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NOUVEAU SITE ACTUALISE QUOTIDIENNEMENT: http://vivelepcf.fr/

 

36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 19:47

Mélenchon, présidentielles, PCF

 

Pourquoi a-t-on imposé aux communistes Jean-Luc Mélenchon et des « primaires » du Front de gauche pour 2012 ?

 

Mélenchon est égal à lui-même et aucun ne peut en être surpris. Ce politicien social-démocrate, formé par le trotskysme lambertiste de l’OCI (comme Jospin), se délecte de jouer le bateleur, maintenant avec une plus grande exposition. Tour à tour, selon le media qui l’interroge, il met en avant son « populisme » ou des prises de position radicalement de gauche.

Mais derrière le brouillage, deux positionnements fondamentaux demeurent.

En 2005, comme Fabius, il s’est posé en leader du « non de gauche » à la constitution européenne, seulement à ce projet là. Car en 1992, chantre zélé de Maastricht, qu’il qualifiait au Sénat de « bon compromis de gauche », Mélenchon révélait son adhésion profonde à l’UE du capital.

Depuis 2008, il a la dent dure pour ses camarades de sa maison-mère le PS qu’il a quittée et qui l’a nourri grassement. Mais il s’applique à tout ramener aux échéances institutionnelles de 2012 (la « révolution par les urnes ! ») et à la gauche unie, forcément avec ses anciens amis.

 

On comprend que les media valorisent autant le personnage depuis quelques mois. Lui et son groupe de transfuges sont la meilleure voiture balais à « gauche » que le PS et les forces de l’alternance peuvent imaginer. Ce sont aussi de bons instruments pour étouffer toute remontée de la grande organisation politique, historiquement au service du monde du travail, le PCF.

 

Mais pourquoi la direction du PCF a-t-elle choisi de rendre possible cette opération en le propulsant avec le « Front de gauche » ?

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Mélenchon n’a pas caché son jeu. Il veut faire une OPA sur le PCF. Son projet est de constituer un parti de gauche, façon Linke, ou, à défaut, une coalition de gauche qui effacerait progressivement le PCF. Admirateur inconditionnel de Mitterrand, celui qui annonçait qu’il prendrait trois millions de voix aux communistes, Mélenchon est maintenant prêt à dire une messe en mémoire de Georges Marchais. Pour faire peuple, il donne dans la grossièreté, ce qui montre combien, à l’opposé de Georges, il méprise profondément les travailleurs.

En contribuant à faire perdre au PCF la moitié de ses conseillers régionaux en 2009, il a bien commencé avec le « Front de gauche ».

 

La direction du PCF semble en redemander. La direction, pas les communistes.

Rappelons que la constitution du « Front de gauche » s’est faite en conciliabule avec Mélenchon, sans contenu ni projet, en novembre 2008, parallèlement au 34ème congrès du Parti. La plupart des congrès départementaux était déjà passée. La proposition de résolution parlait de « constructions unitaires avec des cadres, des fronts, des alliances adaptés aux contenus portés et aux échéances affrontées », pas de « Front de gauche ».

Le « congrès » extraordinaire de juin 2010, anti-statutaire, en évitant de soumettre un texte à l’amendement des communistes, a confirmé ce choix et a décidé d’aller plus loin encore en adoptant le principe de candidatures communes aux élections de 2012.

 

Voilà maintenant les communistes enfermés dans une sorte de primaire pour les présidentielles, aussi lamentable que dans les autres partis, dans une resucée de l’épisode des Collectifs antilibéraux, alors que s’exprime si fortement dans les luttes le besoin du PCF.

 

Au « congrès » de juin, André Chassaigne était le plus opposé à une candidature présentée par le PCF et même ce que l’on fixe une date pour la désignation par les communistes d’un « candidat du PCF à la candidature ».

A la fête de l’Huma, il se porte candidat lui-même. Il le fait en son nom propre sans que le CN du PCF donne son avis. Mais il est invité à parler en vedette au meeting de Japy le 8 novembre et est poussé par les premiers dirigeants. Qu’est-ce que ça veut dire ?

 

Mélenchon ou Chassaigne, Chassaigne ou Mélenchon, un « ticket » avec les deux dans le cadre d’un accord combinant présidentielle et législatives ?

 

Dans tous les cas, c’est le « Front de gauche » à la place du PCF.

Dans tous les cas, c’est l’alignement sur la gauche social-démocrate préparant une nouvelle gauche plurielle. Chassaigne est connu (et le revendique, comme à Japy) pour être un partisan de l’alliance de toute la « gauche » derrière le PS. Depuis 30 ans, on a pu mesurer à quoi conduisait la stratégie prétendant « tirer le PS à gauche ». 

Dans tous les cas, c’est prendre les choses à l’envers et concentrer l’attention des communistes non sur les luttes, non sur les propositions communistes mais sur l’échéance institutionnelle. Le programme « partagé », partagé avec la mouvance de la « gauche non communiste », habille la chose.

 

Le « Front de gauche », c’est bien l’alignement derrière le PS, l’effacement des positions communistes, la dilution du PCF avant sa transmutation. Les refondateurs, qui la souhaitent depuis longtemps, ne s’y trompent pas en se préparant à le rejoindre. Mélenchon est l’instrument efficace, même s’il demande beaucoup en échange, de cette opération qui se situe dans la droite ligne de la « mutation » et de la « métamorphose » du Parti voulues par les directions depuis au moins le Congrès de Martigues.

 

Nombreux sont les communistes qui sentent le danger et voient les pièges, notamment pour les présidentielles.

 

Au « congrès » extraordinaire, le texte alternatif « Face au capital, le peuple a besoin du PCF » a posé la nécessité, dans les conditions précises, d’une candidature présentée par le PCF sur des positions communistes, élaborées par les communistes.

Aujourd’hui, continuons à prendre les choses dans l’ordre et à rester sur le fond. Il ne s’agit de rentrer dans le jeu et de dénicher un moindre mal, un sauveur qui se présenterait, en dehors du Parti, sur quelques affirmations identitaires doublées de positions ambiguës.

Il s’agit de porter les positions communistes qu’appellent les luttes, de continuer à faire vivre et renforcer les organisations du PCF sur ces bases, de faire monter le plus largement l’exigence de la candidature y correspondant pour ces moments du combat que sont les élections.

 

Et, dans la période, ce peut difficilement en être d’autres qu’une candidature PCF.

 

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 19:35

Nous reproduisons ci-dessous l'analyse portée par le texte alternatif pour le "congrès" extraordinaire de juin 2010, "Face au capital, plus que jamais notre peuple a besoin du PCF" sur la question des élections. L'opération Mélenchon, les choix de la direction du PCF renforcent son actualité.

 

 

un point d’appui irremplaçable pour les luttes : le vote communiste 

 

Des élections cantonales auront lieu dans la moitié du pays en mars 2011. Après notre congrès de juin 2011, des élections sénatoriales se tiendront en septembre, puis les présidentielles et législatives en avril et juin 2012.

Pour les communistes, les luttes sociales ne s’opposent pas au moment électoral, les élections étant une étape dans le combat politique. Le développement des luttes doit pouvoir trouver un débouché politique, c’est tout le sens et la spécificité du vote communiste. Le mouvement populaire et toutes celles et ceux qui luttent aujourd’hui seraient plus forts avec un PCF plus influent, avec davantage d’élus communistes. Ils sont un point d’appui incontournable pour le développement des luttes et leur convergence.

Ne pas semer d’illusions pour 2012 !

L’établissement du quinquennat en 2000 a renforcé la polarisation de la vie politique autour de l’élection présidentielle. Le premier objectif recherché par les partis de l’alternance était de laisser des périodes de 5 ans aux gouvernements sans sanction populaire possible par les urnes. Le second était de réduire la vie politique à une élection bipolarisée et biaisée par le choix d’un individu.

Adversaire depuis l’origine de l’élection du Président de la République au suffrage universel, le PCF doit continuer à dénoncer avec force ce système dans le cadre de ses propositions de réformes des institutions.

La personnification du pouvoir et de sa politique est mise en scène à outrance derrière la figure de Nicolas Sarkozy. Ses méthodes personnelles y contribuent.

Mais nous devons nous opposer à ce que l’aspiration au changement de politique se réduise à l’objectif de battre Sarkozy en 2012et même à celui de battre la droite. C’est nécessaire mais loin d’être suffisant.

Ne renvoyons pas tout au rendez-vous électoral de 2012 ! L’alternative politique part des luttes de 2010 et de 2011.

Ne cultivons pas d’illusion sur la « nouvelle ère politique, sociale et démocratique » qui pourrait s’ouvrir en 2012 ! Elle est inimaginable à partir de l’unité derrière le PS des formations de gauche et des Verts.

L’idée prétendant peser pour « tirer à gauche » la social-démocratie en allant avec elle a montré qu’elle aboutissait au contraire à notre alignement sur elle comme caution de gauche et à notre décrédibilisation. Nous nous souvenons de la période 1997-2002 et de l’état dans lequel en est ressorti le Parti.

Aussi préparer un « projet de gouvernement » pour l’après 2012 avec le « Front de gauche », c’est aller dans la même impasse. Bien sûr, le PCF a besoin d’un programme qui mette en cohérence ses axes de lutte, ses propositions et son projet révolutionnaire.

Mais nous avons tiré les enseignements du programme commun de gouvernement, combien il avait favorisé le PS et détourné les travailleurs du premier lieu de la bataille politique, les luttes.

De surcroît, il ne s’agit plus d’ici 2012 avec le projet du Front de gauche, de jouer un rôle majeur dans un futur gouvernement, comme on l’imaginait dans les années 70, mais celui d’une force d’appoint. Cette démarche reproduit donc l’expérience en pire en canalisant électoralement à gauche vers le PS et en faisant le jeu au sein du Front des éléments non communistes, Mélenchon en tête.

 

Annoncer dès maintenant une candidature présentée par le PCF

C’est dans l’ensemble de ce contexte, à côté de notre action prioritaire dans les luttes, que nous devons envisager la candidature que nous soutiendrons aux présidentielles. Même malgré nous, la question est déjà posée, omniprésente. Nous n’y échapperons pas, d’autant moins que la démarche du « Front de gauche » a déjà placé Mélenchon dans l’orbite de 2012 et qu’il ne manquera pas un instant de nous le rappeler.

En premier lieu, notre réflexion n’a de sens qu’en relation avec nos axes de luttes que l’élection doit prolonger et avec la perspective politique que nous portons.

Cela implique déjà d’écarter toute hypothèse de candidature unique de la gauche, derrière la social-démocratie.

Les méfaits du système présidentiel s’étendent à toute la vie politique. A la « gauche de la gauche », nous avons déjà vécu avant 2007 la concurrence lamentable que se sont livrée plusieurs « personnalités ». Pour 2012, Mélenchon n’est pas le seul prétendant sur les rangs.

Cette logique de « concours de miss » rabaisse le combat politique à des combines politiciennes et laisse en définitive la décision aux sondages et à la complaisance des media.

Après l’échec interminable et paralysant des « Collectifs antilibéraux », la candidature tardive, presque à contre cœur de Marie-George Buffet, candidate de la « gauche populaire antilibérale », alors en congé de direction du PCF, en 2007, a abouti au désastre que l’on sait.

On l’a vu aussi plus haut, la question de l’affirmation du PCF, en tant que tel, est également une question majeure, contre le processus d’effacement. Nous refusons que des élections servent de moyen pour forcer un processus de recomposition politique effaçant et affaiblissant le PCF et son expression.

Pour toutes ces raisons, dans cette situation précise, notre parti doit annoncer la présence d’une candidature du PCF, de rassemblement, aux présidentielles de 2012, dont il choisira le nom au congrès ordinaire de juin 2011.

Pour les mêmes raisons, pour les élections cantonales et législatives, dans le respect des prérogatives statutaires des organisations du Parti, nous nous prononçons pour des candidatures de rassemblement, communistes ou apparentées, présentées par le PCF.

L’existence d’un groupe communiste à l’Assemblée nationale est un enjeu primordial. Le nouveau règlement a ramené à 15 le nombre d’élus nécessaire pour constituer un groupe. Il n’y a plus aucun prétexte possible pour que le groupe où siègent actuellement les députés communistes ignore toute référence communiste et fasse la part belle aux Verts.

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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 14:49

Appel en vue du sommet de l'OTAN à Lisbonne en novembre et signé par 62 partis communistes et ouvriers: « Pour la paix! Non à l'OTAN »

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net


Les 13 partis participants à la réunion du groupe de travail des Rencontres internationales des partis communistes et ouvriers sont les premiers signataires de la Résolution proposée par le PCP sous le titre « Pour la paix! Non à l'OTAN! ». Le document, adopté par la réunion du groupe de travail, est désormais proposé à la signature de tous les partis qui participent au processus des rencontres internationales des partis communistes et ouvriers avec l'objectif de se transformer en un appel mondial large et représentatif de lutte pour la paix, contre le militarisme et l'OTAN.

Pour la paix! Non à l'OTAN!

 

« Dans un contexte marqué par l'approfondissement de la crise structurelle du capitalisme, par l'approfondissement de l'exploitation des travailleurs et des peuples, par les rivalités inter-impérialistes et par des processus complexes de réagencement des forces à l'échelle internationale, l'impérialisme se lance dans de nouvelles dérives anti-démocratiques et des interventions militaristes et avance avec des solutions de force pour tenter de se perpétuer et de défendre ses intérêts de classe. »

 

« L'offensive militarisée menée par les puissances impérialistes et par l'OTAN a un caractère global et multiforme.

 

« La guerre impérialiste s'intensifie à l'échelle mondiale sous prétexte de lutte contre le terrorisme. Les blocs impérialistes, comme l'OTAN, se renforcent. La militarisation de l'Union Européenne s'accélère avec l'adoption frauduleuse du Traité de Lisbonne dans lequel est inscrit la conception de l'Union comme pilier européen de l'OTAN. La course aux armements se poursuit ainsi que l'investissement dans de nouvelles armes encore plus meurtrières. Les dépenses militaires atteignent des chiffres record, notamment aux Etats-Unis et dans l'Union Européenne. L'élargissement des zones d'influence et des alliances militaro-stratégiques impérialistes progresse, notamment à travers ce qu'on appelle 'les partenariats pour la paix', en Asie, dans les territoires d'ex-URSS, tout comme en Afrique.

 

Le maillage mondial des bases militaires des Etats-Unis et des pays de l'OTAN se densifie et leurs forces militaires se déploient de l'Amérique Latine à l'Afrique; du Moyen-Orient, de l'Océan Indien et de l'Asie Centrale à l'Europe de l'Est, au Caucase et à la Mer Noire.

 

« Les occupations de l'Afghanistan et de l'Irak se poursuivent et on se lance dans des agressions militaires contre plusieurs pays. Les conspirations et les manœuvres d'ingérence se succèdent en Amérique Latine et dans plusieurs pays du continent Africain et les provocations se multiplient, comme au Liban. La question palestinienne n'est toujours pas réglée, comme celle du Sahara Occidental, alors que les crimes impérialistes continuent à rester impunis. Les provocations s'intensifient contre la République Populaire de Chine, dont la vente d'armes à Taiwan par les Etats-Unis constitue un exemple particulièrement grave, ainsi que les menaces proférées contre des pays comme l'Iran et la Syrie.

 

« Les attaques contre la souveraineté des Etats s'intensifient, notamment à travers des modifications de frontières, dont l'indépendance auto-proclamée de la province serbe du Kosovo est un grave exemple. Le Droit International, produit du rapport de force résultant de la défaite du nazisme et du fascisme lors de la Seconde guerre mondiale, est sérieusement remis en cause et la cible d'un processus qui vise à sa destruction.

« Au nom de la 'sécurité' et du 'combat contre le terrorisme', on relance des dérives sécuritaires, on attise le nationalisme xénophobe et l'intolérance religieuse et culturelle, des crimes se commettent contre les droits de l'Homme, comme contre les droits économiques, sociaux, démocratiques et de participation et d'organisation politique et sociale; des campagnes anti-communistes se développent et on persécute les forces qui résistent à l'offensive de l'impérialisme et défendent les droits sociaux et nationaux des peuples.

« La réalité mondiale de ce début de XXIème siècle dément les campagnes de réhabilitation de l'image de l'impérialisme nord-américain déclenchées autour de l'élection de Barack Obama. La nature et les objectifs de la politique des Etats-Unis et de l'OTAN sont clairs désormais: la domination sur les ressources natures et énergétiques, le contrôle des technologies, l'expansion des marchés, la domination militaire et géo-stratégique. Autrement dit, une réponse par la force à l'affaiblissement relatif de la position des Etats-Unis au niveau international.

« La rhétorique du 'multilatéralisme' et du 'dialogue' est démasquée par la politique belliciste et interventionniste des Etats-Unis, l'Union Européenne et l'OTAN, par l'offensive impérialiste en cours et par le risque réel de nouveaux conflits militaires du Moyen-Orient et de l'Asie Centrale à l'Amérique Latine. En dépit des antagonismes entre les Etats-Unis et l'Union Européenne, les deux convergent dans l'offensive contre les droits sociaux et nationaux des peuples.

« La guerre et l'agression sont l'autre visage de la mondialisation économique impérialiste et l'OTAN est une pièce maitresse de sa stratégie de domination hégémonique et de persécution des forces et des pays qui s'y opposent. L'OTAN joue un rôle central dans la militarisation des relations internationales et dans la course aux armements, en étant le principal fauteur des conflits et de la tension qui rythment l'actualité. Sous l'allusion aux 'nouvelles menaces globales' – doctrine qui se substitue au vieux prétexte de 'menace communiste' – l'OTAN impose une escalade belliciste et militariste à grande échelle – dont la guerre en Afghanistan est un élément clé.

« L'OTAN organisera, en Novembre, au Portugal, un Sommet dans lequel elle cherchera à rénover sa doctrine stratégique et qui représentera un nouveau et extrêmement dangereux saut qualitatif dans le rôle, la mission et les objectifs de l'Organisation.

« Avec sa nouvelle doctrine stratégique, l'OTAN envisage de changer sa doctrine pour y inscrire ce qu'elle fait déjà en pratique: étendre son champ d'intervention et la projection de ces forces sur l'ensemble du globe; élargir le cadre de ses missions à des questions comme l'énergie, l'environnement, les migrations et les questions de sécurité interne des Etats; se réaffirmer comme un bloc militaire nucléaire malgré la rhétorique du désarmement militaire, en prévoyant l'usage de l'arme nucléaire dans des attaques militaires; développer davantage le complexe militaro-industriel et la recherche militaire et exiger de tous leurs membres une augmentation des dépenses militaires; inclure dans ses missions des actions d'ingérence directe et d'occupation sous couvert de missions d'interposition et de maintien de la paix; aller plus loin dans l'instrumentalisation de l'ONU pour poursuivre ses objectifs et approfondir son rôle de bras armé de l'impérialisme.

« L'impérialisme paraît être tout-puissant, mais il ne l'est pas. Comme la réalité nous le montre, aux grands dangers résultant de la réponse par la force de l'impérialisme à la crise du capitalisme s'opposent à la lutte progressiste et révolutionnaire des peuples. Dans de nombreuses régions du monde, les peuples prennent entre leurs mains la défense de leurs droits et de la souveraineté et de l'indépendance de leurs pays, résistent sous les formes les plus variées et imposent des revers importants à la stratégie de domination impérialiste.

« En ce sens, et en exprimant notre profonde conviction que, par la lutte, il est possible de mettre en échec l'OTAN et ses objectifs bellicistes et militaristes, il est possible de construire un avenir de paix, de progrès et de justice sociale, où chaque peuple peut décider librement de son destin, inséparable de la lutte pour le socialisme, nous, Partis Communistes et Ouvriers signataires de cette déclaration:

« Exigeons la fin de la course aux armements, le désarmement nucléaire en commençant par les plus grandes puissances nucléaires du Monde, comme les Etats-Unis, la destruction complète des armes chimiques et biologiques, la fin des bases militaires étrangères.

« Lançons un appel aux travailleurs et aux peuples du monde entier, aux forces progressistes et de gauche, au mouvement ouvrier et aux autres organisations sociales qui se mobilisent et renforcent la lutte pour la paix, contre la guerre et l'OTAN. Nous réaffirmons notre soutien de toujours au mouvement pour la paix. Nous félicitons le Conseil Mondial de la Paix pour son 60ème anniversaire et pour sa campagne contre l'OTAN.

« Déclarons notre intention de marquer les 65 ans de la victoire sur le nazisme et le fascisme comme une importante journée de lutte pour la paix et contre la distorsion monumentale de l'Histoire qui tente d'effacer le rôle central des communistes dans la libération des peuples du joug nazi et fasciste et mettre sur le même plan nazisme et communisme.

« Réaffirmons notre solidarité avec les peuples qui résistent aux occupations, agressions et ingérences de l'impérialisme et qui mènent de rudes batailles pour leur auto-détermination et leur indépendance, notamment avec les peuples du Moyen-Orient, les peuples palestiniens, libanais et syrien, et d'Asie Centrale. Nous exigeons le retrait immédiat de toutes les troupes engagées en Irak et en Afghanistan et dans toutes les autres interventions impérialistes dans le monde.

« Exigeons la dissolution de l'OTAN et soutenons le droit souverain des peuples à décider de la sortie de leurs pays de cette alliance agressive. Nous réaffirmons notre opposition frontale à la militarisation de l'Union Européenne et à sa politique militariste et impérialiste, à l'élargissement de l'OTAN et à la mise en place du nouveau 'système anti-missile' des Etats-Unis et de l'OTAN en Roumanie et en Bulgarie. Nous exprimons notre solidarité avec le peuple de Chypre (Greco-Chypriotes et Turco-Chypriotes) et à sa lutte contre l'occupation turque et pour la réunification de leur patrie, pour une solution juste au problème chypriote.

« Exigeons la fin des provocations et des ingérences en Amérique Latine et dans les Caraibes. Nous exprimons notre solidarité avec Cuba Socialiste et avec les peuples, les forces politiques et les gouvernements nationaux de nature démocratique, progressiste, populaire et anti-impérialiste de la région comme ceux du Vénézuela Bolivarien, de la Bolivie, de l'Équateur et du Nicaragua. Nous exigeons la libération des cinq patriotes cubains injustement prisonniers aux Etats-Unis. Nous réitérons notre soutien à la lutte du peuple hondurien pour la démocratie et contre le régime putschiste et pour son droit à décider de son avenir. Nous exigeons le retrait de la IV ème Flotte Nord-Américaine dirigée contre l'Amérique Centrale et du Sud, la fermeture des bases militaires des Etats-Unis dans la région, notamment celle de Guantanamo et les bases en Colombie. Nous dénonçons l'intervention militaire des Etats-Unis à Haïti et réclamons que les Nations Unies interviennent, dans le cadre d'une mission civile, dans ce Pays. Nous revendiquons que les actions de solidarité et de coopération avec le peuple haïtien contribuent au renforcement de l'État national indépendant et au développement économique et social du pays.

« Exprimons notre solidarité avec les peuples d'Afrique dans leur lutte pour le droit au développement et avec le peuple du Sahara Occidental pour le droit à son auto-détermination. Nous exigeons la fin de la militarisation et de l'ingérence impérialiste sur le continent, notamment sur les côtes de Somalie, dans toutes la région de la corne de l'Afrique, en République Démocratique du Congo et au Soudan. Nous réaffirmons notre engagement à poursuivre la lutte contre le commandement militaire nord-américain sur le continent (AFRICOM)


  « Exprimons notre soutien au mouvement de la paix, au mouvement syndical de classe, de jeunesse, des femmes et à d'autres organisations qui au Portugal ont animé la Campagne pour la Paix et contre l'OTAN. Nous prenons l'engagement de faire tout ce qui est à notre pouvoir pour soutenir et mobiliser pour des actions de lutte contre l'OTAN et sa nouvelle doctrine stratégique prévues pour Novembre de cette année au Portugal.

 

Les partis signataires:

 

 

  1. Parti Communiste Portugais

  2. Parti Communiste Sud-Africain

  3. Parti du Travail de Belgique

  4. Parti Communiste du Brésil

  5. Parti Communiste de Bohême et Moravie

  6. Parti Progressiste des Travailleurs de Chypre (AKEL)

  7. Parti Communiste de Cuba

  8. Parti Communiste d'Espagne

  9. Parti Communiste de Grèce

  10. Parti Communiste d'Inde (Marxiste)

  11. Parti Communiste d'Inde

  12. Parti Communiste Libanais

  13. Parti Communiste de la Fédération Russe

  14. Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme (PADS)

  15. Parti Communiste Allemand

  16. Parti Communiste d'Argentine

  17. Parti Communiste d'Arménie

  18. Parti Communiste d'Azerbaidjan

  19. Parti Communiste d'Australie

  20. Parti Communiste du Bangladesh

  21. Parti des Travailleurs du Bangladesh

  22. Parti Communiste de Biélorussie

  23. Parti Communiste de Bolivie

  24. Parti Communiste Brésilien

  25. Parti Communiste du Canada

  26. Parti des Communistes de Catalogne

  27. Parti Communiste du Chili

  28. Parti ouvrier socialiste de Croatie

  29. Parti Communiste au Danemark

  30. Parti Communiste des Etats-Unis d'Amérique

  31. Parti Communiste de Finlande

  32. Parti Communiste Français

  33. Nouveau Parti Communiste de Grande-Bretagne

  34. Parti Communiste de Grande-Bretagne

  35. Parti Communiste Unifié de Georgie

  36. Nouveau Parti Communiste des Pays-Bas

  37. Parti Communiste Ouvrier Hongrois

  38. Parti Tudeh d'Iran

  39. Parti Communiste Irakien

  40. Parti Communiste d'Irlande

  41. Parti des Travailleurs d'Irlande

  42. Parti des Communistes Italiens

  43. Parti de la Refondation Communiste (Italie)

  44. Parti Communiste du Kazakhstan

  45. Nouveau Parti Communiste de Yougoslavie

  46. Parti Communiste du Luxembourg

  47. Parti Communiste de Macédoine

  48. Parti Communiste de Malte

  49. Parti des Communistes, Mexique

  50. Parti Populaire Socialiste, Mexique

  51. Parti Communiste de Norvège

  52. Parti Communiste du Pakistan

  53. Parti Communiste Péruvien

  54. Parti Communiste des Philippines PKP-1930

  55. Parti Socialiste Participatif Roumain

  56. Parti Communiste de Suède

  57. Parti Communiste des Peuples d'Espagne

  58. Parti Communiste de Suède

  59. Parti Communiste de Turquie

  60. Parti Communiste d'Ukraine

  61. Union des Partis Communistes – PCUS

  62. Parti Communiste du Vénézuela



Signent également les partis suivants:



Union du Peuple Galicien

Parti Suisse du Travail

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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 14:45

Message de félicitation au Parti communiste grec (KKE)

 

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Chers camarades,

 

Prenant connaissance des résultats des élections locales en Grèce, nous voulons particulièrement saluer l’action de votre Parti dans votre pays comme au plan international.

 

Le monde du travail, l’ensemble du peuple grec sont la proie d’une offensive du capital sans précédent depuis des décennies dans un pays de l’Europe dite occidentale.

Au nom de la dette publique, fabriquée par les gouvernants successifs au service des banques et des groupes capitalistes, les acquis sociaux et démocratiques sont violemment mis à mal, l’exploitation accrue, le développement économique lourdement compromis.

L’euro est un instrument de cette entreprise de démolition.

La Grèce s’est transformée en laboratoire des politiques de casse sociale en Europe.

 

Les élections locales des 7 et 14 novembre viennent de montrer le niveau de discrédit des partis de gouvernement, la droite libérale et la social-démocratie qui alternent au pouvoir pour mener cette politique pour le compte des possédants. Dans un contexte d’abstention et de vote nul record, jusqu’à 70% à Athènes au second tour, ils n’obtiennent, ensemble, que le soutien d’un électeur sur trois.

 

Une seule formation politique obtient un résultat faisant écho aux immenses mobilisations populaires. C’est le KKE qui passe de 7,5% à 11% des suffrages exprimés de 2009 à 2010, seule formation à gagner des voix.

 

Nous savons quelle est l’action du KKE dans les luttes, à l’opposé de toute ligne électoraliste et opportuniste, fût-elle présentée de « gauche ».

Le KKE, ses militants animent inlassablement les batailles contre les projets antisociaux, en même temps qu’ils démontent la logique du capitalisme.

 

Nous observons avec le plus grand intérêt les avancées enregistrées par vos camarades dans les organisations de masse, syndicales parmi les salariés avec le PAME, parmi les agriculteurs, parmi les travailleurs dits « indépendants ».

Nous savons, camarades, comment vous savez rejeter toutes les illusions vendues aux peuples par les impérialismes nationaux, européens, extra-européens.

 

Nous apprécions aussi au plus haut point la priorité que vous consentez à la reconstitution d’une coordination internationale des partis communistes, se nourrissant, sur la base du marxisme et du léninisme, des luttes de chacun. Pour nous aussi, les luttes nationales et internationalistes sont inséparables.

La participation de plusieurs membres éminents de votre parti à des initiatives en France récemment nous ont aidés et nous voulons vous en remercier aussi.

 

Dans ces conditions, votre résultat électoral s’avère hautement encourageant pour nous aussi, communistes français, confrontés en France au carcan de l’alternance à gauche, au blocage du Parti de la gauche européenne, aux hésitations théoriques de notre propre parti.

 

Vous pouvez comptez sur nous pour valoriser les expériences communistes grecques.

Le renforcement des organisations communistes en France, en Grèce comme ailleurs est la condition pour les classes ouvrières de nos pays, les peuples de trouver une perspective politique émancipatrice, révolutionnaire.

 

Vive le Parti communiste grec (KKE) !

 

 

Corinne BECOURT, Frédéric BERNABE, Emmanuel DANG TRAN, Fabienne DEBEAUVAIS, Claude FAINZANG, Eric JALADE, Dominique NEGRI, membres du Conseil national du PCF

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18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 16:56

Sénatoriales 2011 : gentil PS ?

 

Militants communistes, les élections sénatoriales ne sont vraiment pas notre premier souci. Elles auront lieu en septembre 2011 suivant un mode de scrutin inique. Nous comptons bien que d’ici là des luttes de l’importance de celle que nous prolongeons sur les retraites auront lieu.

 

Le PS, parti institutionnel s’il en est, lui pense à tout. Il a déjà prévu en bureau national (dépêche AFP du 17 novembre) d’accorder 11 sièges à « Europe écologie – Les Verts » et de « geler » 9 places éligibles pour le Parti communiste français, dont 8 dans les départements où le scrutin a lieu à la proportionnelle par liste, du Rhône à la Seine-Saint-Denis en passant par le Pas-de-Calais.

 

Il est bien gentil le PS de nous englober comme ça. Mais il se trouve que le PCF, grand parti historique d’ancrage national, compte plus de 10.000 élus, 100 fois plus que les Verts.

 

Et, en tout cas pour les rédacteurs de ce site, rien ne l’oblige à s’aligner, dès le départ, sur les différents courants sociaux-libéraux du Parti socialiste versions Strauss-Kahn, Aubry, Hollande ou racoleuse de gauche Hamon. 

 

Les sénateurs communistes, de par le mandat que le Parti leur a donné, de par ce que le PCF représente et porte dans les luttes, ont joué et doivent jouer à l’avenir un autre rôle que celui de supplétif du PS, branche française du Parti socialiste européen.

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18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 16:13

NOUVELLE RUBRIQUE : "BILLETS D'HUMEUR"

 

Qu’est-ce qui se trouve derrière l’autocollant « Je lutte des classes » ?


Depuis plusieurs années, les manifestations sont devenues un peu la foire aux autocollants. C'est à l'organisation qui aura le slogan le plus prenant ou le visuel le plus accrocheur que puissent afficher les militants, les manifestants (ou les collectionneurs…).

 

Dans les grands défilés de ces dernières semaines pour les retraites, un autocollant a été très largement diffusé, notamment à Paris : le badge portant l’inscription « Je lutte des classes ».

D’une certaine façon, on peut comprendre son succès. Le concept de la « lutte des classes » a été tellement tu, nié, décrié par les tenants de l’idéologie dominante. La bataille pour les retraites est aussi le reflet d’un aiguisement de cet affrontement de classes.

 

Mais cet autocollant a quelque chose d’ambigu qui me dérange.

 

101118_jelutte.jpg

D’abord, il n’est pas signé, bien qu’il ait été diffusé par milliers sous le ballon PCF en bordure de manifs. L’Huma l’a repris aussi en pleine page dans son édition du 6 septembre 2010.


Mais il provient d’un collectif d’artistes qui se situe à la lisière de la politique, le collectif « Ne pas plier ». Ce dernier avait déjà produit les autocollants « Rêve générale » et, sur le même thème qu’aujourd’hui, « La lutte c’est classe… contre classe », suivant le même procédé graphique. Dans les deux cas, des concepts historiques du mouvement ouvrier étaient déjà déformés, repris depuis une forme gauchiste, vers un slogan publicitaire, politiquement démobilisateur.

 

Le « flyer » « Je lutte des classes » se situe dans leur continuité.

 

Mon premier problème, c’est le « je » (et pas seulement parce qu’il est incorrect en français !). La lutte des classes pourrait donc être menée individuellement. Voilà qui est en contradiction avec la, notre, conception même des classes, de la prise de conscience de classe, de l’importance des organisations dont la classe ouvrière s’est dotée.

 

Il n’est à ce titre pas étonnant que Mme Clémentine Autain  ou M. Patrice Braouezec, dans une tribune publiée dans l’Huma le 16 novembre 2010, voient dans ce slogan « la nouvelle articulation entre l’épanouissement individuel et l’émancipation collective ». Les mêmes en sont à attendre sagement le « post-capitalisme » sans révolution, sans rupture, sans socialisme.

 

Mon second problème, c’est l’usage du « badge ». Quel est l’intérêt politique de l’arborer dans une manifestation, entre manifestants ? Les immenses manifestations que nous venons de vivre constituent un acte de lutte important, partagé par tous les manifestants. Mais nous venons de voir qu’il n’a pas encore suffi à gagner contre le pouvoir au service du capital.

 

Les grèves, affrontement direct avec l’exploiteur, sont restées limitées. On n’imagine pas tellement l’intérêt du gréviste sur son piquet de grève à s’orner du fameux autocollant, sinon à titre de défi. En situation, c’est évident qu’il mène la lutte des classes, qu’il sait ce que cela va lui coûter comme pression, perte de salaire, qu’il sait aussi ce que cela va rapporter à son équipe de travail, à ses collègues, à sa classe : le maintien, la conquête de droits, la dignité.

 

Le concept de lutte des classes, acquis du marxisme, revient avec l’évidence des contradictions du capitalisme. Quand l’idéologie dominante n’arrive plus à l’étouffer parmi les travailleurs, où est l’intérêt à le dévaluer au rang de slogan publicitaire dans des pratiques de lutte qui, malgré tout, restent limitées. 

 

Porter le badge dans une manif, c’est en fin de comptes un acte gratuit d’affirmation individuelle. 

 

Avec tous ceux qui ont la tentation de le porter, je souhaite participer pleinement à la lutte des classes pour mettre en échec le gouvernement, renverser le capitalisme. Pour cela, j’affiche un autocollant plus radical :

 

« Faire vivre et renforcer le PCF ! ».


Robin Matta, jeune militant communiste

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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 15:57

A l'affimation "le Front de gauche ne conduira pas à l'effacement du Parti mais lui donne une nouvelle raison d'exister", notre camarade Christiane Odetti de la section de Lavaur répond dans les Nouvelles du Tarn

 

Christiane_Odetti.jpg

L’expérience espagnole devrait nous faire réfléchir….

Les dirigeants du PC espagnol ont expliqué la même chose aux adhérents du PCE pour leur faire ratifier Izquierda Unida (front de gauche espagnol) : Izquierda Unida était présentée comme la réponse à la nécessité d’une dynamique unitaire(« on ne peut pas rester seuls »), les dirigeants mettant l’accent sur la faiblesse du Parti. Ils insistaient aussi sur la soi-disant autonomie à l’égard du PS, cela devait permettre de le surpasser aux élections... Le PCE dans l’IU ne s’est occupé que des élections et a délaissé les entreprises et les quartiers populaires. Et surtout les dirigeants du PCE assuraient que chaque parti resterait indépendant. Or, le port du badge PCE a été interdit aux militants et le PCE n’a plus présenté de candidat sous l’étiquette communiste. Au bout de 20 ans, le résultat en Espagne est un désastre : le PCE n’a que 12000 adhérents et Izquierda Unida ne fait que 3%. Autant dire que la droite et le PS sont tranquilles. Les travailleurs sont désarmés, ceux qui luttent n’ont pas de soutien politique. Certains communistes tentent aujourd’hui de reconstruire leur Parti. I.U. a provoqué l’effacement du PCE qui l’avait créée.

En France, nous pouvons déjà constater que le Front de gauche obtient aux régionales des scores nettement inférieurs aux candidats présentés par le PCF dans la quasi-totalité des cantons aux cantonales de 2008 (parfois la moitié des voix).Cette stratégie s’est traduite par la perte de la moitié de nos élus. Paradoxe pour une organisation qui n’a que des préoccupations électoralistes ! Quant à ses meilleurs scores , le FG les obtient dans les municipalités communistes.

L’auteur de l’article dans les Nouvelles du Tarn semble dire que le FG va favoriser la conscience de classe ; or c’est tout le contraire :le Front de gauche enferme le PCF dans les questions institutionnelles à tel point que nous passons tout notre temps à parler d’élections et que nous nous éloignons d’un parti de lutte de classe ; ainsi on s’affaiblit idéologiquement. L’union avec les « partenaires »du Front de gauche se fait sur des bases réformistes. Il faut savoir que le PCF et le Parti de gauche sont adhérents au PGE (parti de la gauche européenne) qui soutient en Grèce et au Portugal les organisations réformistes contre nos camarades du KKE (PC grec) et du PCP (PC portugais).

Le PCF n’a pas besoin du FG « pour se donner une nouvelle raison d’exister ». Le capitalisme a fait la preuve de sa faillite : il n’y a jamais eu autant de gens qui meurent de faim, la planète n’a jamais été autant en danger à cause de la loi du profit, il n’y a jamais eu autant de chômeurs (20 millions rien qu’en Europe). Régulièrement des salariés se suicident parce qu’ils ne peuvent plus supporter l’exploitation. Il faut rompre avec le capitalisme. La raison d’être du PCF est de donner aux travailleurs et chômeurs des outils de compréhension de la société , de favoriser l’organisation des luttes pour obtenir des résultats concrets et de proposer la construction d’une société faite pour l’homme et par l’homme, le socialisme. C’est en étant utile aux travailleurs que le PCF peut rassembler et se renforcer comme il l’a fait au moment de la Résistance.


Christiane Odetti

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 16:04

Woerth, PS et Verts, même combat ? (repris du site de nos camarades de jarny - 54)

 

 

Le 20 octobre, on se battait, en France, contre le projet Woerth, contre la remise en cause du droit de partir à la retraite à 60 ans avec 37,5 annuités, pour la défense du système de financement public par répartition.


Ce jour-là, que faisaient les députés européens du Parti socialiste et des Verts (dont Eva Joly, Daniel Cohn-Bendit, Harlem Desir)?


Ils votaient favorablement le point 77 d’une résolution, qui dit :


"Le grand krach éclaire d’un jour nouveau le défi démographique et celui du financement des retraites  

 

  • •le financement des pensions ne peut être entièrement laissé au secteur public, mais doit reposer sur des systèmes à trois piliers, comprenant des régimes de retraite publics, professionnels et privés, dûment garantis par une règlementation et une surveillance spécifiques destinées à protéger les investisseurs
  • •les retraites devront être réformées à l’échelle européenne pour contribuer à financer la solidarité intergénérationnelle
  • •l’allongement de la durée de vie soulève des questions transversales en termes d’organisation de la société qui n’ont pas été anticipées"

 
Les noms français de ceux qui, au PS, nous "vendent" pour 2012 leurs belles promesses sur le système de retraites apparaissent au procès-verbal du Parlement européen


N’oublions pas cette duplicité, nouvelle preuve du rôle joué par la social-démocratie partout en Europe : celui de servir loyalement les intérêts du Capital, bien loin des aspirations légitimes des peuples.

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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 10:07

Conseil national des 22 et 23 octobre 2010 


Intervention de Corinne Bécourt, fédération de l’Aisne

 

corinnebecourt

La situation est inédite depuis des années, très encourageante. Le besoin du PCF s’exprime fortement d’un PCF qui reste fidèle à sa raison d’être.

A Saint-Quentin, nous constatons, comme ailleurs, l’engagement dans la lutte d’un grand nombre de salariés, de jeunes, qui n’ont pas l’habitude de se mobiliser.

La résignation recule. L’acceptation que nous avions constatée du discours « travailler plus pour gagner plus » a disparu.

Dans leur recherche d’action et de perspectives, ils se dirigent vers les syndicats mais aussi spontanément vers le Parti. Les 40.000 tracts que nous venons de diffuser dans la période à la porte des boîtes et dans les quartiers sont lus, discutés. La banderole de la section rassemble largement au-delà de nous-mêmes dans les manifestations. Nous sommes comme des poissons dans l’eau dans les initiatives interprofessionnelles (avec forte participation des cheminots). Ce n’est vraiment pas le cas du PS.

 

Après ces semaines de lutte, ici, je me sens un peu déconnectée.

L’essentiel, c’est de peser de toutes nos forces dans la victoire possible et déterminante de la lutte présente pour les retraites, non d’envisager de nouvelles formes de recomposition politique de la gauche d’ici les présidentielles.

Commençons par défendre de façon claire et offensive les positions communistes avant de s’inscrire dans un processus de « programme partagé » aux contours « unitaires » incertains.

Méfions-nous aussi de tomber dans la personnification contre Sarkozy qui tend à faire diversion et à déplacer la perspective vers 2012 ! Mettons en évidence la place du Medef !

 

De ce que j’entends sur les cantonales, je comprends que l’on va enfin pouvoir avoir des candidats PCF localement. Cela me convient. Mais, il ne faudrait pas que le résultat national soit crédité au compte du Front de gauche.

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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 10:02

Conseil national du PCF des 22 et 23 octobre 2010

 

Intervention de Claude FAINZANG, fédération de Paris, résumé sommaire pour le supplément "Communistes" de l'Huma

 

claudefainzang

Encore des décisions du Front de gauche (communiqué de presse envoyé la veille!) la veille d’un CN qui entérine !

Etre à la hauteur de l’attente vis-à-vis du PCF. Etre clairs sur les propositions sinon c’est le PS qui gagne : retrait du projet, pas négociable, 60 ans avec les 37,5 annuités, fin des exonérations de cotisations patronales.

Affrontons de face le consensus PS-droite. Assez d’effacement du PCF au profit de l’illusion Mélenchon.

Cantonales : des candidats PCF (9% en 2008), ne pas laisser la moitié des élus comme aux régionales. Programme partagé: prétexte aux candidatures Front de gauche ? non, besoin de pousser des propositions communistes.

Logement : inquiète devant une adresse de l’ANECR. Aucun élu PCF ne peut accepter les surloyers.

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