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NOUVEAU SITE ACTUALISE QUOTIDIENNEMENT: http://vivelepcf.fr/

 

36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 13:37

Le Nouvel Observateur, daté du 6 janvier 2011, publie ce court article :

 

«PCF: et nous, et nous !

Pierre Laurent met en garde le PS qui, selon lui, a fait de son alliance avec les écolos « un axe stratégique » au détriment du Front de gauche. Aux sénatoriales, fait-il remarquer, le PCF est largement supérieur aux écolos en termes de grands électeurs. « Si les Verts y allaient seuls, ils auraient zéro élu. Si on se place dans une logique de progrès général à gauche, il faut un accord gagnant-gagnant ». Pour 2012, le numéro un du PCF estime de la même façon que les débats doivent avoir lieu au sein de toute la gauche : « l’accord gouvernemental ne peut pas se faire uniquement sur le développement durable » [souligné par nous], dit-il, citant l’Europe ou le nucléaire comme des débats que la gauche doit avoir. »

 

Quel que soit le traitement, certainement peu complaisant, du Nouvel Obs, les propos repris de Pierre Laurent confirment combien toute la stratégie du Front de gauche se situe dans la réédition de l’expérience, désastreuse pour le Parti et le pays, de la «Gauche plurielle» entre 1997 et 2002. En pire, vu la dégradation du rapport de force politique et l’affaiblissement du Parti.

Les communistes doivent dégager le PCF de choix si lourds de conséquences, qu’ils n’ont jamais décidés.

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 13:19

 

Le Conseil national du PCF se réunira vendredi 7 janvier de 9h30 à 18h00.

Son ordre du jour est laconique :

« Nos tâches en 2011 et le processus de préparation et de décision pour les échéances de 2012. Rapporteur : Jacques Chabalier. »

Dans son rapport au CN du 26 novembre 2010, Pierre Laurent avait indiqué que le CN du janvier allait adopter un texte, dont il avait déjà une idée bien précise, sur les présidentielles de 2012.

« Je pense donc que nous devrions engager la discussion à partir d’un texte adopté par le Conseil national qui dirait les principes à partir desquels, pour ce qui nous concerne, nous envisageons une candidature du Front de gauche. Ce texte devrait probablement proposer une définition de l’ambition politique visée en 2012, énoncer les grands thèmes structurants du travail sur le programme partagé, proposer des modes et des formes de déploiement populaire de notre démarche, ainsi qu’un dispositif et un style collectif de campagne associée à la candidature. Ce texte devra également engager notre réflexion sur la manière dont nous combinerons les deux échéances de 2012, présidentielle et législatives...

Un Conseil national pourrait se tenir le 7 janvier pour adopter ce texte, ce qui laisse le temps d’y travailler, après la discussion que nous aurons aujourd’hui. » (souligné par nous - NdlR).

L’ordre du jour de la réunion des représentants de section, le 8 janvier, à Villejuif le confirme :

09h45-10h00 : Introduction de la rencontre (Jacques Chabalier)

10h00-11h30 : La campagne des élections cantonales

11h30-12h00 : Rapport sur l'offre politique adoptée au CN du 7 janvier

                        (Pierre Laurent)

12h00-13h15 : Travail en ruches sur cette offre politique

                       (Groupes de 10 personnes)

14h30-16h00 : Restitution des ruches et débat général

A ce jour, jeudi 6 janvier 2011, les membres du CN n’ont pas en main le projet « d’offre politique ».

Les représentants des sections le découvriront encore plus tard, samedi. Et ils auront 75 minutes pour en discuter « en ruches » (une méthode de gestion des « ressources humaines » qui vise à donner l’illusion d’une participation des présents). 

Ce dispositif n’aura laissé aucun temps pour travailler et échanger dans les fédérations et les sections sur les orientations précises.

Le coup de force continue.

Au « congrès » non statutaire de juin 2010, l’équipe dirigeante du Parti a décidé, unilatéralement, le principe de candidatures communes du Front de gauche aux présidentielles et législatives.

Ce faisant, elle a plongé les communistes dans le débat stérile et lamentable, digne des primaires du PS, entre Mélenchon et d’autres prétendants.

Mais, comme sur le « Front de gauche », tout est ficelé en dehors des communistes quant à l’orientation politique.

Aux communistes de refuser ce carcan, de poser les vraies questions, celle du renforcement du PCF dans le cadre de la lutte des classes en 2011 !

 

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4 janvier 2011 2 04 /01 /janvier /2011 12:55

 

DES TRACTS pour faire vivre et renforcer le PCF -

Janvier 2011

Tract PCF à la disposition des organisations du Parti

Cliquez sur les titres, documents en lien (format PDF ou html)

Tract renforcement :

Tract rentrée - Réaction aux voeux de Sarkozy

Tract rentrée - Renforcement PCF (Section Saint-Martin-D'Hères)

 

Tract lutte :

Tract RATP - Energies et privatisation (Collectif PCF-RATP)

 

Tract Retraite :

Tract retraite - dépendance

 

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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 19:54

90ème anniversaire du PCF

 

Rester fidèles aux choix fondamentaux de Tours, assumer l’histoire du Parti. 

 

Il y a tout juste 90 ans, le 25 décembre 1920, s’ouvrait à Tours le Congrès qui allait voir l’adhésion du Parti socialiste à l’Internationale communiste donnant naissance au Parti communiste français. 

 

Intervention au banquet de fin d'année du PCF Paris 15

 

101222 Tours

 

 

Le 90ème anniversaire du Congrès de Tours donne lieu à de nombreuses initiatives dans le Parti et suscite aussi des commentaires, des publications, en quantité relativement importante, dans les media et les milieux « intellectuels ».

On pourrait s’en étonner. 90, ce n’est pas vraiment un chiffre rond. Le 75ème ou le 80ème anniversaire n’ont pas donné lieu à tant d’égards.

Je vois dans ce regain d’intérêt une recherche vis-à-vis du PCF et de ce qu’il continue à représenter, le signe aussi que le vent de l’histoire commence à tourner.  

 

Militants, nous venons de le vivre pendant la lutte des retraites.

Dans les entreprises, dans les quartiers, dans les manifestations – c’est une réalité expérimentée pendant ces semaines depuis la rentrée – l’attention a été beaucoup plus forte pour ce que nous disons. On est venu même nous solliciter pour aider à organiser des initiatives de lutte.

De la politique, les salariés en lutte éprouvent le besoin d’autre chose que les combines politiciennes pour les élections. L’attente d’un parti d’avant-garde, porteur de propositions de rupture, d’une perspective de rupture avec le capitalisme est plus forte que depuis bien longtemps. La crise permanente et le discrédit du capitalisme, comme système susceptible de répondre aux besoins, sont au plus haut. Pensons à ce qui se passe ces jours-ci en Irlande.

En France, cette organisation historique a existé. C’est le PCF, auquel les travailleurs doivent principalement les acquis sociaux et démocratiques que le pouvoir s’applique maintenant à détruire. Dans le monde, la seule expérience moderne de victoire sur le capitalisme est le résultat de l’action des communistes.

Cette histoire est présente dans les mémoires, au moins dans l’inconscient collectif du pays, même chez nos adversaires. 

Ce n’est pas qu’une anecdote, nos symboles, faucille et marteau sur des autocollants ou drapeaux rouges, ont véritablement été des points de ralliement pendant ce dernier mouvement.

 

Dans le même temps, nous sommes réalistes. L’avenir de notre parti reste incertain, même si une jeunesse, plus nombreuse, se tourne vers le communisme.

Il s’est structurellement et politiquement très affaibli, notamment depuis la fin des années 90. Le repère qu’il représente est devenu plus flou.

De « mutation », en « métamorphose », maintenant en « transformations », l’équipe dirigeante de notre parti a montré elle-même qu’elle doutait de la raison d’être du PCF. Suivant les exemples italiens ou espagnols, la ligne du Parti de la gauche européenne, elle est tentée de fondre notre parti dans un « ensemble de gauche », réformiste, à contre-courant des nécessités de notre époque, qui plus que jamais est celle du capitalisme et de la lutte des classes.

La section du PCF Paris 15ème a toujours refusé cette dérive. La période nous encourage à continuer.

Aujourd’hui, il ne s’agit pas de trinquer entre nous à l’anniversaire du parti (Nous le ferons, certes !).

Il ne s’agit surtout pas d’évoquer, la larme à l’œil, un passé qui serait révolu.

Il s’agit encore moins de célébrer dignement les obsèques du PCF pour mieux en faire le deuil en bon ordre comme le proposent notamment certains « ex »-communistes pour passer à autre chose.

Non ! Nous sommes toujours communistes ! Nous voulons, à cette occasion, souligner toute l’actualité des choix fondamentaux qui sont à l’origine de la transformation en 1920 de la SFIO social-démocrate en Parti communiste français, la nécessité de faire vivre et renforcer le PCF.

 

L’histoire du PCF est un enjeu de lutte en elle-même.

Comme le communisme, l’anticommunisme n’est pas mort. Le révisionnisme historique est toujours une de ses armes privilégiées.

 

Il se déploie toujours sous sa forme la plus virulente. La criminalisation du communisme est ainsi quasiment un fondement existentiel de l’Union européenne. À une immense majorité, il y a quelques mois, droite et « gauche » confondues, le Parlement européen faisait du 23 août la journée des victimes du fascisme, du nazisme et du communisme, assimilés.

Mais l’anticommunisme primaire ne marche plus si bien - l’échec patent des mises en scène du 20ème anniversaire de la chute du Mur de Berlin l’a montré – notamment dans les pays où les Partis communistes ont été puissants, ont eu un rôle reconnu par les masses.

 

Faute de pouvoir la criminaliser, l’idéologie dominante en France essaie récupérer, de « décommuniser » l’histoire du PCF et des communistes.

 

Cela vous a peut-être frappés le 22 octobre dernier, en pleine lutte pour les retraites. Les recteurs d’académie, les media n’ont pas relancé la lecture de la lettre de Guy Môquet prescrite par Sarkozy en 2007 ! Il faut dire que cela aurait coïncidé avec la superbe mobilisation de dizaines de milliers de lycéens, paraît-il immatures et manipulés, contre sa politique de casse des acquis de la Libération !

 

À « gauche », des intellectuels s’appliquent à décrire, même à célébrer, les parcours d’anciens militants communistes mais en les renvoyant vers des circonstances historiques, sociologiques dépassées. Ainsi, le PCF aurait été le moyen de leur émancipation individuelle, notamment pour les ouvriers, à un moment donné de l’histoire. Mais en fait, ils auraient été communistes comme ils seraient autre chose aujourd’hui que tout a changé, notamment qu’il n’y aurait plus d’ouvriers.

Des livres, des thèses pour montrer cela, il s’en compte des dizaines qui arrivent tous à la conclusion que la forme Parti communiste est dépassée, sinon la lutte des classes elle-même.

Et naturellement, en conséquence, le résultat du Congrès de Tours, l’existence du PCF n’aurait plus lieu d’être.

 

Alors un Congrès de Tours à l’envers ?

 

Une réunification du PCF et du PS n’est à l’ordre du jour pour presque personne, même si, dans les faits, la satellisation du PCF autour du PS n’a cessé de préciser.

Rappelons que le Congrès de Tours, ce n’est pas d’abord une scission, c’est le choix, de 3208 mandats de délégués, contre 1022 et 397 abstentions que le Parti socialiste adhère à l’internationale communiste et devienne le Parti communiste. Les minoritaires droitiers sont partis constituer un autre parti, reprenant le nom de l’ancienne SFIO. Aussi, un « Congrès de Tours à l’envers », ce ne serait pas directement la fusion avec le PS.

 

Le « Congrès de Tours à l’envers », ce serait le retour du PCF au réformisme, à la social-démocratie, le changement de nom, ou l’effacement de ce que signifie « PCF ».

Cette option a beaucoup de partisans au sein de l’équipe dirigeante du Parti. Nous le savons. Après la « Mutation », « Bouge l’Europe », la « gauche plurielle », les « collectifs antilibéraux », la « métamorphose », le « Front de gauche » et les « transformations du PCF » poursuivent l’entreprise de dilution du PCF, de ce qu’il représente, de ses fondements.

En juin 2008, Marie-George Buffet déclarait à Tours : « Nous sommes au 21ème siècle, le monde a changé, les modèles se sont écroulés. Aussi, dans cette belle ville de Tours, si nous ne retenions de son célèbre Congrès qu’une seule chose : le formidable espoir, cette énorme volonté politique de la part de nos camarades de construire une société meilleure. »

 

Et bien NON ! Du Congrès de Tours, de l’histoire souvent glorieuse du PCF qu’il a permis, nous devons, nous voulons retenir les acquis fondamentaux, toujours aussi essentiels face à la domination d’un capitalisme qui ne s’est pas « écroulé ». Aujourd’hui comme en 1920, nous approuvons le sens 21 conditions de l’adhésion à la IIIème internationale, prises dans leur ensemble, sinon leur lettre.

 

De Tours, nous voulons, nous devons retenir la rupture avec la social-démocratie, le réformisme et la collaboration de classe qui sont ses pratiques. (Condition n°7 : « Les partis désireux d’appartenir à l’Internationale communiste ont pour devoir de reconnaître la nécessité d’une rupture complète et définitive avec le réformisme … L’action communiste n’est possible qu’à ce prix »).

En 1920, les congressistes sortaient de la boucherie de 14/18 qu’avaient approuvée dans « l’Union sacrée » les principaux dirigeants de la SFIO jusqu’à rentrer au gouvernement. Aujourd’hui, la social-démocratie est à la tête du FMI qui coordonne la casse sociale et les conditions d’exploitation dans le monde…

En aucun cas, la nécessité de la rupture avec la social-démocratie, n’est contradictoire avec la recherche d’alliances, mais pour des objectifs précis et selon les conditions et les rapports de force. 

Remarquons que la social-démocratie a toujours entretenu un courant plus « radical ». Mélenchon n’est vraiment pas un inédit historique !

 

À Tours, les congressistes avaient tiré les enseignements de la trahison de la plupart des élus et de la capacité de la démocratie bourgeoise à corrompre dans ses institutions.(Condition 11 : « Les partis désireux d’appartenir à l’Internationale communiste ont pour devoir de réviser la composition de leur fraction parlementaire, d’en écarter les éléments douteux, de les soumettre, non en paroles mais en fait, au comité central du Parti, d’exiger de tout député communiste la subordination de toute son activité aux intérêts véritables de la propagande révolutionnaire et de l’agitation ».) Après 1920, il ne se trouva que 10 députés socialistes sur plus de 70 à suivre la majorité des militants…

Le PCF doit être toujours, de nouveau, le parti qui refuse la « lutte des places » au nom de la lutte des classes, qui se démarque du spectacle lamentable des « primaires » pour les élections de 2012, qui refuse les compromissions électorales qui dégoûtent et démoralisent les travailleurs.

 

À Tours, les congressistes prenant la résolution d’agir en tant que communistes dans les syndicats (condition n°9) et de « combattre avec énergie et ténacité « l’Internationale » des syndicats jaunes fondée à Amsterdam ». Communistes, nous réaffirmons aujourd’hui la nécessité de l’action politique au centre de l’affrontement de classe, à l’entreprise. Elle ne s’arrête pas à la porte de nos syndicats, d’abord la CGT, menacés par les « jaunes » d’aujourd’hui, dans le respect de la fonction de chaque organisation. La Confédération européenne des syndicats, la CES, est l’héritière directe de l’Internationale jaune d’Amsterdam. Elle collabore avec les institutions européennes pour faire passer les traités et directives de l’UE du capital. Elle a fait campagne, pays par pays, pour la « Constitution » européenne et le traité de Lisbonne. Son président John Monks ne voulait pas voir en 2005 « remettre en cause les rêves de Monnet, Schumann, Mitterrand, Delors ». Il est inconcevable que l’équipe dirigeante du PCF et le Front de gauche fassent de la CES leur partenaire privilégié. Restons plutôt fidèles à Tours !

 

Le congrès de Tours a ouvert la voie au combat internationaliste et anticolonialiste du PCF qui est toujours le nôtre.

La 8ème condition indique notamment : « … Tout Parti appartenant à la IIIème Internationale a pour devoir de dévoiler impitoyablement les prouesses de « ses » impérialistes aux colonies, de soutenir, non en paroles mais en fait, tout mouvement d’émancipation dans les colonies… ». On se souvient de l’intervention d’Hô Chi Minh au congrès de Tours et de l’accueil enthousiaste qu’elle reçut. Cet engagement essentiel des communistes français s’est traduit en actes dès l’opposition à la guerre du Rif en 1923. Combattre le colonialisme, l’impérialisme, sous toutes leurs formes, d’où qu’ils viennent sont plus que jamais une priorité pour les communistes d’aujourd’hui. D’où qu’ils viennent, c'est-à-dire aussi de « nos » impérialistes qui se parent de plus en plus souvent aujourd’hui du couvert de l’Union européenne.

 

Le Congrès de Tours a ouvert la voie à la constitution d’un parti « de type nouveau », un parti de classe, toujours basé sur le marxisme, complété du léninisme, structuré plus rigoureusement selon les besoins de la lutte, impliquant l’intervention directe de ceux qui ont le plus intérêt à combattre le capitalisme. L’évolution a été progressive (constitution des cellules, des cellules d’entreprise…).

Elle a conduit à ce que le PCF soit réellement un parti de classe et de masse, permettant à des millions de travailleurs de s’approprier les armes du combat politique contre les capitalistes, à tous les niveaux, du local au national, à l’international. Cette réalité, inscrite dans l’affrontement de classe, issue de la forme d’organisation du parti communiste, a été d’un très grand apport démocratique, pour le parti, pour le pays (sans même revenir sur les pages de la résistance).

Elles peuvent et doivent l’être encore à l’heure où la sclérose de la démocratie bourgeoise ou les caricatures de « démocratie participative » pourraient préparer le terrain aux pires reculs des libertés politiques.

 

Comme sur tous les autres aspects que je n’ai pas mentionnés, on peut et il faut étudier de façon critique l’histoire du Parti, comment les principes de Tours ont été appliqués en France et dans le monde. Il n’est pas possible pour les communistes d’en faire l’impasse, sous peine de jeter le bébé avec l’eau du bain, voire de ne garder que l’eau du bain.

Le léninisme et la révolution russe ont permis au mouvement ouvrier français de passer à l’étape supérieure à laquelle il aspirait. L’expérience soviétique a ensuite marqué, accompagné le développement du PCF, souvent pour le meilleur, parfois non. La défaite du camp socialiste demande une analyse critique communiste qui n’est toujours pas réellement entreprise. Elle ne signifie en rien la fin de notre Parti.

Cette démarche est une nécessité justement parce que nous pensons que le PCF a toute sa raison d’être, de se renforcer aujourd’hui, dans la fidélité aux choix de Tours.

 

Je voudrais finir par la lecture de la condition n°17 : « Conformément à tout ce qui précède, tous les Partis adhérant à l'Internationale Communiste doivent modifier leur appellation. Tout Parti désireux d'adhérer à l'Internationale Communiste doit s'intituler Parti Communiste de... (section de la IIIème Internationale Communiste). Cette question d'appellation n'est pas une simple formalité ; elle a aussi une importance politique considérable. L'Internationale Communiste a déclaré une guerre sans merci au vieux monde bourgeois tout entier et à tous les vieux Partis social-démocrates jaunes. Il importe que la différence entre les Partis Communistes et les vieux Partis « social-démocrates » ou « socialistes » officiels qui ont vendu le drapeau de la classe ouvrière soit plus nette aux yeux de tout travailleur. »

Le nom de notre parti est indissociablement lié aux principes de sa création, comme à 90 ans d’histoire du communisme en France et dans le monde.

La 17ème condition est ainsi également toujours d’une grande actualité.

Les directions des partis communistes qui veulent se transformer en autre chose ont besoin de changer le nom. On l’a vu en Italie, en Suède, dans plusieurs pays de l’est.

En France, l’action des communistes, ce que représente le Parti dans le pays, l’ont rendu impossible jusqu’à présent. Il n’est pas question d’accepter maintenant que le nom du Parti soit dilué dans une « gauche », un « front de gauche » ou je ne sais quelle combinaison, ni qu’il soit dévalorisé.

Plus que jamais, face au capital, le peuple a besoin du PCF, d’un PCF fidèle à sa raison d’être, aux choix fondamentaux du Congrès de Tours.

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25 décembre 2010 6 25 /12 /décembre /2010 18:32
1920 - 2010 : LE PCF FETE SON 90EME ANNIVERSAIRE !


A l’occasion de la cérémonie traditionnelle des voeux 2011, le dimanche 9 janvier 2011, la section de St-Martin-d’hères du PCF vous invite à fêter le 90éme anniversaire du PCF dans la grande salle municipale de « L’heure bleue » ! En présence d’Henri Alleg, militant communiste et anti-colonialiste.

Programme de la journée :

Entrée libre :

- 10 h : Inauguration de l’exposition « 1920 - 2010 : Histoire vivante du Parti communiste français à Saint-Martin-d’Hères ! »,

- 10 h 30 : Intervention politique des militants communistes d’hier et d’aujourd’hui, en présence de notre camarade Henri Alleg, militant communiste et anti-colonialiste durant la guerre de Libération nationale d’Algérie,

- 12 h 15 : Allocution des voeux 2011 du PCF, prononcée par Dominique Negri, membre du conseil national et secrétaire de la section de St-Martin-d’Hères du PCF, entourée des membres du comité exécutif de section,

- 12 h 30 : Apéritif fraternel,

Entrée avec participation aux frais :

- 13 h : Banquet populaire et après-midi festif, chantant, dansant et révolutionnaire ! (participation aux frais du menu tout compris avec boisson : 12 euros et 6 euros pour les enfants et tarif réduit, inscriptions auprès des militants communistes avant le 20 décembre 2010),

- 17 h : Clôture.

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24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 12:26

Opposition à l’OTAN : Gregor Gysi, dirigeant historique de « die Linke » (« La gauche », PGE en Allemagne), rassure l’ambassadeur US. Révélation Wikileaks !

 

par vivelepcf

 

Depuis plusieurs congrès du PCF, nous avons été plusieurs à insister sur la nécessité pour les communistes de porter l’exigence de la sortie de la France de l’OTAN.

La réintégration complète dans le commandement intégré, les renforts encore envoyés pour la sale guerre US en Afghanistan, contre l’immense majorité de l’opinion publique, renforcent encore l’opportunité de lancer une grande campagne nationale dans ce sens.

 

Pourtant, à chaque congrès, les directions du Parti esquivent la question et renvoient les communistes vers une autre perspective, celle de la « dissolution » de l’OTAN.

 

Comme nous l’avons montré, ce n’est pas du tout la même chose. Les deux objectifs ne peuvent pas être confondus.

 

L’actualité vient, par un biais très inattendu mais très instructif, d’étayer notre argumentation.

 

101224_gysi.jpgGregor Gysi est un dirigeant historique du parti allemand « die Linke » (la gauche), partenaire privilégié du PCF dans le PGE. Il a été l’un des principaux partisans des transformations du SED puis du PDS, les partis historiques où s’organisaient les communistes allemands, jusqu’à la dilution du PDS dans « die Linke ». Il est actuellement président du groupe Linke à la chambre des députés (Bundestag).

 

Le site internet Wikileaks défraie la chronique en ce moment en rendant publiques des notes diplomatiques des ambassades américaines.

Un rapport de l’ambassadeur américain en Allemagne, relate une conversation qu’il a eue avec Gysi en novembre 2009.

 

Gysi rassure le représentant américain à propos des positions antimilitaristes et apparemment anti-OTAN tenues par Die Linke. Il ne faut pas les prendre au pied de la lettre.

Demander la dissolution de l’OTAN n’est qu’un vœu pieu. Elle nécessiterait que la France, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis soient d’accord. Pas de risque !

Mais mettre en avant cette revendication permet, selon Gysi, retranscrit par l’ambassadeur, « d’empêcher » que monte un « appel dangereux pour le retrait de l’Allemagne de l’OTAN ».

Rien qu’un placebo pour tromper les militants anti-impérialistes allemands!

 

Tout est dit. Gysi n’a pas démenti cette partie du compte-rendu de l’ambassadeur de leur conversation tenue sur le « ton de la causerie amicale ».

 

Sur le fond, comme beaucoup de nos camarades allemands, nous ne sommes pas étonnés. Déjà en mai 2002, après que trois députés du PDS avaient déployé une banderole au Bundestag pendant le discours de George Bush avec le slogan simple, « M.Bush, M. Schröder, arrêtez vos guerres ! », la direction du PDS était allée présenter ses excuses au président américain…

 

Ceci dit, une telle proximité, une telle collusion entre Gregor Gysi et les autorités américaines, laissent à réfléchir.

 

Sur l’OTAN, le débat doit aller jusqu’au bout dans le PCF en donnant tous les éléments aux camarades.

Dans le PGE et cela déteint dans la direction du PCF, est défendue la perspective de transformer l’OTAN en une « force de paix », dont le renforcement du pilier européen serait le garant.

La revendication de « dissoudre l’OTAN » correspond, sur le mode pseudo-radical, à cette position illusoire qui porte en fait l’acceptation de l’alliance impérialiste US-UE.

 

Assez de rentrer dans le jeu de l’UE, de ne mettre en avant que le niveau européen qui étouffe les possibilités de résister et de gagner au plan national dans l’intérêt de tous les peuples !

 

Plus que jamais, exigeons le retrait de la France de l’OTAN ! Coordonnons nos campagnes d’actions avec les progressistes d’Europe qui demandent aussi le retrait de leur pays de l’OTAN ou le maintien de sa neutralité !

Exigeons le retrait des troupes françaises d’Afghanistan !

 

Contrairement à la conception que M.Gysi a de son parti Linke ou du PGE, le rôle du PCF, ce n’est pas d’occuper un espace à « gauche », mais de faire monter les luttes anticapitalistes et anti-impérialistes les plus efficaces !

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 18:39

Communistes, ne nous laissons pas enfermer dans le débat téléguidé des présidentielles !

 

Par EDT pour vivelepcf

 

Dans leur grande majorité, communistes, nous réagissons comme toutes celles et ceux qui viennent de mener la bataille pour la défense des retraites, qui sont impliqués dans les nombreuses luttes contre le patronat et la politique à son service.

Le spectacle, mise en scène à l’envi, des querelles de candidatures dans chaque camp pour 2012 nous exaspère.

 

Pourtant, la même pièce se joue dans notre propre parti.

Et ce n’est pas que le système présidentiel ou le quinquennat nous l’imposent, même si tout est fait pour réduire le mouvement social à l’antisarkozysme. Non, c’est le résultat d’un choix de l’équipe dirigeante du PCF, dans le cadre de la stratégie du Front de gauche, celui de placer ce sujet au centre des préoccupations des communistes.

 

Au « congrès » extraordinaire de juin 2010, la décision la plus importante a été d’adopter le principe que le PCF soutiendrait des candidatures communes du Front de gauche aux élections de 2012, présidentielles et législatives.

Mélenchon étant déjà candidat, très médiatisé, à la candidature, le débat des présidentielles a été imposé de fait dès lors dans le Parti.

Rappelons que ce « congrès » s’est déroulé de façon non statutaire et que les communistes dans leurs section et fédération n’ont pas pu se prononcer sur une résolution, ni amender de texte.

 

Les prochaines étapes du calendrier s’annoncent tout aussi peu démocratiques.

Le 7 janvier 2011, le Conseil national aura à valider une « offre politique » pour la présidentielle que ses membres découvriront au mieux quelques jours avant. Le lendemain, le 8 janvier, l’assemblée nationale des délégués des sections du PCF aura quelques dizaines de minutes pour discuter d’un texte dont ils auront juste pris connaissance. Dans les sections, il n’y aura eu aucun débat sur des propositions précises.

Pierre Laurent assure que le congrès du PCF, sans doute en juin 2011, tranchera la question de la candidature. Mais dans le même temps, il annonce que la direction nationale se prononcera en avril. C’est d’ailleurs ce qui a été négocié pendant le congrès du Parti de gauche avec Mélenchon qui prétendait vouloir que le candidat commun soit désigné dès janvier.

 

A chaque fois, comme au « congrès » de juin 2010, les décisions sont arrêtées au préalable avec les « partenaires » du Front de gauche puis la direction du PCF les fait ratifier, sans temps du débat, dans le parti, par une assemblée où elle est certaine de disposer d’une majorité. Dès l’origine, la constitution du Front de gauche a été décidée en parallèle du 34ème congrès du PCF, en doublant la discussion des communistes.

 

On notera que le Front de gauche, loin d’être l’émanation du mouvement populaire comme on le prétend, est strictement une construction de « sommet », d’appareils eu qu’il ne fonde que sur les échéances électorales : européennes, puis régionales, maintenant présidentielles. Aux cantonales de 2011, tout est fait pour que le résultat, prévisible dans la suite des résultats du PCF en 2008 (9%) et en 2004 (8%), soit attribué au Front de gauche.

 

Donc voilà les communistes plongés dans une forme de « primaire » sans règle définie, avec deux protagonistes mis en avant et quelques autres qui se tiennent en réserve.

 

Cela n’est pas sans rappeler l’épisode des collectifs antilibéraux fin 2006. Les communistes, appelés à voter plusieurs fois sur des formulations ambiguës, avaient alors mis en échec le projet d’effacement du Parti de la présidentielle. A reculons, Marie-George Buffet a été présentée comme candidate de la « Gauche populaire et citoyenne » et s’est mise en congé de la direction du PCF. Le résultat très mauvais d’une campagne manquant complètement de lisibilité a été ensuite mis sur le dos de l’identité communiste excessive…

Pour 2012, les partenaires du Front de gauche semblent avoir pris des précautions. La course aux présidentielles est lancée un an plus tôt (quel gâchis !). Le nombre de protagonistes est plus restreint au départ. La candidature potentielle de la personnalité « issue du PCF » a été réfléchie dès le départ dans le cadre de la stratégie du Front de gauche.

 

Il y a un autre point commun en 2010, peut-être même renforcé par rapport à 2006 : le refus massif des communistes de l’effacement de leur parti et de ce qu’il représente.

L’équipe dirigeante a dû renoncer à mettre en cause l’existence même du PCF à l’Assemblée nationale extraordinaire de décembre 2007 (l’appel « Pas d’avenir sans PCF » lancé par plusieurs sections et fédération y a contribué notablement), puis au 34ème congrès.

Le nombre d’initiatives pour commémorer le 90ème anniversaire du Congrès de Tours en est également le signe. Plus fondamentalement encore, l’approfondissement de la crise capitaliste, les luttes récentes soulignent la raison d’être du PCF.

 

Venons-en aux personnalités en présence !

 

Depuis son pacs avec la direction du PCF, Mélenchon est pour l’instant gagnant à tous les coups. Il le sait alors il en fait des tonnes.

Un jour, il se prend pour Georges Marchais (scandaleusement !). Le lendemain, il fait un coup d’éclat pour défendre Cuba socialiste au Parlement européen. Mélenchon s’efforce de reprendre certaines de nos propositions historiques souvent pour mieux les caricaturer. L’opération séduction envers les communistes et notre électorat traditionnel bat son plein.

Mais sur le fond, en aucun cas, il ne va jusqu’au bout, jusqu’à remettre en cause l’UE du capital (il a voté Maastricht) et la perspective d’une nouvelle gauche plurielle après 2012. Il s’en sort par une pirouette : « et si j’arrive avant le candidat du PS, c’est lui qui se désistera ! ».

L’opération « populiste » de Mélenchon est complaisamment portée pour l’instant par les médias et les sondages.

Mais sa tentative « d’OPA sur le PCF » est de plus en plus mal vécue par les militants du Parti, d’autant qu’elle se double localement des invraisemblables prétentions électorales des quelques adhérents du PG, la plupart du temps transfuges du PS.

Si Mélenchon est candidat, l’effacement du PCF avec le Front de gauche deviendra manifeste.

 

A côté de celle de Mélenchon, quel est le statut de la candidature d’André Chassaigne ?

Au « congrès » de juin 2010, André Chassaigne est monté longuement au créneau, avec Pierre Laurent, pour s’opposer à ce que le PCF propose des candidats en son nom, même en tant que candidats à la candidature du Front de gauche.

Deux mois plus tard, il annonce sa propre candidature, à titre personnel et pour candidat du Front de gauche. Le texte du « congrès » l’avait bien préparé : « des personnalités communistes sont légitimes à s’engager comme candidats potentiels pour porter l’originalité de cette ambition » (du Front de gauche).

Depuis, sans être soutenu officiellement par la direction du PCF, A.Chassaigne s’est retrouvé mis en avant par elle à la Fête de l’Huma, au meeting du gymnase Japy le 8 novembre, dans les médias.

De cette manière, André Chassaigne se retrouve en situation de pousser la stratégie du Front de gauche dans le Parti tout en passant, aux yeux des communistes, pour un candidat issu de leurs rangs, voire un rempart à l’agression de Mélenchon.

 

Le contenu de cette candidature autoproclamée, si fortement suggérée aux communistes, ne sera pas celui que les communistes devraient définir mais bien celui du Front de gauche, le « programme partagé » qui serait pareillement la base de la candidature de Mélenchon.

Comme l’a précisé Pierre Laurent, il ne s’agit surtout pas d’un programme communiste mais d’un programme de « gauche », susceptible d’être appliqué, de façon réaliste, par toute la gauche après 2012. C’est pourquoi il sera « partagé » avec une large mouvance de gauche.

 

Dans ce « partage », Mélenchon et quelques autres semblent devoir avoir le rôle de la « radicalité », le beau rôle, notamment les positions les plus critiques vis-à-vis du PS ou de l’UE pendant que la direction du PCF prend, elle, à rebrousse poils nos positions historiques.

Les déclarations de Pierre Laurent contre la sortie de l’euro (« changeons l’euro mais ne bazardons pas l’instrument ») ont été fortement médiatisées. Elles méritent au minimum un débat approfondi au congrès. Peut-on laisser l’illusion que la monnaie unique, sur laquelle les peuples n’ont aucune prise, pourrait se transformer en la monnaie commune de coopération que nous réclamions justement alors que nous combattions la monnaie unique ?

Ce n’est pas non plus trahir André Chassaigne, l’élu du Puy-de-Dôme, de dire que ses positions sont très modérées. Il ne manque jamais de situer sa candidature dans la perspective de la construction de la victoire de toute la gauche au 2ème tour et d’un alignement sur le PS.

 

Faire de la candidature Chassaigne une candidature PCF, contre son gré, est une illusion, même dans le louable souci de rassembler le Parti.

 

L’appel lancé par la section économique du Conseil national (Marchand – Dimicoli), en faveur d’André Chassaigne, paru dans une tribune de l’Huma (12 décembre), n’y arrive pas. Il doit se placer entièrement dans le cadre du Front de gauche et du programme partagé. Ils demandent seulement qu’ils reprennent davantage leurs propositions économiques.

Elles aussi méritent d’être vraiment débattues dans le Parti. Quand ce texte accuse Mélenchon de « proposer de sortir du traité de Lisbonne sans prendre en compte la nécessité impérieuse d’un changement fondamental de la BCE », il n’est pas évident que cela corresponde à la lutte fondamentale des communistes contre l’UE de Maastricht et l’intégration européenne.

 

Mélenchon ou Chassaigne, un « ticket » Mélenchon-Chassaigne, ou bien un « ticket » Chaissaigne-Mélenchon : ce qui est en train de se jouer ne correspond absolument à ce que les travailleurs, le peuple attendent du PCF.

Sans doute Mélenchon ne peut-il pas véritablement se passer du PCF pour être candidat. Sans doute la direction du PCF ne peut-elle pas se passer de Mélenchon pour poursuivre la stratégie du Front de gauche et de transformation-effacement du PCF.

Mais ce ne peut pas être notre préoccupation de communistes.

 

Puisque l’on impose aux communistes cet épisode pénible de politique politicienne, allons jusqu’au bout de l’état actuel du débat sur les présidentielles. Il y a d’autres candidats à la candidature déclarés.

Un texte intitulé « Une candidature communiste pour les élections présidentielles 2012 ! » circule sur internet depuis quelques jours, lancé, parmi les quelques premiers signataires, par André Gerin, député du Rhône et Jean-Jacques Karman, animateur de la tendance autoproclamée « Gauche communiste ».

Ce texte égrène quelques généralités communistes identitaires toujours bienvenues mais il est totalement ambigu sur le fond. Il esquive en effet toute analyse du Front de gauche et se prononce aussi pour une « candidature issue du PCF ».

Elle pourra être André Chassaigne dans le cadre du Front de gauche.

Elle pourra être une candidature « issue du PCF » portée par le POI (Parti ouvrier indépendant des travailleurs). JJ. Karman, déjà candidat à la candidature en 2007, revient de la rencontre internationale des partis trotskystes de cette obédience. Pas une contradiction près, aux régionales, il soutenait la candidature de Braouezec.

Elle pourra être la candidature d’un franc-tireur, comme André Gerin. Déjà candidat, lui aussi en 2007, à la candidature, il s’est redit partant pour 2012 (« si d’aventure le PCF ne décide pas d’avoir son candidat, je me poserai la question de me présenter moi-même à la présidentielle » - La Progrès 10 juin 2010).

Nous avons déjà eu l’occasion d’exprimer à plusieurs reprises combien nous étions fondamentalement en désaccord avec les positions « hétérodoxes » de Gerin sur la sécurité et l’immigration comme en faveur du « capitalisme des métiers, des savoirs faire et de la grande industrie ».

 

Indépendamment, Alain Bocquet, ancien membre du bureau politique, ancien président du groupe communiste à l’Assemblée et député du Nord s’est déclaré pour « présenter un candidat [PCF] à l’élection présidentielle » et « prêt à y aller, avec l’assentiment de ses camarades » dans son livre « Un Marx et ça repart », publié en août 2009. Depuis, il semble se tenir sur la réserve.

 

Moins que jamais, notre ligne consiste à chercher à parler au nom des communistes, au nom de ceux qui s’opposent à la ligne de la direction.

 

Ensemble, nous voulons créer, développer les conditions du renforcement du PCF, de ses organisations de base sur une ligne de lutte des classes. La mise en échec des projets d’effacement du PCF passe par là, comme la réappropriation du PCF par les communistes et ceux qui ont objectivement le plus intérêt à son retour en force.

La bataille des retraites vient encore de le souligner tout ce que représente le PCF dans notre pays.

 

Aussi, prenons les choses à l’endroit. Oui, il faut candidature communiste, c'est-à-dire présentée par le PCF, à la présidentielle et non une candidature Front de gauche, même « issue du PCF ». Mais elle n’est possible et ne répondra aux exigences des travailleurs que sur une ligne de lutte de classe.

 

Le 27 novembre 2010, à Malakoff, 90 camarades représentant 30 sections du PCF (dont deux secrétaires fédéraux) se sont réunis.

Nous avons considéré que le point de départ de la réflexion des communistes doit être l’analyse du mouvement pour la défense des retraites, de son développement considérable, du rejet croissant qu’il a exprimé du capitalisme mais aussi de son échec. Nationalement, la démarche du Front de gauche n’a pas répondu à l’attente d’un parti d’avant-garde exprimée vis-à-vis du PCF et que nous avons vécue dans nos entreprises et nos quartiers, dans les manifestations.

Les tentatives de mutation, de transformations, de métamorphose du PCF en un parti comme les autres sont toujours en cours. Le Front de gauche en est l’instrument. 

Nous allons vers les camarades qui se laissent illusionner par l’autonomie prétendue vis-à-vis du PS, par des positions en apparence radicales ou unitaires mais dénuées de base de classe. Sans exclure aucune alliance à gauche suivant les circonstances, nous ne pouvons pas laisser notre parti à la remorque, comme rabatteur, de la social-démocratie capitularde, notamment d’ici 2012.

Dans la suite de la lutte pour les retraites, nous estimons que l’exigence immédiate pour le PCF est de lancer de grandes campagnes de lutte, pour défendre toujours la Sécurité sociale, la place centrale de la cotisation sociale dans notre système solidaire, pour les salaires, contre l’augmentation des tarifs des services publics, directement liée avec le processus européen de marchandisation et de privatisation.

D’ici le congrès de juin 2011, nous devons travailler à l’élaboration d’un programme communiste, non pas d’un programme « partagé tombé d’en haut », d’un programme ornemental avant les élections, mais du programme de rupture dont le mouvement social a besoin tout de suite.

Le texte alternatif du 35ème congrès, « Face au capital, aujourd’hui plus que jamais, notre peuple a besoin du PCF » est une base importante pour cela comme pour contrer les « transformations-métamorphose » du parti.

Face à l’étouffement du débat dans le Parti, l’échange entre communistes, entre sections du Parti, ne peut pas se limiter à ce que la direction veut bien laisser passer. Nous avons pris la résolution de développer les sites internet mutualisant les analyses, le matériel de propagande, la réalité des débats dans le Parti.

A ce titre, l’accueil du journal « Cahiers communistes » est très prometteur.

 

Nous sommes conscients que la question des présidentielles nous est imposée dès à présent. Nous refusons une candidature qui entraîne le PCF et les communistes dans la négation de la raison d’être de leur parti, dans la résignation au Front de gauche. Dans le contexte, nous nous prononçons sans ambiguïté pour  une candidature présentée par le PCF sur la base d’un programme de rupture immédiate avec le consensus des forces politiques de l’alternance, porteur d’une perspective politique de rupture : le socialisme.

 

En 1920, à Tours, le PCF est né de la nécessité de la rupture avec la social-démocratie et le réformisme, de la collaboration de classe dans les institutions.

Réaffirmons plus que jamais l’actualité de ce choix fondateur !

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 23:55

A lire ou relire pour en mesurer la valeur historique et l'actualité

 

Déclaration finale du Congrès de Tours – 29 décembre 1920 – rédigée au nom du Parti, par Paul Vaillant-Couturier

 

 

Le Congrès de Tours marquera une date historique dans la vie longue déjà et glorieuse du socialisme en France. S’il restaure parmi nous les conceptions traditionnelles de Marx et d’Engels, les doctrines jadis consacrées et trop souvent désertées dans la pratique, il adapte en même temps aux nécessités des temps nouveaux, aux obligations impérieuses que nous assigne la crise révolutionnaire mondiale, les méthodes de préparation et d’action qui doivent désormais prévaloir.

180px-Paul-Vaillant-Couturier.jpgEn face du régime capitaliste qui croule politiquement, économiquement, socialement, notre discipline devait se resserrer, la rupture s’affirmer avec tout ce qui représente les classes déclinantes, la lutte des classes être proclamée dans toute son ampleur.

Tel est le sens de l’adhésion du socialisme français à cette Internationale communiste qui a relevé le véritable drapeau de l’Internationale des travailleurs, et la majorité des trois quarts des suffrages exprimés qui s’est manifestée à Tours donne à cette adhésion sa valeur de souveraine puissance.

Héritiers des hommes qui fondèrent et notre parti en France et l’organisation ouvrière révolutionnaire dans le monde, nous poursuivons leur tâche. Du Congrès inaugural de la Première internationale, il y a 56 ans, au Congrès d’Amsterdam, en 1904, et de notre congrès d’unité en 1905 au Congrès de Tours, la chaîne est continue.

A la droite de notre parti, un petit nombre d’hommes, des élus plus que des militants, dont certains comptaient des états de service mais qui s’étaient laissé conquérir par la conception révisionniste et purement parlementaire, nous ont quittés délibérément. Leur position était prise d’avance ; ils avaient préparé leur schisme. Au Congrès de la Fédération de la Seine, le secrétaire du Parti avait démasqué leurs desseins. Ils n’ont pas voulu comprendre la loi d’airain des temps nouveaux. Nous passons.

Au centre, d’autre en plus grand nombre ont rompu avec nous. Ils ont hésité jusqu’à la dernière minute. Irrésolus, incapables de faire leur choix entre le réformisme parlementaire er le communisme marxiste, ils se sont rapprochés des hommes mêmes qu’ils avaient jadis combattus.

Partisans, suivant leu motion, d’une adhésion à la IIIème Internationale, ils se sont refusés à suivre aucun des chemins qui pouvaient y conduire.

Ils sont les véritables auteurs de la crise, si restreinte soit-elle, où pénètre notre parti.

Ils ont montré, par leur geste, aux masses laborieuses de ce pays, qu’ils en assumaient la responsabilité. Ce n’est pas sur un vote de principe qu’ils sont morts, mais sur la lecture d’un document d’allure polémique, un message de l’Internationale communiste dont ils ont voulu méconnaître la signification réelle.

C’est en vain que nous leur avons offert tous les apaisements légitimes. C’est en vain que nous avons pris l’engagement catégorique de consacrer, dans un statut, le droit des minorités. C’est en vains que nous nous sommes prononcés contre les exclusions pour des actes du passé.

Des considérations d’amour-propre où se révèle l’esprit petit-bourgeois, des raisons que le prolétariat ne peut comprendre, lui qui met la cause de la révolution au-dessus des personnes, les ont conduits à la rupture.

Qu’ils en gardent devant l’histoire la lourde charge !

Dans cette séparation d’avec les éléments anciens, nous regardons avec joie la puissance saine et majestueuse de notre grand Parti. Toutes les grandes fédérations des régions industrielles sont avec nous ; les fédérations paysannes sont venues, par leur renfort, nous attester le fécond travail qui s’accomplit dans les masses rurales. Ainsi se marquent la solidarité grandissante entre les travailleurs des villes et ceux des champs, les progrès de l’esprit de classe, cette condition même de l’élaboration de la société future.

C’est la clarté tranchante de la politique menée en commun par tous les partisans sincères de la IIIème Internationale qui a frappé le plus vivement la conscience du prolétariat.

Ainsi s’est réalisée en France l’union intime et désormais indissoluble de tous les socialistes communistes.

C’est la France salariée, la France en révolte contre le régime capitaliste, régime de guerre et de faillite, régime de rapine, d’exploitation et de servitude, c’est toute cette France militante qui est avec nous ; c’est elle qui défendra demain, de concert avec toutes les sections de l’Internationale communiste, la paix, le droit des peuples et la révolution menacés par les impérialistes, masquant leurs intérêts de classe derrière la défense nationale.

L’œuvre qui s’impose à notre parti est énorme ; elle ne nous effraie pas. Le vieux monde s’effondre devant l’esprit des temps nouveaux. La révolution qui s’annonce, qui est née en Russie et qui gagnera de proche en proche tous les Etats et tous les continents trouvera des millions et des millions d’artisans sévères. L’âpre lutte continuera, patiente quand il le faudra, rapide et décisive à l’heure venue pour la libération des nouveaux esclaves. Le régime bourgeois chancelle sur ses bases au lendemain de la plus cruelle des guerres ; nous lui porterons seulement le dernier coup.

 

PROLETAIRES, PAYSANS ET OUVRIERS !

 

Vos devoirs s’accroissent dans la mesure où les temps avancent. Vous ne vous laisserez séduire ni par ceux qui veulent trouver dans le parlementarisme exclusif, dans l’abandon des principes socialistes, dans la collusion avec l’adversaire capitaliste, des avantages illusoires, des transactions mortelles pour la révolution, ni par ceux qui cherchent leur voie à tâtons sans jamais se résoudre et qui, inconsciemment, paralysent l’œuvre d’affranchissement.

Vous tous, vieux militants de notre parti, qui l’avez servi par votre dévouement opiniâtre, jeunes hommes soulevés par le cyclone de la guerre et qui affluez dans nos rangs, vous viendrez à nous pour consommer l’œuvre commencée.

Que notre Parti soit grand ! Que notre parti soit fort et discipliné, maître à la fois de ses militants et de ses élus ! Que dans l’Internationale, relevée l’ombre de la première des grandes révolutions sociales, il soit digne de son passé, digne de Babeuf, digne des hommes de Juin 1848, digne de la Commune, digne de Jaurès, digne de l’avenir glorieux qui s’offre à nous !

Le combat continue plus ardent et plus ample. Il ne s’agit point d’émeutes et d’aventures. En travailleurs, toujours équipés avant l’heure de l’offensive, nous creuserons nos parallèles de départ, toujours à l’affût d’un ennemi que nous savons implacable et préparé.

Que la décision de Tours soit l’ordre suprême pour tous les prolétaires français !

Que l’adhésion à la IIIème Internationale retentisse à travers le monde comme l’annonce des grands changements prochains !

VIVE LE SOCIALISME REVOLUTIONNAIRE FRANçAIS !

VIVE L’INTERNATIONALE COMMUNISTE !    

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 19:20

Le Parlement européen décerne chaque année depuis 1988 un prix qui prétend défendre la « liberté de l’esprit ».

Son intitulé, reprenant le nom du militant antisoviétique et anticommuniste Sakharov, est très indicatif de l’objectif politique de ce sous-prix Nobel européen.seminaire_Hi.jpg

 

Dans la continuité, pour la 3ème fois en l’espace de 8 ans, le Parlement européen a fait le choix de couronner un individu ou une organisation combattant le système politique cubain.

 

Ce 15 décembre, le prix 2010 a été remis solennellement à Guillermo Farinas, militant déclaré pour le renversement du socialisme et la restauration capitaliste à Cuba. Soutenu et manipulé par les milieux anticastristes nord-américains, Farinas s’est trouvé une vocation de martyr, plusieurs fois sauvé des conséquences de ses grèves de la faim à répétition par l’appareil sanitaire cubain.   

 

Il n’est pas lieu dans cet article d’analyser la situation cubaine dans ses contradictions. Elles sont largement la conséquence des tentatives de déstabilisation, aux formes différentes, provenant des Etats capitalistes. En tout cas, en termes de libertés populaires, Cuba n’a pas de leçons à recevoir de l’Union européenne qui soutient tant de dictatures dans le monde et génère tant d’inégalités dans ses pays membres. 

 

Le nom du lauréat a été proposé par la droite au Parlement européen puis approuvé par les députés socio-démocrates, notamment ceux du PS français.

Les députés communistes ont opportunément choisi de quitter l’hémicycle au moment de la remise du prix. Mélenchon, en pleine opération séduction vis-à-vis des communistes, a fait de la surenchère se déclarant « exaspéré par les croisades anticommunistes » dans lesquelles le Parlement européen serait « embrigadé ».

 

Embrigadé ? L’anticommunisme est la matrice de la « construction » européenne. Depuis les origines, l’atlantisme, la défense des intérêts de l’impérialisme sont la raison d’être de ses institutions, conçues pour priver les peuples de leurs acquis démocratiques et de leur capacité à résister dans le cadre national.

 

Il n’est pas étonnant que l’exemple du peuple cubain soit si insupportable aux eurocrates.

 

Il n’y même pas à se scandaliser du prix Sakharov 2010, à demander qu’il soit attribué à d’autres: sa valeur morale et sa légitimité sont nulles.  

 

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 10:21
 Aux élections régionales de mars 2010, les accords nationaux signés par la direction nationale du PCF ont laissé la tête de liste en Rhône-Alpes à Elisa Martin, adjointe PG au maire PCF de Saint-Martin-d’Hères, membre du PS jusqu’en 2009. 
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Cette stratégie a conduit à la perte de 9 élus PCF sur 15 dans la région et de 2 sur 3 pour l’Isère. En Isère, seul François Auguste, président du Conseil national du PCF, a réussi à négocier le maintien de son siège.

Voilà maintenant que les aspects financiers de ce brillant accord sautent à notre figure de communistes. Responsables de section, nous n’avons appris que le 3 décembre ces faits graves, jusqu’alors tenus secrets.
 La tête de liste mélenchonniste a désigné un mandataire financier du même parti qu’elle. 
Sur des dépenses se montant à 500.000 euros, notre parti a aujourd’hui le plus grand mal à récupérer des remboursements légaux de la campagne les 300.000 euros qu’il a directement avancés.

Nous notons que le PG et les autres groupuscules insignifiants du Front de gauche se font rembourser de 200.000 euros, qu’ils encaissent uniquement grâce au poids électoral du PCF dans la région.

Puisque ça marche, le PG semble vouloir tirer sur la corde. Le mandataire a oublié 6000 euros de dépenses personnelles des candidats.
Plus lourdement, il veut faire payer au PCF son erreur sur la première version des bulletins de vote, qu’il a fait imprimer sans vérification, notamment du PCF, laissant
passer des erreurs qui ont permis à la commission électorale de refuser de le valider, obligeant à la réimpression en urgence des centaines de milliers d’exemplaires.
Les précédents ont dû être détruits. Le coût de cette brillante gestion : 60.000 euros que le PG veut faire payer à qui ? Au PCF pardi !

Dans le même fil d’honnêteté intellectuelle, le PG menace de ne pas nous rembourser les 300.000 euros que nous avons payés avec l’argent de nos cotisations temps que nous ne paieront pas les 60 000 €.

La chose se réglera sans doute sans que le PCF ait recours à des poursuites judiciaires.
Pour le PG, la construction du rapport de force se conçoit contre le PCF.

La question principale est politique et nous incombe. A quoi sert aux communistes, à ceux qui se battent dans la lutte des classes, qui viennent de ce battre pour la défense des retraites, la constitution par la direction du Parti lui-même d’un Front de gauche qui marginalise le PCF et ses positions.
Va-t-on recommencer aux cantonales ? Dans l’Isère, je fais partie de ceux qui se prononcent pour des candidatures clairement PCF, débarrassée du handicap du Front de gauche, de sa subordination au PS pour 2012, de ses choix pro-UE ? Le Conseil national, dont je suis membre, n’a pas décidé de candidatures Front de gauche aux cantonales.
 
En tout cas, aucune négociation avec le PG n’est imaginable tant qu’ils ne rendront pas aux communistes l’argent qu’ils collectent à la sueur de leur action militante, sur la base de la confiance des travailleurs.
 Le PCF n’a pas à faire le jeu d’opportunistes, même de « gauche ». La direction du PCF n’a pas à les utiliser pour forcer les transformations du Parti contre les choix fondamentaux défendus depuis le Congrès de Tours.
 Les comptes doivent être clarifiés au plus vite en Rhône-Alpes.  
 D. Negri 
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