Ce site est un espace d’information et d’échange pour tous ceux qui estiment qu’il est plus nécessaire que jamais de faire vivre le Parti communiste français, parti anticapitaliste de masse et de classe, assumant son histoire.
Nous reproduisons ci-dessous la lettre de notre camarade de Haute-Vienne Michel Perrin à l'Echo du Centre suite à la publication d'une tribune d'un dirigeant fédéral, Gilbert Bernard, pronant ouvertement la dissolution du Parti communiste (voir en bas).
Il n’est pas dans mon habitude de mener le débat politique concernant mon organisation par presse interposée, fut-elle progressiste. C’est un exercice que je privilégie de partager avec mes camarades, dans les réunions prévues à cet effet, permettant l’expression de chacun.
L’intervention de Gilbert BERNARD dans le courrier des lecteurs du mercredi 13 août 2008 après celle de nombreux responsables départementaux du PCF, m’incite à le faire.
Simplement pour dire que de mon point de vue l’intervention politique de responsables départementaux, doit être de faciliter l’intervention du plus grand nombre de communistes possible avant d’imposer leur choix personnel. Le nombre d’initiatives pour réunir cellules et sections sur la haute vienne ne me semble pas aller dans ce sens.
Quand au fond, Gilbert, comme d’autres, propose ni plus ni moins que la dissolution du PCF pour créer un énième mouvement dont il dessine les composantes (PS, verts, communistes, …etc…) mais pas et c’est paradoxal, le but. Souhaite t-il un congrès de Tours à l’envers ? Une organisation réformiste de plus ?
Quand au bilan très négatif de l’organisation, n’est-il pas le fait d’orientations actuelles insatisfaisantes pour une majorité de communistes ? Les directions n’ont-elles pas l’obligation de réfléchir à leurs échecs répétitifs ?
Chacun doit être clair dans les propositions et ne pas avancer masqué. Alors retrouvons nous dans les prochains jours,semaines, mois, pour discuter et prendre les bonnes décisions avec tous les communistes, qui, j’en suis persuadé ne sont pas prêt à s’auto détruire. C’est en tout cas à eux d’en décider.
Michel Perrin
