détruit.

 

Il n’est évidemment pas davantage acceptable de garder le nom du PCF pour continuer de le vider de toute son identité de classe et en faire parti réformiste comme d’autres.

 

L’enjeu est immense. On s’en rend compte en mesurant les conséquences de l’effacement du Parti dans le mouvement de lutte actuel contre la politique de Sarkozy.

 

 

 

Pour nous, les chantiers de cette rupture devraient être la feuille de route des débats et des actions de la prochaine période :

 

-         reconstituer les organisations de base du Parti, les cellules et sections, notamment à l’entreprise.

 

-         se dégager d’une pratique d’alliances au sommet dans les institutions avec en particulier les socio-libéraux (ce qui ne contredit pas localement le maintien de listes d’union aux municipales).

 

-         Remettre la lutte des classes au centre de l’organisation communistes.

 

-         En finir avec les théories fumeuses qui ont fait accompagner par le PCF les privatisations de la gauche plurielle ou la première phase du démantèlement de la sécurité sociale. Réaffirmer notre perspective socialiste.

 

-         A l’occasion notamment des débats sur le Traité de l’UE, se dégager des positions de validation de l’intégration européenne.

 

 

 

Mais dans l’immédiat, notre préoccupation doit être l’assemblée « extraordinaire ». On ne sait pas ce qui va se passer au CN d’aujourd’hui. L’assemblée risque toujours de donner à l’opinion publique l’image d’un parti qui choisit l’effacement. Faire capoter l’ordre du jour liquidateur reste l’objectif à assurer.

 

Dans les réunions tenues les 26 et 27 octobre avec des camarades de plusieurs sections et fédérations, nous avons lancé plusieurs propositions d’intervention.

 

 

 

Dans les jours qui restent, nous proposons

 

-         de poursuivre la signature de « l’appel pas d’avenir sans PCF » et de faire remonter le maximum de nom pour qu’ils soient déposés samedi.

 

-         d’assurer une présence nombreuse et visible des communistes qui se reconnaissent dans les orientations de ce texte à l’entrée de l’assemblée samedi 8 à son ouverture avant 14h00.

 

-         il était question d’organisation une petite réunion de responsables d’organisations du Parti. La proposition demeure. Le samedi matin, le samedi soir ?

 

-         enfin nous avions discuté de lancer un contre-mandat à défendre pendant l’assemblée. Les textes émanant de plusieurs sections peuvent peut-être en tenir lieux dans leur diversité.

 

 

 
Voilà un point, un peu improvisé de la situation avant le CN. Merci de nous faire part de tes réflexions. Nous donnerons des nouvelles par internet dès que possible.

 

 

Pour le PCF Paris 15,

 

Emmanuel DANG TRAN

Partager cet article
Repost0
2 décembre 2007 7 02 /12 /décembre /2007 23:36

Assemblée « extraordinaire » du PCF, 8 et 9 décembre.  Positions du Collectif PCF-RATP-BUS.

La direction du PCF a convoqué une « assemblée extraordinaire » de délégués de section pour les 8 et 9 décembre. Cette réunion est censée adopter un « mandat » fixant l’ordre du jour du congrès ordinaire de fin 2008. Le projet de mandat ne sera communiqué aux communistes que le 5 décembre. Les 1500 délégués n’auront en tout et pour tout que quelques heures pour en discuter.

En tout point, cette procédure est antistatutaire et antidémocratique. L’assemblée « extraordinaire » est une manœuvre pour esquiver et éluder la remise en cause de la stratégie décidée unilatéralement par la direction du Parti depuis plusieurs années. Elle est pourtant indispensable. L’année 2007 a été marquée par le naufrage électoral de la présidentielle, suivant un recul de notre organisation et une perte de crédibilité manifeste.

Devant la faillite politique de sa stratégie, refuser de soumettre un bilan aux communistes et de remettre ses mandats en leurs mains disqualifie encore davantage la direction du PCF. L’équipe dirigeante tente, envers et contre tout, de poursuivre et d’aggraver sa ligne suicidaire. Depuis la présidentielle, plusieurs des principaux dirigeants ont révélé ce qui est leur visée depuis longtemps: mettre en cause l’existence même du PCF. Le relevé de décision du Conseil national des 6 et 7 octobre finit par cette perspective, encore posée sous forme de question : « faire émerger un nouveau parti » avec dissolution du PCF ou intégration dans une « fédération ».

Le Collectif PCF-RATP-BUS condamne formellement le procédé de « l’assemblée extraodinaire » et son objectif liquidateur. Il mandate son secrétaire, Stéphane Auriol, membre du Conseil national, pour s’exprimer en son nom. Il s’associe et s’associera à toutes les organisations du PCF qui combattent les choix de reniement de l’identité et des positions du PCF. Dans ce sens, il s’associe à l’Appel « Pas d’avenir sans PCF – nous ne voulons pas que le PCF se saborde mais qu’il retrouve sa raison d’être ». Les communistes doivent montrer que cette direction n’a plus de légitimité, se réapproprier leur Parti.

La question de l’avenir du PCF est indissociable de la riposte à la politique au service du capital poursuivie par Sarkozy.

Partager cet article
Repost0
1 décembre 2007 6 01 /12 /décembre /2007 11:27

RIPOSTE DES COMMUNISTES , par le réseau communiste de Fontenay-sous-Bois

Nous pensons que la priorité pour les communistes aujourd'hui, c'est de se consacrer aux luttes contre la droite et aux élections à venir, Municipales et Cantonales.

En effet, la droite avec bien d'autres rêvent de voir disparaître le parti communiste. Or, la meilleure réponse à leur donner c'est de faire élire un maximum d'élus communistes dans toute la France. Pour Fontenay-sous-bois nous avons fait connaître notre position au lendemain de l'élection législative dans un article intitulé " Les communistes rassembleurs à Fontenay-sous-bois " paru sur notre blog : reseau-communiste-fontenay.over-blog.fr .

Cette volonté de nous consacrer entièrement au combat idéologique et électoral, ne nous a pas fait oublier pour autant que les dirigeants de notre parti ont programmé un congrès pour 2008 dont le thème central est " faut-il aller vers la création d'un nouveau parti ? " Certes, face à la poussée des protestations, ils ont été conduits à annuler le faux congrès prévu pour fin 2007. Mais ils ont maintenu son questionnaire, qui fera l'objet d'une assemblée nationale extraordinaire à la même date.

Ce questionnaire qui se veut une invitation au débat, est difficilement utilisable en l'état par les adhérents. Trop de questions ressemblent à des sujets pour le bac : ex " Dans quelle société vivons-nous ? Quelles sont les nouvelles formes d'exploitation, d'aliénation et de domination ? Ces derniers ne veulent pas passer un examen. Ils veulent juste s'exprimer sur la situation politique d'aujourd'hui.

Par contre ce questionnaire évitera à coup sur ( peut-être est-ce-là sa véritable utilité ) aux dirigeants d'échapper au bilan sur la danse du ventre antilibérale qu'ils ont fait exécuter à notre parti avec le succès que l'ont connaît  ( 1,9 % ) .

Pourtant ce questionnaire n'a pas laissé tout le monde indifférent. Oubliant qu'ils sont responsables de la situation actuelle du parti, certains docteurs honoris causa de la direction se sont investis dans ce questionnaire, pas étonnant, il avait été fait par eux et pour eux.

Dans un déferlement médiatique dont ils ont une casi-exclusivité voir l'Humanité du 10 novembre, ils nous expliquent sérieusement que le seul avenir du communiste c'est de se dissoudre dans une force politique unique avec les associations antilibérales.

Le communiste ainsi rentrerait dans un nouvelle âge selon Roger Martelli " on envisage la constitution d'une force politique unique, dans laquelle des sensibilité existeraient avec leurs marges d'autonomie, dont une composante communiste en tant que telle " Pour Jean-Claude Gayssot " cette nouvelle force politique doit être ouverte avec des communistes, mais aussi des socialistes, des écologistes, des alter mondialiste " puis il précise " Il est temps de dépasser la référence au strict parti communiste  -  " A quoi servirait-il de prolonger des références qui n'ont plus d'avenir "  etc ...

En clair, il faut liquider la parti communiste français, en faisant un congrès de Tours à l'envers.

Visiblement, ils n'ont pas retenu les leçons des élections. En effet, il ne faut pas confondre union et fusion, en politique les lois mathématiques ne s'appliquent pas, dans l'union, la gauche additionne ses forces voir référendum et CPE, dans une fusion, elle les soustrait voir présidentielles et législatives; parce que tout naturellement personne ne se reconnaît dans l'autre et de ce fait ne veut se mettre derrière l'autre. L'echec des élections présidentielles ne leur a pas appris, que fusion égale le plus souvant confusion politique et idéologique.

A l'évidence, le parti communiste doit changer, depuis des années ces mêmes dirigeants, qui nous proposent aujourd'hui une fusion liquidation, ont privilégié les accords d'appareils au détriment du combat idéologique. Cela a conduit à des catastrophes électorales. Il est donc temps de redonner à notre parti sa raison d'être.

La partie de cache-cache idéologique de la mutation arrive à son terme, les adhérents du parti communiste ne peuvent plus faire l'autruche. La liquidation du parti communiste est bien à l'ordre du jour et ses partisans sont très actifs dans les instances de direction du parti. C'est pourquoi il ne faut pas prendre à la légère l'assemblée nationale extraordinaire de 2007.

Nous nous pensons qu'il n'y a pas d'avenir sans le PCF .

Partager cet article
Repost0
26 novembre 2007 1 26 /11 /novembre /2007 12:51
Défense des régimes « spéciaux » : la direction du PCF en dessous du service minimum.

 

L’autre volet du processus de liquidation du PCF.

 

Par Stéphane Auriol, membre du Conseil national, secrétaire du Collectif-PCF-RATP-Bus

 

 

A l’approche de l’assemblée « extraordinaire » des délégués de sections du PCF les 8 et 9 décembre, je voudrais attirer l’attention sur la lutte pour la défense des régimes « spéciaux ». Elle se poursuit même si la grève est suspendue. Cette bataille illustre la gravité pour l’avenir du Parti, comme pour le pays de la ligne d’effacement que la direction du PCF tente de continuer à imposer et la nécessité de ne pas laisser faire.

 

Pour Sarkozy et le MEDEF, la casse des régimes spéciaux de retraite est la « mère de toutes les (contre)-réformes ». C’est en effet le verrou à faire sauter pour engager la suite du démantèlement de l’ensemble du système de retraite solidaire conquis à la Libération, pour mettre en concurrence et privatiser le service public de la SNCF et de la RATP. Il s’agit aussi pour le pouvoir de mettre au pas les salariés qui ont montré la plus forte capacité de mobilisation et de résistance à sa politique.

 

Autant dire que c’est une bataille politique capitale aussi bien pour Sarkozy que pour nous.

 

Les responsabilités du PCF sont très importantes. Il a été à l’origine de ces conquêtes sociales et qu’il continue à représenter un point de repère important dans ces entreprises publiques, SNCF, RATP, EDF et GDF. Malgré la casse des cellules d’entreprise, il reste aussi des milliers de communistes salariés de ces services publics qui pourraient constituer une force considérable pour mener la contre-offensive idéologique.

Les responsabilités du PCF sont d’autant plus grandes que, sur ce sujet comme sur toutes les luttes cruciales du moment, le PS a choisi son camp et ne s’oppose pas à Sarkozy. L’absence de perspective d’alternative politique « à gauche » pèse très lourdement sur la lutte.

 

C’est peu de dire que la direction du PCF n’est pas à la hauteur. Si les milliers de grévistes ne remarquent pas l’existence du PCF, des dirigeants du PCF, ce n’est pas seulement de la faute des media. Ils n’ont pas choisi de s’engager dans cette lutte, comme ils ont choisit d’abandonner le terrain de la lutte des classes en général.

 

A l’été, à l’automne 2006, avec quelques autres camarades, nous n’avons cessé d’intervenir au Conseil national pour que le Parti engage nationalement une grande campagne contre la privatisation de GDF et nous avons alerté sur la privatisation rampante de la RATP. Nous l’avons informé de l’activité de notre collectif pour la combattre.

Le sujet de préoccupation quasi-unique de la direction était alors la constitution des « collectifs antilibéraux pour les candidatures aux élections ». A plusieurs reprises, face aux attaques du gouvernement, j’ai insisté sur l’enjeu politique primordial que constitue la question des retraites des entreprises publiques. La seule réponse que j’ai obtenue a été de m’expliquer de façon agressive que je faisais du syndicalisme « bis » et qu’il était plus important de constituer un « collectif antilibéral » large. Si large qu’il incluait des responsables des syndicats partisans des décrets que nous combattons et que l’on a vu le résultat électoral en terme de rassemblement! La défense des régimes spécifiques a été absente de la campagne de Marie-George Buffet alors que leur remise en cause était un thème récurrent de la campagne des principaux candidats.

 

Depuis l’élection de Sarkozy, notamment à la Fête de l’Huma, la direction du PCF persévère et s’englue délibérément dans la constitution de « comités de riposte » avec le PS. Comment pourrait-on riposter ensemble sur la question des régimes spéciaux ? Tous les leaders du PS, même ceux qui jouent à en être l’aile « gauche », Emmanuelli et Fabius, approuvent une remise en cause des régimes « spéciaux » et l’allongement de la durée de cotisation.

 

On ne doit pas s’étonner après cela que le PCF soit ignoré sinon disqualifié dans le mouvement. Depuis le déclenchement du mouvement, la direction du Parti refuse toujours d’en faire une lutte majeure dans les entreprises et dans le pays. Juste quelques expressions superficielles, sur des positions imprécises. Défendre les régimes « spéciaux » en expliquant que c’est une question marginale ou bien qu’ils ne se fondent uniquement sur la pénibilité, ce n’est pas souligner les enjeux majeurs qui sont autant de points de convergence. Où est la bataille nationale du PCF pour le retour aux 37,5 annuités pour tous ?

C’est bien de dire aux travailleurs qu’on est « à leurs côtés » mais les communistes n’ont pas à être « aux côtés » de ceux qui luttent, mais parmi ceux qui luttent. Ce n’est pas qu’une question de mots.

Mener la bataille politique à l’entreprise, ce n’est pas non plus s’aligner sur les positions des appareils syndicaux, comme se borne à le faire la direction. Il est pleinement justifié que chacun soit à sa place. L’enjeu politique exige une position politique.

 

La direction fait le choix lourd de conséquences de laisser le champ libre à d’autres organisations politiques qui ne veulent pas ou sont incapables de mener la bataille « anticapitaliste » nécessaire et dont la préoccupation historique a été de combattre et d’affaiblir le PCF.

 

Ce n’est pas aujourd’hui que je découvre la stratégie de mutation-liquidation du Parti qu’illustre la situation actuelle. Elle présente deux aspects : d’un côté laisser dépérir le parti à la base, en supprimant les cellules, en privant d’impulsion les sections, en abandonnant le terrain de lutte et le point de vue de classe ; de l’autre côté préparer au sommet la recomposition politique et la disparition du Parti.

 

Notre riposte doit s’effectuer, de façon indissociable, sur ces deux plans.

A la RATP, notre collectif PCF-RATP-BUS, qui existe depuis 2003, a pris l’initiative depuis 8 mois d’une large pétition pour le maintien de notre régime de retraite et pour l’abrogation des décrets qui « l’adossent » au régime général. Avec 4000 signatures dans l’entreprise, nous avons contribué à préparer le mouvement actuel sur un plan politique. Evidemment nous sommes au cœur de la lutte dans nos dépôts et ateliers. Nous faisons regagner de l’influence au Parti dépôt par dépôt sur la seule base utile pour les agents qui se battent : la lutte des classes.

 

De l’autre côté, notre collectif s’exprime et s’associe aux initiatives visant à faire apparaître largement la perspective d’un maintien du PCF et d’un retour à sa raison d’être. Les termes du débat se sont encore clarifiés depuis les présidentielles. Ceux qui ont mis en œuvre la stratégie qui a mené au naufrage ne cachent plus leur volonté de faire disparaître le Parti lui-même. Ils ont fixé le congrès de 2008 comme date butoir et l’assemblée   extraordinaire des 8 et 9 décembre comme étape. Nous devons faire capoter cet ordre du jour et finir de disqualifier la direction liquidatrice. Communistes de la RATP, nous y contribuerons. Plus que jamais, remettons le PCF sur les rails de la lutte des classes !  

Partager cet article
Repost0
24 novembre 2007 6 24 /11 /novembre /2007 23:00

Les communistes de Vénissieux, réunis en Assemblée générale de section, adoptent la motion suivante et demandent à leurs délégués de la porter à connaissance de l’assemblée départementale puis de l’assemblée nationale des délégués de section des 8 et 9 décembre.

« Le PCF doit vivre et se renforcer ! »

Nous l’affirmons aujourd’hui alors que notre peuple est confronté à la politique de classe orchestrée par le gouvernement de Sarkozy au service du capital. Depuis plusieurs années, la direction de notre parti tente d’accréditer l’idée que le PCF est fini au travers de thèses qui ont toutes en commun d’aboutir à la liquidation du parti ; mutation, gauche plurielle, refondation, collectifs antilibéraux. Elle refuse de s’expliquer sur ses stratégies de renoncement qui nous ont conduit à l’impasse.

Après les élections présidentielles et l’échec de la candidature Marie-George Buffet (1,9%), la direction du PCF avait annoncé la tenue d’un congrès extraordinaire en fin d’année 2007. Ce congrès était demandé par les militants pour débattre des mauvais choix stratégiques notamment d’implication dans les comités antilibéraux et de l’abandon d’un véritable projet anticapitaliste. Au fil des mois la direction a transformé ce congrès en une assemblée nationale de délégués de section, préparée pour éviter tout débat sur les causes de l’échec. Avec le congrès de 2008, elle voudrait achever son oeuvre de liquidation du PCF.

Communistes dans et hors du parti, il est temps de se rassembler pour dire
Non à la liquidation du PCF.

Nous nous fixons comme feuille de route d’ici 2008 de créer les conditions de l’existence et du développement du PCF. Pour cela, nous proposons de travailler dans trois directions :
 La reconquête idéologique communiste
 Nos propositions pour faire la révolution dans un pays capitaliste développé
 La reconstruction de l’organisation communiste en priorité dans les quartiers populaires et les entreprises

Nous appelons les communistes qui ont quitté le parti ces dernières années, poussés vers la porte ou excédés par les renoncements successifs, à prendre leur place dans cette bataille de la manière la plus appropriée pour eux.

Nous nous engageons à travailler pour que le PCF redevienne le parti des forces populaires et des intellectuels, capable de rassembler les forces vives de la nation.

Nous sommes déterminés à recréer des liens avec les partis communistes du monde entier afin de redonner vie et force au mouvement communiste international et de renforcer le combat pour la solidarité internationale et pour la paix.

La direction sortante est en faillite et refuse aux communistes le débat légitime sur son bilan. Juge et partie, elle ne peut être le maitre d’oeuvre du congrès de 2008. Pour préparer ce prochain congrès, nous proposons la mise en place d’un collectif provisoire de direction, désigné par les communistes et représentatif sans a priori de toutes les opinions qui s’expriment.

Les conditions de préparation de l’assemblée nationale des secrétaires de section et les modes de désignation des délégués ne garantissent pas la représentation réelle des communistes. Les propositions de feuille de route des 8 et 9 décembre devront donc faire l’objet d’une consultation des communistes leur permettant de décider en dernier ressort.

Partager cet article
Repost0
21 novembre 2007 3 21 /11 /novembre /2007 14:33

A : DES RAISONS D’ÊTRE COMMUNISTES ?

La réponse à cette question doit faire suite à cette autre question : y a-t-il toujours, oui ounon, un groupe de personnes, une classe, possédant un capital économique, qui de ce fait possède les outils de production, prend les décisions tentant d’imposer leur façon de répartir les richesses produites par le travail, et pouvant s’appuyer sur une classe détenant un capital symbolique dominant (l’information, partis politiques forts,…) ?

Y a-t-il toujours, d’autre part, une classe ne possédant que sa force de travail, luttant avec plus ou moins d’efficacité pour influer sur cette répartition des richesses ?

Si la réponse à ces questions est positive, cet état de fait est-il en amplification, en réduction, est-il bon pour l’humanité ? SUITE

Partager cet article
Repost0
11 septembre 2007 2 11 /09 /septembre /2007 09:31

A propos du questionnaire qui sera adressé à tous les communistes avant le congrès de décembre.

 

            Il faut être absolument moderne !!!

 

Il faut innover. Un congrès extraordinaire ne peut se préparer de façon ordinaire ! Après le désastre électoral que nous avons subi et conformément aux statuts de notre parti, nous étions en droit d’attendre un rapport d’activité de nos dirigeants, puis un débat contradictoire suivi d’un vote. Eh bien non ! Les adhérents seront gratifiés d’un questionnaire ! C’est un grand progrès démocratique !

Qui aurait dit que nos dirigeants pouvaient rivaliser avec les instituts de sondage ? Nous le savons bien, les sondeurs ne sondent pas l’opinion, ils la fabriquent. Ils font les questions et les réponses. C’est bien ainsi que procèdent nos apprentis sondeurs. Ils mènent insidieusement leurs lecteurs où ils veulent les mener. Ce questionnaire est une argumentation déguisée.

Le paragraphe 1-A est à cet égard exemplaire. Il porte  sur les fondements théoriques du parti. On nous demande comment il faut qualifier aujourd’hui le capitalisme et si celui-ci a changé de nature. Le lecteur militant ne peut répondre que « oui ». Les qualificatifs ne manquent pas : libéral, financier, mondialisé, on tend d’ailleurs à parler d’économie de marché plutôt que de capitalisme. Sommes-nous bien armés pour combattre cette hydre aux multiples visages, surtout que les communistes n’ont pas attaché assez d’importance « aux questions écologiques et internationales, à la révolution informationnelle »  qui (c’est implicite) a permis la mondialisation. Notre lecteur militant ne peut que se sentir dépassé et vaguement coupable. Au secours les écolos, les altermondialistes ! Quand on lui demande en fin de paragraphe si le parti va devoir renouveler son analyse théorique et pratique, il ne peut que dire encore « oui » !

            Le discours sous jacent des sondeurs est pourtant parfaitement convenu et facile à démonter. L’économie de marché qui existait bien avant le capitalisme, le libéralisme qui a été théorisé au 18ème siècle, le capitalisme financier qui a été prédominant à d’autres époques, ne sont pas choses nouvelles. La mondialisation n’est pas le produit des nouvelles techniques, il est une nouvelle forme de l’impérialisme.

Les différentes qualifications du capitalisme renvoient à des réalités qu’il faut combattre, mais elles ont surtout une fonction idéologique, elles servent dans le discours dominant à masquer l’essentiel : la réalité de l’exploitation. Ainsi le libéralisme qui impose la liberté totale des échanges, la prééminence du marché, « au nom de l’intérêt commun », « c’est gagnant gagnant », masque les intérêts de la classe dominante aux yeux des dominés dont elle achète la force de travail. La spéculation financière n’existe que parce qu’en amont la force de travail est exploitée, ce qu’on oublie trop souvent.

 Non, le capitalisme, même s’il fonctionne selon des modalités diverses, n’a pas changé. Les exploiteurs s’approprient la plus value produite par les exploités. Et l’analyse théorique qu’a portée le PCF, même si elle doit être enrichie, est toujours pertinente.

 

La méthode de nos sondeurs consiste à reprendre ce qui se dit, le discours dominant,  pour démoraliser, culpabiliser le militant lecteur. La classe ouvrière n’a-t-elle pas disparu ? La société française n’a-t-elle pas glissé à droite ? (1-B) Il est bien obligé d’admettre, notre lecteur, que la structure de la société s’est modifiée, que ce que l’on peut appeler « la nouvelle classe ouvrière »  ne paraît pas très combative. S’il revient aux communistes de changer la société, de secouer l’apathie du monde du travail (1-C «  comment redonner du crédit aux idées de progrès social ? »), «  comment reconstituer une solidarité entre salariés ? » etc)  la tâche paraît insurmontable.

  Rien n’est dit des grands mouvements sociaux récents, la lutte contre le CPE et  la victoire du NON au référendum sur l’Europe remportée par les classes populaires contre le gouvernement, contre la plupart des partis politiques, et contre les média. Et si le peuple ne dormait que d’un œil ?

Vient la question de l’identité.( 2-AetB) On renvoie au lecteur l’image du mot « communisme » « dans l’opinion ». Elle n’est pas bonne évidemment. « Faut-il encore s’y référer ? » Etre communiste aujourd’hui, cela a-t-il un sens ? C’est ce que l’on demande à un communiste !

Que faire ? On pourrait changer de nom, changer de projet, de stratégie, d’organisation ! (cf. 3-A) Nos dirigeants ne manquent pas d’audace. Ils donnent à voir aux communistes les dégâts de la mutation qu’ils ont eux-mêmes opérée. Si l’organisation du parti a perdu de son efficacité sur le terrain, c’est bien parce qu’elle a été sabordée par eux dans les statuts et dans les faits. Si le projet communiste ne se définit plus qu’ »en creux », n’est-ce pas parce qu’ils ont abandonné l’objectif du socialisme à la française pour des programmes électoraux étriqués ?   

 On pourrait aussi changer de parti, pendant qu’on y est on pourrait supprimer les partis, si cette forme de militantisme est périmée ! (3-AetB)  A quoi veut-on nous préparer avec ce questionnaire? au sabordage, à une liquidation totale ?

Le dernier paragraphe sur « le rassemblement et les alliances » est moins radical. Il rejoint le discours de M.G.Buffet (cf. Humanité du 5 septembre). Il faut que le parti se situe « au sein de la gauche ». Il s’agit encore une fois de « rassembler les forces de gauche », de « construire une gauche moderne ». Les expériences calamiteuses de la gauche plurielle et du rassemblement antilibéral n’ont donc pas suffi.

Bien sûr les communistes ne doivent pas s’isoler. Il faut se battre contre la privatisation de GDF, contre le démantèlement de nos systèmes de protection sociale et de retraites, contre les atteintes portées au code du travail… avec d’autres, les syndicats, certaines associations, d’autres partis politiques, dans la rue, voire dans le cadre institutionnel, à la faveur d’alliances électorales conjoncturelles.

Mais les communistes ne peuvent se contenter de combattre le libéralisme pour réguler le capitalisme. Ils doivent tendre à l’affaiblir, à le fragiliser. Etre communiste aujourd’hui comme hier, c’est refuser d’admettre la légitimité des profits réalisés par un certain nombre de personnes qui s’approprient la plus value produite par les travailleurs, et c’est essayer de préparer l’après capitalisme en tirant les leçons du passé.

Nous refusons absolument de fusionner avec des partis ou des mouvements pour qui il n’est d’autre horizon possible que le capitalisme, nous refusons toute dilution dans une nébuleuse prétendument « de gauche ». Les perspectives de recomposition politique, y compris les collectifs antilibéraux (ou de riposte), vont dans le sens de ce qui se passe en Allemagne et en Italie. Le PDS allemand vient d’officialiser sa dissolution dans le parti de la gauche social démocrate. « Refondation communiste » s’est ralliée à Prodi qui est un parfait libéral. M.G.Buffet nous propose peut-être une sorte de PGE à la française, le PCF pourrait devenir une section du PGE ! Or le PGE est une organisation ouvertement réformiste placée sous la tutelle statutaire et financière de la commission de Bruxelles. Comme la Confédération européenne des syndicats, elle est plus soucieuse de freiner les luttes que de les impulser.

Or aujourd’hui la perspective politique est dans les luttes. Pour cela nous avons besoin d’un parti communiste fort. Contre la stratégie suicidaire de notre direction, défendons et reconquérons notre parti. Faisons vivre l’expression et l’organisation communistes. C’est nous qui sommes modernes !

Partager cet article
Repost0
10 septembre 2007 1 10 /09 /septembre /2007 08:28
FAUX CONGRES POUR VRAIE LIQUIDATION

 

(article du Réseau communiste de Fontenay-sous-Bois)

Les statuts du parti communiste sont clairs, un congrès extraordinaire est un congrès hors des délais statutaires de trois ans, mais pas hors des statuts. Aussi conformément au chapitre 3 art 8 : Les communistes procèdent en congrès au choix d'orientations et à l'élection des comités exécutifs ...

Or, ce qui nous est proposé aujourd'hui pour ce congrès, ce n'est pas de faire des choix d'orientions ou  d'élire nos comités exécutifs locaux et nationaux, mais c'est uniquement de remplir un questionnaire qui devra permettre à une direction inamovible et qui n'est plus représentative, de formuler des questions pour le prochain congrès de fin 2008, qui lui, procédera au choix d'orientations et aux élections.

 Le 6 et 7 octobre, le conseil national va décider du projet de base commune (questionnaire) qui sera soumis aux adhérents pour le congrès. Les statuts prévoient (chapitre 3 art 11-1) qu'à partir de cette date, un délais d'au moins cinq semaines est donné aux adhérents pour prendre connaissance de ce projet de base commune et qu'a l'issue de cette période, deux cents adhérents issus d'au moins dix fédérations peuvent proposer une base alternative, qui doit être soumise aux votes des adhérents. Le congrès étant programmé pour le 8 et 9 décembre, il est  impossible compte tenu des délais nécessaires pour organiser une telle consultation, de respecter les statuts.

Par ailleurs, à chaque congrès les adhérents doivent pouvoir déterminer la base commune de discussion, celle-ci ne peut donc être déterminée lors d'un congrès précèdent. En un an les données politiques sont forcément très différentes.

Sur la forme questionnaire, comment choisir à partir de milliers de réponses individuelles les bonnes questions qui seront seules évoquées au précédent congrès ? Ce choix sera forcement arbitraire, donc antidémocratique.

En conséquence le congrès du 8 et 9 décembre 2007 n'est ni statutaire, ni démocratique.

Comment un conseil national a-t-il pu accepter ce faux congrès ?

Les communistes ont actuellement besoin de faire le bilan de la dernière période, de donner leur avis, de faire des choix idéologiques, politiques. Ils veulent l'union des forces de gauche anticapitaliste, mais pas la liquidation du PCF. Or à la place on leur propose de répondre à un questionnaire, afin de les sonder sur leurs connaissances du marxisme, sur les théories économiques libérales et sur l'utilité du parti communiste. Bref, n'ayons pas peur des mots, de les sonder sur la liquidation du parti communiste, au profit d'un collectif de gauche, dans lequel le PCF perdrait, son identité, sa liberté de décision et d'action, comme cela est déjà le cas au niveau européen avec le groupe gauche unitaire européenne-gauche vert nordique (gue-gvn).

Ce congrès apparaît donc de plus en plus comme une diversion de la direction actuelle, qui ne veut pas affronter les débats de fond sur son bilan et sur ses choix à venir. Par ailleurs cette direction a besoin de temps pour convaincre les adhérents que c'est le parti communiste qui a échoué, alors que la dernière période au contraire démontre clairement, que c'est la mutation réformiste, l'effacement du parti communiste au profit de listes anti-libérales aux élections présidentielles et législatives, qui a échoué.

Les communistes qui refusent la liquidation de leur parti, doivent agir avant qu'il ne soit trop tard, ce congrès est conçu comme une nasse ou dés qu'on s'y est engagé, il est impossible de faire demi-tour pour échapper au congrès refondateur-liquidateur de fin 2008. Il faut donc saisir en urgence la commission des conflits sur le non-respect des statuts ( chapitre 6 art 23 ) et commencer dés à présent à constituer la liste des deux cents adhérents issu d'au moins dix fédérations qui déposeront une base alternative.

C'est pourquoi la réunion prévue fin octobre début novembre à Paris nous semble bien tardive.

Partager cet article
Repost0
25 juin 2007 1 25 /06 /juin /2007 11:50

IL FAUT DONNER LA PAROLE A LA BASE MILITANTE DU PARTI !

Le conseil national du PCF vient de convoquer un congrès extraordinaire, qui doit servir à s'interroger sur les questions à mettre à l'ordre du jour du congrès ordinaire prévu fin 2008.

Ce congrès sera tellement extraordinaire, qu'il n'y aura aucun texte alternatif permettant à la base militante de se faire une opinion et de se prononcer sur les différents courants qui traversent actuellement notre parti. En conséquence dans ce congrès, on ne modifiera pas les orientations politiques, ni les directions. On se parlera, on invitera des amis, puis on se quittera, en se disant qu'on se reverra fin 2008 pour décider.

Bref, un vrai congrès salon thé.

Or, il ne se passe pas une semaine où des dirigeants du parti font savoir qu'ils ne croient plus à la "forme parti" et annoncent la création ou leur participation à de nouvelles organisations. Les communistes dits "unitaires" avec Roger Martelli, les refondateurs, les collectifs alternatifs 2007, les communistes dits 21, avec Fabienne Pourre du courant Robert Hue, l'appel de "Gauche Avenir" pour redéfinir en dehors du parti de nouvelles aspirations, avec Francis Wurtz, Jean-Claude Gayssot, Claude Cabanes, Marie-Noëlle Lienemann, Paul Quilès, Ivan Levaï etc...

Le conseil national en convoquant un congrès extraordinaire sans aucune possibilité pour les adhérents de base de se prononcer sur les orientations idéologiques et politiques de leur parti, favorise ces nouvelles organisations et collectifs qui préconisent des débats hors du parti. Toutes les forces de gauche prévoient une recomposition du paysage politique pour la rentrée 2007. La plupart des dirigeants de notre parti ont l'intention de participer à cette recomposition à travers leurs organisations et collectifs et prônent ouvertement la mutation du parti communiste en parti de la gauche antilibérale et pendant ce temps-là les adhérents du parti feraient un congrès salon thé, sans texte de fond, donc sans intérêt.

Il y a urgence, nous ne pouvons laisser notre parti se décomposer, sans rien dire, sans rien décider. En effet, chacun sait par expérience que dans le type de congrès que le CN a programmé, les adhérents de la base militante ont peu de chance de se faire entendre.
Ces débats informels fractionnés par thèmes sont sous le règne des docteurs honoris causa du parti et du "cause toujours", aucun vote n'intervenant, la synthèse des discussions appartient aux dirigeants à chaque échelon, section, fédération etc... Ainsi, une idée majoritaire à la base peu devenir minoritaire au sommet.

La situation est trop grave pour que les adhérents se laissent déposséder de leur seul moyen d'expression, le vote sur un texte.

Le parti doit affronter ses contradictions, ce n'est pas en mettant le couvercle sur la marmite et en remettant à plus tard les décisions importantes, comme le fait le CN, que le parti affrontera au mieux les élections municipales.

Par conséquent, il faut que tous les courants puissent s'exprimer à travers des textes, à l'intérieur plutôt qu'à l'extérieur du parti. les adhérents doivent pouvoir voter sur ces textes. Il faut que cette consultation soit démocratique (temps nécessaire aux débats , vote dans les sections, un jour donné et sous le contrôle de tous). Il faut qu'il en découle une représentation proportionnelle dans toutes les instances du parti, y compris à la direction, c'est le seul moyen pour préserver l'unité du parti. Il ne faut pas que l'on revive la situation d'aujourd'hui, où on a un CN et des dirigeants qui ne sont pas représentatifs de l'ensemble du parti.

Ne nous laissons pas enferner dans ce congrès "salon de thé", produisons dès à présent des textes de fond, qu'il faudra imposer à la dicussion et au vote des adhérents lors du congrès extraordinaire. Les communistes ne peuvent pas rester les bras croisés, quand il y a le feu à leur maison.

Notre parti a démontré dans le passé qu'il pouvait débattre et se battre en même temps, nous sommes condannés à faire les deux dès à présent, l'histoire ne nous attendra pas jusquà fin 2008.


Réseau communiste de Fontenay-sous-bois
25 juin 2007

Partager cet article
Repost0