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NOUVEAU SITE ACTUALISE QUOTIDIENNEMENT: http://vivelepcf.fr/

 

36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 14:28

Tordons le cou à quelques idées reçues !

REFLEXION ET EXPERIENCES APRES LE MOUVEMENT POUR LES RETRAITES

 

Faire grève dans des secteurs non stratégiques ne servirait à rien et en particulier dans les services publics ?

Tout au long de cette lutte pour nos retraites, combien de fois avons nous entendu cela ? Et pourtant ! Qui a planté cette idée dans les têtes ? Ceux-là même qui ont peur de nous voir tous en grève.

Un secrétaire de syndicat CGT a dit fort justement: « je n'ai aucun plaisir à faire grève, mais quand je constate que je ne suis ni écouté, ni entendu, il ne reste que cela pour défendre mes intérêts ».

Comment cette protestation en arrêtant le travail, qui nous prive de notre salaire, serait-elle sans effet ? Serions nous payés pour ne rien faire ?

Certainement pas, que ce soit dans la fonction publique ou dans n'importe quelle entreprise, on nous emploie pour réaliser un travail qui entre dans une chaîne indispensable. Faire grève a des conséquences dans tous les secteurs.

Dans les services publics, c'est encore plus criant, avec les réductions d'effectif successives, les restructurations et réorganisations, aucun service public ne fonctionne correctement et remplit ses missions. Il suffit d'un congé maladie de quelques jours pour désorganiser tout un service, un congé maternité pour fermer un service. Dans ses conditions faire grève serait sans effet ?

Pour que la grève soit utile il faudrait être qu'elle soit gênante ?

On ne fait pas grève pour nuire ou gêner d'autres salariés, nous faisons grève pour obtenir satisfaction sur nos revendications qui doivent être clairement énoncées.

Que vient-il de se passer depuis deux mois dans notre pays? Les salariés de certains secteurs clefs ont eu le courage de prendre sur eux la continuité du mouvement et d’essayer d’impulser une grève plus large. A aucun moment, ils n'ont demandé autre chose que de nous voir les retrouver.

Dans une AG au CEA (Energie Atomique) de Grenoble, certains salariés, qu’on dira correctement payés, ont proposé aux grévistes de la SNCF de leur faire de gros chèques. Les grévistes (certains en sont à près de 70 jours de grève en 2010 en cumulant avec leur lutte du printemps) ont répondu:  « Nous ne voulons pas de votre argent, nous voulons que vous fassiez grève avec nous ».

On a trop laissé l’illusion que la grève de quelques uns, qui semblaient bloquer le pays, pourrait emporter une victoire si bien que certains salariés n'ont pas rejoint le mouvement de grève illimitée ou reconductible, confortés dans l’idée fausse que chez eux la grève ne servirait à rien ou ne serait pas gênante.

Les camarades grévistes reprennent le travail parce qu’ils sont restés bien trop seuls et bien trop peu pour gagner.

Le formidable élan de solidarité à leur égard ne doit pas conduire à penser la grève par procuration, par délégation mais à construire les prochaines luttes d’ensemble.

Nous devons bien mesurer cette expérience pour la suite. Pour faire plier ce gouvernement et le MEDEF, c'est tous ensemble en grève !

Dominique Negri,

PCF Saint-Martin-d’Hères

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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 19:21

DES TRACTS pour faire vivre et renforcer le PCF - novembre 2010

Revue de propagande. 30 novembre 2010

des tracts PCF à la disposition des organisations du Parti

Cliquez sur les titres, documents en lien (format PDF ou html)

SUITES DU MOUVEMENT POUR LES RETRAITES :

Tract état de la lutte - renforcement du PCF – modèle d’invitation d’une assemblée publique

« Réforme » de la prise en charge de la dépendance : lourdes menaces

 

Pour une baisse des tarifs de l’énergie (suite)

 

Hôpital/retraites : exemple de la lutte à Mantes-la-Jolie

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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 16:39
  ericjalade

Conseil national du PCF du 26 novembre 2010

 

Intervention d’Eric JALADE, fédération du Tarn

 


Il y a un grand absent dans le rapport, le rôle et les objectifs d’action du PCF, alors que nous sortons d’un mouvement social, à bien des égards exceptionnel, dans l’implication, dans tout le pays, de millions de Françaises et de Français, notamment de jeunes, de salariés, alors que nous vivons et subissons une crise très grave du capitalisme, crise qui frappe très durement notre peuple dans son immense majorité.

 

L’opinion demeure toujours très largement opposée à la fin de la retraite à 60 ans et le niveau de mécontentement par rapport à la politique gouvernementale demeure très élevé. Le problème, c’est bien aujourd’hui celui de la perspective politique et qu’il y a eu, au moins à l’heure actuelle, victoire provisoire du pouvoir et du MEDEF sur ce dossier des retraites. 

Cela dit, la combativité demeure et les luttes ne se sont pas arrêtées (ainsi, les salariés de Pôle emploi ont mené récemment une grève nationale).

 

Quelques exemples très rapides :

Localement, nous avons eu, encore, mardi 23 septembre, plus de 2000 personnes dans les rues de Castres – chiffre donné par la presse – ce qui témoigne d’une combativité persistante, au-delà des cercles militants traditionnels ; de même, en l’espace de deux manifestations dans la seule ville de Castres, les militants communistes ont collecté près de 2.200 euros, remis par une délégation de notre parti aux cheminots grévistes et à leur organisation syndicale.

 

Nous avons pris notre place dans ce mouvement, avec une expression régulière de notre parti, appréciée très largement, avec des adhésions de salariés, de syndicalistes, de jeunes… qui ont bien vu la différence au quotidien et sur le terrain, entre la pratique politique des communistes et celle des autres formations.

 

L’enjeu, c’est de prouver, sur le terrain, notre utilité politique dans la situation actuelle, qui est terrible pour notre peuple, ce qui est directement la conséquence de la politique du capital, ici comme ailleurs en Europe.

 

J’ai à l’esprit les mots de Denis Kessler, vice-président et l’un des principaux idéologues du Medef, qui décrivait ce qu’était l’objectif réel de Nicolas Sarkozy, quelques moius après l’élection présidentielle de 2007. Les forces du capital mènent la lutte des classes avec cet objectif en tête : « en finir avec 1945 ».

 

Sur les retraites, sur la Sécu, sur les services publics, nous sommes engagés dans un affrontement de grande ampleur entre le capital et le travail.

 

Je suis étonné de ne pas avoir entendu un mot dans le rapport sur la publication – gravissime – ces derniers jours du décret qui, prolongeant la loi sur la mobilité de 2009, permet et va faciliter le licenciement des fonctionnaires – ce qui est clairement « un cheval de Troie » pour démanteler le statut de la fonction publique.

 

Nous devrions mener une bataille politique d’ampleur sur ce sujet.

 

De même, nous devrions être à l’initiative, partout, pour exiger l’arrêt des hausses de tarif de gaz et d’électricité ( et revenir sur les hausses scandaleuses de ces derniers mois), qui vont encore être aggravées par la loi NOME, adoptée récemment au Parlement.

 

Une telle bataille permettrait à la fois de répondre à la souffrance et aux difficultés quotidiennes de notre peuple et de porter concrètement l’exigence d’en finir avec la déréglementation et la concurrence tous azimut, de revenir à un service public unifié de l’énergie, tel qu’a pu être EDF-GDF à la Libération : c’est aussi une exigence d’une grande actualité.

 

Les questions de l’emploi, notamment de l’emploi industriel, devraient être au cœur de nos préoccupations, avec le niveau de chômage qui demeure très élevé dans nos villes et sur nos territoires. Quelles initiatives à ce propos ?

 

A partir des luttes et des aspirations populaires, nous devons travailler :

- à reconstruire une cohérence idéologique qui puisse nous permettre d’agir sur les contradictions actuelles.

- à mener des batailles structurantes qui répondent à l’urgence sociale et portent notre ambition d’une rupture avec le capitalisme. Il me semble nécessaire de réfléchir à nouveau sérieusement sur la question du socialisme.

 

J’ai le sentiment que nous continuons à confondre, avec la stratégie du front de gauche, le rassemblement – nécessaire, impérieux – et un processus de « fusion-dilution ». On prend, en particulier depuis le dernier congrès, cette question du rassemblement de manière finalement politicienne, par le haut, « petit bras », alors que nous devrions porter l’ambition d’un rassemblement populaire majoritaire pour lequel un PCF plus fort, plus influent, est nécessaire et indispensable. 

 

On a survalorisé les résultats électoraux et le bilan du Front de gauche, notamment lors du dernier congrès, alors qu’en réalité, nous ne sommes pas parvenus à rassembler réellement avec cette stratégie.

 

Aujourd’hui, nous sommes devant le piège des élections présidentielles et des institutions de la 5ème République (conséquence aussi du quinquennat et de la subordination des législatives aux présidentielles), face à une candidature, celle de Jean-Luc Mélenchon, portée par sa formation, mais aussi et surtout choisie et promue très largement par les médias et les instituts de sondages.

 

Je ne suis pas d’accord avec le calendrier proposé – notamment entre le 7 janvier, date proposée pour le CN et le 8 janvier, assemblée des secrétaires de section : alors qu’il n’y a toujours pas d’ordre du jour pour cette réunion.

 

Dernier point, nous aurions intérêt à regarder ce qui se passe aussi ailleurs en Europe, et à ce propos, le succès de nos camarades du Parti communiste grec (le KKE) lors des dernières élections locales et régionales doit aussi nous faire réfléchir à la fois au plan stratégique et sur nos relations à l’échelle européenne notamment avec le PGE.

 

En Grèce, le KKE réussit, progresse, se renforce, là où le parti soutenu et promu par le Parti de la gauche européenne (auquel adhère le PCF…) se divise et en échec sur un plan électoral, malgré son opportunisme.

 

L’enjeu de la commémoration du 90ème anniversaire du PCF et du Congrès de Tours ne revêt pas simplement une dimension culturelle ou mémorielle, mais il porte sur la nécessité pour nous de mener – aussi sur le terrain de l’histoire – la bataille idéologique sur la portée et la signification de la création de notre parti lors du Congrès de Tours et sur son actualité dans la France du 21ème siècle.

 

L’heure est bien, en France comme ailleurs en Europe, au déploiement de l’activité des communistes, dans un esprit de résistance et de contre-offensive, à l’opposé d’une stratégie d’effacement décidée à marche forcée et souvent sans les communistes, avec tous les risques que cela comporte quant aux divisions dans notre parti.

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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 19:03

Hommage à notre camarade André Prenant

 

PRENANT_ANDRE.jpgAndré Prenant est décédé à l’âge de 84 ans. Ses obsèques ont eu lieu mardi 30 novembre 2010.

Les animateurs de ce site, notamment la section du PCF Paris 15ème, saluent la mémoire de leur camarade.

 

Ces dernières années, nous nous sommes retrouvés ensemble, encore un peu plus.

 

André a fait parti de ceux qui se sont opposés avec force et arguments au processus en cours de mutation-liquidation de notre parti. Adhérent à la section de Jussieu (Paris Vème), il a participé à partir de la fin des années 1990 à « l’appel des 500 » puis des « 700 » communistes parisiens des entreprises et des quartiers pour défendre le PCF à Paris contre la ligne de la gauche plurielle Hue-Gayssot-Buffet. Après la dissolution de la section de Jussieu, il s’était retrouvé littéralement sans carte, sans que cela n’émeuve les directions parisiennes…

André avait su caractériser la « mutation » et le recul démocratique qu’elle a représenté par rapport au centralisme démocratique. La nouvelle organisation était selon lui conçue à deux niveaux : d’un côté, la terre, avec les militants, de l’autre le ciel, avec les dirigeants mutants et, entre les deux, aucune passerelle !

 

D’un abord simple, d’une réflexion toujours enrichissante, André était un camarade qui avait connu bien d’autres combats avec le Parti, dans sa vie.

Très jeune, il s’était retrouvé dans les rangs de la Résistance, organisateur notamment dans la Haute-Saône aux côtés de Pierre Durand. Il avait adhéré au PCF en 1945.

Géographe passionné, spécialiste renommé de l’Algérie, André a participé sans cesse et ardemment au combat anticolonialiste. Il a laissé de nombreux articles et ouvrages qui font référence.

Dans le Parti, il ne s’est jamais laissé taire.

 

Profondément attristés, nous adressons toutes nos condoléances à Michèle, son épouse, à ses enfants et à tous ses proches.  

 

André était le fils de Marcel Prenant, le grand biologiste et dirigeant du Parti, résistant déporté à Neuengamme qui su expliquer l’aberration des thèses de Lyssenko et de Staline contre la génétique.

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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 13:38

Décembre 1920 - décembre 2010

90° anniversaire du Parti communiste français


HIER, AUJOURD'HUI, DEMAIN,

 

Pour changer la société

L'UTILITE DES COMMUNISTES.

 

A cette occasion, nous avons le plaisir de vous inviter au

 

DEBAT

Que nous organisons le

SAMEDI 4 DECEMBRE 2010 à 17H00

Au LOCAL COMMUN RESIDENTIEL

64 rue Maurice Braunstein

(Près du Lac des Pêcheurs)

à Mantes la Jolie

17h00 - 19h00 è débat ouvert à toutes et à tous

19h30 (sur réservation) è Apéritif dinatoire et convivial (assiette de fruits de mer, gâteaux salés et sucrés) Participation aux frais: 8 euros.

Avec la présence de:

  • Emmanuel Dang Tran, dirigeant national du PCF
  • Marc Jammet, dirigeant départemental du PCF, conseiller municipal de Mantes la Jolie.
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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 11:36

Conseil national du PCF du 26 novembre 2010

 

Intervention d’Emmanuel DANG TRAN, fédération de Paris 

 

manu-96ppp 

Nous devons analyser le mouvement que nous venons de vivre avec précision et lucidité. Je regrette que le rapport de Pierre [Laurent] plaque une auto-validation de la stratégie du Front de gauche qui n’a pas lieu d’être. 

 

D’un côté, le pouvoir n’a pas gagné la bataille des idées. Mais de l’autre, la loi Woerth a fini par être promulguée et le gouvernement s’est mis en ordre de bataille pour accélérer encore sa politique.

La mobilisation a été exceptionnellement nombreuse, témoignant de l’existence d’un rapport de force susceptible de gagner contre cette politique. Mais, après 2003, 2007 (régimes spéciaux), 2009, le mouvement fait à nouveau l’expérience de l’échec. Les relativement faibles taux de grévistes, notamment dans les entreprises en pointe les années précédentes, doivent nous interroger.

 

Le maintien d’une unité des organisations ne saurait représenter une victoire en soi. La recherche, comme préalable obligé, de l’unité des organisations a créé un décalage avec une lutte qui a explicitement accusé le capitalisme.

 

Quand j’entends ici se réjouir que Chérèque déclare dans l’Express que « la crise financière l’a changé », je tombe des nues. Il a fait expressément voter au congrès de la CFDT de juin l’acceptation de l’allongement sans fin de la durée de cotisation, ce qui a plombé le mouvement, et renvoie maintenant la question des retraites à une nouvelle contre-réforme structurelle en 2013.

Même double jeu de la CES : Son secrétaire, Mr John Monks peut bien aller essayer de chapeauter les manifestations au Portugal, c’est le même qui félicite Mme Merkel pour sa politique de l’emploi.

 

Du côté des organisations politiques, faute de clarification, notamment venant de notre parti, le PS a également lesté, vidé la revendication de la défense de la retraite à 60 ans. Sa mouvance s’est appliquée à déplacer l’objet de la bataille de la convergence des luttes contre la loi Woerth à un vague anti-sarkozysme renvoyant à 2012.

 

Le mouvement social continue de buter sur une perspective politique bloquée sur 2012, le schéma institutionnel.      

 

Loin de contribuer à la dégager, la poursuite de la stratégie du « Front de gauche » y enfonce le PCF, au moment où l’attente, la recherche d’un PCF qui joue son rôle dans la lutte des classes se manifestent comme jamais depuis des années.

 

Mélenchon ou Chassaigne, Chassaigne ou Mélenchon, les deux ensemble dans un ticket, un troisième suivant les sondages : nous voilà dans les mêmes turpitudes que les autres, aussi loin de l’exigence émise par les luttes !

Tout a été dit sur le politicien Mélenchon.

Je m’interroge sur le sens de la candidature d’André [Chassaigne - absent] : une candidature individuelle, mais poussée par la direction nationale à la Fête de l’Huma ou au meeting de Japy. Est-elle destinée à rabattre les communistes vers le Front de gauche, à donner l’image d’un PCF encore plus inféodé au PS que le Pg ?

 

Cette situation est le résultat absolument prévisible du choix imposé aux communistes, au faux congrès de juin, du principe de candidatures communes du Front en 2012.

Une solution pour sortir de ce piège, y couper court, c’est d’enfin donner aux communistes la possibilité de se prononcer sur une candidature présentée par le PCF. C’est indissociable d’une démarche de définition d’un programme communiste, sur la base duquel, ensuite, des alliances sont imaginables.

 

Le Front de gauche est à l’opposé de cette démarche.

Il porte en préalable le choix de l’effacement du PCF dans une mouvance de « gauche », « social-démocrate de gauche », avec comme objectif de tirer à gauche le reste de la social-démocratie dans une perspective de nouvelle gauche « plurielle » après 2012. Prétendre « tirer le PS à gauche » : on sait ce que cette stratégie a déjà coûté !

 

C’est pourtant le but qui est assigné au « programme partagé ».

J’ai été frappé, dans la rencontre suivant le dernier CN, avec des « personnalités » de la gauche associative et syndicale, par le rôle auquel on réduit le Parti : celui de prestataire de service en organisation de réunion et en interventions d’élu.

On laisse le beau rôle aux partenaires qui savent, tel Mélenchon, manier la radicalité, superficiellement, pour mieux rabattre vers la social-démocratie quand certains de nos élus se montrent enfermés dans leur compromis avec le PS.

 

Prenons les choses dans le bon ordre ! Nous avons besoin d’un programme communiste, partagé par les communistes, d’un programme communiste à partager. Et ce n’est pas un jeu de mots !

Il est notamment fondamental que nous remettions la perspective du socialisme à l’ordre du jour. Ne laissons pas le concept être repris et dénaturé par exemple par le Pg ! J’invite le CN à utiliser le dernier livre de Léo Figuères « Capitalisme, socialisme(s), communisme ».

 

Les choix de ceux qui considèrent que l’histoire du Parti est un « boulet » [ex : Cohen-Séat au CN même], que le PCF n’a plus de raison d’être, qu’il doit être métamorphosé, les choix de ceux qui l’ont quitté sur cette position pour mieux revenir dans le Front de gauche [les « refondateurs – la FASE], menacent toujours l’avenir du Parti.

Donnons-nous les moyens de faire vivre et de renforcer le PCF, ses organisations, sur des bases de luttes !

 

Je rejoins ceux qui ont déjà dit combien il n’est pas acceptable que le CN adopte une déclaration le 7 janvier sur les présidentielles la veille de l’assemblée nationale des délégués de section.

Je demande que notre CN d’aujourd’hui définisse l’ordre du jour de la rencontre du 8 pour que les sections puissent en discuter avant les Fêtes.

[Ce ne sera pas fait !]

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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 11:21

Conseil national du PCF du 26 novembre 2010

 

Intervention de Dominique NEGRI, fédération de L'Isère, (résumé sommaire pour le supplément de l'Huma)


dominiquenegri

 

La lutte a accusé le capitalisme, condamné la politique menée par la droite ou les PS dans l’UE. Communiste, syndicaliste, j'ai constaté la recherche des propositions, de l’organisation communistes. Pas des combinaisons électorales du FdG! Les PC qui ne se noient pas dans des coalitions politiciennes, ne se compromettent pas avec les socio-libéraux, font progresser les luttes et se renforcent (ex: Portugal, Grèce). Besoin d’un programme du PCF porteur d’un projet de rupture avec le capitalisme, d’une base pour le rassemblement du monde du travail, non pour une unité de groupes de gauche. Remettons le socialisme à l’ordre du jour! Ne décevons pas les jeunes qui rejoignent la JC sur des bases révolutionnaires!

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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 11:14

FVER-PCF

Rencontre nationale de communistes pour faire vivre et renforcer le PCF, Paris

 

Samedi 27 novembre 2010, MALAKOFF

 

Point de départ des échanges

 

 

Chers camarades,

 

Responsables de section, de fédération, nous nous sommes tous pleinement investis dans les luttes de ces dernières semaines.

Nous constatons une forte attente vis-à-vis de notre parti, souvent même une recherche explicite du PCF, parmi les travailleurs qui font le choix de la lutte des classes.

 

Le besoin d’un parti de classe et de masse apparaît évident. La nécessité s’affirme de retrouver, pour notre peuple, dans les batailles présentes et à venir, un parti révolutionnaire, porteur de ruptures avec le capitalisme, qui affirme clairement son choix d’une société socialiste dans les conditions de notre temps.

 

Une fois de plus, nationalement, notre parti n’assume pas sa fonction historique. Il reste plusieurs pas derrière le mouvement. La stratégie d’effacement du PCF, de son expression propre, de ses analyses marxistes, persiste et pèse lourdement avec le « Front de gauche ».

Loin de rassembler sur une base de lutte des classes, cette stratégie étouffe le PCF dans des accords de groupuscules et le place à la remorque de Mélenchon dans des batailles de personnes. Le programme « partagé », partagé avec la même mouvance, va servir à accompagner  une démarche rivée vers l’échéance institutionnelle de 2012 et la constitution d’une nouvelle gauche « plurielle ».

 

Les camarades se retrouvent aujourd’hui entre, d’un côté, une perspective plombée nationalement, des situations de crise de plus en plus fréquentes, et de l’autre côté, une sollicitation croissante de ceux qui luttent, notamment des jeunes.

 

De façon de plus en plus coordonnée depuis plusieurs années, nous combattons la stratégie qui mène à la disparition du parti et de ce qu’il représente et nous lui opposons une démarche : « faire vivre et renforcer le PCF », revitaliser ses organisations sur une base de lutte. Sans remonter plus avant, à l’automne 2007, l’appel « Pas d’avenir sans PCF » a fortement contribué à mettre en échec la remise en cause explicite de l’existence même du Parti par les dirigeants. En 2009, après le 34ème congrès, l’appel de Malakoff a permis une plus large diffusion de notre démarche.

Elle est efficace parce qu’elle refuse la logique de tendance, d’union de « groupes » constitués à l’intérieur ou à l’extérieur du Parti, de regroupement derrière des personnalités. La question pour nous n’est pas de représenter une « identité communiste » proclamée, encore moins dans le Front de gauche, mais de créer les conditions pour que les communistes, les travailleurs, les jeunes qui en ont besoin, se réapproprient leur parti.

 

Depuis le début de 2010, nous sommes fixés de passer à un autre niveau et y sommes parvenus :

- L’échange de matériel militant, d’expériences, d’information a beaucoup progressé entre nos organisations, un peu avec des camarades plus isolés.

- Nos sites internet partagés (vivelepcf, solidarité-internationale-pcf) sont mieux alimentés et davantage fréquentés.

- Une initiative de formation a été organisée avec succès en août.

- A la Fête de l’Huma, nous nous sommes entraidés de façon que les six stands tenus par nos organisations, entièrement militants, portent une expression politique communiste dans une fête dédiée au Front de gauche. Plus de 10.000 4 pages ont été diffusés. Quatre débats ont été organisés sur la situation du PCF, sur l’engagement de la jeunesse, sur la bataille des retraites et sur le mouvement communiste international avec nos camarades grecs du KKE. 

- Nous avons franchi un pas très important avec la sortie du n°1 et du n°2 de la revue « Cahiers communistes », qui répond à un vrai besoin, comme en témoignent les 130 lettres de soutien.

- La préparation du 35ème « congrès » extraordinaire de juin 2010 a représenté un travail considérable. Il a été fructueux. Nous avons pu présenter le texte alternatif, « Face au capital, aujourd’hui plus que jamais notre peuple a besoin du PCF ! », soutenu par plus de 700 communistes de près de 61 fédérations. Il a permis de mettre en évidence le caractère de coup de force anti-statutaire de ce congrès. Il a constitué un point d’appui, une véritable base de débat, là où il a été discuté, jusqu’à être adopté par trois conférences départementales. Il affirme et actualise notre démarche dans sa cohérence avant les prochaines échéances.

 

Aujourd’hui, nous pensons que nous avons la nécessité de nous rencontrer nationalement à nouveau.

Nous pouvons et devons élargir encore bien plus notre démarche et nous en donner les moyens, tout en continuant à faire vivre nos propres organisations dans le contexte de luttes intenses. C’est toujours le plus important. La situation, nous en sommes conscients, est très différentes suivant l’état des organisations locales. La diffusion du journal, l’extension et l’intensification des contacts sont nécessaires.

Plusieurs échéances précises se présentent aussi dans le Parti.

Le 8 janvier 2011 aura lieu la réunion nationale des animateurs de section. Elle est censée discuter, entre autres, de la préparation des élections présidentielles. Dès à présent, avec le principe imposé au « congrès » de 2010 de candidatures communes au Front de gauche pour les présidentielles et législatives de 2012, ce débat risque de détourner la vraie question, celle de porter d’ici là et à ces élections des positions clairement communistes, des axes de rupture.

En juin aura lieu, encore, le 36ème congrès. La direction y a mis déjà à l’ordre du jour les « transformations » du parti, de nouveaux statuts, dans le droit fil de la « métamorphose » prévue en 2008. Comment utilisons-nous notre texte du 35ème congrès pour en faire la base de préparation et de rassemblement la plus large sur notre démarche ?

 

C’est sur cet ordre du jour que nous t’invitons à une rencontre militante le samedi 27 novembre 2010 à Paris.

 

Le parti ouvrier, né à Tours en 1920, en rupture avec la pratique de collaboration de classe, les dérives des élus, sur une base intrinsèquement internationaliste et anticolonialiste, faisant une priorité de l’ancrage sur les lieux de la lutte des classes : ce parti d’un type nouveau est plus neuf et nécessaire que jamais !

 

Fraternellement,

 

Stéphane AURIOL, secrétaire du Collectif-PCF-RATP-Bus, Corinne BECOURT, section de Saint-Quentin, membre du CN, Frédéric BERNABE, secrétaire de la Fédération de la Haute-Saône, membre du CN, Emmanuel DANG TRAN, secrétaire de la section de Paris 15ème, membre du CN, Claude FAINZANG, section Paris 19ème, membre du CN, Eric JALADE, secrétaire de la fédération du Tarn, membre du CN, Dominique NEGRI, secrétaire de la section de Saint-Martin-d’Hères, membre du CN ; Russel YATES, secrétaire de la section de Meaux

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 08:26

Conseil national du PCF du 26 novembre 2010

 

Intervention de Corinne BECOURT, fédération de l’Aisne

 

corinnebecourt

Dans un premier temps, je tiens à alerter le CN sur la tentative de mainmise du pouvoir sur les bourses du travail. C’est le cas en particulier dans notre ville de Saint-Quentin dont le maire n’est autre que le ministre Xavier Bertrand. Engageons-nous entièrement avec les syndicats (la CGT à Saint-Quentin) pour défendre cet acquis d’un siècle de lutte ouvrière!

 

Avec le choix du Front de gauche, toute notre discussion est captée par les élections et les présidentielles en particulier, alors que nous venons de vivre une mobilisation exceptionnelle pour défendre les retraites.

 

Les spectres des collectifs antilibéraux et de la gauche plurielle réapparaissent.

 

Au 35ème congrès, non statutaire, sans que les communistes puissent se prononcer sur un texte amendable, la direction nationale a imposé le principe de candidatures communes pour 2012. Ce choix est lourd de conséquences aujourd’hui.

 

Les communistes n’ont jamais décidé que le Front de gauche devait supplanter notre Parti. Pourtant, même au cœur du mouvement, il n’y a pratiquement pas eu d’expression PCF en propre mais seulement des expressions, peu satisfaisante, estampillée « Front de gauche » avec notre logo noyé.

 

La méthode du coup de force, du fait accompli se confirme pour imposer le Front de gauche. On nous dit aujourd’hui que le CN du 7 janvier va adopter un texte que la rencontre nationale des animateurs de sections, le 8 janvier, n’aura plus qu’à entériner sans avoir pu en discuter dans le Parti.

De même, il est convenu avec Mélenchon de choisir le candidat « au printemps » au plus tard. Le congrès du PCF n’aura plus qu’à entériner, là aussi.

 

Membre du CN, je ne peux pas l’accepter.

 

A mesure que la démarche du Front de gauche se traduit dans la réalité, les illusions tombent sur l’indépendance vis-à-vis de la social-démocratie. Aller trouver des groupuscules qui n’existent pas pour faire « unitaire », ça n’a pas de sens. Les menaces sur l’avenir du Parti se précisent. Les projets de « mutation/métamorphose » que les communistes ont rejetés reviennent par la fenêtre. Le décalage est complet par rapport à ce que nous vivons sur le terrain

 

Les camarades se sont investis à fond dans la lutte pour les retraites. Nous avons fait l’expérience, au-delà même de notre propre attente, de combien les salariés attendent de nous des propositions, une perspective de rupture. Ils sont venus aussi vers nous, vers leurs collègues communistes, vers les cellules, la section à la recherche d’organisation de leur lutte.

 

Donc plutôt qu’un « projet partagé » pour justifier le Front de gauche et sa candidature présidentielle, je pense qu’il est nécessaire d’actualiser, de clarifier un programme communiste.

Après, il sera temps de le partager ! Le PG, lui, a rédigé son projet !

 

Nous ne partons pas de rien ! Le PCF a des fondements, une histoire, une grande histoire. Samedi 11 décembre, nous organisons un rencontre-débat pour le 90ème anniversaire du Congrès de Tours.

 

La rupture avec la social-démocratie, la collaboration de classe, est toujours d’actualité.

La constitution d’un parti de type nouveau, ancré dans le monde du travail, est toujours d’actualité.

 

A ceux qui disent que PCF traine des « boulets » [Cohen-Seat ici], je réponds que le PCF est plus moderne que jamais face au capitalisme.

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 08:23

Conseil national du PCF du 26 novembre 2010

 

Intervention de Claude FAINZANG, fédération de Paris, (résumé sommaire pour le supplément de l'Huma)

 

claudefainzang

Pourquoi avoir choisi de propulser Mélenchon? Social-démocrate (ex-OCI), il trouvait que Maastricht était un « bon compromis de gauche » ! Il ramène tout à 2012 en bonne voiture-balais du PS. Il veut étouffer le PCF (perte déjà de 50% de nos élus régionaux). Le Front de gauche, resucée des collectifs antilibéraux, nous écarte du besoin exprimé dans les luttes d’un PCF plus influent. Nécessité d’un programme communiste mettant en cohérence axes de lutte, propositions et projet révolutionnaire. Besoin de plus d’élus, de candidatures PCF aux cantonales, en 2012, qui ne servent pas de caution de gauche. Sortons du piège des présidentielles où le FdG nous place : laissons les communistes décider d’une candidature PCF !

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