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NOUVEAU SITE ACTUALISE QUOTIDIENNEMENT: http://vivelepcf.fr/

 

36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 21:51

Décès d’Albert CLAVIER

 

Albert CLAVIER est décédé. Notre tristesse est immense.

 

Ses obsèques ont au lieu ce 14 mars 2011.

Dominique Negri, secrétaire de la section du PCF de Saint-Martin d’Hères, dont il était adhérent, membre du Conseil national du PCF, a apporté notre salut fratenel et notre peine partagée, celles des communistes sincères et fidèles à leurs idéaux, qui mènent le combat révolutionnaire dans le Parti communiste français, à sa fille et à toute sa famille, notre témoignage de reconnaissance à toute son action politique communiste.

Les qualités humaines d’Albert étaient immenses. Tous ceux qui l’ont approché pourraient en témoigner.

 

Sa conviction de communiste ne s’est jamais démentie à travers le siècle entre la campagne iséroise, l’Indochine, dans les rangs du Vietnam libre, puis de retour en Europe, en Hongrie et en France.

 

Sa trajectoire l’a amené, dans les circonstances de la guerre d’Indochine, à rejoindre, par un choix raisonné, le Vietminh et à jouer un rôle dans la guerre de libération nationale, tout en restant fidèle à son propre pays.

Cette histoire en a fait un acteur et un témoin privilégié des premières années de la construction du socialisme au Vietnam, un intermédiaire entre les communistes français et vietnamiens.

Dans les aléas de la guerre, Albert avait même appris la langue vietnamienne.

 

Albert Clavier

 

Il n’a jamais délaissé ses convictions, habité d’un sentiment de classe permanent.

De retour en France, après bien des péripéties encore, il a défendu, dans les rangs du PCF, auquel il avait adhéré là-bas, adhésion reconnue par le Comité central, une position fondamentalement communiste, l’amenant à condamner, sans équivoque, les entreprises de dilution et de liquidation récentes de notre parti.

 

Au 33ème congrès du PCF, en 2006, il avait accepté de joindre son nom à la liste alternative pour le Conseil national, au grand dam des relais départementaux et nationaux de la stratégie de la liquidation du Parti. 

 

Mais ce que nous retenons de lui avant tout aujourd’hui c’est sa sagesse et son intelligence qui, jamais, ne l’ont retenu dans son engagement et son courage.

 

Fraternité éternelle !

 

Voir la note de lecture sur sa biographie : A lire : « De l’Indochine coloniale au Vietnam libre » par Albert Clavier

 

 

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 14:41

Contre toute intervention militaire en Libye !

 

Deux députés européens « Front de gauche » votent au contraire une motion appelant l’UE « à se tenir prêt » à une intervention en Libye.  

 

Vivelepcf – 14 mars 2011

 

Le 10 mars, Sarkozy et Cameron annoncent qu’ils se proposent de frapper de « façon ciblée » la Libye. Le même jour, le Parlement européen votent, à une grande majorité, une motion appelant les gouvernements de l’UE à se « tenir prêts » à intervenir en Libye.

Cette motion s’en tient à la création d’une « zone d’exclusion aérienne », en cas de mandat de l’ONU.  Cela signifie bien déjà une intervention militaire pouvant aller jusqu’au bombardement des bases de défense antiaériennes libyennes.

Comme Sarkozy, le Parlement européen demande que soit reconnu et soutenu le « Conseil provisoire libyen ».

 

Communistes, nous ne pouvons que condamner cette perspective guerrière.

 

Depuis des années, la France et les autres pays européens figurent parmi les 1ers fournisseurs d’armes et investisseurs de la Libye de Kadhafi. On se souvient des tapis rouges étalés en son honneur par Sarkozy en 2007, notamment dans l’espoir de lui faire acheter des avions Rafales.

La contestation populaire contre la dictature a commencé – seulement commencé - à changer la donne en Libye. 

Les impérialismes, d’abord l’OTAN et ses relais européens pensent à utiliser la situation pour renforcer leur position dans cet important producteur de pétrole. Le « Conseil provisoire », peu identifiable, dirigé par d’anciens ministres de Kadhafi, s’est mis à la tête de la révolte populaire à défaut d’organisations progressistes structurées. Il pourrait constituer un partenaire bien plus accommodant que Kadhafi pour les puissances occidentales. Un démembrement, avec ou sans maintien partiel de Kadhafi, du pays pourrait être le moyen de renforcer les intérêts des grands groupes capitalistes.

 

Il n’y a pas à voir d’autres objectifs aux interventionnistes européens, surtout pas humanitaires ou démocratiques. En janvier encore, on le sait, l’ex-ministre Alliot-Marie proposait d’aider Ben Ali à maintenir l’ordre en Tunisie…

Les Etats-Unis, d’autres pays d’Europe, restent en retrait sur les déclarations européennes. La possibilité d’un rétablissement militaire et politique rapide du pouvoir de Kadhafi invite à ne pas abattre d’un coup les anciennes cartes.

 

Cette analyse ne peut que conduire les communistes à refuser toute intervention militaire étrangère en Libye, y compris l’établissement d’une « zone d’exclusion aérienne ». Les précédents des guerres en Irak ou en Afghanistan sont édifiants quant aux conséquences tragiques pour les peuples des menées militaires impérialistes, de l’escalade guerrière, même auréolés des plus beaux prétextes. Elle constituerait aussi un nouveau précédent de violation du droit international.

 

La direction du PCF, dans un communiqué, a mis en garde contre « les risques d’engrenage guerriers avec les propositions de Sarkozy ».

 

Mais, au Parlement européen, les députés du « Front de gauche », Marie-Christine Vergiat et Jean-Luc Mélenchon (élus grâce aux voix communistes aux élections de juin) se sont associés à la motion émanant des groupes de droite, socio-démocrates, écologistes. Le député allemand de « die Linke », président du groupe GUE-NGL et ex-président du PGE, Lothar Bisky a fait de même, ainsi que les députés portugais du Bloc des Gauches et grecs de Synpsysmos, respectivement organisations du PGE qui combattent les partis communistes dans leur pays.

A l’inverse, la plupart des députés communistes des pays d’Europe ont voté contre. Les deux députés du PCF étaient absents. 

Sur une question aussi grave, on mesure une fois de plus de quel côté pèse sur le PCF et les partis communistes la stratégie du « Front de gauche », celle du PGE.

En 1999, la même stratégie de dilution du PCF était déjà à l’œuvre avec la liste « Bouge l’Europe » aux élections européennes qui panachait un candidat membre du PCF et une personnalité de « gauche ». On s’était retrouvé, en pleine campagne électorale, avec un candidat sur deux favorables aux frappes aériennes en Yougoslavie !

 

La solidarité avec les peuples, avec les travailleurs en lutte contre les dictatures, dont celle de Kadhafi, ne viendra pas des Etats impérialistes qui l’ont soutenues et les soutiennent dans leur propre intérêt.

 

 

 

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 18:37

Un compte-rendu du 11ème congrès du Parti communiste vietnamien

 

Compte-rendu du compte-rendu par EDT pour solidarité-internationale-PCF

 

110310_drapeau_vietnam.jpg

L’ambassade de la République socialiste du Vietnam en France organisait le 10 mars 2011 une réunion d’information sur le 11ème congrès du Parti communiste du Vietnam qui s’est tenu à la mi-janvier à Hanoï.

 

M. HONG Vinh, ancien rédacteur en chef du Journal Nhan Dan et ancien vice-président de la Commission de l’information et de l’éducation du PCV conduisait une délégation du Parti en France. M. DAO DUY Quat, du Comité de propagande et de formation du Comité central, vice-président du Comité central de théorie et de critique littéraire et artistique, a dressé une synthèse détaillée, minutieuse et d’un haut intérêt des conclusions du congrès.

L’assistance était principalement composée de membres d’associations de Vietnamiens en France et d’associations de coopération avec le Vietnam, d’obédiences diverses, dont l’Association d’amitiés franco-vietnamiennes (AAFV). 

 

La présentation de M. Dao Duy a porté sur la stratégie globale de développement du pays fixée pour la période allant de 2011 à 2020, partant du bilan des 5 dernières années et allant de pair avec une réflexion sur l’approfondissement de la démocratie dans le pays.

 

M. Dao Duy a tenu à exposer le processus démocratique qu’a représenté nationalement la préparation du congrès. Le Comité central du PCV a mis en débat plusieurs textes qui ont été discutés largement dans les structures de base organisant les 3,6 millions d’adhérents du PCV et au-delà dans les différentes institutions populaires. Les 50.000 contributions recueillies ont enrichi les textes qu’elles soient prises en compte ou rejetées dans le processus menant au congrès.

L’extension de la démocratie populaire, directe et indirecte, est une préoccupation essentielle exprimée par le congrès. Elle vaut dans l’ensemble des structures du pays comme dans le parti.

Le renouvellement des directions du Parti a donné lieu cette année à un débat très large. Jamais encore autant de candidatures n’avaient été enregistrées pour le Comité central, 800 d’abord, 400 maintenues après discussion sur les critères politiques, pour 175 membres titulaires et 25 suppléants élus finalement. Chaque délégué a été invité à se prononcer personnellement sur le nom du secrétaire général. L’expérience d’élection directe de dirigeants locaux du Parti dans certaines provinces continue d’être étudiée. Les statuts du Parti vont être modifiés.

La participation la plus large de la population est une recherche constante.

De façon assez surprenante pour nous, correspondant vraisemblablement à une étape, M. Dao Duy a cité à plusieurs reprises des enquêtes d’opinion attestant du niveau d’approbation des orientations économiques du Parti dans la population. 82% des Vietnamiens se disent optimistes pour l’avenir. 92% ont confiance dans les dispositions prises pour la défense de la patrie dans la période. 71% cherchent à acheter de préférence des produits nationaux.

Dans la période qui s’ouvre, le « renouveau » est le mot d’ordre dans les institutions, dans le Front de la patrie, dans les organisations professionnelles, pour améliorer la démocratie socialiste. La démocratie est pensée encore davantage comme le moteur du développement humain et de celui de la société.

 

Le 11ème congrès du PCV est parti du bilan socio-économique des 5 dernières années depuis le précédent congrès, qui se situent elles-mêmes dans les 25 années depuis le renouveau intégral du pays.

Globalement, ce bilan est très positif. Malgré les difficultés majeures qu’ont représenté la crise financière, plusieurs catastrophes naturelles, le pays a réussi à maintenir un haut niveau de croissance (5,2% par an en moyenne, 6,9% en 2010), dans la stabilité, avec un développement assez homogène des différents secteurs de l’économie, une amélioration sensible du niveau de vie de l’ensemble de la population (avec un PIB par habitant de 1200 dollars, le Vietnam est sorti de la liste des pays sous-développés). Cette évolution tranche avec la situation de pays voisins comme la Thaïlande, l’Indonésie ou les Philippines.

 

La stratégie pour la période 2011/2020 est envisagée dans la consolidation des conditions de ce développement.Elle est toujours caractérisée comme une période de « transition vers le socialisme ».

 

Plusieurs axes demeurent, éventuellement infléchis.

 

La croissance reste une priorité, mais une croissance qui se veut durable car fondée sur l’équité et le progrès social, le développement culturel et la protection de l’environnement et du cadre de vie.

Le perfectionnement du marché, son organisation sur la base d’une concurrence équitable restent à l’ordre du jour dans cette période. Une grande réforme administrative est prévue.  

Le renouveau intégral du système éducatif, avec la nécessité de développer des qualifications pointues, est une priorité.

Le développement des infrastructures, notamment de transports, est essentiel.

Le développement de l’immense potentiel maritime du Vietnam sous tous ses aspects, pêche, matières premières, commerce, tourisme, remise en ordre et développement de la construction navale (Vinashin) est un des défis posés par le congrès d’ici 2020.

 

L’économie de « marché à orientation socialiste » continuera à faire appel aux investissements directs étrangers (IDE). Dans la période 2006-2010, ils ont été 5 fois plus importants que dans les 5 années précédentes : 147 milliards de dollars et ont contribué de façon importante aux exportations et à la baisse du déficit commercial.

Dans les prochaines années, le congrès entend que l’attribution des licences soit plus sélective avec le développement durable, les transferts de technologie comme critères. Le gouvernement a déjà commencé à montrer sa détermination en ce sens en recalant des investissements non prioritaires et qui tardaient. 

Le développement, dans des zones particulières, du tourisme, de casinos n’est pas rejeté.

Plusieurs questions ont été posées par les participants français (élus de droite ou patrons) sur le développement de « partenariats public-privé », la sécurisation en termes de droit de propriété des investissements français. En réponse, M. Dao Duy a mis l’accent sur la réforme administrative, la réduction des délais de traitements des dossiers, le développement de la qualification de la main d’œuvre. Le secteur privé continuera d’être soutenu comme composante majeure de l’économie.

 

La question du renforcement, sous tous les plans, de l’indépendance et de la souveraineté nationale, en même temps que l’intégration croissante dans l’économie mondialisée est point sur lequel M. Dao Duy a insisté.

 

Face à la crise mondiale, le congrès et le gouvernement adoptent une politique économique stricte marquée par le resserrement de la politique monétaire, la prévention de l’inflation, la réduction des dépenses publiques de 10% pour 2011.

Dans un contexte très différent, ces méthodes ne sont pas sans rappeler le discours dominant dans notre pays… M. Dao Duy a assuré que les économies budgétaires, malgré la croissance, seraient liées à la réforme administrative (notamment sur les dépenses de réception !) et ne toucheraient pas les programmes de lutte contre la faim et la pauvreté.

 

Cette politique est un axe primordial. Elle a déjà porté ses fruits.

Des programmes d’aide à l’accès gratuit aux soins, à l’éducation, à des tarifs sociaux de l’énergie sont en cours en direction des populations les plus pauvres, pour compenser les chocs de la période de transition sur ces acquis fondamentaux.

 

Au plan international, le Vietnam a depuis 25 ans normalisé ses relations avec tous les pays importants du monde. Il poursuit des partenariats stratégiques avec la Chine, la Russie, le Japon et recherche des partenariats basés sur la confiance avec l’Europe et les Etats-Unis.

 

Nous pouvons remercier M. Dao Duy pour son exposé qui montre la volonté du PCV de ne pas cacher les contradictions économiques et politiques de la phase transitoire qu’il impulse pour son pays.

Forte croissance, amélioration générale relativement homogène des conditions de vie, défense de la souveraineté du pays mais recours à une économie de marché concurrentielle, pénétration massive des capitaux étrangers, persistance de poches de pauvreté : le PCV confirme la voie choisie dans ce moment transitoire, sans ignorer les difficultés et le défi démocratique : celui d’arriver au socialisme après la transition.

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 15:05

La journée internationale des travailleuses (extrait du discours de Lénine du 8 mars 1921)

 

"On ne saurait amener les masses à la vie politique sans y attirer les femmes. Car, en régime capitaliste, les femmes, la moitié de l’espèce humaine, sont doublement exploitées. L’ouvrière et la paysanne sont opprimées par le capital, et par surcroît, même dans les républiques bourgeoises les plus démocratiques, premièrement elles ne jouissent pas de tous les droits, car la loi ne leur confère pas l’égalité avec les hommes ; deuxièmement, et c’est là l’essentiel, elles restent confinées dans « l’esclavage domestique », elles sont des « esclaves du foyer » accablées par les travaux ménagers, les plus mesquins, ingrats, durs et abrutissants, et en général par les tâches domestiques et familiales individuelles.

 

La révolution bolchevique, soviétique, coupe les racines de l’oppression et de l’inégalité des femmes de façon extrêmement profonde, comme aucun parti, aucune révolution au monde n’ont osé les couper. Chez nous, en Russie soviétique, il ne subsiste pas trace de l’inégalité des femmes par rapport aux hommes au regard de la loi. Le régime des Soviets a totalement aboli l’inégalité odieuse, basse, hypocrite dans le droit matrimonial et familial, l’inégalité touchant l’enfant.

 

Ce n’est là que le premier pas vers l’émancipation de la femme. Aucun des pays bourgeois, même parmi les républiques les plus démocratiques, n’a osé faire ce premier pas. On n’a pas osé par crainte de la « sacro-sainte propriété privée ».

 

Le deuxième pas et le principal a été l’abolition de la propriété privée de la terre, des fabriques et des usines. C’est cela et cela seul qui fraye la voie de l’émancipation complète et véritable de la femme, l’abolition de l’ « esclavage domestique » grâce à la substitution de la grande économie collective à l’économie domestique individuelle. ..."

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 15:11

Edgar Morin : 60 ans au service de l’idéologie dominante, 1er invité de l’université « populaire » de l’Humanité !

 

par EDT pour vivelepcf.fr

 

110302_Morin_UE.jpgFaut-il que notre parti le PCF soit à ce point dépourvu de penseurs, sinon de pensée propre, pour qu’il déroule le tapis « rouge » à l’un des parangons de l’idéologie dominante, en l’occurrence le « sociologue, philosophe, historien », Edgar Morin, présenté, vu son grand âge, comme un puits de sagesse ?

Maintenant avec le Front de gauche, il semble que certains dirigeants du PCF souhaitent s’intégrer dans le monde intellectuel de cette « gauche non communiste » qui a montré combien elle était anticommuniste.

 

Edgar Morin est ce 2 mars 2011 le 1er invité de la nouvelle « Université populaire de l’Humanité ». Deux pages d’interview lui ont été offertes hier dans le quotidien. Comme Stéphane Hessel, Edgar Morin ne doit plus savoir gérer son agenda tant il est sollicité par tous les médias, les clubs politiques, les associations culturelles…

La place de l’Huma n’est-elle pas de se situer à contre-courant ?  

 

Edgar Morin n’est pas invité en tant que spécialiste d’un domaine scientifique. Il vient présenter son dernier livre « La voie » qui suit les précédents dont « Ma gauche » (2010) et  expose son discours politique de propagandiste conséquent.

 

Allons tout de suite au plus significatif pour les camarades!

Depuis le départ, Edgar Morin met son image d’intellectuel entièrement au service de la cause de l’UE du capital. Dommage qu’aucune question ne lui ait été posée sur cet engagement fondamental dans l’interview de l’Huma.

En 1992, il est membre éminent du « Comité national pour le oui à Maastricht » présidé par Hélène Carrère d’Encausse.

En 2005, il multiplie les articles pour le Oui à la constitution européenne, se référant aux « pères fondateurs », regrettant la « distribution à profusion du texte qui ne va qu’accroître la confusion et la perplexité » (A quand une Europe visionnaire - Le Monde du 11 mai 2005).

 

Edgar Morin a en effet sa conception de la démocratie.

Il est un des développeurs du concept de « démocratie participative », dont il se félicite qu’il ait été repris notamment par Ségolène Royal (Rue 89 – 23/01/11).

Comme il le dit à l’Huma, « sans une part spontanée, il ne se passe rien ». « Mutuelles, coopératives, commerce équitable, rapports directs entre producteurs et consommateurs » seraient de nature à refouler le « capitalisme classique ».

Mais tout cela va pour lui de pair à une intervention active pour la disparition des acquis démocratiques nationaux, rapidement associés à du nationalisme, et à la promotion des instruments, constitution, traités, de la toute puissance de l’UE du capital.

Morin est bien l’un des meilleurs marchands hypocrites de l’UE à « gauche ». « Aller au-delà de l’euro » est son slogan (La Tribune – 02/05/10).

 

La « démocratie participative » pour mieux laisser la domination du capital supranational : cette idéologie a pour fondement chez Morin l’anticommunisme, résumé quand il le faut par l’antisoviétisme. Morin ne doit pas en revenir de pouvoir faire la leçon aujourd’hui à l’invitation de dirigeants du PCF !

 

Dans les 25 dernières années, l’écrasement de l’URSS est l’un des événements positifs qu’il voit, de même qu’il revendique la raison première de la création de l’UE du capital : l’opposition « nécessaire » à l’Union soviétique.

 

Les mots ont un sens. Morin le sait. L’histoire lui fait accepter ou refuser certains d’entre eux selon sa propre visée.

« Révolution » ? « J’ai abandonné ce terme parce qu’il est trop connoté à l’idée de violence… » répond-il à l’Huma. « Réforme » ? « J’emploie le mot réforme dans l’idée d’un chemin progressif qui transforme ».

« Socialisme » : « ce terme souffre de l’aplatissement et de la souillure et n’est plus tellement adéquat parce qu’il renvoie à des expériences qui, les unes et les autres, ont abouti à un relatif échec ».

« Communisme » : le converti repenti Morin, qui s’est fait exclure du PCF en 1951, répète combien le communisme aurait été une religion qui a failli à apporter l’idée du salut de l’Humanité.

L’idée que l’étiquette d’ex-communiste soit un gage de fiabilité politique est décidemment irrecevable.

 

Depuis les années 60, et notamment 1968, Morin, ami de Touraine et de Rocard, est à la pointe de toutes les perspectives alternatives à la lutte des classes et à l’organisation en parti de classe, lui pour qui Marx n’est qu’un penseur parmi d’autres. Aujourd’hui elles se nomment « commerce équitable, entreprises citoyennes, environnementales, développements associatifs, décroissance » (Le Monde 26/05/05) : l’idéologue Morin est évidemment toujours précurseur de ses idées de diversion. Bon pied, mauvais œil ! Mais pour lui, il s’agit bien de conférer à l’Europe un « rôle mondial », nécessairement impérialiste.

 

L’admirateur invétéré de Lula et d’Obama (malgré tout), s’inscrit dans un projet de refonte de la « gauche », entre un PS « stérile », le « côté fermé et sectaire » des petits partis de gauche… et en prenant compte de « l’intérêt de l’écologie politique » (Cohn-Bendit est logiquement sa tasse de thé).

 

Pourquoi inviter Morin à la première université populaire de l’Humanité ? Pour confirmer que le projet partagé du Front de gauche se fait dans le rejet de ce que représente le PCF, dans l’acceptation du langage actuel de la « gauche » de collaboration de classe ?

 

C’est malheureusement ce l’on peut penser.

L’avenir de la Pensée communiste est ailleurs.  

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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 17:53

 


 

C'est avec les mêmes arguments que Mélenchon se faisait l'ardent défenseur du Traité de Maastricht au P.S. et au Sénat en 1992 (Vive le PCF a été le premier à exhumer le compte rendu du débat au Sénat) qu'il s'engage aujourd'hui dans une croisade pour sauver "l'euro" et tente de le vendre au nom d'un chimérique "S.M.I.C. européen". Il n'y a que Mélenchon qui ne change pas d'avis !

 

Mitterrand le petit


"Maastricht est un compromis de gauche"

 

 Pourquoi avoir imposé Mélenchon aux communistes ?

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 15:07

 

Logo-PCF-3.pngNous reproduisons et faisons circuler la profession de foi de nos camarades du canton de Saint-Paul Cap de Joux dans le Tarn. Nous vous invitons à vous en inspirer pour vos campagnes !



Un candidat communiste c'est la force de frappe contre le capitalisme !


La société capitaliste s'attaque aux personnes âgées.

  • Des retraites trop faibles !

Depuis 1993, les retraités ont perdu 20 % de pouvoir d'achat et la nouvelle réforme des retraites va aggraver cela. Dans le canton, beaucoup de retraites sont très faibles (moins de 500 € par mois). Quand on sait que le coût d'une maison de retraite varie de 1500 à 2700 € par mois, seules les familles les plus riches sont en mesure de payer !

Le parti communiste français demande que les pensions soient au minimum égales au SMIC.

  • L’APA en danger !

Le gouvernement a transféré le financement de l'Allocation Personnelle d'Autonomie (APA) aux départements qui sont étranglés financièrement. Ainsi l’APA est en danger. Le conseil général socialiste votera-t-il encore une augmentation d’impôts ou durcira-t-il les conditions d’accès à l’APA ?

Le gouvernement veut faire payer aux personnes âgées la dépendance, c'est pourquoi il projette d'augmenter la CSG sur les pensions des retraités, de puiser dans le patrimoine des bénéficiaires et de rendre obligatoires les assurances privées.

Le Parti Communiste Français demande que L’APA soit financée par la Sécurité sociale. De plus il faut favoriser le maintien à domicile des personnes âgées (avec des auxiliaires de vie et du personnel soignant).

Le Parti Communiste Français exige que les retraites soient revalorisées et que les logements sociaux soient développés pour les jeunes couples comme pour les retraités. La suppression du bouclier fiscal (800 millions d'euros laissés aux plus riches) permettrait de venir en aide aux personnes en difficulté.

 

  • Gardons les services publics !

Le démantèlement des services publics aggrave les conditions de vie des personnes âgées par l'éloignement des hôpitaux (les déplacements en ambulance seront de moins en moins remboursés) mais aussi la suppression des bureaux de poste (les facteurs n'apportaient pas que le courrier mais aussi une présence ou rendaient des petits services).

Pour un retour des services publics et de la solidarité entre les générations il faut lutter contre la politique du gouvernement et la complicité du parti socialiste qui gère la pénurie sans remettre en question le système. Si tous les départements à gauche appliquaient cette mesure, le gouvernement serait obligé de reculer et par conséquent de rembourser.

L'élection d'une conseillère générale communiste connaissant bien les problèmes des travailleurs est une aide précieuse pour défendre les services publics et les personnes démunies.

La société capitaliste : ennemie des jeunes.

 

  • La jeunesse est menacée !

Le gouvernement réduit les postes d'enseignants en collège, en lycée et dans le primaire ! Et le conseil général socialiste qui accepte sans contester les restrictions budgétaires imposées par la droite ne sera plus en mesure d'investir dans les collèges ou l’aide sociale à l'enfance.

On supprime les dédoublements en sciences physiques, en Science et Vie de la terre et en technologie. Les postes de surveillants ne sont pas augmentés même si les effectifs augmentent.

Cette « casse » du collège public va favoriser le développement des cours privés et plus tard des collèges d’enseignement privé.

 

  • Redonner confiance à la jeunesse !

Les inégalités sociales énormes et la mal-vie déstabilisent de nombreuses familles et enfants. Il faut mettre en place un service public de la petite enfance permettant à tous les parents de trouver une solution pour garder leurs enfants quels que soient les revenus. C’est nécessaire notamment pour les femmes seules afin qu’elles puissent trouver une formation ou un emploi. Il faut lutter contre la suppression des classes maternelles et contre les suppressions de postes dans l’enseignement.

Il vaut mieux utiliser l’argent pour l’école plutôt que pour financer la guerre en Afghanistan !

Les jeunes ont besoin de logements à loyer modéré et d’emplois stables correctement rémunérés.

Or, pour le moment, le chômage est toujours important, les loyers sont de plus en plus chers, beaucoup de jeunes couples sont contraints d’habiter chez leurs parents ou de demander l’aide d'associations humanitaires. Les loyers doivent être gelés.

 

L’argent existe :

Les actionnaires des plus grands groupes ont empoché plus de 40 milliards de dividende. Le bouclier fiscal(exonération d’impôt pour les plus riches) a coûté 800 millions d’euros.

La droite envisage de supprimer l’impôt sur la fortune (4 milliards d’euros).Servier, le patron des laboratoires du Mediator a 2,9 milliards de patrimoine.

C’est là qu’il faut prendre l’argent !

Pour faire payer les riches, pour une société où l’homme est au centre de l’économie et non le fric, vous allez avoir besoin des communistes !

 

Non à la réforme des

Collectivités territoriales !

Depuis plusieurs années, le gouvernement s'est lancé dans une politique de démantèlement des services publics mais aussi d'attaque des collectivités territoriales : les régions, les départements et les communes. Le gouvernement de droite réduit régulièrement les budgets des départements et régions qui assurent nombre de compétences dont s'est déchargé l'État : ainsi les collèges et lycées, les transports, les aides aux personnes âgées ou handicapées, les hôpitaux et beaucoup d'autres compétences importantes dans la vie de tous les jours.

En 2010, le gouvernement Fillon a présenté devant les députés et sénateurs le projet de loi sur la réforme des collectivités territoriales.

Les conséquences :

-- En 2014, les conseillers régionaux et généraux disparaîtront au profit de conseillers territoriaux.

-- Cette loi va mettre fin à l'indépendance financière des communes, départements et régions qui ne pourront plus aider les associations et jouer leur rôle social auprès de la population.

---Les conseillers territoriaux seront élus en un tour ce qui avantagera les deux plus grands partis politiques (l'UMP et le PS).

---Les communes seraient regroupées en intercommunalités. Ainsi leur disparition va éloigner davantage les élus de leurs concitoyens, mais plus grave encore elle va accélérer la désertification des campagnes.

Au final, tout serait décidé par un petit groupe de personnes déconnectées du milieu local et qui favoriseraient certains villages au détriment d'autres. Toutes les démarches administratives seraient centralisées dans quelques points du département.

La réforme des collectivités territoriales est une attaque de la démocratie locale et participative. Sous le prétexte de simplifier le système administratif, elle va réduire le nombre de personnels et finira par sous-traiter de nombreuses compétences au secteur privé (qui fera payer ses prestations).

 

Ne laissons pas notre santé aux capitalistes.

L’affaire du Mediator a révélé que les laboratoires pharmaceutiques étaient libres de mettre en circulation n’importe quel médicament.

En effet ils sont contrôlés par une agence qui reçoit des financements des laboratoires.

Ainsi la moitié des médicaments sont inutiles et certains dangereux. Les actionnaires des groupes pharmaceutiques s’engraissent sur le dos de la Sécu.

La domination des intérêts capitalistes sur la vie sociale met lourdement en péril la santé humaine et celle de la planète.

Pour que la production de médicaments soit contrôlée par un organisme public indépendant des intérêts privés, il il faut imposer un droit de regard des citoyens sur les choix essentiels et nationaliser les industries pharmaceutiques.

 

Ne laissons pas l’électricité aux capitalistes.

Malgré l’ouverture à la concurrence, les français restent fidèles à EDF.

EDF dessert 95% des foyers français, grâce à ses prix, certes élevés, mais moins chers qu’ailleurs.

La loi NOME oblige EDF à vendre à prix coûtant 25% de son énergie nucléaire à ses concurrents privés, pour que ceux-ci la revende encore plus cher!

Le PCF est pour la renationalisation complète d’EDF-GDF.

Ne laissons pas les capitalistes affamer les peuples.

Lorsque toutes les cinq secondes un enfant meurt de faim dans le monde, brûler de la nourriture sous forme d’agrocarburants est un crime contre l’humanité.

Les prix des trois aliments de base : riz, maïs, blé ont explosé.

Les deux raisons principales sont la spéculation boursière (37% de la hausse due à la spéculation) et le développement des agrocarburants.

Nous devons mettre fin au dumping agricole et par des lois, interdire la spéculation sur les aliments de base, interdire la fabrication d’agrocarburants autrement qu’avec des déchets agricoles.

Il faut supprimer la dette extérieure des 52 pays les plus pauvres de la planète.

 

La droite détricote l’ouvrage des ministres communistes !

Le programme de la droite sarkozyste c’est en finir avec les conquêtes sociales de la Libération, en 1945.

Au moment où le PCF faisait 25% et avait 500000 adhérents, au moment où le pays sortait affaibli de la guerre, les mesures prises ont profondément transformé et amélioré la vie des français.

-Ambroise CROZAT, ministre communiste du Travail a mis en place la Sécurité sociale en 1946.

-Marcel Paul ministre communiste de la production industrielle est à l’origine de nationalisation de l’électricité et du gaz. C’est ce qui a fait que jusqu’à présent les tarifs étaient moins élevés qu’ailleurs et que la compétence des agents et la qualité des installations étaient les meilleures en Europe.

-Maurice Thorez, ministre communiste est le père du statut des fonctionnaires.

La casse des services publics et de la Sécu c’est bien le programme du gouvernement de droite dans une France bien plus riche qu’en 1946.Depuis 60 ans, les grands patrons n’ont cessé de se battre pied à pied pour reprendre ce qu’ils avaient dû céder en 1946.Ils ont confié à Sarkozy la mission de leur rendre leurs privilèges.

Pour reprendre la marche en avant vers de nouvelles conquêtes sociales, il faut voter communiste.


Le vote communiste, c’est le prolongement des luttes !

Les Communistes se sont beaucoup impliqués dans les grèves et manifestations de l’automne 2010 pour la retraite à 60 ans.

Le gouvernement a imposé son projet d’allongement de la durée de cotisation. Les salariés ne peuvent pas partir avant 62 ans et il faut avoir cotisé 42 années pour la percevoir à taux plein.

Le PS s’est prononcé pour le droit de partir à 60 ans mais avec l’obligation d’avoir cotisé 42 ans, ce qui est contradictoire.

Le PCF se prononce pour la retraite à taux plein à 60 ans au plus tard et 37, 5 années de cotisation comme c’était le cas jusqu’en 1993 pour les salariés du privé et du public.

Voter communiste, ce sera prolonger les luttes pour la retraite à 60 ans à taux plein.

 

st-paul-cap-de-joux.jpgPour condamner la politique de la droite qui fait tant de mal,

Pour en finir avec la domination des intérêts financiers

sur toute la société

Pour la construction d’une société socialiste

Votez communiste

 

Votez Claudine Frassin candidate titulaire

et Christophe Dambraine

Candidats présentés par le Parti Communiste Français

Saint-Paul Cap de Joux.(81)

 

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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 22:09

Cuba : soutenir le pari de développer le socialisme

 

110220_PCC.jpgOn peut remercier l’association France Cuba d’avoir organisé le 12 février 2011 une rencontre avec l’économiste, sociologue et philosophe cubain, Aurelio Alonso Tejada à propos des évolutions du modèle économique cubain.

 

L’annonce de la sortie de 500.000 salariés du secteur étatisé n’est pas sans susciter des interrogations voire des inquiétudes parmi les amis de Cuba socialiste. Elle est utilisée par ses opposants, de droite, de « gauche » et d’extrême « gauche » pour attaquer de plus belle le socialisme et prédire une transition capitaliste.

 

L’analyse d’Aurelio Alonso, que j’ai compris comme à la fois officielle et personnelle, contribue à resituer les choses.

 

Le développement de Cuba est fortement contraint par son environnement. On ne le répétera jamais assez.

L’hostilité active de la seule puissance voisine hautement développée, les Etats-Unis ne faiblit pas. Obama n’a pas du tout levé l’embargo inique qui étouffe le pays. Les progrès démocratiques et économiques en Amérique latine ne compensent que partiellement cette situation, comme le développement d’échanges avec la Chine et certains pays développés.

La période spéciale dans les années 90 et la nécessité d’une première ouverture partielle à l’économie de marché qui s’en est ensuivie pèsent sur le développement du socialisme cubain et lui ont fait prendre beaucoup de retard.

 

Alonso est clair et définitif quitte à décevoir certains mauvais esprits : en aucun cas, il n’est question de remettre en cause la nature socialiste de l’économie cubaine. Il n’évoque pas non plus le choix d’une NEP, avec un retour partiel, contrôlé et provisoire à une économie capitaliste telle que Lénine l’avait mise en place au début des années 20. Si c’était le cas, serait-ce opportun de l’afficher comme telle ?

 

Le choix fait à Cuba est celui d’une « désétatisation » partielle. L’objectif est de stimuler l’économie, d’améliorer la réponse aux besoins, d’accroître la production et la productivité. Le constat part de rigidité de l’économie cubaine, d’une bureaucratisation excessive.

Désétatisation ne veut pas dire retour sur le socialisme.

Alonso insiste sur les statuts et formes de propriété à développer : l’économie familiale, les coopérative, la propriété communale. Les secteurs clés de l’économie resteront sous le contrôle de l’Etat. Le secteur du tourisme restera à 75% public. Le secteur du nickel est à 60% contrôlé par l’Etat en coopération, nécessaire, avec un groupe canadien.

 

Les normes sociales seront définies dans le cadre du socialisme. Les 500.000 à un million de salariés appelés à quitter le secteur étatisé et rendus disponibles pour d’autres activités économiques ne seront pas abandonnés par l’Etat, ni pendant la période de transition, ni ensuite.

 

Ces réformes délicates sont indissociables du processus démocratique profond dans tout le pays avec la préparation du prochain congrès du Parti communiste cubain. L’intervention directe de toutes les strates de la population, le renouveau du rôle d’avant-garde du parti qui doit supplanter sa fonction administrative, sont les conditions de la réussite des réformes.

 

Communistes français, sommes nous pleinement rassurés par cette vision convaincante de l’évolution de la politique cubaine ? Bien sûr que non, pas plus que nos camarades cubains eux-mêmes qui sont conscients du contexte difficile, de toutes les contradictions qu’il amène et a amenées au sein même de la société cubaine.

 

Les périodes précédentes, les réelles difficultés internes, ont créé des oppositions structurelles internes à l’approfondissement du socialisme. La tentation de la trahison, de l’hypocrisie gorbatchéviennes existe certainement pour faciliter une restauration capitaliste. Les soutiens des autres pays d’Amérique latine sont sujets à leurs propres contingences et aux agressions de l’impérialisme.

 

Ces considérations doivent nous amener à renforcer notre solidarité matérielle et surtout politique avec le peuple cubain. En France cela veut dire, plus que jamais, d’affronter la propagande des adversaires de Cuba, notamment venant de la « gauche européenne » et des rangs trotskystes, les premiers prêts à encourager une dramatique transition capitaliste à la façon de l’Europe de l’est, les seconds toujours prêts à trahir la révolution réelle au nom de la révolution imaginaire.

 

En 1990, ceux-là ne donnaient pas cher de Cuba. En 2010, Cuba est toujours et plus que jamais une épine dans le pied de l’impérialisme américain et un espoir pour l’émancipation des peuples du monde.

 

Joran Jamelot

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 17:11

Faire vivre et renforcer le PCF

 

 

 

INVITATION

 

International Meeting of Communists

Paris 26 February 2011 

 

The present capitalist crisis undermines the dominant liberal ideology that announced the « end of communism » and, with it, the « end of History » in the 1990s.

 

Across the globe, major movements have developed seeking a rupture with capitalism. In Tunisia, Algeria, and Egypt, rooted in class struggles, the people are shaking the dictators who are lackeys of outdated imperialist ideals. In Latin America, the construction of socialism continues.

 

Socialism remains the order of the day in the ideological battle despite the liberal discourse on the failure of « real Socialism » in the 20th Century.

In Europe, under the aegis of the European Union, the destruction of progressive and democratic advances, unheard-of since 1945 (in Western Europe), has been met by massive opposition and protests.

 

On the one hand, the existence and strengthening of revolutionary parties, communist parties, with Marxist-Leninist heritage, are more than ever necessary.

 

On the other, their weakening, ideologically and structurally, over the last 30 years weighs heavily on the results of conflicts and on the union movement. 

 

Our analysis is based on the situation here. This past autumn, millions of workers protested throughout France against the destruction of the pensions system.

 

At the same time, among workers and the young, there is a greater interest for our party and what our party represents in France both historically and today. The 90th anniversary of the PCF has aroused renewed interest in the party through initiatives held across the country.  

The past and the future of our party, of communist parties throughout the world, are a key to class struggle. Strong pressure is coming form both inside and outside the PCF to force us to deny our own ideological foundations; to force us to become merely another reformist party on the « left. » The European Left Party and the European Trade Union Confederation are the international tools that have been forged for precisely this purpose.

 

Within the PCF, we have struggled against this destructive process for years.

We follow assiduously developments in other countries, such as the successful meeting in Johannesburg. We publish our work online to share our experiences at http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Today, we believe that we must intensify these exchanges.

 

We would like to invite you to an international meeting on the 26th February in Paris consisting of two sessions:

 

Saturday 26 February 2011,  Patronage laïque du 15ème, 72 avenue Félix Faure

 

9h00-12h00 :

« Internationalism or European integration: Communist Parties confronted by the European Left Party's reformist and destructive logic. »

 

De 14h30 à 17h30: « National struggles and the relevance socialism today »

 

A fraternal meal is planned for lunch and books will be on display. We are inviting party members for the Saturday sessions.  

 

Comrades from Greece (KKE), Italy, Spain (PCE/La Republica), Austria (KPÖ – Styria), Algeria (PADS), Tunisia, Cuba  have already confirmed their presence

 

For any further information, feel free to contact:

Anthony Crézégut – anthony.crezegut@orange.fr; pcf15@wanadoo.fr

 

Hoping to welcome you in February to increase co-operation and learn from one another.

 

Our fraternal salutations,

 

Corinne Bécourt, Frédéric Bernabé, Emmanuel Dang Tran, Claude Fainzang, Eric Jalade, Dominique Negri, members of the National council of the PCF

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 16:54

Die KPF leben und erstarken lassen

 

Einladung

 

Internationale Kommunistische Konferenz

Paris 26. Februar 2011

 

Die kapitalistische Krise hat der herrschenden Ideologie einen Schlag versetzt, obwohl sie vor zwanzig Jahren das "Ende des Kommunismus" und "das Ende der Geschichte“ feierte.

 

In der ganzen Welt zeigen sich Bewegungen, die nach einem Bruch mit dem Kapitalismus suchen.

In Tunesien, in Algerien und in Ägypten, schütteln die Völker das Joch der dem Imperialismus dienenden Diktaturen ab. In Lateinamerika gibt es seit Jahr und Jahrzehnten andauernde Versuche zur Errichtung des Sozialismus.

 

Das Erstarken der revolutionären, marxistisch-leninistischen, politischen Organisationen, das heißt der kommunistischer Parteien, ist wichtig – mehr denn je.

 

Ihre theoretische wie organisatorische Schwächung während der letzten Jahrzehnte ist schlecht für die Kämpfe der Arbeiter und der Gewerkschaftsbewegung.

 

Wir ziehen diese Bilanz auch auf der Basis unserer Erfahrung. Im letzten Herbst haben die Arbeiter zu Millionen gegen die Zerstörung des Pensionssystems demonstriert ohne sofortlichen Erfolg.

 

Die Geschichte und die Zukunft der kommunistischen Parteien aller Länder sind heute sogar eine entscheidende Frage im Klassenkampf geworden.

Der Zweck unserer Parteien ist in Frage gestellt; wir erfahren starken Druck von innen und von außen, um die Transformationsprozesse unserer Parteien in „Links-reformistischen“ Bündnissen zu akzeptieren. Die Europäische Linke (EL) und der Europäischer Gewerkschaftsbund tragen zu dieser Entwicklung bei.

 

Innerhalb der KPF gehören wir zu Denjenigen, die seit Jahren gegen diesen Zerfallsprozeß kâmpfen.

Wir bemühen uns, unsere Erfahrungen über die Internet-Seite http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/ bekannt zu machen.

Aber wir halten es für notwendig, den Austausch mit Genossen anderen Parteien zu verstärken.

Zu diesem Zweck organisieren wirdiese Konferenz am 26. Februar 2011 in Paris.

 

Vertreter der griechischen kommunistischen Partiei (KKE), der algerischen Partei für die Demokratie und den Sozialismus (PADS), der kubanischen Botschaft in Paris, Genossen aus Italien (kommunistische Neugeburt), aus Spanien (SKP – Republica), aus Österreich (KPÖ – Steiermark), aus Tunesien haben die Teilnahme bestätigt.

Wir laden Euch ein, an zwei Sitzungen euch zu beteiligen:

 

Samstag, den 26. Februar 2011, beim „Patronage laïque“, 72, Avenue Félix Faure – Paris.

 

9.00-12.00 Uhr: „Internationalismus oder europäische Integration? – Die kommunistischen Parteien und die reformistische Logik der Europäischen Linken (EL)“.

 

Von 14.30-17.30 Uhr: „Nationale Kämpfe und die Aktualität des Sozialismus“.

 

Wir stehen Ihnen für weitere Fragen gerne zur Verfügung: Kontakt:– anthony.crezegut@wanadoo.fr; pcf15@wanadoo.fr

 

Wir hoffen auf rege Anteilnahme zur Intensivierung unseres Austauschs,

 

Mit brüderlichen Grüßen,

 

Corinne Bécourt, Frédéric Bernabé, Emmanuel Dang Tran, Claude Fainzang, Eric Jalade, Dominique Negri, Mitglieder des Nationalrats der KPF

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