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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
10 octobre 2007 3 10 /10 /octobre /2007 17:40
Après le CN des 6 et 7 octobre :

  

Le « congrès extraordinaire » requalifié en « assemblée extraordinaire » : un pas en arrière pour mieux tenter de poursuivre le processus de liquidation du Parti.

 

Cette direction, qui se disqualifie chaque jour un peu plus, ne peut plus représenter le PCF !

 

 

Le CN des 6 et 7 avait pour ordre du jour la préparation du « congrès extraordinaire » des 8 et 9 décembre prochain. Il a adopté un relevé de décision publié dans l’Huma du 10 octobre.

 

C’était trop gros. Pour les communistes, un congrès du parti est quelque chose de sérieux. La direction s’est rendu compte qu’elle ne parviendrait pas à faire passer la mascarade anti-statutaire de « congrès extraordinaire » qu’elle avait prévue. Pas de bilan d’activité, pas de base de discussion, pas de congrès départementaux, pas de remise en jeu des mandats de direction… mais des conclusions écrites d’avance et le tout réglé en quelques semaines : les communistes risquaient de réagir devant ce qui n’aurait pas manqué d’être vécu comme un véritable coup de force.

Du coup, dans la nuit de samedi à dimanche, le « congrès » est devenu « assemblée » extraordinaire. Mais avec le même contenu et dans le même objectif : mettre en route la dernière phase de la « mutation » du PCF d’ici le congrès de fin 2008 : la liquidation.

 

On ne s’y trompera pas tout en mesurant la reconnaissance implicite par la direction elle-même du refus massif de cette perspective par les communistes.

 

L’ « assemblée » extraordinaire, réunira, peut-être, 1500 délégués désignés par les sections à raison d’un par section qu’elle compte 5 adhérents ou 200 adhérents. Ils disposeront en tout et pour tout de deux demies journées pour s’exprimer : l’après-midi du samedi 8 et le matin du dimanche 9. La soirée du 8 sera consacrée à des « ruches » (sic) pour abeilles en manque de discours d’expert. L’après-midi du 9 à la présentation des conclusions de « l’assemblée » à ces non-communistes que courtise la direction et qu’elle veut mettre en avant dès les assemblées de section.

L’« assemblée extraordinaire» aura en fait pour rôle principal d’entériner le « mandat » pour le congrès de fin 2008, définissant son ordre du jour que la direction aura concocté au dernier moment.

 

On en devine facilement la teneur. Elle figure dans le relevé de décision du CN, à peine voilée sous forme de questions. Citations : « Nous avons l’image d’un parti tourné vers le passé, dépassé ». « Faut-il dépasser la forme parti ? ». « Faut-il créer un nouveau parti ? De quelle nature ? Avec qui ? Faut-il, avec d’autres, engager un processus, à la gauche du PS, d’une force politique nouvelle d’émancipation humaine ? » On en passe pour arriver à la dernière phrase : « Faut-il élargir, approfondir et pérenniser jusqu’à faire émerger, dans le respect de l’identité et des apports de chacun, un front durable, une fédération de forces politiques, un nouveau parti ? »

 

Le style est aussi lourd que l’intention.

« L’assemblée extraordinaire » sera également une mascarade mais il serait irresponsable, pour les communistes attachés à leur parti, de la laisser passer comme si de rien n’était.

Car il y a urgence à renforcer la bataille contre la liquidation du parti et à le faire vivre, malgré et contre cette direction. Urgence devant le rôle qu’il doit jouer dans la riposte à Sarkozy. Urgence pour ne pas laisser entretenir, aussi bien par nos ennemis de classes, par les media, que par la direction elle-même, l’idée de la fatalité de la disparition du PCF, en particulier lors de cette « assemblée » des 8 et 9 décembre.

 

Une direction du PCF…

-          qui, après l’échec historique du 1,9% refuse de remettre en cause sa stratégie, de soumettre un bilan à ses adhérents.

-          qui continue de privilégier le regroupement politicien des partis « de gauche » plutôt que l’action dans les luttes et le rassemblement populaire face à Sarkozy.

-          qui, à travers les déclarations quotidiennes de ses dirigeants, reprend la thèse anticommuniste, si chère au MEDEF, du « déclin inéluctable » du PCF et doute de la validité de son existence même

-          qui prépare un congrès de liquidation

… finit de ce disqualifier. Une telle direction doit démissionner. Elle n’est plus légitime.

 

Dans ces conditions assumons nos responsabilités de communistes dans les luttes comme, de façon indissociable, pour l’avenir du Parti !

 

Un Appel existe : « Pas d’avenir sans PCF – Nous ne voulons pas que le PCF se saborde mais qu’il retrouve sa raison d’être ». Faisons le circuler et signer à des milliers d’exemplaires d’ici « l’assemblée ».

Le 27 octobre, une manifestation est organisée à Paris, les « marches pour l’emploi », à l’initiative des fédérations du PCF du Nord et du Pas-de-Calais.

 

Saisissons-nous de cet événement

- pour renforcer les convergences politiques avec le mouvement contre les franchises et la remise en cause du financement de la Sécurité sociale, avec la lutte à partir du 18 contre la casse des régimes spéciaux, de l’ensemble des retraites et les privatisations.

- pour montrer la volonté des communistes de faire vivre le PCF sur une base de lutte, outil politique irremplaçable pour combattre le capitalisme dans l'intérêt du monde du travail.

 

 

Stéphane AURIOL, Frédéric BERNABE, Emmanuel DANG TRAN, Fabienne DEBEAUVAIS, Claude FAINZANG, Olivier DEL RIZZO, membres du CN du PCF

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Published by Vive le Parti Communiste Français - dans Interventions au CN du PCF
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