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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 11:28

Les JC de Paris 15ème échangent avec des jeunes communistes grecs (KNE) : instructif et revigorant !

Compte-rendu pour http://jeunescommunistes-paris15.over-blog.com/

Mardi 14 février 2012, le cercle des jeunes communistes du 15ème a invité des représentants de la Jeunesse communiste grecque (KNE). Plus d'une trentaine de jeunes étaient présents. Les échanges ont été d'une grande richesse.


Introduisant la réunion, Anthony Crézégut, secrétaire de la JC du 15ème, a expliqué pourquoi les jeunes communistes français portent un grand intérêt à la situation grecque en général, à l'action des organisations communistes grecques (KKE, KNE) en particulier.


La Grèce constitue le laboratoire des politiques de super-austérité, préparées et menées, successivement puis ensemble, par la droite et la « gauche » de gouvernement. Elle montre qu'il n'y a pas d'illusions à semer sur les échéances électorales françaises de cette année (sans pour autant les négliger pour mieux préparer la riposte).


Les communistes grecs jouent un rôle primordial dans l'impulsion et l'élargissement des luttes. Même les médias français n'arrivent pas complètement à le nier. Les organisations communistes conduisent leur action sur une base de classe dans les entreprises, en direction de tous les travailleurs, des jeunes, dans le mouvement syndical. Leur refus d'être une force d'aménagement du système, leur perspective révolutionnaire, entravent les calculs des capitalistes grecs et européens.  


L'expérience grecque révèle aussi, sans appel, la véritable nature de l'Union européenne, instrument du capital pour casser les acquis démocratiques et sociaux des travailleurs de chaque pays. Elle donne raison aux camarades grecs qui, internationalistes conséquents, combattent toutes les illusions propagées sur « l'Europe de la solidarité » ou « l'Europe sociale ».
 
 
Anthikos Bellas, représentant de la KNE en France, a d'abord rappelé la longue liste des mesures d'austérité adoptées depuis 2010 et le chantage orchestré par le gouvernement et l'UE au nom de la dette.


Il a ensuite résumé l'analyse de la crise par les communistes grecs. Elle contredit et démonte certaines affirmations de l'idéologie dominante qui pénètrent jusque dans nos rangs en France.

 
Non cette crise n'est pas financière, c'est une crise du capitalisme.


Non l'Europe n'est pas et ne peut pas être un espace de coopération mais elle une organisation au service du capital qui ne concevra de « solutions » que dans son intérêt. Des organisations comme Synapsismos en Grèce (coalition de « gauche ») ou le PGE au niveau européen propagent des illusions réformistes sur l'UE. Ils prônaient par exemple la restructuration de la dette : c'est ce qui est appliqué aujourd'hui par le gouvernement et l'UE pour imposer de nouveaux sacrifices aux travailleurs !


Anthikos est revenu sur la conception de l'organisation communiste en Grèce, qui fait sa force et son efficacité. A la grille d'analyse marxiste de la crise capitaliste, plus que jamais validée, correspond une organisation léniniste centrée sur les lieux d'exploitation (cellules d'entreprise, ou, pour la KNE, sur les lieux d'étude, lycées et facs).


L'implication du KKE dans le mouvement syndical (avec le PAME que les communistes animent) joue un rôle capital dans l'élévation du niveau des luttes sur des positions de classes avec des effets importants sur toute la vie syndicale et politique du pays.
 
 
Les jeunes communistes grecs ont ensuite répondu aux nombreuses questions liées à nos préoccupations en France. Notamment :


Au quotidien, qu'est-ce qu'une véritable organisation de classe et de masse ? Un exemple concret a été donné : l'action dans les comités de quartier qui, fin 2011, ont animé la lutte contre la nouvelle taxe scandaleusement intégrée aux factures d'électricité, en encourageant les gens à refuser de payer, en rétablissant le courant en cas de coupure.


La sortie de l'euro et de l'UE s'impose-t-elle ?  Les communistes grecs se sont toujours opposés à la construction européenne comme une machine à broyer les peuples. Ils appellent à la sortie de l'UE tout en insistant sur le fait qu'elle doit s'articuler à une politique de rupture avec le système capitaliste.


Les élections occupent tout l'espace en France, avec comme seule perspective l'union de la gauche. Qu'en est-il en Grèce ? Pour les camarades grecs, les élections ne sont qu'un moment, important certes, dans le développement des luttes.


Certains commentateurs, mal intentionnés, s'amusent à additionner les scores dans les sondages du KKE, de Synapsismos et d'un parti social-démocrate nouvellement monté. Un monde sépare le KKE de ces formations. Synapsismos s'inscrit dans l'aménagement du système (ex : son programme de restructuration de la dette) et dans la légitimation de l'UE du capital (« Europe sociale »). Elle est ouvertement une formation anti-communiste.
Le KKE et la KNE proposent l'unité, mais l'unité d'action à la base, une alliance sociale avec le peuple et non un cartel électoral de plus.


Quelle spécificité de l'organisation de jeunesse communiste dans tout ça ? La KNE impulse des luttes spécifiques. Par exemple, elle s'investit dans les lycées, avec une coordination nationale des lycéens, active dans de multiples luttes depuis 2008, pour une éducation de qualité pour les enfants de milieux défavorisés. La KNE a joué un rôle majeur pour empêcher la dégénérescence du mouvement lycéen soit vers le phénomène des casseurs, soit vers la tentation a-politique de type « indignés ». La KNE travaille à ce que les lycéens et étudiants rejoignent la lutte des travailleurs grecs pour leurs salaires et leurs conditions de vie. Elle est aussi une instance de formation des futurs militants du Parti.
 
L'analyse et l'expérience de nos jeunes camarades grecs sont sources d'espoir pour nous, jeunes communistes français. Elles nous montrent qu'il est possible de développer une organisation communiste forte, combative, fidèle à des positions de classe.


Il y a une autre perspective possible que la résignation, que l'accommodement, même critique en apparence, avec le système capitaliste : une perspective révolutionnaire. 


L'idéologie dominante est à la fois plus forte que jamais en cette période électorale mais aussi d'une faiblesse sans précédent dans un capitalisme en crise qui doit recourir à des solutions de plus en plus autoritaires dans toute l'Europe.

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30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 10:25

30 juillet 2010 : trois jeunes communistes de l’Isère en garde-à-vue. Inadmissible tentative d’intimidation contre l’expression de la liberté d’opinion !

 

Dans la soirée du juillet 2010 vers 22h00, trois militants de la jeunesse communiste, âgés de 15 à 18 ans, ont été arrêtés alors qu’ils collaient des affiches et placés en garde-à-vue.  

 

La police leur reproche le caractère qu’elle estime attentatoire à la dignité de Nicolas Sarkozy, Président de la République, des affiches (ci-dessous).

 

Avec la Fédération de la JC de l’Isère, tous les démocrates doivent dénoncer cet acte qui restaure le délit d’opinion, manifester leur soutien à Justin, Romain et Gaston.

 

Le PCF départemental et national, des dizaines de militants communistes, plusieurs élus du Parti sont intervenus dans la nuit. Un rassemblement de soutien a eu lieu le 30 juillet à 9h00 devant l’Hôtel de police de Grenoble.

 

Finalement, les trois jeunes venaient d’être libérés vers 8h00 du matin mais sont convoqués dans les prochains jours.

 

Cet événement se produit alors même que Nicolas Sarkozy vient ce 30 juillet en personne à Grenoble introniser son nouveau préfet de l’Isère après avoir démis le précédent du jour au lendemain. Il doit justement venir à 11h00 à l’Hôtel de police.

 

Les récentes violences dans le quartier de la Villeneuve, dont l’intervention massive et brutale des forces de l’ordre, donnent l’occasion pour le pouvoir de surenchérir et fanfaronner sur le thème de la sécurité.

 

A nouveau, le Président cherche à détourner l’attention de sa politique, à attiser les haines, a désigné des boucs émissaires, fait ses choux gras des faits divers.

 

Pendant ce temps, il continue à saccager les services publics qui assurent la cohésion sociale et le développement économique des quartiers comme du pays. Il frappe notamment la police dans ses moyens et dans ses missions: 120 suppressions d’emplois rien que dans l’Isère. Il démolit la protection sociale. Il sape le financement du logement social et encourage la spéculation et la ségrégation urbaine. Etc.

 

Les jeunes militants communistes dénoncent ces choix politiques dans leurs actions, avec leurs tracts, leurs affiches.

 

C’est cela qui dérange le pouvoir qui a dû donner la consigne de ne rien laisser passer la veille de la visite du Président.

Raison de plus pour donner à l’action de nos jeunes camarades un écho au centuple !

 

 

M. Sarkozy a-t-il peur de sa propre caricature ?Lien vers le site de la JC de l'Isère: http://jcisere.over-blog.org/

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17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 21:32

Les délégués au congrès du MJCF réintroduisent l’objectif du « socialisme » dans leur résolution

(par EDT pour vivelepcf)

 

Les Jeunesses communistes tiennent leur congrès à Gennevilliers du 15 au 18 avril 2010. Dans leur séance du 16 avril, leurs délégués ont adopté un amendement au texte de résolution, d’une très grande importance, pour le MJCF comme pour le PCF.

 

congres_jc.jpgEn voici le texte :

« Nous voulons ouvrir une phase transitoire nous permettant de dépasser le système d’exploitation de l’Homme par l’Homme et de construire les bases économiques, sociales et politiques d’une société d’émancipation individuelle et collective. Pour cela, le monde du travail doit devenir la classe dominante, c’est ce que nous nommons le socialisme du 21ème siècle ».

 

Le rétablissement de l’objectif du socialisme est en discussion depuis plusieurs congrès dans la JC. Les fédérations qui ont porté cet amendement ont obtenu, cette fois, un vote très majoritaire des délégués. C’est une avancée considérable.

 

Certes la notion de « socialisme du 21ème siècle » relativise le sens théorique et peut ressembler à l’expression galvaudée reprise par certains opportunistes sans complexe, comme JL Mélenchon.

Mais, nos jeunes camarades la précisent en insistant sur la place du « monde du travail », autrement dit de la classe ouvrière. Ailleurs dans le texte est aussi rappelée la nécessité de l’appropriation publique et sociale des principaux moyens de production et d’échange.

Enfin, ce qu’ils dénomment « phase transitoire » ramène à un objectif concret et immédiat de rupture, à une perspective de ruptures.

 

Mesurons ce que cet amendement représente, surtout venant de la jeunesse, comme désaveu de la ligne d’abandon de la direction du PCF (et du MJCF) conduite depuis tant d’années.


Au 29ème congrès en 1997, juste avant la collaboration avec Jospin, elle supprimait le projet socialiste et la référence au rôle de la classe ouvrière.

Au 30ème congrès à Martigues en 2000, elle introduisait la notion fumeuse et lointaine de « visée communiste », cachant l’abandon de la perspective révolutionnaire contre le capitalisme.

En septembre 2009, dans l’édito du supplément « communistes » de l’Huma, le membre de l’exécutif, Francis Parny a dénommé de la dernière étape du reniement. Il a parlé de projet « altercapitaliste ». C’est plus clair encore que dans la bouche de ceux qui évoquent un « post-capitalisme » où l’on attendrait que le capitalisme tombe comme un fruit mûr. En fait, ces dirigeants avouent leur adhésion à un système qu’ils proposent juste d’accommoder.

 

Ces reniements expliquent le reste : la casse de l’organisation du parti, les compromissions avec les gérants loyaux du capital dans les institutions, le cantonnement à un rôle protestataire derrière des élus, et l’effondrement organisé de l’influence communiste dans les entreprises et l’ensemble du pays.

Une génération nouvelle donne un signal à des dizaines de milliers de communistes et de salariés: refaisons du PCF, du MJCF les organisations communistes dont les travailleurs ont besoin pour lutter, faire reculer et abattre le capitalisme !

Même si cela doit prendre encore un peu de temps et d’efforts !

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 04:55

8ème rencontre des organisations de jeunesses communistes d’Europe, Bruxelles, 16 et 17 mars 2010

Déclaration commune (traduction edt pour vivelepcf)

8th-Meeting-of-European-Communist-Youth-Organisations.jpg

Les délégués qui ont participé à la 8ème rencontre des organisations de jeunesse communistes d’Europe, qui s’est tenue à Bruxelles les 16 et 17 mars 2010, sous le slogan “ La lutte des jeunes communistes contre la barbarie capitaliste, l’anticommunisme et pour le socialisme” ont adopté la déclaration suivante :

Depuis la dernière rencontre des organisations de jeunesses communistes d’Europe en novembre 2008 à Barcelone, la crise capitaliste s’est approfondie dans les pays européens et les attaques contre les droits de la classe ouvrière et contre la jeunesse se sont encore intensifiées. Les jeunes travailleurs sont les premières victimes du chômage, de l’extension de la précarité, de la remise en cause des acquis sociaux, des changements des systèmes de protection sociale, de la privatisation des services publics, de la destruction de l’environnement, de la marchandisation de la santé, de celle de l’éducation liée aux besoins des monopoles en travailleurs diplômés, privés de droits, flexibles et dociles.

Ces évolutions négatives confirment que l’apparition et l’approfondissement de la crise capitaliste servent à mettre en œuvre les mesures contre les travailleurs et les peuples qui ont été décidées, il y a des années, à l’unanimité dans l’Union européenne, par les gouvernements néolibéraux et socio-démocrates ensemble. Ces mesures sont intégrées à la stratégie de Lisbonne.

Ces évolutions confirment, une nouvelle fois, le caractère impérialiste de l’Union européenne, qui n’a rien à voir avec une coopération entre les peuples d’Europe. Avec la mise en œuvre du Traité de Lisbonne et de nombreux « plans d’austérité », le caractère structurellement antipopulaire de l’Union européenne est devenu encore plus évident, dirigé vers la satisfaction des intérêts des monopoles, dans les conditions actuelles de la crise et de l’intensification des contradictions capitalistes.


Dans le même temps, nous concentrons notre attention, avec grande inquiétude, sur l’intensification des antagonismes entre puissances impérialistes, les Etats-Unis, l’Union européenne, des puissances impérialistes montantes comme la Russie, à un niveau international et régional. Le processus d’intégration de l’UE dans la stratégie des Etats-Unis et de l’Otan, ainsi que dans ses aspects militaristes, interventionnistes, avec la « Stratégie de sécurité commune », le prouve. Les rivalités pour le contrôle des grandes voies commerciales, pour le gaz et le pétrole, prennent une importance centrale. Le risque de nouveaux conflits, de résurgence d’anciennes tensions militaires et de nouveaux crimes de l’impérialisme contre les peuples s’accroît.


Nous rejetons les théories bourgeoises et opportunistes sur la « moralisation du capitalisme » qui accusent de la crise la corruption et l’avidité de quelques dirigeants et monopoles bancaires tout en disculpant le capitalisme lui-même. Ces théories répandent des illusions sur « l’humanisation du capitalisme ». Elles veulent enfermer les luttes de la classe ouvrière et de la jeunesse dans l’objectif d’une illusoire meilleure gestion du système.

Au contraire, la crise capitaliste est une crise de surproduction. Ses causes résident dans le mode de production capitaliste, dans la recherche du profit. La crise est inévitable dans le cadre du mode de production capitaliste. Aucune forme de gestion, aucune intervention de l’Etat ne peuvent débarrasser le capitalisme de ses crises.

La manifestation de cette crise met en évidence la vitalité de l’analyse par Marx de l’économie capitaliste et de l’analyse par Lénine de l’impérialisme. Elle montre les limites historiques du capitalisme et le besoin de son renversement révolutionnaire. Elle confirme la nécessité de la lutte pour une autre voie de développement, la voie socialiste.


Nous saluons les luttes des travailleurs et des jeunes dans les pays européens contre les mesures antipopulaires. Nous montrons clairement que la crise doit être payée par ceux qui en sont responsables, le grand capital et ses représentants politiques. Non par le peuple. Nous condamnons les représentants politiques des monopoles et ces forces qui appellent les travailleurs au sacrifice, à « l’union nationale » et à la « collaboration » avec les capitalistes afin de surmonter la crise. C’est un appel à la soumission et à d’autres sacrifices pour les profits du capital et la perpétuation de sa domination.

Nous pensons que dans les conditions actuelles, de nouvelles possibilités d’action existent pour les communistes. La crise aide la jeunesse à tirer de nouvelles conclusions. Les organisations de jeunesse communistes portent la grande responsabilité d’organiser les luttes de la jeunesse pour assurer la satisfaction des besoins de son temps, pour le plein emploi, la stabilité de l’emploi, pour une éducation, une santé et une protection sociale entièrement publiques et gratuites pour tous. Les organisations de jeunesse communistes doivent contribuer à la riposte non seulement pour défendre les droits acquis mais pour en conquérir de nouveaux (après tout, du point de vue des jeunes générations, presque tous les droits gagnés les années passées ont été abolis), non seulement pour la conquête de droits nouveaux, mais aussi pour porter le coup décisif au système capitaliste lui-même, pour la bataille sans répit contre la domination du capital, pour une solution politique alternative, le socialisme.


De nos jours, la richesse produite, la productivité du travail et le développement de la science et des technologies permettent de satisfaire tous les besoins actuels des peuples, de réduire le temps de travail, d’éradiquer le chômage et d’élever le niveau de culture et d’éducation des travailleurs. Il n’est plus possible que les moyens de production et la science soient propriétés privées et utilisés pour exploiter les travailleurs et produire toujours plus de profit. Il est nécessaire qu’ils deviennent propriétés sociales et qu’ils soient développés selon l’intérêt des travailleurs, dans une société où il n’y aura pas d’exploitation de l’Homme par l’Homme, où le développement sera basé sur l’égalité entre Etats souverains et où les peuples seront maîtres de leur avenir, délivrés des interventions impérialistes. Cette société, c’est le socialisme. La nouvelle génération a tout intérêt à se battre du côté de la classe ouvrière pour cette société nouvelle, une société de paix et de solidarité entre les peuples.

Nous sommes certains que cette vérité, alliée à l’action révolutionnaire des organisations de jeunesse communistes, sera source d’inspiration pour la conscience et pour l’action de la majorité de la jeunesse. Nous nous engageons à redoubler d’efforts pour disqualifier l’anticommunisme, la propagande contre le socialisme et les mensonges à propos de la construction socialiste au 20ème siècle, que les capitalistes, leurs idéologues politiques, et leurs représentants utilisent pour empoisonner les esprits des jeunes. Ainsi nous serons capables de défendre l’apport et la supériorité du socialisme, de déclarer que le socialisme est la seule véritable solution alternative pour l’avenir de l‘humanité.

L’avenir nous appartient.

 

Liste des organisations de jeunesse communistes qui ont participé à la 8ème rencontre :  

1. KJOe – Autriche ;
2. COMAC – Belgique
3. YCL - Grande-Bretagne
4. EDON – Chypre
5. KSM – République Tchèque
6. MJCF – France
7. SDAJ - Allemagne
8. KNE – Grèce
9. UNGKOM - Norvège
10 JCP – Portugal
11 RKSM (b) – Russie
12 SKOJ – Serbie
13 UJCE – Espagne
14 CJC – Espagne
15 YOUTH TKP – Turquie

La FMJD était présente comme observateur, représentée par son président, le camarade Tiago Viera

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1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 23:52

Assemblée nationale de la JC : un compte-rendu encourageant

Depuis pas loin de 20 ans maintenant, la déstructuration organisationnelle et idéologique de la JC (du MJCF) a précédé, étape par étape, celle du parti : abandon des cercles, dilution de la notion même « d’adhérent », dépolitisation jusqu’à l’approbation, chez les étudiants, de l’absorption de l’UNEF par l’UNEF-ID socialiste. Ces derniers temps, plusieurs signes de relèvement sont perceptibles dans plusieurs endroits de France. Ce compte-rendu de l’Assemblée nationale des animateurs du MJCF qui se tenait la semaine dernière confirme cette évolution intéressante. Si le mouvement commence à s’inverser à la JC, que de plus en plus de jeunes militants entendent rendre ses repères théoriques, son organisation de lutte au mouvement, cela ne peut qu’annoncer une évolution similaire dans le parti…


Le MJCF retrouve des couleurs, par un jeune communiste des Bouches-du-Rhône

L'ANA du Mouvement des Jeunes Communistes de France retrouve des couleurs, cela grâce au travail des jeunes communistes des Bouches du Rhône

Les termes "nationalisation", "socialisme" font leurs grands retours dans les bouches des jeunes communistes. Encore tabou lors du congrès d'Ivry de décembre 2006, force est de constater que le travail militant du MJCF des Bouches du Rhône n'a pas été vain pour les jeunes communistes attachés au marxisme. Pour la direction nationale du MJCF le "débat est ouvert", le point est marqué, il faut maintenant le transformer.

La bataille pour des nouveaux droits est lancée, certes sur une visée qui reste encore réformiste, mais il est bon de constater que la volonté d'organisation de la jeunesse a été au coeur des débats et des conflits qui ont éclaté entre la direction et certaines fédérations. Ainsi une fédération, comme celle de la Loire, qui compte plus de 150 adhésions en 3 ans se voit refusée une place au CN, idem pour les fédérations du Languedoc (renaissantes) qui n'ont qu'un siège au CN.

La fédération des Bouches du Rhône a défendu les valeurs du communisme et la volonté de rendre le CN du MJCF plus représentatif. Ainsi notre fédération a mené la lutte pour que le monde salarié et lycéen soit mieux représenté au sein de la direction du MJCF. Ainsi nous avons coalisé autour de nos propositions plus de 38% des délégués (essentiellement les fédérations du Grand Sud: PO-Herault-Gard-Var-Alpes Maritimes, de la Loire, de Côte d'Or), du jamais vu, de plus, de nombreux délégués de la région parisienne ont même soutenus notre combat (Val de Marne, Paris, Hauts de Seine...).

Le rapport de force est crée pour le prochain congrès, pas besoin de faire sauter la direction, comme certains délégués le souhaitaient. Le MJCF a repris des couleurs, reprend forme et vigueur, c'est déjà l'essentiel pour cette ANA.


Nicolas Maury

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15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 11:06

Mouvement des lycées : besoin de la JC !


Le mouvement des lycéens de ces dernières semaines témoigne d’un haut niveau de conscience et de contenu de classe. Leur avenir professionnel, la possibilité de le défendre et de le choisir sont au cœur de leur préoccupation. Les données politiques sont très présentes. La volonté du gouvernement d’assécher les financements de l’école pour diriger l’argent vers le Medef et les plus riches, vers le privé, voire vers le budget de l’armement est clairement identifiée. Comme l’enjeu du maintien des 11200 postes de personnels à la rentrée 2009 et des bacs pro en 4 ans.


Dans le contexte général de mécontentement et de lutte contre la politique du pouvoir symbolisée par Sarkozy, cette situation devrait être propice à un développement de la JC. Comme la JC aurait un rôle particulier et important à jouer, entre le spontanéisme et l’irresponsabilité des organisations gauchistes et la tendance lourde à collaborer des organisations réformistes.


On se souvient de l’attitude de l’Unef sur la loi LRU remettant en cause l’université. Lorsque la loi a été votée en juillet 2007, pas ou très peu de critiques, aucun appel à la mobilisation. Lorsque devant ses réalités, les étudiants sont entrés en action, fac par fac, à partir d’octobre, l’Unef a dû suivre et s’est placée en interlocuteur privilégié sinon « représentatif » du gouvernement. Fin novembre, début décembre, l’Unef aidait à désamorcer la lutte en acceptant un compromis vide.


Aujourd’hui, la petite sœur de l’Unef, la Fidl semble essayer de jouer le même rôle. A leur sortie du ministère le 9 mai, ses représentants se sont satisfaits « d’avancées » venant de Darcos, qui n’a pourtant rien lâché que ce soit sur les suppressions de postes ou sur les bacs pro. Ils ont annoncé unilatéralement la suspension du mouvement après la manifestation du 15 mai, ce qui ne donne pas les meilleures conditions pour la réussir ! Heureusement, la Fidl est encore moins représentative que l’Unef.


Il est notoire que l’Unef et la Fidl sont liées au PS. Pour qui en douterait, Bruno Julliard est directement passé de la présidence du syndicat au poste d’adjoint de Delanoë. On sait aussi combien sur l’université, comme sur l’école, les positions du PS, comme les a par exemple exprimées crûment Ségolène Royal, sont proches de celles de l’UMP.


Depuis le sabordage de l’ancienne Unef, livrée à l’Unef ID par l’actuelle dirigeante du PCF, partisane du dépassement du Parti, Marie-Pierre Vieu, il n’y a plus de syndicat étudiant revendicatif ayant un lien avec le syndicalisme de classe.


Cela renforce encore les responsabilités de la JC (et de l’UEC). On attendrait qu’elle se désolidarise des organisations social-démocrates, qu’elle construise des convergences avec les jeunes salariés, que dans les lycées, elle appuie la détermination à poursuivre le mouvement dans la durée tout en évitant les actions contre-productives (ex : blocage à quelques uns) encouragées par des gauchistes.


Plus facile à dire qu’à faire !


C’est certainement le cas dans certains endroits. Mais on ne le sait pas ! Même dans l’Huma, on ne lit rien, ou presque, du rôle des jeunes communistes dans le mouvement. Il serait bon que les expressions et actions produites par les militants localement parviennent à un plus grand nombre dans la JC elle-même et dans le parti.

Ces dernières années, la JC a été le champ d’expérimentations de la mutation-liquidation du PCF. L’abandon des « cercles » a précédé celui des cellules. Ils étaient difficiles, c’est vrai, à faire vivre. Mais c’est une question de priorité politique. Au lieu de tourner les efforts vers cette structure de proximité, on a préféré l’abandonner au profit de « réseaux » thématiques, aux contours flous, ce qui a provoqué il y a quelques années une véritable hémorragie militante. L’absorption mentionnée de l’Unef par l’Unef-id, pilotée par des dirigeants de l’UEC, a traduit l’alignement sur la social-démocratie.


Pourtant, depuis plusieurs années, monte dans les assemblées, à tous les niveaux de l'organisation, l’exigence d’une JC offensive, tournée vers la lutte et non pas vers de fumeuses réflexions sociétales. Ils demandent des réunions qui ne soient pas le siège de bavardages stériles mais un échange d’expériences de lutte et d’élaboration politique, un matériel politique qui permette d’aller au contact des jeunes dans les quartiers, les établissements scolaires et les entreprises, d’alimenter leurs luttes. Le besoin d’une formation marxiste s’exprime aussi fortement.


Malgré les tirs de barrage, provenant de certains dirigeants, proches des groupes dirigeants du Parti (dont les « refondateurs »), ils ont marqué des points dans ce sens. Le contenu de certains articles de « l’Avant-Garde », certains tracts, notamment locaux, en témoignent. Les plus acharnés à effacer l’identité communiste entendaient changer le nom du journal. Ils y ont renoncé : ne leur en déplaise, les centaines (milliers?) de jeunes qui adhèrent à la JC chaque année font le choix de rejoindre une organisation communiste. On revient de loin !


Ce début d’inversion de tendance a besoin d’un support politique dans le parti. Les questions de la jeunesse et de l’avenir du MJCF doivent faire pleinement partie de la préparation du congrès du Parti dans lequel tout doit être fait pour que des jeunes militants interviennent. Pas comme alibi de la ligne de la direction mais à partir de l’exigence d’une organisation communiste de jeunesse, telle qu’elle se manifeste avec le mouvement des lycéens.


Joran Jamelot pour Vive le PCF
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