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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 15:35

Le philosophe et les liquidateurs

Sur De quoi Sarkozy est-il le nom ? d’Alain Badiou

 

On parle beaucoup, dans les médias, y compris L’Humanité, et jusque dans certaines sections du parti, du dernier livre d’Alain Badiou.

C’est un pamphlet qui répond aux lois du genre mais qui ne saurait pallier le manque d’analyse politique. Qualifier Sarkozy d’ « homme au rat » en référence à Freud et aux hiérarques du PS qui ont quitté le navire, est tout à fait cocasse. Montrer les points communs de l’idéologie dominante avec celle de Vichy n’est pas sans pertinence. Mais tout cela ne saurait constituer une étude des forces en présence. L’idée d’un front commun contre le Président actuel s’est imposée dans la gauche comme un lieu commun, d’où le succès du livre. Mais l’on devrait se méfier des évidences et des incantations. D’autant qu’une simple comparaison avec un pays proche, nous montre que l’anti-berlusconisme conçu comme alpha et omega du discours oppositionnel a eu pour conséquence de donner un blanc-seing au social-libéralisme italien. A ce compte, la stratégie d’union à tout prix contre la droite s’est soldée par la dilution des partis communistes et un virage à droite de toute la société italienne.

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24 mars 2008 1 24 /03 /mars /2008 20:44
Reprise d'un texte mis en ligne dimanche 23 mars par Pierre-Alain Millet, de la section PCF de Vénissieux (69). Nous nous félicitons de la brillante élection de Marie-Christine Burricand, membre du CN du PCF, au Conseil Général du Rhône.

Il n'est pas de sauveur suprême...

Le peuple de France reste ingérable ! Quelque mois après avoir porté Sarkozy au pouvoir, il lui signifie en utilisant les élections locales, ses exigences sociales. Les clairons de gauche se trompent lourdement en imaginant que celà gomme les messages tout aussi clairs de 2002 ou 2007 ! La colère populaire cherche sans le trouver le chemin d’une issue politique, elle peut se perdre facilement dans des méandres locaux et des manœuvres d’appareil, mais elle représente la force sociale qui peut tout bousculer... Comment l’aider à construire son chemin vers l’autonomie politique, telle est la question principale pour les communistes.

Sarkozy et la droite versaillaise qui a pris le pouvoir après de longues années de luttes internes, se croyait à l’abri des colères populaires pour quelques années. L’agitation médiatique et institutionnelle, le recours aux fastes des riches comme affirmation de sa puissance, le volontarisme antisocial, la répression et la criminalisation de la misère, du syndicalisme, de l’immigration, tout devait assurer à cette bourgoisie arrogante une domination sans partage ouvrant après la rupture une nouvelle ère politique, rompant enfin avec les "spécificités" françaises issues de son histoire révolutionnaire.


Patatras, quelques semaines avant le 40ème anniversaire de 1968, la colère monte ; grèves dans la distribution ou la métallurgie, dénonciations des conditions de vie de millions de familles au bord de la misère, revenus bloqués face aux augmentations sans fin des consommations de base indispensables, déplacement, logement, pain, lait... enseignants au bord de la rupture face aux suppressions de poste dans presque tous les établissements.. et toutes les couches sociales s’en mêlent, avocats, greffiers, juges, policiers...


Le pouvoir devient fébrile... et les règlements de compte, de Neuilly au Medef se multiplient... Sarkozy disparait des médias, se concentrant sur ses affaires et règlent ses comptes, du démontage de Bayrou à Pau à la reconversion de Martinat...


Alors, vague rose pour recommencer comme avant ? Que nenni ! Ce peuple Français est intelligent, beaucoup plus que les commentateurs médiatiques ! Il ne donne pas un blanc-seing au PS, n’oublie pas que ce sont des élections locales, et confirme que le parti communiste a une place politique. De nombreux candidats du PCF résistent avec surprise aux manoeuvres du PS ou des Verts !


A Vénissieux, André Gerin avait déjà marqué le terrain aux législatives en progressant au premier tour. Sa liste aux municipales mobilise en progressant de de 20 à 25% des inscrits avec 5 listes et malgré un progrès de l’abstention à 52%. Le sortant communiste Christian Falconnet sur le canton Nord progresse fortement sur 2001 et atteint 20% des inscrits avec 4 candidats dont le PS et les verts, ce qui représente une force politique considérable. Enfin les communistes locaux avaient fait le pari avec le sénateur sortant Guy Fischer, personnalité nationale conseiller général depuis 26 ans de proposer une candidate nouvelle, non élue, connue comme militante, mais qui se retrouvait avec... trois élus sortants non communiste de la majorité du maire de Vénissieux, adjoint ou président de conseil de quartier... Le résultat en a surpris... (et déçu !) beaucoup ! Elle est largement en tête au premier tour avec 28% des exprimés s’approchant du score de Gerin aux législatives et rassemble largement au second en s’approchant du score de Guy Fischer en 2001.


Les élections montrent partout l’importance de l’enracinement d’élus dans leur ville, du poids que représente la relation souvent ambigüe entre le maire et sa ville. Le peuple a raison de tenir compte des personnes et de la réalité du travail réalisé. La transformation politique ne se fera pas dans les livres, ni dans les salons.. Ceux qui veulent transformer le monde doivent avoir les pieds dans la glaise comme on dit, et démontrer leur engagement dans le concret.... Mais cela crée les bases aussi des illusions, du clientélisme... du sauveur suprême. Dans ces conditions les communistes Vénissians, en gagnant leur pari se sont donnés un nouvel atout pour reconstruire, d’autant que Marie-christine Burricand est connue pour son engagement contre l’orientation nationale du PCF.


Le deuxième tour nationalement confirme que le chemin est difficile à ouvrir pour le peuple. Comment virer vraiment Sarkozy sans parti communiste ? Certes les couches aisées des grandes villes permettent au PS de rassembler au centre contre la droite sarkozienne, utilisant le Modem au gré des situations locales. Dans le Rhône, il a même tenté de rejoindre l’exécutif du conseil général avec Michel Mercier, président sortant gérant avec l’UMP, opération finalement avortée...


La grève des urnes restent souvent le seul moyen perçu par les quartiers populaires et le monde du travail. Et parfois, c’est au contraire l’illusion d’un "tribun" local qui pousse à voter à droite ou à gauche. Au total, reste que personne ne peut prédire quoi que ce soit ! Il ne suffit pas de claironner "contre la bourgeoisie" pour organiser la résistance populaire, et il ne suffit pas non plus de mobiliser dans les luttes...


Que cherche le peuple ? Un vote utile pour porter la colère, pour faire grandir les résistances, pour les rendre majoritaires, de la rue aux palais de la république, un vote qui débouche sur du concret pour des batailles sociales, urbaines, humaines... Un vote qui unisses les différentes couches sociales contre les profiteurs, spéculateurs et rentiers, qui unisse la diversité culturelle contre la guerre des civilisations... Un vote qui donne des forces pour s’organiser... bref, un vote communiste !


Alors, le vote PCF ? il est ambigü... il sauve des élus qui gèrent avec le PS, et parfois le Modem... mais maintient des points de résistances dans la lutte contre les expulsions, pour la solidarité sociale... Il maintient une direction qui organise le remplacement du PCF et il freine en même temps sa disparition... Il est utilisé parfois comme un vote socialiste, mais il reste encore pour les électeurs un vote communiste... Voynet, (après Mamère) ou Bartolone, soutenus par Royal, mais aussi Fabius ou Emmanuelli l’ont bien compris. Ils font tout avec la droite sans état d’âme pour réduire encore l’espace communiste... Le plus ubuesque, c’est que la direction du PCF a obligé les députés PCF a siéger avec ceux qui les assassinent à la première occasion !


Face à la crise financière, à la guerre sociale qui appauvrit des millions de familles, touchant largement les couches moyennes, personne ne croie qu’il suffirait d’une élection pour changer la vie. Mais le peuple cherche, bouscule les prévisions, sort les sortants nationaux et conforte certains élus engagés localement, refuse de se laisser enfermer dans des schémas politiques médiatisés... Les communistes ont malgré leur émiettement un espace que ce vote rappelle. Pour aider le peuple à repousser les illusions des sauveurs suprêmes, les communistes ont une responsabilité : s’unir, y compris en mettant clairement en avant des dirigeants nationaux nouveaux, porteurs de ce "point de vue communiste" qui manque à la résistance populaire. La direction nationale ne choisit pas cette voie, et continue à célébrer "la gauche" sur tous les tons. Aux communistes de s’engager comme ils l’ont fait partout dans cette campagne.

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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 12:33
A propos du « déclin historique »… Une analyse du camarade Jules Molina

 

Sous la pression des « refondateurs » la direction du Parti a tendance à faire sienne la théorie qui voudrait que la chute ininterrompue des résultats électoraux depuis plusieurs décennies et l’état d’extrême faiblesse de l’organisation soient la conséquence du « déclin historique  du PCF ». La ligne stratégique suivie n’y serait pour rien. Il s’agirait d’un phénomène de société lié aux erreurs  antérieures à la mise en œuvre de cette stratégie et contre lequel on ne peut rien.

Aujourd’hui, les questions de l’« utilité » du Parti et de sa « forme » seraient posées et la seule solution d’avenir résiderait dans la dissolution de celui-ci pour faire place à une «  organisation de gauche antilibérale » très large et sans référence au communisme car le mot même serait devenu un obstacle à notre influence.

La direction cite pour preuve le score catastrophique des présidentielles, mais elle se garde bien de rappeler que Marie George Buffet s’était mise en « congé du Parti », qu’elle  n’était  pas  la candidate du  PCF  mais celle  d’un  « collectif de la gauche antilibérale » nouvellement créé.

La direction n’a également pas un mot sur les succès remportés aux législatives par les « candidats présentés par le PCF », particulièrement dans le Nord.

Elle s’abstient aussi de remarquer que la LCR de Besançenot, qui tient aujourd’hui le langage que nous avons progressivement cessé de tenir, a multiplié ses scores électoraux par dix pendant que le PCF chutait d’autant. La revendication « communiste » que la LCR agite en toutes occasions, et qu’on nous conseille d’abandonner, semble plutôt lui réussir.

La vérité est que les dirigeants du Parti se sont englués depuis des décennies dans une orientation essentiellement électoraliste. La recherche d’accords électoraux avec la social-démocratie pour conquérir ou conserver des positions d’élus a primé sur toute autre considération. Pour faciliter ces accords les directions qui se sont succédé après le 22ème Congrès ont été jusqu’à opérer nombre de virages idéologiques et à retirer quasiment de notre langage des expressions et des mots, pourtant lourds de contenu, mais qui sont sensés faire peur tels ceux de « marxisme », de « lutte de classes », d’« impérialisme »…

Cette ligne suicidaire a conduit le PCF à abandonner progressivement un terrain que les gauchistes se sont empressés d’occuper pour leur plus grand profit.

L’Assemblée Extraordinaire de décembre et le Congrès de 2008 mettent aujourd’hui les membres du Parti face à un choix incontournable et définitif :

- Ou bien accepter la voie italienne qui est proposée : dissolution du Parti, fusion avec la social-démocratie, et au bout, participation à des gouvernements « de gauche » ou «  de droite » qui exploitent férocement les travailleurs.

- Ou continuer le PCF en l’expurgeant progressivement des déviations opportunistes qui lui ont fait tant de mal et en luttant aussi contre le sectarisme qui freine aujourd’hui sa reconstruction.

Au moment où les multinationales et leurs gouvernements s’acharnent avec une violence sans précédent contre les acquis sociaux des travailleurs, l’existence d’un PCF,  parti de lutte sans compromission contre le capitalisme et pour une société socialiste, est plus indispensable que jamais.

 

J. Molina

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25 juin 2007 1 25 /06 /juin /2007 19:10

Le PCF a un avenir !

Militants communistes du quartier du Fort à Vitry-sur-Seine, notre activité avec, bien sûr, des hauts et des bas, ne s’est jamais estompée. Nous avons avec détermination et honnêteté toujours participé à la vie du Parti, ancrée sur un rapport aux habitants.

Nous avons participé à la préparation de nos congrès, participé aux multiples votes, nous nous sommes toujours inscrits dans la vie de notre Section.

Nous l’avons fait sans retenue, dans une attitude responsable éloignée de tous clans ou autres réseaux, tendances…, qui nous sont insupportables et que nous condamnons car diviseurs et sans issue.

Nous regrettons ces pratiques. Elles existent selon nous en raison des insuffisances majeures de nos précédents congrès. Insuffisances qui rendent nos directions inopérantes, enfermées dans des débats internes pour ménager les uns et les autres davantage préoccupés d’enjeux de pouvoir que des enjeux politiques de notre temps, de la responsabilité et du rôle du Parti.

La diversité des opinions, les sensibilités, la démocratie auxquelles on se réfère tant, ont perdu de leur sens, de leur authenticité, amputé la confrontation des idées et favorisé des lignes floues sans identité communiste.

Nous craignons que La Direction du Parti ait entrepris un processus d’effacement de l’identité communiste.

L’existence du Parti communiste est une nécessité historique. Son histoire n’est pas terminée.

Nous refusons de considérer que le capitalisme est la fin de l'Histoire. Nous considérons que la lutte de classes est toujours d'actualité, que les salariés ne sont pas condamnés à être exploités indéfiniment pour l'enrichissement du Capital. La libération de l'Homme de son exploitation est toujours d'actualité. Nous n'acceptons pas non plus qu’une partie de l’humanité soit condamnée au sous-développement, à la misère.

L’élection présidentielle et les élections législatives ont donné clairement la victoire aux forces de droite. Ces élections montrent aussi l’énorme affaiblissement du courant révolutionnaire, même si notre Parti amortit un peu sa chute à l’occasion des législatives.

La disparition du sigle PCF pour la campagne présidentielle ainsi que la mise en congé de MG Buffet de sa responsabilité de secrétaire nationale a semé le trouble parmi l’électorat. Ce trouble a été renforcé par le soutien explicite largement relayé par  le quotidien « l’Humanité », de responsables et d’élus à la candidature de José Bové. Le renforcement électoral du Parti ne serait-il plus un objectif ? Les résultats des présidentielles ont montré que la campagne sous l’appellation « gauche populaire anti-libérale » n’a rencontré aucun écho. La campagne électorale des législative a été menée sans orientation nationale. Le journal l’Humanité s’est distingué en faisant campagne pour l’élection non pas de députés communistes mais de députés « de gauche ». Or, les résultats des législatives sont sans appel. Quand le Parti est allé à la bataille en affirmant son identité, il a amélioré le résultat de MG Buffet, quand il s’est présenté en effaçant son identité sous prétexte de rassemblement, il a été laminé.

La stratégie de la Direction est uniquement déterminée par des considérations électorales à courte vue. Si en 1920, ces considérations avaient prévalu, le PCF n’aurait jamais vu le jour.

 

Si nous estimons que l’existence du Parti a toujours un sens, l’analyse de son déclin est indispensable. Elle l’est d’autant plus qu’elle conditionne l’élaboration d’une stratégie de reconquête.

Mais les Directions semblent vouloir systématiquement éviter d’analyser les raisons de ce déclin, tout comme celles de l’effondrement du socialisme . A quelle fin ? Et quel objectif pour le congrès extraordinaire de fin décembre ? Une étape, nous dit-on, vers le congrès ordinaire de 2008!

Ce congrès serait préparé par un questionnaire adressé aux communistes comme aux non communistes, questionnaire qui serait analysé par des experts! Aucun texte d'analyse comme d'orientation ne serait présenté aux communistes!

Certes, un congrès n’a aucun sens s’il est préparé en vase clos mais cette approche du congrès extraordinaire laisse pour le moins interrogatif. Conclu par une synthèse, la stratégie des collectifs anti-libéraux n’a pas été édifiante. Il ne faudrait pas sans le dire préparer la transformation du Parti communiste en un parti social-démocrate supplémentaire ! Fragiliser l’appareil militant du Parti, propulser des hommes et des femmes issus de mouvements divers étrangers à l ‘histoire et à la culture du Parti ne peuvent qu’alimenter cette possible dérive

Nous considérons que le Parti communiste n’est pas condamné à se fondre dans le PS ou à devenir un groupuscule réduit à la production de slogans anticapitalistes. La reconstruction du Parti implique de retisser les liens avec le monde du travail, dans sa réalité du début de ce siècle. Le lien avec le salariat est l’essence même du Parti communiste, ceux qui luttent ont besoin de la force d’organisation et de proposition qu’est le PCF, que forment les communistes fidèles à la raison d’être de leur Parti.

Les communistes doivent se réapproprier leur Parti, pour élire une Direction qui mette en œuvre une stratégie reposant sur les luttes, en rupture avec celle menée jusqu’à maintenant, fondée sur la recherche d’accords de sommets sans contenu.

Il nous semble indispensable d’affiner des axes d’une stratégie qui permette au Parti de retisser les indispensables liens avec le salariat et, par-delà, avec l’ensemble de la Nation.

Nous pensons que l’exigence absolue est de passer d’une conception de la lutte centrée sur la classe ouvrière à une conception centrée sur le salariat. Aucune catégorie de salariés ne peut se prévaloir d’une quelconque prééminence dans la lutte contre la gestion capitaliste de la société. La classe ouvrière n’est pas révolutionnaire par essence, les salariés des services, les fonctionnaires, les cadres, les ingénieurs ne sont pas réformistes par nature. Il faut passer d’une stratégie fondée sur le rapport capital/classe ouvrière à une stratégie fondée sur le rapport capital/salariat. Cette stratégie novatrice a été ébauchée lors du 25e congrès en 1985. Elle proposait de rassembler par les luttes les salariés, les citoyens sur des solutions anticapitalistes. La convergence de ces luttes déterminait le contenu des alliances. L’alliance n’était plus un but en soi, mais un moyen. Cette conception du mouvement de lutte fut abandonnée car elle était contradictoire avec l’Union de la gauche. Cette stratégie qui est toujours d’actualité mettait en avant la nécessité d’imposer dans les luttes de nouveaux critères de gestion. Or, l’ouvriérisme renvoie la solution de la gestion à la prise du pouvoir central. Dans un pays capitaliste développé, les pouvoirs du capital sont trop disséminés et enracinés dans les entreprises et les institutions fondées corrélativement sur le suffrage universel qui sont génératrices d’illusions et intégratrices, pour être attaqués par le haut. Ce qui implique la conquête par les travailleurs du terrain de la gestion dont ils sont maintenus à l’écart. Seule la lutte des salariés peut faire sauter les verrous et est susceptible de modifier les décisions. La sortie de la crise appelle des mesures qui feront reculer les positions, les privilèges les modes de pensée et d’action capitalistes dans la gestion de l’Etat des entreprises et de l’ensemble de la vie sociale. Ce qui signifie que le cadre de la lutte est national. Mais la réflexion doit articuler l’analyse, centrée sur la nation, sur les autres dimensions du monde. Nous ne sommes plus à l’époque de l’internationalisme politique, le mouvement révolutionnaire doit s’appuyer sur la réalité des relations Nation-Europe et Nation-monde.

Le monde du travail, les victimes de l’exploitation capitaliste, le pays tout entier ont plus que jamais besoin d’un Parti Communiste qui forge son action et ses propositions dans la lutte des classes. Ils n’ont pas besoin d’une nouvelle mouvance social-démocrate.

 

Cellules Courtade, Lanvin, Oradour.

Section de Vitry sur Seine

Fédération du Val de Marne

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