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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
30 octobre 2008 4 30 /10 /octobre /2008 15:20

Pour des raisons annoncées comme « techniques », le supplément de l’huma consacré à la préparation du congrès n’a pas pu être publié, comme prévu, hier avec l’édition du 29 octobre, premier jour de la consultation interne.

Les militants parisiens étaient au courant que la grève des NMPP ce jeudi 30 octobre, pour l’emploi et la liberté de la presse, ne permettrait pas la diffusion de l’Huma ce jour.

 

Aussi plusieurs textes appelant à voter pour le texte alternatif « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps » ne seront pas parvenus aux communistes avant le vote.

 

Les voici.

 

 

TRIBUNE D’OLIVIER RITZ, PARIS 12ème

 

Un seul choix clair: le texte « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps »!

 

Les communistes de ma section, réunis en AG le 2 octobre dernier, ont affirmé leur déception et leur colère face au texte du Conseil national. À l’unanimité moins deux voix, nous avons demandé au CN de le réécrire afin qu’il soit plus court, plus clair et qu’il tienne compte de la crise financière. On nous a répondu que ce n’était pas possible. J’attendais donc avec impatience les textes alternatifs et j’ai trouvé dans le texte « Faire vivre et renforcer le PCF : une exigence de notre temps » de nombreuses qualités que le texte du CN est loin d’avoir. 1. C’est un texte clair. Lisez au hasard vingt lignes de chaque texte : la différence est frappante. Un simple regard permet aussi de voir que le troisième texte est beaucoup plus aéré. Enfin, alors que le CN propose un texte de 1400 lignes et que le texte « Renforcer le PCF, renouer avec le marxisme » s’étend sur 1200 lignes, le troisième texte se limite à 600 lignes : il est deux fois plus court ! Puisqu’il s’agit de choisir un texte qui fera l’objet d’un travail d’amendements, ce critère est le plus important. C’est le seul texte véritablement amendable. 2. C’est aussi un texte complet et concret. Il commence par un préambule qui peut tenir lieu de résumé. On y trouve ensuite deux parties sur l’état du monde et l’état de la France, deux parties sur l’histoire du PCF et son organisation actuelle, et deux parties sur nos modes d’actions : la stratégie électorale d’abord puis une série de luttes et d’actions à mener sans attendre. Cette dernière partie est remarquable : elle propose de prendre dès maintenant des engagements concrets, là où le texte du CN a tendance à remettre les actions à demain, lorsque nous aurons « repensé le changement ». 3. C’est enfin un texte cohérent. Du préambule à la dernière partie, il défend une ligne claire que résume son titre. Contrairement au texte du CN, il ne semble pas être un texte de compromis qui agrège des positions contradictoires. Contrairement au deuxième texte, il est manifestement le résultat d’un travail collectif : on y retrouve ainsi de nombreux éléments qui figuraient dans les procès-verbaux de sections de l’Assemblée générale extraordinaire. Pour toutes ces raisons, j’ai signé ce texte lorsque j’en ai eu connaissance et je voterai pour qu’il devienne notre base commune. Par ce choix, nous nous donnerons enfin les moyens de travailler à l’élaboration de la ligne claire dont le PCF a besoin.

 

 

DEBAT SUR LE PARTI : les interventions de Marie-Christine BURRICAND

 

Question : ces dernières années le PCF a beaucoup perdu de son influence, alors y a-t-il encore une place pour un Parti communiste dans la France de 2008 ?

 

Marie-Christine Burricand : Les communistes ont clairement répondu à cette question lors de l’Assemblée de décembre 2007, en affirmant la nécessité de poursuivre le PCF. Ils l’ont confirmé ensuite avec le formidable élan militant des municipales et des cantonales. Le travail du Congrès doit décliner cette volonté et prendre les décisions qui en découlent en rompant avec les stratégies précédentes. L’affaiblissement du PCF qui est réel a été théorisé pour justifier des stratégies de renoncements, d’attachement obligé au PS, de dilution dans la gauche de la gauche qui ont elles-mêmes nourri notre effacement dans les quartiers populaires et les entreprises. Malgré cela, le PCF existe toujours et reste ancré dans les consciences populaires particulièrement par ses militants et ses élus. La situation présente, avec les menaces de guerre, la crise du capitalisme, Sarkozy au pouvoir, renforce l’exigence de faire vivre le PCF. Dans les consciences, la lucidité sur les dangers du capitalisme et sur l’affrontement de classes grandit. Il y a un espace réel pour un PCF fier et offensif, porteur d’un projet populaire de rassemblement anticapitaliste qui se construit à la base dans la confrontation d’idées et l’action avec le monde populaire.

 

Marie-Christine Burricand : Vous avez peu abordé la question de l’organisation du Parti communiste pourtant plus déterminante que jamais. Depuis Martigues, chaque congrès dit qu’il faut transformer le PCF. Si l’on tire le bilan des dix dernières années on n’a pas transformé grand-chose mais on a beaucoup liquidé avec le départ de milliers de communistes et des déserts dans les entreprises et les quartiers populaires. Je trouve déplacée cette manière de ne pas assumer les effets des stratégies précédentes. Affirmer l’autonomie du PCF et de son projet serait la meilleure thérapie pour le revitaliser. La gauche plurielle ou les comités antilibéraux réduisaient le PCF à un rôle d’animation d’un réseau d’influence ou à une construction de sommet, sans compter l’hypothèque laissée ouverte par la direction, d’une autre force politique. Il ne peut y avoir de raccourcis. Il faut aller au débat et à l’action avec les exploités d’aujourd’hui, sur le terrain, du quartier à l’entreprise jusqu’à l’Assemblée nationale. Je suis pour la revitalisation des organisations de proximité - cellules, sections - qui redonnent la main aux communistes et constituent des lieux de solidarité, de réflexion, de confrontation et de victoires, petites ou grandes. Appuyons-nous sur les rencontres des municipales, des cantonales qui ont montré la disponibilité populaire pour le débat et l’action, la reconnaissance intelligente et politique du PCF comme l’organisation possible des exploités.

 

RESUME DES INTERVENTIONS AU CN DU 24 OCTOBRE

 

Claude Fainzang – Paris

Avec la crise, proposer une alternative crédible avec le socialisme, des ruptures avec le capitalisme, la sortie de l’exploitation de l’homme par l’homme, l’appropriation sociale de l’appareil de production. Donnons leur caractère de classe aux luttes (salaire, emploi, crédit). Rester à la remorque du PS qui a perdu toute crédibilité pour changer la vie, s’enfermer dans les rencontres de la gauche c’est faire fausse route. Remettre le socialisme à l’ordre du jour, couper le cordon avec le PS, ne plus laisser faire l’effacement du Parti : de belles décisions à prendre au congrès ! Les communistes peuvent s’en saisir en votant pour le texte « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps ».

 

Emmanuel Dang Tran – Paris

La crise souligne que le PCF doit redevenir lui-même, donc rompre avec la stratégie actuelle. 1500 euros nets, renationalisations : oui ! Enfin ! Notre alternative au capitalisme : le socialisme, pas 2012. Concrètement, ne passons pas à côté de la bataille de La Poste, comme en 2004 (loi antipostale). Rassembler largement, oui ! Mais pas avec le PS de la loi Quilès ou du début de la Banque postale. Se démarquer de l’acceptation de la fatalité de l’intégration européenne (CES, PGE), de l’application des directives : un débat de Congrès. Contresens à décider de candidatures aux européennes avant. Ne pas forcer la main aux communistes ! Ne pas ouvrir une nouvelle manœuvre électoraliste effaçant le PCF.

Lien vers l’intervention complète

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Published by Vive le Parti Communiste Français - dans 34ème congrès - préparation déroulement
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commentaires

Ivan 01/11/2008 20:05

Cher ''camarade anonyme'',

ton commentaire ressemble à une gentille provoc ou à une blague...

Déjà ça commence mal, tes chiffres sont inexacts. En 2006, il y avait 92 000 adhérents à jour de cotisation lors du vote, et cette fois ci il y en a eu 79 000. (arrondi au millier).

Ca continue mal : je ne connais aucun camarade qui s'exprimerai commme tu le fais, malgré leur divergences parfois.

Et ça finit mal, puisque tu lance un ''grand appel'' mais anonymement.

(Sans compter que ''Communistes démocratiques et révolutionnaires'' c'est un peu petit ''pléonasme + pléonasme'', tu ne trouves pas ? Un peu comme le fait de porter une ceinture et des bretelles rouges avant de tout laisser tomber pour un caleçon à fleur (ex: LCR => NPA)...

Cher ''camarade anonyme'',

tu sais, prendre un petit bout de phrase, même d'un grand texte, en fait, ce n'est pas le citer. Dans le cas de ton commentaire, il s'agit même d'un beau contre sens.

Il n'y a pas de ''Manifeste Communiste'' ''écrit par Marx''... Ce qui existe c'est le ''Manifeste du Parti Communiste'' rédigé par Marx et Engels, à la demande de leurs camarades qui souhaitaient justement exposer les conceptions et buts de leur parti.

;-)

Ivan.

Avenir du Communisme 30/10/2008 17:18

Congrès du PCF : où est le communisme ?

Lors du précédent congrès du PCF, en mars 2006, il y avait 99.000 adhérents reconnus par la direction comme ayant le droit de vote. Il y en a moins de 70.000 deux ans plus tard.
En 2006 plus de la moitié des adhérents n'avaient voté pour aucun des textes soumis au vote. Nous, majorité des adhérents du PCF, nous avions eu raison : aucun des textes ne méritait un vote en sa faveur.

Cette année, les trois textes soumis au vote des adhérents ne valent pas mieux. Non seulement aucun des textes ne met en avant de contenu communiste, mais on y glane l'inverse du communisme : du réformisme dans l'un, du nationalisme dans l'autre, du capitalisme d'Etat dans le dernier. De même qu'aucun des textes présentés pour le congrès du PS n'est socialiste, aucun des textes présentés pour le congrès du PCF n'est communiste.

Marx écrivait que "Les communistes ne forment pas un parti distinct opposé aux autres partis ouvriers. Ils n'ont point d'intérêts qui les séparent de l'ensemble du prolétariat." (Manifeste Communiste, 1848). Les auteurs de ces 3 textes renient ce principe de base, et se positionnent sur un repli identitaire.
Un congrès doit être un lieu de débat démocratique et de libre prise de décision, pas une réunion d'appareil, où l'appareil dirigeant est "opposé" à deux micros-appareils ! Aucun des textes ne propose de réelle perspective communiste, alors qu'elle est à l'ordre du jour du fait de la crise du capitalisme. Aucun ne propose en fait une vraie démocratie, dans une nouvelle organisation ouverte à tous les partisans du communisme.

Contre les arrangements d'appareil, contre le réformisme et le néo-stalinisme, pour la perspective du Communisme venant des masses elles-mêmes, votons avec un bulletin - qui sera comptabilisé comme "blanc" - où sera écrit : "Pour un rassemblement des Communistes démocratiques et révolutionnaires".