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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 17:06

Sortie de l’euro, fin de l’euro : le débat doit avoir lieu au sein du PCF.

 

Rédaction vivelepcf, 18 juillet 2011

 

Autres articles sur le sujet :

Sortir de l’euro ? Posons la question !

Remettre en cause le « Pacte pour l’euro » sans remettre en cause l’euro : impossible !

Des dirigeants du PCF à la rescousse de l’euro ?

Voir aussi :

Extrait de la rencontre avec Emmanuel Dang Tran à St Martin d'Hères


 

Les plans de « sauvetage » se succèdent : « sauvetage » de la Grèce, de l’Irlande, du Portugal… avec tous comme objectif le sauvetage de l’euro.

 

L’affolement joué par les gouvernants européens ne doit pas tromper.

 

De connivence avec les spéculateurs et les « agences de notation », ils sont en train de faire payer une deuxième fois la crise du capitalisme par les travailleurs de chaque pays pour le plus grand profit des capitalistes eux-mêmes.

 

Ils l’ont fait une première fois à partir de 2008 en aggravant les déficits publics pour aider davantage les plus riches et renflouer les banques.

Ils entendent saigner à nouveau les salariés, les retraités, les jeunes pour rembourser maintenant les « dettes » publiques qu’ils ont fabriquées. Les groupes financiers, déjà bénéficiaires hier, s’en repaissent aujourd’hui avec des intérêts galopants.

 

Voilà ce que signifie concrètement, techniquement « Sauver l’euro ».

Ce que le PCF avait si justement dénoncé dans les années 80 et 90 se réalise.

L’euro est l’instrument du renforcement de la mise en concurrence des peuples les uns contre les autres, de l’écrasement des salaires et des droits sociaux acquis dans chaque pays, des activités économiques en développement. L’euro facilite les délocalisations. Il a ouvert une période inédite d’accumulation financière pour les capitalistes européens…

 

A terme, toujours pour « sauver l’euro », les gouvernants, de droite et de gauche, et leurs idéologues ne prônent qu’une perspective : aller plus avant dans la même voie.

Il faudrait maintenant placer directement les politiques économiques nationales sous la mainmise de l’UE. Avec le « Pacte pour l’euro », dans l’accomplissement de Maastricht, c’est l’austérité à perpétuité pour les travailleurs.

 

Hollande et Aubry en France sont les premiers à demander plus de fédéralisme européen en matière économique et sociale.

 

Dans un tel contexte, le débat sur la sortie de l’euro doit absolument avoir lieu au sein même du PCF. Peu importe (si en fait mais c’est une autre question…) que Jean-Luc Mélenchon ait été l’un des plus virulents défenseurs de Maastricht et qu’il ne tient son idéal fédéraliste européen en réserve que pour mieux le ressortir, comme il l’écrit lui-même.

A défaut de programme disponible du PCF, les positions de la direction du PCF (voir l’article sur ce site : Des dirigeants du PCF à la rescousse de l’euro ?) ou du secteur économie du PCF (voir l’Humanité-dimanche du 13 juillet 2011) peuvent susciter le scepticisme.

Réorienter la BCE, conçue au-dessus des peuples dans l’intérêt du capital, ne relève-t-il pas de l’illusion ? Une illusion qui risque de surcroît de légitimer sa domination.

Comment imaginer que l’UE, bloc de puissances impérialistes, allié avec des puissances émergentes, puisse avoir une politique monétaire favorable pour les peuples, même si l’on veut bien imaginer qu’elle rivalise un jour avec le dollar ?

Comment imaginer une intervention des travailleurs sur la base de propositions telles que la création « de fonds régionaux pour l’emploi et la formation », cogérés par les régions (de gauche ?), le patronat et les syndicats locaux, promouvant « la sélectivité dans l’attribution des garanties d’emprunt ou des bonifications d’emprunt » ?

Pourquoi toujours situer tout changement au niveau de l’UE, échelon qui esquive les réalités démocratiques nationales ? Comment imaginer une UE sociale ?

 

Vraiment toutes ces questions méritent discussion, d’urgence !

 

Les réalités nationales sont loin d’avoir disparu. Les Etats nationaux, suppôts de l’UE, n’ont peut -être jamais été plus diligents dans l’intérêt du capitaliste monopoliste. C’est toujours dans le cadre national, plus que jamais, que se construisent les rapports de force, les luttes qui peuvent gagner des ruptures avec la politique du capital. Les batailles de nos camarades grecs, dans ce sens, nous renforcent considérablement, en tout internationalisme.

 

La sortie de l’euro ne se pose pas dans une perspective unique.

 

Elle n’aurait pas les mêmes répercussions selon les pays.

Une partie des capitalistes grecs, suivant leur secteur d’activité (ex : tourisme), peut trouver intérêt à une sortie unilatérale, éventuellement provisoire, de la zone euro. Pas une autre (armateurs, finance).

Les gouvernants européens ne la souhaitent visiblement pas craignant un précédent politique qui ébranle l’euro dans les autres pays. La légitimité de l’’UE du capital n’a jamais été aussi faible parmi les peuples. Nous devons nous en féliciter d’autant plus que nous y avons contribué.

Une sortie de l’euro de la France signifierait, elle, directement la fin de la monnaie unique, la fin de l’euro.

 

Le système a chargé le FN, comme au moment de Maastricht ou du TCE, de dévoyer une bataille dont il sent qu’elle peut être portée largement par les travailleurs. Nous sommes, comme en 1992 ou en 2005 à l’opposé de cette caricature.

 

Evidemment, pour nous communistes, la sortie de l’euro n’est pas une fin en soi. Elle n’est pas synonyme de rupture avec le capitalisme. Elle ne peut s’imaginer sans d’autres conquêtes à la hauteur du rapport de force qui permettrait de la gagner : notamment la remise en cause des dettes et déficits publics fabriqués, la (re) nationalisation démocratique du secteur financier. Notre revendication s’accompagnerait des propositions que nous portions, il y a encore une quinzaine d’années, de coopération monétaire internationale, dont la constitution d’une monnaie commune internationale (voir articles plus détaillés en lien ci-dessous).

 

Le rejet de l’UE du capital, de l’euro, pour lequel il faudrait accepter tous les sacrifices est très large parmi les travailleurs. Les votes non de 1992 et 2005 ont été des votes de classe. La propagande, notamment inculquée à l’école et à l’université, prend mal.

Le PCF doit être fidèle à son analyse, percutante depuis le début, condamnant l’Europe supranationale du capital.

 

C’est ce que nous pensons. Qu’enfin s’ouvre le débat au sein du Parti !

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Published by Vive le Parti Communiste Français - dans PCF et UE - PGE
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commentaires

Gautier Weinmann 01/08/2011 15:37


La Riposte a écrit une saloperie sur la question de l'euro.

Ce groupe fait partie de la « Tendance marxiste internationale » et propose, notamment la nationalisation des grands moyens de production ainsi qu’une fédération des « États socialistes d’Europe
».

La Riposte dit militer pour le « {renforcement du PCF, dans l’unité de tous les communistes, quelles que soient leur opinion sur les différentes questions d’ordre politique ou stratégique qui font
débat au sein du parti} ».

Elle indique que « {dans un parti aussi important que le PCF, des divergences d’opinion sont inévitables. La lutte contre le capitalisme pose des problèmes qui ne sont pas simples à résoudre. Notre
point de vue – et celui de l’immense majorité des communistes – est qu’on peut surmonter ces divergences au moyen de discussions fraternelles et démocratiques, sans personnaliser les problèmes et
sans remettre en cause l’unité du parti.} »

Dans les faits, le comportement de La Riposte ne correspond en rien à ce baratin angélique. Ce groupe adore les polémiques nominatives, orchestrées à sens unique.

Comme elle l’explique dans sa page de présentation « {les communistes sont tous d’accord sur la nécessité de lutter contre le capitalisme et d’en finir avec ce système } ».

On peut contester ce point de vue, mais ce n’est pas ici le sujet. Ce qui étonnant, une fois ce préalable admis, c’est de constater que La Riposte met toute son énergie à faire croire l’inverse à
ses lecteurs !

Les arguments de La Riposte sont d’une malhonnêteté rare. Par exemple, dans un article du 17 juillet, elle avance que « {la sortie de l’euro n’a pas sa place dans le programme du PCF.} »

C’est un point de vue qu’elle peut essayer de défendre. Mais ce qui est lamentable, c’est qu’elle n’hésite pas à dire que, comme le FN, il s’agirait de la « {sortie de l’euro et de l’UE sur la base
du capitalisme} » !

Tiens, les communistes (Gerin, Dang Tran…) ne proposent plus la fin du capitalisme ? C’est un peu gros !

Au 34ème congrès déjà, La Riposte tentait de faire croire que le texte « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps » ne voulait « {pas remettre en cause le capitalisme } » ; «
l’appropriation sociale des moyens de production » était une formule floue, « {introduite dans le vocabulaire du parti à l’époque de Robert Hue} » (!).

Et bien entendu, les propositions défendues dans le cadre du 35ème « congrès » par l’opposition la direction sont éludées : « {(re)nationalisation des secteurs clefs de l’économie, (…) être plus
clairs et plus offensifs que de vagues « pôles public (…) renationalisation d’EDF et de GDF (…) mobiliser pour la nationalisation des banques et des établissements de crédit } ».

En fait, seule La Riposte a le monopole du communisme. Pourtant, si l’on regarde de près, ce groupe se prononce d’une manière ambiguë sur des {{questions comme le libre-échange mondial, la monnaie
ou encore la sortie de l’Union européenne.
}}

Pour commencer, La Riposte affirme que « {de manière générale, les mesures et contre-mesures protectionnistes mèneraient à une contraction du volume des échanges internationaux. Une politique
protectionniste ne permettrait pas de défendre les emplois et les « productions nationales ». Au contraire, elle se traduirait par leur destruction à une échelle encore plus massive qu’à
présent.}»

{{Intéressant ! Sur la question du libre-échange}}, La Riposte équivaut strictement au Figaro (dont l’un des slogans publicitaire était « en matière d'économie nous sommes pour le libre-échange. En
matière d'idées aussi ») ou encore au social-traître Pascal Lamy, dirigeant de l’OMC ! Étrange !

La Riposte, qui dit soutenir la révolution au Venezuela, ignore tout à fait qu’Hugo Chávez a mis en place l’ALBA pour promouvoir la logique coopérative dans les échanges plutôt qu’une zone de
libre-échange avec les États-Unis.

Il ne lui vient pas à l’idée une seconde que le libre échange est utilisé pour mettre en concurrence les peuples et améliorer le taux de profit réalisé au niveau mondial par les grands groupes
capitalistes…

Avec des pays d’Afrique du Nord par exemple, les accords d’association avec l’UE prennent la forme d’accords de libéralisation des échanges de biens, services et capitaux. Si on prend l’accord
d’association avec la Tunisie, l’article 34 prévoit la libre circulation des capitaux concernant les investissements directs en Tunisie et le rapatriement du produit de ces investissements et de
tous les bénéfices en découlant. L’article 36 édicte qu’est « incompatible avec le présent accord toute aide publique qui fausse ou menace de fausser la concurrence en favorisant certaines
entreprises ou certaines productions ».

Bien évidemment, un Gouvernement communiste devra annuler les Accords de partenariat économiques initiés par l’Union européenne pour généraliser le libre-échange et les remplacer par des accords
bilatéraux entre la France et chacun de ces pays sur la base de la {{Charte de La Havane (1)}}, dans le but de parvenir à un équilibre des échanges commerciaux entre la France et ces pays
(suppression à terme de tout excédent ou de tout déficit durable de la balance des paiements de chaque pays).

C’est une logique non-agressive, mais coopérative qu’il faut promouvoir dans les échanges internationaux. C’est le contraire du libre-échange bourgeois, cher à La Riposte !

{{S’agissant de la sortie de l’euro}}, nous l’avons dit, toute l’escroquerie de Greg Oxley et de Jérôme Métellus est de faire croire qu’il s’agirait de ne pas toucher au reste, à la manière du FN,
c’est-à-dire de laisser les moyens et les rapports de production intacts.

Politiquement, cela peut être efficace pour tromper et décrédibiliser une proposition. C’est évidemment une supercherie pour diviser les communistes. Car être communiste et contre l’euro, c’est
être conséquent, c’est la suite logique.

Au moment du « Pacte pour l’euro plus », La Riposte pense-t-elle convaincre les travailleurs que son programme est compatible avec l’euro et Jean-Claude Trichet ? Pense-t-elle que le communisme est
compatible avec une politique monétaire privatisée et au service des marchés financiers, de la rente et de l’objectif d’inflation zéro ?

Non, elle ne le pense pas. Mais elle dit : « {on se demande bien aux mains de qui serait la monnaie nationale ? Des travailleurs ? De la CGT ? De la section du PCF Paris 15e ? Non. Le franc
français serait soumis aux intérêts des capitalistes français, de leurs banques et des « marchés financiers » internationaux, exactement comme l’était le franc français avant l’introduction de
l’euro. La seule façon d’arracher la monnaie au contrôle des « marchés financiers », c’est de nationaliser l’ensemble du secteur bancaire et les grands leviers de l’économie, sous le contrôle des
travailleurs et de leurs organisations.} »

Qui est contre la nationalisation des banques ? Pas nous en tout cas, c’est fondamental !

Mais pourquoi éluder la sortie de l’euro ? Un gouvernement communiste n’a aucune raison de se priver de mener la politique monétaire qui lui semble bonne pour le développement des forces
productives. Récupérer aussi ce levier-là est très important car la monnaie n’est pas neutre sur le régime d’accumulation.

Ceux qui pensent que la monnaie est neutre, ce sont les économistes libéraux monétaristes et les « marxistes » de La Riposte (« {si on met en circulation une masse monétaire trop importante par
rapport à la production des valeurs réelles produites - ce qui se fait depuis longtemps déjà - on finit par réduire la valeur des monnaies} »). En gros, trop de crédits conduit à un emballement et
à de l’inflation. Milton Friedman, La Riposte, même combat ?

Attention, il faut savoir que ce que l’on appelle le monétarisme est une machine de guerre idéologique contre l’intervention de l’Etat dans l’économie. C’est une idéologie ultralibérale, qui a
inspiré les Reagan, Thatcher, et autres Sarkozy, Merkel et Trichet ! Après l’appui à Lamy, ça commence à faire beaucoup !

Un communiste n’a pas à être effrayé par l’inflation. Il peut contrôler les prix. Il peut répartir la valeur ajoutée. Il peut indexer les salaires sur les prix…

En fait, un régime d’accumulation inflationniste est tout à fait favorable au travail, et nuit au capital : c’était la situation des années 50-70, le taux de profit était bas, JM Keynes parlait d’«
euthanasie des rentiers » - et les salaires augmentaient.

C’était avant la création de l’UE et le tournant libéral. C’était avant la BCE et avant l’euro, qui n’a été que la cerise sur le gâteau d’un programme politique ultraréactionnaire dirigé pour la
rente, avec l’inflation faible et écrasement des salaires. Et ce programme fait « système » : puisque la demande intérieur baisse, il faut aller chercher ailleurs des débouchés, il faut exporter
toujours plus de marchandises, et être plus compétitifs : c’est le cercle vicieux de la mondialisation libérale.

Peu de communistes seront d’accord avec un tel programme : ils le combattent au quotidien. Mais pas La Riposte, apparemment.

Sans rentrer dans le détail, la sortir de l’euro permettrait de faire revenir


BH59112 18/07/2011 19:12


T’as plus10 balles !
Voilà plus de 10 ans qu’on est à l’euro-paye et on a toujours pas trouvé d’argot pour remplacer le mot “euro". dix francs, la pièce de 10 " balles " permettait d’acheter tout un tas de bonbons à la
boulangerie du coin. Maintenant , l' équivalent c'est 1,50 € et ça me donne aux mieux 3 mini carambars dans une " grande surface"

ça fait dix ans qu' on se fait " europé " ex-nihilo et dé(très!)profondis.