Ce site est un espace d’information et d’échange pour tous ceux qui estiment qu’il est plus nécessaire que jamais de faire vivre le Parti communiste français, parti anticapitaliste de masse et de classe, assumant son histoire.
Nous reproduisons ci-dessous un article paru dans Var-Matin le 30 novembre. Quand un quotidien résolument réactionnaire apporte des encouragements aux communistes !
Le congrès départemental a adopté une grande partie des 200 amendements remontés des sections qui ont radicalement modifié le texte national pour affirmer, sans ambiguïté, le maintien du PCF et l’exigence de son retour sur une démarche de lutte de classe.
58% des communistes varois avaient refusé la base commune du CN lors du vote des 29 et 30 octobre.
Dans une fédération qui a été sinistrée par la ligne politique droitière et sans principe d’un ancien secrétaire fédéral, passé au PS depuis (un précurseur ?), le travail rigoureux des camarades continue de reconstruire l’unité du Parti et l’organisation sur des bases de classe. Un exemple très intéressant.
« Ni changement de nom, ni dilution dans l’extrême-gauche, ni rapprochement avec un Parti socialiste « attaché à la social-démocratie voire au libéralisme ». La volonté des cadres varois du PCF réunis en congrès hier à Brignoles, aujourd’hui à Carnoules, est au contraire de recouvrer une identité historique, en se positionnement, comme par le passé, au plus près du monde ouvrier. « Il faut retrouver les bases, oser les fondamentaux », entendait-on à la tribune, où avaient notamment pris place, près du maire de Brignoles, Claude Gilardo, le secrétaire départemental Alain Bolla. Il sera ce soir candidat à la succession du premier à la tête de la fédération varoise. Oser les fondamentaux, c’est, dans la sémantique militante, rétablir des mots, des expressions plus guère usités ces dernières années.
« La référence au marxisme, à la lutte des classes est plus que jamais d’actualité. Il faut replacer l’individu au centre du débat politique », affirmait hier William Mathevet. Pour le porte-parole des congressistes, il ne s’agit en aucun cas d’un retour en arrière mais, au contraire, d’asseoir les bases d’un PCF contemporain, qui serait celui des propositions transformatrices en rupture avec le capitalisme.
Un parti en évolution.
Et de saisir l’opportunité de la crise pour redorer le blason ? « Nous partons de très loin mais dans le Var par exemple, les signes perçus lors des élections locales, comme ce fut le cas notamment aux cantonales, à Cotignac et au Luc, sont encourageants. Et les nouvelles et régulières adhésions confirment cet espoir. »
Alors, quelle stratégie pour demain ? C’est l’enjeu du congrès, qui devra examiner plus de 200 amendements au document national de référence. « Preuve que le débat existe chez nous. » Aujourd’hui, l’assemblée doit en outre élire neuf représentants au congrès qui se tient à partir du 11 décembre à Paris. »