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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 16:31

Régionales: une analyse de Gautier Weinmann (fédération 62) sur le site du PCF national

 


Bonjour,

 

Qu'attend le parti dans cette période pour faire s'exprimer les citoyens sur un programme communiste de rupture ? Il faut des assises du communisme du XXIe siècle. Un site Internet national dédié est le minimum. Il faut le mettre en route. Pas la peine de négocier avec d'autres : allons déjà avec NOS propositions communistes pour CONVAINCRE les abstentionnistes, les travailleurs, leur donner goût à la lutte pour une société meilleure, certes, mais surtout COMPLÈTEMENT NEUVE !

Ensuite, la lutte. Il faut une lutte RÉVOLUTIONNAIRE.

« Être à côté » des syndicats, la plupart réformistes (pour moi, le réformisme ne se définit pas dans les déclarations de bonnes intentions, mais bien dans cette manière de saucissonner les luttes et de ne pas vouloir les mener jusqu'à leur terme : la victoire du monde du travail), n'est pas suffisant. Avec cette stratégie électorale du PCF, les coups risquent bien de continuer de pleuvoir sur la tête du monde du travail.

Il ne faut pas espérer le changement en 2012 suite à une élection.

Tirons les leçons de la gauche plurielle et de toute l'histoire des prises de pouvoirs de la gauche en France. Il faut espérer le changement ici, tout de suite et maintenant, à la manière du Front populaire : les luttes impulsent le progrès social.

La droite et le patronat sont au plus mal pour faire passer leur réforme des retraites. Nous avons une perspective historique, il faut la saisir sans plus attendre. Tout le moral des travailleurs est conditionné à la possibilité d'une victoire sur les retraites, absolument pas dans le gavage outrancier de sondages sur une possible victoire de la « gauche » à la présidentielle ! Victoire pour quoi faire, d'ailleurs ? Il faut surtout concentrer nos efforts sur la défense et la sauvegarde des retraites, en prouvant par A + B qu'il existe de l'argent, et que l'on sait comment le prendre. Ensuite, il faut le faire, il faut mettre tout le monde en mouvement pour prendre effectivement l'argent et rendre cette nécessité irrésistible.

Un vrai PCF de lutte de classes ne passerait pas tout son temps à s'interroger pour savoir si, oui ou non, son avenir est entre les mains de JL Mélenchon. Ce dernier est un socialiste-réformiste assumé, consécutivement mitterrandiste, jospiniste, fabuisien qui se fait passer pour « plus rouge que rouge » pour devenir aubryste, certainement. N'ayons pas de doute là-dessus, même si, oui, je frise le procès d'intention.

Conclusion : faisons notre programme communiste, avançons NOS propositions fièrement, gagnons cette bataille sur les retraites : c'est la clé de l'avenir du communisme en France et l'utilité du PCF.

Gautier WEINMANN, PCF Leforest (62)

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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 11:20

APRES LES ELECTIONS EUROPEENNES, par Roland WEYL

 

Une abstention majoritaire, et un basculement à droite.

 

Ces deux constatations n’en font qu’une, surtout si l’on retient aussi que c’est un phénomène qui ne se limite pas à un ou quelques pays, mais affecte l’ensemble des pays d’Europe.

 

Cela oblige à en faire une analyse qui se libère de toute éventuelle savante explication  autojustificative des uns et des autres pour en comprendre la vraie leçon.

 

Pour cela on ne peut pas faire l’économie de ce que, en dehors d’une droite nationaliste, aucune liste n’a remis en cause le principe même de l’Union Européenne Supranationale. Le Parlement Européen étant par lui-même une institution supranationale, le seul choix qui a été offert aux électeurs a été entre une Union Européenne supranationale à objectif libéral et une Union Européenne supranationale à objet social.

 

Ainsi, les citoyens des différents pays qui ne voulaient pas de cette Europe et dont l’expérience a renforcé leur sentiment de dessaisissement de leurs affaires n’avaient aucune possibilité de concrétiser leur choix, et seuls ont pu le faire ceux qui se reconnaissaient dans le nationalisme de droite, ou s’y sont hélas rabattus parce que c’était le seul qui leur offrait une alternative d’expression contre le supra-étatisme.

 

Autrement dit, ces élections ont démontré l’effet négatif produit par l’absence d’offre d’une alternative d’affranchissement du supra-étatisme sur la base d’une option d’indépendance et de maîtrise nationales, antagonistes du nationalisme de droite,

 

Si l’on se réfère à toute l’Histoire contemporaine, il apparaît que tout le mal est venu de ce que les Partis communistes n’ont pas joué le rôle historique qui a toujours été le leur, c’est-à-dire de militer, à l’opposé du nationalisme xénophobe et conflictuel, pour un plein exercice de la souveraineté populaire dans le respect mutuel de la pluralité différente des peuples.

 

Il serait salutaire de relire le discours par lequel, à Villeurbanne en 1933, Maurice Thorez exhortait les communistes à ne pas laisser la Marseillaise et le drapeau tricolore à la droite.

 

Ce fut l’âme de l’engagement majeur des communistes de tous les pays d’Europe dans la Résistance aux nazis, résistance où patriotisme et antifascisme étaient inséparables.

 

Ce fut l’âme de l’engagement des communistes français, au lendemain de la Libération, pour la restauration des moyens de notre économie nationale et de leur opposition consécutive à la mise en dépendance de l’économie états-unienne qu’a été le plan Marshal, puis de leur lutte victorieuse contre le projet de « Communauté Européenne de Défense ». En même temps, leur constante lutte aux cotés des peuples opprimés par le colonialisme français et leur militantisme pour la solidarité avec l’immigration et pour la coopération entre peuples égaux et libres rendaient impossible tout risque d’amalgame avec le nationalisme de droite.

 

Le délaissement de cet acquis fondamental, ayant une valeur identitaire, est d’autant plus dommageable que, loin d’être obsolète, c’est une donnée plus actuelle qu’elle l’a jamais été..

 

D’abord, la notion de souveraineté nationale n’est pas une vieille notion périmée. On ne dira jamais assez qu’il s’agit simplement de la notion de souveraineté populaire intégrant le pluralisme des peuples.

 

Comme concept de base, la souveraineté populaire, fondée sur l’exercice permanent du pouvoir par le truchement d’élus qui n’en sont que les instruments, ne doit pas être confondue avec le populisme, délégation du pouvoir à la démagogie d’un chef suprême, dont elle est le contraire.

 

Et la souveraineté nationale est l’exercice de la souveraineté populaire à l’échelle de la Nation. Elle s’oppose au nationalisme en ce qu’elle est (ou doit être) une base d’opposition non pas aux autres nations, mais à ce que la nation soit sous une maîtrise étrangère à celle du peuple.

 

On ne peut pas en avoir une vue plus claire qu’en se référant à la valeur que lui donne la Charte des Nations Unies, qui en fait une composante substantielle de la légalité internationale qu’elle institue.

 

Quand son Préambule commence par « Nous Peuples des Nations Unies….avons décidé d’unir nos efforts….En conséquence, nos gouvernements ont signé la présente Charte », c’est 1) par l’utilisation de la première personne (« Nous »), la proclamation de la primauté des peuples (de leur souveraineté) et de ce que leurs gouvernements ne sont que les instruments de son exercice. C’est la proclamation de la souveraineté populaire à l’échelle mondiale. 2) par l’utilisation du pluriel, le constat qu’il  n’y a pas UN peuple mondial mais des peuples différents répartis sur des territoires qu’ils sont seuls compétents pour administrer dans le respect mutuel de leurs compétences territoriales respectives. C’est la consécration de l’indissociabilité entre universalité et pluralité, impliquant la dimension nationale, égalitaire et multiple, de la souveraineté populaire.

 

Il y a là un progrès historique de civilisation. Le problème est que ce n’est à ce jour qu’une proclamation, car tout est fait pour faire ignorer ou oublier, précisément en raison du renversement de logique que cela constitue. C’est pourquoi aussi sa mise en réalité est conditionnée par le combat des peuples. 

 

Et cela vaut évidemment pour l’Europe  Il n’y a pas UN peuple européen mais des peuples en Europe. En cela, les tentatives de prêcher des « Etats Unis d’Europe » selon le modèle des Etats-Unis d’Amérique sont dénuées de toute validité. En effet, même s’il y a des différences régionales entre les Etats du Sud et du Nord, les Etats-Unis d’Amérique ne sont guère que des subdivisions administratives, une sorte de décentralisation d’un Etat national unique, où existent certes des différences communautaires, mais transversales, et où les Etats ne résultent pas de la répartition géographique de l’exercice de leur compétence territoriale par des peuples différents, alors qu’en Europe, il est clair qu’il en est tout autrement, les Etats s’étant historiquement constitués en fonction du passé identitaire de chaque peuple, dont cela a dialectiquement contribué à renforcer l’identité.

 

Il en résulte que s’il serait stupide et irréaliste de combattre toute idée de coopération des peuples d’Europe, comme ayant une solidarité (une sorte de dénominateur commun continental), ce ne peut pas être en les contraignant à se fondre dans une identité européenne unique, artificielle et négatrice de leurs identités différentes, leur soustrayant le pouvoir au profit d’organes lointains et étrangers, mais dans le respect libérateur et productif des principes de la Charte des Nations Unies « Nous peuples Unis des Nations d’Europe ».

 

La Charte d’ailleurs prévoit que les peuples peuvent constituer des organisations régionales, mais dans le respect de ses principes. Cela signifie que cela doit être sur la base de la maîtrise de chaque peuple sur ses affaires, dans le respect mutuel de leurs identités et souverainetés respectives, et essentiellement pour tisser entre eux des relations mutuelles.

On ne soulignera jamais assez qu’on ne peut coopérer que si on est multiple, car une unité ne coopère pas avec elle-même, pas plus qu’une unité ne peut avoir de respect mutuel avec elle-même.

 

Il doit être clair que dans les relations internationales, qui doivent être réellement « inter-nationales », c’est-à-dire entre nations, l’organisation régionale doit être un plus, celui de relations régionales s’ajoutant aux relations mondiales, mais toujours dans le cadre de l’exercice par chacun de sa libre et égale souveraineté coopérante.  Or tout ce qui est supranational est un moins, puisque cela retire à un peuple une partie de sa souveraineté.

 

Le mot de Jaurès n’est pas périmé qui disait qu’un peu d’internationalisme éloigne de la patrie et que beaucoup d’internationalisme y ramène ?

 

Une Europe par en haut (« verticale ») ne peut être qu’une Europe de droite, et une Europe  « de gauche » ne peut être qu’une Europe par en bas (« horizontale »). Seule une vue claire de cette alternative peut être la base oppositionnelle d’une participation contradictoire à une Europe d’en haut et le donner à voir, en offrir l’objectif, peut prendre un sens, mais faute de cela il est compréhensible que les peuples n’y en voient  pas.

 

Le paradoxe est que ce vide est celui que les partis communistes avaient et auraient vocation de remplir, et l’enseignement des élections européennes doit être qu’il est urgent qu’ils retrouvent leurs sources, pour les Français celle de Babeuf, des auteurs de l’Internationale, de la Commune de Paris, pour les Tchèques celle de Jean Huss, pour les Italiens celle de Garibaldi, etc… Il est urgent de se rappeler qu’il n’y avait rien de chauvin et de nationaliste quand Vaillant–Couturier lançait « Nous continuons la France », quand Aragon, évoquant Gabriel Péri a écrit que l’Internationale continuait la Marseillaise, quand en 1961 à la dernière conférence mondiale des Partis communistes, Maurice Thorez vantait l’indépendance de chaque Parti dans sa relation avec tous les autres, dans la prise en compte de leurs différences d’attaches et d’ambitions et d’obligations nationales. Et il n’est pas indifférent que, alors, l’une des brochures des écoles de base du parti se soit appelée « classe et nation ».

 

Des émigrés de Coblenz contre les sans-culotte de Valmy, à la trahison des trusts et à leur « plutôt Hitler que le Front populaire », notre peuple n’a-t-il pas constamment vérifié qu’à chacune de ses périodes d’avancée dans la conquête de la maîtrise de ses affaires ses maîtres en voie de leur dépossession sont allés chercher le secours de la coalition des sans-patrie. Et n’est-ce pas encore plus vrai à une époque où contre le capitalisme mondialisé substitué à la bourgeoisie d’antan, le front de classe s’est déplacé du prolétariat aux peuples entiers ?

 

La crise du PCF tient à la victoire idéologique de ses adversaires de tous bords qui se sont évertués à le travestir en section du Parti soviétique, mais il est de fait que toutes les grandes pages de son histoire ont été marquées par l’indissociabilité du combat révolutionnaire et du combat pour l’indépendance nationale, la maîtrise de ses affaires par notre peuple, fraternellement avec tous les autres.

 

Il est de fait que l’éventail des options offertes aux électeurs pour les élections européennes  étaient entre une Europe sociale ou libérale mais en tout cas supranationale et dessaisissant les peuples de leurs affaires et une revendication nationaliste de l’indépendance nationale rétrograde, exclusive de souveraineté populaire, mais qu’il n’y en avait aucune qui relevât le drapeau unissant les couleurs de la nation, de l’internationalisme et de la révolution.

 

Il n’est pas possible de faire l’impasse sur la relation possible entre ce manque et le caractère massif des abstentions. Alors peut-être mesurerait-on que ce ne sont pas seulement les communistes qui s’en sont mutilés, mais le peuple qui en est devenu orphelin, alors que tout démontre qu’il en a besoin, que ce rôle reste à assumer, et que c’est celui, naturel et consubstantiel d’un Parti communiste.

 

R.WEYL,  juin 2009
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21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 11:22

                         Aux camarades de la section nord-Essonne

 

On peut tirer de nombreux enseignements du 34ème congrès mais il en est deux qui me semblent dominer tous les autres:

- Le premier, c’est que la volonté majoritaire des communistes de continuer et de renforcer le PCF s’est exprimée fortement et l’a emporté, au moins pour un temps, sur les partisans de sa liquidation.

Le but recherché par les refondateurs, était d’amener le congrès à décider la création d’une autre organisation qui, pour être efficace, devrait être totalement différente du PCF, tant du point de vue idéologique, qu’organisationnel. C’était là selon eux, le seul moyen de battre la droite et aussi de poursuivre leur engagement communiste ! Ils n’ont  pu atteindre leur objectif et la grande majorité les délégués, y compris parmi ceux qui ont voté pour la base commune amendée, ont exprimé leur désir de continuer et de renforcer le Parti. Il est encourageant de constater que cette exigence, majoritaire à la base depuis toujours, l’est devenue aussi jusqu’au Conseil national, même si des arrière- pensées persistent chez un certain nombre de dirigeants.

- Le second enseignement est que la démocratie dans le Parti a été violée une fois de plus :

Il n’est pas normal en effet que les 40 % des adhérents qui ont voté pour les bases alternatives ne soient représentés : au congrès que par 10 % des délégués, au Conseil national par à peu près 6 % de ses membres, et totalement exclus du Comité exécutif. Par contre les « refondateurs » très minoritaires, et qui n’ont pas osé soumettre au vote leur texte alternatif, sont représentés par plus de 16 % au C.N et par au moins trois de leurs dirigeants au Conseil exécutif.

Est-ce là respecter la volonté des adhérents ?

Le PCF revendique depuis toujours la représentation proportionnelle dans toutes les élections mais il ne l’applique pas dans ses rangs !

Gageons cependant que sous la pression des communistes la démocratie finira par s’imposer dans toutes les structures et à tous les échelons du Parti.

On peut penser aujourd’hui que les conditions sont réunies dans les cellules, dans les sections, dans les fédérations et jusqu’au Comité national pour resserrer les liens de fraternité et de confiance entre tous les camarades qui veulent faire vivre le PCF et le renforcer en toute démocratie et en parfaite harmonie avec les changements intervenus en France et dans le monde.

Un gros travail attend la section : Convaincre les camarades qui se sont éloignés du Parti de la nécessité de le réintégrer, recruter de nouveaux adhérents, reconstituer les cellules d’entreprises et de quartier, poursuivre et accentuer notre action aux cotés des travailleurs et de la population.

Chaque jour l’actualité nous confirme combien le renforcement du Parti est indispensable et aussi les grandes possibilités qui s’ouvrent à lui.

 

J. Molina

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6 décembre 2008 6 06 /12 /décembre /2008 18:52
DANS LE NUMERO DE RIZOSPASTIS DIMANCHE DATE DU 7 DECEMBRE 2008 - TRADUCTION EN FRANCAIS EN LIEN.

ΕΝΟΨΕΙ ΤΟΥ 34ου ΣΥΝΕΔΡΙΟΥ ΤΟΥ ΓΑΛΛΙΚΟΥ ΚΚ
«Επιτακτική η ανάγκη επιστροφής στην ταξική ανάλυση»

Ο «Ρ» συζητά με τον Εμμανουέλ Ντανγκ Τραν, μέλος της Εθνικής Επιτροπής και γραμματέα του 15ου Διαμερίσματος του Παρισιού, που προβάλλει την πρόταση στο συνέδριο για ένα πραγματικό Κομμουνιστικό Κόμμα

 

Η ρήξη με τις στρατηγικές επιλογές των ηγεσιών του Γαλλικού ΚΚ, από τις αρχές της δεκαετίας του '90 μέχρι σήμερα, που οδήγησαν στη συγκυβέρνηση με τους Σοσιαλιστές, στη συμμετοχή στο Κόμμα Ευρωπαϊκής Αριστεράς και τελικά στην απώλεια της αξιοπιστίας και της ίδιας της ταυτότητας του κόμματος, είναι περισσότερο από αναγκαία σήμερα, τονίζει στο «Ρ» ο Εμμανουέλ Ντανγκ Τραν, μέλος της Εθνικής Επιτροπής του Γαλλικού ΚΚ από το 33ο Συνέδριο (2006) και γραμματέας του τομέα του 15ου διαμερίσματος του Παρισιού.

 

Ο Εμμανουέλ Ντανγκ Τραν μιλά στο «Ρ», λίγες μέρες πριν το 34ο Συνέδριο του Γαλλικού ΚΚ που αρχίζει τις τετραήμερες εργασίες του την Πέμπτη 11 Δεκέμβρη, για το κείμενο - πρόταση υπό τον τίτλο «Να υπάρξει και να ενισχυθεί το Γαλλικό ΚΚ, απαίτηση των καιρών μας», το οποίο συντάχθηκε και κυκλοφόρησε από το 15ο διαμέρισμα και υιοθετήθηκε και από πολλές άλλες κομματικές οργανώσεις ανά τη χώρα, συγκεντρώνοντας το 25% των ψήφων των μελών του κόμματος κατά την προσυνεδριακή διαδικασία απέναντι στην εισήγηση της απερχόμενης ηγεσίας.

-- Τις επόμενες μέρες, διεξάγεται το συνέδριο του κόμματός σας. Ποιο είναι το κεντρικό σύνθημα του συνεδρίου και ο στόχος που τίθεται από την ηγεσία του κόμματος;

-- Το 34ο Συνέδριο του κόμματός μας πραγματοποιείται μετά από τρία χρόνια διαρκούς αποδυνάμωσης της επιρροής του. Μιας αποδυνάμωσης, χωρίς προηγούμενο, τόσο στις εκλογικές αναμετρήσεις (η Μαρί Ζορζ Μπιφέ, εθνική γραμματέας, συγκέντρωσε μόλις το 1,9% στις τελευταίες προεδρικές του 2007) όσο και ως προς τις οργανωμένες του δυνάμεις. Η ίδια η ύπαρξη του κόμματος αλλά και η ίδια του η φύση τίθεται υπό αμφισβήτηση.

Η απερχόμενη ηγεσία εκτιμά ότι η υποχώρηση αυτή είναι συνέπεια μιας «παγκόσμιας κρίσης του κομμουνισμού». Θεωρεί ότι είναι απόρροια της μη προσαρμογής της μορφής και της θεωρίας των ιστορικών κομμουνιστικών κομμάτων σ' έναν «καινούριο κόσμο». Θέτει, λοιπόν, στην ημερήσια διάταξη του συνεδρίου τη συνέχιση των «αλλαγών» του Κόμματος, που έχουν αρχίσει εδώ και αρκετά συνέδρια και συγκεκριμένα από το 30ό το 2000. Αυτές οι «αλλαγές» θα μπορούσαν να οδηγήσουν ακόμη και σε μια πλήρη «μεταμόρφωση» του Κόμματος.

Η σημερινή ηγεσία θέλει να οδηγήσει το Κόμμα σε νέες ιδεολογικές αποκηρύξεις και σε μια πολιτική ανασύνθεση, συνεχίζοντας ουσιαστικά την εξάλειψη αυτού που εκπροσωπεί ως μοναδικό κόμμα των μαζών και της εργατικής τάξης στην ιστορία της χώρας μας. Το Κόμμα της Ευρωπαϊκής αριστεράς (ΚΕΑ) και το γερμανικό κόμμα «Αριστερά» (Linke) είναι τα πρότυπα της απερχόμενης ηγεσίας του Κόμματός μας.

Και παρά το γεγονός ότι δεν έχει γίνει το συνέδριο και δεν έχει αποφασιστεί η θέση του απέναντι στην Ευρωπαϊκή Ενωση, η απερχόμενη ηγεσία αποφάσισε να προχωρήσει σε μια συμμαχία ενόψει των ευρω-εκλογών του Ιούνη, με ένα σοσιαλδημοκρατικό κόμμα. Ενα κόμμα που δημιουργήθηκε υπό την επωνυμία «Κόμμα της Αριστεράς» μόλις πριν από λίγες μέρες από ορισμένα ηγετικά στελέχη του Σοσιαλιστικού Κόμματος που αποχώρησαν από τους Σοσιαλιστές.

«Ανάγκη να υπάρχει ΚΚ, όχι μόνο ως όνομα αλλά και ως ουσία»

-- Ο τομέας του 15ου διαμερίσματος του Παρισιού ανέλαβε την πρωτοβουλία να κυκλοφορήσει ένα κείμενο όπου εκφράζονται διαφορετικές απόψεις ως προς τις στρατηγικές επιλογές που γίνονται από την ηγεσία του κόμματος. Το κείμενο αυτό εγκρίθηκε, στις προκαταρκτικές του συνεδρίου, διαδικασίες από το 25% των μελών του κόμματος. Ποιο είναι το ακριβές περιεχόμενό του;

-- Δεν είμαστε μόνοι μας! Ο τομέας μας είναι μέρος αυτών που είχαν την πρωτοβουλία για το κείμενο με τον τίτλο «Να υπάρχει και να ενισχυθεί το Γαλλικό ΚΚ, είναι απαίτηση των καιρών μας». Αλλά το κείμενο αυτό είναι αποτέλεσμα συλλογικής δουλειάς με άλλες οργανώσεις του Γαλλικού ΚΚ που, επίσης, είχαν αντιταχθεί στη γραμμή της ηγεσίας.

Η ανάγκη να διατηρηθεί και να αναπτυχθεί το κόμμα μας βρίσκεται στον πυρήνα αυτού του κειμένου. Προφανώς, δεν πρόκειται για μια ανάγκη να κρατήσουμε απλώς το όνομα «Γαλλικό ΚΚ» συνεχίζοντας να το αφήνουμε κενό ουσίας, όπως επιδιώκουν ορισμένες ομάδες της απερχόμενης ηγεσίας. Το κείμενό μας θέτει την αναγκαιότητα να έρθουμε σε ρήξη με τη στρατηγική που ακολουθήθηκε από τις αρχές του '90 μέχρι σήμερα, της οποίας τον απολογισμό οφείλουμε να κάνουμε χωρίς φιλοφρονήσεις και όμορφα λόγια.

Θεωρούμε ότι αυτή η στρατηγική είναι υπεύθυνη για την υποχώρηση του Κόμματος, τόσο στις εκλογικές μάχες όσο και στο κοινωνικό κίνημα. Για εμάς, η ρήξη θα έρθει μέσα από την επιστροφή στην ταξική μαρξιστική ανάλυση της οικονομίας και της γαλλικής κοινωνίας και μέσα από την επιστροφή στην αντίληψη για ένα κόμμα της πάλης.

Η πολιτική προοπτική που οφείλει να έχει το Γαλλικό ΚΚ δεν μπορεί να είναι απλώς μια νίκη της Αριστεράς στις εκλογές του 2012. Αυτή θα πρέπει να περνά από την υποχρέωση σε άμεση ήττα της πολιτικής που υπηρετεί το κεφάλαιο. Οι λαϊκές κινητοποιήσεις είναι πολύ ισχυρές στη χώρα μας και λαμβάνουν ολοένα και περισσότερο χαρακτήρα γενικού ενδιαφέροντος, για το δημόσιο τομέα, για το δικαίωμα στην εργασία, για την κοινωνική ασφάλιση, για την υπεράσπιση του βιομηχανικού τομέα...

Με την οικονομική κρίση, η κυρίαρχη ιδεολογία αποδυναμώθηκε. Είναι περισσότερο αναγκαίο από ποτέ άλλοτε, το Γαλλικό ΚΚ να ξαναβρεί το δρόμο των αγώνων και να αποκτήσει επαναστατική προοπτική αντί να συνεχίσει να μεταμορφώνεται σε θεσμικό κόμμα «όπως όλα τα άλλα».

Πιο συγκεκριμένα, το κόμμα μας πρέπει να έρθει σε ρήξη με τη στρατηγική των συμμαχιών κορυφής και της ευθυγράμμισης πίσω από το Σοσιαλιστικό Κόμμα. Η συμμετοχή σε μια κυβέρνηση «της Αριστεράς» ανάμεσα στο 1997 και στο 2000, η οποία υπηρέτησε πιστά τα συμφέροντα της εργοδοσίας, είναι μία από τις κύριες αιτίες της απώλειας της αξιοπιστίας μας.

Το κόμμα μας πρέπει να ανακαλύψει εκ νέου ένα πρόγραμμα ρήξης με τον καπιταλισμό, προτάσσοντας κυρίως την αναγκαιότητα κοινωνικής ιδιοκτησίας των βασικών μέσων παραγωγής και το πέρασμα κομβικών τομέων στα χέρια του κράτους. Πρέπει ν' απαλλαγεί από τη λογική της ευρωπαϊκής ολοκλήρωσης.

Η ΕΕ ήταν εξαρχής ένα καπιταλιστικό σχέδιο, αντίθετο με την ανάπτυξη της αμφίδρομης συνεργασίας προς όφελος των λαών, της συνεργασίας που θέλουμε. Το κόμμα μας δεν πρέπει να δεχτεί και πολύ περισσότερο να προωθεί την ευρωπαϊκή ολοκλήρωση, όπως το πράττουν ορισμένα ηγετικά στελέχη του σήμερα, αλλά να την αντιπαλεύει, να βοηθά το λαό μας ν' αρνηθεί τις συμφωνίες και τις ευρωπαϊκές κατευθύνσεις - οδηγίες. Η νίκη του «ΟΧΙ» στο δημοψήφισμα του 2005 για την ευρωπαϊκή συνταγματική συνθήκη, αρχικά στη Γαλλία και μετά στην Ολλανδία, και πολύ αργότερα στην Ιρλανδία, έδειξε τις δυνατότητες αντίστασης των λαών, σε μια διεθνιστική προοπτική.

Σε διεθνές επίπεδο, το κείμενό μας ζητά να επανεξεταστεί η συμμετοχή του Γαλλικού ΚΚ στο ΚΕΑ και να ενισχυθεί η συνεργασία μας με κομμουνιστικά και εργατικά κόμματα σε ολόκληρο τον κόσμο. Η συνάντηση στο Σάο Πάολο μεταξύ 21 - 23 Νοέμβρη (10η συνάντηση Κομμουνιστικών και Εργατικών Κομμάτων) αποσιωπήθηκε εντελώς από την εφημερίδα μας, την Humanite. Προτείνουμε να ξεκινήσει καμπάνια για την έξοδο της Γαλλίας από το ΝΑΤΟ και για την άμεση αποχώρηση των γαλλικών στρατευμάτων από το Αφγανιστάν. Ζητάμε να δοθεί νέα ώθηση στη διεθνιστική αλληλεγγύη, κατ' αρχάς απέναντι στην Κούβα.

Μεγάλο μέρος του κειμένου μας αφορά στην οργάνωση του Γαλλικού ΚΚ. Πιο συγκεκριμένα, ζητάμε να αναδομηθούν οι οργανώσεις βάσης των συνοικιών και των επιχειρήσεων με σαφή προσανατολισμό τον αγώνα, να ξαναγίνουν ο τόπος κυριαρχίας των κομμουνιστών μέσα στο Κόμμα.

Συνολικά, το κείμενό μας εναντιώνεται με συνέπεια και συνέχεια στις στρατηγικές επιλογές που έχουν γίνει από τα συνέδρια των αρχών της δεκαετίας του '90 και τις οποίες η απερχόμενη ηγεσία θέλει να προωθήσει περαιτέρω. Ενας μεγάλος αριθμός συντρόφων δεν ψήφισαν το κείμενό μας, κυρίως από φόβο μήπως αναδείξουν ένα νέο διχασμό στους κόλπους ενός, ήδη αποδυναμωμένου, κόμματος, αλλά συμμερίζονται, σε γενικές γραμμές, τις απόψεις μας.

«Η διαφορετική άποψη θα εκφραστεί στο συνέδριο»

-- Ποια πιστεύετε ότι θα είναι η αντίδραση των συμμετεχόντων στο συνέδριο;

-- Η απερχόμενη ηγεσία βρίσκεται, επί της ουσίας, σε πολύ δύσκολη θέση. Ακόμη και αν οι αντιπρόσωποι στο συνέδριο δεν αντανακλούν πλήρως όσα εκφράστηκαν μέσα στο Κόμμα (κατά τη διαδικασία που προηγήθηκε), θα είναι δύσκολο να μην ληφθούν όλα αυτά υπόψη.

Η πρόταση της ηγεσίας, που εσκεμμένα είναι θολή και συγκεχυμένη, αποφεύγοντας κάθε απολογισμό, δε συγκέντρωσε παρά 22.000 ψήφους από τις 134.000 των μελών, που συμμετείχαν στις προσυνεδριακές διαδικασίες. Η ηγεσία δεν έχει τη νομιμότητα να συνεχίσει τη «μεταμόρφωση» του Κόμματος. Για πρώτη φορά, τα εναλλακτικά κείμενα που κυκλοφόρησαν συγκέντρωσαν το 40% (δηλαδή 15.000 ψήφους) της προτίμησης των μελών που συμμετείχαν στις προσυνεδριακές διαδικασίες.

Εκτός από το δικό μας κείμενο, ένα ακόμη που δείχνει ν' αντιτίθεται στη γραμμή της ηγεσίας, κατατέθηκε από τα μέλη ενός τροτσκιστικού ρεύματος (ομάδας), άγνωστης μέχρι εκείνη τη στιγμή στα υπόλοιπα μέλη. Υποστηρίχτηκε από την ηγεσία, και χρησιμοποιήθηκε για να διασπάσει την ανοδική πορεία των δικών μας προτάσεων.

Η δική μας πρόταση συζητήθηκε από δεκάδες οργανώσεις του Κόμματος, τομείς, πυρήνες, ομοσπονδίες σε όλη τη χώρα. Είναι η πρώτη φορά που η αμφισβήτηση της στρατηγικής εξαφάνισης του Γαλλικού ΚΚ έφτασε τόσο πλατιά, σε τόσες μάχιμες οργανώσεις βάσης. Το αποτέλεσμα της ψηφοφορίας αντανακλά μια μεγάλη κινητοποίηση των κομμουνιστών σε περισσότερες από 50 πόλεις και διαμερίσματα. Το κείμενό μας υιοθετήθηκε στις δύο μεγαλύτερες ομοσπονδίες, στο Βορρά και στο Πα ντε Καλέ (Nord, Pas de Calais), που είναι και αυτές που απαρτίζονται κατά κύριο λόγο από εργάτες.

Αυτή η άποψη λοιπόν δεν μπορεί ν' απουσιάζει από το συνέδριο. Η απερχόμενη ηγεσία, ολοένα και περισσότερο διχασμένη από εσωτερικές διαμάχες, δε θα μπορέσει να προωθήσει τις «αλλαγές» μέχρι του σημείου που θα ήθελε. Η θεμελιώδης αμφισβήτηση που εκφράζουμε μαζί με τους συντρόφους από όλη τη Γαλλία, μπορεί να γίνει ορατή στο συνέδριο και να χρησιμεύσει ως σημείο αναφοράς για χιλιάδες απομονωμένους συντρόφους, των οποίων οι οργανώσεις βάσης δε λειτουργούν πια, για να δώσουν ζωή στην κομμουνιστική δραστηριότητα, να δώσουν ζωή στο Κόμμα, λίγο πολύ σ' όλη τη χώρα. Αυτό είναι το πιο σημαντικό ζήτημα για το μέλλον.


Ελένη ΜΑΥΡΟΥΛΗ
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6 décembre 2008 6 06 /12 /décembre /2008 18:41

INTERVIEW D'EMMANUEL DANG TRAN PAR LE JOURNAL RIZOSPASTIS (EDITION DU DIMANCHE 7 DECEMBRE 2008), ORGANE CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE DE GRECE, A PROPOS DU 34ème CONGRES DU PCF


Emmanuel DANG TRAN est membre du Conseil national du PCF depuis le 33ème congrès de 2006 et secrétaire de la section du 15ème arrondissement de Paris. Il fait partie des initiateurs du texte « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps » qui a été approuvé par 25% des adhérents face à la motion de la direction sortante.

Dans les jours suivants, aura lieu le congrès de votre parti. Quelle est l'idée centrale du congrès et le but posé par les chefs du parti?

Le 34ème congrès de notre parti arrive après trois années d’affaiblissement sans précédent de son influence, aux élections (Marie-George Buffet a obtenu seulement 1,9% à la présidentielle de 2007) comme en forces organisées.

L’existence même du Parti et sa nature sont en débat.

La direction sortante analyse le recul comme la conséquence d’une « crise mondiale du communisme », de l’inadaptation à un « monde nouveau » de la forme et de la théorie des partis communistes historiques. Elle met donc à l’ordre du jour du congrès la poursuite des « transformations »  du Parti engagées depuis plusieurs congrès et notamment le 30ème en 2000. Ces transformations pourraient aller jusqu’à une « métamorphose ».

Elle veut engager le Parti dans de nouveaux reniements idéologiques et dans une recomposition politique continuant l’effacement de ce qu’il représente comme seul parti de masse et de classe révolutionnaire dans l’histoire de notre pays.

Le Parti de la gauche européenne et le parti allemand « Linke » sont les modèles. Alors même que le congrès n’a pas eu lieu et n’a pas fixé sa ligne sur l’Union européenne, la direction sortante a décidé de se fondre dans une coalition pour les élections européennes de juin avec une partie de la social-démocratie. Quelques dirigeants du Parti socialiste viennent de quitter leur parti pour créer un « Parti de la gauche ».

La section du 15ème arrondissement de Paris a pris l'initiative de faire circuler un texte, où sont exprimées des opinions différentes des choix stratégiques prises par les chefs du parti. Ce texte a été approuvé par 25% des membres du parti. Quel est son contenu exact

Nous ne sommes pas seuls ! Notre section fait partie des initiateurs du texte « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps », mais il est le résultat d’un travail collectif avec d’autres organisations du PCF qui s’étaient déjà opposées à la ligne de la direction.

L’exigence du maintien et du développement de notre parti est au cœur de notre texte. Mais il ne s’agit évidemment pas pour nous de garder simplement le nom et le sigle « PCF » tout en continuant à le laisser vider de sa substance, comme c’est le jeu de certains groupes de la direction sortante.

Notre texte pose la nécessité de rompre avec la stratégie suivie depuis les années 90 dont devons faire le bilan sans complaisance. Nous considérons qu’elle est la principale responsable du recul du Parti, aux élections mais aussi dans le mouvement social.

Pour nous, la rupture passe par le retour à une analyse de classe, marxiste, de l’économie et de la société françaises et par le retour à une conception de parti de lutte.

La perspective politique que doit porter le PCF ne peut pas être une victoire de la gauche aux élections de 2012. Elle passe par la mise en échec immédiatement de la politique au service du capital. Les mobilisations populaires sont très fortes dans notre pays et prennent de plus en plus un caractère d’intérêt général, pour les services publics, le droit du travail, la protection sociale, la défense de l’industrie… Avec la crise financière, l’idéologie dominante est affaiblie. Il est plus nécessaire que jamais que le PCF retrouve le chemin des luttes et porte une perspective révolutionnaire au lieu de continuer à se transformer en parti institutionnel « comme les autres ».

Précisément, notre parti doit rompre avec la stratégie d’alliances au sommet et avec l’alignement derrière le Parti socialiste. La participation à un gouvernement de « gauche » entre 1997 et 2002 qui a fidèlement servi les intérêts du patronat est une des premières causes de notre perte de crédibilité.

Notre parti doit retrouver un programme de rupture avec le capitalisme, notamment en remettant en avant l’exigence de l’appropriation publique des principaux moyens de production et d’échange, immédiatement de nationalisation de certains secteurs clés.

Il doit se dégager de la logique de l’intégration européenne. L’UE est un projet capitaliste depuis le départ, contradictoire avec le développement de coopérations mutuellement avantageuses entre les peuples que nous voulons. Notre parti ne doit pas accepter et même promouvoir l’intégration européenne, comme le font certains de ses dirigeants, mais la combattre, aider notre peuple à refuser les traités et les directives européennes. La victoire du NON en 2005 à la constitution européenne en France puis aux Pays-Bas puis en Irlande a montré les possibilités de résistance des peuples, dans une perspective internationaliste.

Au plan international, notre texte demande la remise en question de l’adhésion du PCF au PGE et un renforcement de la coopération avec les partis communistes et ouvriers du monde entier. La réunion de Sao Paulo du 21 au 23 novembre a été tout simplement passée sous silence dans notre journal l’Humanité. Nous proposons de lancer une campagne pour la sortie de la France de l’OTAN et pour le retrait immédiat des troupes françaises d’Afghanistan. Nous appelons à une relance de la solidarité internationaliste, notamment avec Cuba.

Une grande partie de notre texte concerne l’organisation du PCF. Nous demandons en particulier que les cellules de quartier et d’entreprise, directement orientées vers la lutte, soient reconstituées et qu’elles redeviennent le lieu de souveraineté des communistes dans le Parti.

Au total, notre texte s’oppose dans toute sa cohérence aux choix stratégiques engagés depuis les congrès des années 90 et que la direction sortante veut prolonger jusqu’au bout. Un grand nombre de camarades n’ont pas voté pour notre texte, de peur notamment de montrer une nouvelle division dans un parti affaibli, mais en partagent de grandes lignes.

Selon vous quel sera la réaction des participants au congrès?

La direction sortante est en grande difficulté sur le fond. Même si les délégués au congrès ne reflèteront pas entièrement ce qui s’est exprimé dans le parti, il sera difficile de ne pas en tenir compte.

Le texte de la direction, délibérément flou et confus, esquivant tout bilan, n’a obtenu que 22.000 voix sur 134.000 adhérents revendiqués. La direction n’a pas de légitimité pour continuer à « métamorphoser » le Parti. Pour la première fois les textes alternatifs réunissent 40% des votes exprimés (15.000 voix). A côté de notre texte, un autre semblant s’opposer à la ligne de la direction, avait aussi été déposé par les adhérents d’un groupuscule trotskyste, inconnus de la plupart des camarades. Soutenu par la direction, il a servi de diversion devant la montée de notre démarche.

Notre texte a été porté par des dizaines d’organisations du Parti, cellules, sections, fédérations à travers le pays. C’est la première fois que la contestation de la stratégie de disparition du PCF part aussi largement d’organisations militantes de base. Le résultat du vote traduit une mobilisation des communistes dans plus de 50 villes ou départements. Notre texte l’a emporté dans les deux plus grandes fédérations, le Nord et le Pas-de-Calais, qui sont aussi les plus ouvrières.

Cela ne pourra pas être absent du congrès. La direction sortante, de plus en plus divisée par des luttes internes, ne pourra pas pousser les « transformations » jusqu’où elle veut.

La contestation sur le fond que nous portons avec ces camarades de toute la France, peut devenir plus visible pour servir de point de repère à des milliers de camarades isolés, dont les organisations de base ne fonctionnent plus, pour relancer l’activité communiste, la vie du Parti, un peu partout dans le pays.

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2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 02:58

L’avenir du PCF

 

Par Gilles Mercier (94), extrait du n°58 de la revue « Réflexions »

 

Les élections cantonales et municipales ont été pour les communistes riches d’enseignement. Il n’y eut aucune campagne nationale pour ces élections. Chacun faisait comme il voulait. Partout où le PCF s’est présenté avec son identité et un contenu politique, il a progressé et ceci quelle que soit son implantation.

Ailleurs, il s’est dilué dès le premier tour dans des listes social-démocrates incluant ou non le MODEM continuant la stratégie d’effacement imprimée par l’actuelle Direction nationale, J Cl Gayssot fidèle lansquenet de G. Frèche, soutenu par la Direction fédérale de l’Hérault, appelant même à voter PS à Béziers contre la liste présentée par la section du Parti.

Contrairement aux affirmations des liquidateurs du Conseil national, le sigle PCF n’est pas un boulet et le vote communiste n’est pas un vote de nostalgie.

Partout où il a progressé, il a fallu aller chercher les suffrages des électeurs. Le progrès du Parti est le résultat d’une bataille politique qui a été menée à la base qui a permis de retisser des liens distendus depuis fort longtemps avec l’électorat. Cette bataille, la Direction nationale ne la mène plus depuis longtemps. Les Français veulent que les partis politiques prennent en compte leurs énormes difficultés de vie, qu’ils soient porteurs de leurs problèmes, ils se moquent de savoir si c’est l’UMP, le PS, le PCF qui va le faire pourvu qu’il y en ait un qui le fasse. Bien sûr, ce ne peut être que le PCF, encore faut il qu’il sorte de l’Union de la gauche, c’est la condition sine qua non.

Mais le chemin sera long pour sortir de cette ornière stratégique. L’OPA menée par le PS dans le Val de Marne et la Seine Saint Denis a en partie réussi. S’il a échoué dans le Val de Marne, le PS a pris au PCF le conseil général du 93. Il ne semble pas que la Direction du Parti en tienne rigueur au PS, pourtant la campagne électorale fut sévère. Pas d’esprit de revanche a dit MG Buffet ! Le PS bon prince a contenté le PCF en lui donnant quelques lots de consolation au Conseil général. Pour le Val de Marne ce n’est que partie remise, rendez vous pour les prochaines cantonales, dans 3 ans.

Le succès du PS en Seine Saint Denis est la conséquence de la stratégie du Parti dans ce département. Michel Laurent a dirigé la fédération pendant plusieurs années, c’est bien lui qui dirige « l’Atelier » cette structure informelle composée de communistes et de non communistes visant à faire évoluer (traduire liquider) le Parti !! C’est bien dans ce département qu’officient Braouézec et d’autres élus qui se sont commis avec J Bové, le Savonarole de la campagne, sans oublier MG Buffet qui avait refusé de porter le sigle PCF pour l’élection présidentielle. A telle enseigne qu’il y avait deux groupes communistes au Conseil Général !!

Reconquête d’un coté, effacement et absorption par la sociale démocratie de l’autre. Le problème est que les tenants de l’effacement sont majoritaires au Conseil national !

On peut toujours leur rétorquer que si le PCF est si dépassé qu’attendent ils pour le quitter pour aller vers d‘autres rivages ! N’est pas « camarades » Gayssot, Wurtz, Braouzec, Zarka, etc… Il leur faut rester dans le Parti, sans lui ils ne peuvent être élus, et infléchir de plus en plus la ligne opportuniste de la Direction. Les résultats des élections les obligent à garder le nom du Parti. De fait la bataille pour le congrès devrait porter sur l’orientation, mais faisons confiance à la Direction pour qu’il n’en soit pas ainsi. Lénine disait en 1923 à Monmousseau « La transformation du vieux type de parti européen parlementaire, réformiste à l’oeuvre et légèrement coloré d’une teinte révolutionnaire, en un nouveau type, vraiment communiste, est chose extraordinairement difficile, c’est certainement en France que cette difficulté apparaît le plus nettement » il poursuivait « Si les ouvriers révolutionnaires comme vous entraient au Parti communiste, vous le changeriez. Il deviendra un parti prolétarien, il ne sera plus dirigé par des politiciens. Il n’y a que vous qui puissiez faire cela ». Monmousseau, leader syndicaliste révolutionnaire, adhéra au PCF.

La description par Lénine du jeune PCF est tout à fait transposable au PCF actuel. Le PCF n’existe plus qu’à travers ses élus. Il ne vise plus à conquérir des sièges mais à les garder. N’est ce pas ce qui définit un parti social démocrate ? Comme le PCF n’a plus aucun lien avec le salariat, ses revenus viennent de ses élus. En conséquence c’est eux qui déterminent la stratégie. Comme du temps des féodaux, quand le pouvoir central est affaibli, ces derniers jugent qu’ils n’ont pas de compte à lui rendre. Bien entendu, tous les élus ne sont pas ainsi, mais la stratégie mène à cela. L’électoralisme est devenu la ligne de conduite, il n’y a plus aucune analyse théorique, le PCF ne cesse d’accompagner tout ce qui est un tant soit peu contestataire quel que soit le

contenu. Ce qui l’amène dans la fange de l’obscurantisme. Après avoir été le porte parole

d’Attac, il est en train de devenir sans aucune honte le porte parole des associations

environnementalistes !

Jusqu’où iratil dans cette déchéance ? Le fiasco de Bertinotti en Italie avec son alliance Arc en Ciel devrait éclairer sur l’avenir du PCF à persévérer dans l’opportunisme. Mais pour sortir de l’Union de la Gauche encore fautil avoir une perspective à proposer ! Parler de dépassement du capitalisme ne mange pas de pain, quelle autre société construire en lieu et place du capitalisme ? Aborder cette question amène immédiatement à s’interroger sur les raisons de

l’effondrement du socialisme, sujet que l’on se refuse à aborder. Hormis des voeux pieux et des lieux communs, le PCF n’a aucun projet politique à proposer. Il ne lui reste que l’alliance avec la social-démocratie pour se maintenir à flot.

La conclusion s’impose, pour que le PCF redevienne un Parti communiste, il faut que les élus soient subordonnés au Parti, en plagiant Lénine dans son adresse à Monmousseau, je dirais « Si les salariés ayant une conscience de classe entraient au parti communiste, ils le changeraient. Il deviendrait un parti prolétarien (de ceux qui vivent en vendant leur force de travail), il ne sera plus dirigé par des politiciens, il n’y a qu’eux qui puissent faire cela ».

C’est tout l’enjeu de la bataille en cours à l’intérieur du Parti entre ceux qui dans l’appareil national et les fédérations veulent poursuivre l’orientation socialedémocrate à l’ombre du PS et ceux qui veulent le réorienter sur le chemin de la lutte de classe.

Gilles Mercier

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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 16:50

Ouf, les tenants de l’Union de la gauche ont trouvé une bouée de sauvetage, Jean Luc Mélenchon !
Le même que celui du rassemblement anti-libéral, simplement il n’y a plus Bové, Autin et quelques autres. Et voilà la Direction du PCF est repartie, dans une stratégie d’alliance au sommet sans contenu. Mélenchon combien de divisions ? qu’importe ! L’important c’est de ne pas être seul ! Mélenchon vient de créer un nouveau parti appelé « parti de la gauche » comme c’est original ! Le créneau qui sent la naphtaline est déjà bien occupé. Donc la Direction a décidé de la stratégie électorale pour les européennes, avant le congrès qui est censé élaborer une orientation ! Jamais les adhérents n’ont été autant méprisés. Pour décider de quoi mais de faire un front avec… Mélenchon. Ce dernier ne s’en cache pas, « le front est une première étape, après… on verra ! ».

 
Qui va diriger la recomposition à l’ombre du PS ? Telle est la question ! La Direction du PCF compte utiliser Mélenchon pour faire évoluer le Parti en parti social-démocrate, elle offre ainsi l’opportunité à Mélenchon d’accroître l’influence de son parti groupusculaire. Il n’y a rien d’étonnant que ceux qui au sein de la Direction du PCF prônent ouvertement sa liquidation approuvent la constitution de ce front qui aura autant d’efficacité pour défendre le salariat que la Ligne Maginot en a eu pour défendre la France.


Gilles Mercier

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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 12:17

J’ai été un temps SDF du parti. Il m'était plaisant de dire, je reste communiste, c’est mon parti qui ne l’est plus.

Certes, devant l’obstination de la direction à discréditer les actions passées, l’histoire du mouvement communiste, à n’entrevoir que la gauche et les alliances de sommet et n’avoir que pour perspective 2012 en lieu et place des constructions solidaires à la base sur des projets de lutte.

Je crains une fois encore des défections nombreuses, puisque déjà entre deux congrès les pertes sont nombreuses.

Aussi, je m’interroge sur la surdité de la direction : n’aurait-elle pour objet justement de réduire la base militante opposée au rapprochement de sommet, afin, de pouvoir exercer pleinement ce que depuis des décennies elle prépare, la dilution du PCF dans un magma type Die Linke ou comme ce qui s’organise aujourd’hui avec l’ancien trotskiste puis l’ex PS Jean Luc Mélenchon au niveau de l’Europe. (source wikipédia) Alors, que nous sommes à la vielle d’un congrès seul lieu de décision pour des questions aussi importantes ?

Si le texte de la base commune ne fait référence à l’adhésion, ni à l’organisation des cellules n’est-ce pas précisément pour réduire l’influence de cette base qui désapprouve, ou se désintéresse des orientations de la direction ?

Moins de 17% de vote pour la base commune il y a de quoi s’interroger non ?

Je ne veux pas redevenir un SDF de mon parti, c’est la raison pour laquelle je m’oppose fermement à ce passage en force de la direction à propos des élections européennes.

Les Français on dit non à l’Europe, et diluer nos voix avec des gens qui approuvent les aspects les plus néfastes de la politique Européenne, ce serait renforcer les forces du capitalisme.

Jean Claude Paté Section de Valognes 50 Manche
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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 12:00

Une contribution de Jean-Yves Allègre, Section de Istres-Fos, Fédération des Bouches du Rhône

(titre et passages soulignés par vivelepcf)



On ne peut pas dire que l’ensemble des communistes s’implique réellement dans la préparation de notre congrès. Sur les 134 000 adhérents revendiqués il n’y a que 78 779 cotisants (moins 20 000 par rapport au précédent congrès) seulement 39 692 se sont exprimés soit à peine 50,38% qui se sont déplacés pour voter et encore pour certains il a fallu aller les chercher.

Cette très faible participation n’est que le reflet du profond malaise (pour ne pas dire plus) qu’éprouve une grande partie des communistes.

Je crois que beaucoup de camarades n’ont plus envie de faire l’effort de participer aux débats parce qu’ils ont le sentiment de ne compter que pour du beurre. Pourquoi se déplacer, pourquoi perdre du temps sur ses loisirs, pourquoi passer des heures à discuter souvent au détriment de la famille si ce qui est dit, ce qui est proposé n’est jamais pris en compte ?

Alors c’est vrai on peut dire ce que l’on veut dans le parti, mais c’est une fausse liberté, une fausse démocratie : il n’y a pas de démocratie quand la liberté de parole sert uniquement de défouloir, quand la direction du parti fait ce qu’elle veut sans tenir compte de l’avis des communistes et qu’elle manipule les adhérents pour arriver à ses fins.

On en a un bon exemple actuellement avec les décisions prises par la direction pour les prochaines élections européennes.

En effet alors que l’ Europe est de plus en plus rejetée par les français (voir référendum et les sondages), alors que nous sommes en plein congrès et que l’Europe devrait être un point important à débattre, alors que dans le Parti lui-même l’Europe fait question, que certains camarades proposent la sortie de la zone euro, la sortie de l’Europe ou la constitution de listes du Parti, la direction (rappelons que les décisions du Conseil National ne se prennent tout au plus qu’à 90 dirigeants sur 250 membres du CN ) n’en continue pas moins son chemin et met en application ce qu’elle semble avoir décidé depuis bien longtemps sans qu’il y ait un vrai débat dans le Parti.

Elle décrète donc la constitution d’un front européen avec le nouveau parti de Mélenchon ET CELA EN PLEIN CONGRES . Quel mépris pour les communistes !!

Les communistes se trouvent une fois de plus devant le fait accompli. Où est dans tout cela la souveraineté des communistes dont parle la base commune ?

Voilà comment on asphyxie les débats, comment on décourage les communistes, comment de guerre lasse beaucoup préfèrent rester à la maison.

C’est d’autant plus décourageant que l’on sent bien que tout est mis en place depuis des mois par les proches de MGB. Voici ce que déclarait par exemple P Cohen-Seat le 12 juin 2008 à Aubagne lors d’un débat avec des représentants du PRS de Melenchon (déjà) et de comités antilibéraux.

« Je suis à l’unisson, déclarait il, de tous ceux qui disent « faisons ensemble » mais on ne décrète pas de la vie et de la mort d’organisations politiques de l’extérieur. Il faut partir de ce qui existe, de la diversité de nos cultures politiques, avec l’ambition de construire quelque chose. Pourquoi ne pas construire ensemble un FRONT ? La construction d’un tel front peut-être une étape AVANT D’ALLER PLUS LOIN . » Et ce front précisait il : « pourquoi pas lors des élections européennes ? Et pourquoi pas un front à l’échelle européenne ? »

He bien aujourd’hui nous y sommes, sans aucun débat le parti se retrouve pieds et mains liés a Mélenchon !

Et ce n’est qu’un début car si on comprend bien ce proche de MGB et ce théoricien de la stratégie des comités antilibéraux ce n’est qu’une ETAPE vers ce qu’il préconise avec d’autres membres de la direction : « la métamorphose » du Parti.

Pour nommer clairement ce qu’ils veulent voyons ce que dit le dictionnaire : Métamorphose : » changement de forme, de nature ou de structure tel que l’objet n’est plus reconnaissable » ( Le Robert ). Rien moins que cela !

Alors je crois que si l’on veut sauver notre Parti il faut un vent de révolte contre cette direction qui méprise les communistes. Chacun droit aujourd’hui prendre ses responsabilités pour reconstruire un Parti Communiste autonome, rassembleur (ce n’est pas contradictoire bien au contraire) conquérant, pour que les communistes puissent se réapproprier leur Parti et pour qu’ils puissent en être fiers.

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20 novembre 2008 4 20 /11 /novembre /2008 19:08

SI LE PCF N’EXISTAIT PAS IL FAUDRAIT L’INVENTER 

Dire que la nécessité du PCF est dépassée, c’est dire que la révolution est un objectif obsolète et que la contradiction de classes n’existe plus. Il n’est qu’à voir la situation du capitalisme à tous les niveaux pour se persuader que cette affirmation est à mettre aux oubliettes. Encore faut-il retrouver dans la culture jetée aux orties quelle en était la philosophie demeurée fondamentale ! En premier lieu, il nous faut conjuguer une dialectique du futur. Au cours des années et des luttes, le Parti avait accumulé une expérience ; cette culture a principalement fleuri sur un double héritage : celui des philosophes des lumières et des combats du mouvement ouvrier français jusqu’à l’événement communard enrichis par un marxisme seulement parfois trop dogmatisé. Il n’y a donc rien de passéiste, d’archaïque, de nostalgique ou d’immobilisme à en redécouvrir les sources et les richesses. Elles le sont d’autant plus qu’elles même se sont constituées dans un constant mouvement de mise à jour à l’épreuve des luttes, des échecs. Les rejeter avec la prétention puérile d’avoir à tout réinventer comme si rien n’avait jusqu’ici existé ou si, à priori, tout étant à rejeter parce qu’ayant dépassé la date de péremption serait une ineptie. Pour le vérifier, il suffit de faire un bref inventaire de ces repères. Ce sont les peuples qui font l’histoire, ils sont enseignés plus par l’expérience (leur déboires, leurs luttes, leurs succès) que par les discours. Il nous faut définir le Communisme autrement qu’une sorte d’humanisme vague, en fait revenir aux fondamentaux, mettre au centre la dénonciation de l’exploitation de l’homme par l’homme et donc de la lutte de classes ; remettre à l’honneur les formules ambitieuses comme « le communismes c’est la maîtrise des êtres humains sur leurs rapports sociaux et sur la nature », reprendre avec vigueur les drapeaux du matérialisme historique et les donner non pas seulement à voir mais à partager. Le stade du capitalisme mondialisé en proie avec la crise va nous conduire aux pires catastrophes pour l’humanité. Cela rend plus que pertinent la nécessité d’une conscience de classes et pose en termes nouveaux, enrichis, la notion d’internationalisme. Toute l’histoire du Parti a été imprégnée de la solidarité entre classes et nations, il serait coupable de penser que cela puisse être périmé. Il ne faut donc pas hésiter à remettre au centre en mettant à jour la question du pouvoir. On a l’impression que cette question du pouvoir est tabou ; c’est faire bon marché de ce que dans toute formation politique il faut que soient prises des décisions et que la question de savoir qui les prends et comment est incontournable. Dans ce cadre, l’alternative étant pouvoir sur le peuple ou pouvoir du peuple, on renoue avec toutes les batailles de notre peuple pour la souveraineté populaire, on évite le piège libéral du trop d’Etat ou de l’Etat providence. Il est évident qu’ainsi résumé le pouvoir du peuple est simplement l’exercice d’une véritable souveraineté populaire. Dés lors que la question du pouvoir est posée en ces termes, elle se retrouve dans tous les combats car c’est dans tous les domaines et pied à pied qu’à tous moments, cette question du pouvoir est posée : contre les privatisations du service public, concernant les attributions municipales, les modes d’élections, les pouvoirs des élus et leurs responsabilités devant leurs mandats, les possibilités d’interventions populaires et la démocratisation des médias. Il nous faut donc d’urgence rendre à notre peuple colère, ambition et confiance en lui. Il ne s’agit donc pas comme c’est un peu partout la mode de montrer un projet de prêt-à-porter mais présenter à notre peuple à la fois par le discours l’exemple et l’entrainement qu’un véritable changement est nécessaire, possible allant vers la libération humaine. Sans doute un tel combat doit compter aujourd’hui sur les nouvelles formes de domination de classes mais cela ne fait qu’exiger le passage à un niveau supérieur et non pas à réviser notre combat à la baisse et aux compromis. Plus que jamais cette situation rend nécessaire un Parti de classes ayant une boussole, la donnant à voir et à faire partager mais surtout qu’il n’est pas pour souci premier de rassurer mais de motiver. Il ne faut pas être grand clerc pour penser qu’en se revendiquant avec fierté de son passé, de son héritage, de son identité et de son internationalisme, celui-ci redeviendra le point d’accroche qui aujourd’hui fait défaut à notre peuple. Il est clair que l’un des traits les plus dramatiques de la situation actuelle est que l’adversaire n’a rien de vraiment opposé face à lui. Les différences nourries ou non de phrases antilibérales ne disputent que la manière de gérer le capital en plus ou moins social. Il y a certes aussi le discours révolutionnaire mais il n’ouvre pas cette ambition communiste d’une complète libération humaine. Plus généralement, la caractéristique actuelle est que la politique du pouvoir nourrit les mécontentements mais qu’aucune force politique ne s’offre comme le ferait un PCF digne de ce nom à les faire passer ensemble de protestation à un combat commun pour un changement logique. Le gâchis est considérable car il est évident qu’il y a notamment dans la jeunesse une exigence de changement et que seraient comblés ceux qui retrouveraient des repères. Tous sont orphelins de ces enthousiasmes et des perspectives qu’on leur a enlevées. Il n’y a rien de nostalgique de retrouver la dynamique Parti Communiste dans les conditions actuelles. Lors de ce congrès où son existence est posée, le choix n’est pas entre la liquidation du parti ou le garder tel qu’il est mais entre liquider le Parti, ce qui serait jamais que finaliser le processus engagé depuis 20 ans ou en finir avec cette dérive et refaire du parti ce qu’il doit être. Les Communistes ne doivent pas oublier que le Parti n’est pas leur propriété mais celle du peuple et son internationalisme, celui de tous les autres peuples, qu’il n’est pas un but en soi mais un moyen historiquement indispensable pour que le changement soit bien réel.

Serge Fricout section de Jumilhac

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