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Quand la direction du PCF-Paris recourt à la justice bourgeoise pour expulser une section du PCF
Comment régler des différends politiques dans la fédération de Paris ? La direction persévère dans une méthode bien peu communiste…
Après avoir fracturé la porte et tenté de prendre possession manu militari par surprise des locaux de la section du PCF des 1er et 2ème arrondissements (voir les articles précédents), les directions du PCF Paris et de sa société immobilière veulent l’exclure via les tribunaux.
Après un 1er report, le jugement, mis en délibéré, est tombé le 22 juillet. En 1ère instance, la section, précisément la secrétaire de section, sont condamnés à quitter les lieux. Ils ont fait appel.
Dans l’état actuel des choses, le jugement n’est pas surprenant. Le Tribunal applique le droit de propriété.
Les camarades du 2ème, qui ont acquis les locaux par souscription il y a 39 ans et en paient les charges sans discontinuer depuis, ont en effet transféré la propriété de leur local à la société immobilière de la Fédération, pensant à l’époque être mieux protégés… Bien d’autres organisations du Parti ont fait de même et cela s’est déjà souvent retourné contre les militants, notamment avec les restructurations (revirements) politiques et financières depuis la « Mutation ». Cela ne doit plus se reproduire.
Pour le cas de Paris, plus que jamais, les communistes sont en droit d’exiger la transparence la plus totale des comptes et décisions de la SA-Rochechouart. Entre autres pour lever tout risque de conflits d’intérêts entre ses « gestionnaires » qui sont aussi prestataires de service du parti.
Le jugement en appel peut être différent.
Un peu gênée aux entournures vis-à-vis des communistes, la direction départementale est obligée de trouver un prétexte, qu’elle espère plus présentable, pour attaquer la section. La section des 1er et 2ème ne serait plus la section ! La direction départementale a en effet monté une autre section, conforme à ses vues, pour la supplanter et pour prétendre récupérer les locaux historiques. Impossible a priori pour des juges de se prononcer sur un tel aspect.
Sauf que le coup de force de la direction départementale est vraiment caricatural ! La section fantoche a été créée en janvier 2009 seulement, complètement hors statuts puisque le congrès de section (assemblée générale) et le congrès départemental avaient eu lieu auparavant et avaient reconnu la section historique et reconduit sa direction. Quant à refuser d’encaisser les chèques de cotisations pour pouvoir prétendre que les adhérents ne paient pas…
Sur ces points, la situation est maintenant établie et les preuves seront à la disposition du tribunal.
De tels procédés sont vraiment lamentables et disqualifient ceux qui les pratiquent. Non seulement, le secrétaire départemental Patrice Bessac n’a pas jugé bon de chercher à rencontrer la direction de section, mais il a même refusé ensuite de les recevoir. Devant le tribunal d’instance, le spectacle était éloquent : les deux fois, une cinquantaine de communistes de la section et du reste de Paris d’un côté et une malheureuse avocate, seule, de l’autre pour accomplir la besogne. Patrice Bessac est responsable nationalement de la Commission pour les « transformations » du Parti. Qu’il cesse de montrer un tel exemple de refus de dialogue!
S’il y a problème dans le Parti, ce n’est pas à un tribunal de le régler. C’est aussi ce qu’expriment les communistes parisiens, de toute section, qui vont continuer à assurer de leur solidarité la section Halle-Bourse des 1er et 2ème arrondissements dans cette affaire comme dans l’ensemble du combat politique communiste pour lequel nous sommes engagés. Nous ne l’oublions pas.
Ne laissons pas ce type de situations nourrir le désarroi parmi les camarades de la section et d’ailleurs, les écarter de leur parti et laisser le champ libre à telle ou telle stratégie incertaine à « gauche ».
Faisons le choix, dans le PCF des 1er et 2ème arrondissements comme ailleurs, de faire vivre et renforcer le PCF !