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Décès de Philippe Robrieux : un anticommuniste est mort, nous n’allons pas le pleurer !
Les communistes ont des adversaires, des ennemis, notamment parmi les historiens, dont ils savent reconnaître les qualités pour mieux les combattre.
Philippe Robrieux, décédé le 1er octobre 2010, n’était pas de ceux-là.
A défaut de faire carrière dans le PCF, après avoir été secrétaire de l’Union des étudiants communistes à la fin des années 50 et avoir laissé maints mauvais souvenirs dans sa section du PCF du 15ème arrondissement de Paris, Robrieux a ensuite eu plus de succès dans l’anticommunisme professionnel.
L’idéologie dominante a laissé une place de choix à son « Histoire intérieure du parti communiste » à la fin des 70 qui tombait juste en pleine campagne de dénigrement de Georges Marchais.
Dans l’historiographie anticommuniste, Robrieux a développé une pratique : la boue, la collecte de ragots plus douteux et haineux les uns que les autres émanant de toutes les générations de renégats morts ou vivants. Sur ces bases fangeuses, Robrieux s’est exercé, dans un style pesant et déplaisant, à l’art de la psychologie à deux sous.
Des milliers de pages de petites histoires mal écrites pour arriver une thèse qui tient qu’il aurait pu se contenté d’écrire en quelques lignes : le PCF et sa direction se sont toujours trompés, ont toujours trompé, toujours trahi, toujours été complices du pire, même dans les heures les plus glorieuses que d’autres que Robrieux n’avaient pas osé calomnier.
Seuls les renégats d’abord ou certains militants, forcément naïfs et égarés, trouvent grâce individuellement dans le drame collectif.
Le Figaro rend hommage à cet individu, dans un esprit logique de reconnaissance. On ne voit vraiment pas pourquoi Pierre Laurent se sent obligé de « s’incliner devant sa mémoire », sans parler de Roger Martelli, le nouvel « ex » (autrefois mieux inspiré), qui croit voir une « référence » dans son œuvre.
Quant à nous, en connaissance de cause, nous ne pleurerons ni le piètre historien, ni l’anticommuniste aigri.