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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 18:39

Communistes, ne nous laissons pas enfermer dans le débat téléguidé des présidentielles !

 

Par EDT pour vivelepcf

 

Dans leur grande majorité, communistes, nous réagissons comme toutes celles et ceux qui viennent de mener la bataille pour la défense des retraites, qui sont impliqués dans les nombreuses luttes contre le patronat et la politique à son service.

Le spectacle, mise en scène à l’envi, des querelles de candidatures dans chaque camp pour 2012 nous exaspère.

 

Pourtant, la même pièce se joue dans notre propre parti.

Et ce n’est pas que le système présidentiel ou le quinquennat nous l’imposent, même si tout est fait pour réduire le mouvement social à l’antisarkozysme. Non, c’est le résultat d’un choix de l’équipe dirigeante du PCF, dans le cadre de la stratégie du Front de gauche, celui de placer ce sujet au centre des préoccupations des communistes.

 

Au « congrès » extraordinaire de juin 2010, la décision la plus importante a été d’adopter le principe que le PCF soutiendrait des candidatures communes du Front de gauche aux élections de 2012, présidentielles et législatives.

Mélenchon étant déjà candidat, très médiatisé, à la candidature, le débat des présidentielles a été imposé de fait dès lors dans le Parti.

Rappelons que ce « congrès » s’est déroulé de façon non statutaire et que les communistes dans leurs section et fédération n’ont pas pu se prononcer sur une résolution, ni amender de texte.

 

Les prochaines étapes du calendrier s’annoncent tout aussi peu démocratiques.

Le 7 janvier 2011, le Conseil national aura à valider une « offre politique » pour la présidentielle que ses membres découvriront au mieux quelques jours avant. Le lendemain, le 8 janvier, l’assemblée nationale des délégués des sections du PCF aura quelques dizaines de minutes pour discuter d’un texte dont ils auront juste pris connaissance. Dans les sections, il n’y aura eu aucun débat sur des propositions précises.

Pierre Laurent assure que le congrès du PCF, sans doute en juin 2011, tranchera la question de la candidature. Mais dans le même temps, il annonce que la direction nationale se prononcera en avril. C’est d’ailleurs ce qui a été négocié pendant le congrès du Parti de gauche avec Mélenchon qui prétendait vouloir que le candidat commun soit désigné dès janvier.

 

A chaque fois, comme au « congrès » de juin 2010, les décisions sont arrêtées au préalable avec les « partenaires » du Front de gauche puis la direction du PCF les fait ratifier, sans temps du débat, dans le parti, par une assemblée où elle est certaine de disposer d’une majorité. Dès l’origine, la constitution du Front de gauche a été décidée en parallèle du 34ème congrès du PCF, en doublant la discussion des communistes.

 

On notera que le Front de gauche, loin d’être l’émanation du mouvement populaire comme on le prétend, est strictement une construction de « sommet », d’appareils eu qu’il ne fonde que sur les échéances électorales : européennes, puis régionales, maintenant présidentielles. Aux cantonales de 2011, tout est fait pour que le résultat, prévisible dans la suite des résultats du PCF en 2008 (9%) et en 2004 (8%), soit attribué au Front de gauche.

 

Donc voilà les communistes plongés dans une forme de « primaire » sans règle définie, avec deux protagonistes mis en avant et quelques autres qui se tiennent en réserve.

 

Cela n’est pas sans rappeler l’épisode des collectifs antilibéraux fin 2006. Les communistes, appelés à voter plusieurs fois sur des formulations ambiguës, avaient alors mis en échec le projet d’effacement du Parti de la présidentielle. A reculons, Marie-George Buffet a été présentée comme candidate de la « Gauche populaire et citoyenne » et s’est mise en congé de la direction du PCF. Le résultat très mauvais d’une campagne manquant complètement de lisibilité a été ensuite mis sur le dos de l’identité communiste excessive…

Pour 2012, les partenaires du Front de gauche semblent avoir pris des précautions. La course aux présidentielles est lancée un an plus tôt (quel gâchis !). Le nombre de protagonistes est plus restreint au départ. La candidature potentielle de la personnalité « issue du PCF » a été réfléchie dès le départ dans le cadre de la stratégie du Front de gauche.

 

Il y a un autre point commun en 2010, peut-être même renforcé par rapport à 2006 : le refus massif des communistes de l’effacement de leur parti et de ce qu’il représente.

L’équipe dirigeante a dû renoncer à mettre en cause l’existence même du PCF à l’Assemblée nationale extraordinaire de décembre 2007 (l’appel « Pas d’avenir sans PCF » lancé par plusieurs sections et fédération y a contribué notablement), puis au 34ème congrès.

Le nombre d’initiatives pour commémorer le 90ème anniversaire du Congrès de Tours en est également le signe. Plus fondamentalement encore, l’approfondissement de la crise capitaliste, les luttes récentes soulignent la raison d’être du PCF.

 

Venons-en aux personnalités en présence !

 

Depuis son pacs avec la direction du PCF, Mélenchon est pour l’instant gagnant à tous les coups. Il le sait alors il en fait des tonnes.

Un jour, il se prend pour Georges Marchais (scandaleusement !). Le lendemain, il fait un coup d’éclat pour défendre Cuba socialiste au Parlement européen. Mélenchon s’efforce de reprendre certaines de nos propositions historiques souvent pour mieux les caricaturer. L’opération séduction envers les communistes et notre électorat traditionnel bat son plein.

Mais sur le fond, en aucun cas, il ne va jusqu’au bout, jusqu’à remettre en cause l’UE du capital (il a voté Maastricht) et la perspective d’une nouvelle gauche plurielle après 2012. Il s’en sort par une pirouette : « et si j’arrive avant le candidat du PS, c’est lui qui se désistera ! ».

L’opération « populiste » de Mélenchon est complaisamment portée pour l’instant par les médias et les sondages.

Mais sa tentative « d’OPA sur le PCF » est de plus en plus mal vécue par les militants du Parti, d’autant qu’elle se double localement des invraisemblables prétentions électorales des quelques adhérents du PG, la plupart du temps transfuges du PS.

Si Mélenchon est candidat, l’effacement du PCF avec le Front de gauche deviendra manifeste.

 

A côté de celle de Mélenchon, quel est le statut de la candidature d’André Chassaigne ?

Au « congrès » de juin 2010, André Chassaigne est monté longuement au créneau, avec Pierre Laurent, pour s’opposer à ce que le PCF propose des candidats en son nom, même en tant que candidats à la candidature du Front de gauche.

Deux mois plus tard, il annonce sa propre candidature, à titre personnel et pour candidat du Front de gauche. Le texte du « congrès » l’avait bien préparé : « des personnalités communistes sont légitimes à s’engager comme candidats potentiels pour porter l’originalité de cette ambition » (du Front de gauche).

Depuis, sans être soutenu officiellement par la direction du PCF, A.Chassaigne s’est retrouvé mis en avant par elle à la Fête de l’Huma, au meeting du gymnase Japy le 8 novembre, dans les médias.

De cette manière, André Chassaigne se retrouve en situation de pousser la stratégie du Front de gauche dans le Parti tout en passant, aux yeux des communistes, pour un candidat issu de leurs rangs, voire un rempart à l’agression de Mélenchon.

 

Le contenu de cette candidature autoproclamée, si fortement suggérée aux communistes, ne sera pas celui que les communistes devraient définir mais bien celui du Front de gauche, le « programme partagé » qui serait pareillement la base de la candidature de Mélenchon.

Comme l’a précisé Pierre Laurent, il ne s’agit surtout pas d’un programme communiste mais d’un programme de « gauche », susceptible d’être appliqué, de façon réaliste, par toute la gauche après 2012. C’est pourquoi il sera « partagé » avec une large mouvance de gauche.

 

Dans ce « partage », Mélenchon et quelques autres semblent devoir avoir le rôle de la « radicalité », le beau rôle, notamment les positions les plus critiques vis-à-vis du PS ou de l’UE pendant que la direction du PCF prend, elle, à rebrousse poils nos positions historiques.

Les déclarations de Pierre Laurent contre la sortie de l’euro (« changeons l’euro mais ne bazardons pas l’instrument ») ont été fortement médiatisées. Elles méritent au minimum un débat approfondi au congrès. Peut-on laisser l’illusion que la monnaie unique, sur laquelle les peuples n’ont aucune prise, pourrait se transformer en la monnaie commune de coopération que nous réclamions justement alors que nous combattions la monnaie unique ?

Ce n’est pas non plus trahir André Chassaigne, l’élu du Puy-de-Dôme, de dire que ses positions sont très modérées. Il ne manque jamais de situer sa candidature dans la perspective de la construction de la victoire de toute la gauche au 2ème tour et d’un alignement sur le PS.

 

Faire de la candidature Chassaigne une candidature PCF, contre son gré, est une illusion, même dans le louable souci de rassembler le Parti.

 

L’appel lancé par la section économique du Conseil national (Marchand – Dimicoli), en faveur d’André Chassaigne, paru dans une tribune de l’Huma (12 décembre), n’y arrive pas. Il doit se placer entièrement dans le cadre du Front de gauche et du programme partagé. Ils demandent seulement qu’ils reprennent davantage leurs propositions économiques.

Elles aussi méritent d’être vraiment débattues dans le Parti. Quand ce texte accuse Mélenchon de « proposer de sortir du traité de Lisbonne sans prendre en compte la nécessité impérieuse d’un changement fondamental de la BCE », il n’est pas évident que cela corresponde à la lutte fondamentale des communistes contre l’UE de Maastricht et l’intégration européenne.

 

Mélenchon ou Chassaigne, un « ticket » Mélenchon-Chassaigne, ou bien un « ticket » Chaissaigne-Mélenchon : ce qui est en train de se jouer ne correspond absolument à ce que les travailleurs, le peuple attendent du PCF.

Sans doute Mélenchon ne peut-il pas véritablement se passer du PCF pour être candidat. Sans doute la direction du PCF ne peut-elle pas se passer de Mélenchon pour poursuivre la stratégie du Front de gauche et de transformation-effacement du PCF.

Mais ce ne peut pas être notre préoccupation de communistes.

 

Puisque l’on impose aux communistes cet épisode pénible de politique politicienne, allons jusqu’au bout de l’état actuel du débat sur les présidentielles. Il y a d’autres candidats à la candidature déclarés.

Un texte intitulé « Une candidature communiste pour les élections présidentielles 2012 ! » circule sur internet depuis quelques jours, lancé, parmi les quelques premiers signataires, par André Gerin, député du Rhône et Jean-Jacques Karman, animateur de la tendance autoproclamée « Gauche communiste ».

Ce texte égrène quelques généralités communistes identitaires toujours bienvenues mais il est totalement ambigu sur le fond. Il esquive en effet toute analyse du Front de gauche et se prononce aussi pour une « candidature issue du PCF ».

Elle pourra être André Chassaigne dans le cadre du Front de gauche.

Elle pourra être une candidature « issue du PCF » portée par le POI (Parti ouvrier indépendant des travailleurs). JJ. Karman, déjà candidat à la candidature en 2007, revient de la rencontre internationale des partis trotskystes de cette obédience. Pas une contradiction près, aux régionales, il soutenait la candidature de Braouezec.

Elle pourra être la candidature d’un franc-tireur, comme André Gerin. Déjà candidat, lui aussi en 2007, à la candidature, il s’est redit partant pour 2012 (« si d’aventure le PCF ne décide pas d’avoir son candidat, je me poserai la question de me présenter moi-même à la présidentielle » - La Progrès 10 juin 2010).

Nous avons déjà eu l’occasion d’exprimer à plusieurs reprises combien nous étions fondamentalement en désaccord avec les positions « hétérodoxes » de Gerin sur la sécurité et l’immigration comme en faveur du « capitalisme des métiers, des savoirs faire et de la grande industrie ».

 

Indépendamment, Alain Bocquet, ancien membre du bureau politique, ancien président du groupe communiste à l’Assemblée et député du Nord s’est déclaré pour « présenter un candidat [PCF] à l’élection présidentielle » et « prêt à y aller, avec l’assentiment de ses camarades » dans son livre « Un Marx et ça repart », publié en août 2009. Depuis, il semble se tenir sur la réserve.

 

Moins que jamais, notre ligne consiste à chercher à parler au nom des communistes, au nom de ceux qui s’opposent à la ligne de la direction.

 

Ensemble, nous voulons créer, développer les conditions du renforcement du PCF, de ses organisations de base sur une ligne de lutte des classes. La mise en échec des projets d’effacement du PCF passe par là, comme la réappropriation du PCF par les communistes et ceux qui ont objectivement le plus intérêt à son retour en force.

La bataille des retraites vient encore de le souligner tout ce que représente le PCF dans notre pays.

 

Aussi, prenons les choses à l’endroit. Oui, il faut candidature communiste, c'est-à-dire présentée par le PCF, à la présidentielle et non une candidature Front de gauche, même « issue du PCF ». Mais elle n’est possible et ne répondra aux exigences des travailleurs que sur une ligne de lutte de classe.

 

Le 27 novembre 2010, à Malakoff, 90 camarades représentant 30 sections du PCF (dont deux secrétaires fédéraux) se sont réunis.

Nous avons considéré que le point de départ de la réflexion des communistes doit être l’analyse du mouvement pour la défense des retraites, de son développement considérable, du rejet croissant qu’il a exprimé du capitalisme mais aussi de son échec. Nationalement, la démarche du Front de gauche n’a pas répondu à l’attente d’un parti d’avant-garde exprimée vis-à-vis du PCF et que nous avons vécue dans nos entreprises et nos quartiers, dans les manifestations.

Les tentatives de mutation, de transformations, de métamorphose du PCF en un parti comme les autres sont toujours en cours. Le Front de gauche en est l’instrument. 

Nous allons vers les camarades qui se laissent illusionner par l’autonomie prétendue vis-à-vis du PS, par des positions en apparence radicales ou unitaires mais dénuées de base de classe. Sans exclure aucune alliance à gauche suivant les circonstances, nous ne pouvons pas laisser notre parti à la remorque, comme rabatteur, de la social-démocratie capitularde, notamment d’ici 2012.

Dans la suite de la lutte pour les retraites, nous estimons que l’exigence immédiate pour le PCF est de lancer de grandes campagnes de lutte, pour défendre toujours la Sécurité sociale, la place centrale de la cotisation sociale dans notre système solidaire, pour les salaires, contre l’augmentation des tarifs des services publics, directement liée avec le processus européen de marchandisation et de privatisation.

D’ici le congrès de juin 2011, nous devons travailler à l’élaboration d’un programme communiste, non pas d’un programme « partagé tombé d’en haut », d’un programme ornemental avant les élections, mais du programme de rupture dont le mouvement social a besoin tout de suite.

Le texte alternatif du 35ème congrès, « Face au capital, aujourd’hui plus que jamais, notre peuple a besoin du PCF » est une base importante pour cela comme pour contrer les « transformations-métamorphose » du parti.

Face à l’étouffement du débat dans le Parti, l’échange entre communistes, entre sections du Parti, ne peut pas se limiter à ce que la direction veut bien laisser passer. Nous avons pris la résolution de développer les sites internet mutualisant les analyses, le matériel de propagande, la réalité des débats dans le Parti.

A ce titre, l’accueil du journal « Cahiers communistes » est très prometteur.

 

Nous sommes conscients que la question des présidentielles nous est imposée dès à présent. Nous refusons une candidature qui entraîne le PCF et les communistes dans la négation de la raison d’être de leur parti, dans la résignation au Front de gauche. Dans le contexte, nous nous prononçons sans ambiguïté pour  une candidature présentée par le PCF sur la base d’un programme de rupture immédiate avec le consensus des forces politiques de l’alternance, porteur d’une perspective politique de rupture : le socialisme.

 

En 1920, à Tours, le PCF est né de la nécessité de la rupture avec la social-démocratie et le réformisme, de la collaboration de classe dans les institutions.

Réaffirmons plus que jamais l’actualité de ce choix fondateur !

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Published by Vive le Parti Communiste Français - dans PCF
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pam 15/01/2011 20:14


ce texte de 5 membres du CN a été reproduit sur le site lepcf.fr, site qui reproduit depuis sa création toutes les interventions de tous les membres du CN élus sur la liste "Faire Vivre et
Renforcer le PCF".

L’élection présidentielle est un double piège. Elle enferme le débat politique autour d’un individu pour un pouvoir présidentiel et affaiblit la bataille pour le contenu et l’organisation d’une
république populaire. Mais elle structure aussi les représentations politiques et idéologiques et pèse fortement sur le mouvement social et les rapports de forces dans les luttes de classe.

La réponse des communistes doit donc combattre à la fois le piège institutionnel et le piège idéologique.
- La stratégie du Front de Gauche est mortifère pour le PCF. Elle crée l’illusion qu’une victoire de la gauche, confortée par un candidat médiatique de la gauche de la gauche, serait l’objectif
principal des présidentielles, préparant une nouvelle forme de gauche plurielle. Elle serait un nouveau piège désarmant le peuple dans le piège institutionnel l’éloignant des ruptures sociales et
politiques, donc institutionnelles qui sont indispensables. En en posant pas la question du PCF, elle accompagne et organise son affaiblissement
- Se taire sur les présidentielles, refuser de poser la question de la candidature communiste, c’est créer l’illusion qu’on peut agir en laissant le pouvoir existant dans ses institutions, c’est
laisser le peuple sans point de vue communiste sur un élément essentiel de la bataille idéologique, c’est laisser le PCF à la direction nationale actuelle, c’est accepter sa soumission à la
stratégie du Front de Gauche

C’est pourquoi il est essentiel de poser en grand la question d’une candidature communiste aux présidentielles, bien sûr pas à travers le débat des personnes, mais sur le contenu de la bataille que
devront mener les communistes. Une candidature pour un programme communiste. C’est un faux débat que d’opposer candidature et programme, l’un ne va pas sans l’autre, et le discours de la direction
se cachant derrière le programme partagé pour ne pas dire qu’elle a choisi Mélenchon le démontre. Si nous voulons porter un programme communiste, alors il faut affirmer en grand la nécessité d’une
candidature communiste. C’est le sens du texte de l’appel du 4 Décembre qui pose la question des présidentielles dans le cadre des luttes de classe.

Dans le contexte des pressions croissantes de la direction nationale pour soumettre les communistes à la candidature Mélenchon, il est possible de rassembler la majorité des militants et d’isoler
la direction nationale sur cette question. Bien sûr, cela ne peut que révéler de profondes divergences entre communistes sur des questions stratégiquees comme l’Euro et l’UE, la nature de l’état et
les conditions de son renversement, les conditions de reconquête du vote ouvrier et populaire contre l’abstention et le vote FN... Mais ces divergences qui existent ne peuvent être surmontées par
les révolutionnaires que si les communistes imposent que le PCF continue !

Le succès de l’appel du 4/12, signé en un mois et les vacances de Noel par 500 communistes de plus de 60 départements et qui dépasse au 15/01 les 600 signatures est révélateur. Certains le signent
en soutien de la candidature Chassaigne. D’autres sur le principe d’une candidature PCF contre le stratégie Front de Gauche. Mais tous cherchent à dire "le PCF doit être présent dans la bataille
des présidentielles sur un programme communiste, en lien avec les luttes avant, pendant et après 2012...

Si tous les membres du CN élus sur la liste "Faire Vivre et Renforcer le PCF" contribuaient à cette bataille, l’appel aurait déjà dépassé les 1000 signatures. Il constituerait alors un évènement
plus fort que le texte du 34eme congrès qui a permis l’appel de Malakoff que nous partageons.

Si la direction était mise dans l’impossibilité d’imposer la candidature Mélenchon aux communistes, c’est toute sa stratégie qui serait défaite, c’est sa légitimité qui serait remise en cause et
rendrait nécessaire un congrès inédit, basé sur l’affirmation par les communistes de leur force.

La candidature Chassaigne a été présentée comme une candidature du Front de Gauche. Mais le fait que la direction nationale le laisse isolé et s’affiche dans les médias avec Mélenchon, le fait que
de nombreux communistes se soient exprimés pour le soutenir, et enfin, l’impact de notre appel pour une candidature communiste sans exclusive a changé la donne. Chassaigne lui même dans son adresse
aux communistes accepte de mettre sa candidature entre leurs mains. Il peut donc être un candidat PCF et non pas Front de Gauche.

D’autant qu’il est évident que si les communistes imposent à la direction nationale un candidat communiste aux présidentielles, l’accord avec Mélenchon éclaterait. Ce dernier serait contraint de
révéler la vérité de sa stratégie qui suppose l’effacement du PCF. Les médias continueraient sans doute à la soutenir, mais comme avec Chevènement, le rouleau compresseur des présidentielles
l’éliminerait rapidement. Nous savons que l’enjeu premier de 2012 est le comportement politique de la classe ouvrière. Tout indique que le vote fasciste et l’abstention sont le risque principal .
Dans ces conditions, quelque soit le candidat communiste, il sera, avec les militants, confronté d’abord à ce défi, à la nécessité de construire et défendre un point de vue communiste affirmé et
qui puisse être un outil utile au monde du travail pour porter sa colère et ses exigences.

Jamais la question du parti communiste n’aura été posé dans les faits et pour la grande majorité des militants avec autant de force. Ce serait prendre une lourde responsabilité que d’isoler des
forces militantes de cette exigence, de les enfermer dans une activité qui ne peut qu’être rapidement groupusculaire, au lieu de reconstruire une conception de masse du parti.

Les questions de personnes, qu’elles portent sur la candidature aux présidentielles, ou sur la coordination du réseau "Faire vivre et Renforcer le PCF", ne peuvent justifier des comportements
sectaires et diviseurs. Nous appelons les signataires de ce texte à reprendre le dialogue avec l’ensemble du réseau, à contribuer au rassemblement des communistes.


philippe brouillard 07/01/2011 19:49


Jacques Généreux écrivait en 2005 ''le droit au travail (est) au coeur de tout dénouement de cette crise.'' alors qu'il était encore au PS. Son nouveau parti, le PG, adopte une contribution au
programme du FDG. Et là, surprise! Le mot ''travail'' n'apparaît qu'au 2èmement du 2èmement, sous le titre: ''Assurer le droit A UN travail de qualité''. Exit le Droit au Travail (et le coeur du
dénouement!)
Il est écrit dans ''les principes'' que''Contrairement à ce que veulent nous faire croire le patronat et les partis politiques libéraux, le salaire N'EST PAS un prix de la force de travail qui se
négocierait sur les marchés.''
Voilà Marx traité de vulgaire patron de choc. Pour le PG, les saire est...un barême (!) Bravo! C'est à ce prix que se prépare la voie à un ralliement de deuxième tour à DSK. On parle ici
''d'accompagner les chômeurs'' après avoir affirmé que ''chacun a droit à un travail décent...'' (qui cense?)
Mais le reste du Programme est sa pire condamnation. En effet, si on a assuré ''un travail décent''à tous,une augmentation des salaires, pourquoi prévoir dans le même temps des ''aides'' au
chômage, à la précarité, à la grande pauvreté? L'Assistanat ne désarme pas!
Le Programme devient un catalogue électoral fourre-tout de mesures étatiques. On voit mal la masse des travailleurs exaspérés par la précarité se mobiliser nationalement sur un pareil catalogue.
Car je ne vois aucun avenir ''électoral'' aux regroupements des cinquante familles de la gauchedelagauche, à les supposer possibles, dans une présidentielle sans grève générale. Celle-ci se prépare
sur un seul mot d'ordre qui 1° touche au plus sensible du moment 2° rassemble toutes les catégories de salariés. 3° enfonce un coin crucial dans le système du Capital.
Hélas, la sympathique parole Généreuse ne me suffit pas. Mon aimable censeur m'a fait replonger dans les cuisines politiciennes, ce qui n'est jamais totalement inutile. Mais j'aurais été surpris
qu'on n'y enterre pas une fois encore Le Droit au Travail. Ca se saurait. La vraie rupture ET avec le capitalisme ET avec les systèmes en chambre est là.

http.//www.droit-au-travai.com


Laurent Mely 07/01/2011 14:10


Chiche !
 
Pour débattre sereinement donc, il faut se renseigner et éviter les invectives. Débattre sereinement, ça veut dire ne pas affubler de « porte parole de Mélenchon » toute personne qui ose
ne pas être d’accord avec soi. Etant bien entendu que dans le contexte, ça ne peut avoir qu’une valeur dévalorisante. Avec de telles manières, le débat commence bien !
 
Mais quand on fait une critique, on essaye de connaître ce qu’on critique. On ne parle pas par ignorance en demandant aux autres de savoir si on a raison ou tord.
 
En l’occurrence, la réponse à la question posée (Que ferait Mélenchon des 150 milliards d’Euros « de l’Assistanat ») se trouve – entre autre – dans le discours de Jacques Généreux –
responsable de la commission économique du Parti de Gauche – lors du Congrès de ce parti, en décembre dernier.
Le discours se trouve sur Dailymotion, ceux qui ont à cœur de se renseigner par eux même ne devrait avoir aucun mal à le trouver.
 
Pour les autres, je me contenterais de dire que – bien sûr – le Parti de Gauche se propose de récupérer les 150 milliards d’exhonérations fiscales diverses pour financer l’état.
 
Comme je l'ai déjà dit, j'attends qu'ici quelqu'un me mette sous le nez une proposition du Parti de Gauche qui soit en désaccord avec l'idéal communiste. Je ne prétend pas connaître par coeur
l'ensemble du programme de ce parti. Mais pour l'heure, dans tout ce que j'ai lu, je n'ai jamais rien trouvé qui soit en désaccord.


philippe brouillard 06/01/2011 23:31


J'aimerais que le porte-parole de Mélanchon nous dise ce qu'il propose de faire des 150 milliards de l'Assistanat (des patrons, des syndicats, des partis, et des ''pauvres'') qui permettraient de
salarier à 1500 euros nets 5 è 6 millions de sans-emploi. Réalisant ainsi le Droit au Travail de notre Constitution. Chiche!


Joël 06/01/2011 23:27


En attendant les présidentielles, que fait-on? On regarde Mélinchon à la télé, on pleure sur l'indigence des débats et des idées politiques développées dans l'Humanité qui n'est plus notre journal,
et on va se coucher en attendant la désignation du candidat qui servira de rabatteur pour le second tour, à un Papandréou français? La lutte des classes s'arrête-t-elle entre deux élections? J'en
ai assez de voir des "leaders" politiques se glisser dans les manifestations du "mouvement social" pour se faire bien avec ses "acteurs"et surtout ses "personnalités" qu'on s'arrachera pour les
présenter aux prochaines élections.Pendant ce temps les mesures antisociales peuvent tomber...On verra plus tard quand on aura gagné les élections.
Et depuis près de trente ans, je n'ai jamais vu (ou si peu) de gouvernements de "gauche" avec ou sans PCF revenir sur des lois réactionnaires votées par la droite.
Si des camarades attendent des miracles pour 2012, c'est à désespérer: nous avons à mon avis besoin urgent de se structurer en parti de lutte au jour le jour.