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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 15:40

Atelier n°1

 

Comme je l’ai déjà exprimé je confirme que le texte de cet atelier et les autres auraient du et pu être écrits après les présidentielles de 2002. Aucun élément objectif ne s’oppose à cette affirmation. Ils auraient pu être écrits aussi en Juin 2007, or nous attendons fin 2008 un congrès ordinaire, qui peut-être ne résoudra rien en limitant seulement la casse pour la direction. Donc nous pourrons encore rédiger des textes de flagellation et d’interrogation dans les prochaines années.

Les réflexions des communistes depuis 1994 étaient nécessaires et n’ont pas toutes été stériles. Elles ont apporté suffisamment de propositions que pour les directions successives s’en emparent afin d’impulser la stratégie d’un parti communiste reconnu dans les classes populaires.

Les textes alternatifs présentés à nos congrès, porteurs de ces idées ne sont même pas évoqués notamment « remettons le PCF sur les rails de la lutte des classes ».

Certains se gaussent du « bilan globalement positif » dû aux valises de plomb du socialisme réel. Que dire du bilan totalement négatif dû à l’abandon de l’esprit de classe et la perte des repères idéologiques ? Dû également à la stratégie d’union à tout prix avec le PS, jamais cité et qui a pourtant renié ses visées sociales, affirmé sa volonté de coopérer avec la bourgeoisie.

Oui nous avons bien perdu une bataille idéologique mais pas la guerre. Nous n’allons pas la gagner avec des camarades tels cet ancien ministre qui étend ses états d’âme dans la presse et se tire ainsi une balle dans le pied, au propre comme au figuré.

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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 10:38

LE COMMUNISME EST L’AVENIR DE L’HUMANITÉ

Texte adopté par la section de Béziers du PCF; en débat au sein des sections du Sud et Ouest Biterrois.

L’heure de vérité est arrivée. La famine menace dans les jours à avenir les populations de 40 pays. Plus de 2 milliards d’êtres humains vivent avec moins d’un Euro par jour. Les guerres du pétrole ravagent l’Irak, l’Afghanistan, la Tchetchénie, la Palestine...

Plus de 65 000 transnationales capitalistes et leurs 800 000 filiales s’affrontent dans la jungle éco­nomique, pillent sans vergogne ni état d’âme, les richesses issues du travail et de la nature, régentent le monde pour les profits de leurs dirigeants.

Les forces du capitalisme mondialisé prétendent réduire le monde à une marchandise. L’existence de la vie sur la planète est mise en cause par ce mouvement destructeur d’accumulation du capital. Sur la terre entière les partisans du capitalisme et l’ensemble de leurs alliés honteux ferment les portes de l’avenir. Il n’y aurait plus de futur commun.

En France, le pouvoir d’achat de la majorité de la population est en chute libre. En 20 ans la part des richesses stérilisées  dans les profits capitalistes est passée de 40 % à plus de 50 %. Pour la première fois depuis la décennie 50 la jeunesse n’espère plus une vie meilleure que celle de ses aî­nés. La bourgeoisie classe dominante proclame sans fard son objectif: en finir avec toutes les soli­darités construites au long de l’histoire. La contre révolution est à l’œuvre.

En France, comme dans l’ensemble des pays capitalistes développés l’abstention massive des tra­vailleurs manuels et intellectuels, des exploités est le fait marquant de toutes les consultations électorales. Dans nos quartiers populaires elle touche de 60 à 70 % des électeurs.

De dures luttes comme contre le CPE sont parfois victorieuses mais nous ne proposons plus une perspective politique mobilisatrice, enthousiasmante. Résistance et révolte, sursauts politiques comme l’apport de gauche au succès du NON au référendum tentant d’accélérer le processus d’in­tégration de l’Europe capitaliste, si nécessaires, ne suffisent pas!

Pourtant, pour l’instant victorieuse, la bourgeoisie ne doit sa puissance qu’à la faiblesse des ex­ploités. L’échec de la construction du socialisme en URSS et dans le «camp socialiste», l’incapa­cité à dégager une réalité autogestionnaire, à se défaire des réflexes bureaucratiques de domina­tion et de soumission pèsent lourd.

C’est cependant à partir de la réalité française que nous pouvons retrouver le chemin des victoires politiques, modifier radicalement ce qui rend notre projet de jour en jour plus inaudible depuis quarante ans. Le courage et le dévouement des militants ne sont pas en cause. La responsabilité est dans nos choix stratégiques d’alors, véritable contre sens, dont la condamnation est aujourd’­hui rendue compréhensible par l’évolution historique.

Quarante ans de prééminence donnée aux résultats électoraux immédiats, au maintien à n’importe quel prix de positions institutionnelles, démarche maintenant étendue aux scrutins organisant l’Europe capitaliste, à des abandons théoriques, politiques et idéologiques ont ramené le mouve­ment communiste français, PCF en particulier, au statut de copie du parti social démocrate domi­nant associé à tous les niveaux à la gestion des affaires du capital. La «mutation» plonge loin ses racines ! L’objectif unique d’un débouché électoral dans le cadre de l’union de la gauche est un échec, constatable et constaté par une majorité de communistes comme des citoyens.

N’étant plus contrainte sur sa gauche par un mouvement révolutionnaire puissant, la social démo­cratie s’effondre en Europe, patine et s’installe dans le bipartisme en France, renonce à son nom, à des objectifs autrefois proclamés. 

Rien de tout ceci n’est fatal.

L’esprit de mai 68 reste majoritaire, la révolte, la résistance aux injustices, ce qui existe encore d’organisation de classe, ce qui naît dans les luttes, reste une base solide pour relancer la perspec­tive révolutionnaire en France et dans le monde.

La permanence de l’idéal communiste est une caractéristique nationale. L’idéologie dominante ne peut complètement effacer l’expérience théorisée des exploités.

Un autre projet politique est possible.

Il faut en finir avec la confusion et l’esprit de capitulation qui règnent depuis trop longtemps dans les rang de ceux qui déclarent défendre les exploités. Seule la lutte anticapitaliste clairement défi­nie permettra à l’ensemble des travailleurs et à la grande majorité du peuple de se rassembler et de vaincre. C’est en retrouvant les idées et connaissances construites, au cours du développement des luttes de classes, du marxisme, que le Parti communiste jouera à nouveau le rôle pour lequel il existe.

Portons toute l’attention nécessaire à l’esprit des premières lignes du Chapitre II du «Manifeste du parti communiste». Les communistes ne recherchent aucun monopole de la lutte pour la transfor­mation de la société. Ils entendent simplement y contribuer avec tous ceux qui y ont intérêt, à éga­lité de devoirs et de droits, et en tirant les leçons des erreurs commises, dans la fraternité si chère au cœur des travailleurs et de tous ceux qui portent haut le rêve de la justice sociale.

Il n’y a pas de mystère de la mondialisation et de la globalisation: seule la concentration capita­liste supranationale et le gigantisme des fortunes privées portent toute la responsabilité de la frac­ture sociale. L’affrontement dans la «jungle de la guerre économique» pour «conquérir des parts de marché» organise le pillage. Ce sont elles qui détruisent de plus en plus l’économie notamment par les OPA, les restructurations, les délocalisations et l’investissement non productif. Avec leurs valets dans les gouvernements et les institutions européennes et mondiales, elles sont res­ponsables. C’est cette force capitaliste supranationale qui détruit les potentialités de chaque homme, de chaque nation, de chaque civilisation. Aujourd’hui tous les peuples de la planète peuvent concevoir et réaliser un développement matériel et culturel extraordinaire grâce à l’accu­mulation des connaissances humaines, à la réduction des gaspillages et des pollutions, à la révolu­tion informatique qui n’en est qu’à ses débuts.

L’obstacle peut être franchi.

Le naufrage de la pensée capitaliste comme celui de la pensée social démocrate est patent. Dans un combat de plus d‘un siècle l’opposant au marxisme cette dernière n’a cessé de prédire que la paix sociale descendrait sur terre par la concentration capitaliste et que le «socialisme» survien­drait de lui même. Le contraire s’est produit.

Nous devons en tenir compte pour trouver la voie de la libération de l’exploitation capitaliste. Les travailleurs et la grande majorité du peuple ont besoin de la souveraineté sur l’outil de travail, d’une mobilisation autogestionnaire autour d‘objectifs conduisant à la libération de la servitude fruit de la société capitaliste et son remplacement par une société autogestionnaire qui seule permettra l’épanouissement social et culturel de l’homme vers le communisme.

Au moment où le sentiment de défaite demeure difficile à supporter nous réaffirmons notre confiance en l’avenir et dans les capacités combatives que recèlent les forces unies des tra­vailleurs et des peuples.

Il n’y a pas de forteresse imprenable.

Reprenons le cours du savoir partagé entre tous: économique, politique, historique, la philosophie matérialiste n’a pas fini de fonder notre engagement. Reprenons le cours de la construction quoti­dienne du Parti de classe et de masse dont ont besoin les exploités face au capitalisme mortifère.

L’ensemble du salariat, donc 95 % du peuple ont besoin d’une organisation au plus près de leur vie, de leur travail, dans le quartier, à l’entreprise, consacrée à l’action politique libératrice de l’i­déologie dominante aidant chacun à prendre conscience des antagonismes profonds, irréductibles qui existent entre les détenteurs du capital, dont le but est le profit immédiat maximum, et ceux qui n’ont pour richesse que la vente de leur force de travail.

La peur de la vérité, c’est le renoncement à la révolution. La révolution sera un passage décisif pour l’accès de la majorité aux  pouvoirs et aux connaissances nécessaires au devenir autogestion­naire de l’humanité.

Nous appelons tous les communistes de cœur et de raison à se rassembler, à débattre et à décider eux même de l’avenir du communisme et de leur Parti. Ceux qui prédisent sa fin en seront pour leurs frais comme depuis 1848, comme depuis 140 ans.

UN PARTI COMMUNISTE DE MASSE ET DE CLASSE EST NÉCESSAIRE AUX SALARIÉS FRANÇAIS.

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29 mai 2008 4 29 /05 /mai /2008 16:40

Préparation du 34ème congrès du PCF

 

Remarques sur les travaux des ateliers, par Claude Deffontaine, section PCF Paris 16

Les 8 ateliers (je n’en vois que 7 avec une intro) n’apportent rien de véritablement neuf par rapport aux contenus des textes fondamentaux de ces 15 dernières années. Par contre, ils confirment bon nombre de renoncements (voir dans les remarques ci-après).

Ils confirment l’inventaire à la Prévert des défauts de notre société que nous connaissons tous. Ils sont rédigés sur le mode du questionnement, proposant des pistes mais n’ouvrant pas vraiment de voies claires. Après tant d’années de réflexion inabouties, il est écrit « qu’il ne s’agit pas de se positionner par rapport à ces textes ». Ils ne serviraient qu’à alimenter le débat. Cependant, un Conseil national se tiendra les 25 et 26 juin pour en faire le bilan et trois réunions nationales se teindront d’ici là, basées sur ces textes. Si ce ne sont pas des pré-textes de congrès, cela y ressemble beaucoup.

Par ailleurs, les 3 questions majeures qui seront débattues lors des 3 rencontres nationales ne sont pas assez ouvertes, vu le nombre restreint de participants, qui sont désignés par les fédérations. Pourquoi pas un nombre au moins double de participants qui seraient désignés par les sections. L’assemblée de fin décembre 2007, avec ce mode de désignation, avait permis de faire reculer les idées réformistes de la direction.

Revenons aux thèmes de travail. Ils sont fractionnés mais il y a entre eux un trait commun : l’absence de référence au marxisme en tant que théorie économique, philosophique, historique.  

Suivent mes observations brèves et synthétiques sur les textes, non pour fermer le débat, mais au contraire pour l’alimenter en cellule.

SUITE

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27 mai 2008 2 27 /05 /mai /2008 18:40

Contribution au 34ème Congrès

 

    Chaque jour les informations qui nous parviennent du monde entier nous confortent dans l’idée que le capitalisme a bien atteint sa forme ultime de développement telle que décrite par Lénine.

Sous la houlette des USA l’impérialisme se livre aujourd’hui au pillage systématique des ressources de la planète utilisant pour cela tous les moyens y compris la guerre. Après l’horreur d’Hiroshima, des centaines de milliers d’hommes, de femmes, d’enfants ont péri sous les bombes et la mitraille en Irak, en Palestine, en Afghanistan, en Yougoslavie. Le massacre se poursuit sans que les médias s’en émeuvent outre mesure. De nouveaux peuples sont menacés comme ceux d’Iran, de Syrie, de Cuba, du Venezuela, ou de Bolivie De nombreux pays en Afrique et en Asie sont ravagés et déstabilisés par le chômage, la faim et la maladie. Rien ni personne n’échappe à la rapacité des multinationales.

Il faut voir aussi que l’impérialisme américain et ses satellites mènent un combat impitoyable contre leurs concurrents que sont la Russie, la Chine, ou l’Inde et visent à les dépecer et à les dépouiller de leurs richesses. Les accusations d’atteintes au droit de l’homme et au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes sont lancées pour isoler et affaiblir ces pays, tout en essayant de masquer ses propres agissements. Les dépeçages incessant de l’ex URSS, de la Yougoslavie, et les tentatives actuelles contre la Russie, la Chine, l’Inde ou la Bolivie ont avant tout des visées lucratives, l’anti-communisme représentant un plus.

Dans sa recherche effrénée du profit maximum l’impérialisme s’attaque aussi à tous les acquis sociaux des travailleurs et à tous les domaines de la vie dans les pays développés, frappant de plein fouet des secteurs jusque là plus ou moins épargnés comme l’art, l’éducation, la santé, les sports, et l’écologie - qui est source de beaucoup d’inquiétudes aujourd’hui.

Non seulement il pousse toujours plus loin l’exploitation des travailleurs, mais des couches sociales entières comme les commerçants, les artisans, les paysans, sont en voie de disparition. Dans leur soif inextinguible de profits les multinationales en sont même arrivées à se dévorer entre-elles. Des « fusions » de firmes sont annoncées presque chaque jour. Elles se sont engagées en outre dans une fuite en avant de spéculations financières où d’énormes sommes sont englouties.

Toutes les mesures prises pour sortir de cette crise sans précédent se révèlent inefficaces et la situation ne fait qu’empirer. La propagande médiatique, pourtant quasi monopolisée et toute puissante, n’arrive plus à cacher cette évolution désastreuse et irréversible.

L’impérialisme est devenu un prédateur redoutable. Il a créé une situation mondiale anarchique. La seule loi qui vaille aujourd’hui pour lui c’est le droit du plus fort ! Tout le reste n’est que tentatives de dissimulations et de diversions.

L’impérialisme est aujourd’hui un danger mortel pour la planète.

 

    Le 34ème Congrès doit en finir avec l’orientation qui a prévalu au PCF depuis « la mutation », orientation qui consiste à s’intégrer dans le système pour le « dépasser ». L’histoire est là qui montre que le capitalisme, partout sur la planète, n’accepte jamais de se laisser dépasser. Lorsqu’il est contraint au recul par un rapport de forces défavorable pour lui,  il n’a de cesse ensuite de reconquérir le terrain perdu par tous les moyens.

L’application des principes fondateurs issus du Congrès de Tours avait permis au PCF de devenir le premier parti de France, de peser efficacement sur la vie politique du pays, et d’arracher des avancées sociales importantes. Le rejet progressif de ces bases idéologiques depuis trente ans et le refus de prendre en compte l’avis de nombreux camarades qui exprimaient leurs désaccords ont fait que le Parti s’en trouve aujourd’hui très affaibli. Or, en cette période d’offensive capitaliste sans précédent contre toutes leurs conquêtes sociales et politiques, les travailleurs ont besoin plus que jamais d’un Parti communiste fort, influent, et capable d’entraîner les masses à l’action.

Il est inconcevable que la direction nationale s’obstine encore à refuser toute modification dans la stratégie qui a conduit le Parti aux 1,93 %.   

Il est inacceptable qu’elle ne se décide toujours pas à ouvrir vraiment un débat démocratique à tous les échelons du Parti, dans l’Huma et dans la presse régionale, pour préparer le 34ème Congrès. Après les vacances d’été il ne restera  qu’un peu plus de deux mois de discussion.

On est fondé à penser que la direction cherche à réduire au minimum les débats préparatoires au Congrès  afin de poursuivre dans la voie de la liquidation réclamée ouvertement et avec insistance par une partie d’entre-elle.

Depuis plus d’un siècle les sociaux démocrates cherchent à « inventer » une troisième voie sans avoir jamais réussi à en dessiner le moindre contour.

Les communistes doivent tout faire pour hâter l’édification d’une société socialiste, seule alternative possible au capitalisme.

Et pour cela il nous faut revenir au marxisme.



Jules Molina

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