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NOUVEAU SITE ACTUALISE QUOTIDIENNEMENT: http://vivelepcf.fr/

 

36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 22:03
Même avertissement qu'avant d'autres articles de ce type. La stratégie du Front de gauche, imposée d'en-haut, conduit à des divisions (voulues) dans le PCF et à des positionnements conjoncturels différents des communistes qui veulent "faire vivre et renforcer le PCF", selon les situations locales.
La rédaction de vivelepcf se place dans le refus de la dilution du parti dans le Front de gauche et de son alignement sur la social-démocratie, les deux n'étant absolument pas contradictoires. Elle rejette aussi, dans son choix d'articles, les appels de groupes et de personnalités à faire une sorte de 'front d'extrême-gauche", même avec le mot "communiste".
En dehors de cela, il lui semble important, derrière les différences locales, malgré la période toujours sensible de campagne électorale, de marquer la cohésion profonde qui existe entre de très nombreux communistes en France pour défendre et développer le PCF sur ses bases, sa théorie révolutionnaire, sa forme d'organisation, son histoire.
La rédaction de vivelepcf



Déclaration de communistes de Dordogne à l'occasion des élections régionales


A moins d’un mois du premier tour des élections régionales, nous avons pris ensemble la décision de rendre public ce texte.

La situation politique, les échéances à venir, et la stratégie des directions de notre Parti nous amènent à assumer toutes nos responsabilités.

 

Une situation où nous pouvions faire autre chose.

 

Les prochaines élections régionales vont se dérouler dans un contexte original. En effet, l’ensemble des formations composant la gauche est confronté à une crise sans précédent. Notre société aspire à de grands changements. Chaque jour qui passe montre bien le vrai visage du Sarkozysme, les maux qu’il suscite et sa volonté de ne pas résoudre les problèmes posés à notre société de par son adhésion sans réserve au pire des libéralismes. Les gens prennent conscience de la volonté du gouvernement et du président de transformer le modèle français avec tous les acquis sociaux qui le composent en modèle libéral où seule la compétition entre les personnes règne en maitre, où seul les plus forts parviennent à s’en sortir.

 

La crise politique que nous vivons est la conséquence directe de cette situation. La gauche française est malade de son incapacité à proposer de véritables projets politiques susceptibles d’entrainer l’adhésion des masses et de créer une dynamique pour le changement.

 

Le Parti Communiste Français, avec son histoire, ses engagements, pouvait trouver ici un rôle à sa mesure, créer les conditions d’un débat à tous les niveaux pour mettre sur la table des perspectives à construire avec notre peuple dont les membres les plus pauvres se réfugient dans l’abstention de plus en plus nombreux à chaque nouvelle échéance électorale.

 

Or, il n’en a rien été.

 

La direction nationale du PCF a persisté dans sa stratégie mortifère pour notre Parti tout en continuant  à s’enfermer dans une démarche de plus en plus stérile.

 

Le « front de gauche », opportunément créé lors du départ du PS de MELENCHON et de ses troupes pour les élections européennes à été l’occasion d’une campagne vide de tout sens, clôturée par une illusion de redressement causée par l’élection de 5 députés européens. A peu de choses près, nous aurions tiré un bilan tout autre. La modestie s’imposait, ainsi qu’une réflexion de fond, or, aucun débat n’a été mené avec les communistes. C’est ainsi qu’on en est arrivé à cette proposition de reconduire le front de gauche pour les échéances de 2010.

 

Un front de gauche et une dangereuse dérive gauchiste.

 

Le choix stratégique du Parti est sujet à caution car il semble que la démocratie et la possibilité donnée aux communistes de débattre et de s’exprimer est devenue un mot creux pour les directions de notre Parti.

 

Nous avons déjà eu l’occasion de nous émouvoir de l’évolution gauchisante du discours et des actes de Jean-Luc MELENCHON, tout en constatant sa proximité de plus en plus évidente avec les thèses de BESANCENOT, notamment sur l’idée de deux gauches inconciliables.

 

Nous avons déjà eu l’occasion de dire que la dérive du PCF vers l’extrême-gauche serait une impasse pour notre Parti et pour notre peuple.

 

Pourtant, rien n’y a fait, notre direction a persisté dans la voie qu’elle s’est choisie, et nous nous sommes embarqués dans une préparation absurde de l’échéance régionale de cette année, parsemée de coups politiciens, de claquements de mentons et d’éloignement de plus en plus marqué des attentes des électeurs.

 

Le Président sortant PS de la région nous avait proposé de débattre des enjeux de la gestion régionale, nous avons refusé de lui répondre sans raisons, alors que  l’occasion de confronter nos points de vue, voire de construire un contrat pour aller vers une nouvelle gestion de la région à faire partager à ses habitants nous était donnée.

 

Nous n’y avons pas répondu, nous nous sommes encore plus enfermés dans une dérive gauchisante.

 

Alors que nous avions voté une offre politique, le premier texte du Front de gauche annonce comme premier objectif un nouveau rapport de forces à gauche. Le front de gauche commence sa campagne en se trompant complètement sur l'analyse politique.

 

Cerise sur le gâteau, nous apprenons que la tête de liste régionale serait réservée au Parti de Gauche au titre de l’accord national du Front de gauche. A aucun moment, les militants, les membres des directions départementales n’ont eu à en débattre.

 

De plus, des négociations étaient en cours avec le NPA, les alternatifs, la FASE, outrepassant le cadre de l’offre politique décidée par la conférence régionale; nombre de ces organisations n'existant que par leur nom et leur volonté de faire disparaître notre Parti.

 

 

Aujourd’hui, nous savons que cette alliance de la « gauche de la gauche » ou de « l’autre gauche » chère à Jean Luc MELENCHON n’a pas pu se conclure dans notre région. Nous constatons cependant les glissements qui ont pu se faire dans les discours, notamment lors de la présentation de la liste départementale où on a pu entendre des surenchères de déclarations dans le même sens

 

Nous condamnons les renoncements successifs de nos dirigeants à tous les niveaux. Cette attitude amène des positionnements illisibles, et surtout l’amorce de l’effacement du PCF au profit de nouvelles forces aux profils et aux projets indéterminés.

 

Un refus de toute démocratie interne

 

Nous nous retrouvons aujourd’hui enfermés dans une nasse dont il sera difficile de sortir. Comment en est –on arrivé là ?

 

La cause principale en est le refus d’organiser le moindre débat sur ces questions qui engagent pourtant l’avenir de notre Parti.

 

Pour exemple, en Dordogne, depuis septembre, seulement cinq réunions du Conseil Départemental.

 

Aucune réunion pour débattre des têtes de listes, aucune consultation des militants sur leur validation, aucune information communiquée aux responsables départementaux et de section.

 

Le seul courrier envoyé aux animateurs de la vie du Parti dans la période se limite à leur demander d’organiser des cérémonies de vœux afin de lancer une campagne dont ils ignorent les tenants et les aboutissements.

 

Cette situation est intolérable.

 

Les membres du PCF de Dordogne dont les noms suivent ne se retrouvant en rien sur le contenu politique tel qu'il est défini en aquitaine

 

  • rejettent l’effacement du Parti tel qu’il est organisé,
  • refusent de s'associer à toute dérive gauchiste qui ne correspond pas à notre identité,
  • condamnent l’ingérence de « partenaires extérieurs » dans nos choix, ce qui nous amène à croire qu’il n’y a plus de souveraineté des communistes,
  • refusent l’opacité du fonctionnement du plus haut niveau jusqu'à la direction fédérale, qui par ses rétentions successives d’informations a empêché tout débat des communistes.

 

C’est pour ces raisons que nous, adhérents, militants, élus et responsables du PCF, nous avons décidé d’assumer nos responsabilités et nos convictions en ne participant à aucune campagne du type front de gauche pour toute élection qui se déroulerait dans les mêmes conditions actuelles de reniement.

 

Nous n’abandonnerons pas pour autant le terrain, nous avons l’intention dans les prochaines semaines de lancer une campagne politique sur les positions du PCF ainsi qu'un vaste débat dans notre Parti et en dehors sur la question qui devient centrale : l'avenir du communisme et de son organisation indispensable de Parti.

 

Jean-Pierre DELAGE- Jean-Luc DELAGE – Marie-Hélène DELAGE – Claude DELPLANQUE – Yvette MENOT – Camille CLAUD – Noël COSTE – Jacqueline CLAUD – Claude EXMERI – Francis CHOULY – Alain CHABANAUD – Nicole CHABANAUD – Marie-Claire OUZEAU – Véronique CLAUD – Pierre MARCEAU – Marie MARCEAU – Marcel BOYER – André BARRUCHE – Annie BARRUCHE – Emile DUBOIS – Philippe LE GUILLOU – Henri PENARD – Huguette PENARD – Jean FONCY – Catherine RAT – André RAT – Pierre ROCHE – Huguette BURGUET – Fernand BURGUET – Michèle BURGUET – Nicole BURGUET – Albert BEUNE – Fernard BOISSARD – Gilbert BOISSARD – Jean BOISSARD – Pascal BONNEAU – Lucien BOYER – Gérard COSTE – Jean-Yves DESVALOIS – Laurent DESVALOIS – Liliane DESVALOIS – Yvette DESVALOIS – Gilbert MIGNOT – André   FONCY – Raymond JARRY – Hélène FRICOUT – Paul JAVANAUD – Marie MAZABREAU – Serge FRICOUT – Thierry SAURET – Jean-Claude QUEROI – Xavier ROCHE – Daniel LANGEVIN – Josiane THEBAULT – André CHAMBON -

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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 22:00

Pierre Juquin, président du Comité de soutien à Europe-écologie en Auvergne

 

Nous apprenons que Pierre Juquin, ancien dirigeant du PCF, notamment dans les années 70 et au début des années 80, préside le comité de soutien à la liste « Europe-écologie » pour les élections régionales en Auvergne.

La question n’est pas de condamner la personne, qui assume ses choix mais de constater. En 1988, il se présentait aux présidentielles, soutenu par les restes du PSU, par Krivine et par une partie de « l’autre gauche », contre la candidat du PCF, André Lajoinie. Dans les années 90, largement retiré des affaires publiques, après avoir participé à un mouvement « Rouge et vert », il passe au PS. Maintenant à Europe-Ecologie dans la mouvance de Cohn-Bendit et de Bové. Disons aussi que Juquin fut un dirigeant apprécié du PCF.

Non, la question pour nous, c’est d’analyser la dérive personnelle de bien des dirigeants communistes vers un humanisme mièvre, teinté de vert, une approbation croissante du mythe de l’UE du Capital, une résignation ou même une adhésion au réformisme et à la social-démocratie jusqu’à la négation de la lutte des classes et du rôle de l’organisation communiste.

Nous ne pouvons pas ne pas constater, au vu des phases précédentes, combien ces poissons-pilotes sont suivis dans cette dérive par une grande partie de la direction du PCF.

Pour aboutir au même point d’arrivée ?

Les « rénovateurs » comme Juquin sont retournés tout bonnement 90 ans en arrière, avant la création du PCF. Les communistes ne peuvent se laisser entraîner dans leur sillage.

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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 13:36

Le rejet du Modem n’est pas un gage d’ancrage à « gauche »

 

Quand le PS s’allie au Modem, ce n’est pas pour mener une politique « vraiment de gauche ». Certainement.

Quand le PS ne s’allie pas au Modem, est-ce pour autant pour mener une politique « vraiment de gauche » ? On connaît la réponse !

 

Il ne faudrait pas aujourd’hui que ce raisonnement spécieux serve à masquer les enjeux politiques de fond de la campagne des élections régionales, les conditions d’une alliance du PCF (embarqué dans le Front de gauche) avec le PS au second tour, d’une éventuelle participations aux exécutifs régionaux.

D’autant plus que le PG fait, à la manière politicienne qu’on lui connaît, du refus du Modem son autolégitimation, facile, comme parti de « gauche » différent de sa maison-mère le PS, à peine quittée.

 

Le Modem c’est quoi ? Est-ce même vraiment un parti ?

Francois-Bayrou.jpgCela ressemble plutôt à un assemblage disparate issu de l’opportunité ouverte par le résultat de François Bayrou aux présidentielles au nom de l’UDF puis de sa décision de se placer en opposition à Sarkozy. L’opportunité attirant les opportunistes, on y retrouve des écologistes, verts de « gauche » (Benhamias) ou bleus (Lepage), des repentis de bien d’autres formations. Bien qu’ils naviguent à vue, Bayrou et son noyau de fidèles ne pourront pas faire oublier que leur engagement a commencé chez Lecanuet et les jeunes giscardiens, c'est-à-dire au centre de la droite. Leurs positions actuelles pour augmenter encore les exonérations de cotisations patronales, les aides aux entreprises en témoignent.

 

Mais le pari d’un nouveau parti fourre-tout au « centre » a déjà échoué. La baudruche se dégonfle dans les sondages, rendant les rodomontades anti-modem encore moins courageuses et significatives.

 

Aux municipales de 2008, ces PG, alors bons élus socialistes, et même certains élus du PCF étaient moins bégueules quand des têtes de liste de « gauche » intégraient des Modem sur leur liste au 1er tour (Dijon, Grenoble, Roubaix…) ou au 2ème tour (Marseille, Lille, Aubagne…). A Paris, Delanoë n’a cessé de tendre la main au Modem que lorsqu’il a été convaincu qu’il n’aurait pas besoin de leurs voix pour garder la mairie centrale et gagner des mairies d’arrondissement.

Nous nous rappelons, amusés, combien nos motions dans nos sections de Paris pour que les candidats communistes menacent de se retirer des listes en cas de fusion avec le Modem ont suscité de sueurs froides.

 

Aujourd’hui, avant les régionales, la question du Modem n’est pas, n’est plus au centre de cette préoccupation: « quelle politique les régions de « gauche » vont-elles mener ? ».

 

Aux municipales à Paris, les représentants du PCF, ayant rendu impossible tout autre choix, ont rejoint les listes Delanoë dès le 1er tour, sans aucun engagement écrit. On nous a expliqué qu’un accord nous aurait « enchaînés ». Du coup effectivement, rien ne retient nos élus pour approuver le social libéralisme à la Delanoë, les externalisations de services publics comme le soutien à la spéculation immobilière !

 

Dans une quinzaine de régions (à l’exception notable du Nord-Pas-de-Calais), les élus communistes, PG ou divers « front de gauche » font partie de la majorité et des exécutifs à dominante PS. Force est de constater que ces régions n’ont pas constitué un point d’appui pour résister à la politique du pouvoir, qu’elles l’ont largement accompagnée, malgré des différences régionales.

On repart pour un tour, notamment nous, le PCF, avec ou sans « Front de gauche » au 1er tour? Non !

 

Mélenchon fanfaronne à l’avance d’avoir empêché une improbable alliance avec le Modem tout en tendant la main au pire anticommuniste, au principal partisan de l’alliance « gauche »-modem : Daniel Cohn-Bendit.

Le principe des listes de « Front de gauche » a été imposé sans même une ébauche de programme.

 

Malgré cela, il est encore temps pour les communistes de mettre en avant des axes de lutte pour les électeurs, de poser devant eux nos conditions pour un désistement sur les listes PS, pour une fusion avec les listes PS au second tour, pour une éventuelle participation aux exécutifs régionaux. Par exemple :

Fin des aides aux lycées privés !

Monopole des transports ferroviaires à la SNCF (hors filiales) contre la perspective d’appels d’offre, de concurrence et le démantèlement des ateliers de maintenance !

Refus et mobilisation contre toute nouvelle régionalisation de services publics nationaux ! 

 

L’opposition à Georges Frèche permet au PS national de se refaire, à bon compte, une image de gauche. Communistes, nous ne saurons nous contenter de l’effet d’optique d’une opposition au Modem le gage de « gauche » du « Front de gauche ».

Parce que les communistes défendent l’intérêt des gens, des travailleurs, dont ils font partie, loin des calculs d’opportunité électorale.

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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 11:59

Muzeau (député PCF), après Mélenchon (PG), pour un « Front de gauche » jusqu’aux présidentielles et au-delà. Non merci !

 

Le député communiste des Hauts-de-Seine s’est exprimé le 10 février, repris par l’AFP, pour que « la stratégie du Front de gauche aille jusqu’à la présidentielle et au-delà », pour « un candidat à la gauche du PS porté par le Front de gauche élargi ».

Aussitôt le PG, par la voix d’Eric Coquerel, s’est réjoui de cette déclaration qui rejoint le « paquet électoral » (européennes + régionales + présidentielles+législatives) planifié par Jean-Luc Mélenchon.

 

Les régionales ne sont même pas passées que les instigateurs du « Front de gauche » avancent leurs calculs politiciens.

 

Il faut dire que, dans son OPA hostile sur le PCF, Mélenchon et son PG sont déjà gagnants quel que soit le résultat. Ils sont intronisés par les media porte-parole du Front englobant le PCF. Ils vont obtenir beaucoup plus d’élus. L’appui du PCF leur permet de bénéficier de centaines de milliers d’euros (au moins) pour lancer leur entreprise.

Au contraire, le PCF est déjà quasiment perdant d’avance, en élus, en visibilité. Plus grave encore, la stratégie du « Front de gauche » conduit à des divisions et à une confusion sans précédent dans le parti. 

 

Roland Muzeau mange sans doute le morceau. Le choix de tout ou partie de la direction du PCF est bien de mener jusqu’au bout la ligne d’effacement et de dilution du parti, au moyen du « Front de gauche », avec l’aide du PG.

 

Les communistes sont présents et actifs pendant la campagne. Mais cela ne veut pas dire qu’ils se laisseront embobinés dans ce plan.

 

Le plus souvent, ils font l’expérience des tractations politiciennes interminables avec des partenaires insignifiants et souvent déloyaux, de l’électoralisme, du décalage avec les luttes de cette « autre gauche », deuxième fer au feu de la social-démocratie.

 

Ils ne peuvent pas accepter qu’elle supplante le PCF et ce qu’il représente.  

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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 11:02
Il nous semble utile, après avoir soulevé les simitudes inquiétantes entre le "Front de gauche" et l'expérience espagnol de la "Gauche unie" (Izquierda Unida n'a laissé aux communistes espagnols qu'un désert) de revenir sur l'expérience de la gauche arc-en-ciel en Italie à l'occasion des élections générales de 2008.
Là aussi, le choix d'effacer l'identité des partis communistes à travers une coalition électorale a conduit au désastre, aussi bien pour le résultat électoral lui-même que pour l'avenir du mouvement communiste italien.
Similitude ne voulant pas dire identité avec la situation française.

13 avril 2008:

Elections en Italie: la « gauche arc-en-ciel », privée de la couleur rouge, peu à même de contrer le bipartisme

15 avril 2008:

Elections en Italie - sanction sans appel de l'arc-en-ciel 

22 mai 2008:

Enseignements de l’expérience des communistes italiens (1)

Etat du mouvement communiste en Italie (2)


Le dossier Italie du site international avec les évolutions ultérieures: en lien
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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 10:35
Vous trouverez en lien ci-dessous le tract de la Fédération du PCF du Var pour les régionales. Il nous semble intéressant comme expression communiste dans une situation de liste  "Front de gauche", voulue par certains, contrainte et subie par d'autres camarades.

Quatre pages du PCF Var

Cette publication ne signifie évidemment pas que la rédaction de vivelepcf adhère soudainement à la stratégie du "Front de gauche" pas plus que la publication d'un article dénonçant les agissements de Mélenchon en Lorraine signifie qu'elle adhrèrerait au principe de liste d'union avec le PS au premier tour.
Le choix de listes de rassemblement présentées par le PCF correspondait, pour nous, à la réponse aux attentes des luttes, à la rupture nécessaire avec la logique institutionnelle de la "gauche" d'alternance et à la nécessité du renforcement du PCF.
Ensuite, selon les contraintes de chaque région, dans le contexte d'extrême confusion provoqué par la stratégie du "Front de gauche", les camarades font au mieux pour ces objectifs.

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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 19:03
OUVERTURE DU SITE: http://vivelepcf81.over-blog.com/ (lien)

 

Aujourd'hui à quelques semaines des régionales, où en est-on? La situation est assez grave pour que nous jugions utiles de donner quelques informations afin que les Communistes s'engagent dans la bataille en toute connaissance de cause.


Après avoir passé un accord avec Mélenchon représentant le PG, notre direction nationale a décidé de lancer le Front de gauche et a fait ratifier son choix par les Communistes pour les Européennes.

Malgré un résultat très modeste (le FG n'a obtenu, dans un contexte de forte abstention, que 0,5% de plus que la liste PCF en 2004), elle a fait valider la poursuite de cette stratégie du front de gauche pour les régionales.

Une majorité de Communistes a validé ce choix parce qu’on leur a dit qu'ainsi on s'affranchirait du PS.


Qu’en est-il aujourd’hui, ?


Notre direction proclame qu’au 2ème tour on fusionnera avec la liste PS pour être dans les exécutifs des régions.


Mais il y a pire :


Depuis plusieurs mois, notre direction nationale subit les négociations au lieu de faire des propositions, elle s’est contentée de discuter des propositions des autres (alors que nous sommes le seul Parti à avoir des sortants présentant un bilan).

 

Avant même que le vote ait lieu, nous savons que dans le cadre de cette alliance, nous allons perdre la moitié de nos élus ( en Midi-Pyrénées, nous en avions neuf, combien en aurons-nous?).

Par contre le PG en aurait 40 au plan national alors qu’il n’en a aucun.


Financièrement, la campagne repose essentiellement sur nos ressources (le PG n'a pas payé complètement sa part pour les Européennes); le cadeau au PG s'élèverait à 1 million d'euros pour les deux élections.


En Midi-Pyrénées, notre direction nationale nous a envoyé , pour tirer la liste du FG, C.Picquet de la « gauche unitaire » (dissidents du NPA) qui représente 300 adhérents au plan national. (alors que les adhérents avaient plébiscité notre camarade Ch.Marziani).


La Direction a privilégié les accords en s'enfermant dans des tractations avec des micro-associations dont les électeurs ignorent l'existence.( les militants ont découvert leur existence au moment des négociations !)

Toutes ces organisations minuscules inconnues ont des prétentions exorbitantes jusqu’à revendiquer de faire part égale avec le PCF sur les listes.


Sans nul doute, l’attitude démissionnaire de notre direction nationale les a encouragées dans cette voie.

La seule préoccupation de ces micro-associations c’est de conquérir des places, acquérir un peu de visibilité et non de changer de société.


Nous sommes loin des préoccupations des gens, des salariés qui ne peuvent plus vivre de leur salaire !

Par exemple, lors d’une émission de radio, Mélenchon s’est livré à un véritable marchandage avec Cohn-Bendit : il lui propose un accord de 2ème tour pour dépasser le PS prêt à faire un accord avec le Modem…….sauf que Cohn Bendit (anti communiste notoire) est prêt à s’unir avec le Modem et vote à Bruxelles toutes les directives libérales.


La préparation des listes a créé malaise, colère et divisions chez les Communistes.

 

Comme la Direction ne joue plus son rôle de promotion du PCF, on trouve des communistes sur plusieurs listes dans plusieurs régions et …aucune liste communiste.

Même si nos dirigeants disent dans les meetings qu’ils veulent « casser la cabane », ils sont particulièrement muets depuis longtemps sur tous les sujets, y compris dans l’Humanité au point que Mélenchon (qui s’affirme social-démocrate) paraît plus offensif que MG Buffet.

 

   Avec le Front de gauche, notre direction est en train d’effectuer la « métamorphose » du Parti (fusion du Parti dans un conglomérat réformiste) rejetée par les Communistes lors du dernier Congrès… Cette « métamorphose-mutation » avait été lancée dès 1994 par Robert Hue (qui se compromet aujourd’hui avec le Modem)et JC Gayssot (qui maintient toujours son soutien à Frêche malgré ses déclarations nauséabondes).

On commence par faire passer l’idée qu’on ne peut plus se présenter seul puis peu à peu tente de nous suggérer que le PCF n’a plus lieu d’exister. Or le PCF seul a fait entre 9 et 10% aux dernières cantonales nationalement et localement.


Manifestement, le Front de gauche est destiné à diluer et à supplanter progressivement le PCF. Il le remplace par une formation électoraliste vaguement de gauche, en fait entièrement inscrite dans la gauche d'accompagnement du système ; c’est ce qui s’est passé dans d’autres pays d’Europe (voir encadré ci-dessous).

 

Chers camarades, voulons -nous que notre parti devienne une machine électorale social-démocrate ou voulons-nous qu’il redevienne un parti de luttes lié aux travailleurs et aux chômeurs , les élections n’étant qu’un moment de notre bataille?

Faisons entendre notre voix.

 

Les luttes se développent partout pour résister aux attaques du gouvernement ; le capitalisme est condamné par une majorité d’électeurs et le marxisme est l’objet de nombreuses études et articles intéressants publiés assez régulièrement dans l’humanité quotidienne. Les salariés ne savent plus vers qui se tourner. C’est ce moment-là que notre direction nationale choisit pour effacer le Parti !


Le rôle du PCF ce n’est pas se contenter d’être auprès de ceux qui luttent. Il faut contribuer sur la base d’un contenu politique à faire converger les luttes et à ce qu’elles construisent une alternative politique.

Les cheminots, les enseignants, les postiers, les chômeurs, les salariés du privé, les petits retraités ont besoin d’un Parti révolutionnaire pour retrouver l’espoir.


Notre Parti est rassembleur quand il propose des actions qui correspondent aux préoccupations des gens.


C’est pourquoi, nous invitons les communistes à s’investir sur ce qui devrait fonder le vote communiste. Dans le domaine des régions, contre la marchandisation des transports et contre la réforme des lycées. Contribuons à éclairer les luttes et à faire connaître nos propositions en matière de retraites pour faire reculer le pouvoir. Dans le Tarn, faisons en sorte que le PCF s’en sorte le mieux possible en menant une campagne communiste en faisant élire Jeanne Jimenez ; elle peut être élue si elle fait le score des cantonales ;ce sera un appui sûr pour mener les luttes futures et pour faire rayonner le PCF.

 

 

 

Des exemples à méditer :

 

Une expérience du même type que le Front de gauche a été menée avec les mêmes arguments en Espagne et s’est soldée au bout de 23 ans par l’effacement du PCF  ;on a commencé à dire aux adhérents que chaque parti garderait son identité et que cette stratégie électoraliste serait revue à chaque élection : c’est le contraire qui s’est produit. Le PCE s’est coupé de sa base ouvrière et n’a que 12000 adhérents aujourd’hui. Et Izquierda unida (le front de gauche espagnol) ne fait plus que 3,5%; l’Arc en ciel (front de gauche italien) a abouti en quelques années à la disparition du PCI et à sa propre disparition ; quant à Die Linke (en Allemagne) il est en train d’exploser après quelques succès électoraux.

 

 

 

 

 

Christiane Odetti

Secrétaire de la section

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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 02:33

En Lorraine, Mélenchon donne des leçons de dissidence aux communistes !

 

S’il y a une qualité qui ne s’accorde pas avec la personnalité de Mélenchon, c’est bien la loyauté. Même si on peut le trouver fondamentalement fidèle, au-delà des organisations, à la social-démocratie.

 

Soi-disant « partenaire » national de la direction du PCF dans le « Front de gauche », il ne se prive pas de tirer la couverture à lui, de poursuivre son OPA hostile sur le PCF, à la barbe et aux nez des dirigeants de notre parti, étrangement consentants.

 

Le voici le 9 février invité médiatisé d’une réunion en Lorraine (voir l’article ci-dessous de l’Est Républicain).

Que Mélenchon vienne encourager ses maigres troupes de socialistes inscrits au PG, c’est son boulot et nul ne saurait le lui reprocher. Mais le voilà qui vient encourager les communistes à se diviser, les racoler, donner des leçons de dissidence à ceux qui suivent le « Front de gauche » contre le PCF régional.

Sympa ! Quel allié bien intentionné nous a trouvé la direction de notre parti !

 

Faut-il rappeler que Mélenchon a quitté le PS seulement fin 2008 ? Il aurait pu le quitter en 2005 au moment du référendum sur la « constitution européenne ». Cela aurait pu avoir l’air sérieux. Mais, visiblement, son choix d’alors pour le Non n’était alors que tactique, comme le montrent ses professions de foi zélées pour Maastricht (lien: Maastricht un compromis de gauche pour JLM).

Non, en octobre 2008, il ne se passe rien de décisif dans le pays mais une occasion politicienne se fait jour. D’un côté Mélenchon risque de se faire doubler par la gauche au congrès du PS par la motion Hamon. De l’autre, en parallèle du 34ème congrès du PCF, la direction de notre parti cherche un partenaire pour poursuivre la stratégie des collectifs antilibéraux sous la nouvelle forme du « Front de gauche ». 

L’opportuniste saisit l’opportunité.

 

Voilà sans doute la leçon que Mélenchon vient livrer aux camarades lorrains.

Elle ne doit pas tromper. Le choix du « Front de gauche », ce n’est pas celui de l’émancipation vis-à-vis du PS, c’est celui de la dilution du parti historique de la classe ouvrière dans un ensemble électoraliste social-démocrate. Disons les choses ! Ce n’est pas dans cette option politicienne que les communistes feront retrouver sa raison d’être au PCF !

 

Le plus drôle, c’est quand Mélenchon use et abuse de l’épouvantail Modem pour trouver une différenciation avec ses ex-camarades et toujours amis (voir l’article) du PS. C’est le même Mélenchon qui rampe devant Cohn-Bendit, partisan le plus affirmé de la collaboration avec le Modem et anticommuniste primaire, pour solliciter une alliance politicienne. Pour vous qui ne l’avez pas vu, vraiment, prenez le temps de visionner l’émission du 2 décembre 2009 sur France Inter (en lien)!

 

En Lorraine, sans que le caractère démocratique de cette décision ne soit contesté, la majorité des communistes ont décidé de ne pas constituer de liste de « Front de gauche » aux régionales avec le « Parti de la gauche ». Les motivations des camarades ont certainement été diverses. L’hypothèse de présenter des listes de rassemblement à l’initiative du PCF n’était plus envisageable. Le choix du « Front de gauche » ne représentait évidemment pas davantage rupture avec la social-démocratie que les listes d’union de la gauche mais clairement effacement du PCF dans un projet fusionnel aux contours délibérément flous.

L’intrusion régionale de Mélenchon comme les annonces de ralliement sans condition à la « gauche » au second tour le confirment.

 

Dans une situation contrainte par le choix stratégique de la direction du Parti, qui a créé une confusion extrême dans le Parti, les camarades qui sont déterminés à « faire vivre et renforcer le PCF » ont fait des choix responsables selon leur situation régionale, parfois différents.

Dans certaines régions, le poids et la détermination des organisations du PCF permettent que le « Front de gauche » garde un caractère d’alliance électorale et ne se fasse pas au détriment du PCF (Nord-Pas-de-Calais, Franche-Comté…). Dans d’autres, on doit mener une activité et une campagne communiste à côté, voire malgré le « Front de gauche ». Dans d’autres encore, le rejet du PS donne une signification, momentanément, à l’alliance.

 

Mais bien naïfs, irresponsables ou complaisants seraient les communistes qui se laisseraient duper par un bateleur comme Mélenchon, par l’opération « Front de gauche » de dilution du PCF!

 

Jean-Luc-Melenchon-etait-hier-soir-a-Nancy-a-la-rencontre-d.jpgMélenchon le catalyseur

A Nancy le leader du Parti de gauche est venu rencontrer des militants lorrains, candidats aux régionales.

Avec Jean-Luc Mélenchon débarqué à la nuit tombée de Strasbourg, le Front de gauche a renoué hier à Nancy, avec le goût des meetings improvisés dans les bars de copains bondés, sur un coin de table, haranguant la foule à pleins poumons, sans micro, sans écrans géants, sans mise en scène.
«
Moi qui suis élu de banlieue, je suis ému ce soir de voir rassemblés autour de moi, des militants qui ont tout contre eux. Je suis le socialiste qui a rompu les rangs, comme il y a ici des communistes, parfois depuis plusieurs générations, qui ont décidé de marcher à leur propre pas » lâche le leader du Parti de gauche, formation de scission, modélisée sur l'exemple allemand de « Die Linke » et dont Mélenchon veut faire un catalyseur.

Mosaïque de mécontents


Toute la gauche alternative, qui ne se reconnaît pas dans un modèle français bipolaire est là : les Jeunes communistes de Nancy, la Fédération pour une alternative sociale et écologique, le Mouvement politique pour une éducation populaire, la Gauche alternative 54, République socialisme et d'autres encore, à l'instar de la Gauche solidaire du Pays-Haut Meurthe-et-Mosellan. Autour de Philippe Leclercq longtemps adjoint au maire à Pompey et tête de liste régionale du Front de gauche, Patrice Zolfo animateur et porte parole du collectif PCF du bassin de Longwy-Villerupt, Serge de Carli le maire de Mont-Saint-Martin, serrent les rangs et cognent dur sur Jean-Pierre Masseret : «
On ne brade pas nos convictions pour des prébendes. Ma première adjointe Jacqueline Brigidi aurait pu être comme dans un fauteuil sur la liste de Jean-Pierre Masseret. Elle a refusé. Comme elle, 17 régions sur 22 en France se sont positionnées pour le Front de gauche, dont le travail citoyen est de reconstruire la gauche malade. Et celà même si au second tour, la gauche restera la gauche, et donc se rassemblera » martèle De Carli, pendant que Jean-Luc Mélenchon reprend le flambeau, façon trotskyste internationaliste :« Il faut mettre une bonne raclée au gouvernement en défendant nos idées. Le PS où j'ai gardé beaucoup d'amis fidèles est devenu un parti conformiste, qui n'a rien compris à la transnationalisation du capitalisme, à la financiarisation de l'économie. Un parti qui souffre de cécité écologique et économique ». Au passage l'ancien sénateur de l'Essonne devenu député européen, n'oublie pas son ancien copain Jean-Pierre Masseret : « Sur le banc de la gauche au Sénat, on s'est battu contre la droite avec Jean-Pierre que j'estime. Mais à l'époque quand le Modem cognait sur nous il ne l'invitait pas à une large coalition. Il ne sortait pas des bêtises pareilles ».

Pan sur Masseret


Dans les rangs de la gauche plurielle qui a créé son «
Front », l'ouverture de Masseret fait figure de blasphème politique.« Il n'y a pas d'alliance possible. Il faut arrêter de voir Bayrou comme un chef scout illuminé nous invitant à un jamborée ! » fulmine Mélenchon, tout en goûtant la formule à l'emporte-pièce. Les militants qui s'écrasent contre les murs du «Melkim Pot » un bar de l'Ile de Corse à Nancy applaudissent le rejet d'une gauche socialiste« pantouflarde, dépassée, plan plan ».
Au contraire, le Front de gauche serait le «
sursaut citoyen qui déplace le curseur à la gauche de la gauche, avec son esprit de rebellion, son côté obstiné ». C'est vrai que dans le genre têtu, Mélenchon n'a de leçons à recevoir de personne.

Pascal SALCIARINI

 

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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 23:21

Robert Hue et cie : plus aucune retenue !

 

Huchon---Hue.gif


Robert Hue est de nouveau en campagne. Cela faisait longtemps.

Il suit son ami Jean-Paul Huchon, le très social-libéral président PS sortant d’Ile-de-France, un jour à Malakoff et Bagneux, le lendemain dans le 15ème au QG de campagne.

Pas question pourtant de se mettre trop en avant sur la photo, dit-il aux media. Est-ce pour ne pas faire d’ombre ou pour ne pas porter la poisse à la tête des listes régionales du PS sur lesquelles s’alignent Hue et certains de ses amis ?

Les élus et anciens élus du PCF qui se rangent derrière Robert Hue n’ont pas choisi d’ajouter à la liste hétéroclite des composantes du « Front de gauche » leur propre sigle, le MUP (pour « mouvement unitaire progressiste »).

Non, le sénateur du Nord, Yvan Renar, le vice-président du Conseil général de l’Oise et ancien député, Patrice Carvalho, ou l’ancien conseil régional du Val d’Oise, Laurent Dumont, ou encore le conseiller de Paris, Alain Lhostis, (dont l’appartenance au MUP n’est pas vérifiée) choisissent le PS dès le 1er tour, même dans les régions où les communistes en ont décidé autrement. Et ils le font savoir.

 

Bon c’est vrai, la stratégie du « Front de gauche » a provoqué une confusion et une division extrêmes dans tout le Parti à l’occasion de ces élections.

Certes, une bonne part de ceux qui se présentent sous la bannière du « Front de gauche » n’en ont pas moins participé aux exécutifs sociaux-démocrates, partagent leur bilan et s’apprêtent à continuer.

Certes les partenaires du Front de gauche, notamment les PG, ne sont guère qu’une branche de la social-démocratie.

Certes l’opprobre sur Hue issue des 3,37% des présidentielles de 2002 a été levée depuis le 1,93% de Marie-George Buffet en 2007.

 

Il n’empêche que nous ne pouvons nous empêcher d’éprouver un certain sentiment de dégoût devant les gesticulations du personnage Hue, ancien secrétaire national du PCF et précurseur du processus de mutation-liquidation dont beaucoup de communistes saisissent mieux l’objectif réel aujourd’hui.

 

Décomplexé, Hue parade avec le Modem, tant qu’il y est. Et de continuer à cracher sur l’histoire PCF et du mouvement communiste. Cela, il l’avait commencé dès les années 90.

 

En aucun cas, l’attitude et les prises de position de Hue et de ses amis ne sauraient donner un brevet d’identité révolutionnaire à la stratégie de l’actuelle direction du parti, pas même un semblant de réalité à un « virage vers la gauche radicale ».

En août, nous nous demandions si  Robert Hue est un repoussoir ou poisson-pilote? Nous pouvons toujours nous poser la question.

Cela dit, s’il était correct, il devrait démissionner de son poste de sénateur du Val d’Oise qu’il tient, au moins aux deux tiers de voix communistes, et de son poste de président de la Fondation politique « Gabriel Péri » dont le rôle d’embaumeur du PCF se précise.

 

Le PCF n’a pas besoin d’une avant-garde dans le processus d’abandon de sa raison d’être de parti communiste, au service des travailleurs. Pas besoin d’arrière-garde non plus.

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5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 19:24

Que l’arbre ne nous cache pas la forêt !

blog de Jacques Cros


freche_cros.jpgLe dernier dérapage de Frèche avec ses propos sur Laurent Fabius semble avoir mis le feu aux poudres chez plusieurs socialistes. C’est vrai qu’ils font suite à une série de prises de positions qui sont pour le moins inquiétantes, notamment l’emploi de l’expression « sous-hommes » pour désigner certains de nos concitoyens. Sa justification de l’idéologie colonialiste avec son projet d’un musée de la présence française en Algérie était déjà dans cette optique.


Mais ce qui me paraît l’essentiel c’est l’engagement du parti socialiste, et plus généralement de la social-démocratie, même quand ses tenants ne sont pas encartés au PS, dans la construction d’une Europe ultralibérale. Si on voulait se situer par rapport à cette donnée on dépasserait les petits jeux politiciens auxquels se livrent des personnels politiques en quête de places. Alors reconnaissons que ce qui est en cause dans le mécontentement perceptible à propos du président sortant et candidat à sa propre succession c’est, par delà son autoritarisme et ses diverses déclarations, parfaitement condamnables au demeurant, son acceptation et celle de ses amis d’un système économique et social en fin de course.


Oui, plutôt que de camoufler les problèmes de fond derrière les excès de langage de Frèche, posons les vraies questions, celles de la crise d’un monde à bout de souffle parce que construit sur une logique, celle de la recherche du profit le plus grand dans le temps le plus bref, qui a atteint ses limites. Mettre à la place du roi Georges, Paul, Pierre ou Guillaume (ou Hélène voire René) pour diriger la Septimanie ne règlerait pas grand-chose si on n’affrontait pas la réalité de cette crise, dans son ampleur et sa nature.


Frèche n’est certainement pas plus raciste que la moyenne des Français – il serait d’ailleurs plus sioniste qu’antisémite – mais il se place dans un registre idéologique et dans des renoncements qui nourrissent, suivant les cas, racisme anti-arabe, racisme anti-black ou antisémitisme. Dans tous les cas des tendances xénophobes.

De grâce arrêtons de faire du cas Frèche la question des questions et analysons la situation politique et répondons aux exigences de rupture qui frappent à la porte de l’histoire. Ne réduisons pas le débat à une discussion byzantine sur la phrase « Ce mec, il a une tronche pas très catholique », même si elle est difficilement acceptable dans la bouche d’un président de région. Il y a mieux à faire, le plus urgent c’est de reconstituer un parti révolutionnaire mis à mal par des années de gestion des affaires de la bourgeoisie via ses alliances électorales avec le parti socialiste ou ses ersatz.

 

Jacques Cros

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