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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 11:20

APRES LES ELECTIONS EUROPEENNES, par Roland WEYL

 

Une abstention majoritaire, et un basculement à droite.

 

Ces deux constatations n’en font qu’une, surtout si l’on retient aussi que c’est un phénomène qui ne se limite pas à un ou quelques pays, mais affecte l’ensemble des pays d’Europe.

 

Cela oblige à en faire une analyse qui se libère de toute éventuelle savante explication  autojustificative des uns et des autres pour en comprendre la vraie leçon.

 

Pour cela on ne peut pas faire l’économie de ce que, en dehors d’une droite nationaliste, aucune liste n’a remis en cause le principe même de l’Union Européenne Supranationale. Le Parlement Européen étant par lui-même une institution supranationale, le seul choix qui a été offert aux électeurs a été entre une Union Européenne supranationale à objectif libéral et une Union Européenne supranationale à objet social.

 

Ainsi, les citoyens des différents pays qui ne voulaient pas de cette Europe et dont l’expérience a renforcé leur sentiment de dessaisissement de leurs affaires n’avaient aucune possibilité de concrétiser leur choix, et seuls ont pu le faire ceux qui se reconnaissaient dans le nationalisme de droite, ou s’y sont hélas rabattus parce que c’était le seul qui leur offrait une alternative d’expression contre le supra-étatisme.

 

Autrement dit, ces élections ont démontré l’effet négatif produit par l’absence d’offre d’une alternative d’affranchissement du supra-étatisme sur la base d’une option d’indépendance et de maîtrise nationales, antagonistes du nationalisme de droite,

 

Si l’on se réfère à toute l’Histoire contemporaine, il apparaît que tout le mal est venu de ce que les Partis communistes n’ont pas joué le rôle historique qui a toujours été le leur, c’est-à-dire de militer, à l’opposé du nationalisme xénophobe et conflictuel, pour un plein exercice de la souveraineté populaire dans le respect mutuel de la pluralité différente des peuples.

 

Il serait salutaire de relire le discours par lequel, à Villeurbanne en 1933, Maurice Thorez exhortait les communistes à ne pas laisser la Marseillaise et le drapeau tricolore à la droite.

 

Ce fut l’âme de l’engagement majeur des communistes de tous les pays d’Europe dans la Résistance aux nazis, résistance où patriotisme et antifascisme étaient inséparables.

 

Ce fut l’âme de l’engagement des communistes français, au lendemain de la Libération, pour la restauration des moyens de notre économie nationale et de leur opposition consécutive à la mise en dépendance de l’économie états-unienne qu’a été le plan Marshal, puis de leur lutte victorieuse contre le projet de « Communauté Européenne de Défense ». En même temps, leur constante lutte aux cotés des peuples opprimés par le colonialisme français et leur militantisme pour la solidarité avec l’immigration et pour la coopération entre peuples égaux et libres rendaient impossible tout risque d’amalgame avec le nationalisme de droite.

 

Le délaissement de cet acquis fondamental, ayant une valeur identitaire, est d’autant plus dommageable que, loin d’être obsolète, c’est une donnée plus actuelle qu’elle l’a jamais été..

 

D’abord, la notion de souveraineté nationale n’est pas une vieille notion périmée. On ne dira jamais assez qu’il s’agit simplement de la notion de souveraineté populaire intégrant le pluralisme des peuples.

 

Comme concept de base, la souveraineté populaire, fondée sur l’exercice permanent du pouvoir par le truchement d’élus qui n’en sont que les instruments, ne doit pas être confondue avec le populisme, délégation du pouvoir à la démagogie d’un chef suprême, dont elle est le contraire.

 

Et la souveraineté nationale est l’exercice de la souveraineté populaire à l’échelle de la Nation. Elle s’oppose au nationalisme en ce qu’elle est (ou doit être) une base d’opposition non pas aux autres nations, mais à ce que la nation soit sous une maîtrise étrangère à celle du peuple.

 

On ne peut pas en avoir une vue plus claire qu’en se référant à la valeur que lui donne la Charte des Nations Unies, qui en fait une composante substantielle de la légalité internationale qu’elle institue.

 

Quand son Préambule commence par « Nous Peuples des Nations Unies….avons décidé d’unir nos efforts….En conséquence, nos gouvernements ont signé la présente Charte », c’est 1) par l’utilisation de la première personne (« Nous »), la proclamation de la primauté des peuples (de leur souveraineté) et de ce que leurs gouvernements ne sont que les instruments de son exercice. C’est la proclamation de la souveraineté populaire à l’échelle mondiale. 2) par l’utilisation du pluriel, le constat qu’il  n’y a pas UN peuple mondial mais des peuples différents répartis sur des territoires qu’ils sont seuls compétents pour administrer dans le respect mutuel de leurs compétences territoriales respectives. C’est la consécration de l’indissociabilité entre universalité et pluralité, impliquant la dimension nationale, égalitaire et multiple, de la souveraineté populaire.

 

Il y a là un progrès historique de civilisation. Le problème est que ce n’est à ce jour qu’une proclamation, car tout est fait pour faire ignorer ou oublier, précisément en raison du renversement de logique que cela constitue. C’est pourquoi aussi sa mise en réalité est conditionnée par le combat des peuples. 

 

Et cela vaut évidemment pour l’Europe  Il n’y a pas UN peuple européen mais des peuples en Europe. En cela, les tentatives de prêcher des « Etats Unis d’Europe » selon le modèle des Etats-Unis d’Amérique sont dénuées de toute validité. En effet, même s’il y a des différences régionales entre les Etats du Sud et du Nord, les Etats-Unis d’Amérique ne sont guère que des subdivisions administratives, une sorte de décentralisation d’un Etat national unique, où existent certes des différences communautaires, mais transversales, et où les Etats ne résultent pas de la répartition géographique de l’exercice de leur compétence territoriale par des peuples différents, alors qu’en Europe, il est clair qu’il en est tout autrement, les Etats s’étant historiquement constitués en fonction du passé identitaire de chaque peuple, dont cela a dialectiquement contribué à renforcer l’identité.

 

Il en résulte que s’il serait stupide et irréaliste de combattre toute idée de coopération des peuples d’Europe, comme ayant une solidarité (une sorte de dénominateur commun continental), ce ne peut pas être en les contraignant à se fondre dans une identité européenne unique, artificielle et négatrice de leurs identités différentes, leur soustrayant le pouvoir au profit d’organes lointains et étrangers, mais dans le respect libérateur et productif des principes de la Charte des Nations Unies « Nous peuples Unis des Nations d’Europe ».

 

La Charte d’ailleurs prévoit que les peuples peuvent constituer des organisations régionales, mais dans le respect de ses principes. Cela signifie que cela doit être sur la base de la maîtrise de chaque peuple sur ses affaires, dans le respect mutuel de leurs identités et souverainetés respectives, et essentiellement pour tisser entre eux des relations mutuelles.

On ne soulignera jamais assez qu’on ne peut coopérer que si on est multiple, car une unité ne coopère pas avec elle-même, pas plus qu’une unité ne peut avoir de respect mutuel avec elle-même.

 

Il doit être clair que dans les relations internationales, qui doivent être réellement « inter-nationales », c’est-à-dire entre nations, l’organisation régionale doit être un plus, celui de relations régionales s’ajoutant aux relations mondiales, mais toujours dans le cadre de l’exercice par chacun de sa libre et égale souveraineté coopérante.  Or tout ce qui est supranational est un moins, puisque cela retire à un peuple une partie de sa souveraineté.

 

Le mot de Jaurès n’est pas périmé qui disait qu’un peu d’internationalisme éloigne de la patrie et que beaucoup d’internationalisme y ramène ?

 

Une Europe par en haut (« verticale ») ne peut être qu’une Europe de droite, et une Europe  « de gauche » ne peut être qu’une Europe par en bas (« horizontale »). Seule une vue claire de cette alternative peut être la base oppositionnelle d’une participation contradictoire à une Europe d’en haut et le donner à voir, en offrir l’objectif, peut prendre un sens, mais faute de cela il est compréhensible que les peuples n’y en voient  pas.

 

Le paradoxe est que ce vide est celui que les partis communistes avaient et auraient vocation de remplir, et l’enseignement des élections européennes doit être qu’il est urgent qu’ils retrouvent leurs sources, pour les Français celle de Babeuf, des auteurs de l’Internationale, de la Commune de Paris, pour les Tchèques celle de Jean Huss, pour les Italiens celle de Garibaldi, etc… Il est urgent de se rappeler qu’il n’y avait rien de chauvin et de nationaliste quand Vaillant–Couturier lançait « Nous continuons la France », quand Aragon, évoquant Gabriel Péri a écrit que l’Internationale continuait la Marseillaise, quand en 1961 à la dernière conférence mondiale des Partis communistes, Maurice Thorez vantait l’indépendance de chaque Parti dans sa relation avec tous les autres, dans la prise en compte de leurs différences d’attaches et d’ambitions et d’obligations nationales. Et il n’est pas indifférent que, alors, l’une des brochures des écoles de base du parti se soit appelée « classe et nation ».

 

Des émigrés de Coblenz contre les sans-culotte de Valmy, à la trahison des trusts et à leur « plutôt Hitler que le Front populaire », notre peuple n’a-t-il pas constamment vérifié qu’à chacune de ses périodes d’avancée dans la conquête de la maîtrise de ses affaires ses maîtres en voie de leur dépossession sont allés chercher le secours de la coalition des sans-patrie. Et n’est-ce pas encore plus vrai à une époque où contre le capitalisme mondialisé substitué à la bourgeoisie d’antan, le front de classe s’est déplacé du prolétariat aux peuples entiers ?

 

La crise du PCF tient à la victoire idéologique de ses adversaires de tous bords qui se sont évertués à le travestir en section du Parti soviétique, mais il est de fait que toutes les grandes pages de son histoire ont été marquées par l’indissociabilité du combat révolutionnaire et du combat pour l’indépendance nationale, la maîtrise de ses affaires par notre peuple, fraternellement avec tous les autres.

 

Il est de fait que l’éventail des options offertes aux électeurs pour les élections européennes  étaient entre une Europe sociale ou libérale mais en tout cas supranationale et dessaisissant les peuples de leurs affaires et une revendication nationaliste de l’indépendance nationale rétrograde, exclusive de souveraineté populaire, mais qu’il n’y en avait aucune qui relevât le drapeau unissant les couleurs de la nation, de l’internationalisme et de la révolution.

 

Il n’est pas possible de faire l’impasse sur la relation possible entre ce manque et le caractère massif des abstentions. Alors peut-être mesurerait-on que ce ne sont pas seulement les communistes qui s’en sont mutilés, mais le peuple qui en est devenu orphelin, alors que tout démontre qu’il en a besoin, que ce rôle reste à assumer, et que c’est celui, naturel et consubstantiel d’un Parti communiste.

 

R.WEYL,  juin 2009

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Published by Vive le Parti Communiste Français - dans 34ème congrès - tribunes
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PrensaPopularSolidaria_ComunistasMiranda 24/07/2009 16:31

SOLIDARIDAD DE COMUNISTAS DE JUANGRIEGO CON EL PUEBLO HONDUREÑO: POR UNA URGENTE MOVILIZACIÓN MUNDIAL DE CALLE EN SOLIDARIDAD CON HONDURAS

Por: Faustino Rodríguez Bauza

SOLIDARIDAD DE JUANGRIEGO CON EL PUEBLO HONDUREÑO

SOLIDARIDAD DEL PARTIDO COMUNISTA DE VENEZUELA DE JUANGRIEGO AL PUEBLO HONDUREÑO EN SU LUCHA CONTRA LOS FACCIOSOS FASCISTAS Y YA CRIMINALES ASESINOS

Por Una Urgente Movilización Mundial en las Calles de Solidaridad con Honduras

Hoy se conocen nuevos pasos hacia el fascismo y la dictadura abierta del grupo faccioso fascista terrorista de los golpistas hondureños, desesperados por el cerco que les tiene el pueblo de Honduras.Agreden cobardemente una manifestación de mujeres, ya se reportan las desapariciones de revolucionarios, patriotas y luchadores democráticos y antidictatoriales.

Siguen las maniobras imperialistas con la excusa del Diálogo y el uso del muñeco del imperialismo, Arias, para enredar y amarrar al gobierno legítimo del Presidente Zelaya.Debemos tener en cuenta que Arias forma parte del Plan de Golpe y él sirve para eso.

Su misión—además de recibir a Zelaya cuando lo enviaron a Costa Rica, de quien es seguro que sabía que iba para allá— es la de presentarse, como un hipócrita santico—como portador de posiciones y proposiciones que igualen al Presidente Zelaya con el equipo faccioso para vender e imponer una "diplomacia" sucia de "paz", "entendimiento", "conciliación", y demás bazofias de las que les corresponde a un negociador rastrero al servicio del imperialismo.

Ante tal situación se requiere reforzar y manifestar la solidaridad de todos los pueblos con el pueblo hondureño. Este no es un problema de llamados a Obama y a toda esa trama de organizaciones internacionales. Es un problema de pueblos en la calle en todas partes, porque el golpe es para todas partes.Este golpe es una búsqueda del imperialismo de maniobrar para mantener el mundo unipolar, que las cosas dependan de ellos, de Washington.

Y mientras Presidentes, organizaciones, diplomáticos, de las naciones de una posición, concepción y proceso de avances sociales estén llamando a Obama y pidiéndole que "haga algo", lo que se está haciendo es convertirlo a él y a Washington otra vez en el centro del mundo, y convertir todo cuanto se ha dicho de multipolarismo en un puro ejercicio de blablasificación, y no debemos blablasificar al pueblo hondureño y su movimiento popular que tan dignamente está peleando en las calles, y de paso se estará rebajando el papel real de todos los organismos creados bajo orientación revolucionaria y nacionalista.

El caso es que el imperialismo se las está jugando todas. Están claros. No se ha debido dejar en manos de la Clinton y del imperialismo ese manejo de negociaciones. Era darles y se les dió el tiempo y los mecanismos para que se manejaran en la crisis, la amplíen metiendo acusaciones contra los otros países y los otros elementos de su plan en marcha, mientras se sigue actuando en palabras.

La pelea está en las calles en todo el mundo. Incluso en mover a los sectores latinos y movimientos populares de los Estados Unidos, latirles en la cueva y esa deberá ser la aportación del movimiento popular estadounidense.Honduras es el centro actual de una espiral que envuelve al mundo, el golpe no es en Honduras, es en todo el mundo. Y desenmascara el para qué pusieron a Obama allí: para recuperar el mundo unipolar con las magnitudes aparentes que les crearon a su poder.

Todo mientras por detrás siguen gobernando como gobierno real escudados tras la máscara del gobierno de los Estados Unidos, los mismos integrantes de la camarilla imperialista de Papá Bush y Compañía, quienes tumbaron las torres de Nueva York, crearon y usaron y usan el tema de Al Kaeda, invadieron a Afganistán, Irak, torturan a Palestina de manera infinita, golpean a Corea del Norte, a Irán, a Pakistán, y siguen con su cerco aparentemente disimulado contra China, que como dije en artículo cuando tumbaron las torres es el objetivo principal de toda la trama.

Y por lo pronto buscan encender a Centroamérica, meter a toda Centramérica en una guerra para dominarla y unir en territorio a la dominada Colombia con una también dominada Centroamérica, uniendo por lo pronto a Panamá con Honduras y la Costa Rica de Arias, mientras también se amenazan a Guatemala con golpe, y lanzan provocaciones contra Nicaragua.Por eso debemos colocar las cosas en claro.

Que el mundo sepa que es el mundo todo el que está en juego. Y que Honduras es una especie de combinación de España y Checoeslovaquia, que dieron origen a la segunda guerra mundial.Sólo todos los pueblos en la calle, una política de masas que arrebate la iniciativa al imperialismo. Iniciativa que querámoslo o no la tiene en este momento, en el caso de Honduras.

Sólo una gran movilización mundial de masas impedirá que Honduras se convierta en la España y la Checoeslovaquia de la tercera década del Siglo pasado y que pasen a buscar la Polonia del siguiente paso, o no a buscarla, ya la tienen, sino a ejecutar esos siguientes pasos.

Lo que andan buscando es la chamberlainización de Honduras. Y, desgraciadamente, lo están logrando, pero hay tiempo aun para derrotarlos, a condición de la movilización de los pueblos en general en el mundo, cosa que no se está haciendo a la altura que se necesita.

Desde Juangriego, Estado Nueva Esparta, con el símbolo de uno de los carteles de los tantos producidos por la Resistencia en Honduras, ratificamos una vez más la solidaridad de los comunistas de Juangriego y de los habitantes del Municipio Marcano con el pueblo hondureño.
Seguiremos en esta lucha hasta que se logre la victoria y regrese el gobierno legítimo del Presidente Zelaya, sin condiciones, el pueblo hondureño conquiste su reivindicación a la participación, el protagonismo, a su Constitución que sea producto del pueblo y no de la oligarquía, y que se desarrolle el movimiento popular y antiimperialista.

En las nuevas condiciones no serán los llamados a Obama y a las potencias, a los organismos diplomáticos internacionales, que se "manifiestan" —en eso, en "manifiestos"—pero en la realidad amarran y buscan enredar al gobierno legítimo y paralizar al movimiento popular hondureño y del mundo, sino la movilización de los pueblos lo que determinará el triunfo del pueblo hondureño.

El pueblo del mundo, en solidaridad por todos los medios, movilizaciones de calle en manifestaciones, paros de solidaridad, vigilias, denuncia de la intervención directa del imperialismo, todas las iniciativas posibles en solidaridad con el pueblo hondureño, son necesarias y positivas en este momento, y el camino para derrotar al imperialismo en Honduras.
Al recalcar, reafirmar y reforzar la solidaridad con Honduras, los comunistas de Juangriego seguiremos con nuestro aporte al pueblo hondureño.

Fuente: Rebeldía Marinera Comunistas Juangriego

http://pcvjuangriego-rebeldiamarinera.blogspot.com/

cotty 23/07/2009 18:21

entièrement d'accord avec l'analyse pertinente du camarade!