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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
9 décembre 2007 7 09 /12 /décembre /2007 19:32

Assemblée nationale « extraordinaire » du PCF, La Défense, les 8 et 9 décembre 2007 

 

Premières analyses par la délégation de la section du PCF Paris 15 :

 

La direction n’est pas arrivée à étouffer ce qui s’est exprimé massivement dans le Parti, dans les assemblée : le refus de la disparition du PCF.

 

Mais elle s’est donnée tous les moyens pour le minimiser à cette assemblée dont l’organisation a été imaginée à cet effet.

 

Le débat général a duré moins de trois heures samedi. Sur 350 camarades inscrits pour parler, le plus souvent mandatés par leur section, seuls 44 ont eu le droit à la parole suivant une sélection à la discrétion de la tribune. Sur ces 44, une vingtaine de membres du CN…

Des débats de diversions, même s’ils pouvaient porter sur des sujets certes importants, ont occupé les camarades en soirée. L’organisation en « ruches », c'est-à-dire en petits comités, traduit une conception bien connue de la démocratie : « cause toujours ».

 

Malgré cela, la volonté très largement majoritaire dans le Parti de préserver l’outil politique que représente le PCF s’est exprimée nettement dans le débat général comme dans les mini-discussions.

 

La direction avait édulcoré son projet de texte par rapport à l’analyse et l’ordre du jour initialement fixés au CN de juin par MG. Buffet puis à celui d’octobre. Plus question dans le texte de déclin « inéluctable », de boulet de « l’histoire du communisme », d’option visant à se débarrasser du nom PCF, à faire « émerger un nouveau parti ». Plus question de mettre à l’ordre du jour explicitement le « dépassement du Parti communiste voire de la forme parti ».

 

Donc au résultat un texte vague, sans relief apparent.

 

Ce « mandat » est resté opposé aux nécessités que nous avions pointées dans assemblée de section : - faire le bilan de la stratégie de la direction dans la dernière période et depuis le début de la Mutation, - engager la rupture avec cette stratégie, après notamment le 1,9% de Buffet candidate antilibérale, motif de la convocation de l’assemblée...

 

La direction a visiblement cherché à anesthésier les communistes après cet échec flagrant pour continuer dans la mauvaise voie.

 

Son objectif de liquidation n’a pas changé. C’est apparu de façon manifeste à l’assemblée au moins à deux occasions.

 

Porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles est convaincu de la nécessité de la disparition. Il l’a dit au Monde. C’est lui qui a fait le rapport d’introduction. Sourd comme quelqu’un qui ne veut pas entendre, il a consciencieusement rabaissé l’expression des communistes à celui d’un attachement, sentimental, au PCF. Il est revenu lourdement sur le « poids de l’histoire », a esquivé tout autocritique… pour aboutir à la nécessité de ces « expérimentations nouvelles » qui ne sont autres que la poursuite de l’effacement du Parti et du reniements de ses positions.

 

Après avoir laissé passer l’orage, la direction n’a pas pu s’empêcher de repartir à la charge dimanche. Pourtant dans la nuit de samedi à dimanche lors de la réunion, à laquelle l’un d’entre nous participait, censée intégrer les résultats des premières discussions, le besoin de marquer dans le texte la nécessité de l’existence du parti avait été soulignée par une majorité des « délégués des ruches ».

 

Représentant la commission du mandat, l’autre porte-parole Patrice Bessac rapportait dimanche matin. Il a sorti de sa capuche une nouvelle formule toute différente de qui avait été décidée par la réunion de la nuit, suscitant un beau tollé chez les délégués.

 

De nouveau, la direction a tenté de se faire octroyer dans le texte un blanc-seing pour poursuivre ses «expérimentations », dans la suite, comme nous l’avons dénoncé, des « collectifs anti-libéraux », de la destruction des cellules du Parti, de la « gauche plurielle »…  

 

Bessac a précisément tenté de réintroduire la phrase éliminée la veille : « Il ne s’agir d’exclure aucune hypothèse concernant le Parti ou sa stratégie…. Il s’agit de permettre le réflexion et l’expérimentation sur la façon dont ces rassemblements peuvent s’élargir, s’approfondir et construire ainsi durablement … ». Les délégués ont bien compris qu’il s’agissait de continuer à aller vers une nouvelle organisation politique, coalition ou recomposition à l’allemande ou l’italienne. Buffet a dû finalement désavouer Bessac en faisant voter la suppression de la deuxième partie de la phrase.

 

On est donc revenu, dans le brouhaha et la confusion, au texte passe-partout qui laisse « ouvert tous les possibles », surtout ce que les communistes ne veulent pas et ce dont le monde du travail et le pays n’ont pas besoin. Dans le plus grand désordre, le texte a été officiellement adopté à 72% contre 18 et 10 d’abstention.

 

L’inconsistance du texte, la volonté de montrer une unité ont certainement motivé beaucoup.

 

Pour notre part, nous avons voté contre parce que l’unité des communistes, le regain de confiance des communistes et d’efficacité de leur organisation dans les luttes ne pourront pas se faire sur ces bases et avec ce mandat à cette direction.

 

Plusieurs intervenants ont souligné ce problème majeur: le maintien en place d’ici le congrès de 2008, de la même direction ! Des mêmes qui sont responsables de l’échec, qui ne veulent pas l’assumer devant les communistes et dont certains des principaux d’entre eux proclament qu’ils veulent continuer dans la même voie meurtrière, envers et contre les communistes. Des mêmes qui sont incapables et/ou ne veulent pas animer la riposte, en toute indépendance du PS, sur des positions fermes de lutte à la politique de Sarkozy.  

 

Pour autant, cette assemblée « extraordinaire » n’a pas servi à rien.

A plusieurs dizaines de milliers, les communistes ont fait la démonstration depuis plusieurs mois qu’ils refusent la perspective de disparition de leur parti et qu’ils ont pris conscience de la stratégie qui y conduit. L’appel « Pas d’avenir sans PCF » dont notre section a fait partie des initiateurs, y a contribué.

Des dizaines d’organisations du Parti, dont la nôtre, ont aussi pris conscience de la nécessité de faire vivre le PCF, outil historique irremplaçable au service des travailleurs dans la lutte des classes : avec, sans ou contre sa direction. 

Anthony CREZEGUT, Emmanuel DANG TRAN

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Published by Vive le Parti Communiste Français - dans Assemblée extraordinaire de décembre 2007
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VALENTONROUGE 10/12/2007 11:49

Un commentaire personnel sur la conférence du PCF de La Défense.
la présidence de la réunion avait fait adopter la décision d'une intervention d'1 membre du conseil national pour 4 délégués des sections....le pointage effectué par notre camarade Emmanuel de Paris 15 lui-même membre du C.N ne laisse aucun doute sur les pratiques de la direction nationale et MG Buffet ne peut pas dire qu'elle ne reconnaissait pas les membres du C.N qui prenaient la parole en tant que délégués de sections. Il est d'ailleurs probable que d'autres mesures d'urgence aient été prises par la Direction car les urnes destinées à recueillir le vote secret des sections sont demeurées désepérement vides bien que gardées en permanence le dimanche.
J'ai constaté de visu qu'une table de 10 camarades devant moi qui votaient oui au texte étaient devenus par la magie comptable: 20 oui. Profitant de la lassitude MG Buffet a elle-même proposé d'une façon ironique de compter les votes pour tous les amendements et s'est bien gardée de le faire et à ma grande surprise un amendement de Paul Boccara fut adopté alors que moins d'un quart de la salle avait levé la main, tant mieux pour nous mais étonnant .
La secrétaire nationale a enfin laché le morceau et beaucoup en sont tombés sur le c.. de ces camarades qui croyaient voir en elle l'incarnation de cette résistance. Rappelons au passage l'article du Monde nous racontant les malheurs de Marie George fidèle au PCF mais harcelée par les mutants, Tartignolles, Cohen-Seat etc... Tellement harcelée d'ailleurs que ces 2 derniers sont ses plus proches conseils....
Les collectifs anti-libéraux ne sont donc pas une péripétie de notre histoire mais il s'agisssait bien là de la plus forte tentative de dilution du Parti.
Je suis de plus en plus convaincu que la direction sortante veut en finir avec le PCF mais je suis tout aussi convaincu que la résistance est extraordinaire malgré les pressions et le déluge mutatif du journal l'Humanité.
Ramener notre parti sur les rails de la lutte de classe est possible, cela est notre devoir pour la France, le monde du travail.Un communiste ne renonce pas.


le journal l'Humanité donne ce résultat singulier:
1500 délégués
1179 votants sur le texte final
1178 votes au total le vote manquant provenant sans doute d'un camarade manchot pas pris en compte.
Donc récapitulons: 1500 moins 852 pour le texte il reste donc 648 pas pour.Nuance.

Alain Girard 94 Valenton 94

le Rouge-gorge 10/12/2007 06:07

Symboles et mots ont bien une signification, les choix opérés révèllent les choix profonds de ceux qui les effectuent : vouloir un drapeau transparent, faire le choix de vocables insipides en disent long sur les orientations carriéristes de ceux qui n’ont plus rien à défendre que leurs réelections.

Aussi à Refondation Communiste d’Italie, je leur propose plutôt qu’un simple arc en ciel, un sigle plus porteur : celui de Bisounours dans son pays magique.

Salut fraternel.

http://bellaciao.org/fr/IMG/cache-200x199/sinistra_arcobaleno-200x199.jpg

VALENTONROUGE 09/12/2007 19:48

Le samedi après-midi a été consacré aux interventions des délégués de sections venus de toute la France.
Le ton est rapidement donné: Parti Communiste Français doit rester le nom de notre parti et les interventions se succèdent en ce sens, à peine interrompues par quelques liquidateurs.
Plus la discussion progresse, plus s'affinent les arguments, plus les dirigeants se décomposent sur l'estrade. Il y en a de toutes les couleurs, des roses, des verdâtres, des blafards...
Car derrière le changement de nom se dessine l'abandon même de toute perspective de changement de société, l'abandon de tout combat de classe pour en finir avec le capitalisme.
Ecrasante majorité donc pour le maintien du parti communiste français, écrasante majorité pour le retrait de l'orientation de dilution de notre parti dans un fourre tout stérile.

Le soir se tenaient les ateliers des représentants de sections avec plusieurs thèmes à débattre et peaufiner pour le dimanche.

Dimanche matin, le café avalé, les croissants engloutis et après un passage par la librairie de la Renaissance de Toulouse venue sur place nous lessiver le chéquier, les bonjour, les tronches en biais de Tartignolles et de la déjà vieille Vieux, les représentants de sections écoutent avec attention les rendus des ateliers du soir.
Globalement cela ronronne, la victoire de la veille assure le lendemain mais cela est sans compter avec l'acharnement thérapeutique qui s'est emparé de certains éléments de la direction.
Patrick Bessac prend alors la parole pour présenter le compte rendu de mandat et le coup force apparaît: il est ,grosso et modo, proposé aux militants communistes de préparer le congrès en y intégrant l'idée possible de la dilution du PCF dans un bidule, idée rejetée par plus de 80% des militants la veille..
Bronca autour des tables, Bessac qui n'est pas le pire, blêmit, et poursuit son agression du haut de la tribune, Tartignolles a ses petits doigts qui font tagadac tagadac sur la table, Marie George Buffet est aussi muette qu'à un conseil des ministres de Jospin, Vieux continue de vieillir, les délégués s'entassent derrière les micros pour protester, les amendements pleuvent.

Marie-George s'éveille et pousse un cri, hi, et se met à gérer la situation et que le temps d'intervention et limité à 3 minutes pour tout le monde, non pas pour elle bien sur. Les amendements sont votés à main levée, Marie George fournit les résultats sans qu'aucun compte réel ne soit établi, elle sait tout faire notre patronne !
La cacophonie devient une vraie réjouissance, les militants savent que la Direction est sonnée et qu’ils ont marqué de sacrés points contre la liquidation.

Ce qui devait arriver arrive et les zombis de la tribune lèvent leurs mandats pour voter le texte pourtant contraire à celui qu'ils ont tenté d'imposer depuis des jours, ils votent pour le maintien du nom de notre parti.

74% des délégués se prononcent pour le texte après amendements, 20% le rejettent et le reste s’abstient.

L’ironie réside dans le vote de ce texte par les dirigeants qui le refusaient au départ(un peu comme la droite au Vénézuela qui en acceptant de participer au référendum demandé par Chavez a validé de fait la constitution qu’ils dénonçaient auparavant). Les 2 délégués valentonnais ont voté non essentiellement pour ne pas valider des actes inacceptables et en conformité aux votes exprimés par l’assemblée de section.

Des invités sont ensuite appelés à s’exprimer au micro. Le représentant d’Attac se plaira à souligner qu’il n’est plus communiste ( ce qui le regarde) et nous donnera ses directives pour notre prochain congrès (ce qui ne le regarde pas). Ce comportement ne soulèvera pas un murmure de la tribune où se caméléonise un peu plus Tartignolles, Bessac s’est éclipsé, Vieux se ride un peu plus, Marie George a le doigt sur la bouche genre James Bond qui va dégainer son cocogadget..

La conclusion de Marie George Buffet tient d’un grand numéro de claquettes, il faut continuer tout en se préparant à changer, sans changer en changeant dans le changement qui changera le changement changeant mais pas pareil, tenant, de plus, à nous faire part de sa perception des choses qui se résume à ce qu’il faut tourner la page du Congrès de Tours…et se livrant à un chantage pur et simple : vous avez un an pour montrer l’utilité du Parti Communiste Français et ce après s’être laisser allée à une charge inégalée contre les pays du socialisme réel qui chacun le comprendra furent des échecs et des pas glop pas glop face au glorieux socialisme jospinien dont Marie-George fut un pilier dont nul ne peut contester le bilan globalement positif pour le Medef et le capital.

L’Internationale retentit dans la salle, pas de Marseillaise, des poings se lèvent et c’est fini. Les délégués peuvent rentrer chez eux l’estomac vide car il reste à régler la facture des collectifs anti-libéraux…

En résumé, après un second passage à la librairie de la Renaissance de Toulouse qui finit d’essorer le chéquier , nos 2 valentonnais retournent à la maison pour raconter et surtout prévenir : le pire a été évité mais reste à venir.