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A LA UNE

NOUVEAU SITE ACTUALISE QUOTIDIENNEMENT: http://vivelepcf.fr/

 

36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
12 septembre 2007 3 12 /09 /septembre /2007 11:33
FETE DE L'HUMA 2007:

3 stands dont nous vous recommandons la visite tenus par des organisations du PCF, dont des responsables ont participé à la réunion de Vénissieux:

plan-PCF70.jpg
Programme du stand du PCF Paris 15 et du collectif PCF RATP BUS en lien

A noter sur le stand de la Fédération du PCF de la Haute Saône, avenue Rol-Tanguy:

Samedi à 17h30: débat sur
 
"Avenir de l'industrie automobile en France: quelle riposte politique, quelles luttes face aux délocalisations, aux suppressions d'emploi.
 
Avec
- Olivier DEL RIZZO, ouvrier et militant syndical chez IP-Marty, membre du CN du PCF
des militants syndicaux de PSA, Renault et de sous-traitants

Le stand de la Fédération du Pas de Calais se trouve dans l'espace Nord (H4 sur le Plan)
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5 septembre 2007 3 05 /09 /septembre /2007 13:09
Le peuple a besoin d'un Parti communiste porteur d'un projet révolutionnaire: rencontre nationale


Déclaration élaborée à l'issue de la rencontre nationale "Reconstruire l'espoir : Quel parti communiste aujourd'hui" du 1er septembre 2007 à Vénissieux.

Dans la diversité de leurs situations locales et de leurs analyses, 150 communistes, membres ou non du P.C.F., délégués de 26 départements ont fait le constat de la nécessité, plus que jamais, de l’existence d’un Parti communiste en France et de la revitalisation d’un point de vue communiste.

Le capitalisme mondialisé, dominant toutes les régions du monde et tous les domaines de la vie, fait la preuve de sa nocivité et de son incapacité à répondre aux besoins de l’Homme. Face à cela, il faut une organisation politique qui offre une autre perspective de développement, le socialisme, le communisme, qui réaffirme que le capitalisme n’est pas la fin de l’Histoire, qui permette à la classe ouvrière, au monde du travail, au peuple, à la jeunesse d’intervenir dans le combat anticapitaliste.

Ils font le constat que la direction du PCF tourne le dos à cette exigence.

  • Elle organise le recul des idées communistes.
  • Elle fait le choix de prolonger la stratégie qui a conduit au désastre électoral des présidentielles, 1,9%.
  • Refusant d’en tirer les leçons, elle poursuit le processus de liquidation et met à l’ordre du jour de deux prochains congrès, fin 2007 et fin 2008, la question de la disparition du PCF.

Ils dénoncent cette orientation et affirment leur détermination, chacun à leur place, à la combattre et à faire vivre, en toute circonstance, les idées communistes et un parti communiste ancré dans la lutte des classes et le combat révolutionnaire.

Pour eux, cet objectif commun est indissociable de leur engagement à participer au développement des luttes, dans les entreprises et les quartiers, contre la politique au service du MEDEF, antisociale, sécuritaire et guerrière, menée par Nicolas Sarkozy.

Ils s’engagent à poursuivre le rassemblement du NON à la Constitution européenne et à lutter contre la mondialisation, en particulier en mobilisant contre tout nouveau traité, pour la reconquête de la souveraineté populaire, la sortie de l’OTAN et les acquis du Conseil national de la Résistance, à être partie prenante de la lutte internationaliste avec les partis communistes et progressistes.

Ils s’engagent à lutter avec les peuples du monde pour la paix, le désarmement et la solidarité internationale contre l’impérialisme alors que Nicolas Sarkozy vient d’afficher son alignement sur Bush.

Les participants à cette rencontre affirment leur volonté de se rencontrer pour poursuivre le débat, de se coordonner de façon durable et régulière dans l’objectif de travailler au rassemblement de tous les communistes pour un autre projet de société.

Un premier rendez-vous est proposé à la fête de l’Humanité sur plusieurs stands qui afficheront cet appel. Les signataires appellent les communistes qui le partagent à se retrouver fin octobre dans une nouvelle rencontre nationale.

Vénissieux, le 1er septembre 2007

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3 septembre 2007 1 03 /09 /septembre /2007 10:49
Rencontre communiste de Vénissieux, 31 août et 1er septembre 2007 :

 

Une étape encourageante dans la riposte à la liquidation du PCF

 

Marx-est-mort-mon-oeil.pngAvec d’autres camarades connus pour leur opposition à la stratégie de Mutation-démolition du PCF mise en œuvre par sa direction, nous avions décidé en juin d’organiser une rencontre nationale à la rentrée pour faire le point.

Nos attentes étaient très fortes d’échanger avec nos camarades, de connaître l’état d’esprit des communistes ailleurs dans le pays, de passer à un autre niveau de coordination. La situation politique le rend en effet encore nécessaire. Une nouvelle étape est franchie avec la mise à l’ordre du jour explicitement de la disparition du Parti (voir CN des 22 et 23 juin) et la convocation de deux congrès en décembre 2007 et fin 2008. Dans le même temps, le besoin de moyens politiques pour faire vivre nos organisations du PCF sur une base de lutte est encore plus grand devant la politique de Sarkozy.

Par rapport à ces attentes, nous revenons de la réunion de Vénissieux avec le sentiment que nous avons participé à une étape encourageante.

La réunion est un succès de participation : 146 camarades de 26 départements. Etaient notamment présents des responsables de deux fédérations (Pas-de-Calais et Haute-Saône), de plusieurs sections (dont Vénissieux, Saint-Fons, Paris 15ème, Illkirch-Grafenstaden - Béziers, Ouest-Var étaient excusés pour cause de fêtes locales du Parti), de cellules d’un peu partout, de réseaux de communistes (Rhône, Charente-Maritime, Fontenay-sous-Bois, Amiens…). On comptait aussi 8 membres du Conseil national, des membres de CD… Des représentants de groupes qui ont quitté le Parti participaient aussi à la réunion (dont Rouges Vifs Midi).

La qualité de l’organisation par nos hôtes de la section de Vénissieux et du Rhône, leur présence nombreuse, leur riche participation aux débats sur la base de leurs expériences de lutte font partie des éléments encourageants.

L’échange sur les questions internationales a apporté beaucoup d’informations et d’éléments d’analyse.

Sur le PCF, les participants se sont tous accordés pour identifier la nouvelle étape du processus de démolition, dans la continuité de la « Mutation », du démantèlement des organisations communistes de base, de l’abandon des positions de lutte, de la stratégie d’effacement de l’identité communiste qui a conduit au désastre électoral de MG Buffet aux présidentielles.

Il ressort que l’on n’a plus à hésiter pour la caractériser ouvertement comme une « liquidation ».

A l’exception de membres des groupes extérieurs, la quasi-totalité des camarades estiment qu’il est nécessaire d’intervenir à l’occasion du congrès extraordinaire de décembre. Cette question a fait débat dans les sections, notamment devant l’organisation délibérément brouillée de ce congrès. Mais il paraît indispensable de ne pas banaliser la fatalité entretenue insidieusement de l’hypothèque sur l’avenir du parti. Les procédés utilisés par la direction révèlent aussi une réalité : une majorité de communistes refuse leurs scénarios de recomposition politique et d’effacement du PCF. Des camarades isolés, entre autres, ont fait état des difficultés rencontrées et du courage qu’il faut pour contrer certaines pratiques de direction.

D’autres, de plusieurs fédérations, ont fait état d’expérience de revitalisation, de recréation de cellules voire de sections. Des camarades ont réadhèré pour militer, pour peser et rassembler des communistes.

L’exigence d’une visibilité accrue du caractère national de notre opposition a été largement soulignée, de même que l’exigence d’animer des campagnes de lutte sur les questions cruciales du moment, compte tenu des défaillances de la direction, contre la casse de la sécurité sociale (des retraites avec les régimes spéciaux), contre la casse de l’université, pour le rejet du nouveau traité européen…

La volonté s’est exprimée d’aboutir à une meilleure forme d’organisation, de coordination entre nous, « dépassant le bricolage passé ».

Un texte a été discuté et adopté en fin de réunion. Son existence est importante. Nous le mettrons en ligne quand il nous arrivera avec les corrections adoptées. Il traduit la conviction partagée par tous les participants de la validité, de la nécessité pour l’avenir de l’existence du Parti communiste, « ancré dans la lutte des classes et le combat révolutionnaire », pour combattre le capitalisme mondialisé.

Voilà les principaux éléments que nous avons retenus eu égard à nos attentes et à nos analyses. Nous avons exprimé notre désaccord avec l’idée défendue principalement par les représentants des organisations constituées hors PCF que la bataille du PCF n’est pas primordiale, qu’il serait temps de construire une autre organisation, de se coordonner avec « tous les anticapitalistes ». Les expériences dans ce sens sont peu concluantes. Le risque d’éclatement, le risque de rupture avec le fil historique qui a fait du PCF le parti de masse et de classe, outil efficace du monde du travail pour combattre le capitalisme est beaucoup trop grand, dans le contexte actuel d’affaiblissement, sans parler des appels du pied de « l’extrême gauche ».

Le texte final, consensuel, tient compte de cette « diversité ». Pour nous quand le texte s’intitule « la France a besoin d’un parti communiste », c’est du parti communiste français.

Le principe a été retenu d’une nouvelle réunion du même type en Région Parisienne en octobre. Nous nous sommes proposés pour participer à son organisation.

D’ici là, la Fête de l’Huma, et les stands des organisations présentes à Vénissieux seront des lieux pour poursuivre le débat et sa concrétisation.

 

Emmanuel DANG TRAN (secrétaire PCF Paris 15, membre du CN et du CD75), Claude FAINZANG (Paris 19ème, membre du CN et du CD75), Josette GAWSEWITCH (Paris 15ème , CD75),  Joran JAMELOT (Paris 14ème)

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30 août 2007 4 30 /08 /août /2007 20:34
Vendredi 31 août et samedi 1er septembre a lieu à Vénissieux une rencontre de communistes en désaccord avec les orientations de la direction du PCF. Décidés à contribuer au rassemblement des communistes pour  mettre en échec les scénarios de sabordage du PCF au(x) prochain(s) congrès, à faire vivre le PCF sur des bases de lutte, nous participerons à cette rencontre. 
Nous vous en communiquerons les conclusions sur ce site internet.


Emmanuel DANG TRAN, Fabienne DEBEAUVAIS, Claude FAINZANG, membres du CN du PCF
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18 août 2007 6 18 /08 /août /2007 21:31

D'où vient ce coup de force?

Malgré la campagne et le résultat désastreux de Marie-George Buffet à l’élection présidentielle, le résultat des candidats du PCF aux législatives, 1,2 million de voix, 4,3%, reste à peu près stable par rapport à 2002. N’en déplaise à certains membres de la direction parmi lesquels Roger Martelli, dont Le Monde et l’Humanité ont relaté les « études » tendant à illustrer la théorie du « déclin inéluctable », ce résultat, certes de basses eaux, traduit dans le contexte la persistance d’un vote communiste national. Pour la plupart des communistes, il a représenté un soulagement.
Le PCF, et ce qu’il représente dans le pays, n’est pas mort. 

18, c’est en dessous, mais juste en dessous du seuil de 20 députés nécessaires à la constitution d’un groupe parlementaire. Trois scénarios étaient raisonnablement imaginables pour préserver un groupe:

  • * - ils réussissaient, en lien avec une campagne du Parti pour le respect du pluralisme, à obtenir l’abaissement à 15 députés du seuil pour constituer un groupe.
  • * - les députés communistes réussissaient à trouver au moins deux partenaires pour s’apparenter à leur groupe.
  • * - dans le pire des cas, ils constituaient un groupe strictement technique, avec au moins deux autres députés, laissant apparaître l’identité de chacun et permettant de bénéficier des avantages attachés au statut de groupe parlementaire (temps de parole notamment).

 
Aucun de ces scénarios ne s’est réalisé. 

On a affirmé au CN qu’on ne trouvait pas deux députés acceptant de s’apparenter aux communistes. La revendication du groupe à partir de 15 députés n’a guère été portée, d’autant que la direction par la voix de Marie-George Buffet a affirmé que, même dans ce cas, le groupe de la « gauche démocratique et républicaine » - GDR - serait maintenu.

La constitution de ce groupe GDR, avec 4 députés Verts et 2 d’outre mer, le 26 juin dernier, ne correspond pas à un groupe strictement technique, malgré la présentation qui en a été faite. La déclaration politique du groupe au bureau de l’assemblée fixe comme objectif de « peser en faveur de tout ce qui sera de nature à rassembler la gauche », ce qui n’est pas technique. Surtout, l’intitulé du groupe sanctionne la disparition du groupe communiste, bien que 18 des 24 députés membres soient communistes ou apparentés. On notera que le groupe socialiste s’appelle « socialiste radical et citoyen » par respect pour les députés, très minoritaires, du PRG et du MRC qui en sont membres. Mais, bien que représentant 18 députés sur 24, sur les 20 nécessaires, l’identité PCF est évacuée.

Nous venons d’assister à un véritable coup de force pour liquider un pan important de l’existence du PCF. Certains ne prennent pas de précaution pour annoncer leurs intentions. Patrick Braouezec, oubliant qu’il doit son mandat à l’action de générations de militants communistes à Saint-Denis et qu’il a pris lui-même la précaution de solliciter comme suppléante la maire PCF de Pierrefitte, plutôt qu’un individu proposé par ses « collectifs antilibéraux », a déclaré que « les mariages de raison pouvaient se transformer en mariages d’amour ». Quant à M. Noël Mamére, « vert » candidat du PS en Gironde, il affiche la couleur en déclarant « qu’il ne parierait pas un euro sur le renouvellement du PCF, l’un des derniers partis staliniens d’Europe » tout en appelant à une « refondation de la gauche ». Au fond, rien d’étonnant de la part de cet anticommuniste viscéral, valet du pouvoir au journal télévisé dans les années 80 et qui a rassemblé en 1989 toute la droite et la social-démocratie pour « extirper la mairie de Bègles aux communistes ».

Mais comment de tels individus pourraient-ils dicter leur loi à des communistes, qui plus est représentant 75% du groupe GDR ?

Le coup de force a d’autres origines. Dès le soir du 2ème tour des législatives, Marie-George Buffet tendait la main aux anticommunistes Mamère et Cochet. Souvenons-nous que pour la conférence nationale des 21 et 22 octobre 2006, la direction du PCF, dans le projet de résolution, avait proposé, déjà, la constitution d’un groupe « antilibéral de gauche ».   

Quand 18 personnes sur 24 ne sont pas capables de défendre l’identité qu’elles représentent, c’est qu’elles ne le veulent pas, ou plutôt que nombre d’entre elles ne le veulent pas.

La présidence du groupe GDR sera tournante. Dans 18 mois, un des deux députés d’outre-mer la prendra, dans 36 un vert, avant 2012. Le président actuel, Jean-Claude Sandrier est l’un des signataires de l’appel « Gauche d’avenir », avec les anciens ministres PS Sapin ou Quilès. Les assistants de l’ancien groupe communiste ont tous été licenciés.

Alain Bocquet, ancien président du groupe communiste, a été proprement évincé. Il reste, soi-disant porte-parole de la composante communiste du groupe. On aimerait bien savoir de quoi il s’agit exactement. Autour d’André Gérin, quatre députés GDR se sont réunis pour « marquer leur attachement à la sensibilité républicaine et à l’identité communiste » (3 juillet). Si l’intention est louable, on ne peut qu’étonner de la présence parmi eux de Jacques Desallangres, candidat du PRG aux législatives après avoir été PS puis MRC, et de Jean-Pierre Brard, précurseur de la Mutation-liquidation du PCF qu’il a quitté en 1996, fondateur et membre de l’officine « Confrontations Europe » de Philippe Herzog aux côtés de la fine fleur du patronat (Forgeard, Kessler, Gandois, Gallois, Leclerc, Pebereau, Riboud, Peyrelevade, Schweitzer, Tchuruk ...). L’heure n’est pas à ajouter de la confusion mais à exiger des positions franches.

Communistes, nous ne saurions accepter le coup de force de la disparition du groupe communiste, participant à la volonté de faire disparaître notre parti. Rappelons à chacun des 18 qu’il est élu par les voix communistes. Exigeons des comptes à chacun!

Souvenons-nous encore, qu’à Tours en 1920, la majorité des parlementaires, ont fait le mauvais choix quand 80% des délégués militants faisaient celui du PCF. Pas un hasard !

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17 août 2007 5 17 /08 /août /2007 19:50
Coût de la campagne de MG Buffet aux présidentielles : exigeons des comptes !


Pas besoins d’avoir la bosse des maths pour voir les aberrations. En 2002, la campagne de Hue est revenue à 5,4 millions d’euros dont 4,6 à la charge du PCF.  Peu s’attendaient, seuls certains sondages de fin de campagne l’annonçaient, à ce qu’il fasse moins de 5%, seuil au dessus duquel l’Etat rembourse les frais de campagne. La note a été extrêmement préjudiciable aux organisations du parti après le précédent de la facture de la campagne « à l’américaine » de la liste « Bouge l’Europe » aux européennes de 1999.


En 2007, l’équipe de Marie-George Buffet a fait payer une campagne par les finances du PCF à hauteur de 5,4 millions d’euros alors même qu’aucun sondage ne l’a jamais placée au dessus de 5% et qu’elle n’était même pas officiellement la candidate du PCF mais celle d’une obscure « gauche populaire antilibérale ». Résultat des courses : 4,6 millions d’euros à nouveau de déficit pour le parti.

Dirigeant averti n’en vaut décidément pas deux. A moins que…


A quoi a bien servir tout cet argent ? Comment se fait-il que Besancenot ait obtenu le double de voix en se bornant à dépenser les 800.000 euros remboursés à chaque candidat ?


Il est temps de demander des comptes. Quelle était l’utilité de meetings nationaux comme ceux du Zénith de Paris et de Bercy (200.000 euros rien que pour la location de la salle) rassemblant des adhérents et sympathisants de 76 départements, souvent amenés par trains spéciaux ? Ce n’est pas vraiment aller vers les gens ! C’est plutôt « mettre le paquet » pour faire venir les communistes et leurs plus proches sympathisants et les convaincre du bien fondé d’une démarche qui leur tourne le dos.


Après avoir rassuré les camarades, de la section au CN, qui s’inquiétaient de ces dépenses somptuaires et de leurs conséquences, en leur promettant (sic) qu’elles avaient été « provisionnées », on apprend que deux étages du Colonel Fabien vont devoir être loués. Des postes de personnel vont être supprimés. On a écho par ailleurs de la campagne, certes démentie, sur la vente des œuvres d’art dont le parti est dépositaire. En même temps, l’Huma vend son siège, dont il devient locataire, hypothéquant l’avenir.


Trop c’est trop ! Depuis dix ans, la direction prive le parti militant de moyens matériels et humains mais balance l’argent des militants par la fenêtre des élections.


Deux hypothèses.


Soit l’équipe dirigeante et l’équipe de trésorerie est composée d’incapables : dans ce cas, ils doivent être rapidement recyclés vers d’autres tâches.


Soit, il s’agit d’un choix assumé de placer l’argent des communistes au casino électoral sur la case douteuse de la « gauche antilibérale », tout en cherchant à précipiter une disparition du parti. Beaucoup le pensent maintenant, devant les faits. Tous, nous devons exiger des comptes de la direction nationale et des directions locales!

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27 juin 2007 3 27 /06 /juin /2007 18:35
Conseil national du PCF des 22 et 23 juin 2007. Nous dénonçons et rejetons les modalités et l'ordre du jour du congrès "extraordinaire".
 
 
La version définitive du « relevé de décision » du dernier CN se trouve sur le site national du Parti (en lien). Nous reproduisons ci-dessous le projet de texte tel qu’il a été soumis aux membres du CN samedi 23 dans l’après-midi. Nous prenons ainsi au mot l’intention affichée « de transparence, de respect de la souveraineté et de la diversité des communistes ». Les modifications, apportées à la suite de la séance, ont (un peu) édulcoré, dans la rédaction, son contenu, très lourd de menaces pour l’avenir du Parti. La première version permet encore mieux le percevoir.   
 
Nous sommes intervenus avec véhémence au CN pour nous opposer au sens de ce texte.
 
1°- Dans la continuité du rapport de MG Buffet, il évacue presque complètement de l’ordre du jour du congrès le bilan des choix stratégiques depuis 15 ans et de la dernière période pour replacer le résultat des présidentielles dans un échec global de la « gauche » et le « déclin électoral quasi permanent depuis de nombreuses années ». Pour le nième congrès consécutif, la question de la « visée communiste », doublée maintenant de l’avenir de la gauche est fixée comme priorité.
 
2°- Sur cette base, le texte met clairement à l’ordre du jour des deux prochains congrès, le congrès « extraordinaire » de décembre 2007 et un autre en 2008 la question de la liquidation du Parti. Il invite à «  un inventaire général portant sur la nature et la pérennité d’un parti communiste dans notre pays », à « appréhender sans tabou ni a priori la question du devenir de notre organisation », à « s’inscrire sans réserves dans le débat et les initiatives qui vont concourir aux évolutions et recompositions à gauche ».
 
Un paragraphe a été finalement transformé car il était sans doute trop explicite. « Le rapport du Conseil national présenté par MG.Buffet fait état de premières hypothèses parmi lesquelles « celle de décider la création d’un nouveau parti, de le dépasser pour en fonder un avec d’autres à l’exemple de Die Linke, d’affirmer l’existence du PCF comme préalable à tout débat sur cette question, ou bien de réfléchir à partir du potentiel du Parti communiste, à ce que pourrait être une force communiste aujourd’hui… » ». Uniquement des hypothèses annonçant une fin du PCF… Nouvelle formulation de ce paragraphe : « Dans son introduction aux travaux du Conseil National, Marie George Buffet nous invite à explorer toutes les options vis à vis desquelles les communistes auront à se prononcer. »
 
3°- La préparation du congrès extraordinaire est envisagée de façon à ôter aux communistes toute possibilité de s’opposer à cette phase finale du processus de mutation-démolition.
 
-          C’est un « congrès » bâclé : il est fixé aux 8 et 9 décembre. Mais ses « modalités » ne seront fixées que début octobre, laissant moins de 2 mois au débat dans le Parti.
 
-          Les communistes discuteront dans le vide. Nous avons compris de plusieurs interventions qu’il n’est pas prévu de base commune de discussion, permettant de se prononcer sur un bilan et une orientation (donc automatiquement selon les statuts pas de textes alternatifs).
 
-          D’ici octobre, un débat sans forme est prévu, mis à part un « questionnaire » envoyé à tous les membres du PCF dont l’exploitation pourra être digne de celle des instituts de sondages.
 
-          Au nom de l’ouverture, les contributions de non-communistes, « experts », « spécialistes », vraisemblablement partisans d’un nouveau parti de gauche seront mises en avant. C’est ce que nous déduisons, après les multiples annonces aux media de MG.Buffet d’un « congrès ouvert », des appels et références « à tous les progressistes », à « tous les hommes et femmes attachés à l’idée même de changement ». Acquis à la recomposition de « toute la gauche » ? Evidemment !
 
Dès le début de la séance du CN du 22, Claude Fainzang a réclamé la liste des membres pressentis de la commission de préparation du congrès annoncée dans la note de Michel Laurent. Nous a été communiquée le 23 une liste pléthorique d’un « collectif d’animation de la 1ère phase de préparation du congrès avant octobre ».
 
30 membres du CN ont voté contre ce projet de « relevé de décisions ».
 
Ce texte témoigne de deux choses :
 
-          la détermination de la direction, dans la multiplicité de ses composantes et de ses clans, à accélérer la liquidation, à arriver à la rupture finale avec le PCF.
 
-          sa méfiance vis-à-vis des adhérents et de la persistance du fait communiste dans notre pays dont elle sent bien qu’ils ne sont pas prêts à cautionner cette stratégie suicidaire, plutôt meurtrière.
 
 
Ce CN ne peut que nous inciter à développer la mobilisation des communistes contre ces projets, à la faire entendre, à faire vivre le PCF contre cette stratégie en mettant au cœur la véritable ouverture : celle sur les luttes.
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26 juin 2007 2 26 /06 /juin /2007 18:55

Constitution d'un groupe de la "gauche démocrate et républicaine" à l’Assemblée.
NON à l'effacement du PCF à l'Assemblée

Communiqué du 26 juin 2007

La première séance de l’Assemblée nationale nouvellement élue s’est tenue aujourd’hui. Les statuts d’un groupe dit de la « gauche démocrate et républicaine » ont été déposés. Il compte 24 membres dont les 16 députés élus comme communistes, 2 apparentés, 4 verts et deux députés d’outre-mer. Sa constitution est présentée comme technique et provisoire dans l’attente d’un éventuel abaissement du seuil de députés nécessaires. Mais une « présidence tournante » est prévue jusqu’en 2012.

La constitution d’un groupe strictement technique, rendue inévitable par le caractère antidémocratique du scrutin majoritaire, afin de se répartir les moyens et du temps de parole liés au statut de groupe parlementaire entre formations politiques différentes, sans accord politique, ne nous choque pas.

Mais l’absence dans l’intitulé du groupe de toute référence au caractère communiste de sa composante principale est pour nous absolument inadmissible. Uniquement en 1939 après l’interdiction du Parti, les députés communistes avaient abandonné leur nom, contraints et forcés, pour devenir le groupe « ouvrier et paysan ».

Une appellation du type « groupe technique PCF, Verts et républicains » était le dernier compromis envisageable. L’avantage matériel ne saurait compenser le lourd poids politique de l’acceptation par notre parti de la disparition d’un groupe communiste.

Cette résignation à l’Assemblée est d’autant plus grave qu’elle se situe dans un contexte où une vaste campagne médiatique, relayant des positionnements de groupes dirigeants du PCF appelle à une disparition, à un sabordage de notre Parti. 

Le choix des électeurs doit être respecté. L’action du Parti communiste, relayée par des députés clairement communistes, est essentielle pour combattre la politique de Sarkozy-Fillon.

Nous appelons la direction du PCF et chacun de nos camarades députés à revenir le plus tôt possible sur le compromis de ce jour, à continuer d’exiger l’abaissement du nombre de députés nécessaires à la constitution d’un groupe.

Mais plutôt siéger parmi les non-inscrits que donner un signe de reniement de ce que représente le PCF dans le pays comme à l’Assemblée !

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10 novembre 2006 5 10 /11 /novembre /2006 16:27

Avant, pendant comme après les élections de 2007, nous ne laisserons pas effacer notre Parti, le PCF, indispensable pour mener le combat de classe, nourrir les luttes, battre la politique au service du capital d’où qu’elle vienne.

 

Nous ferons vivre le PCF, même contre la stratégie de sa direction!

APPEL DE MILITANTS COMMUNISTES A SIGNER ET FAIRE SIGNER LARGEMENT (lien vers liste des  signataires)

 

La situation politique exige plus que jamais l’existence d’un grand parti communiste dont la nécessaire indépendance de pensée doit être entièrement mise au service des travailleurs et de la lutte des classes. Les 55% du NON au référendum, la force des luttes, le profond rejet de la mondialisation capitaliste et de ses effets par les jeunes, les salariés, les paysans, les retraités nous le confirment. Le capitalisme est jugé « négatif » par 61% de la population.

 

La direction nationale a décidé de poursuivre la stratégie d’effacement du PCF, de son organisation et de ses positions à l’occasion des échéances électorales de 2007. C’est un nouveau contresens dans la suite de la « Mutation » qui a déjà conduit à la liquidation des cellules, de l’activité à l’entreprise, à la participation active entre 1997 et 2002 à un gouvernement qui a géré loyalement les affaires du capital. Autant de choix qui n’ont cessé de ruiner l’influence du Parti. 

C’est bien dans cette lignée que s’inscrivent les décisions de la Conférence nationale des 21 et 22 octobre, composée des membres du Conseil national, des parlementaires et des délégués désignés par les directions départementales. Celle-ci a ainsi exclu la possibilité pour les adhérents de se déterminer sur le principe d’une candidature communiste porteuse d’un programme communiste lors du vote des 10 et 11 novembre. Si cette question leur avait été posée, nul doute qu’ils auraient massivement répondu oui. 
La conférence n’a avancé le nom de Marie-George Buffet que comme une proposition qui sera soumise à la décision finale des « collectifs antilibéraux » pour être leur candidate sur la base de leur programme. Elle s’est déjà engagée à se mettre en congé de ses responsabilités dans le Parti.

La résolution adoptée va bien au-delà. Elle place durablement le Parti sous la tutelle de ces « collectifs ». Aux législatives de la même façon qu’aux présidentielles. Ils auraient ensuite vocation à supplanter les organisations du parti. Le groupe communiste à l’Assemblée cesserait d’exister. 

Comme nous l’avons fait hier pour « Bouge l’Europe », nous rejetons aujourd’hui le sabordage, le choix de la fusion-disparition du PCF dans les « collectifs ».

Au-delà localement de quelques personnes de bonne volonté, ces « collectifs », singulièrement le collectif national, sont l’amalgame de groupuscules et de « personnalités », le plus souvent marquées par leur hostilité à l’organisation communiste mais bien arrimées à la social-démocratie. Les rivalités d’ambitions, les calculs politiciens et électoralistes donnent la piètre image de leur « nouvelle façon de faire de la politique ». 
Sous le vocable lénifiant de « l’antilibéralisme », leur stratégie permet à la direction du PCF une nouvelle dérive dans le prolongement des reniements politiques de la « Mutation ». 
Avec les « collectifs », elle annonce dès à présent le désistement « automatique, sans conditions » pour le candidat du PS, s’inscrivant ainsi dans la continuité de l’alternance et dans le processus de bipolarisation. 
A contresens du NON de classe du 29 mai, « collectifs » et direction du PCF se situent dans la logique de l’intégration dans l’UE du capital et de la renégociation du projet de « constitution », explicitement à l’occasion de la présidence française de l’UE au deuxième semestre 2008.

On peut mesurer dans la situation présente le handicap que font peser ces orientations sur le développement des luttes et le mouvement social. Exemples : 

* Où est l’opposition réelle et la mobilisation contre la privatisation de GDF quand la direction se cantonne aux institutions (90000 amendements déposés à l’Assemblée) mais délaisse l’action (21000 signatures seulement collectées dans le pays) et refuse de remettre en cause les directives de marchandisation ? 
* En région Ile-de-France, les élus PCF et leurs partenaires de la « gauche populaire et citoyenne », embryon des « collectifs », cautionnent le choix du président PS de livrer le marché du renouvellement des trains de banlieue (4 milliards d’euros !) à une firme étrangère contre l’emploi et l’industrie en France, suivant la « concurrence libre et non faussée ».

A travers ces « collectifs » se profile une recomposition politique que nous rejetons totalement. La similitude est frappante avec celle qu’opèrent les partenaires du « Parti de la gauche européenne », le PGE, formation ouvertement réformiste et soumise à la tutelle des institutions de l’UE, à laquelle la direction a choisi d’affilier le PCF en 2004. En Allemagne ou en Italie, ces partenaires fusionnent avec une partie de la social-démocratie ou se rangent derrière le démocrate-chrétien Prodi, ancien président de la Commission européenne. 

Aujourd’hui, devant cette nouvelle étape de la destruction du PCF, il revient aux communistes eux-mêmes, y compris les centaines de milliers que la « Mutation » a écartés ces dernières années, de défendre leur parti, de le faire vivre. La direction se défie de leur expression et pipe les dés de la consultation pour les présidentielles. Au dernier congrès, plus de 11000 d’entre eux ont déjà marqué leur opposition à sa stratégie en se prononçant pour les textes alternatifs.

Nous appelons aujourd’hui les communistes à faire vivre, à reconstituer, dans les entreprises et les quartiers, les organisations du Parti, cellules, sections, abandonnées par la « Mutation », structures les plus à même de rassembler et d’organiser les catégories sociales qui ont le plus intérêt à renverser l’ordre capitaliste. En aucun cas, l’affirmation de l’existence du PCF n’est contradictoire avec la recherche d’une unité d’action et d’alliances politiques conjoncturelles et précises.

Dans la période pré-électorale, nous appelons les communistes à imposer des candidatures communistes dans le plus grand nombre de circonscriptions sur des positions communistes clairement affirmées.

Nous appelons les communistes à mettre en avant une perspective politique de rupture avec la politique au service du patronat d’où qu’elle vienne. C’est ce que les salariés attendent du PCF.

* Rupture avec le modèle de l’alternance et de la « gauche plurielle ». N’entretenons pas d’illusions ! Battre la droite ne suffit pas. Il est de la responsabilité des communistes de ne pas laisser enfermer le mouvement populaire dans la résignation et le fatalisme, dans l’impasse institutionnelle dans laquelle il se trouve depuis plus de 20 ans, au risque de faire le lit de l’extrême-droite sous toutes ses formes.

* Rupture avec le consensus autour de « l’intégration dans l’UE », relais de la mondialisation capitaliste ! Ne laissons pas dévaluer la portée du 29 mai ! Cette victoire a fait la démonstration que l’on peut, dans le cadre national, le plus propice pour construire le rapport de forces politique, mettre en échec les traités (sortie du carcan de Maastricht, Amsterdam, Nice), directives, règlements européens avec lesquels les gouvernements détruisent les acquis sociaux et démocratiques. Nous nous opposons à toute tentative de réintroduction d’un projet de « constitution » qui ne peut que renforcer l’emprise du capital sur le travail dans tous les pays d’Europe. 

Dans ce cadre, nos propositions dans la période doivent prioritairement viser à aider au succès des luttes, à construire le rapport de forces avant, pendant comme après les élections. Aussi nous proposons de mettre l’accent sur les questions suivantes:

 

* la bataille pour les salaires et le pouvoir d’achat, contre la politique de baisse du « coût » du travail avec entre autres, l’exigence, juste socialement et économiquement, du SMIC à 1500 euros net immédiatement. 
* la défense du statut du travail, de l’emploi stable, avec notamment l’abrogation du CNE, l’unification des conditions légales de travail entre salariés des entreprises donneuses d’ordre et des sous-traitants… 
* la défense et la reconquête de la Sécurité sociale et de son financement solidaire avec en priorité l’exigence de la suppression des exonérations de cotisations sociales patronales. Les fermetures programmées de dizaines d’hôpitaux, de services, font monter d’importantes mobilisations que nous devons faire converger. La prochaine étape du démantèlement de notre système solidaire de retraite est programmée pour 2008. 
* le refus de la politique de désindustrialisation du pays avec la mise en avant de la nécessité de la relance d’une grande politique industrielle appuyée sur un secteur public nationalisé renforcé, l’adoption de mesures contre les délocalisations (taxe sur les réimportations, droit de saisie sur les unités de production délocalisables). 
* l’arrêt du démantèlement des services publics et des privatisations par le rejet de la politique de mise en concurrence au nom de l’Europe, la défense des statuts des personnels, rempart contre le démantèlement de l’ensemble de la protection sociale. 
* des moyens supplémentaires pour l’école publique et la défense sans concession de la laïcité et de la loi de 1905 de séparation de l’Eglise et de l’Etat.
 * un plan d’urgence pour une politique sociale du logement en rupture avec les politiques de réduction des financements et d’encouragement à la spéculation poursuivies depuis plus de 10 ans. La bataille que nous voulons mener pour l’emploi est déclinée par ces axes de propositions.

La (re)nationalisation démocratique des secteurs clefs de l’économie, secteur financier, grande distribution, énergie, transports, eau (remunicipalisation), communications, industries pharmaceutiques et chimiques, industrie d’armements… doit constituer le moteur d’une politique de redressement économique, de croissance saine, basée sur la satisfaction des besoins et l’indépendance vis-à-vis des marchés financiers et des transnationales. 
Ces propositions s’inscrivent dans la perspective fondamentale de la construction du socialisme en France. La direction de notre parti l’a perdue de vue. Elle reste plus que jamais notre perspective révolutionnaire de rupture avec le capitalisme. 

Celle-ci est indissociable de l’engagement internationaliste, part essentielle, identitaire du PCF que nous refusons de voir abandonner, d’autant moins face à la mondialisation capitaliste. Nous voulons ainsi agir fortement dans les mois qui viennent :
* pour une action internationale de la France dans le sens de la paix et de la défense du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, notamment au Proche-Orient celui du peuple palestinien, la sortie de la France de l’OTAN et le rejet de toute intégration dans un bloc impérialiste européen. 
* pour la réduction des dépenses militaires et l’action pour engager le désarmement. 
* pour manifester notre solidarité avec les forces anti-impérialistes, notamment avec Cuba, le Venezuela ou la Bolivie dont les expériences d’alternative anticapitalistes attirent toute notre attention.

Au moment où nous lançons cet appel, nos jeunes camarades de la jeunesse communiste tchèque font l’objet d’un arrêté d’interdiction par leur ministère de l’intérieur au motif que leurs statuts remettent en cause la propriété privée des grands moyens de production et d’échange. Nous leur exprimons notre soutien total.

Les forces du capital ne se trompent pas d’adversaire. 

En France non plus, ne ployons pas ! Défendons le PCF, cet acquis irremplaçable pour le monde du travail, pour le pays, pour une alternative anticapitaliste ! Le monde doit changer de base ! Le PCF doit retrouver la sienne !

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24 avril 2006 1 24 /04 /avril /2006 16:11



1,93%: il risultato di una strategia suicida

Comunisti, difendiamo e riconquistiamo il nostro Partito!


Dichiarazione, 24 aprile 2007, in occasione del CN del PCF



Noi non possiamo né dobbiamo lasciare che si dica che la cocente disfatta della candidatura di Marie-George Buffet alle elezioni presidenziali rappresenti una nuova “sconfitta storica” per il PCF e tutto ciò che rappresenta nel nostro paese. Semplicemente perché è falso.

L’ 1,93% non punisce il PCF, ma al contrario la strategia di cancellazione del PCF, di negazione dell’identità comunista perseguita e aggravata in occasione delle elezioni.

La direzione del PCF ha messo i comunisti di fronte al fatto compiuto. Essa porta l’intera responsabilità di un risultato pieno di conseguenze per il Partito e per il paese e non può oggi nascondersi dietro la scusa del rullo compressore del “voto utile” che è contraddetto dal risultato di Besancenot. 

Per sei mesi, la direzione ha imbarcato i comunisti nelle dispute politiciste dei “collettivi antiliberisti” prima di approdare, arretrando, alla candidatura di Marie-George, non come candidata comunista, ma come candidata di una “sinistra popolare antiliberista” che nessuno è riuscito a identificare. Marie-George si è messa in aspettativa dalla sua responsabilità nel PCF.

L’eliminazione sistematica del riferimento comunista dalla campagna ha seminato inquietudine tra gli elettori e i compagni. La sua reintroduzione negli ultimi giorni, indubbiamente finalizzata a “limitare i danni” annunciati dai sondaggi disastrosi, è stata troppo tardiva e timida per cambiare qualcosa.

Non è una questione di nome. Gli orientamenti della campagna hanno voltato le spalle al contenuto e a ciò che rende utile il voto comunista.
Facendo dell’unità di “tutta la sinistra” nelle istituzioni la condizione del cambiamento, la “sinistra popolare antiliberista” ha essa stessa nutrito la logica del voto utile a proprie spese. Essa si è sforzata di riabilitare lo schema politicista dell’alternanza e la “sinistra del si” , controcorrente rispetto alla dinamica delle lotte e alla sua ricerca di prospettiva politica.

Essa ha svalutato la portata del NO di classe del 2005 inscrivendosi nella prospettiva della rinegoziazione della costituzione dell’UE, in nome di un illusorio “trattato costituzionale dei popoli”, arrivando il direttore della campagna elettorale a dichiararsi “ferocemente pro-europeo” in televisione. In questo stato di spirito, come proporre una via efficace per combattere ad esempio la mercificazione del gas e dell’elettricità a partire dal 1 luglio?

La “sinistra popolare” si è allontanata dalle posizioni comuniste fondamentali e da un programma di rottura anticapitalista. Parole quali “nazionalizzazioni”, “proprietà pubblica dei mezzi di produzione e di scambio”, difesa e ripristino dei monopoli pubblici, sono sembrate tabù, proprio quando il caso di Airbus le rimetteva all’ordine del giorno presso l’opinione pubblica.

Essa ha anche rotto il legami con la rivoluzione cubana, che pure è la base di tutto il movimento di emancipazione in America latina.

Noi accusiamo la direzione del PCF di aver privilegiato i propri progetti di ricomposizione politica in nome di un “raggruppamento antiliberista” , escludendo le possibilità reali di rafforzamento del Partito.

Lo sviluppo di grandi lotte a partire dal 2002, la messa in scacco del CPE, il NO maggioritario alla “costituzione” europea, il crescente rigetto della mondializzazione capitalista e dei suoi effetti, tutta la situazione sociale richiedeva una candidatura chiaramente comunista, su posizioni comuniste.

La direzione ha rifiutato di permettere ai comunisti, compreso il Consiglio Nazionale, di pronunciarsi su questa scelta evidente. Si trattava della condizione per la ripresa della nostra influenza elettorale. Noi ne siamo più convinti che mai.

La direzione del PCF è ormai squalificata e la sua strategia è messa a nudo. L’insieme delle scelte operate da 10 anni prima in nome della “Mutazione”, ora del “raggruppamento antiliberista” portano alla scomparsa del PCF.

Il risultato disastroso del 22 aprile non deve servire da pretesto per una nuova fuga in avanti.

Il “raggruppamento antiliberista” e l’operazione politicista dei “collettivi” hanno dimostrato di rappresentare il contrario dell’unificazione del mondo del lavoro per combattere la politica al servizio del capitale.

Noi denunciamo ogni operazione di ricomposizione politica “a sinistra”, con frange della socialdemocrazia, che soppiantino il PCF, come in Italia o in Germania, a immagine del Partito della Sinistra Europea.

Denunciamo anche ogni tentazione di ridurre il PCF ad un sindacato di eletti satellite del PS, “radicale” come il Partito radicale di sinistra.

Per i comunisti questa deve essere l’ora della difesa e della riconquista del loro partito, acquisizione insostituibile del movimento operaio nel nostro paese.

Nell’immediato, chiamiamo i comunisti a impegnarsi per sbarrare la strada alla destra di Sarkozy e a imporre per le elezioni legislative delle candidature comuniste su un programma comunista in tutte le circoscrizioni.

La direzione dovrà rendere conto. La questione non è di tenere un congresso straordinario organizzato precipitosamente e del quale essa tirerebbe di nuovo tutte le fila. I comunisti hanno bisogno di un congresso che metta all’ordine del giorno il bilancio di tutta la “Mutazione” almeno a partire dal XXX congresso di Martigues e che impegni tutti i comunisti, compreso l’85% degli iscritti del 1994, che la “Mutazione” ha allontanato dal partito.

Nelle prossime settimane e nei prossimi mesi, chiamiamo i comunisti a far vivere il partito anche conto la strategia della direzione. Li chiamiamo a ricostituire su basi di lotta, sui luoghi di lavoro e nei quartieri, le organizzazioni del Partito, cellule, sezioni abbandonate dalla “Mutazione”. E’ l’unico modo per i comunisti di riappropriarsi di questo strumento indispensabile per condurre la lotta contro la mondializzazione capitalista. La situazione politica, il movimento popolare lo esigono. I tempi successivi alle elezioni si annunciano duri per il mondo del lavoro.

Il mondo del lavoro, le vittime dello sfruttamento capitalista, il paese intero hanno più che mai bisogno di un partito comunista che forgi la sua azione e le sue proposte nella lotta di classe. Essi non hanno bisogno di una nuova corrente socialdemocratica.

Facciamo vivere l’espressione e l’organizzazione comuniste! Preserviamo l’avvenire del PCF. Assumiamoci le nostre responsabilità di comunisti!

Da parte nostra, come membri del Consiglio Nazionale del PCF, eletti sulla lista alternativa, sulla base del testo congressuale “Rimettiamo il PCF sui binari dlla lotta di classe”, ci mettiamo a disposizione dei comunisti per quest’obiettivo.


Stéphane AURIOL, federazione di Parigi, collettivo PCF-RATP-Bus
Emmanuel DANG TRAN, federazione di Parigi, sezione Parigi 15mo
Fabienne DEBEAUVAIS, federazione della Somme, sezione di Amiens
Claude FAINZANG, federazione di Parigi, sezione Parigi 19mo


Nous remercions chaleureusement notre camarade italien Alessio ARENA pour la traduction.
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