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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 11:50

Nouvelle d'Italie. Dans la précipitation des élections anticipées, la direction de Réfondation communiste et ses alliés tentent d’effacer tout symbole communiste en Italie. Nombre de communistes réagissent et commencent à s'unir.

La fin du symbole communiste en Italie ?

Une dépêche de l’agence italienne ANSA du 13 février nous informe que :

« Les leaders de la « Sinistra Arcobaleno » (Gauche arc-en-ciel, formée par les deux partis communistes Rifondazione Comunista et Partito dei Comunisti Italiani, les Verts et Sinistra Democratica, issue de l’ancien PCI) ont confirmé leur choix d’adopter pour les prochaines élections le symbole de l’arc-en-ciel déjà choisi en décembre dernier pour leurs « états généraux de la Gauche » ». 

La décision a été prise à l’unanimité même si le secrétaire du PdCI, Oliviero Diliberto, n’a pas caché sa perplexité. Il explique qu’il « aurait préféré un symbole unitaire affichant à son intérieur, en plus petit, les symboles des quatre partis participants ». Mais, poursuit-il, « désormais nous travaillons pour l’unité de la gauche ». Le secrétaire du PdCI explique que sa priorité est à présent « la campagne électorale où il ne faut pas disperser une seule voix ».

 

C’est le dernier acte d’une mauvaise pièce que les dirigeants de RC jouent depuis des mois et qui a notamment comporté le renvoi du congrès du Parti et, après cette entorse au règlement interne, l’appel à s’adhérer à la nouvelle formation politique, pourtant non encore définie.

 

Dirigeant du réseau « L’Ernesto », le parlementaire G. Pegolo a fait paraître dans le site de son groupe ( www.lernesto.it ) le communiqué suivant, intitulé
« Les tendances critiques de Rifondazione qui n’acceptent pas cette issue doivent s’unir ».

 

« La survie du Parti est en jeu. L’intention d’en venir à un nouveau parti, renonçant à la référence communiste, est évidente.

Ces jours-ci, notre site croule sous les courriels d’adhérents du Parti protestant contre la volonté du groupe dirigeant de supprimer le symbole lors des prochaines élections. Ces adhérents condamnent la dérive que constitue le Parti unique de la gauche. Ils n’acceptent pas les entorses récurrentes à la démocratie interne du Parti. Il s’agit de camarades de L’Ernesto, d’Essere Comunisti (réseau que dirige C. Grassi) mais aussi d’inscrits qui n’appartiennent pas à des courants ou qui jusqu’à hier se retrouvaient dans les positions de la majorité du Parti.

Ces camarades nous demandent des réponses. Ils ne sont pas particulièrement intéressés aux articulations internes du Parti. Ils veulent un espoir, ils exigent que nous nous battions pour la survie de ce Parti.

Ils ont raison. Ils ont cerné l’essentiel du danger qui pèse sur notre Parti. Leur position est lucide et rationnelle. En effet, un passage décisif est en train de se produire. En diminuer la signification empêcherait d’en saisir la gravité.

Avec les déclarations du secrétaire (F.Giordano, héritier de F. Bertinotti) invitant à se présenter aux élections sous un symbole unique de la Gauche, sans faucille et marteau, avec sa proposition d’entamer immédiatement la campagne d’adhésions au Parti unique de la gauche, a définitivement été éliminée l’idée d’une confédération de Partis, c’est-à-dire la possibilité d’un accord entre les quatre Partis de la « chose rouge » qui préserve l’identité de chacun.

Nous, de L’Ernesto, n’avons jamais cru que cette éventualité puisse se réaliser ; d’autres l’ont prônée. A présent, toutefois, après cette décision de la majorité de Rifondazione la route est tracée. Il est évident qu’après les élections avec le symbole unique commencera la surenchère de « dépassons toute appartenance ! redistribuons les cartes ! laissons entrer la société civile ! etc. ». Recettes éculées qu’on utilise lorsque l’on veut justifier la liquidation d’un parti pour en créer un autre, différent.

De la part de ceux qui, comme nous, ont toujours revendiqué la nécessité de maintenir l’expérience de Rifondazione Comunista, il serait irresponsable de ne pas prendre acte de cette situation exceptionnelle. Je pense à notre tendance, L’Ernesto, mais également à celle d’Essere Comunisti, avec qui nous avons longtemps partagé un parcours commun. La division qui s’est produite dans des circonstances bien douloureuses ne saurait diminuer l’exigence, pressante, de mener ensemble une bataille contre la liquidation du Parti.

Je pense aussi à d’autres sensibilités : en particulier, au mouvement de Florence [cf. l’appel de Florence], expérience extraordinaire réclamant à la fois un renouveau du Parti et une opposition inflexible à son dépassement. Je pense en outre aux camarades qui appartiennent depuis toujours à la majorité du Parti, mais qui ont exprimé en ces derniers mois d’importantes positions autonomes.
Toutes ces sensibilités doivent aujourd’hui se réunir pour conduire une bataille commune pour la survie de RC, de son symbole sur le bulletin de vote, de son nom, mais aussi de sa structure interne et, surtout, de son patrimoine politique et culturel. Elles doivent aussi revendiquer le droit de la base de s’exprimer, en refusant une fois pour toutes d’inadmissibles pratiques antidémocratiques.

Nous l’avons souvent répété : il ne s’agit pas d’un réflexe nostalgique de qui ne sait pas renoncer à son identité ; au contraire, c’est une exigence issue de la conscience que ce qui est supposé remplacer RC est une formation plus modérée, encline à entrer au gouvernement coûte que coûte, hétérogène et bâtie sur l’exigence de survie d’une caste politicienne.

Une force qui, aujourd’hui, peut bien se présenter aux élections seule, mais qui par la suite sera ramenée à un rapport organique avec le Parti Démocrate [formé de l’union des Démocrates de Gauche, ex-PCI, et des partis issus de l’ancienne Démocratie chrétienne], puisque sa raison d’être n’est pas une proposition alternative, mais simplement la possibilité de jouer un rôle sur le marché politique. Il n’y a point d’âme dans la “chose rouge”.

Elle se borne au repêchage d’images déjà vues lors de la dissolution du PCI. On reprend l’exigence de nouveauté, l’acharnement contre les identités, le flou du programme politique, la priorité de la manœuvre sur les contenus. C’est l’histoire qui se répète sous forme de farce, conduisant toutefois au même résultat, malgré tant de discours tonitruants.

L’issue est l’homologation. Voilà pourquoi nous ne nous y prêterons pas et nous voulons que d’autres mènent cette bataille à nos côtés. »

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commentaires

T
La direction du PCF veue balayer toutes traces du passé Communiste. Comme chez les communistes italiens, de nombreux communistes français, encartés ou non s'opposent à la destruction du parti communiste. Les authentiques communistes ne vont pas laisser faire. Les fossoyeurs n'ont rien à faire dans le parti, leur place est au PS.
Jacques Tourtaux
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