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15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 11:06

Mouvement des lycées : besoin de la JC !


Le mouvement des lycéens de ces dernières semaines témoigne d’un haut niveau de conscience et de contenu de classe. Leur avenir professionnel, la possibilité de le défendre et de le choisir sont au cœur de leur préoccupation. Les données politiques sont très présentes. La volonté du gouvernement d’assécher les financements de l’école pour diriger l’argent vers le Medef et les plus riches, vers le privé, voire vers le budget de l’armement est clairement identifiée. Comme l’enjeu du maintien des 11200 postes de personnels à la rentrée 2009 et des bacs pro en 4 ans.


Dans le contexte général de mécontentement et de lutte contre la politique du pouvoir symbolisée par Sarkozy, cette situation devrait être propice à un développement de la JC. Comme la JC aurait un rôle particulier et important à jouer, entre le spontanéisme et l’irresponsabilité des organisations gauchistes et la tendance lourde à collaborer des organisations réformistes.


On se souvient de l’attitude de l’Unef sur la loi LRU remettant en cause l’université. Lorsque la loi a été votée en juillet 2007, pas ou très peu de critiques, aucun appel à la mobilisation. Lorsque devant ses réalités, les étudiants sont entrés en action, fac par fac, à partir d’octobre, l’Unef a dû suivre et s’est placée en interlocuteur privilégié sinon « représentatif » du gouvernement. Fin novembre, début décembre, l’Unef aidait à désamorcer la lutte en acceptant un compromis vide.


Aujourd’hui, la petite sœur de l’Unef, la Fidl semble essayer de jouer le même rôle. A leur sortie du ministère le 9 mai, ses représentants se sont satisfaits « d’avancées » venant de Darcos, qui n’a pourtant rien lâché que ce soit sur les suppressions de postes ou sur les bacs pro. Ils ont annoncé unilatéralement la suspension du mouvement après la manifestation du 15 mai, ce qui ne donne pas les meilleures conditions pour la réussir ! Heureusement, la Fidl est encore moins représentative que l’Unef.


Il est notoire que l’Unef et la Fidl sont liées au PS. Pour qui en douterait, Bruno Julliard est directement passé de la présidence du syndicat au poste d’adjoint de Delanoë. On sait aussi combien sur l’université, comme sur l’école, les positions du PS, comme les a par exemple exprimées crûment Ségolène Royal, sont proches de celles de l’UMP.


Depuis le sabordage de l’ancienne Unef, livrée à l’Unef ID par l’actuelle dirigeante du PCF, partisane du dépassement du Parti, Marie-Pierre Vieu, il n’y a plus de syndicat étudiant revendicatif ayant un lien avec le syndicalisme de classe.


Cela renforce encore les responsabilités de la JC (et de l’UEC). On attendrait qu’elle se désolidarise des organisations social-démocrates, qu’elle construise des convergences avec les jeunes salariés, que dans les lycées, elle appuie la détermination à poursuivre le mouvement dans la durée tout en évitant les actions contre-productives (ex : blocage à quelques uns) encouragées par des gauchistes.


Plus facile à dire qu’à faire !


C’est certainement le cas dans certains endroits. Mais on ne le sait pas ! Même dans l’Huma, on ne lit rien, ou presque, du rôle des jeunes communistes dans le mouvement. Il serait bon que les expressions et actions produites par les militants localement parviennent à un plus grand nombre dans la JC elle-même et dans le parti.

Ces dernières années, la JC a été le champ d’expérimentations de la mutation-liquidation du PCF. L’abandon des « cercles » a précédé celui des cellules. Ils étaient difficiles, c’est vrai, à faire vivre. Mais c’est une question de priorité politique. Au lieu de tourner les efforts vers cette structure de proximité, on a préféré l’abandonner au profit de « réseaux » thématiques, aux contours flous, ce qui a provoqué il y a quelques années une véritable hémorragie militante. L’absorption mentionnée de l’Unef par l’Unef-id, pilotée par des dirigeants de l’UEC, a traduit l’alignement sur la social-démocratie.


Pourtant, depuis plusieurs années, monte dans les assemblées, à tous les niveaux de l'organisation, l’exigence d’une JC offensive, tournée vers la lutte et non pas vers de fumeuses réflexions sociétales. Ils demandent des réunions qui ne soient pas le siège de bavardages stériles mais un échange d’expériences de lutte et d’élaboration politique, un matériel politique qui permette d’aller au contact des jeunes dans les quartiers, les établissements scolaires et les entreprises, d’alimenter leurs luttes. Le besoin d’une formation marxiste s’exprime aussi fortement.


Malgré les tirs de barrage, provenant de certains dirigeants, proches des groupes dirigeants du Parti (dont les « refondateurs »), ils ont marqué des points dans ce sens. Le contenu de certains articles de « l’Avant-Garde », certains tracts, notamment locaux, en témoignent. Les plus acharnés à effacer l’identité communiste entendaient changer le nom du journal. Ils y ont renoncé : ne leur en déplaise, les centaines (milliers?) de jeunes qui adhèrent à la JC chaque année font le choix de rejoindre une organisation communiste. On revient de loin !


Ce début d’inversion de tendance a besoin d’un support politique dans le parti. Les questions de la jeunesse et de l’avenir du MJCF doivent faire pleinement partie de la préparation du congrès du Parti dans lequel tout doit être fait pour que des jeunes militants interviennent. Pas comme alibi de la ligne de la direction mais à partir de l’exigence d’une organisation communiste de jeunesse, telle qu’elle se manifeste avec le mouvement des lycéens.


Joran Jamelot pour Vive le PCF
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commentaires

B
Bonjour camarade,

j'habite à Rouen et je suis lycéen. Je suis membre du PCF et de la JC. Je suis l'une des deux trois personnes qui mènent le mouvement sur Rouen. Je suis donc au fait de ce que pense les lycées dans ma ville.

Je pense que la JC ne doit pas faire le jeu des groupuscules gauchistes(LCR, Gauche Révolutionnaire) qui tentent par tous les moyens de récupérer le mouvement et de le mener. Il font, il est vrai, beaucoup d'adhésion mais combien resteront une fois le mouvement terminé?

Ils vont vers les gens, ils leurs parlent bien mais ces gens qui se sont fait influencer pendant le mouvement auront tout le temps après pour se rendre compte de l'erreur qu'ils ont fait. Ils vont comprendre qu'ils se sont emballés à cause du mouvement qui est porteur de révolte et d'envie de changer le monde. Une fois à tête reposé, ils n'auront pas envie de militer, de distribuer des tracts dans les boîtes à la lettre. Ce sont des militants de mouvements mais derrière il n'y a rien.

A l'inverse, en affichant pas trop mon parti, en ne recherchant pas à recruter à tout prix, les gens apprécient mes méthodes car ils pensent que j'essaie d'être le plus neutre possible. Les lycéens préfèrent les personnes qui ne cherchent pas à tout prix à les endoctriner et de les faire adhérer à leurs partis.

Il est vrai qu'en plein dans le mouvement, nous ne recrutons pas, mais lors de la dernière manifestation lycéenne, j'ai récupéré un certain nombre de contacts parmi les lycéens qui disent qu'ils préfèrent mes méthodes par rapport à ceux qui cherchent à tous prix à recruter à tout moment. Et ces militants qui prennent le temps avant d'adhérer sont pour la plupart de vrai militant qui veulent vraiment s'engager.

Je ne leurs mens pas, je leurs dis que le militantisme est difficile et que le PCF n'est pas un parti parfait, on y a de réelles difficultés, notamment à cause de la direction nationale qui détruit petit à petit le parti mais les lycéens aiment la franchise.

Après je ne sais pas qu'elle sera leurs décisions finales mais je pense qu'au final, sans tenter à tout prix de récupérer le mouvement, nous aurons à la rentrée de septembre plus de militants lycéens que les groupuscules gauchistes.

Grâce à cela nous pourrons être majoritaire au sein de la coordination lycéenne et empêcher les groupuscules gauchistes de prendre la tête du mouvement.

J'espère être compris, je ne sais pas si j'ai été très clair.

A bientôt camarade, et vive le pcf, libre de la tutelle du PS
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