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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
9 décembre 2008 2 09 /12 /décembre /2008 20:55

34ème congrès : être cohérent jusqu’au bout pour « Faire vivre et renforcer le PCF » dès 2009

 

 

Réflexion du secrétariat de la section du PCF Paris 15ème,

 

Aux signataires du texte alternatif n°3,

 

Préparons une liste alternative pour le prochain CN.

 

Paris, le 9 décembre 2008,

 

 

Chers camarades,

 

Au lendemain des congrès départementaux, nous avons besoin de confronter notre analyse de la situation pour apprécier, ensemble, quelle doit être notre position dans la dernière phase du congrès. Nous écrivons bien « ensemble » car personne ne peut se prévaloir pour parler au nom de tous.

 

Voilà donc l’état de notre réflexion.

 

D’abord un rappel de notre démarche dans la durée :

 

Depuis des années, nous faisons partie des camarades qui considèrent que la stratégie mise en œuvre par la direction sortante du Parti conduit à l’effacement de son identité révolutionnaire sinon à sa disparition. Comme beaucoup d’autres camarades, dans leurs cellules, sections, fédérations, nous avons décidé de ne pas laisser faire, parce que l’existence du PCF est une nécessité historique en France pour le monde du travail dans la lutte des classes.

 

Avec d’autres, nous avons été à l’origine ces dernières années de plusieurs initiatives dont :

-          un texte alternatif au 33ème congrès

-          l’appel « Pas d’avenir sans PCF » (avec la Fédération de la Haute-Saône) qui a contribué à ce que les communistes expriment majoritairement leur refus de la remise en cause de l’existence du PCF à l’Assemblée nationale extraordinaire de décembre 2007.

 

Malgré cela, nous avons constaté que la direction sortante du PCF entendait poursuivre la même stratégie jusqu’au bout, quitte à entretenir la confusion.

A la suite de plusieurs rencontres nationales, les 29 et 30 août à Paris, puis à la Fête de l’Huma, avec des responsables et des militants de plus de vingt autres fédérations, nous avons jugé indispensable de déposer un texte alternatif pour le 34ème congrès.

 

Ensemble, puis rapidement avec beaucoup d’autres camarades, nous avons considéré que le texte proposé par le CN sortant se situait dans la droite ligne des congrès précédents, esquivant tout bilan, toute analyse sérieuse de la situation politique, tentant de brouiller les pistes, ne donnant aucune prise aux communistes pour intervenir sur les choix majeurs.

 

Nous avons donc déposé le texte alternatif « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps » suivant cette démarche unitaire le 9 octobre.

Il est maintenant signé par 808 camarades de 72 fédérations.

 

La suite des événements a donné pleinement raison à notre démarche.

 

1-     Nous ne nous sommes pas trompés dans l’analyse.

 

Sitôt le vote interne des 29 et 30 octobre passé, organisé d’ailleurs de façon particulièrement anti-démocratique, la direction sortante a révélé la persistance de son projet de recomposition politique et de reclassement idéologique effaçant le PCF.

Sans attendre la fin du congrès, sans que le contenu de la campagne ait été défini (quel mépris pour les communistes!), le CN s’est engagé dans la constitution d’un « front » pour les élections européennes de 2009.

Comme par hasard, cette initiative a rencontré les avances, aussitôt saluées par F.Wurtz et MG.Buffet, de Jean-Luc Mélenchon, qui ne cache pas son objectif de transposer en France le modèle de nouveau parti de « gauche » de type « Linke » à l’allemande, sans « demander au PCF de se saborder tout de suite ».

Dans la droite ligne de la base commune, 20 membres du CN dont P. Cohen-Séat, N. Borvo,  A.Hayot, J-C.Sandrier,… président du groupe de la « gauche démocrate » à l’Assemblée, ont également publié une contribution donnant son sens à la « métamorphose » : supprimer le nom PCF.

D’autres clans dirigeants, les refondateurs, ont exprimé un choix similaire dans un texte collectif précis, envoyé de façon inadmissible avec les textes alternatifs, mais qu’ils se sont bien gardés de soumettre au vote.

 

2-     Le texte alternatif a permis à 10.000 communistes d’exprimer sans ambiguïté leur volonté de défendre l’existence PCF,

de le faire vivre dans l’indépendance de pensée et d’organisation, de renouer avec ses fondamentaux théoriques, de rompre avec les alliances au sommet dans les institutions, de se battre pour mettre en échec tout se suite la politique au service du capital dans la bataille idéologique, au coeur du mouvement des luttes…

Le texte alternatif a permis également de mettre en évidence, de renforcer, c’est ce qui fait le plus peur à la direction sortante, des dizaines d’organisations de base qui résistent à la suite du processus de mutation-disparition du PCF. Au sein du parti militant, les camarades signataires, malgré le peu de temps, ont réussi à créer les conditions du vrai débat dans le parti, à ouvrir une perspective de réappropriation du parti par les militants communistes.

Le résultat du vote en témoigne, malgré les magouillages. Le texte n°3 est arrivé en tête dans des dizaines de sections et dans plusieurs fédérations dont les deux plus importantes du pays, le Nord et le Pas-de-Calais, dans la Haute-Saône, le Tarn, les Ardennes.

 

Les congrès départementaux :

 

Dans les assemblées de section, les congrès départementaux, dans la diversité des situations locales, les idées et les analyses portées par le texte 3 ont permis de pousser le débat, de pousser certaines directions dans leur retranchement. L’existence du texte n°3 a répondu à l’attente de milliers de communistes et a aussi aidé à mobiliser, à rassembler des camarades qu’on avait isolés de la vie du Parti depuis longtemps.

 

Dans le même temps, à quelques exceptions notables près, la direction nationale sortante a pu « blinder » les congrès départementaux. Ses relais locaux ont réussi, souvent au prix de manœuvres internes, à faire voter la base commune sans modification véritable sur le fond, à minimiser voire éliminer les oppositions des délégations au congrès national.

 

Dans ces conditions, qu’attendons-nous de la phase finale du congrès ?

 

- L’horizon ne peut pas se restreindre au congrès lui-même. Les congressistes ne seront pas représentatifs de l’état du débat qui a eu lieu dans le parti. On ne répétera aussi jamais assez souvent que la direction ne peut pas se prévaloir du soutien des communistes pour continuer sa stratégie. Seuls 16% des adhérents ont voté pour la base commune, et encore dans la plus grande confusion.

- Notre objectif est que le message clair que le texte alternatif a permis de porter, le mouvement de fond qui se développe dans des dizaines d’organisations de base du parti, sur les bases saines du militantisme dans les luttes, soit le plus visible possible au congrès, malgré le faible nombre de délégués qui vont les relayer.

Nous tous, nous avons la responsabilité de continuer à porter le contenu et la démarche de notre texte alternatif, donc de rester vigilants et de ne pas tomber dans les pièges qui nous sont tendus.

Les clans, au sein de la direction nationale sortante, se disputent les places et les rôles, suivant le même scénario mortifère qui mène à la disparition du PCF à un moment ou à un autre.

Les « refondateurs », avec aussi Gayssot, convoquent une réunion le samedi même du congrès, sur les lieux mêmes du congrès pour « la création d’une force politique de l’autre gauche ». Ce qui ne les empêche pas de revendiquer des places dans la future direction.

D’autres, notamment dans la direction exécutive actuelle, donnent des gages aux communistes qui refusent la disparition de leur parti. Dont acte – c’est une confirmation de l’état d’esprit majoritaire des communistes ! Mais ce sont les mêmes qui engagent le Parti dans la recomposition avec Mélenchon, refusent tout bilan et mettent en œuvre l’épuration des directions en rejetant les communistes qui se battent depuis toujours pour le maintien du PCF.

 

Tous ces groupes dirigeants ont défendu la base commune, ont voté le 24 octobre au CN la résolution sur les européennes qui court-circuite les communistes.

 

Nous pensons que nous devons continuer à nous démarquer de ces jeux-là.

 

Aussi nous sommes en désaccord avec la proposition d’André Gerin, dans une lettre datée du 5 décembre*, de se ranger derrière Marie-George Buffet. Nous ne le comprenons pas bien alors qu’il faisait de sa candidature contre elle le pivot de son opposition à sa ligne politique.

 

Pour le futur Conseil national, nous tomberions dans le piège de la direction en rentrant dans une négociation de couloir avec untel ou untel dirigeant, Michel Laurent, Brigitte Dionnet ou Marie-George Buffet.

Ce n’est pas à eux de choisir qui doit représenter « l’opposition » dans le prochain CN. On a vu comment ont été menées dans les congrès départementaux les tentatives « d’épuration » des conseils départementaux et des candidatures au CN. De même dans la « Commission de transparence des candidatures».

 

Dans l’état actuel des choses, la situation exige la constitution d’une liste alternative complète.

Elle doit refléter la représentativité des camarades, militants et responsables, dans les sections et les fédérations, sur la base de la démarche politique du texte 3. Chacun doit se préparer à proposer des noms dans les tout prochains jours, sachant que nous devront déposer la liste samedi après-midi ou dimanche. Il est primordial qu’elle soit conduite par un dirigeant de fédération.

 

Nous proposons que la préparation de cette liste soit annoncée publiquement avant le début du congrès par un communiqué de presse.

Cette base politique claire est la condition préalable pour aborder toutes les situations de congrès.

 

Restons fidèles à nos engagements, faisons en sorte que le 34ème congrès soit une étape forte pour continuer à construire l’unité des communistes pour « faire vivre et renforcer le PCF » sur une pratique de lutte et une base de classe.

 

Fraternellement,

 

 

Le secrétariat de la section du PCF Paris 15ème,

 

 

Emmanuel Dang Tran, Albert Barré, Henri Derrien, Josette Gawsewitch

 

 

 

 

PS. Un rectificatif à lettre d’André : au 33ème congrès, Maxime Gremetz avait été à l’initiative d’un texte, André d’un autre. Avec d’autres sections, la section de Paris 15ème avait aussi présenté le sien.

La liste alternative a regroupé, après de longues discussions, des signataires des textes « Fiers d’être communistes » (Gérin+) et « Remettons le PCF sur les rails de la lutte des classes » (incluant le 15ème).

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Published by Vive le Parti Communiste Français - dans 34ème congrès - préparation déroulement
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