Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

A LA UNE

NOUVEAU SITE ACTUALISE QUOTIDIENNEMENT: http://vivelepcf.fr/

 

36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
7 décembre 2008 7 07 /12 /décembre /2008 02:41

Les communistes de la fédération du Tarn avaient placé en tête du vote des 29 et 30 octobre le texte alternatif « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps ».

Ils ont confirmé leur choix en modifiant en profondeur la base commune du CN lors de leur congrès départemental. Ils se sont dotés d’une nouvelle direction fédérale et notamment d’un nouveau secrétaire. S’ils ont choisi Eric Jalade, jusqu’alors secrétaire de la section de Castres, c’est résolument dans l’optique du rassemblement de tous les communistes tarnais pour renforcer le parti.

Qu'Eric n'ait jamais caché ses désaccords avec l’orientation nationale des derniers congrès est loin d’être un handicap pour cela, sans doute plutôt un atout !

 

" Les communistes du Tarn ont tenu leur conférence départementale préparatoire au 34e congrès samedi 29 et dimanche 30 novembre à Graulhet. Nous avons eu des débats riches, sérieux, parfois contradictoires - c’est aussi cela la vie démocratique du PCF - il faut savoir vivre dans notre parti avec des points de vue divergents, dans la mesure où cela va de pair avec le respect des choix majoritaires et celui de la souveraineté des communistes. C’est cette volonté qu’ont exprimé les communistes tarnais par leur vote sur le choix de la Base commune le 30 octobre et qui a été confirmée ce week-end, lors de nos travaux. Le texte issu de la conférence départementale a été largement modifié et amendé. Analyse du monde, stratégie, bilan des années écoulées, perspectives et avenir du PCF …tels sont les thèmes principaux des 111 amendements discutés ce week-end par les délégués. En cela, nous apportons notre contribution originale à la vie de notre parti.

Cela dit, je crois aussi que nous sortons de cette conférence avec la volonté réaffirmée de travailler ensemble, dans un parti rassemblé et à l’offensive, avec une direction fédérale renouvelée, dans laquelle on compte davantage de salariés, des camarades impliqués dans la vie syndicale, associative … C’est indispensable, si l’on veut avoir un parti d’action, un parti à l’écoute des tarnaises et des tarnais qui sont aujourd’hui frappés comme l’ensemble des français (plus fragilisés encore si l’on regarde le tissu social de notre département) par les conséquences de la politique de Sarkozy et de Fillon et celles de la crise. L’aggravation du chômage, de la précarité, la fragilisation de pans entiers de l’économie et du secteur industriel nécessitent que nous prenions bien la mesure de ce que nous vivons et des responsabilités qui sont les nôtres aujourd’hui. Quand d’autres s’adonnent tous les jours à de petits jeux politiciens, les communistes entendent, ici, dès maintenant, s’employer au rassemblement le plus large pour amplifier les résistances et construire les voies d’un avenir meilleur, d’une société libérée des dogmes du capital.

En écho je vous livre ces quelques lignes avec lesquelles Henri Alleg conclut « Mémoire algérienne » : « Le parcours restait inachevé. Son terme se révélait seulement plus lointain, plus douloureux et plus difficile à atteindre que nous ne l’avions cru mais nous savions aussi que nous ne pourrions jamais renoncer à ce qui avait été et demeurait notre première et lumineuse raison de vivre : poursuivre, avec des millions d’autres, la lutte séculaire des exploités, des opprimés, des « damnés de la terre » pour que naisse enfin un autre monde, un monde de vraie liberté, de vraie fraternité ».

Eric Jalade, Nouveau Secrétaire Fédéral

Partager cet article

Repost 0
Published by Vive le Parti Communiste Français - dans 34ème congrès - préparation déroulement
commenter cet article

commentaires

annemarie 16/12/2010 14:11


ci joint une loi scelerate a faire connaitre par les medias
faire silence
Loppsi : la loi fourre-tout vise aussi

e loi Loppsi sur la sécurité, qui sera soumis mardi aux députés, un article facilite l'expulsion et la destruction des campements, et sanctionne lourdement les squatteurs.Les associations d'aide au
logement et de soutien aux Roms et aux gens du voyage s'insurgent.

Rue89 a déjà abordé plusieurs volets de cette fameuse Loppsi, ou « loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure ». Un fourre-tout dont les volets les plus
spectaculaires concernent la surveillance des ordinateurs, le développement de la vidéosurveillance, ou encore l'équipement du policier du futur.

Le texte s'est beaucoup enrichi depuis la présentation de sa première version, en mai 2009 : désormais, il concerne aussi les campements illégaux et les squats :

* les préfets pourront expulser à leur seule initiative les campements illégaux ;
* un amendement d'un député UMP prévoit une sanction d'un an de prison et 15 000 euros d'amende pour les squatteurs.

Un texte visant les sédentaires

En septembre, lors du vote au Sénat, le gouvernement a introduit dans la Loppsi l'article 32 ter A, portant sur les « installation[s] illicite[s] en réunion sur un terrain appartenant à une
personne publique ou privée en vue d'y établir des habitations » :

* le préfet pourra exiger le départ des occupants « lorsqu'une installation illicite […] comporte de graves risques pour la salubrité, la sécurité ou la tranquillité publiques » ;
* les occupants auront 48 heures pour quitter les lieux ;
* au-delà de ce délai, le préfet pourra ordonner l'expulsion des occupants, à moins que ceux-ci aient déposé un recours devant le tribunal administratif ou que le propriétaire du terrain s'y oppose
;
* le préfet pourra demander au tribunal de grande instance l'autorisation de détruire les « installations », le tribunal devant donner sa réponse dans les 48 heures ;
* s'il s'oppose à l'expulsion, le propriétaire du terrain devra « prendre toutes les mesures nécessaires pour faire cesser l'atteinte à la salubrité, à la sécurité et à la tranquillité publiques »,
sous peine d'une amende de 3 750 euros.

L'amendement vise-t-il les Roms et les gens du voyage ? Non, à en croire Eric Ciotti, député UMP des Alpes-Maritimes et rapporteur du projet de loi. Il suffit de lire attentivement le texte,
explique-t-il dans son rapport :

« Le présent article n'est applicable qu'aux installations illicites “en vue d'y établir des habitations”. L'utilisation du verbe “établir” implique que cette disposition ne puisse s'appliquer qu'à
des résidences durables et non à des résidences mobiles, sauf si elles ont été transformées dans le but d'établir un habitat sédentaire. »

Les roulottes et les caravanes ne sont donc pas concernées, sauf si elles ont arrêté de rouler. Cet article de la Loppsi s'inspire cependant des dispositions en vigueur pour les « résidences
mobiles ». En allant plus loin :

* lorsqu'une commune dispose d'aires d'accueil, le préfet peut expulser les caravanes ou camping-cars installés sur un autre terrain, mais uniquement sur demande du maire ou du propriétaire ;
* pour les résidences « sédentaires » évoquées dans la Loppsi, le préfet pourra agir de sa propre initiative ;
* les occupants « sédentaires » disposeront cependant d'un délai plus long pour préparer leur départ : 48 heures au lieu de 24 heures.

Plus de souplesse pour les préfets

Avec la Loppsi, le gouvernement disposera donc d'un éventail juridique adapté à tous les logements illégaux, mobiles comme sédentaires, et bénéficiera de plus de souplesse. Il l'expliquait
d'ailleurs très clairement dans le texte présentant son amendement aux sénateurs :

« Cet amendement a pour objet de permettre l'évacuation d'office des terrains occupés de façon illicite par des campements. L'expérience montre en effet que ce type d'occupation est souvent, du
fait de conditions d'hygiène déplorables, la source de troubles à la salubrité publique se traduisant notamment par la propagation de maladies graves. […]

L'efficacité du système est assurée en attribuant compétence au préfet et en prévoyant une procédure dans laquelle le propriétaire du terrain, qui est consulté, ne peut faire obstacle par sa seule
inertie à l'évacuation forcée du campement. L'expérience montre en effet qu'en la matière, un certain nombre de propriétaires se désintéressent du sort de leur terrain et qu'il est très difficile
de recueillir leur accord en vue d'une évacuation forcée. »

Dans un appel commun, 55 associations et partis politiques réclament le retrait de cet amendement. Parmi les signataires, on retrouve Droit au logement (DAL), Jeudi noir, La Voix des Roms, la Ligue
des droits de l'homme, le Mrap, mais aussi les Verts, le NPA ou le Parti de gauche. Selon eux, « cette disposition vise et accable les personnes les plus gravement touchées par la crise du logement
» :

« Elle répond à la recrudescence des bidonvilles et des formes les plus aigües de mal-logement par la répression et par une procédure d'expulsion expéditive. En effet, alors que le gouvernement
prétend mettre en œuvre le droit au logement, il n'est prévu ni relogement ni hébergement pour les expulsés. Ils doivent quitter les lieux et se rendre invisibles. »

Un amendement surprise contre les squatteurs

Après son adoption au Sénat, ce très contesté article 32 ter A ne concernait encore que des campements. L'amendement d'un député UMP l'a enrichi d'une nouvelle disposition concernant l'occupation
non plus seulement de terrains, mais de logements.

Etienne Blanc, député UMP de l'Ain, veut en effet profiter de la Loppsi pour s'attaquer aux squatteurs. En leur appliquant l'article 226-4 du code pénal :

« L'introduction ou le maintien dans le domicile d'autrui à l'aide de manœuvres, menaces, voies de fait ou contrainte, hors les cas où la loi le permet, est puni d'un an d'emprisonnement et de 15
000 euros d'amende. »

L'amendement d'Etienne Blanc a déjà été adopté par la Commission des lois de l'Assemblée. S'il est définitivement voté par les députés, ces sanctions s'appliqueront même sans « manoeuvres, menaces,
voies de fait ou contrainte » :

« Est puni des mêmes peines le fait de séjourner dans le domicile d'autrui sans l'autorisation du propriétaire ou du locataire et de ne pas le quitter immédiatement à la requête du propriétaire ou
du locataire. »