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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 11:20

APRES LES ELECTIONS EUROPEENNES, par Roland WEYL

 

Une abstention majoritaire, et un basculement à droite.

 

Ces deux constatations n’en font qu’une, surtout si l’on retient aussi que c’est un phénomène qui ne se limite pas à un ou quelques pays, mais affecte l’ensemble des pays d’Europe.

 

Cela oblige à en faire une analyse qui se libère de toute éventuelle savante explication  autojustificative des uns et des autres pour en comprendre la vraie leçon.

 

Pour cela on ne peut pas faire l’économie de ce que, en dehors d’une droite nationaliste, aucune liste n’a remis en cause le principe même de l’Union Européenne Supranationale. Le Parlement Européen étant par lui-même une institution supranationale, le seul choix qui a été offert aux électeurs a été entre une Union Européenne supranationale à objectif libéral et une Union Européenne supranationale à objet social.

 

Ainsi, les citoyens des différents pays qui ne voulaient pas de cette Europe et dont l’expérience a renforcé leur sentiment de dessaisissement de leurs affaires n’avaient aucune possibilité de concrétiser leur choix, et seuls ont pu le faire ceux qui se reconnaissaient dans le nationalisme de droite, ou s’y sont hélas rabattus parce que c’était le seul qui leur offrait une alternative d’expression contre le supra-étatisme.

 

Autrement dit, ces élections ont démontré l’effet négatif produit par l’absence d’offre d’une alternative d’affranchissement du supra-étatisme sur la base d’une option d’indépendance et de maîtrise nationales, antagonistes du nationalisme de droite,

 

Si l’on se réfère à toute l’Histoire contemporaine, il apparaît que tout le mal est venu de ce que les Partis communistes n’ont pas joué le rôle historique qui a toujours été le leur, c’est-à-dire de militer, à l’opposé du nationalisme xénophobe et conflictuel, pour un plein exercice de la souveraineté populaire dans le respect mutuel de la pluralité différente des peuples.

 

Il serait salutaire de relire le discours par lequel, à Villeurbanne en 1933, Maurice Thorez exhortait les communistes à ne pas laisser la Marseillaise et le drapeau tricolore à la droite.

 

Ce fut l’âme de l’engagement majeur des communistes de tous les pays d’Europe dans la Résistance aux nazis, résistance où patriotisme et antifascisme étaient inséparables.

 

Ce fut l’âme de l’engagement des communistes français, au lendemain de la Libération, pour la restauration des moyens de notre économie nationale et de leur opposition consécutive à la mise en dépendance de l’économie états-unienne qu’a été le plan Marshal, puis de leur lutte victorieuse contre le projet de « Communauté Européenne de Défense ». En même temps, leur constante lutte aux cotés des peuples opprimés par le colonialisme français et leur militantisme pour la solidarité avec l’immigration et pour la coopération entre peuples égaux et libres rendaient impossible tout risque d’amalgame avec le nationalisme de droite.

 

Le délaissement de cet acquis fondamental, ayant une valeur identitaire, est d’autant plus dommageable que, loin d’être obsolète, c’est une donnée plus actuelle qu’elle l’a jamais été..

 

D’abord, la notion de souveraineté nationale n’est pas une vieille notion périmée. On ne dira jamais assez qu’il s’agit simplement de la notion de souveraineté populaire intégrant le pluralisme des peuples.

 

Comme concept de base, la souveraineté populaire, fondée sur l’exercice permanent du pouvoir par le truchement d’élus qui n’en sont que les instruments, ne doit pas être confondue avec le populisme, délégation du pouvoir à la démagogie d’un chef suprême, dont elle est le contraire.

 

Et la souveraineté nationale est l’exercice de la souveraineté populaire à l’échelle de la Nation. Elle s’oppose au nationalisme en ce qu’elle est (ou doit être) une base d’opposition non pas aux autres nations, mais à ce que la nation soit sous une maîtrise étrangère à celle du peuple.

 

On ne peut pas en avoir une vue plus claire qu’en se référant à la valeur que lui donne la Charte des Nations Unies, qui en fait une composante substantielle de la légalité internationale qu’elle institue.

 

Quand son Préambule commence par « Nous Peuples des Nations Unies….avons décidé d’unir nos efforts….En conséquence, nos gouvernements ont signé la présente Charte », c’est 1) par l’utilisation de la première personne (« Nous »), la proclamation de la primauté des peuples (de leur souveraineté) et de ce que leurs gouvernements ne sont que les instruments de son exercice. C’est la proclamation de la souveraineté populaire à l’échelle mondiale. 2) par l’utilisation du pluriel, le constat qu’il  n’y a pas UN peuple mondial mais des peuples différents répartis sur des territoires qu’ils sont seuls compétents pour administrer dans le respect mutuel de leurs compétences territoriales respectives. C’est la consécration de l’indissociabilité entre universalité et pluralité, impliquant la dimension nationale, égalitaire et multiple, de la souveraineté populaire.

 

Il y a là un progrès historique de civilisation. Le problème est que ce n’est à ce jour qu’une proclamation, car tout est fait pour faire ignorer ou oublier, précisément en raison du renversement de logique que cela constitue. C’est pourquoi aussi sa mise en réalité est conditionnée par le combat des peuples. 

 

Et cela vaut évidemment pour l’Europe  Il n’y a pas UN peuple européen mais des peuples en Europe. En cela, les tentatives de prêcher des « Etats Unis d’Europe » selon le modèle des Etats-Unis d’Amérique sont dénuées de toute validité. En effet, même s’il y a des différences régionales entre les Etats du Sud et du Nord, les Etats-Unis d’Amérique ne sont guère que des subdivisions administratives, une sorte de décentralisation d’un Etat national unique, où existent certes des différences communautaires, mais transversales, et où les Etats ne résultent pas de la répartition géographique de l’exercice de leur compétence territoriale par des peuples différents, alors qu’en Europe, il est clair qu’il en est tout autrement, les Etats s’étant historiquement constitués en fonction du passé identitaire de chaque peuple, dont cela a dialectiquement contribué à renforcer l’identité.

 

Il en résulte que s’il serait stupide et irréaliste de combattre toute idée de coopération des peuples d’Europe, comme ayant une solidarité (une sorte de dénominateur commun continental), ce ne peut pas être en les contraignant à se fondre dans une identité européenne unique, artificielle et négatrice de leurs identités différentes, leur soustrayant le pouvoir au profit d’organes lointains et étrangers, mais dans le respect libérateur et productif des principes de la Charte des Nations Unies « Nous peuples Unis des Nations d’Europe ».

 

La Charte d’ailleurs prévoit que les peuples peuvent constituer des organisations régionales, mais dans le respect de ses principes. Cela signifie que cela doit être sur la base de la maîtrise de chaque peuple sur ses affaires, dans le respect mutuel de leurs identités et souverainetés respectives, et essentiellement pour tisser entre eux des relations mutuelles.

On ne soulignera jamais assez qu’on ne peut coopérer que si on est multiple, car une unité ne coopère pas avec elle-même, pas plus qu’une unité ne peut avoir de respect mutuel avec elle-même.

 

Il doit être clair que dans les relations internationales, qui doivent être réellement « inter-nationales », c’est-à-dire entre nations, l’organisation régionale doit être un plus, celui de relations régionales s’ajoutant aux relations mondiales, mais toujours dans le cadre de l’exercice par chacun de sa libre et égale souveraineté coopérante.  Or tout ce qui est supranational est un moins, puisque cela retire à un peuple une partie de sa souveraineté.

 

Le mot de Jaurès n’est pas périmé qui disait qu’un peu d’internationalisme éloigne de la patrie et que beaucoup d’internationalisme y ramène ?

 

Une Europe par en haut (« verticale ») ne peut être qu’une Europe de droite, et une Europe  « de gauche » ne peut être qu’une Europe par en bas (« horizontale »). Seule une vue claire de cette alternative peut être la base oppositionnelle d’une participation contradictoire à une Europe d’en haut et le donner à voir, en offrir l’objectif, peut prendre un sens, mais faute de cela il est compréhensible que les peuples n’y en voient  pas.

 

Le paradoxe est que ce vide est celui que les partis communistes avaient et auraient vocation de remplir, et l’enseignement des élections européennes doit être qu’il est urgent qu’ils retrouvent leurs sources, pour les Français celle de Babeuf, des auteurs de l’Internationale, de la Commune de Paris, pour les Tchèques celle de Jean Huss, pour les Italiens celle de Garibaldi, etc… Il est urgent de se rappeler qu’il n’y avait rien de chauvin et de nationaliste quand Vaillant–Couturier lançait « Nous continuons la France », quand Aragon, évoquant Gabriel Péri a écrit que l’Internationale continuait la Marseillaise, quand en 1961 à la dernière conférence mondiale des Partis communistes, Maurice Thorez vantait l’indépendance de chaque Parti dans sa relation avec tous les autres, dans la prise en compte de leurs différences d’attaches et d’ambitions et d’obligations nationales. Et il n’est pas indifférent que, alors, l’une des brochures des écoles de base du parti se soit appelée « classe et nation ».

 

Des émigrés de Coblenz contre les sans-culotte de Valmy, à la trahison des trusts et à leur « plutôt Hitler que le Front populaire », notre peuple n’a-t-il pas constamment vérifié qu’à chacune de ses périodes d’avancée dans la conquête de la maîtrise de ses affaires ses maîtres en voie de leur dépossession sont allés chercher le secours de la coalition des sans-patrie. Et n’est-ce pas encore plus vrai à une époque où contre le capitalisme mondialisé substitué à la bourgeoisie d’antan, le front de classe s’est déplacé du prolétariat aux peuples entiers ?

 

La crise du PCF tient à la victoire idéologique de ses adversaires de tous bords qui se sont évertués à le travestir en section du Parti soviétique, mais il est de fait que toutes les grandes pages de son histoire ont été marquées par l’indissociabilité du combat révolutionnaire et du combat pour l’indépendance nationale, la maîtrise de ses affaires par notre peuple, fraternellement avec tous les autres.

 

Il est de fait que l’éventail des options offertes aux électeurs pour les élections européennes  étaient entre une Europe sociale ou libérale mais en tout cas supranationale et dessaisissant les peuples de leurs affaires et une revendication nationaliste de l’indépendance nationale rétrograde, exclusive de souveraineté populaire, mais qu’il n’y en avait aucune qui relevât le drapeau unissant les couleurs de la nation, de l’internationalisme et de la révolution.

 

Il n’est pas possible de faire l’impasse sur la relation possible entre ce manque et le caractère massif des abstentions. Alors peut-être mesurerait-on que ce ne sont pas seulement les communistes qui s’en sont mutilés, mais le peuple qui en est devenu orphelin, alors que tout démontre qu’il en a besoin, que ce rôle reste à assumer, et que c’est celui, naturel et consubstantiel d’un Parti communiste.

 

R.WEYL,  juin 2009
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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 23:30

Déclaration commune de 66 partis communistes et ouvriers sur la résolution anticommuniste de l'OSCE


Nous condamnons fermement l'adoption le 3 juillet 2009, lors de la session régulière de l'Assemblée parlementaire de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), à Vilnius, en Lituanie, d'une nouvelle résolution anticommuniste intitulée « Sur la réunification de l'Europe divisée » qui contint une déformation grossière de l’histoire et nie le rôle de l'Union Soviétique dans la victoire sur le fascisme. La résolution met sur un même plan communisme et fascisme. Ceux qui s’expriment ainsi se gardent de rappeler que c'est l'Union Soviétique qui a apporté la plus grande contribution à la libération de l'Europe du fascisme. Les auteurs de la résolution – ces falsificateurs de l'histoire – feignent d'avoir oublié qui a livré la Tchécoslovaquie en 1938 à Munich, ce qui a mené à la fin de l'indépendance du pays et à l'asservissement des peuples Slovaques et Tchèques au fascisme.

Ceux qui ont voté pour l'adoption de cette résolution justifient en fait et encouragent une « chasse aux sorcières » contre les communistes dans plusieurs pays de l'OSCE où les communistes sont persécutés, leurs organisations de jeunesses interdites et leurs partis poursuivis pour avoir utilisés leurs symboles traditionnels.

En outre, la résolution offre de grandes opportunités pour criminaliser l'idéologie communiste et prendre des mesures contre les partis communistes.

Dans les même temps, nous constatons une véritable réhabilitation des Nazis dans de nombreux pays, y compris dans le pays qui a accueilli cette session de l'Assemblée parlementaire de l'OSCE.

Nous ne donnons à personne le droit d'insulter la mémoire des antifascistes, qui ont participé au mouvement de Résistance, qui ont perdu leurs vies dans le combat contre le Nazisme.

L'intensification de l'anticommunisme en Europe n'est pas un phénomène passager. Il témoigne de la peur des classes dirigeantes devant l'aggravation de la crise capitaliste et devant le caractère d’urgence que prennent l’exigence d'abolition de l'exploitation capitaliste et le besoin de changement radical de société.

La classe ouvrière, tous les travailleurs, quels que soient leur accord ou leur désaccord avec les communistes, doivent repousser catégoriquement les agents de l'anticommunisme, parce que l'histoire a prouvé que les attaques anticommunistes sont le prélude à une offensive générale contre les droits démocratiques et sociaux du peuple.

Répondons aux provocateurs et aux anticommunistes par notre lutte commune pour les droits des travailleurs, pour le socialisme.


Les Partis signataires:

 

Parti communiste sud-africain ;

Parti de l’Avant-garde socialiste, Algérie,

Parti communiste de l’Argentine ;

Parti communiste de l’Arménie ;

Parti communiste du Bangladesh ;
Parti du travail de Belgique ;
Parti communiste de Biélorussie ;
Parti communiste du Brésil ;

Parti communiste bulgare ;
Parti des communistes bulgares ;
Parti communiste du Canada ;

AKEL, Chypre ;

Parti communiste du Danemark ;

Parti communiste au Danemark ;

Parti socialiste ouvrier de Croatie ;
Parti communiste de Cuba ;
Parti communiste espagnol ;
Parti communiste des peuples d’Espagne ;
Parti des communistes de Catalogne ;

Parti communiste d’Estonie ;

Parti communiste des Etats-Unis ;
Parti communiste de Finlande ;
Parti communiste de Grande-Bretagne ;
Nouveau parti communiste de Grande-Bretagne ;
Parti communiste de Grèce ;
Parti communiste ouvrier de Hongrie ;
Parti communiste de l’Inde ;
Parti communiste de l’Inde (marxiste) ;
Pari Tudey d’Iran ;

Parti communiste d’Irlande ;
Parti des ouvriers d’Irlande ;

Parti de la Refondation communiste italien ; 

Parti des communistes italiens ;

Parti communiste jordanien ;

Parti communiste de Kirghizie ;

Parti socialiste de Lettonie ;
Parti communiste libanais ;
Parti socialiste de Lituanie ;
Parti communiste du Luxembourg ;
Parti communiste de Macédoine ;

AKFM, Madagascar ;

Parti communiste de Malte ;
Parti des communistes du Mexique ;

Parti socialiste populaire du Mexique ;

Parti communiste de Norvège ;

Parti communiste du Pakistan ;

Nouveau parti communiste des Pays-Bas ;
Parti communiste péruvien ;

Parti communiste des Philippines – PKP 1930 ;

Parti communiste de Pologne ;
Parti communiste portugais ;
Parti communiste roumain ;

Parti communiste de la Fédération de Russie ;

Parti communiste de l’Union soviétique ;
Parti communiste ouvrier de Russie-Parti des communistes de Russie (RKRP-RPC) ;
Parti des communistes serbes ;
Nouveau parti communiste de Yougoslavie ;
Parti communiste de Slovaquie ;
Parti communiste du Sri-Lanka ;
Parti communiste syrien ;
Parti communiste de Suède ;
Parti communiste de Bohème-Moravie ;
Parti communiste de Turquie ;
Parti communiste d’Ukraine ;
Union des communistes d’Ukraine ;
Parti communiste de l’Uruguay ;

Parti communiste du Venezuela

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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 20:40

La Fédération du PCF de la Haute-Saône unie et déterminée à lutter

 

Comme chaque année, la fédération du PCF de la Haute-Saône organisait la Fête de son journal, l’Etincelle, le 1er dimanche de juillet à Traves près de Vesoul.

Succès ! Mieux même que d’habitude.

D’abord en termes de participation. 200 à 250 personnes, principalement des amis, des sympathisants, des camarades. 161 repas exactement ont été payés. Il s’en est fallu de peu qu’un troisième cochon ne passe à la broche.

Ensuite pour l’ambiance. L’accordéoniste, le chanteur-guitariste, au répertoire gentiment éclectique, ont contribué à amplifier la bonne humeur naturelle des communistes Haut-saônois.

Enfin sur le plan politique.

Henri Alleg a volontiers accepté de faire le déplacement. Tout le monde l’en a remercié. Dans son intervention, il a su montrer combien son expérience personnelle en Algérie, qui a été celle de bien d’autres qui n’ont pas pu écrire, combien la guerre en Algérie n’étaient que les manifestations terriblement ordinaires de l’oppression impérialiste. On les retrouve partout, quels que soient les oppresseurs. Partout des hommes et des femmes les combattent, notamment grâce aux organisations communistes dont la lutte pour la paix fait partie de la raison d’être. Le lien est rapidement fait avec la situation en Afghanistan, avec l’insupportable subordination du pouvoir français à l’agression de l’OTAN et des Etats-Unis, égale hier comme aujourd’hui sous Obama. Aussi avec la situation en Palestine.

La situation nationale, la contre-offensive à la politique du pouvoir, ont alimenté de nombreux échanges. L’expérience électorale du Front de gauche, dans l’est derrière une personnalité imposée, peu représentative des luttes dans lesquelles les communistes de la fédération sont impliqués, n’a guère convaincu. La poursuivre, ossifier le « Front de gauche » comme nouvelle formation politique phagocytant l’action des communistes ? Non merci répondent la plupart des camarades.

La Fête de l’étincelle 2009 a en tout cas fait la démonstration de la détermination de tous les communistes de Haute-Saône à mener la bataille pour continuer à rassembler pour mettre en échec la politique du pouvoir. Des pétitions ont été rassemblées pour la défense de l’hôpital public. 4 adhésions ont été réalisées.

Rendez-vous est donné à tous à la Fête de l’Humanité sous le stand de la Fédération !


Photo : Henri Alleg, Frédéric Bernabé, secrétaire de la fédération, en arrière-plan les affiches du PCF initiées par le Réseau « Faire vivre et renforcer le PCF ».    

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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 14:55

Retour sur les élections à Hénin-Beaumont vu du côté PCF

 

La mobilisation des communistes de toute la Fédération du PCF du Pas-de-Calais avec ceux de la ville a contribué de façon importante à barrer la route au Front national en faisant élire au deuxième tour la liste du divers gauche Daniel Duquenne contre l’héritière Le Pen. Dans une ville où l’influence du Parti, mesurée à l’aune des résultats électoraux, s’est élevée à 8,82% aux récentes européennes (11,04% en 2004).

 

Comme les dirigeants de la Fédération ne manquent pas de le relever, l’avertissement demeure entier dans une cité durement frappée par la « crise » économique quasi permanente depuis trois décennies et par une crise politique aigüe liée à la faillite et aux malversations supposées de la municipalité de l’ancien maire PS Dalongeville, aujourd’hui en prison.

Aux européennes, l’abstention a atteint 65% du corps électoral, 39% seulement au 1er tour des municipales. Ici, dans l’ancien bassin minier, encore plus qu’ailleurs, développer cette perspective nationale de résistance et d’alternative politique, dans la clarté, que doit porter le PCF est essentiel.

 

Beaucoup d’observateurs en France, notamment de camarades dont l’attention s’est trouvée attirée par ce scrutin partiel particulier, se sont étonnés de la présence des candidats communistes sur la liste « gauche plurielle, PS-PC-MRC  + Modem ».

 

A y regarder de plus près, ce choix est même doublement déroutant. D’abord, pourquoi accepter l’alliance avec le Modem, dès le 1er tour en plus ? Comme alternative de gauche au FN, on ne saurait donner un  plus mauvais signe. Ensuite, la liste était conduite par Pierre Ferrari, ancien colistier et adjoint PS jusqu’en 2008 du maire aujourd’hui incarcéré. Pour montrer une rupture avec la situation antérieure pourrie, on ne pouvait faire pire.

 

Ce choix s’est soldé par l’élimination de toute représentation du PCF au Conseil municipal. La liste Ferrari est en effet arrivée troisième, derrière celle du FN et celle de Duquenne, ancien PS lui-même, mais qui s’était élevé bien plus tôt contre la gestion pourrie de Dalongeville jusqu’à se présenter contre lui en 2008. Duquenne a refusé la fusion des listes.

 

La lecture du blog de David Noël, chef de file des candidats PCF et jeune secrétaire de la section d’Hénin-Beaumont, loin de justifier la situation pour des communistes « normalement formés », ne peut que les sidérer sur la conception retenue du combat politique.

 

Sur l’alliance avec le Modem, on peut lire : « 99% des militants qui s’engagent en politique sont des gens honnêtes… S’engager, agir, c’est la même démarche intellectuelle qui amène un citoyen à s’investir au Parti communiste, au MoDem, dans un syndicat, dans une association caritative ou dans sa paroisse ». Sic !

 

Sur la présence et le maintien tardif comme adjoints du maire Dalongeville qualifié pourtant de « crapule », non seulement de Ferrari mais aussi de David Noël, ce dernier s’explique ainsi que son soutien à la liste de Dalongeville en 2008.

Ce n’est pas à nous de juger des réalités locales mais les explications de David Noël nous laissent pantois:

 

« Ce n'est pas nous qui avons fait réélire Dalongeville en mars 2008, c'est son clientélisme, et il aurait sans doute été réélu sans nous.
En 2008, partir dans une quadrangulaire sur la liste du Club des 5, c'était offrir la mairie soit au FN, soit à Dalongeville et son clan. Partir en triangulaire avec l'AR, c'était prendre le même risque, alors oui, nous avons fait de l'entrisme.

Regardez ce que font les trotskistes en 1934. Face au danger fasciste, à la demande de Trotsky lui même, ils ne deviennent pas socialistes, mais ils entrent à la SFIO, s'y constituent ouvertement en fraction, grossissent en attirant à eux de nouveaux sympathisants et quittent le parti socialiste en 1937-38 au moment où ils sont exclus pour fonder un parti trotskiste indépendant, mais le passage à la SFIO leur a permis de tripler leurs effectifs.

C'est, toute proportion gardée, la stratégie menée en 2008 par le MJS et le PCF pour couper Dalongeville d'une partie de ses réseaux et pouvoir le battre, ce que nous voulions faire en lien avec l'Alliance Républicaine. Faire de l'entrisme, ce n'est pas capituler et cautionner ! Je ne suis pas trotskiste, mais sur le coup, nous avons adopté une stratégie entriste. L'entrisme, ça se définit par deux choses : vous vous constituez ouvertement en fraction (sans jamais dire que vous préparez votre sortie, évidemment!), vous cherchez à attirer à vous les adhérents de l'organisation dans laquelle vous entrez et vous avez prévu, dès le départ, que vous seriez exclu et qu'il faudrait sortir.
Rendez-vous à l'évidence, nous n'avons pas été dalongevilliens, nous avons fait de l'entrisme pour mieux combattre Dalongeville et nos nombreuses déclarations critiques sont là pour le prouver ! Que nous reprochez-vous ? De ne pas avoir dit expressément à la presse que nous faisions de l'entrisme ? Mais ça ne se dit pas, sinon, on vous empêche d'agir !

Nous accuser de complicité, c'est comme accuser Trotsky en 1934 quand il conseille aux trotskystes de créer une tendance bolchevik-léniniste au sein de la SFIO d'être devenu réformiste !

Je laisse travailler la nouvelle équipe et ne vous inquiétez pas, je réagirai quand il le faudra. Mais je ne laisserai personne dire que j'ai été un complice de Dalongeville, parce que c'est malhonnête et mensonger.

Quant à la question des connivences AR/FN, je vois qu'encore une fois, vous bottez en touche et que personne de l'AR ne veut reconnaître que c'était une faute politique, mais c'est devenu une habitude. »

 

Ce n’est pas dans les écoles du Parti que l’on apprenait, en partant de ses aspirations à combattre le capitalisme et ses valets, à faire de la politique comme cela !

Au 34ème congrès, David Noël était l’un des 1ers signataires du texte alternatif mystérieux piloté par le groupe « La Riposte » d’obédience trotskyste et de pratique entriste revendiquées.

On notera que la socialiste, ex rocardienne, qui se présente aujourd’hui comme l’aile gauche du PS, Marie-Noëlle Lienemann, parachutée de l’Essonne dans le Pas-de-Calais il y a quelques années, s’est bien gardée de se fourrer dans le guêpier de 2009 après avoir été 2nde de liste de Dalongeville en 2008. Dans les jeux politiciens, elle a davantage d’expérience !

 

Le scrutin partiel d’Hénin-Beaumont a une valeur d’avertissement national aussi pour le PCF, et une valeur d’avertissement local !

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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 13:37

Assemblée : qui s’oppose à la reconstitution d’un groupe communiste et apparentés ?

 

Le Conseil constitutionnel a validé ce 25 juin 2009 la majeure partie des modifications votées par l’Assemblée nationale de son propre règlement. Elles portent dans l’ensemble une volonté de bouclage des débats parlementaire et un grave recul des droits des députés, dans la suite de la réforme constitutionnelle de 2008.

 

Une modification correspond cependant à une revendication du PCF. Le premier alinéa de l’article 19 sur les groupes politiques est désormais rédigé ainsi : les députés peuvent se grouper par affinités politiques ; aucun groupe ne peut comprendre moins de quinze membres, non compris les députés apparentés dans les conditions prévues à l’alinéa 7 ci-dessous.”  Auparavant le seuil était situé à vingt membres.

 

Après les élections législatives de 2007, la reconstitution, comme sous les législatures précédentes, d’un groupe parlementaire « communiste », « communiste et apparentés » ou « communiste et républicain », n’a pas eu lieu, malgré les efforts, entre autres, d’Alain Bocquet, président du groupe sortant.

 

L’impossibilité d’atteindre le seuil de 20 membres a été la principale explication avancée.

 

16 députés communistes avaient été élus (en métropole) ainsi que 2 députés présentés ou soutenus par le PCF dès le 1er tour (à côté de candidats du PS). Un accord avec au moins deux autres députés était donc nécessaire, par exemple avec des députés communistes et progressistes d’outre-mer.

 

Finalement a été constitué un « groupe de la Gauche démocrate et républicaine » dans lequel les 18 députés précités siègent aux côtés de 4 députés Verts (Noël Mamère, Martine Billard, Yves Cochet, François de Rugy), de la députée communiste réunionnaise Huguette Bello, du député de la Martinique Alfred Marie-Jeanne et, depuis quelques mois, du député PS, devenu PG, Marc Dolez.

 

La constitution de ce groupe a été présentée comme un arrangement « technique ».

 

Mais elle porte de fait une orientation politique :

L’effacement de toute référence au PCF. Pourtant, rien n’empêchait dans un groupe « technique » de mentionner l’identité politique des composantes (ex : « groupe communiste, vert, etc. »). Il a été préféré une autre appellation qui induit le nouveau concept de « gauche démocrate et républicaine ».

La déclaration de constitution du groupe définit un axe politique qui n’a pas à voir avec une ligne parlementaire: ses membres « pèseront en faveur de tout ce qui sera de nature à rassembler la gauche ».

L’accord passé avec les Verts dans l’organisation du groupe ne laisse pas non plus de surprendre. Avec leurs quatre députés, présentés par le PS en 2007, ils bénéficient d’un tiers des moyens et il a été expressément prévu que l’un des leurs prendra la présidence du groupe au tiers de la législature, c'est-à-dire normalement dans les semaines qui viennent.

 

La modification constitutionnelle doit permettre maintenant d’affirmer clairement la présence du PCF dans la représentation nationale et d’en finir avec ces ambiguïtés.

L’existence d’un groupe communiste est désormais possible. C’est la volonté exprimée par la quasi-totalité des communistes en 2007 (voir le CN du 22 juin 2007), celle de récupérer toute la signification politique et les moyens que cela représente, celle aussi de poursuivre l’histoire glorieuse du groupe communiste dans l’histoire.

Les partenaires du groupe GDR doivent pouvoir, s’ils le souhaitent, rester apparentés au groupe communiste et continuer à bénéficier des droits attachés à l’appartenance à un groupe. Pour les Verts, ils ont le choix maintenant entre essayer de reconstituer un groupe avec les députés radicaux de gauche comme entre 1997 et 2002 ou de rejoindre le groupe PS comme entre 2002 et 2007.

 

18 députés doivent leur élection au parti et au vote communistes. Ils ont chacun le droit d’avoir leur opinion sur l’avenir du PCF et la recomposition de la gauche (jusqu’aux Verts). Mais, comme députés, ils doivent respecter le mandat du parti, des communistes et des électeurs. Le nouveau règlement de l’Assemblée doit être l’occasion de lever la cacophonie dans leurs rangs sur ce sujet.

 

Une fois de plus, constatons que l’affirmation du PCF est la condition de l’unité et du rassemblement !

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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 13:33

Dimanche 5 juillet 2009 : Fête de l'Étincelle 70 à TRAVES (10 km de Vesoul)

La fédération de la Haute-Saône du PCF vous invite à la fête de l'ÉTINCELLE 70 qui se déroulera le dimanche 5 juillet à TRAVES (salle des fêtes).

11h : débat avec Henri ALLEG auteur du livre "LA QUESTION" ;

12h30 : apéritif et repas ;

En continu : exposition sur la République ;

Dans l'après-midi : animation avec Xavier auteur-compositeur-interprète.

Bulletin d’inscription en lien

 

Vendredi 19 juin 2009 : Solidarité avec la Palestine à Vesoul, avec Mme Hind KHOURY, à l’initiative du collectif « Vigilance pour la paix », débat présidé par Frédéric BERNABE, secrétaire de la fédération de la Haute-Saône du PCF

 

Hind Khoury à Vesoul

La visite de la déléguée générale à la Palestine, Madame Hind Khoury, qui a réuni plus de 150 personnes vendredi 19 juin  à l'Espace Villon à Vesoul à l'initiative du collectif "Vigilance pour la paix" a donné lieu à un débat contradictoire, riche et intéressant.

Lire l'article de l'Humanité du 22/06/09

Lire l'article de l'Est Républicain du 19/06/09.

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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 19:17
La 33ème Fête des Libertés, organisée par la section du PCF de Saint-Quentin (Aisne) a rassemblé entre 400 et 500 personnes ce dimanche 28 juin 2009. Un beau succès aussi bien sur le plan de la convivialité que sur celui de la politique. 16 adhésions ont été réalisées par la section dont une majorité de jeunes. Au centre des discussions : l’alternative politique à partir des résistances et des luttes, notamment dans la région, le rôle du PCF pour la construire.

 

Ci-dessous les articles de la presse locale.

 

Sur la photo, les dirigeants de la section: Jean-Luc Tournay, conseiller régional (à gauche); Corinne Bécourt (au centre), membre du Conseil national du PCF ; Olivier Tournay (derrière elle), conseiller municipal. La section avait invité Maxime Gremetz (deuxième à gauche), député de la Somme, conseiller régional de Picardie qui a pris la parole, ainsi que (les trois à droite) Emmanuel Dang Tran, membre du CN du PCF, de Paris, Jean-Claude Korde et Isidro Oliva de la Fédération du Bas-Rhin du PCF, section d’Illkirch.

Corinne Bécourt, Emmanuel Dang Tran et Jean-Claude Korde sont membres de la coordination nationale du Réseau « Faire vivre et renforcer le PCF ».  

 

 

Article de l’Aisne Nouvelle, 30 juin 2009 

En cette période de crise sociale et économique, le thème de la 33e fête des Libertés, organisée dimanche par la section saint-quentinoise du PCF, collait à l'actualité : Résistance et lutte, quelles perspectives ?

Dimanche, les sept cellules, présentes dans presque tous les quartiers de la cité des Pastels et qui composent la section locale de Saint-Quentin du PCF, ont organisé leur traditionnelle fête annuelle. Ce qui constitue sans doute l'événement politique le plus ancien de la ville (33 éditions au compteur), a attiré plus de 300 personnes tout au long de la journée au stade Marcel-Bienfait.

Une journée politique donc, mais pas seulement avec un tournoi de foot à sept et des concerts au programme. Mais entre deux passes de ballon, deux merguez ou deux chansons, les discussions politiques ont vite fait leur apparition.

« Pour une convergence des luttes »

D'ailleurs, Maxime Gremetz, député de la Somme et conseiller régional, est venu en personne rappeler les combats à venir du PCF. Lors de son discours, le trublion a égrainé le nom de sociétés picardes touchées par la crise économique et appeler « à une convergence des luttes ». Une position reprise également par Emmanuel Dang Tran, membre du conseil national du PCF : « Nous voyons qu'en réponse à la crise, les luttes s'intensifient depuis plusieurs mois. Il faut refuser la casse des services publics, des entreprises qui payent le prix de la politique menée par Nicolas Sarkozy ».

Un discours qui semble plaire, au-delà des 300 adhérents du parti communiste sur Saint-Quentin. En effet, la section locale a profité de cette journée pour attirer de nouveaux militants. « Nous avons recueilli plus de quinze nouvelles adhésions », se félicite Corinne Bécourt, membre du conseil national du PCF. Reste à savoir si ces quinze recrues permettront d'oublier que Saint-Quentin était autrefois un bastion communiste...



Article du Courrier Picard du 29 juin 2009 

SAINT-QUENTIN De l'humanité à la Fête des libertés

Il y avait comme un air de liberté, hier après-midi au stade Marcel-Bienfait, celui de la Fête des libertés du PCF.

Ambiance bon enfant hier, à la journée de fête organisée par la section locale du Parti communiste depuis trente-trois ans. Musique et tournoi de football ont fait bon ménage avec les discours politiques.

Libre. De faire ce qu'ils voulaient. S'allonger sur l'herbe pour lire la dernière gazette du Parti communiste français. De chausser ses baskets pour taper dans le ballon rond. D'écouter le concert de Farid ou des Little dead cats. Certains ont fait les trois, hier, à l'occasion de la Fête des libertés organisée au stade Marcel-Bienfait de Saint-Quentin.

Il s'agit d'une Fête de l'huma, mais plus petite, beaucoup plus petite. Les organisateurs appartiennent bien au même parti, le PCF. La section locale tenait sa 33e édition. « Cette année, on a pris le thème de Résistance et luttes », souligne Jean-Luc Tournay, conseiller régional. Ce sujet a été abordé lors d'un débat mené par des responsables syndicaux, des militants ainsi que des élus locaux et régionaux. « Maxime Gremetz est passé », note Jean-Luc Tournay.

« Bonjour camarade »

Cette journée était également, en quelque sorte, le lancement local des élections régionales. « On aura une liste. On veut faire passer nos idées. Il faut que le PC retrouve ses valeurs », poursuit le conseiller régional. Retrouver sa base. « Notre ambition est d'aller dans les entreprises, dans les quartiers. » Premier arrêt, hier à Neuville, pour la fiesta dominicale.

« Bonjour camarade. » La salutation est désormais de mise pour Julien. Ce Saint-Quentinois de 19 ans vient de signer son adhésion au PCF. « C'est une histoire de famille. Je suis dedans depuis tout petit », confie-il avant de souligner la bonne ambiance de la journée. Elle fut bon enfant. Les doigts de pieds en éventail sur l'herbe, des jeunes prennent le goûter. Cerise sur le gâteau, le concert des Little dead cats.

D'autres se laissent charmer par une autre musique, plus politique. « On a des propositions. La crise, il y a autre chose à faire. » Les communistes veulent montrer qu'ils sont dans la place. « On est là, on se bat. On n'a pas envie de s'arrêter. » La voix de sirène est celle de Jean-Luc Tournay, ravi de voir la fête battre son plein. « Il y a du monde. » Autour du barbecue, sur l'herbe... Des militants recomptent les bulletins des nouveaux adhérents. Dame nature semble avoir pris sa carte, tout du moins celle de sympathisant. Elle a laissé son soleil en roue libre.

N. N.

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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 17:51

Conseil national du PCF des 19 et 20 juin 2009

Intervention d'Eric Jalade, fédération du Tarn

 

1- Sur la question des élections européennes.

Les résultats sont dans notre département appréciés globalement de manière positive par les camarades, avec les remarques dont je voudrais vous faire part.

Dans l’ensemble, la liste du Front de Gauche obtient en moyenne 2,5% de plus que la liste communiste en 2004, avec un gain d’environ 3000 voix. Sans entrer dans le détail, quelques observations générales: les meilleurs résultats ont été obtenus dans les communes où nous avons une forte influence, où nous sommes en responsabilité : ainsi à Saint-Benoît-de-Carmaux, dans le Bassin minier, nous passons de 24,8% à 35%, à Labastide-Rouairoux, de 16,5% à plus de 23%. Cela correspond aussi à des secteurs où des luttes se sont déroulées, notamment avec l’implication des communistes et de leurs élus, pour la défense du Service Public (de la Poste, de l’école…).

Cela dit, l’abstention est plus forte et les progrès sont plus mesurés, là où notre électorat est davantage composé d’actifs, de salariés, plus jeune. Le Parti Socialiste perd 13,5% et 16 000 voix, à 18%, la droite mobilise son électorat (l’UMP atteint 26,5%) sans retrouver le total en voix et en pourcentage de 2004. La liste Europe Ecologie, même si sa progression est moins spectaculaire qu’au plan national, progresse d’environ 6%.
Evidemment la caractéristique majeure de ce résultat, c’est bien entendu l’abstention (à près de 52% dans le Tarn, soit près de 2 points de plus qu’en 2004), dont le niveau, est, on a pu le vérifier par bureaux de vote, notamment en ville, bien plus élevé dans les quartiers populaires et dans les bureaux où le « non » avait réalisé ses meilleurs résultats.
C’est un fait politique majeur sur lequel nous devons vraiment porter toute notre attention.

Sur l’électorat proprement dit, on peut considérer qu’il provient en grande majorité de l’électorat communiste, avec un apport lié à la personnalité de Jean-Luc Mélenchon qui a permis de mordre un peu sur un électorat traditionnellement socialiste.

Nous ne progressons pas vraiment dans les milieux populaires et dans le monde du travail, alors que dans le même temps, beaucoup de responsables et de militants syndicaux, avaient signé l’appel à voter. Cela fait partie des contradictions sur lesquelles, là encore, il va nous falloir travailler : la non-traduction de la colère et de la mobilisation sociales dans un vote massif, alors que ce mécontentement et ces luttes restent - même de manière moins forte qu’en janvier ou en mars - une donnée permanente dans notre pays.

Pour notre part, nous avons veillé, tout au long de la campagne à relier le vote communiste au vote Front de Gauche, avec, dès que nous le pensions nécessaire, une expression du parti, ainsi, dans la dernière semaine, sur le risque que l’abstention, au final, laisse les mains libres à Nicolas Sarkozy et au gouvernement pour suivre les recommandations du Conseil de l’Union Européenne « dans la voie de la poursuite de la mise en œuvre des réformes structurelles ». Peut-être aurions nous dû faire davantage sur cette question et sur le prolongement du « non »  du 29 mai 2005, à l’occasion de ce scrutin.

L’implication des communistes de notre département a été satisfaisante dans la campagne, où notre démarche a été de relier identité et expression du PCF et rassemblement, démarche unitaire.

2- Sur les axes de travail proposés, je me félicite de la proposition de continuer la bataille du parti et une pétition pour populariser nos propositions et particulièrement celles des députés communistes, dans le prolongement du 28 mai. La défense de l’emploi, des salariés est totalement en phase avec les préoccupations quotidiennes des gens, on a pu le constater dans les luttes et aussi le 13 juin. Réfléchissons à des initiatives audacieuses pour la défense de l’emploi industriel. Les suppressions d’emplois dans ce domaine (dont le rythme s’est considérablement aggravé avec la crise) pèsent aussi beaucoup sur les consciences, il engendre du fatalisme, alimenté par l’expérience d’échecs successifs dans ces batailles.

Les luttes pour la défense des services publics (La Poste, l’hôpital, l’école…), pour la défense du statut de la Fonction Publique et de l’emploi, sont aussi décisives pour notre peuple.

Une absence toutefois dans ces axes ; c’est celle de la bataille pour la Paix, le désarmement et la sortie de la France de l’OTAN. Sur cette question, nous pouvons rassembler très largement dans la population, c’est un choix de société fondamental qui se pose à travers cette question de la paix et elle est au cœur de notre idéal communiste. Nous devons redevenir le « parti de la paix ».

3- J’en viens à la question du parti. Il nous faut, me semble-t-il, dissocier les questions du rassemblement et celle des transformations du parti, qui découleraient, selon certains, mécaniquement, du succès du Front de Gauche.

Un camarade de notre fédération a participé à la première réunion de la commission. Nous souhaiterions avoir des éclaircissements sur le périmètre et la nature des transformations qui vont être proposées.

En tout cas, s’il y a une préoccupation qui doit être la pierre angulaire de nos réflexions : c’est de savoir comment tisser à nouveau des liens étroits avec le monde du travail, avec les quartiers populaires, alors qu’ils sont terriblement impactés et fragilisés par la crise, la montée du chômage et la précarité.

En tout état de cause, a fortiori dans les conditions actuelles - qui sont celles d’une crise systémique majeure du capitalisme – je ne crois pas à un avenir pour une force « post-communiste » métamorphosée, à l’identité et au contenu flous, fussent-ils mâtinés de poésie. Il n’y a pas un exemple au monde où une mutation génétique d’un PC conduise au succès, y compris sur un plan électoral.

En revanche, il y a un avenir pour un parti communiste pour peu qu’il joue pleinement son rôle de parti révolutionnaire, sur des bases de classe, dans toutes ses dimensions – dans les luttes comme dans les institutions – dans la perspective d’un socialisme du XXIe siècle.

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27 juin 2009 6 27 /06 /juin /2009 11:02
Lothar Bisky est coprésident du parti allemand « die Linke », président du Parti de la gauche européenne (PGE). Il vient d’être élu président du groupe « Gauche unitaire européenne/gauche verte nordique », GUE/NGL, au Parlement européen, en remplacement de Francis Wurtz. 

Cela fait beaucoup de cumuls pour un seul homme ! Et cela pose question sur la suite de l’évolution du groupe GUE/NGL.

L’élection de L. Bisky n’a pas été acquise à l’unanimité. Un communiqué rendu public par le secrétariat du groupe GUE/NGL a prétendu le contraire, ce que les camarades grecs du KKE ont dû rectifier (traduction de leur déclaration ci-dessous).

Le groupe GUE est une structure plurielle, « confédérale », qui permet à des formations de différents pays d’Europe représentant différents courants de pensée de gauche, d’être organisées et de s’exprimer au Parlement européen, avec les facilités données aux groupes.

Dans le respect de cette diversité, c’est aussi une structure d’échanges, notamment entre partis communistes, et d’initiatives au niveau du parlement. Les députés des partis communistes des pays d’Europe en font partie depuis qu’ils ne peuvent plus constituer un groupe à eux seuls (1994).

Nous ne pouvons que nous inquiéter, comme nos camarades grecs, que le groupe GUE/NGL soit progressivement phagocyté par le PGE, qui n’en représente qu’un courant.

Rappelons que le PGE est un « parti européen », reconnu comme tel parce qu’il intègre dans ses statuts l’objectif d’intégration européenne. Il est financé par la Commission européenne. 

Au sein du groupe GUE, au sein des partis membres du PGE, dont le nôtre le PCF, parmi les millions d’électeurs que les composantes du GUE représentent, ce parti pris et les positions politiques qui en découlent sont loin d’être partagés par tous.

Ils ne doivent pas s’imposer à l’expression et l’action du groupe GUE.

rédaction de vivelepcf

Les députés européens du KKE expriment leur désaccord avec l'élection de Lothar Bisky comme président du Groupe GUE/NGL au Parlement Européen

 

Déclaration des députés européens du Parti communiste grec (KKE), 25 juin 2009


Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


A propos de l'élection de Lothar Bisky comme président du groupe GUE/NGL (Gauche Unitaire Européen/Gauche Verte Nordique), les députés du KKE, composante du groupe, ont fait la déclaration suivante:

« Pendant la réunion du groupe GUE/NGL ce jour, à propos de l'élection du président du groupe, la délégation du KKE au Parlement européen a exprimé son désaccord avec l'élection de Lothar Bisky comme président du groupe. Etant donné qu'il est aussi président du Parti de la gauche européenne (PGE), un parti avec lequel le Parti communiste grec (KKE) a de sérieux désaccords idéologiques et politiques, son élection en tant que président du groupe GUE/NGL risque de remettre en cause le caractère confédéral du groupe GUE/NGL.

Dans le communiqué de presse de la GUE/NGL sur le sujet, il est affirmé que Lothar Bisky avait été élu à l'unanimité, en falsifiant la vérité et en cherchant à taire la position claire du KKE. Les députés du KKE ont immédiatement attiré l'attention sur le sujet dans une lettre envoyée à Lothar Bisky lui-même et au secrétariat de la GUE/NGL, en exigeant que la correction nécessaire soit faite.

Le groupe du KKE au Parlement Européen continuera résolument à exprimer les positions de leur parti au Parlement européen et à défendre les intérêts de la classe ouvrière et des couches populaires. »

Site du KKE (international): http://inter.kke.gr/

 

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26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 18:05

Conseil national du PCF des 19 et 20 juin 2009 

 

Intervention d’Emmanuel DANG TRAN, fédération de Paris

 


Dans la période, plus que jamais, nos priorités doivent être d’alimenter la contre-offensive idéologique face à la politique du gouvernement, de créer les conditions de rassemblements pour mettre en échec ses contre-réformes, tout cela passant par le renforcement du PCF.

J’ai bien entendu ces objectifs repris par le rapport et par plusieurs interventions.

 

Mais la stratégie du Front de gauche telle qu’elle a été appliquée et telle qu’on a déjà annoncé qu’on la prolongerait n’y correspond pas.

 

Je reviens sur trois points :

 

1- D’abord, l’interprétation du résultat électoral.

Il vaut mieux éviter de se payer de mots. Le rapport abonde de superlatifs. Mesurons précisément les choses !

Le résultat des listes du Front de gauche marque une faible progression par rapport aux listes présentées par le PCF en 2004. L’action des militants communistes - et pas seulement dans le cadre de la campagne - les ressorts du vote communiste, ont été déterminants pour maintenir ce chiffre [comme aux cantonales de 2008 : 9%]. Les résultats dans le détail le montrent indiscutablement.

Mais ils n’ont pas suffi globalement à faire du Front de gauche une alternative à l’abstention, notamment parmi les jeunes, les milieux populaires, le monde ouvrier. Malgré l’action du Parti en 2005 dans la campagne du NON, malgré le développement des luttes à un niveau sans précédent depuis le début de l’année, malgré la crise du capitalisme, malgré le discrédit du PS. C’est un constat.

 

2- Ses causes sont notamment à rechercher dans les orientations nationales du Front de gauche. Il s’est globalement détourné des luttes, des préoccupations et des perspectives immédiates qu’elles portent.

Dit rapidement, la campagne a été enfermée dans des perspectives institutionnelles (importance disproportionnée du Parlement européen) sinon politiciennes (peser sur la « gauche », forcément dans l’attente de 2012).

Sur l’Europe, elle a été en retrait sur la dynamique du NON à l’UE du capital que nous avions fortement contribué à animer en 2005.

 

3- Contrairement à ce qui est mis en avant, notamment par le rapport, le Front de gauche, avec ces orientations, ne correspond pas à une démarche véritablement unitaire.

L’unité, ça se construit, entre différentes organisations politiques, sur la base d’accords, même de compromis, discutés en vue d’objectifs politiques bien déterminés.

 

Avec le « Front », nous avons une union décrétée en préalable par la direction du PCF, le 24 octobre 2008, sans d’ailleurs avoir demandé leur avis aux communistes alors en pleine préparation du congrès.

Nous sommes face à une union pour l’union. Il a fallu attendre plusieurs mois avant d’avoir une plateforme politique un peu identifiable qui ne concerne qu’un objectif : les élections européennes.

Nous avons une soi-disant union avec des organisations qui, au sens propre du terme, sont non significatives : des groupes dissidents du PS et du NPA, à peine créés, comptant selon leurs propres chiffres quelques centaines d’adhérents [2800 pour le Pg, 200 à 300 pour la « Gauche unitaire].

 

On est très loin d’un processus politique répondant à l’aspiration à la convergence des luttes et à la perspective politique qu’elle ouvre !

On est bien plus près de la poursuite du processus d’effacement du PCF auquel les communistes viennent encore de montrer leur opposition.

 

Être la voiture balais, à « gauche », du PS, de la social-démocratie en général et de l’intégration européenne, c’est sans doute le rôle que Mélenchon s’est assigné dans ou hors du PS. Ce n’est pas le rôle de notre parti, le PCF !

 

En Allemagne, le nouveau parti « die Linke », partenaire du PGE et modèle affiché de Mélenchon, affiche franchement son option sociale-démocrate. L’expérience s’essouffle déjà électoralement avec un résultat national décevant et des reculs à l’est.

 

Pour la suite, impulsons, en nous appuyant sur les communistes et le parti, atout en tant que tel, les campagnes nationales, les Fronts de lutte qui peuvent mettre en échec le pouvoir et débloquer la perspective politique ! La situation et même ces élections montrent qu’il existe des forces et une attente pour cela.

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