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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 16:09

Pour ses vœux, Sarkozy a choisi de faire le tour des petites préfectures : Saint-Lô, Vesoul…

 

S’il croyait échapper à l’ébullition revendicative qui traverse le pays contre sa politique, il s’est trompé.

Enseignants et lycéens dans la Manche pour ses vœux au monde de l’éducation, salariés de l’industrie, des services publics, enseignants et lycéens ici aussi, retraités,… dans la Haute-Saône pour ses vœux aux forces vives de la nation : partout, la colère s’exprime devant sa politique qui fait le lit de la crise pour le monde du travail, le lit des profits pour les possédants.

A Vesoul, avec l’usine PSA, dans tout le département largement tourné vers cette industrie, l’avenir de l’automobile est au cœur des préoccupations. Le chômage partiel frappe beaucoup de ménages.

Sarkozy est arrivé plein de promesses d’aide et de cadeaux pour les constructeurs, ceux qui ont accumulé des dividendes pour les actionnaires, dépenser l’argent des investissements à racheter leurs propres actions en bourse, qui délocalisent au point de rendre déficitaire cette activité historique en France.

Les salariés sont décidés à ne pas laisser faire ce gâchis. Les communistes parmi eux non plus qui demandent une véritable relance basée sur la justice sociale et la réponse aux besoins, de véritables pouvoirs de contrôle pour les salariés, une rupture avec les choix en faveur du capital.
A Vesoul, la préparation du 29 janvier bat son plein!
Frédéric BERNABE, secrétaire de la fédération, membre du CN du PCF, au coeur de la manifestation.

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22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 12:32

Un compte-rendu de la première réunion du nouveau Conseil départemental du PCF Paris, le 13 janvier. Par B. Landais.

 

Pour ce qui est du rôle de direction de CD, cette première réunion a tout de suite marqué la volonté de verrouillage de Patrice Bessac et de son équipe.

 

1- Court-circuiter le Conseil Départemental

 

A l’ordre du jour figurait l’élection de l’exécutif départemental.

 

Dans son rapport introductif, Patrice Bessac a annoncé la couleur et la forme de verrouillage politique retenue.

Les prises de décision au niveau fédéral se feront dans quatre instances différentes :

-          le CD (Conseil Départemental)

-          le CED (Conseil Exécutif Départemental)

-          la réunion des secrétaires de section

-          la « coordination départementale »

 

Au sommet de la « pyramide » : la « coordination » a seule été élue. Elle regroupe neuf personnes, à qui sont attribuées des tâches précises. Elle se réunira toutes les semaines. Autant dire que c’est le véritable exécutif et la véritable direction politique.

  

L’élection de la coordination (11 voix contre) s’est déroulée sans débat sur les noms proposés. Un camarade a cependant dénoncé les pratiques de cooptation que révélait cette procédure et l’absence totale de contrôle du CD sur l’efficacité du travail mené par chacun. Alors que Patrice Bessac soulignait lui-même, dans son rapport, que « personne ne pouvait être satisfait de la manière dont fonctionnait le parti à Paris jusqu’à maintenant », les noms proposés pour l’animer quotidiennement sont étrangement similaires à ceux de l’exécutif sortant. Nous y retrouvons une écrasante majorité de camarades qui s’étaient prononcés pour la « métamorphose » du PCF, contre l’avis majoritaire des communistes. Rappelons que le secrétaire fédéral, Patrice Bessac, est lui même président de la commission nationale chargée de donner une « orientation et un contenu » à cette métamorphose.

 

Avant le congrès, exécutif et coordination étaient confondus. Au mépris de toutes les règles démocratiques, le CED n’a pas été élu lors du premier CD. Son élection est reportée au mois de février et son élaboration est laissée à l’initiative de la seule coordination.

 

Normalement, la réunion des secrétaires de section doit s’occuper prioritairement de prendre des dispositions pratiques. Cela ne semble plus devoir être le cas.

 

Le Conseil Départemental, statutairement le lieu du débat et des décisions politiques au niveau fédéral, est donc court-circuité par trois autres instances où la direction est certaine d’obtenir une adhésion sans réserve à toutes ses initiatives, de ne rencontrer aucune contradiction.

Nous y voyons une manœuvre clairement destinée à verrouiller le débat, en particulier à écarter de la décision les membres du CD qui s’opposent clairement à la poursuite de la stratégie de dilution du Parti, dont ceux élus sur la liste alternative « faire vivre et renforcer le PCF » qui avait obtenu 18% des voix au congrès départemental, malgré le filtrage des délégués.

Autres preuves de la marginalisation du CD dans l’organisation du parti à Paris : la brièveté du temps laissé à la discussion (1h15) et la rareté des réunions prévues (3 d’ici les vacances d’été ! et aucune entre le 25 mars et le 27 mai).

Pire : le relevé de décision envoyé à l’ensemble des adhérents le surlendemain de la réunion prévoit que les prochains CD seront organisés de manière à ne laisser que 30 minutes (sic!), pas plus, à la discussion. Rappelons que le CD élu compte tout de même 89 membres.

 

La direction fédérale a donc clairement choisi de faire sans le CD, par peur de l’échange et des propositions politiques que nous pourrions susciter, en opposition avec sa stratégie liquidatrice.

Elle souhaite garder les mains libres pour mener la même politique de destruction progressive de ce que représente le parti, de calculs électoralistes et de recomposition politique « à gauche ».  Loin du  rôle qu’il doit jouer dans le combat de classe.

 

2) Priorité absolue aux élections européennes

 

Dans une courte partie consacrée au mouvement social, Patrice Bessac a mentionné les « grandes initiatives » des 22, 23 et 24 janvier, censées préparer la journée de mobilisation du 29 janvier, autour des 6 axes politiques annoncés nationalement.

Nous n’avons pratiquement pas eu de temps pour en discuter, à partir de nos expériences dans les entreprises et les quartiers : ce qui aurait dû être au centre du CD. Le parti ne peut pas se contenter d’être « aux côtés » de ceux qui luttent, de tenir des réunions de la « gauche », les élus de se montrer.

Quels axes de mobilisation précis, immédiats, quelles initiatives pour donner une perspective politique aux luttes ?

 

La priorité absolue du PCF 75 ne se situe pas là mais dans la préparation des élections européennes de juin, sujet qui a occupé plus de la moitié du rapport et des débats.

Prétendant appliquer des décisions du congrès (!), les dirigeants départementaux ont appelé à investir « toute notre énergie » dans la constitution d’un « front progressiste européen » au niveau local. Sans craindre le paradoxe, plusieurs d’entre eux ont affirmé que la décision arrêtée au CN du 24 octobre et qui sera précisée lors d’une nouvelle séance du CN, le 7 février, doit être suivie d’effet dans les plus brefs délais dans les sections sans quoi elle resterait un simple « accord de sommet ». La faute aux militants !

 

Au niveau fédéral, plusieurs initiatives « ambitieuses » sont déjà prévues pour forcer l’enthousiasme des communistes et de la population pour cette stratégie électorale :

- Une commission, présidée par Ian Brossat, est chargée de lancer rapidement la constitution des « fronts progressistes européens » à Paris sur la base d’un appel de « personnalités » : « 500 Parisiens pour changer l’Union européenne »

- Autour de la Saint Valentin (14 février) une « grande fête de l’Europe sociale » (banquet, bal, débat), avec un objectif de 500 couverts, est prévue

 

Force est de constater que les contours et les objectifs de ce « front progressiste européen » n’ont jamais été ni définis ni discutés. L’ambiguïté a été maintenue entre la constitution d’une alliance électorale et le lancement d’une dynamique plus générale de recomposition politique dont les Européennes ne seraient qu’une étape.

Néanmoins, les discours de certains dirigeants fédéraux (Patrice Bessac, Nicole Borvo, Ian Brossat) ont laissé transparaître une volonté claire de s’engager dans un processus de constitution d’une nouvelle force politique. Patrice Bessac a ainsi encouragé les membres du CD à « conforter les unitaires » à l’intérieur du congrès du NPA à travers un travail de popularisation de la stratégie pour les Européennes.

Devant l’inquiétude de beaucoup de camarades face aux manœuvres de récupération du PdG et de Jean-Luc Mélenchon, il a été répondu que la tête de liste en Île-de-France serait membre du PCF (les négociations sont déjà bouclées !).

Nous avons aussi été chaudement encouragés à nous montrer à la pointe de la campagne et des initiatives unitaires pour les Européennes. Il est donc apparu où se situait clairement la préoccupation principale des dirigeants fédéraux.

Le silence des participants concernant les luttes contrastait de manière frappante avec l’enthousiasme affiché pour la préparation des élections européennes.

 

Pour l’un, il s’agit, pas moins, de se lancer à la « conquête de l’Europe ». Pour une autre, il suffit de « mettre plus en valeur le travail que font nos élus ». Tout l’avenir du parti semble subordonné à l’élection européenne.

La tonalité générale du débat est restée politicienne et électoraliste. Certaines interventions faisaient penser à un retour aux beaux jours des « collectifs antilibéraux », lorsqu’il s’agissait de commenter sans fin les manœuvres d’appareil des uns et des autres.

 

Les élections européennes sont aussi le moyen de mettre en avant un projet clairement réformiste autour du mot d’ordre de la « construction de l’Europe sociale », assorti de « contenus ambitieux », refusant le « rejet stérile » de l’UE.

A l’intérieur même du parti, une grande campagne de formation sur l’UE a été proposée par plusieurs intervenants afin de rendre plus familier aux adhérents le fonctionnement des institutions européennes.

 

Tout est cohérent. La priorité donnée à une mobilisation électorale sur un projet clairement réformiste s’intègre dans la poursuite de la stratégie d’effacement du Parti : travailler à la constitution d’une nouvelle force « à gauche » sur des revendications toujours en recul tout en favorisant la démobilisation sur le front des luttes qu’aurait pu mener le parti.

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22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 12:05

Un compte-rendu du 1er Conseil départemental du PCF-Hérault, par Aimé Cuquet (section de Béziers)

Le nouveau Conseil Départemental issu du dernier Congrès Départemental s'est tenu le 14 janvier 2009. La convocation portait à l'ordre du jour: «bilan du Congrès National, compte rendu du Conseil National (10.01.09) et initiatives politiques à prendre pour 2009 ». La section de Béziers avait trouvé étonnant qu'il n'y soit pas inscrit l'élection du collège exécutifet avait demandé par courriel son inscription à l'ordre du jour.

Dès l'ouverture de la séance, le secrétaire départemental, Jean-Louis Bousquet a rappelé la situation à ce sujet et a ouvert le débat. Les conseillers départementaux issus de la section de Béziers ont simplement demandé le respect de l'article 7.5 des statuts du Parti Communiste qui stipule: « Un comité exécutif départemental, un comité exécutif national sont élus par l'instance concernée sur la proposition de la ou du secrétaire. Afin d'élaborer collectivement ces propositions, le ou la secrétaire s'entoure d'une commission représentative du Conseil Départemental ou National, élue par ces instances ».

Le secrétaire départemental a estimé qu'il n'y avait pas besoin de réunir la commission prévue par les statuts et que le conseil départemental pouvait jouer ce rôle. Il a présenté une liste de 15 camarades sur laquelle aucun membre représentant notre texte alternatif ne figurait. Par contre Arnaud Carpier qui a été candidat au conseil national sur la liste de Marie-Pierre Vieu, métamorphose du Parti y était ainsi que Thierry Angles.

Dans la discussion qui a suivi, nous avons insisté sur la nécessité de la diversité pour mieux rassembler comme le recommande les statuts du Parti, en son article 7 : « Toutes les instances du Parti sont constituées à parité hommes/femmes. Elles doivent être représentatives de la diversité du Parti, de la société – notamment métissage, jeunesse, résidents étrangers. L'efficacité de ces instances repose sur la volonté de travailler ensemble dans la diversité des approches, des sensibilités. Dans toutes les instances du Parti, la rotation et la limitation du cumul des responsabilités sont organisées. En règle générale, l'exercice d'une même fonction exécutive est limité à 9 ans ». Des camarades d'autres sections ont également soutenu ces positions correspondant aux statuts. D'autres se sont étonnés de la présence Arnaud Carpier et de Thierry Angles sur cette liste. Une camarade a trouvé anormal le cumul de mandat de la part des principaux dirigeants notamment électif. Par contre, par exemple, François Liberti, et c'est déroutant, a déclaré «se foutre des statuts et qu'il faisait ce qu'il voulait...»!

Jean-Louis Bousquet s'est accroché à la présentation de sa liste, sans modification, et a précisé que s'il y avait une autre liste en présence, il n'était pas prévu dans les statuts de répartition à la proportionnelle! Quand ça l'arrange les statuts sont appliqués! Cela ne servait donc à rien de présenter une liste alternative compte tenu de la formation du conseil départemental. Nous pouvions compter sur les voix des huit conseillers de la section de Béziers. Le résultat du vote est allé au delà de nos espérances. Il avait lieu à bulletin secret.

Le conseil départemental est formé de 69 membres qui ont le droit de vote: 64 membres du CD et 5 membres de la commission de contrôle financier. Il y avait 53 présents. La liste présentée par Jean-Louis Bousquet a obtenu 33 voix. Ne l'ont pas adopté: 20 camarades, soit par bulletins nuls ou blancs. Le comité exécutif a été seulement élu par 47,8% des membres du conseil départemental; «Acta est fabula».

J'emprunte à Jean-Jacques Karman, en guise de conclusion, sa réflexion sur l'exécutif du Conseil National qui va comme un gant à l'exécutif départemental «Il est inquiétant que l'idée de la métamorphose du PCF ne soit pas morte pour certains membres de cet exécutif. Le monolithisme, enfanté hier par le stalinisme, est aujourd'hui le meilleur allié de l'immobilisme réformiste. Face à la crise du capitalisme, tout le monde reconnaît que Karl Marx avait raison. Alors utilisons le marxisme comme «boussole» pour renverser ce vieux monde pourri, y compris pour un meilleur fonctionnement du PCF».

Aimé COUQUET

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21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 14:31

Nous publions ci-dessous une interview de Oliviero Diliberto, secrétaire du Parti des communistes italiens (PdCI), publiée dans le quotidien Il Manifesto du 10 janvier.

Diliberto appelle les dirigeants du Parti de la Refondation communiste, le PRC, dont le nouveau secrétaire général Ferrero, à unir leurs listes à celle du PdCI et à créer les conditions d’une réunification du mouvement communiste en Italie.

Pas de réponse positive, pour l’instant, du côté de la direction du PRC, confrontée à des débats internes houleux et à une entreprise de division interne.

Depuis la défaite de la ligne liquidatrice au congrès de juillet 2008 en effet, ses tenants, dont Nicky Vendola, élu de la région des Pouilles, soutenu par Fausto Bertinotti, mènent un véritable travail de sape au sein du PRC.

Dans sa complexité, avec ses différences, la situation de nos camarades italiens ne peut que nous instruire.

Vivelepcf – traduction par AC

 

Diliberto: « réunissons-nous, le temps presse »

 

L’association « Pour la gauche »[1] est née. Les partisans de Vendola toutefois éloignent l’idée d’une scission d’avec le Prc. Oliviero Diliberto, est-ce donc aussi l’hypothèse de l’unité des communistes Prc-Pdci aux européennes qui s’éloigne?

Je n’entre pas dans les débats internes au Prc, que j’observe avec respect mais aussi avec une certaine appréhension, étant donné que leur issue aura des conséquences pour toute la gauche. Notre ligne est simple : pendant ce temps nous essayons de réunir les deux partis communistes. C’est amusant de voir que ceux qui veulent unir toute la gauche ne souhaitent pas la réunification des deux partis communistes, les deux forces les plus proches politiquement. Bien sûr, je ne souhaite pas la scission : je voudrais que tout Rifondazione s’unisse avec nous.

 

Votre ligne est celle du congrès du Pdci. Mais celui du Prc, houleux, a voté pour aller aux européennes avec son propre logo : c'est là une autre ligne politique, distincte. Pour en changer, ne devraient-ils pas convoquer un nouveau congrès?

Un autre congrès serait une farce, un suicide. Est-ce bien raisonnable de continuer à discuter de nous-mêmes alors que Berlusconi transforme radicalement le visage de la démocratie italienne? Et alors que le Pd est tiraillé entre quatre ou cinq lignes différentes en son sein, y compris en ce qui concerne les alliances? Nous devons mettre en place une force en mesure de répondre à l’exigence  qui vient de la base, d’une vraie opposition. Le mois d’octobre – les manifestations du 11, du 25 et celle, immense, du 30 sur l’école – nous met devant un problème qui est aussi une occasion unique : celle d’être à la hauteur de la demande de luttes qui vient de notre peuple. Partons de l’unique élément dont nous sommes sûrs : l’arc-en-ciel[2] a été un fiasco. Celui qui veut retenter l’expérience vit en dehors du monde. Il n’y a pas d’espace politique entre les communistes et le Pd. Nous avons pu le vérifier même avec le vote des siciliens : à Catane le Pdci seul a fait un meilleur score que l’arcobaleno. Et je parle de Catane parce que c’est la ville de Claudio Fava, le porte-parole national de la Gauche Démocrate.

Nous avons lancé notre proposition : maintenant c’est à Rifondazione d’agir. Arriver à la veille des européennes sans un projet politique signifie refaire une alliance électoraliste. Donc, perdre à nouveau. Si l'on désire refaire l’arc-en-ciel, de manière explicite ou déguisée, nous irons seuls.

Ferrero dit : on en parle en février

Je respecte et je comprends l’agitation interne au Prc. Je ne veux pas non plus poser de problèmes à Ferrero. Mais le temps presse. J’invite donc les camarades de la majorité du Prc à donner une réponse. Il y a des moments où les groupes dirigeants doivent prendre leurs responsabilités.

 

J’insiste: mais le Prc a fait le choix, au Congrès, d’y aller avec son propre logo.

La politique va de l’avant, elle ne s’arrête pas aux congrès. Et tout de même l’idée de se présenter aux européennes sous deux logos aussi semblables est grotesque. Imaginons qu’ensuite s’ajoute un troisième parti de gauche avec son logo…

 

A propos : pensez-vous à revenir ensemble à « la faucille et au marteau »?

Le problème est moins graphique que politique. Et de toute façon, si je lançais ce type de proposition maintenant, je me disqualifierais. Le Pdci envisagera sans a priori toutes les hypothèses…

 

Claudio Grassi, numéro deux du Prc, dit : « nos listes sont ouvertes… »

Justement, nous envisagerons sans a priori toute hypothèse, sauf celle de demander aux communistes italiens d’y aller sous le sigle de Rifondazione, évidemment. Grassi le sait bien.

 

Pour le Prc et le Pdci, se remettre ensemble après dix ans, n’est-ce pas vouloir revenir en arrière?

Non, beaucoup de choses se sont passées depuis. C'est tout un cycle politique de dix ans qui s’est achevé en 2008 avec le désastre de l’arc-en-ciel. Maintenant, nous pouvons regarder de l’avant. Mais avant tout, nous devons vérifier si la majorité du Prc veut cette réunification.

 

L’actuelle majorité du Prc a soutenu le secrétariat de Bertinotti et de Giordano. Un parcours politique franchement éloigné du votre : je pense au choix de la non-violence, de la Gauche Européenne, au rapport avec Cuba…

Mais aujourd’hui dans la majorité il y a deux groupes déterminants qui ne partagent pas ces choix.

 

Celui qui dit que la ligne du Prc est globalement celle du courant Essere Communisti[3] a-t-il raison?

J’étais seulement en train de dire qu’on est en train de redistribuer les cartes. Et le secrétariat de Ferrero ne peut pas s’inscrire dans la continuité de celui de Bertinotti. De toute façon, ce qui nous unit l’emporte largement sur ce qui nous divise. Et avec ce qui se passe en ce moment, on ne va pas se mettre à couper les cheveux en quatre…

 

A la gauche du centre-gauche, vous aviez la « tendance culturelle » la plus unitaire. Pourquoi aujourd’hui vous ne croyez pas à la possibilité d’une alliance avec le Pd?

Ce centre-gauche n’existe plus. Le choix du Pd a creusé un fossé avec la gauche. Ce n’est pas dit que les choses restent comme ça pour toujours mais, pour demain, un rapport éventuel avec le Pd passe par la défaite des dirigeants actuels. Aux prochaines législatives nous évaluerons la situation au cas par cas, en fonction de nos programmes respectifs.  

Parmi ceux qui veulent l’alliance avec le Pd il y a votre minorité actuelle.

Minorité qui – notez-le – contrairement à celle du Prc, qui a obtenu 48%, n’a fait que 13%. Leur choix est suicidaire, mais le suicide est le choix personnel de celui qui le commet.

 

Pourquoi tenez-vous tant à la faucille et au marteau? N’est-ce pas un symbole « exclusif », d’un passé lointain qui éloigne certains du parti, même incompréhensible pour les étudiants qui se mobilisent ces jours-ci?

Plutôt que cette politique mièvre où tous tendent à se ressembler, je crois que c’est mieux d’avoir une identité forte. J’invite tous à regarder ce qu’il se passe hors d’Italie. Quand les jeunes crient « un autre monde est possible » ils ne demandent pas une politique « réformiste » mais une société radicalement différente.  Peut-être ce sont des communistes qui s’ignorent. Nos chemins peuvent se rencontrer. Mais si même nous abdiquons l’idée de changer le monde, nous ne les rencontrerons jamais.

 

 

Notes :

[1] Association créée par les partisans de Nichi Vendola en décembre 2008 destinée à servir de première étape vers la constitution d’un grand parti de la gauche

2 Coalition des quatre partis de la gauche italienne (Pdci, Prc, Verts, Gauche démocratique), mise en place pour les élections de 2008 qui a connu un sévère revers électoral

3 Courant de Claudio Grassi, oscillant entre acceptation tacite des choix bertinottiniens d’unité de la gauche (qui aboutit notamment à la scission de l’Ernesto) et posture critique au nom de la conservation de l’identité communiste. Sa politique d’alliance avec l’aile-gauche de l’ancien groupe dirigent (Ferrero) joua un rôle décisif dans la défaite des Bertinottiens et des Vendoliens.
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21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 11:22

                         Aux camarades de la section nord-Essonne

 

On peut tirer de nombreux enseignements du 34ème congrès mais il en est deux qui me semblent dominer tous les autres:

- Le premier, c’est que la volonté majoritaire des communistes de continuer et de renforcer le PCF s’est exprimée fortement et l’a emporté, au moins pour un temps, sur les partisans de sa liquidation.

Le but recherché par les refondateurs, était d’amener le congrès à décider la création d’une autre organisation qui, pour être efficace, devrait être totalement différente du PCF, tant du point de vue idéologique, qu’organisationnel. C’était là selon eux, le seul moyen de battre la droite et aussi de poursuivre leur engagement communiste ! Ils n’ont  pu atteindre leur objectif et la grande majorité les délégués, y compris parmi ceux qui ont voté pour la base commune amendée, ont exprimé leur désir de continuer et de renforcer le Parti. Il est encourageant de constater que cette exigence, majoritaire à la base depuis toujours, l’est devenue aussi jusqu’au Conseil national, même si des arrière- pensées persistent chez un certain nombre de dirigeants.

- Le second enseignement est que la démocratie dans le Parti a été violée une fois de plus :

Il n’est pas normal en effet que les 40 % des adhérents qui ont voté pour les bases alternatives ne soient représentés : au congrès que par 10 % des délégués, au Conseil national par à peu près 6 % de ses membres, et totalement exclus du Comité exécutif. Par contre les « refondateurs » très minoritaires, et qui n’ont pas osé soumettre au vote leur texte alternatif, sont représentés par plus de 16 % au C.N et par au moins trois de leurs dirigeants au Conseil exécutif.

Est-ce là respecter la volonté des adhérents ?

Le PCF revendique depuis toujours la représentation proportionnelle dans toutes les élections mais il ne l’applique pas dans ses rangs !

Gageons cependant que sous la pression des communistes la démocratie finira par s’imposer dans toutes les structures et à tous les échelons du Parti.

On peut penser aujourd’hui que les conditions sont réunies dans les cellules, dans les sections, dans les fédérations et jusqu’au Comité national pour resserrer les liens de fraternité et de confiance entre tous les camarades qui veulent faire vivre le PCF et le renforcer en toute démocratie et en parfaite harmonie avec les changements intervenus en France et dans le monde.

Un gros travail attend la section : Convaincre les camarades qui se sont éloignés du Parti de la nécessité de le réintégrer, recruter de nouveaux adhérents, reconstituer les cellules d’entreprises et de quartier, poursuivre et accentuer notre action aux cotés des travailleurs et de la population.

Chaque jour l’actualité nous confirme combien le renforcement du Parti est indispensable et aussi les grandes possibilités qui s’ouvrent à lui.

 

J. Molina

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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 15:49

Après le Conseil national du 9 janvier, faire vivre et renforcer le PCF !

  

Communiqué de 17 membres du Conseil national du PCF (mis en page - cliquez)

 

Marie-George Buffet a choisi d'exclure les signataires du texte 3 qui avait recueilli 25% du vote des communistes – du comité exécutif national.

La direction du parti laisse donc de côté les plus déterminés à faire vivre le PCF.

Ce choix affaiblit le Parti communiste et sème le doute quant à la volonté de la direction de mettre en oeuvre les orientations décidées par les communistes. Dans le même temps, Marie-George Buffet a choisi de constituer son exécutif avec plusieurs partisans de « la métamorphose », issus notamment de la liste conduite par Marie-Pierre Vieu.

La préparation du congrès, les votes du 29 et 30 octobre, les réunions de sections, conférences départementales et le congrès lui-même ont montré, en dépit de bien des manœuvres, la montée en puissance de l’exigence communiste dans notre parti.

En cela la majorité des communistes fait écho à l’état d’esprit d’une grand partie de la population qui face à la crise globale du capitalisme cherche une autre voie que les différentes gestions sociales-démocrates successives aux marges du capitalisme.

Hélas, rabougri autour de Marie Georges Buffet, le groupe dirigeant n’a à nouveau rien voulu entendre du mouvement. Il vient de décider, en dépit de notre proposition de prendre toutes nos responsabilités à tous les étages, de s’appuyer sur une frange ouvertement liquidatrice qui n’a pas eu le courage de solliciter les suffrages des communistes, dont il est par conséquent difficile de mesurer l’implantation réelle dans le parti.

Cette violation manifeste des principes démocratiques élémentaires a immédiatement été sanctionnée par 42 % d’opposition à ce choix lors du vote dans le CN.  Sur les 148 votants lors du CN du 9 janvier, 60 ont voté nul, soit 42 %. Nous avons un exécutif élu par 88 membres du CN sur 230. Sa légitimité est donc toute relative.

La dernière partie du CN, consacrée au plan d’action a été réduite à la portion congrue : une petite heure de discussion. Sur ce qui préoccupe le plus les communistes : la convergence des luttes et les perspectives politiques qu’elle porte, on ne nous a proposé qu’un catalogue de mesures réformistes, très en dessous des possibilités et des attentes. Plusieurs membres du CN, au delà de nous, ont exprimé l’exigence d’une ligne plus offensive, plus anti-capitaliste, avec des propositions précises.

 

Renforcer le PCF, une exigence de notre temps.

Dans ce cadre là, nous appelons chaque communiste quel que soit son  niveau d’engagement dans le parti à revendiquer partout, à prendre et à assumer chaque fois que cela sera possible toutes ses responsabilités dans le fonctionnement et les tâches de direction du parti.

Il y va de la restructuration unitaire du PCF et du devenir même de notre organisation, toujours décisive dans l’affrontement de classe en France : les manifestations contre la tuerie à Gaza et la préparation du 29 janvier le montrent.

 

 

Les 17 élus de la liste « Faire vivre, renforcer le PCF, une exigence de notre temps » :

 

Corinne BECOURT (Aisne) ; Paul BARBAZANGE (Hérault); Floriane BENOIT (Isère) ; Dominique NEGRI (Isère) ; Christian TABAGLIO (Meurthe-et-Moselle) ; Marie-Christine BURRICAND (Rhône) ; André GERIN (Rhône) ; Frédéric BERNABE (Haute-Saône) ; Emmanuel DANG TRAN (Paris) ; Claude FAINZANG (Paris) ; Pasquale NOIZET (Paris) ; Fabienne DEBEAUVAIS (Somme) ; Eric JALADE (Tarn) ; Jean-Pierre MEYER (Var) ; Caroline ANDREANI (Seine-Saint-Denis) ; Jean-Jacques KARMAN (Seine-Saint-Denis) ; Alain DE POILLY (Val-de-Marne)

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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 14:47

Retour sur l’élection du Conseil national au congrès

 

L’élection du nouveau CN et sa composition sont une bonne expression du bilan du 34ème congrès :

 

1-     La direction sortante a réussi à rester entièrement à la tête de l’appareil, à contrôler très largement le nouveau CN, avec l’objectif, aussitôt remis en chantier, de forcer la poursuite de la stratégie de dilution du Parti et de son identité.

2-     Devant l’opposition latente des communistes, qui ont exprimé massivement une volonté contraire, elle a dû manœuvrer à toutes les étapes du congrès. Pour l’élection du CN, elle a ainsi tactiquement composé une « vraie-fausse » liste alternative.

3-     Mais, malgré ses entreprises, elle n’a pas réussi à éliminer la représentation du mouvement qui monte dans des cellules, sections et fédérations et commence à se coordonner pour faire vivre et renforcer le PCF, malgré sa stratégie.

 

Les données du Congrès national étaient faussées d’avance. Nous le savions. A la suite des filtrages successifs dans les congrès de section et départementaux, la direction sortante disposait du soutien d’une très large majorité des délégués : de 80 à 90%. 

Mais la réalité de l’état du Parti n’en demeurait pas moins. Le texte de résolution, déjà délibérément ambigu, n’avait obtenu que 60% lors du vote bâclé des 29 et 30 octobre. Le résultat de l’Assemblée nationale extraordinaire de décembre 2009, rejetant toute perspective de liquidation du Parti restait aussi valide.

 

Se diviser pour mieux régner !

 

Dans ce contexte, la direction sortante a choisi de se répartir les rôles depuis l’ANE pour redonner une image de positionnement « central » à l’équipe autour de MG. Buffet. Cela s’est retrouvé jusqu’à l’élection du CN.

 

Les clans « refondateurs » et « communistes du 21ème siècle » (! comprenant les amis de Gayssot) se sont réunis pour défendre la partition de la « transformation » du Parti jusqu’au bout, de la « métamorphose ». Ils ont déposé une liste alternative conduite par Marie-Pierre Vieu. Elle a obtenu les suffrages de 16% des congressistes et 29 élus au CN.

 

Le reste de la direction sortante (Buffet, Pierre Laurent, Bessac…) s’est du coup fait passer dans la presse comme tenant d’une « réaffirmation identitaire du PCF ». On croit rêver !

Les masques n’ont pas tardé à tomber. Trois élus de la liste Vieu (Calabuig, Lorand et Vieu elle-même) se retrouvent côte-à-côte, aujourd’hui comme hier, dans le nouveau Comité exécutif national, élu au CN du 9 janvier, aux côtés des dirigeants élus sur la « liste commune ».

 

Une liste « commune » très homogène.

 

La liste proposée par la commission des candidatures, conduite par Buffet, est arrivée en tête au congrès avec 68%. Ella a donc été intégralement élue avec ses 178 membres.

 

Les statuts précisent : « La composition de cette liste doit assurer la juste représentation des différentes opinions exprimées dans les débats».

 

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils n’ont pas été suivis. La liste comprenait, en très grande majorité des sortants, qui ont avalisé les précédentes étapes de la stratégie de liquidation. Y figuraient aussi la plus grande partie de la direction exécutive sortante dont tous ceux qui ont signé l’appel de Cohen-Seat « nommer ce que nous voulons », au lendemain du vote sur la base commune, pour pousser, eux aussi, la « métamorphose »*.

 

Tout est bon pour éliminer une « diversité » dangereuse !

 

Une quarantaine de candidatures au CN de camarades signataires du texte alternatif « faire vivre et renforcer le PCF » étaient remontées à la Commission des candidatures. Rien n’y a fait : que ces camarades soient dirigeants de section, de fédération, militants d’entreprise, membres sortants du CN ou candidats présentés par leur congrès départemental, leurs candidatures ont été balayées dès la « commission de transparence sur les candidatures » du 9 décembre.

 

Sur les 166 noms alors retenus, seuls figuraient des camarades du Pas-de-Calais, responsables de la deuxième plus grosse fédération de France qu’il n’était pas aisé d’évincer.

Comme cela s’est confirmé par la suite, la tentative de négocier avec Marie-George Buffet une « juste » représentation, comme certains l’ont entamée, ne pouvait conduire qu’à laisser la direction sélectionner quelques opposants alibis.

 

Au premier soir du congrès le 11 décembre, la Commission des candidatures n’a pas fait évoluer la liste.

Le 12 décembre, nous mettons méthodiquement au point notre liste alternative et la déposons. Nous décidons collectivement du principe que nous ne la retirerons que si les 20 premiers noms, au moins, sont intégrés à la liste « commune ».

 

Le 13 décembre, la dernière réunion de la Commission se conclut par un refus et un procès en règle contre plusieurs de nos camarades par des responsables de fédération visiblement paniqués à l’idée qu’ils puissent avoir le même statut de membres du CN qu’eux.

Le même soir, une fin de non recevoir est également adressée à Nicolas Marchand, évincé sans raison avouable et qui a également constitué une liste avec Paul Boccara.

 

Le 14 décembre, dernier jour, les conditions d’une fusion entre les deux listes sont envisagées, dans le respect des positions de chacun, pour ne pas donner l’image d’un éclatement de l’opposition au congrès. Elle se révèle techniquement infaisable en si peu de temps.

 

Au final, la liste Marchand a obtenu 5,62% et 9 sièges.

Notre liste a obtenu 10,26% et 17 sièges.

 

Nous aurions dû avoir une 18ème élue mais la direction s’est efforcée, à grand peine, d’invalider certains de nos candidats, suivant des procédés écœurants de rappels individuels les deux jours suivant le congrès.

 

Avec quelques autres dans le CN, les 17 élus de la liste, confortés dans leur travail de responsables de fédération et de section, s’efforceront de donner une visibilité nationaleaux les communistes qui se battent dans leurs organisations de base pour « faire vivre et renforcer le Parti, comme c’est une exigence de notre temps », avec, sans ou malgré la stratégie de la direction reconduite.

 

Les 17 élus de la liste alternative :

 

02 – Aisne : Corinne BECOURT, 45 ans, travailleur social, bureau de section de Saint Quentin

34- Hérault : Paul BARBAZANGE, 57 ans, directeur d’école retraité, secrétaire de la section de Béziers

38- Isère : Floriane BENOIT, 60 ans, journaliste, bureau de section de Fontaine

38- Isère : Dominique NEGRI, 50 ans, fonctionnaire des Impôts, secrétaire de la section de Saint-Martin d’Hères

54- Meurthe-et-Moselle : Christian TABAGLIO, 60 ans, chaudronnier, enseignant en lycée professionnel, bureau de section du Jarnisy

69- Rhône : Marie-Christine BURRICAND, 50 ans, fonctionnaire territoriale, conseillère générale, bureau de section de Vénissieux

69- Rhône : André GERIN, 62 ans, député maire, section de Vénissieux

70- Haute-Saône : Frédéric BERNABE, 54 ans, ouvrier chauffagiste, secrétaire de la fédération

75- Paris : Emmanuel DANG TRAN, 36 ans, employé, secrétaire de la section de Paris 15ème

75- Paris : Claude FAINZANG, 61 ans, professeur de mathématiques retraitée, comité de section de Paris 19ème

75- Paris : Pascuale NOIZET, 54 ans, réalisatrice-monteuse, section Paris 20ème

80- Somme : Fabienne DEBEAUVAIS, 58 ans, employée chez Peugeot, bureau de section d’Amiens

81- Tarn : Eric JALADE, 39 ans, professeur d’histoire-géographie, secrétaire de la fédération

83- Var : Jean-Pierre MEYER, 5? ans, employé à la CPAM, direction de section de Ouest-Var, bureau fédéral

93- Seine-Saint-Denis : Caroline ANDREANI, Aubervilliers, groupe « Gauche communiste »

93- Seine-Saint-Denis : Jean-Jacques KARMAN, 62 ans, conseiller général, Aubervilliers, groupe « Gauche communiste »

94- Val-de-Marne : Alain DE POILLY, 64 ans, Ingénieur, comité de section de Fontenay-sous-Bois

 

 

 

*Les signataires, élus au CN, du texte « nommer ce que nous voulons » pour pousser au fond la destruction du Parti : François Auguste, Nicole Borvo, Sophie Celton, Patrice Cohen-Séat, Jean-Marc Coppola, Pierre Dharréville, Elisabeth Gauthier, Brigitte Gonthier-Maurin, Fabienne Haloui, Alain Hayot, Gérard Mazet, Marjolaine Rauze…

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12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 09:50

Conseil national du 9 janvier 2009, discussion sur le nouveau Comité exécutif national.

 

Intervention d’Emmanuel Dang Tran, fédération de Paris


La proposition, qui tombe cette après-midi, de composition du Comité exécutif national n’est pas acceptable. Le problème n’est pas que le nouveau CEN soit plus resserré et plus homogène que le précédent. C’est qu’il est blindé et que la cohérence politique qui unit la quasi-totalité de ses membres va à l’encontre de ce que les communistes viennent d’exprimer et de décider, de leurs attentes.


Dans la longue période de 18 mois, depuis l’échec total de la stratégie de la direction sortante en 2007 jusqu’au congrès qui devait avoir un caractère extraordinaire, les communistes se sont prononcés pour la défense de l’existence du Parti, pour qu’il retrouve son identité, sa combattivité, son indépendance. Ils l’ont dit à l’Assemblée nationale extraordinaire de décembre 2007. Ils l’ont redit dans la préparation du congrès, sans ambiguïté malgré les modalités biaisées de son organisation.


Voilà que nous retrouvons dans la nouvelle équipe ceux qui ont décidé et appliqué la stratégie de l’échec et ceux, le plus souvent les mêmes, qui se sont prononcés pour la « métamorphose », le « dépassement », en fait la disparition du Parti et de ce qu’il représente. On retrouve ceux [refondateurs notamment] qui le répètent ouvertement depuis des années [mais qui n’ont pas osé soumettre leur texte au vote des communistes]. On retrouve ceux qui ont lancé un appel dans le même sens, après le vote des communistes [texte initié notamment par Cohen-Séat]. On retrouve ceux qui ont présenté une liste alternative au congrès [Vieu] pour l’élection du CN pour appuyer le plus loin dans la « métamorphose ».

Les masques tombent sur ces manœuvres tactiques.


Je ne vois pas comment cette nouvelle direction exécutive pourra mettre en œuvre les choix des communistes.  Je me demande quel rôle dirigeant le CEN va laisser au Conseil national lui-même.

La composition du nouveau CEN tourne le dos à l’exigence de rupture avec la stratégie des derniers congrès. Mais elle se manifeste, réellement, de plus en plus fortement comme l’exigence de « faire vivre et renforcer le PCF » en partant des luttes.


L’impulsion devra largement venir de fédération, de sections, de cellules.


Evidemment, je voterai contre la proposition de CEN.

 

 

PS : A noter que, même si les motivations des votes sont certainement diverses, le CEN n’a été élu que par 60% des 148 membres du CN qui ont participé au vote.

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12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 09:42
Conseil national du 9 janvier 2009, discussion sur la situation politique et le plan de travail.

Intervention de Dominique NEGRI, fédération de l'Isère

Le PCF a une grande responsabilité politique avant la journée de grève et de manifestation nationale interprofessionnelle du 29 janvier, avec une autre vocation que la plateforme revendicative intersyndicale unitaire.

C’est à nous de mettre en avant les aspects de classes des mouvements revendicatifs, de construire des victoires en rupture avec le capitalisme. Cette perspective politique va très au-delà de l’unité des organisations de « gauche ».

 

L’exigence de renationalisations, de nationalisations, autrefois très minoritaires, sont désormais largement reprises. Elle participe de façon décisive à nos propositions de sécurisation des emplois. EDF, GDF, Suez, France Telecom…, bloquer la privatisation de la Poste mais aussi poser la question du contrôle public et de nationalisations de grands groupes industriels dont les salariés sont frappés par les vagues de licenciements et de chômage technique. 600 emplois sur 2600 sont menacés chez Caterpillar à Grenoble.

 

La réponse aux besoins des populations demande la reconquête de l’indépendance économique, l’utilisation de l’argent public à une relance économique.

 

La bataille contre le projet de loi sur la mobilité des fonctionnaires est une bataille politique centrale dans les semaines qui viennent. Il doit être présenté au vote du Parlement en janvier/février. Cette loi, c’est la fin du statut des fonctionnaires, adopté à l’unanimité le 5 octobre 1946, écrit en collaboration avec les organisations syndicales et que nous devons à Maurice Thorez, ministre d’Etat communiste. Cet acquis inestimable garantit l’égalité de traitement, d’accès aux services, leur continuité sur l’ensemble du territoire, l’indépendance du fonctionnaire.

Cette loi est concrètement l’outil indispensable à la mise en œuvre de la RGPP (révision générale des politiques publiques) qui sabote toutes les administrations d’Etat (allant jusqu’à en faire disparaître certaines) : inspection du Travail, DASS, ONF, INSEE, Météo, Trésor public, Impôts, bien sûr Education nationale…

Nous devons porter la cohérence politique des mouvements très forts, d’intérêt général, qui se développent dans chacune de ces administrations.

 

Sur la baisse de la TVA sur les produits de première nécessité, ne soyons pas en dessous des propositions du 33ème congrès : la ramener de 5,5% à zéro.

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12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 09:39

Conseil national du 9 janvier 2009, discussion sur la situation politique et le plan de travail.

 

Intervention d’Emmanuel Dang Tran, fédération de Paris

 

Le rapport de Patrice Bessac est un peu démesuré. Pas seulement eu égard aux quelques dizaines de minutes qui nous restent pour en discuter. Je le trouve disproportionné par rapport aux priorités du moment.


Je ne m’étends pas sur le 3ème tiers du rapport. Je constate simplement que la direction reconduite, bien que nous sortions d’une longue période de congrès, s’empresse d’engager les « transformations » du Parti, en fait la « métamorphose » dont les communistes ne veulent pas. Je me suis exprimé sur ce point dans la première partie de la discussion.


Le 2ème tiers du rapport est consacré aux élections européennes avec des propositions très précises, notamment de meetings dès le début février avec Mélenchon. Ce n’est pas moins que la 5ème réunion du CN consacrée à l’enjeu électoral. Pourtant, la meilleure façon de préparer les élections, c’est de ne pas les couper de nos initiatives dans les luttes. Elles donnent sens au vote communiste. Elles abordent nécessairement les questions de fond sur l’UE. Mes craintes se confirment, après la stratégie d’alliance adoptée par le CN sortant, en doublant les communistes dans la préparation du congrès. On reste d’une part dans un fonctionnement avant tout institutionnel et électoraliste. D’autre part se précise la volonté d’utiliser les européennes pour forcer une recomposition à gauche impliquant et effaçant le PCF, à l’image des expériences néfastes de partenaires du PGE.


Le 1er tiers du rapport seulement est consacré à l’essentiel : le développement des luttes, dans le contexte de crise du capitalisme, avec en premier point de mire la journée d’action interprofessionnelle, unitaire du 29 janvier. Oui, c’est un rendez-vous décisif qui pose toute la responsabilité du PCF dans la période. L’attente d’un débouché politique tout de suite a rarement été aussi grande.

Les luttes et leur convergence portent aujourd’hui la perspective d’alternative politique. Parce qu’elles possèdent presque toutes un caractère d’intérêt général. Parce que une vraie victoire, une seule pour commencer, peut mettre en échec sans attendre la politique du pouvoir.

Le recul du gouvernement sur les lycées a effectivement ouvert une 1ère brèche.  

Le rapport établit une longue liste d’axes de propositions. Si certaines sont discutables, l’ensemble ne peut qu’aider. Mais je trouve qu’il a trop un caractère de catalogue, de programme de gouvernement [dans l’idée de 2012 pour négocier avec le reste de la « gauche » ?].

Je pense que nous avons besoin de cibler davantage des points et des propositions précis.

Bien sûr sur l’emploi et les salaires. Sur l’éducation : poussons l’avantage au sujet des 13500 postes à conserver. Pour la défense des services publics, ne soyons pas réservés sur les renationalisations et la reconquête des monopoles publics (là, c’est poser la question de l’UE). Pour la Poste, face au semblant de recul du pouvoir, posons la mise en échec de la privatisation dans tout son processus en défendant le monopole du courrier, en demandant la réintégration de la Banque postale dans l’établissement public.

Pour la défense de l’industrie automobile, la revendication d’une intervention publique, celle de la renationalisation de Renault, montent. Portons-la, initions des batailles convergentes au niveau les bassins d’emplois contre les délocalisations ! Songeons que pour la première fois dans l’histoire en 2008, le solde commercial des biens automobiles va probablement être négatif [en euros, pas en véhicules].

Ce ne sont que des exemples. Ce qui me paraît nécessaire, c’est de se placer dans l’optique de lancer de véritables campagnes nationales d’action, ciblées, portant une perspective de rupture avec la politique au service du Medef. Et de le faire en tant que PCF.

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