Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

A LA UNE

NOUVEAU SITE ACTUALISE QUOTIDIENNEMENT: http://vivelepcf.fr/

 

36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 23:04

Cantonales/Front de gauche : à classer dans les « divers gauche »

 

Sous quelle étiquette les candidats aux cantonales, soutenus ou présentés par les communistes, vont-ils être classés pour le décompte des résultats officiels ?

Normalement, la question ne se pose pas. Le PCF est une organisation politique reconnue et le communisme est un courant politique français identifié, même par le ministère de l’intérieur.

 

Il n’en est pas de même pour le « Front de gauche ». Dans la nomenclature actuelle, un candidat se présentant sous l’étiquette « Front de gauche » est classé dans les « divers gauche ».

C’est logique.

Le « Front de gauche » ne constitue pas un parti comme le PCF ou comme le Parti radical de gauche.

Le « Front de gauche » ne rentre pas dans un courant politique identifiable tel que « l’extrême gauche » ou même les « divers écologistes ».

 

Si les candidats se déclarent officiellement présentés « PCF » (même s’ils sont soutenus par le « Front de gauche »), ils vont être rangés dans le vote communiste.

Cette situation semble alarmer la direction du Parti au point qu’elle entreprend des démarches auprès du ministère pour qu’il fasse rentrer quand même le « Front de gauche » dans sa nomenclature.

 

Aux dernières cantonales en 2008, les candidats du PCF ont atteint presque 9%, témoignant d’un niveau bien encourageant pour le vote communiste que tant, même au sein de la direction du PCF, disent condamné. 

 

En 2011, un résultat au moins équivalent est envisageable. Dans 90% des cantons, il y aura un candidat communiste ou apparenté, soutenu ou non par le Front de gauche. C’est au moins dix fois plus que le nombre de candidats du PG et 100 fois plus que celui de GU…

Pour avoir les résultats du Front, il n’y aura qu’à additionner les résultats des candidats du PCF, du PG et de GU !

 

On voit bien tous les efforts de l’équipe dirigeante du PCF pour laisser attribuer les résultats du travail quotidien et de l’ancrage historique des communistes dans l’ensemble du pays à l’opération Front de gauche.

Depuis des semaines, des camarades rapportent quelles pressions ils subissent de nombreuses directions départementales pour que les candidats communistes se rangent sous la bannière du « Front de gauche ».

 

Sans parler même du fond, ce ne sont pas les meilleures conditions pour aborder cette bataille électorale.

Comment nier que l’opération Front de gauche porte l’effacement du PCF, du vote communiste au profit d’une nouvelle organisation en formation, bien justement à classer dans les « divers gauche » ?

 

Partager cet article
Repost0
19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 20:13

Les services secrets allemands (RFA) reconnaissent avoir recruté le boucher SS Klaus Barbie comme expert de l’anticommunisme

 

110119_Barbie.jpgL’hebdomadaire allemand Spiegel vient de faire connaître (15 janvier 2011) des documents d’archive dans lesquels il apparaît que les services d’espionnage allemands (« les renseignements extérieurs fédéraux » de la RFA) ont recruté le criminel contre l’Humanité Klaus Barbie.

Précisément, il a été employé par la RFA en 1966 et 1967. Les services secrets de l’Allemagne de l’ouest l’ont embauché pour, selon les archives retrouvées, son « esprit fondamentalement allemand », ses « positions anticommunistes prononcées » et pour son expertise de la lutte anticommuniste acquise en particulier contre les communistes français pendant la guerre.

 

On le sait largement depuis le procès des années 80: Klaus Barbie, SS et responsable de la Gestapo, s’est distingué en France entre 1942 et 1944 dans la répression de la Résistance, l’usage de la torture, l’assassinat, la déportation des enfants, ce qui lui a valu le surnom de « boucher de Lyon ».

 

On avait appris alors comment les Etats-Unis et notamment la CIA avaient protégé Barbie dès 1946 et l’avaient utilisé dans leur combat contre le communisme. Barbie a été notamment un rouage important dans l’organisation de la dictature fasciste en Bolivie dans les années 60 et 70 et dans l’écrasement des guérillas progressistes où Che Guevara a été assassiné.

 

Aussi, c’est sans grande surprise que l’on accueille les nouvelles informations venues d’Allemagne, vraisemblablement rendues publiques devant les progrès des recherches des historiens de l’extermination nazie.

 

Ce nouvel élément constitue toutefois une nouvelle occasion de souligner combien l’Allemagne de l’ouest, c'est-à-dire l’Allemagne impérialiste d’aujourd’hui, celle qui a annexé l’ex-RDA, n’a jamais cherché à rompre en profondeur avec les autorités de l’Etat nazi.

 

Elle invite à relativiser la campagne orchestrée mondialement par la RFA depuis 20 ans à propos des archives de la Stasi est-allemande, dont les « révélations » n’ont guère amené d’éléments marquants.

 

La RFA s’est construite sur la base des intérêts de l’impérialisme allemand, soutenu en bonne intelligence par les USA. La RDA, elle, se réclamant du socialisme, s’est construite sur des bases antifascistes, en rupture totale avec le nazisme.

 

Qu’apprendrions-nous si, qu’apprendrons-nous quand toutes les archives de la RFA, de ses services secrets, étaient dévoilées ?

Partager cet article
Repost0
18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 15:53

DES TRACTS pour faire vivre et renforcer le PCF -

18 janvier 2011

 

Tract PCF à la disposition des organisations du Parti

 

Cliquez sur les titres, documents en lien (format PDF ou html)

 

SOLIDARITE TUNISIE :

 

Après la fuite du dictateur, tout ne fait que commencer !   html

 

LUTTES SOCIALES RENTREE :

 

Manifestations pour l’école publique, samedi 22 janvier 2011 : Arrêter la politique de sabotage

 

Luttes à la Poste, aggravation des conditions de travail : en 2011, inverser le processus de privatisation html

 

CONTRE LES PROJETS GOUVERNEMENTAUX POUR 2011 (suite) :

 

Tract dépendance

 

Tract suites des vœux de Sarkozy (fiscalité, dépendance, euro…)

Partager cet article
Repost0
17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 17:42

Je ne sais pas si c’est une chance mais je reçois beaucoup de cartes de voeux d'organisations du Parti ou d'élus pour la nouvelle année.


J’envoie quelques cartes et je pense que ça peut être un témoignage de fraternité dans le Parti, notamment pour les camarades isolés. En dehors de ça, je n’en vois pas trop l’utilité. Enfin si ce n’est pas nous qui payons, mais les comptes d’élu, pourquoi pas… Ca peut toujours être le moyen d’envoyer un message politique.


Cette année, je suis interloqué et même assez horrifié par certaines  cartes que j’ai re çu ou  qu'on m'a montré.

J’ai reçu une carte du Conseil national avec un ovale brillant et marqué en dessous numerisation0010.jpg« acteur du changement ».


J’ai compris que c’était censé être un miroir, même si on n’y voit rien. J'ai cru comprendre que la direction du PCF se repose sur les gens qui reçoivent la carte. On est vraiment dans le dépassement de la forme « parti »! Mais alors qui décide des orientations du « Front de gauche – mettons nos forces en commun »? En réalité, surtout pas ceux qui ne se reconnaîtront pas même en flou dans la carte, mais les états-majors des partis et groupes qui le constituent… Je préfère la démocratie telle que le PCF l’a pratiquée jusqu’il n’y a pas si longtemps, notamment dans ses congrès. Le prochain est reporté, bizarre, après la désignation du candidat aux présidentielles du Front…


Voeu-Bessac-2011-K-Marx.jpgJ’ai reçu aussi une carte de Patrice Bessac, secrétaire de la fédération de Paris. Là j’ai compris tout de suite. Sur la photographie officielle du Président de la République, le visage de Sarkozy est remplacé par celui de Karl Marx (accolé au drapeau de l'UE du Kapital) avec cette légende : « Karl 2012, notre candidat ». Lénine parlait de « crétinisme parlementaire ». Là on est en plein « crétinisme présidentiel ». C’est affligeant !


Des camarades de la JC m'ont montré celle 2011-carte-de-voeu-JC-Paris.jpgde la JC de Paris.  Le ridicul e le dispute à l'obscène. L’image représente un obus dont les ailerons portent, en symétrique, les drapeaux israélien et palestinien, le tout étant recouvert d’un préservatif et accompagné de la légende : « faites l’amour, pas la guerre ».  


C’est scandaleux ! L’oppresseur israélien au même niveau que le peuple opprimé palestinien ! La domination, le colonialisme, les crimes israéliens posés comme un problème de société ! La référence sexuelle est indigne.


Les responsables de la JC de Paris doivent reconnaître leur faute politique, l'injure aux Palestiniens et aux Israéliens épris de paix et de justice.


Quant à André Gerin, je n'ai pas reçu ses voeux cette année. Je suppose qu'il « met les pieds dans le plat » et qu'il aime toujours le rouge, « dans le respect du blanc et du bleu »! Je lui souhaite pour 2011 de ne plus se faire instrumentaliser par le pouvoir et de se garder de ses liaisons dangereuses, pour les communistes.


Même sur des cartes de vœux, on constate les dérives de nos organisations ballotées entre la social-démocratie (PS-PG) et le gauchisme. Assez !


Soyons nous-mêmes ! Soyons communistes !

 

Joran Jamelot

Partager cet article
Repost0
17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 15:19

Primaires PCF, les « sauveurs » en piste : après Chassaigne, Gremetz, Gerin...

 

Pour nous comme pour beaucoup de communistes, ce spectacle lamentable était inconcevable. Nous voilà, comme au PS ou au Parti démocrate américain, plongés dans des « primaires » pour désigner les candidats à la candidature aux présidentielles de 2012. C’est affligeant !

 

La responsabilité entière de ce processus politicien et malsain revient à la direction du Parti qui a imposé en juin 2010, à l’occasion d’un faux « congrès », le principe de candidature commune du « Front de gauche » pour les législatives et présidentielles de 2012.

Elle vient d’aggraver le processus en faisant voter au Conseil national du 7 janvier 2011 le report du congrès prévu en juin 2011.

Les communistes devront se prononcer sur des noms de candidats sans avoir discuté et décidé de l’orientation de la campagne. Le lien avec les luttes en 2011 est éludé. Les choix fondamentaux d’affiliation (ou non) sur le PS et sur l’UE du capital seront décidés ailleurs.

 

Deux candidatures étaient déjà enregistrées. Avec la stratégie du Front de gauche, la direction du PCF a mis en piste Jean-Luc Mélenchon. Depuis juin 2010, elle a mis progressivement en avant la candidature de l’élu communiste André Chassaigne, qui permet de canaliser les communistes, choqués par les prétentions de Mélenchon, vers le Front de gauche.

 

Dans le scénario des « primaires », comme on pouvait s’y attendre, d’autres candidatures, aussitôt qualifiées « d’orthodoxes » par la presse bourgeoise, se sont déjà fait connaître.

De quoi renforcer la confusion des communistes dans ce processus réducteur et destructeur pour notre parti.

 

Dans le France-Soir du 12 janvier 2011, Maxime Gremetz s’annonce candidat à la candidature contre Mélenchon. Personnage médiatisé, Gremetz a une image d’élu combatif, d’origine ouvrière, aux coups d’éclat plus ou moins heureux. Depuis plusieurs années, il s’est surtout manifesté comme parlementaire et comme candidat à tout type d’élection. Sa candidature revêt un caractère personnel.

 

André Gerin, député, ex-maire de Vénissieux, s’est également porté « officiellement candidat à l’élection présidentielle ». Il avait déjà annoncé son intention dans plusieurs interviews à la presse. Avec quelques autres, Gerin a été aussi à l’initiative d’un appel pour une candidature communiste en décembre 2010.

Sa candidature se veut « identitaire », dirigée contre « l’effacement » du PCF, destinée à « régénérer le PCF ». Mais certains positionnements personnels de Gerin, largement diffusés ces dernières années, disqualifient dangereusement ces objectifs généraux que de nombreux communistes partagent.

Entre autres, les dérapages de Gerin sur les questions de la sécurité et de l’immigration sont intolérables. De façon récurrente, il partage le « diagnostic » et la méthode du nettoyage au Kärcher de Sarkozy (« à condition qu’on cible petits et gros » - Le Progrès 3 septembre 2010). Il a repris à son compte la phrase odieuse de Chirac sur le « bruit et les odeurs » (dans son livre « Les Ghettos de la République »). Il s’est inscrit dans le débat nauséeux sur l’identité nationale, après avoir donné une caution de « gauche » au débat sur la burqa téléguidé par le pouvoir. Il estime « dommageable » que « les racines judéo-chrétiennes de l’Europe ne soient pas mentionnées dans la Constitution européenne » (in Familles Chrétiennes du 10 mai 2010). N’en jetons plus !

On comprend aisément l’aubaine que représente un tel repoussoir pour déconsidérer les idées communistes.

D’autant plus que ses dérives ne se limitent pas aux questions de société. Gerin se fait aussi régulièrement le défenseur du « capitalisme des métiers et des savoir faire », des « capitaines d’industrie » et du patronat de l’UIMM.

Gerin est prêt à être candidat de toute façon. Il le dit au Journal du dimanche du 29 décembre 2010 en réponse à la question « pourriez-vous présenter en votre nom et sans l’appui du Parti (si le PCF adoubait Mélenchon) ? » : « Si c’est nécessaire, absolument. Peut-être alors que j’aurais le soutien d’une partie du Parti ».

Gerin se place dans une perspective d’éclatement du PCF, d’une recomposition politique, laissant le champ libre aux liquidateurs.

Le 19 mars 2009, il participait à Malakoff à une réunion « pour faire vivre et renforcer le PCF » mais c’était pour mieux, le lendemain, présider un meeting du PT-POI (parti ouvrier indépendant des travailleurs) et lancer un appel avec son secrétaire Gluckstein. De quoi s’assurer les signatures d’élus que la droite accorde à cette officine anticommuniste pour qu’elle présente un candidat aux présidentielles.

 

On mesure quel crédit accorder à un prétendu opposant comme André Gerin et le danger qu’il y a, au moment où ce que représente le PCF suscite un intérêt nouveau dans la lutte des classes, à laisser ce type de personnalité nous déconsidérer.

 

Le cadre des primaires, avec Mélenchon, Chassaigne ou Gerin est propre à perdre les communistes, à les pousser, notamment ceux qui sont isolés, à se raccrocher à telle ou telle branche.

Sur ce site, nous faisons le choix de l’organisation communiste, de la lutte, d’un programme communiste de rupture, le choix de faire vivre et renforcer le PCF. Dans la durée parce que plus que jamais, face au capital, le peuple a besoin de notre parti.

Partager cet article
Repost0
16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 13:06

A propos de Stéphane Hessel : s’indigner par hygiène de vie ou lutter par nécessité ?

 

Par vivelepcf

 

110116_hessel_rocard.jpgLa brochure de Stéphane Hessel « Indignez-vous ! » rencontre un succès considérable. Certains montrent leur agacement pendant que d’autres s’efforcent de le reprendre à leur compte. Rien ne justifie que les communistes adoptent l’une ou l’autre de ces réactions.

 

Aussi, nous ne pouvons qu’être surpris de voir cette brochure vendue en vente militante par les diffuseurs de l’Huma, par exemple au sein de l’Assemblée des délégués des sections du PCF du 8 janvier 2011.

 

Avec le grand âge, la vivacité d’esprit et l’intrépidité de Stéphane Hessel ont pris un côté jubilatoire dont il ne manque pas de jouer. Cette personnalité a sa part dans le succès du livre, de même que son contenu, en fait tellement consensuel à « gauche ».

 

Hessel défend son analyse politique. Mais elle n’est pas celle des communistes, même si elle peut la rejoindre sur quelques points.

Aux dernières élections régionales, il s’est présenté sur les listes d’Europe écologie. Maintenant, il se prononce pour la candidature de Martine Aubry tout en vantant l’action de Strauss-Kahn qui « est en train de transformer le FMI assez utilement » (interview à Rue89 le 30 décembre 2010).

 

Sa brochure est en cohérence avec ces positions et sa conception de la politique. Hessel est cohérent avec lui-même et il n’y a rien à lui reprocher.

 

L’ « indignation » est un sentiment, une réaction morale. Elle correspond bien aux états d’âme de la bourgeoisie libérale devant les « excès » du capitalisme. « Je vous souhaite à tous, à chacun d’entre vous, d’avoir votre motif d’indignation. C’est précieux » (page 12). L’indignation, c’est une hygiène de vie que nous recommande Stéphane Hessel pour ceux qui ont en ont le loisir!

Quelle distance avec la révolte, la lutte qui répondent à une nécessité, vitale, pour les travailleurs exploités !

« Si vous rencontrez quelqu’un qui ne bénéficient pas des « Doits de l’Homme », « plaignez-le… » (page 12) ajoute Hessel : du catéchisme laïcisé !

 

La défense du Programme du CNR est devenue une banalité à « gauche » qui le vide malheureusement de son sens. Reconnaissons que Hessel est plus habilité que d’autres en la matière. Mais quelle contradiction avec des affirmations (pour le monde) comme : « la décennie précédente, celle des années 90, avait été source de grands progrès » (page 21) ! … sans revenir sur son soutien, non exprimé dans le livre à la gauche de la collaboration de classe.

 

L’autre problème qui nous oppose à Stéphane Hessel, c’est son anticommunisme, pas un anticommunisme primaire mais un anticommunisme que nous réfutons avec tout le respect que nous avons pour Hessel.

Les travailleurs français doivent, pour une part prépondérante, le programme du CNR et les acquis de la Libération aux communistes. Il faut le dire et le reconnaître. L’analyse de la trahison des capitalistes français en 1940 était fondamentale dans l’appel du 10 juillet 1940 de Duclos et Thorez. Le réactionnaire de Gaulle, quel que soit son rôle dans la Résistance, n’en avait cure.

Hessel reconnaît que le fascisme a été causé par les « possédants, qui, avec leur égoïsme, ont eu terriblement peur de la Révolution bolchévique » (page 12). Mais c’est pour ensuite considérer le communisme sans distinction comme « une forme insupportable de totalitarisme », pour se réjouir unilatéralement de la « destruction de l’empire soviétique et de la chute du Mur de Berlin » (page 21). Pour nous communistes, les rapports de classe mondiaux sont autrement plus complexes et la fin du camp socialiste, du camp non capitaliste, est déterminante dans l’exacerbation de l’exploitation capitaliste en France et ailleurs.

 

Stéphane Hessel ne crache jamais dans la soupe. Ancien déporté à Buchenwald, il sait qu’il doit sa survie à la résistance communiste dans le camp. Dans des conditions dramatiques, elle a pu permettre à 3 aviateurs venus de Grande-Bretagne, trois seulement, dont Stéphane Hessel, d’échapper à l’exécution programmée par les SS en prenant la place et le matricule d’un déporté déjà décédé. L’éditeur de la brochure serait mieux inspiré de reprendre ce fait dans sa postface que d’ignorer la Résistance dans le camp.

 

Il est une question sur laquelle nous rejoignons pleinement Stéphane Hessel, c’est celle du combat pour les droits des Palestiniens. Nous saluons son intervention personnelle, son « indignation » active, devant les crimes de l’Etat israélien à Gaza et en Cisjordanie. 

 

Elle est le signe, que, dans certains cas, à certaines époques, l’indignation de personnes comme Stéphane Hessel rejoint la lutte de classe que les communistes s’efforcent d’organiser. A ces moments de l’Histoire, notre solidarité est totale parce qu’elle part d’une conscience entière de ce qui nous sépare et de ce qui nous réunit.

 

Amitiés et respect à Stéphane Hessel !

Partager cet article
Repost0
12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 22:17

Conseil national du PCF du 7 janvier 2011


Intervention de Claude FAINZANG, fédération de Paris

 

claudefainzang

Voilà le Parti englué dans le débat politicien et pénible des présidentielles, comme les autres partis, avec une bataille des candidatures au sein du Front de gauche.

 

Le Front de gauche apparaît pour ce qu’il est : un accord perdant-perdant pour les communistes.

D’un côté Mélenchon en a besoin pour plumer la volaille communiste, de l’autre la direction du Parti a besoin de Mélenchon pour mieux poursuivre l’effacement du Parti et de ses positions.

Le programme « partagé », concocté en fait au sommet, un programme « pour toute la gauche », ne répondra pas aux exigences populaires.

 

Mélenchon ou Chassaigne, c’est de toute façon une candidature du Front de gauche, avec comme perspective une nouvelle gauche plurielle après 2012 (cela nous a déjà coûté si cher !).

Les adhérents du Parti vivent très mal cette OPA de Mélenchon et les invraisemblables prétentions des opportunistes du PG. Ils ne veulent pas que le Parti serve de rabatteur pour le PS d’ici 2012.

 

Ce dont le peuple a besoin, c’est de pouvoir s’exprimer pour un programme de rupture avec le consensus des forces politiques de l’alternance, pour le programme dont le mouvement social a besoin tout de suite pour mettre en échec la politique du pouvoir. Ce dont le peuple aura besoin, ce sera d’une candidature présentée par le PCF.

 

La direction du Parti fait tout pour priver les communistes de la possibilité de discuter et de décider de ce programme, en reportant le congrès, en imposant, en préalable, la bataille de candidatures.

Aucune proposition concrète de campagne d’action nationale n’est mise en débat.

 

Il serait pourtant urgent de s’emparer de plusieurs sujets. Entre autres, je propose :

 

- Une campagne contre les hausses des tarifs du gaz et de l’électricité, impliquant la défense et la reconquête du monopole public d’EDF et de GDF, leur renationalisation intégrale et la remise en cause des directives européennes. « Monopole public », « renationalisation », « refus de l’application des directives européennes » : il semble que la direction veuille nous faire faire le deuil de ces bases fondamentales pour rester compatible avec la gauche du consensus !

- Une campagne pour une forte augmentation des salaires, pensions et minima sociaux.

- Une campagne, continuant la bataille des retraites,  sur la place centrale de la cotisation sociale dans notre système de Sécurité sociale

 

L’application des lois structurelles de la droite s’abat gravement sur l’hôpital, l’école, le logement… Il faut demander leur abrogation.

 

Pour le logement, nous devons réclamer une nouvelle loi, supprimant le surloyer, la vente des HLM, allégeant le décret sur les charges pour les locataires (en retirant notamment le salaire des gardiens des charges, comme avant la loi Méhaignerie), une loi accompagnée d’un gel des loyers, de la fin des expulsions, des saisies, des coupures d’eau, de gaz et d’électricité.

Plus que jamais, nous devons exiger un engagement financier de l’Etat qui permette de satisfaire les besoins en construction de logements sociaux et en réhabilitations. Le rétablissement de l’aide à la pierre, l’abrogation de la loi Barre de 1977, sont complètement d’actualité pour la construction de HLM comme pour soulager les quittances.

 

Sujet par sujet, lutte par lutte, en vue d’une perspective de rupture, voilà ce que devrait être notre démarche.

 

Pour finir, un petit mot sur les propos très médiatisés de Pierre Laurent s’opposant farouchement à la sortie de l’euro.

Comment peut-on laisser croire que la monnaie unique de l’UE du capital, sur laquelle les peuples n’ont aucune prise, pourrait se transformer en monnaie commune de coopération ? Communistes, nous avons mené des batailles essentielles, fondamentales, contre Maastricht, contre l’intégration européenne, contre la monnaie unique, contre la Constitution européenne. Le nouveau président du PGE juge-t-il que nous avons eu tort ?

 

Voilà qui aurait dû être débattu en congrès et qui doit être débattu de toute façon.

Partager cet article
Repost0
11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 17:15

Un parti communiste rassembleur, fier, debout et combatif :

C'est possible, nous l'avons fait !

 

PCF-SMH-dimanche-9-janvier-2011.JPGDimanche 9 janvier 2011, autour d'Henri Alleg, acclamé par des communistes debouts, fiers et heureux de l'accueillir, la section de Saint-Martin-d-Hères a fêté le 90ème anniversaire du Congrès de Tours et de ses fondements toujours aussi vivaces et essentiels.

Les jeunesses communistes fêtaient également ce même jour, leurs deux ans de renouveau : à quelques-uns uns au départ, depuis notre ville, ils sont maintenant plus de 100 dans l'agglomération grenobloise !

D'ailleurs, l'intervention de Stéphane Rollo, responsable de la JC, fut très combative et sans concession sur le reniement des 21 conditions fondatrices de notre parti et sa dilution dans le Front de gauche. Elle a été particulièrement applaudie.

Indéniablement, cette journée marquera la mémoire des communistes en Isère.

Nous avons réussi ce 90ème anniversaire au-delà de ce que nous espérions, en rassemblant plus de 400 personnes, du meeting politique du matin au banquet populaire de l'après-midi !

Henri Alleg a dit de cette journée qu'elle était un bain de jouvence et un exemple à méditer pour certains communistes qui ne croient plus dans notre parti.

Un grand merci pour l'honneur qu'il nous a fait de venir ce dimanche 9 janvier !

L'objectif de cet anniversaire était aussi de redonner aux communistes la fierté d'appartenir à un grand parti communiste, de classe et de masse, toujours aussi combatif et d'avenir !

Nous avons atteint nos ambitions puisque, de l'avis des camarades, beaucoup d'entre eux sont repartis avec plus de confiance et de fierté d'être communiste !

Beaucoup, dont de nombreux sympathisants et syndicalistes, ont découvert pourquoi et comment la création du PCF au Congrès de Tours avait permis de rompre avec la social-démocratie réformiste, mesurant ainsi l'importance de leurs luttes pour obtenir, par le rapport de force, les ruptures politiques qu'ils ne peuvent espérer en 2012 avec le Front de gauche et le Parti socialiste. Nous avons d'ailleurs lancé une grande campagne de renforcement du parti et réalisé 7 adhésions au cours du banquet populaire.

Nul doute, une journée inoubliable pour les communistes de la section de Saint-Martin-d'Hères !

PCF-SMH-dimanche-9-janvier-2011-1-.JPG

Partager cet article
Repost0
11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 09:53

Candidature aux présidentielles, réflexion d’un camarade de la section de Verfeil (31)

 

Beaucoup de Communistes sont inquiets devant les choix opérés par notre direction nationale.

 

En effet d’une façon ou d’une autre, elle a enfermé les communistes dans la logique du front de gauche, sans que nous n’ayons pu en débattre. C’est un véritable coup de force, le PCF serait définitivement dilué dans le front de gauche.

 

Mais au fait qui compose ce front de gauche ? à 90% le PCF, 2 généraux sans armée et quelques groupuscules.

 

Avec une telle stratégie, l’effondrement du PCF est en marche et conduit à sa disparition comme cela a été le cas en Espagne et en Italie.

 

Il est pour moi évident que dans le débat des présidentielles, je m’oppose à une candidature du front de gauche, même si le candidat est membre du PCF. Car que devient un parti sans candidat et donc sans voix : il disparaît !

 

A l’inverse je pense qu’une vraie politique communiste portée par un candidat PCF nous permettrait d’exposer nos propositions dans les débats télévisés auxquels nous aurions droit, alors qu’à l’heure actuelle nous en sommes exclus, Mélenchon parle à notre place !

 

En fait pour les présidentielles, la direction nationale a pipé les dés. Elle veut nous enfermer dans un débat au sein du front de gauche pour choisir un candidat parmi les candidats à la candidature. Le candidat à la candidature du PCF sera évidemment désigné par les communistes au cours d’un vote.

 

Je pense que le véritable débat des candidatures pour les présidentielles se résume en 2 points :

 

- Soit un candidat PCF porteur d’un véritable programme communiste sur des bases de lutte de classe,

- Soit un candidat du front de gauche, sur un programme réformiste, quelle que soit son appartenance politique, s’il en a une !

 

Quoiqu’il en soit si malheureusement cette dernière solution était choisie, le candidat retenu sera le résultat de tripatouillages secrets au sein des directions politiques du front de gauche, comme cela s’est déjà passé aux européennes et aux régionales.

 

Robert BERTRAND
Partager cet article
Repost0
8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 08:42

EN PDF

Sortir du débat faussé des présidentielles.

Libérer le PCF du carcan du Front de gauche.

Renforcer le Parti dans la lutte des classes.

 

Déclaration de membres du CN du PCF, 8 janvier 2011

 

Il y a quelques semaines à peine, le mouvement pour les retraites faisait la démonstration que les forces existent, susceptibles de mettre en échec, par les luttes et leur convergence, la politique menée au service du capital.

Pourtant pour 2011, le pouvoir programme une nouvelle aggravation de cette politique. Il place le pays sous la menace d’une hyper-austérité, à la merci de la finance mondialisée pour faire payer encore plus cher au peuple la crise capitaliste.

Dans le même temps, les profits réalisés et les dividendes versés par les entreprises du CAC 40 atteignent de nouveaux records.

 

Dans cette situation, les travailleurs sont en droit d’attendre de notre parti, comme ils l’ont souvent manifesté lors des dernières mobilisations, des positions politiques de rupture, des initiatives d’action.

Pour leur part, les communistes sont en droit d’attendre une analyse des raisons de la défaite sur les retraites, un examen des insuffisances de la ligne nationale du Parti inscrite dans la stratégie du Front de gauche, le lancement de grandes campagnes de lutte dès maintenant, en 2011. Les élections cantonales pourraient les porter au-delà des enjeux purement départementaux.

 

Rien de cela n’est sorti des décisions ratifiées au Conseil national du 7 janvier 2011.

La marche forcée vers une recomposition politique à « gauche », intégrant le PCF et ce qu’il représente dans un « Front de gauche » réformiste continue.

Aux communistes, pendant les mois qui viennent, on propose de s’empêtrer dans des primaires pour la candidature aux présidentielles de 2012, comme les autres partis en offrent le lamentable spectacle.

Ce n’est pas une fatalité. Le parti pourrait aller à contre-courant de ces pratiques politiciennes. C’est le résultat du choix politique de l’équipe dirigeante de présenter des candidatures communes du Front de gauche en 2012.

 

Maintenant, elle veut enfermer les communistes dans un choix de personne. On reproduit dans le parti exactement la présidentialisation de la 5ème République que nous dénonçons.

Pour les communistes, ce processus est déroutant, paralysant. Il les détourne des luttes en faisant de l’échéance institutionnelle de 2012 l’objectif prioritaire. Il leur rappelle le douloureux souvenir des « collectifs antilibéraux » de 2006 et le résultat qui s’ensuivit.

 

D’un côté, Jean-Luc Mélenchon, maastrichien zélé et sénateur PS honoraire, reconverti dans une radicalité démagogique, est encouragé dans ses prétentions. Il ne cache pas sa volonté de faire une OPA sur le PCF et n’hésite à reprendre superficiellement certaines de nos positions historiques.

De l’autre, les communistes qui s’en inquiètent pour le Parti, sont incités à se ranger derrière la candidature « individuelle » du député André Chassaigne, « issue du PCF » mais non du PCF.

Des francs-tireurs rentreront sans doute dans la compétition, sur des positions incertaines.

 

La bataille de personne permet d’esquiver toute discussion et toute prise de position collective des communistes sur les contenus. La direction a reporté la tenue du Congrès initialement prévu en juin 2011. 

La candidature décidée avant les objectifs politiques : c’est le monde à l’envers.

 

Mélenchon ou Chassaigne, dans les deux cas, ce sera la poursuite du processus du Front de gauche, ce sera le même programme. Ce programme « partagé » est conçu ouvertement pour être acceptable par toute la gauche. Il sera « partagé » par une mouvance de « gauche » mais décidé hors des communistes, sans qu’ils aient eux-mêmes au préalable défini leurs positions.

 

Les positions structurantes sont déjà adoptées, semble-t-il.

Pierre Laurent commence à négocier le contenu d’un « contrat gouvernemental » avec le PS et les écologistes (Nouvel Observateur du 6 janvier).

La direction du Parti, maintenant à la tête du PGE, s’aligne sur la Confédération européenne des syndicats, fer de lance du Oui au traité de Lisbonne.

 

A toutes les étapes, la stratégie du Front de gauche a été imposée aux communistes. Le Front a été constitué avec Mélenchon en parallèle du 34ème congrès (où il était question de fronts de lutte). Les candidatures communes pour 2012 ont été actées sans que communistes aient la possibilité de se prononcer dans le cadre du « congrès » anti-statutaire de juin 2010.

Les communistes sont en droit de remettre en cause le choix du Front de gauche.

 

Il est temps de libérer le Parti du carcan du Front de gauche qui poursuit la stratégie d’effacement du PCF et de ses positions.

L’expérience a déjà démenti les illusions propagées sur le Front. C’est une démarche électoraliste, des européennes aux présidentielles en passant par les régionales. C’est une démarche structurante qui supplante et affaiblit le Parti. C’est une démarche qui poursuit l’alignement sur la gauche social-démocrate. Pendant la bataille des retraites, le Front a empêché le Parti d’être clair nationalement sur le retrait de la loi Woerth ou le nombre d’annuités.

 

C’est un contresens au moment où la crise du capitalisme, on l’a vu dans les luttes et dans la célébration du 90ème anniversaire du Congrès de Tours, amène davantage de travailleurs vers le PCF et le communisme.

 

Dans cette situation, dirigeants de fédération, de section du PCF, membres de Conseil national, nous assumons nos responsabilités. Nous affirmons notre volonté de faire vivre et de renforcer les organisations du PCF. Il doit retrouver toute sa raison d’être dans la lutte des classes.

 

Il faut remettre les choses à l’endroit.

 

Lancer de grandes campagnes communistes d’action mettant en avant des choix de rupture est la première nécessité pour le pays et pour le Parti.

Nous proposons pour les prochains mois, soumettons aux communistes et aux organisations du Parti, du matériel militant et des analyses notamment :

 

- pour une campagne contre l’augmentation des tarifs du gaz et de l’électricité, posant les questions du rétablissement des monopoles publics, acquis à la Libération, de la renationalisation intégrale d’EDF et de GDF, du rejet de l’application des directives européennes de marchandisation.

- pour la nationalisation du secteur financier

- pour l’annulation des décrets Chatel, des lois Boutin et Bachelot contre l’école, le logement social et l’hôpital.

- pour la défense du financement solidaire de la Sécurité sociale par la cotisation sociale, la suppression des exonérations patronales, des déremboursements, contre l’application de la loi Woerth

- pour la sortie de la France de l’OTAN et le retrait immédiat des troupes françaises d’Afghanistan.

- pour la remise en cause de l’euro, monnaie de domination du capital européen, facilitant la mise en concurrence des travailleurs des différents pays, les délocalisations, la remise en cause du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, à résister.

 

De telles initiatives sont nécessaires pour renforcer le Parti, faire des adhésions, revitaliser les cellules, sections notamment à l’entreprise et dans les quartiers populaires.

 

Ensuite il faut un programme communiste, qui mette en cohérence nos positions dans les luttes de 2011, et non un « programme partagé » qui sera remisé dans les greniers de la future « gauche plurielle ».

Nous voulons y contribuer.

Nous sommes à l’initiative du texte alternatif pour le 35ème « congrès », intitulé, « Face au capital, aujourd’hui plus que jamais, le peuple a besoin du PCF ». Nous complétons et actualisons ce texte et le mettons à la disposition des communistes.

Le journal « Cahiers communistes » que nous avons créé est au service de cette ambition.

 

La question de stratégie électorale pour les présidentielles et les législatives de 2012 devrait seulement en découler.

 

La situation devrait amener une candidature, clairement présentée par le PCF, hors du Front de gauche. C’est la position que nous défendrons dans le cadre d’urgence qui est imposé.

 

Réapproprions-nous notre parti en le faisant vivre et en le renforçant! Les choix fondamentaux adoptés au Congrès de Tours sont plus d’actualité que jamais !

 

 

Rédigé après le CN du PCF du 7 janvier 2011,

 

Frédéric Bernabé (secrétaire de la fédération de la Haute-Saône), Corinne Bécourt (section Saint-Quentin), Emmanuel Dang Tran (secrétaire de la section de Paris 15ème), Claude Fainzang (section Paris 19ème), Eric Jalade (secrétaire de la fédération du Tarn), Dominique Negri (secrétaire de la section de Saint-Martin d’Hères), membres du Conseil national du PCF

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0