Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

A LA UNE

NOUVEAU SITE ACTUALISE QUOTIDIENNEMENT: http://vivelepcf.fr/

 

36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
22 juillet 2008 2 22 /07 /juillet /2008 12:40

Le PCF et ce qu’il représente attirent les convoitises

Militants communistes, notamment lorsque nous disposons d’internet et que nous avons laissé notre adresse, nous sommes l’objet des sollicitudes de nombreux groupes politiques.

Parmi ceux-ci, un groupe politique intitulé « La Riposte » interpelle certains de nous avec insistance, notamment pour la préparation du 34ème congrès du PCF.

Dans la confusion des repères dans le Parti, suscitée par les abandons de la direction, notre première réaction est de ne rejeter aucune bonne volonté communiste pour participer au redressement de notre parti.

Dans cette préoccupation, nous sommes amenés à rejeter clairement la démarche et les avances des animateurs du groupe « La Riposte ».

Ils ne s’en cachent pas. Ils n’ont rien à voir avec le PCF, sa structure et son histoire.

Organisés en groupe extérieur, ils se définissent, ouvertement, comme l’antenne en France d’un groupe international se revendiquant « trotskyste », basé dans le monde anglo-saxon. Selon la doctrine de leurs inspirateurs directs affichés, les obscurs Ted Grant et Alan Wood, ils font de l’entrisme le fondement de leur pratique politique.

Cette doctrine les a amenés à adhérer au Parti travailliste en Grande-Bretagne et au Parti Socialiste en France. Depuis quelques années, dans la situation de crise traversée par le PCF, ils décident de changer de parti, de passer du PS au PCF.

Si l’on suit leur principe entriste, ce ne peut être qu’en espérant influencer des militants communistes en déshérence. Depuis qu’ils sont au PCF, ils tentent de propager, principalement par internet, indépendamment de toute base militante, des textes susceptibles de convenir aux communistes restés marxistes. Leurs écrits, par exemple sur Cuba, se sont adaptés à leur nouveau parti.

Ils bénéficient d’une complaisance certaine de la part des directions les plus réformistes du PCF, notamment à Paris qui peuvent y trouver un dérivatif, un repoussoir, une entrave à l’union des communistes opposés à la liquidation du PCF. C’est ce que constatent aussi nos camarades italiens de la Refondation communiste dans la préparation de leur congrès où une motion parasitaire de l’antenne italienne du même groupe essaie de faire diversion avec la bénédiction des directions sortantes désavouées depuis les dernières élections.

La raison d’être de notre engagement de communiste, c’est de participer efficacement au combat de classe dans notre entreprise et notre quartier et de défendre l’organisation historique dont nous disposons en France pour le faire : le PCF.

Il est visible que la démarche des initiateurs de « La Riposte » ne s’inscrit pas dans ces objectifs.

Repost 0
Published by Vive le Parti Communiste Français - dans 34ème congrès - préparation déroulement
commenter cet article
14 juillet 2008 1 14 /07 /juillet /2008 15:11

 

PAS D’AVENIR SANS PCF ! 34EME CONGRES DU PCF

 

INVITATION – RENCONTRE NATIONALE –

SAMEDI 30 AOUT 2008 A PARIS

 

Précédée le 29 août d’une soirée d’échanges sur le PCF et l’UE

Le 12 juillet 2008,

Chers camarades,

 

Nous sommes de plus en plus de communistes à être déterminés à ne pas laisser détruire ou disparaître notre parti, le PCF, l’outil historique indispensable dont les travailleurs se sont dotés pour mener le combat de classe.

Nous sommes également de plus en plus nombreux à juger que nous devons passer à un nouveau stade d’organisation :

- pour faire vivre notre parti, ses structures de base, gagner un espace de visibilité nationale ;

- pour rompre avec la stratégie d’effacement du Parti, de son identité, de ses positions fondamentales, de son organisation spécifique

Malgré les désaveux successifs, l’équipe dirigeante a confirmé qu’elle met toujours à l’ordre du jour la poursuite du processus de mutation-disparition du PCF.

S’il n’est plus immédiatement question de revenir sur « l’existence même » du Parti, mais de le « transformer » radicalement, les conclusions prononcées par MG. Buffet à Tours le 14 juin comme les débats et la résolution du CN des 25 et 26 juin, convoquant le congrès traduisent le maintien de cette visée réformiste. Ils confirment le refus de tout bilan de la dernière période. De plus en plus, l’Europe et le PGE sont utilisés comme prétextes et instruments de nouvelles « transformations » du parti.

Les partisans de la poursuite du processus d’effacement comptent sur le verrouillage administratif du congrès et de ses débats, sur leur brouillage, sur la dispersion des oppositions pour franchir le 34ème congrès malgré l’opinion majoritairement exprimée des communistes à la poursuite de cette stratégie. L’insuffisance de la riposte nationale contre la politique du pouvoir, le contresens des déclarations communes avec le PS contribuent aussi à démobiliser les communistes.

Face à cela, nous avons besoin de construire, dans la durée, collectivement,  un repère et une forme de coordination nationale, à nous saisir du 34ème congrès pour unir davantage les communistes, leurs organisations tournées vers la lutte.

D’autant plus que des organisations extérieures, plus ou moins bien intentionnées, parient sur notre échec au 34ème congrès pour récupérer, ou éparpiller encore davantage, les communistes en déshérence.

Le 34ème congrès ne sera pas le congrès « ça passe ou ça casse » pour les communistes, mais le congrès-étape où doit s’affirmer beaucoup plus fortement, de façon plus structurée, face à la stratégie de liquidation, le point de vue et l’organisation communistes.

Les délais sont très courts. Nous devons nous tenir prêts à sortir un texte de base commune alternative avant la fin septembre, dans la prolongation et l’amélioration des textes « Remettons le PCF sur les rails de la lutte des classes », « Fiers d’être communistes » et « Colère et espoir » que nous avons présentés et défendus en 2006. Depuis, beaucoup d’autres sections et militants ont manifesté leur volonté de défendre le PCF, grâce notamment à l’appel « Pas d’avenir sans PCF ».

Depuis le 13 juin, camarades responsables de plusieurs sections, nous avons fait circuler un texte portant une analyse de la situation du PCF et une démarche pour l’avenir et le congrès. A ce jour, il a été approuvé, avec des amendements, par 14 organisations du PCF, de la cellule à la Fédération. 15 autres l’ont mis en discussion. Des dizaines de camarades ont individuellement exprimé leur soutien. Nous vous le renvoyons avec les modifications et commentaires. Sur la base de ce texte de cadrage, nous proposons de tenir une

Rencontre nationale de communistes

Vendredi 29 août à partir de 17h00 et samedi 30 août à partir de 9h30,

À Paris, au Patronage Laïque, 72 avenue Félix Faure (métro Boucicaut).

 

Avec l’ordre du jour suivant :

Vendredi 29 août: accueil des participants à partir de 16h00

18h30 à 20h30 : échange sur le PCF et l’UE, un des points cruciaux du congrès

20h30 : dîner fraternel

 

Des hébergements chez des camarades sont possibles. S’inscrire le plus tôt possible, en tout cas avant le 26 août aux numéros ci-dessous.

 

Samedi 30 août :

9h30 : échange sur la préparation du congrès. Quel texte alternatif ? Calendrier d’initiatives à partir de la Fête de l’Huma.

12h00 : point presse

12h45 : déjeuner-buffet

14h30 à 16h30 : expériences de lutte, de vie de nos organisations. Comment progresser dans la coordination et l’échange entre communistes ?

 

Cette rencontre, à deux semaines de la Fête de l’Huma, à une semaine du CN des 5 et 6 septembre qui doit adopter la proposition de base commune, peut et doit nous permettre de nous accorder et de construire un front unitaire pour l’avenir de notre parti, en lien avec notre action dans les luttes.

Ces initiatives ont été décidées après plusieurs assemblées de communistes en Région Parisienne et de multiples échanges avec des camarades de 25 fédérations, sur la base d’un accord. L’une des questions en débat sera de trouver une identification juste, correspondant au rassemblement des organisations du PCF et des communistes que nous sommes.

 

Une permanence est tenue tout l’été : PCF Paris 15 : 01 48 28 60 05  (répondeur), ou 06 76 54 66 62—Emile (jusqu’au 31 juillet puis à partir du 17 août) : 06 10 85 25 10

 

Espérant ta présence, te priant de relayer cette invitation, et te souhaitant de bonnes vacances,

 

Pour la coordination de préparation de la réunion des 29 et 30 août,


Le secrétariat de la section du PCF Paris 15

Repost 0
Published by Vive le Parti Communiste Français - dans 34ème congrès - préparation déroulement
commenter cet article
14 juillet 2008 1 14 /07 /juillet /2008 14:28

Déclaration de cadrage pour la préparation du 34ème congrès du PCF – pour la rencontre des 29 et 30 août.

Etat au 12 juillet 2008. Des amendements et réflexions entre crochets, d’autres, avant tout de forme, ont été intégrés.

 

34ème congrès : engageons la reprise en main du PCF par les communistes ! C’est indispensable pour mener le combat de classe !

 

Un spectre continue à hanter les nuits du patronat et du pouvoir capitaliste: celui du seul parti politique qui a donné historiquement à la classe ouvrière, au monde du travail les moyens de remettre en cause leur domination en France, le PCF. Le déferlement anticommuniste, de toutes parts, à l’occasion de l’anniversaire de mai 68 en témoigne.

Le PCF est toujours un repère de résistance pour des millions de salariés, de retraités, de jeunes, face à la droite et à la social-démocratie. Les résultats des dernières élections locales, 9,3% aux cantonales avec des candidats clairement identifiés comme communistes, l’illustrent. Là où les militants maintiennent l’activité communiste dans le mouvement des luttes, dans les localités ou dans les entreprises, le parti retrouve sa crédibilité, parce qu’il reste fidèle à sa raison d’être. L’investissement des communistes dans la campagne pour le NON à la « constitution » européenne l’a également montré en 2005.

Responsables d’organisations du PCF, cellules, sections, militants communistes, nous sommes décidés à ne pas laisser dilapider tout ce que continue à représenter notre parti. Nous refusons de laisser la direction actuelle entraîner le PCF dans la poursuite du processus liquidation.

Après le désastre des présidentielles, elle a cru le moment arrivé de dévoiler sa visée aux yeux de tous, le point d’arrivée du processus de « mutation » brutalement accéléré dans les années 90. S’appliquant à esquiver toute analyse de leur bilan et de leurs responsabilités, tour à tour, les principaux dirigeants, dont Marie-George Buffet se sont prononcés pour la remise en question de l’existence même du PCF.

Depuis, ils n’ont cessé d’être désavoués par les faits. Les adhérents du parti ont massivement rejeté l’ordre du jour initial de « l’assemblée extraordinaire » de décembre 2007 et toute perspective de dissolution. Les élections locales ont contredit la thèse du « déclin inéluctable ». Le même projet de dilution de l’identité communiste en Italie, aboutissant à la « gauche arc-en-ciel » a connu un échec cuisant. [une proposition : La situation allemande, dans un cadre historique différent, suit le même chemin].

Du coup, après s’être démasquée, la direction tente maintenant de brouiller les pistes avant le congrès pour poursuivre la même stratégie. Les dirigeants qui ont approuvé ensemble les mêmes orientations aux derniers congrès se répartissent les rôles : « dépassement » ou « maintien » du PCF avec des « transformations » radicales.

Dans le même temps, la direction poursuit la même ligne politique sclérosante, inapte à dégager la perspective politique, à répondre aux aspirations de ceux qui luttent [une proposition de complément: faite d’absence d’analyse économique du capitalisme, d’immobilisme et du refus de toute formation idéologique – plusieurs réflexions de camarades sur la nécessité et le type de formation dont ont besoin les militants]. Elle continue à déserter le terrain que le PCF devrait occuper et à nourrir l’illusion que des organisations et groupuscules, et autres contrefaçons, pourraient l’occuper.

Il est nécessaire que les communistes, tous ceux qui veulent mener le combat de classe, interviennent pour se réapproprier le PCF, le faire vivre dans leurs entreprises et leurs quartiers, pour se redonner les directions dont ils ont besoin.

Nous voulons contribuer à ce processus de reconquête du PCF. Nous voulons faire du 34ème congrès une étape importante.

Notre premier objectif est de clarifier le débat. Assez de duplicité, de fausses alternatives ! Ceux qui veulent tourner la page du PCF, opérer un congrès de Tours à l’envers, en retournant au réformisme, au plan idéologique ou au plan organisationnel, en recollant au PS ou non, doivent assumer franchement leur position. Nous n’acceptons que des dirigeants tentent d’entraîner les communistes dans une recomposition politique à « gauche », pas plus une « section française du Parti de la gauche européenne » qu’une « gauche démocratique » comme se nomme maintenant le groupe à l’Assemblée nationale. Ceux qui considèrent que le PCF a fait son temps doivent se mettre en accord avec eux-mêmes et le quitter.

Notre deuxième objectif est d’affirmer la nécessité d’une rupture avec les choix engagés depuis la « Mutation » qui portent l’essentiel du dépérissement du Parti, à la perte de 80% des adhérents, aux désastres électoraux. Le PCF doit redonner la priorité au mouvement populaire sur la présence dans les institutions. Il doit rompre avec l’alignement inconditionnel sur le PS et retrouver sa pleine indépendance. Les communistes doivent recréer leurs organisations de base, sabordées par les directions : cellules, sections, tournées vers la lutte.

Ces changements indispensables pour l’avenir du PCF ne pourront évidemment pas venir des directions actuelles. Notre troisième objectif est que les communistes, démobilisés, souvent écartés ou dégoûtés par l’attitude d’une grande partie des directions nationale et fédérales, débattent, se rassemblent et se réorganisent, notamment en saisissant l’occasion du congrès, pour faire vivre ou revivre des cellules, des sections, des fédérations sur une base communiste, une base de lutte.

Nous devons montrer au mouvement populaire, au monde du travail que le PCF ne se réduit pas aux groupes dirigeants actuels, que le PCF ne leur appartient pas et des communistes sont décidés à le reprendre en main.

Nous affirmons que le PCF doit retrouver sa raison d’être pour redonner une perspective crédible de rupture avec le capitalisme, de mise en échec immédiate des politiques à son service.

Le PCF doit reste fidèle à ses grands idéaux, à ses conquêtes théoriques. C’est pourquoi il doit assumer son histoire, y compris ses contradictions et mener une analyse critique des expériences socialistes dans le monde, mais sans se renier.

Il doit renouer avec sa théorie et son organisation révolutionnaires, ses références au marxisme et, [sur un autre plan], au léninisme. Elles ont contribué de manière décisive à ce que le mouvement social, le peuple arrachent de grandes conquêtes sociales, résistent au fascisme, au colonialisme…

A l’heure de la mondialisation capitaliste, actualisées, elles permettent plus que jamais de comprendre et de transformer le monde qu’il s’agisse de l’analyse marxiste de la lutte des classes, de l’objectif du socialisme, de l’exigence de l’appropriation sociale des principaux moyens de production et d’échange, de la défense du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes…

La forme d’organisation spécifique du PCF est plus que jamais valable également. Elle a permis à des millions de travailleurs d’intervenir dans la vie politique du pays, directement sur le lieu d’exploitation et de vie, dans les entreprises et les quartiers, cette action étant relayée dans les institutions.

Nous voulons placer cette analyse et cette réflexion au cœur des échanges entre communistes.

Dans les semaines et les mois qui viennent avant le 34ème congrès, nous devons passer à un autre stade de vie politique et d’organisation.

Pour assumer nos responsabilités de communistes, nous proposons :

  • - de réunir autour de nous, approuvant cette déclaration, des camarades pour échanger sur la base des orientations de ce texte
  • - de tenir une réunion nationale, par exemple le samedi 30 août, avec l’objectif de déboucher sur la constitution d’un collectif de liaison et une participation coordonnée à la Fête de l’Huma.
  • - d’envisager entre ces dates et avant le 20 septembre le contenu et les conditions de la rédaction d’un texte alternatif de congrès permettant le rassemblement à partir des orientations de ce texte.
  • - de lancer un appel à l’adhésion et à la réadhésion.
  • - de développer un mode d’échange d’expériences et de propagande [respectueux de la diversité des communistes. Plusieurs réflexions sur la diversité des communistes et les conditions de leur rassemblement]

Des camarades d’une section proposent d’inscrire des axes prioritaires pour le congrès en terme d’organisation, d’orientation et de stratégie :

-  Retrouver une organisation de base sur les lieux d’affrontement de classe, dans les entreprises, les universités, les quartiers. Redonner un pouvoir de décision, d’intervention et de contrôle à la base militante.

- Rompre avec l’alignement sur le PS (qui a pu nous conduire jusqu’à des arrangements avec le Modem, ou, notamment en Seine-Saint-Denis, à nous rallier après les élections locales à ceux qui ont mené une campagne aussi anticommuniste que déloyale). Redonner la priorité au rassemblement populaire dans les luttes sur les accords et arrangements institutionnels.

- Nourrir les luttes d’analyses, de propositions alternatives au capitalisme et contribuer à leur convergence pour mettre en échec dans l'immédiat les contre-réformes de Sarkozy. Il y a urgence sociale. Nous ne pouvons attendre les prochaines échéances électorales.

-  Remettre les nationalisations au cœur de notre programme et l’appropriation des moyens de production en débat.

- Démonter la fatalité de l’UE du capital. Montrer que les textes de l’UE ne représentent pas une contrainte incontournable. Le Non de 2005 a montré que les forces sociales existent, dans le cadre national, pour mettre en échec la politique au service du capitalisme mondialisé, qu’elle soit menée par le gouvernement français, ou prétextée par l’UE.

- Travailler au niveau européen et international avec les partis communistes, progressistes pour coordonner et enrichir les luttes de chacun, dans le respect de l’indépendance de chaque organisation, contre les politiques capitalistes, et pour développer la perspective d’une société socialiste.

Le PGE, favorable à l'intégration dans l'UE, financée par celle-ci et unissant des organisations étrangères à la tradition révolutionnaire ne peut être ce cadre.

Des camarades proposent de reprendre la réflexion, « trop vite arrêtée », sur la construction autogestionnaire.

Repost 0
Published by Vive le Parti Communiste Français - dans 34ème congrès - préparation déroulement
commenter cet article
14 juillet 2008 1 14 /07 /juillet /2008 10:58
CN du PCF des 25 et 26 juin 2008 - Intervention de Jean-Claude DANGLOT - Fédération du Pas-de-Calais

Rarement nous n'avons connu dans notre pays un tel affrontement de classes et de telles batailles idéologiques menées par un Président de la République et son gouvernement. Les syndicats peuvent donner rendez-vous à la rentrée. D'ici là, lorsque les réformes seront achevées à l'Assemblée et au Sénat, les dégâts seront considérables.

Seule inconnue, l'issue du congrès de Versailles sur les institutions, mais du point de vue des réformes économiques et sociales, le gouvernement a les coudées franches.

Jamais donc, le capitalisme n'aura été aussi dominateur, arrogant, et j'ai le sentiment à la lecture des débats préparatoires à notre congrès, que pour certains, le moment est venu de faire l'impasse sur le PCF, de retirer à la France le peu de radicalité qui lui reste.
Certes, on prend des précautions, pas question de liquider, mais de transformer. De quelle transformation s'agit-il ?

On offre aux militants qui n'ont plus confiance à la direction plusieurs options et surtout beaucoup de questionnements faute d'avoir des réponses.

Des questionnements que j'entends depuis 20 ans. Et je reste persuadé que l'on sortira du congrès avec les mêmes questions et d'autres qui viendront s'ajouter. Pendant ce temps, l'UMP et le MEDEF agissent. Faut-il s'étonner que les militants boudent la préparation du congrès ?

De mon point de vue, il y a une question essentielle qu'il faut trancher car elle empoisonne en permanence notre existence, nous divise : "Faut-il continuer ou pas le PCF ?"

Selon la réponse majoritaire, qui appartient aux communistes, tout le monde se déterminera, mais au moins la feuille de route sera tracée. On ne peut pas vivre en permanence dans le doute, avec des caricatures montées de toutes pièces comme l'option d'un parti Marxiste Léniniste qu'une ultra minorité seulement revendique - et encore, elle a quitté le parti.

Pour moi, il n'y a pas trente-six options, mais il y en a deux, celle des refondateurs et celle de continuer le PCF. Au point où nous sommes arrivés, l'heure est au choix et non à tergiverser et je crains que le congrès ne débouche sur rien et c'est le peuple qui à un moment tranchera définitivement sur notre avenir.

Ceux qui profitent de leur tribune de dirigeants nationaux pour expliquer que le PCF n'a plus sa raison d'être, qu'il faut passer à autre chose, sont d'ailleurs souvent les mêmes qui ont justifié hier avec le même zèle, la stratégie de l'échec.

Enfin, au moment où Sarkozy préside pour 6 mois l'UE, faut-il attendre le congrès pour décider d'une grande initiative nationale digne de celle que nous avons su organiser à Calais alors que nous étions dans une situation plus qu'inconfortable (Gauche plurielle) ?

Que reste-t-il du parti de lutte que nous étions ! Et si l'innovation de notre parti passait aussi par ce retour aux sources ?

Jean-Claude Danglot
Premier Secrétaire de la Fédération du Pas-de-Calais du PCF
Sénateur PCF du Pas-de-Calais

Repost 0
Published by Vive le Parti Communiste Français - dans Interventions au CN du PCF
commenter cet article
8 juillet 2008 2 08 /07 /juillet /2008 20:19

Pour en finir avec plus d’une décennie de navigation à vue et de renoncement à notre identité.

 

Depuis l’arrivée de Robert Hue la direction du PCF n’a eu qu’une seule stratégie : subordonner son action politique à la réussite de l’élection politique suivante. Partant du postulat toujours réaffirmé et jamais démontré que en se présentant seul le parti communiste est condamné à l’échec.

Selon la nature de la prochaine élection le discours dominant au sein de la direction change.

Au moment des Européennes (prochaine édition 2009), on nous ressort les collectifs antilibéraux ou le pôle de radicalité, censés rassembler les partisans d’une Europe dite « sociale ».

Au moment des régionales (prochaine édition 2010), on nous exhorte de nous souvenir que nous sommes un parti de gouvernement. On nous rappelle que nous partageons des exécutifs avec le PS et ses satellites. Nous sommes alors priés de privilégier une alliance avec la défunte gauche plurielle.

Les électeurs et les militants ne sont plus prêts à accepter cette valse à deux temps. Ils attendent de notre direction de demain qu’elle affirme mieux  notre identité communiste. Le résultat de 8,5 % de notre parti aux dernières élections est largement basé sur un retour à nos fondamentaux.

Le capitalisme est le mal sans fin dont souffrent les populations depuis l’avènement de la république. La croissance et le progrès social sont confisqués par une minorité qui fait de son enrichissement personnel la seule règle. Dans les deux dernières décennies, le capitalisme a pu profiter de l’affaiblissement des forces progressistes qui a accompagné la fin du bloc soviétique. Imposant partout sa domination, il a accentué une concurrence interne lui permettant de justifier un recul général des normes sociales (retraite, santé, temps de travail, salaire). Cette politique s’appuie sur une mondialisation accrue des échanges et un poids grandissant de la finance. Cette aggravation de l’état du monde porte un nom : l’impérialisme. Il n’est pas une découverte pour les communistes. Lénine y consacra en 1917 un ouvrage resté la référence en matière de « mondialisation ».

C’est en réaffirmant notre condamnation de ce système que nous sommes le mieux reconnus aujourd’hui. C’est quand le parti communiste dénonce les profits fabuleux des patrons du CAC 40 et la misère des travailleurs pauvres que nous sommes le mieux compris. Dans ce monde, tout se paye de plus en plus cher (l’essence, les produits frais, le logement, les banques…). Dans ce monde, les salaires et les retraites ne cessent de baisser du fait de réformes successives conduites par nos gouvernants sous couvert de l’Europe. De plus en plus de nos concitoyens sont prêts à partager avec nous ce rejet du système, à chaque référendum sur les institutions européennes, les Français, les Hollandais et aujourd’hui les Irlandais ont désavoué la cohorte des partis bourgeois qui les poussaient au OUI.

Nous devons cesser de courir après les échéances électorales et renvoyer à plus tard la question d’un programme communiste.

Nous devons nous saisir de chaque nouvelle remise en cause des acquis sociaux pour dénoncer ce système. Nous devons défendre un programme d’urgence sociale qui permette de faire reculer la pauvreté et le sentiment de fatalité. De grandes campagnes permanentes notamment pour l’augmentation des salaires, pour un programme de construction de logements financé par un prélèvement sur les profits, doivent être portées de manière permanente. Il faut dénoncer sans retenue les guerres impérialistes en Irak, en Afghanistan l’exploitation des travailleurs sans papiers.

C’est à cela que servaient nos cellules de quartier et d’entreprises ; il faut revenir sur l’abandon de cette forme d’organisation. Les directions qui se sont suivies n’ont jamais eu d’autres formes d’organisation crédibles à nous proposer. A n’en pas douter nous ne sommes pas seuls sur un tel combat de valeurs. Nombreux sont ceux qui s’abstiennent aux élections et qui n’attendent que cela de nous. En nous engageant résolument dans cette voie, les militants communistes sortiront du doute existentiel dans lequel la presse bourgeoise et une partie de nos dirigeants veulent nous enfermer. 

C’est fort de ce combat au quotidien que nous pourrons présenter sans peur des candidats communistes à chaque échéance. Ne doutons pas que dans ces conditions ils soient capables de progresser largement sur le score de 8,5% atteint aux cantonales.

Voila ce que notre congrès pourrait décider pour les trois prochaines années et les deux prochaines échéances électorales. Il n’y a là aucune solution miracle mais un projet commun à porter ensemble : redevenir pleinement un parti communiste au service du peuple de France.

Repost 0
Published by Vive le Parti Communiste Français - dans 34ème congrès - tribunes
commenter cet article
8 juillet 2008 2 08 /07 /juillet /2008 20:08

«JE CHANGE, TU CHANGES, IL OU ELLE CHANGE...»


Par Daniel Dewalle


QUAND on est hospitalisé quelques jours puis convalescent, on prend nécessairement un peu de recul par rapport aux urgences quotidiennes de la vie militante et de celle d'élu... et on en profite pour lire un peu plus la presse. Bien sûr, pour une certaine presse, un bon communiste, c'est toujours un communiste mort... Inutile donc de s'y attarder puisqu'un communiste vivant est toujours mauvais. Il y a aussi toute une presse porteuse de bons conseils : «Le monde change... il faut changer avec lui... Vous les communistes, vous êtes généreux, solidaires, mais vous n'êtes plus en phase avec votre époque. Il faut changer, sinon vous disparaîtrez... Regardez vos reculs depuis 30 ans : vous n'êtes pas aveugles... on ne passe pas de 20-30% à 2-3% sans motifs... Vous avez raté le train de la modernisation... mais si vous changez, vous pourrez peut être vous raccrocher au dernier wagon de la modernité».

Merci, Chers journalistes et chers chroniqueurs de votre sollicitude pour ces moribonds d'un rêve communiste d'un autre âge, inadapté au 3ème millénaire. Il y a enfin l'Huma et l'Huma dimanche, deux journaux que j'aime bien lire parce qu'ils relatent les combats de la France d'en bas, de ces sans-papiers qui se battent pour leur régularisation, de ces chercheurs passionnés par leur travail qu'on veut réduire à la rentabilité à court terme, de ces travailleurs qui veulent garder leur emploi, leur droit à la santé gratuite, à la retraite à 60 ans, à la formation tout au long de la vie... et ces reportages ont de la gueule et tracent en pointillé un projet communiste pour le 21ème siècle et ça vous donne du tonus et du punch ! Puis après les reportages viennent les analyses, les propositions et bizarrement, chaque semaine mes journaux préférés m'expliquent que le monde change (tiens, j'avais déjà lu ça ailleurs !) et qu'il faut changer avec lui (tiens, tiens, eux aussi, me disent ça !)...

Parfois, l'analyse ressemble à un cri du coeur : «Qu'on change enfin !» ou «Repensons le changement » et le camarade de poursuivre : «Que nous devenions enfin absolument modernes !» Ce serait donc la clé de notre avenir : «Changer» : Mais c'est bien sûr» ! La voilà l'idée qui nous manque : «Changez», bizarre ! Je croyais que ça avait été fait... pendant des années le parti a réfléchi à sa «mutation» et il semblait voici peu qu'il l'avait faite. Mais attention, pendant que nous changeons, le monde change encore plus vite ! Un seul exemple. Il y a 30 ans, les écarts de salaire allaient de 1 à 10... Nous trouvions que c'était beaucoup. Aujourd'hui, le monde a changé et ces écarts vont de 1 à 400 ! C'est, paraît-il, vachement moderne ! Nous sommes des milliers, des millions à ne pas vouloir de cette modernité là... et sur cette base, il y a peut être de la place pour le Parti communiste, pas vrai ? «Qu'on change enfin !»??? Mon oeil ! «Changeons le monde !» Là oui, je suis d'accord.

Repost 0
Published by Vive le Parti Communiste Français - dans 34ème congrès - tribunes
commenter cet article
4 juillet 2008 5 04 /07 /juillet /2008 19:29

Ingrid Betancourt libre : maintenant accélérer la recherche de la paix


déclaration de Jaime Caycedo, Secrétaire Général du Parti Communiste Colombien
traduction  A.C  pour vive le pcf

 

http://www.pacocol.org/


Ingrid Betancourt, trois prisonniers de guerre états-uniens et onze fonctionnaires de l’Armée ont été libérés cet après-midi après une opération militaire, qui s’est déroulé sans effusion de sang, dans une zone limitrophe des départements colombiens de Vaupés et Guaviare.


Ont été libérés, outre l’ex-candidate à la présidentielle, les personnes suivantes :

Thomas Howes, Keith Stansell et Marc Gonsalves, entrepreneurs états-uniens travaillant pour le Pentagone, capturés le 13 mars 2003, surpris en pleine opération d’espionnage dans le cadre du Plan Colombia. Les autres prisonniers sont Juan Carlos Bermeo et Raimundo Malagón, lieutenants de l’Armée Colombienne; Erasmo Romero, José Ricardo Marulanda, sergents dans l’Armée; William Pérez, José Miguel Arteaga et Armando Flórez, caporaux dans l’Armée. Vaney Rodríguez, lieutenant de Police. Jairo Durán, et Julio Buitrago, brigadiers de Police. Armando Castellanos, sous-intendant de Police.


Le gouvernement colombien a présenté cette opération comme un triomphe militaire de sa politique de guerre anti-insurrectionnelle. Effectivement, l’opération impliquait des actions de renseignement et d’infiltration qui ont permis, grâce à la ruse, de tromper les gardiens des otages. De juteuses récompenses pour pousser à la désertion à l’intérieur de la guérilla même étaient relayées en permanence par les médias et par des bombardements de propagande dans la zone de conflit. Ils ne tiraient aucune honte à intercepter des communications grâce aux satellites du SOUTHCOM des Etats-Unis [Commandement Sud]. L’opération de sauvetage coïncide avec le moment où le candidat de Bush pour sa succession à la présidence termine sa visite en Colombie.


Il faut se souvenir que les gouvernements Français et Suisses ont envoyé, depuis quelque jours, des contacts sur place destinés à libérer certains de ces prisonniers. Les mouvements des prisonniers, qui viennent de trois groupes différents dispersés dans la jungle, indiquent qu’effectivement, ils étaient en train d’être réunis, peut-être dans le cadre de promesses de libération.


Pour Uribe ce succès représente un soulagement au milieu de la crise politique déclenchée par les procès qu’a lancé la Cour Suprême contre des parlementaires proches du gouvernement et contre l’ex-députée Yidis Medina, condamnée pour des actes avoués de corruption, qui ont été déterminants pour Alvaro Uribe qui a ainsi obtenu la majorité des votes pour sa réélection en 2006. Uribe a proposé de convoquer un réferendum pour renforcer sa légitimité. Dans le même temps, on sait que son objectif est une nouvelle réforme constitutionnelle qui lui permettra d’être réélu en 2010.


La joie naturelle après le succès rencontré ne doit pas faire oublier que de nombreux autres otages restent détenus. Il est clair qu’il s’agit d’un revers mais pas d’une déroute des FARC. Le succès rencontré par les forces gouvernementales ne discrédite pas la nécessité d’un accord humanitaire, qui peut être un pas important vers la recherche d’une sortie politique négociée à cette guerre civile colombienne prolongée. Dans ce sens il faut que la pression nationale et internationale s’accentue pour rechercher une paix démocratique, qui allie justice et sociale et souveraineté.

Repost 0
Published by Vive le Parti Communiste Français - dans CUBA SI! Amérique Latine: expériences socialistes
commenter cet article
3 juillet 2008 4 03 /07 /juillet /2008 10:10

La direction du PCF a signé cette déclaration. C’est bien. Mais pourquoi ne le faire savoir à personne en France ? Ni à la presse, ni aux communistes (rien même sur le site du parti), ni même au CN du PCF ? La version française est même indisponible !

La coopération internationale entre partis communistes et progressistes existe hors du PGE. Il faut que cela se sache. Le Parti communiste portugais, initiateur de cette déclaration a d’ailleurs quitté le PGE.


Position commune de partis communistes et d’autres partis progressistes d’Europe sur le NON irlandais au Traité de Lisbonne

La victoire du NON en Irlande met fin au Traité de Lisbonne

Ce résultat revêt une grande importance et une haute signification politique en tenant compte qu’il a été obtenu dans un contexte d’immenses pressions de la part des principaux dirigeants de l’Union européenne. Il constitue une défaite significative du projet d’intensifier le néolibéralisme et le militarisme en Europe comme du modèle poursuivi par les gouvernements et les grands groupes économiques et financiers d’une Union européenne, conçue comme directoire des grandes puissances.

Les partis communistes et autres forces de gauche et de progrès dans l’UE saluent la classe ouvrière et l’ensemble du peuple irlandais pour leur contribution inestimable à l’arrêt de la marche suivie par ce traité et se réjouissent du résultat qui exige la suspension immédiate des procédures de ratification.  

Ils avertissent également qu’il n’y a pas place pour des manoeuvres dilatoires visant à contourner le rejet du traité, telles que celles qui ont suivi en 2005 les victoires du NON en France et aux Pays-Bas. Ils dénoncent la nature antidémocratique de l’ensemble du processus.

Ils expriment leur détermination à continuer la lutte pour une Europe s’engageant sur la voie de la justice sociale, de la solidarité et de la coopération entre peuples et pays, une Europe de paix entre Etats souverains, égaux en droit.

Ils soulignent en particulier leur engagement à développer et soutenir les luttes importantes en cours dans plusieurs pays européens pour la défense des droits sociaux et du droit du travail, pour ériger une barrière solide face à l’offensive capitaliste néolibérale incarnée par le Traité désormais vaincu. 

Les partis signataires :

Parti communiste des peuples d’Espagne, Parti de la gauche de Suède, Parti communiste du Luxembourg, Parti communiste d’Irlande, Parti des travailleurs d’Irlande, Parti communiste allemand, Parti du travail de Belgique, Parti communiste de Grande-Bretagne, Parti communiste du Danemark, Parti communiste espagnol, Parti communiste de Finlande, PCF, Parti communiste grec, Nouveau parti communiste des Pays-Bas, Parti communiste ouvrier de Hongrie, Parti des communistes italiens, Parti communiste portugais, Parti communiste de Bohême-Moravie

Lisbonne, 24 juin 2008

Traduction depuis l’anglais par vivelepcf.fr

Repost 0
Published by Vive le Parti Communiste Français - dans APPELS INTERNATIONAUX DE PARTIS COMMUNISTES
commenter cet article
3 juillet 2008 4 03 /07 /juillet /2008 08:55

S’accorder avec le PS sur l’UE : aberrant pour notre parti, le PCF !

La direction de notre parti n’arrive pas à se libérer du « comité de liaison de la gauche » de M. Hollande, à moins qu’elle ne s’y enferre délibérément.

A la suite de sa réunion mardi 1er juillet, quatre partis, PS, PRG, MRC et PCF ont adopté une déclaration commune sur l’UE, à l’occasion du début de la présidence française.

« UE : la gauche s’organise » se réjouit le PS dont les dirigeants, tels M. Moscovici appellent à réconcilier les peuples avec le projet européen.

Quelle ligne politique commune est imaginable sur l’UE entre les communistes et ceux qui ont fait campagne pour la « constitution européenne » puis qui se sont alliés avec l’UMP de Sarkozy pour la ratification du Traité de Lisbonne au Parlement français, au mépris de l’expression souveraine de notre peuple ?

Le PS, comme les socio-démocrates de tous les pays, a d’ailleurs appelé les Irlandais à voter oui.

Effacer ce clivage fondamental entre ceux qui défendent l’UE du capital et ceux qui la combattent est une aberration pour notre parti dont les positions nationales deviennent illisibles.

Le slogan de « l’Europe sociale » recouvre de plus en plus nettement un plan B (ou C, ou Z…) pour essayer de remettre en selle les institutions délégitimées de l’UE dont l’action se fixe précisément comme but la démolition des acquis sociaux nationaux.

A l'instar des propos de Barroso, Giscard et cie, le texte de déclaration s'obstine à voir dans le NON des Irlandais un oui déguisé à la "construction européenne".

On notera aussi l’absence de remise en cause de « l’indépendance » politique de la Banque centrale européenne dont il est seulement proposé de modifier la listes des objectifs (affichés symboliquement). Demander à l’UE de « promouvoir et protéger les services publics » (Lesquels ? sous quel statut de propriété) avec une nouvelle directive européenne: autant demander à un pyromane de protéger une forêt !

On ne trouve même pas dans le texte une demande explicite du retrait des troupes françaises d’Afghanistan mais, dans le « cadre d’une politique internationale européenne », le vœu de privilégier l’aide au développement…

A l’approche du 34ème congrès du PCF, l’exigence de rupture avec la stratégie suivie notamment depuis le 33ème ne cesse de s’affirmer : rupture avec l’alignement sur le PS, rupture avec l’affadissement de nos positions, notamment sur l’UE.

La campagne du référendum de 2005 a montré l’atout que représente le PCF, ses positions inscrites dans une continuité historique, son organisation. Ne laissons pas gâcher ce capital de lutte!

JD pour vivelepcf.fr

Lien vers le texte de la déclaration commune


Repost 0
Published by Vive le Parti Communiste Français - dans PCF et UE - PGE
commenter cet article
2 juillet 2008 3 02 /07 /juillet /2008 13:34
Nous reproduisons ci-dessous une annonce parue dans la presse spécialisée dans le marché de l'immobilier.
La location du 2ème étage du siège du PCF, construit par Oscar Niemeyer, place du Colonel Fabien est déjà conclue.
Les investisseurs seraient cependant rares à vouloir cohabiter avec le PCF.
A la place de la location du 1er étage, il serait en conséquence question de louer l'immeuble du 120 rue Lafayette, siège historique du PCF, actuellement occupés par la direction de la fédération de Paris.

Ces opérations immobilières, suivant la liquidation de maints locaux de sections partout en France, sont d'autant plus inacceptables que ces locaux ont été acquis par les militants et que l'argent du Parti a été dilapidé ces derniers années, à l'image des 5 millions d'euros, non remboursés, de la désastreuse campagne "antilibérale" des présidentielles de 2007.
La liquidation, au sens comptable, correspond à la volonté de liquidation, au sens politique. Ne laissons pas faire! Comme dans toute entreprise, toute association, exigeons des comptes sincères et opposons la logique du développement du PCF, à celle de sa disparition!

A louer Paris 75019 - 2, Place du Colonel Fabien



Surface de bureux disponibles :
1800 m2

divisibles à partir de 900 m2

Disponibilité : Immédiate



Conditions financières & juridiques

Loyer : 340,00/m2/an/HT/HC

Charges :60,00/m2/an/HT

 

Loyer parkings intérieurs : 1200,00/u/an/HT/HC

Régime Fiscal : TVA

Bail :3/6/9 ans

Indexation annuelle INSEE

Dépôt de garantie : 3 mois de loyer HT/HC

 

Prestations

Bureaux cloisonnés / Open space

Câblage informatique

Climatisation

Salle de réunion

Auditorium

Chauffage CPCU Interphone/digicode

Ascenseur(s)

Monte-charge

50 emplacement(s) de parking intérieur(s)

 

Honoraires

30% HT du loyer annuel HT/HC à la charge du Preneur

 

Description

Immeuble de bureaux

 

Accès

Métro ligne 2 : « Colonel Fabien »

 

Nos équipes se tiennent à votre disposition pour de plus amples informations et pour les visites



Cushman & Wakefield
www.cushmanwakefield.fr

11-13 Avenue de Friedland - 75008 Paris
Tél. : +33(0)1.53.76.92.92
Fax : +33(0)1.53.76.05.25

Repost 0
Published by Vive le Parti Communiste Français - dans PCF
commenter cet article