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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
7 janvier 2008 1 07 /01 /janvier /2008 19:29
Nous apprenons par un article du Midi-Libre que Jean-Claude Gayssot jette l'éponge pour les municipales à Béziers.
Contre la position majoritaire des communistes de la ville, Gayssot avait signé un accord pour une liste avec le PS au premier tour où il figurerait. Largement disqualifié dans le Parti et visiblement dans la ville, il vient d'annoncer qu'il ne se présenterait pas.
Gayssot a créé une section parallèle pour valider sa démarche et sa candidature malgré la section de Béziers: un vrai tour de force de la part de quelqu'un qui se prononce publiquement pour la disparition du PCF et qui a de telles responsabilités dans son affaiblissement. Visiblement, l'affaire ne passe pas bien. Tant mieux!
La liste de rassemblement conduite par le camarade Aimé Couquet est la seule qui peut se prévaloir d'être soutenue par le PCF de Béziers. Nous leur souhaitons plein succès.

Ci-dessous, le mandat voté par la section de Béziers pour l'assemblée extraordinaire de décembre.


PARIS 8/9 DÉCEMBRE 2007 ASSEMBLÉE DES DÉLÉGUÉS DES SECTIONS -
Mandat de Paul Barbazange, section de Béziers, fédération de l’Hérault
(n’a pu être prononcé en séance pleinière)

Le mandat de le section de Béziers est d’informer notre assemblée sur la situation dans notre section. A ce jour, un groupe minoritaire de camarades a décidé de créer sur le Biterrois une section concurrente de la section de Béziers, sur le même territoire dans un premier temps, puis maintenant sur celui de trois sections. La question dépasse largement les limites territoriales car Jean Claude Gayssot est avec Jean Louis Bousquet secrétaire fédéral maître d’oeuvre de cette démarche. Je ne rentrerai pas dans les détails. Respectueuse des statuts votés lors du dernier congrès, l’assemblée de section a saisi la commission des conflits.
Mesurons ce qui se passe. Ce n’est pas comme cela que nous pourrons construire du «com­mun», que nous pourrons «construire ensemble».
Depuis des années un groupe de camarades, minoritaires à chaque scrutin, jamais plus de 30 % des suffrages, s’organise à côté au lieu de participer aux débats de l’organisation dont ils sont membres et même dirigeants élus. Dans un même mouvement nous avons d’abord vécu la constitution d’un réseau du XXI ème siècle et la désertion par ses membres du comité de sec­tion où ils avaient été régulièrement élus. Maintenant, c’est la création à l’intérieur du parti d’une organisation au moment où Jean Claude Gayssot au niveau national est l’un des princi­paux promoteurs de l’idée de créer une «nouvelle force» comme il le souligne sortant de la «matrice» .
A Béziers, il l’a fait ! contre l’avis des 70% de communistes de sa section qui estiment que le Parti Communiste à un avenir, que le communisme français n’est pas né en 1917, ni même au congrès de Tours; pas plus qu’il n’est mort avec l’effondrement du bloc socialiste, qui ambi­tionnent de continuer à participer au mouvement idéologique multi-séculaire pour l’émancipa­tion des exploités, qui se définissent comme communistes, anticapitalistes et rassembleurs.
Quelles que soient les difficultés nous pouvons construire sur ces trois piliers.
J’insisterai sur la question du rassemblement en m’appuyant là aussi sur l’expérience locale en cours. Nous travaillons à la construction d’une liste municipale à la gauche de celle qui est ver­rouillée par le parti socialiste. Nous voulons regrouper la gauche du NON, la gauche anticapita­liste dans sa diversité. Les obstacles sont grands, d’abord le poids électoral du social libéralisme et son corollaire d’abstention dans les couches populaires faute d’espoir ! Nous devons aussi faire face aux amertumes nées de l’échec du rassemblement anti-libéral aux présidentielles. Nous travaillons cependant à réussir à Béziers ce qui a échoué au présidentielles : l’unité anti­capitaliste à la gauche des socio-libéraux.
Rien ne dit que nous y arriverons complètement. Mais nous n’abdiquerons pas. Une minorité de camarades a choisi de partir dès le premier tour sur la liste social-libérale. C’est une nouvelle confirmation d’un choix stratégique. Nous estimons qu’il anéantit toute perspective de rassem­blement sortant du cadre d’un bipartisme à l’anglo-saxonne.
La majorité des dirigeants du PS est aujourd’hui pour le traité Sarkozy; Pascal Lamy du PS di­rige l’OMC et D. Strauss Kahn un temps présidentiable PS a été nommé avec la bénédiction de Sarkozy à la présidence du FMI. Cela ne suffit-il pas ?
Les exploités français qu’ils soient en lutte ou non comprennent tout cela. Ils ont simplement besoin d’en débattre et de trouver comme nous, avec nous, une autre solution. Les exploités ont besoin pour cela d’un Parti Communiste héritier de l’histoire de leurs luttes.
Puis qu’il me reste une seconde, il y a 100 ans en 1907, les mutinés du 17ème de ligne défilaient crosse en l’air entre Agde et Béziers. La musique du régiment jouait l’Internationale. Montéhus a popularisé cette mutinerie de conscrits. Lénine a plusieurs fois rappelé son admiration pour ces «mutinés du temps de paix». Aucun d‘entre eux par la force des choses n’était membre du PCF. Et pourtant nous sommes leurs héritiers.
La bourgeoisie hérite de ses châteaux, des usines. Nous avons nous un autre héritage bien plus précieux, celui des luttes anticapitalistes, nous en sommes fiers, nous le ferons fructifier.

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Published by Vive le Parti Communiste Français - dans Assemblée extraordinaire de décembre 2007
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