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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 17:54

Repas républicain à Quétigny, dimanche 26 octobre 2008, organisé par le PCF-Côte d’Or, en présence de Marie-George Buffet

 

Intervention de Bernard Bidaud, section de Beaune

 

Le déclin du PCF, causes et remèdes

 

Quand le PCF était un parti authentiquement marxiste-léniniste, démocratique et révolutionnaire dans les conditions nationales et historiques de l’époque et que ses résultats électoraux à tous les niveaux étaient – pour l’essentiel – le reflet des luttes politiques qu’il impulsait en direction des plus exploités, et ce à l’échelle nationale et internationale, il a obtenu jusqu’à 21% lors de l’élection phare de la Vème République, à savoir la présidentielle.

 

Pourtant, en 1969, il était question de la dictature du prolétariat (la loi majoritaire du monde du travail sur les capitalistes exploiteurs), du centralisme démocratique, du bureau politique, du comité central, de l’anticommunisme primaire, de l’antisoviétisme systématique, des pays socialistes avec leurs qualités et leurs défauts, des guerres impérialistes, etc.

Aujourd’hui que constatons-nous depuis l’application de la mutation-démolition initiée par Robert Hue et prolongée par l’actuelle secrétaire générale ? Eh bien : cellules mortes, sections et fédérations moribondes, lesquelles se « réveillent » au cours des campagnes électorales, uniquement ou presque.

Ce qui veut dire, en ce qui me concerne, que notre parti a été transformé en organisation de représentation dans les institutions du système et n’est donc plus une organisation de lutte en prise directe avec les forces productives malmenées.

Ce qui intéressait, si j’ose dire, les éléments les plus politiquement avancés du monde du travail, c’était la force du PCF au niveau de l’action et au niveau de la propagande (ou information), et ce grâce à son organisation originale qui le distinguait nettement des autres formations politiques, à savoir les cellules d’entreprise et de quartier, les sections, les fédérations, le Comité central, le bureau politique et l’Humanité avec la faucille et le marteau à la une.

Que s’est-il passé en 2007 en l’absence de tout cela (ou presque) ? Un résultat catastrophique à la présidentielle avec 1,9% des voix, et ce derrière la droite, les socialistes, le soi-disant centre, l’extrême droite, les gauchistes.

Les consultations électorales qui ont suivi ont été, à quelque chose près, le reflet de la présidentielle.

En Côte d’Or, je ne peux passer sous silence une cause aggravante, je veux parler des élus communistes dijonnais qui gèrent la ville avec une partie de la droite, le Modem, et ce contre le vote majoritaire de leur section et, paraît-il, de la direction fédérale.

Etant donné qu’aucune mesure, à ma connaissance, n’a été prise à leur encontre, cela pose un problème de crédibilité politique à la fédération et l’on est en droit de penser qu’elle a besoin des indemnités desdits élus pour fonctionner, vu le peu d’adhérents et de cotisants que nous avons.

On ne peut pas être à l’aise devant un tel constat.

Je souhaite donc que le 34ème congrès de notre parti soit celui de la critique constructive et de l’autocritique sans complaisance, tant sur le plan individuel que sur le plan collectif, de l’abandon de l’autosatisfaction, laquelle ne repose pas sur la réalité, du redressement électoral du PCF, basé sur une organisation permettant de développer les luttes anticapitalistes qui s’imposent dans la crise du système au niveau national et au niveau mondial, du socialisme et du communisme comme solutions à ladite crise du système capitaliste, de la vitalité politique par un rajeunissement de nos dirigeants de la base au somet en développant des campagnes d’adhésions partout, mais surtout en directions des chômeurs et des salariés les plus touchés par la dictature du capital, et ce afin de s’orienter résolument sur une ligne réellement démocratique et révolutionnaire correspondant aux conditions nationales et historiques de la France et du monde d’aujourd’hui.

En conséquence, il est clair que je ne voterai pas pour le projet de base commune adopté par le Conseil national des 5 et 6 septembre derniers, lequel veut illusoirement changer « la gauche », noyer le PCF dans un front seulement progressiste et « dépasser » le capitalisme, etc, etc…

Je voterai donc pour le texte alternatif intitulé « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps » avec en tête, notre camarade Henri ALLEG, l’auteur de « la Question ».

Faisons pénétrer dans notre politique un peu d’utopie à l’image de feux nos glorieux héros de la Commune de Paris 1871 qui partaient à la conquête des étoiles.

 

 

Cette intervention a déclenché les applaudissement d’une partie de l’assistance et provoqué une véhémente réplique de Marie-George Buffet, laquelle était, officiellement, pressée, d’allée prendre son train pour Paris.

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commentaires

A
ouh là là!! elle a dû en faire des cauchemards, pauvre marie-george ^^<br /> et on peut savoir quelle fut sa réplique? (j'ose même pas imaginer...)
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