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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
25 février 2008 1 25 /02 /février /2008 00:33

Municipales à Paris. Modem sur les listes PS ou non : ne laissons pas le PCF être déconsidéré!
Militants, manifestons l’indépendance du PCF à Paris !

Voilà maintenant un mois que Delanoë pratique la politique de la main tendue au Modem. Il souffle le chaud et le froid ayant comme point de mire autant le 2nd tour que l’élargissement d’une majorité autour de sa personne pour l’avenir.

La direction départementale du PCF Paris a annoncé, enfin, mardi 19 février qu’elle tirerait des conséquences d’éventuelles alliances entre le PS et le Modem. Sans doute vaut-il mieux tard que jamais. Mais la prise de position est très faible et ne fait que souligner la gravité de ses choix d’effacement du Parti à Paris.

La direction du PCF-Paris promet que les élus communistes ne participeront pas à des exécutifs avec des élus du Modem. Concrètement, ils refuseront les places d’adjoints aux maires d’arrondissement (ou de Paris le cas échéant) là où le Modem participerait à l’exécutif, (en tant que tel ?).

A priori, les alliances avec le Modem se limiteront à deux ou trois arrondissements. Cet engagement s’avère donc très limité, très prudent, en terme de places sacrifiées.

Mais il faut relever que la recomposition des listes entre les deux tours risque déjà de coûter cher. Il va falloir faire une place aux Verts, et peut-être donc au Modem. Déjà ratiboisé de 11 sortants à 8 éligibles, le groupe communiste au Conseil de Paris risque fort de retomber aux propositions initiales du PS : 5 élus. La migration « sauve-qui-peut » du « chef de file » du 14ème au 18ème semble l’indiquer.

Mais le coût politique le plus grave de la prise de position sur le Modem est ailleurs.

Elle montre une totale impuissance. La direction du PCF n’interpelle pas Delanoë contre cette alliance, ne mobilise pas, ne cherche pas à obtenir des engagements à gauche de sa part. Elle subit sa loi. Modem ou pas Modem, les candidats PCF resteront sur ses listes, comme ils le sont à Grenoble, Montpellier ou Roubaix dès le 1er tour.

Comment voulez-vous que les communistes soient à l’aise pour faire campagne dans ces conditions ? Appeler à voter pour une liste qui fera peut-être alliance avec le Modem – on n’en sait rien, on n’y peut rien – un Modem dont tous les communistes, direction départementale comprise, heureusement, admettent qu’il s’agit d’un parti de droite !

La question du Modem ne fait que mettre en lumière un peu plus l’inconséquence et l’irresponsabilité de la direction du PCF-Paris depuis le début de la préparation des municipales.

Elle a unilatéralement privilégié le choix d’être sur les listes PS sans avoir fait de bilan critique de la mandature et sans accord politique. L’accord avec le PS, dont le relevé de conclusion a été soumis aux adhérents, porte exclusivement sur une répartition de places. De surcroît, il sera caduc dès le soir du 1er tour !

Le PS ne s’est engagé à rien politiquement vis-à-vis du PCF. L’accord l’invite à continuer à le tenir pour quantité négligeable, comme auxiliaire.

Delanoë ne se cache pas. S’il ouvre ses listes au Modem, ce sera sur la base de convergences d’idées, de même qu’il affiche ses amitiés avec les puissants du Medef et de la spéculation immobilière (voir son comité de soutien !). Face à ce social-libéralisme revendiqué, les communistes ne peuvent pas faire l’autruche et décerner des satisfecit, souvent très contestables, à la municipalité sortante. Le « Projet pour Paris », indigent, et les tracts, financés par les listes de Delanoë, vont malheureusement dans ce contresens. Aux élections municipales, on ne peut pas non plus se contenter de condamner le gouvernement en esquivant les responsabilités de la municipalité.

Voilà maintenant que la perspective d’alliance avec le Modem vient mettre en évidence le social-libéralisme assumé de Delanoë et le positionnement peureux, soumis, finalement stérile de la direction du PCF Paris.

Les communistes ont la possibilité et la responsabilité, dans les semaines qui viennent, de ne pas laisser leur Parti, dont l’histoire est si riche dans la capitale, être effacé et déconsidéré. Il peuvent se manifester sur leur terrain : les luttes. Combattre le retour de la droite, de l’UMP à Paris n’a de sens que si l’on s’oppose à tous les choix politiques parisiens qui font le lit des puissances d’argent à Paris.

Transports, santé, urbanisme, logement, les salariés, les jeunes, les retraités attendent des communistes des positionnements sans concession et des actions sur ce qui dépend de la Ville de Paris, qui peut et doit être un lieu de résistance à la politique du gouvernement et de Sarkozy.

Militants, manifestons l’indépendance du PCF à Paris !

CM., PCF Paris 14
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24 février 2008 7 24 /02 /février /2008 21:30
Nous publions ci-dessous un communiqué signé du camarade Aimé Couquet, tête de liste aux éléctions municipales à Béziers de la liste de rassemblement impulsée par la section du PCF (liste unitaire, communiste, 100% à gauche...).
Le secrétaire départemental du PCF, Jean-Louis Bousquet, préfère soutenir la liste du PS où figurent des adhérents du PCF qui ne respectent pas la décision des communistes bitterrois. C'est le choix également de JC. Gayssot qui dans une interview au journal "l'Hérault du jour"  "prend prétexte de "la dégradation de l'influence des communistes" pour se ranger dès le premier tour derrière la bannière du Parti Socialiste. Il délivre même, un certificat de bonne conduite européenne à son leader J.M. Duplaa"  (communiqué PCF Béziers du 22 janvier). Le même Gayssot appelle régulièrement à la disparition du PCF...

UNION ALIBI

Etienne FAJON écrivait "L'union est un combat". Oui, l'union se forge dans les luttes et sur des valeurs de classe. Peut-on oublier que le Parti Socialiste vient d'offrir à Sarkozy le nouveau traité européen ? La grande majorité de ses parlementaires se sont couchés le 4 février à Versailles devant la sacro-sainte Europe Capitaliste.
A Béziers, comme dans toutes les autres communes de France, les communistes sont maîtres de leur Parti. Les statuts prévoient que ce sont eux qui décident localement pour les élections municipales. C'est ce qu'a fait notre section qui unanimement a décidé de présenter, au premier tour, une liste unitaire, communiste et solidaire avec ses propositions pour que les électeurs puissent choisir démocratiquement. Sinon, c'est le bipartisme dans lequel veulent nous enfermer la droite et le PS.
L'union n'est pas une négociation de sièges mais un combat politique.
Pour cacher sa dissidence avec l'ensemble des communistes de la section de Béziers, Jean Louis Bousquet, fait référence aux positions nationales du Parti concernant l'union de la gauche.Il est vrai que l'histoire du PCF témoigne de l'ardeur déployée par ses militants pour aider à la nécessaire union des classes exploitées en butte au système capitaliste.
Toutefois, l'expérience de ces dernières années démontre que l'union électoraliste à tout prix nous a laminés électoralement et nous a rendus inaudibles politiquement. Nous en sommes arrivés au point d'apparaître comme la béquille du Parti Socialiste. A tel point, que des communistes acceptent de participer, comme à Montpellier, sur des listes municipales avec des militants de la droite de Bayrou, le Modem. Aujourd'hui, à Béziers, Madame Tastavy, colistière de la liste Modem de Jouahnin, passe avec armes et bagages sur la liste socialiste de JM Duplaa. Elle dit "avoir beaucoup de respect pour les monarchistes". Jusqu'où irons-nous ?

Aimé COUQUET
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19 février 2008 2 19 /02 /février /2008 19:24

Elections cantonales : voter, faire voter communiste !

Partout où ce sera possible.

Les élections cantonales auront lieu dans la moitié du pays en même temps que les municipales. Elles n’auront pas la même signification. Du fait du mode de scrutin et du rôle des conseils généraux, la diversité des situations locales joue moins qu’aux municipales.

Le résultat de chaque parti sera mesuré nationalement, en particulier celui de notre parti, le PCF. Le vote communiste sera doublement important pour l’avenir.

Il permettra d’exprimer un rejet total de la politique au service du MEDEF accélérée par Sarkozy, un rejet dénué des ambiguïtés de la « gauche » qui attend l’alternance en 2012 et vient de permettre la ratification du traité de l’UE, version Giscard-Sarkozy.

Il permettra de marquer, après les législatives, que le Parti communiste français, outil politique historique du monde du travail en France, continue d’exister et d’être utile, ancré dans l’ensemble du pays, malgré la stratégie meurtrière qui a amené au 1,9% de Marie-George Buffet aux présidentielles, avant le congrès de la fin de l’année.

En 2001, le PCF avait réuni plus de 10% des voix sur les mêmes cantons, plus de 1,2 millions de voix sur la moitié de la France (alors que MG. Buffet n’en a rassemblé que 700000 sur tout le pays). C’était la dernière élection avant le vote sanction subi par R.Hue en 2002 de la participation au gouvernement de la « gauche plurielle ». La comparaison 2001/2008 devra être mesurée en tenant compte de ces chocs produits entre temps.

Mais sera-t-elle entièrement possible ? Depuis toujours, le Parti présente des candidats partout où il le peut. Ce ne sera pas le cas cette année. Des centaines de milliers d’électeurs ne pourront pas voter communiste.

Dans quelques cas, petits cantons à faible influence, les fédérations auront eu du mal à trouver des candidats. C’est dommage.

Mais surtout la liste des départements où les directions départementales du PCF ont préféré s’aligner dès le premier tour derrière le PS s’allonge : Somme, Corrèze, Seine-et-Marne… Plutôt que de présenter des candidats partout, elles soutiennent le candidat PS ou de « gauche » sauf dans une petite minorité de cantons où le candidat de « gauche » est adhérent du PCF. Comme ça, même pas besoin de mener une campagne responsable sur nos positions ! Sous l’aile du PS, on garde les places ! Mais on efface l’identité du Parti et on le discrédite. 

Tous les prétextes sont bons pour se justifier comme pour ceux qui se retrouvent dans une liste aux municipales avec le Modem, à Grenoble avec les anciens membres du cabinet de Carignon ! Il n’est pas vrai que l’union sans principe et sans identité soit le gage du plus grand rassemblement « républicain » à gauche au second tour.

Dans ces fédérations, des communistes refusent, heureusement, ces diktats des directions qui annoncent une perspective de satellisation définitive derrière la social-démocratie.

Cette dernière ne fait pas de cadeau. En Seine-Saint-Denis, le « lieutenant » de Fabius, Bartolone s’est lancé dans l’éradication du PCF du département pour « faire entrer le 93 dans le 21ème siècle ». Cette agression suscite une saine réaction. Les élus sont amenés à (re)définir ce qui fait la spécificité d’une gestion communiste, à revaloriser l’héritage de décennies d’action locale au service des travailleurs et des habitants. Des dizaines de communistes dans chaque ville, parfois à l’écart depuis des années à cause de la ligne du Parti, sont de nouveau sollicités, « reprennent du service » face à cette provocation. Faisons tout pour qu’elle soit mise en échec !
Ensuite la réflexion salutaire devra être poursuivie et des leçons devront être tirées, dans toutes les fédérations comme au plan national!

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18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 20:19
Candidats étiquetés PCF sur les listes PS-MODEM : les communistes devant des choix révélateurs !


La politique de main tendue des dirigeants du PS au Modem se confirme de jour en jour au fil de la campagne des municipales. Elle varie, c’est sa propre logique, selon les situations locales et les opportunismes électoraux.

 

Dès le 1er tour, à Grenoble, Grasse, Roubaix, Dijon, Montpellier, Lyon, comme dans de nombreuses petites villes, demain au 2ème tour à Tours, à Paris…, les chefs de file du PS se proposent d’ouvrir leurs listes aux candidats du Modem.

 

Delanoë affiche sans ambages le cadre de cette alliance : il ne s’agit pas d’un rapprochement électoral de circonstance mais d’un souci d’élargir sa majorité au centre (en vue des présidentielles ?) sur la base de convergences d’idées. Pour les deux parties, le concept droite/gauche doit être dépassé pour mieux préparer l’alternance. La recomposition politique est en marche, comme en Allemagne ou en Italie.

 

Dans les villes concernées, le principe « d’union de la gauche » au plan municipal, issu des initiatives de rassemblement progressiste émanant du PCF depuis 1965, est de toute évidence caduc. Le Modem, c’est la droite, la droite libérale et pro-UE, dans ses propositions présentes comme dans sa filiation historique : MRP, Centre des démocrates de Lecanuet, UDF de Giscard.

 

Pourtant les dirigeants et encore davantage les élus du PCF refusent d’en tenir compte.

 

A Grenoble, à Montpellier, à Roubaix, à Lyon… tous les prétextes sont bons pour justifier la présence de candidats communistes sur les listes PS-Modem. Il faudrait être présents sur les listes pour « tirer à gauche » le PS tenté par le « diable Modem ».

 

Surtout, il faudrait garder des places sous peine de disparaître ! Être élus, tenir des places d’adjoints, continuer à cogérer (à des postes subalternes) les politiques au service des puissances d’argent locales, voilà ce qui devrait prédominer. Enferrés dans cette pratique, les élus estampillés PCF sont incapables d’en sortir. A Dijon, les camarades de la section du PCF ont décidé de refuser l’affiliation au PS-Modem et de présenter une liste, mais les quatre élus sortants préfèrent en place sur la liste de M. Rebsamen. C’est une caricature.

 

Exister, ce serait uniquement conserver des places d’élus, même au prix de toutes les compromissions ! Pour des communistes fidèles à leur engagement, c’est le contraire ! Nous existons parce que nous jouons un rôle actif dans la lutte des classes et seulement en conséquence nous arrachons des élus. La mutation-démolition du PCF est poursuivie à son terme, suivant l’expérience de la participation gouvernementale 97/2002 et le congrès de Martigues: « privilégier la présence dans les institutions en toute circonstance sur l’action dans l’action dans les luttes ».

 

Dans toutes les villes concernées, les communistes réagissent. A Dijon, donc, les camarades ont refusé la collaboration avec le Modem et présentent leur liste conformément aux statuts et malgré les sortants PCF locaux. A Roubaix et à Grenoble, des communistes s’expriment (voir appel) contre les alliances contre-nature. A Paris, des camarades de plus en plus nombreux, exigent le retrait des candidats étiquetés PCF des listes PS en cas d’alliance avec le Modem (voir la résolution votée par le PCF XXème et les déclarations du PCF XVème). L’opération de séduction de Delanoë en direction du centre-droit traduit une ligne politique pour 2012. Elle correspond à la politique libérale de sa municipalité, de collusion avec les trusts notamment immobiliers. Plus que jamais la question de la gravité de l’effacement du Parti communiste est posée.

 

Ne laissons pas minimiser la question des listes PCF-PS-Modem ! Il s’agit d’une question nationale. Au CN du 8 février, la direction du PCF, notamment par la voix de Marie-George Buffet, a décidé de cautionner les alliances avec le Modem, malgré plusieurs oppositions.

 

Nous ne pouvons accepter non plus l’amalgame entre ce que représente le PS et le Modem. Le prétexte est fumeux. Le Ps, il l’a montré, mène bien souvent une politique de droite. Il n’en est pas moins identifié comme un parti politique de gauche, à tort ou à raison par son histoire. Combattre « la dérive libérale du PS », en jouant au moins localement de ses contradictions, est incompatible avec l’acceptation de l’alliance avec le Modem.

 

Le Modem, formation politique précaire, à géométrie variable, est doublement un révélateur dans la période. Révélateur de l’orientation « social-libérale » d’un PS qui laisse faire ses contre-réformes antisociales à Sarkozy avant de prétendre aux postes dirigeants en 2012. Révélateur d’une direction du PCF qui renie la raison d’être de notre parti en acceptant toutes les combinaisons politiciennes.

 

Comme l’écrivent les camarades de Roubaix : « pas en notre nom !».

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18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 12:39
Par 18 voix contre 16 et 6 abstentions, l'assemblée générale de la section du PCF Paris XXe a adopté la décalaration suivante:

"Les communistes de XXème souhaitent que partout en France et particulièrement à Paris les candidats investis par le PCF ne s'associent pas aux ouvertures initiées par les têtes de listes socialistes en direction de la droite, et en particulier du Modem ou de transfuges de fraîche date de cette organisation. Dans le cas où une liste d'Union de la Gauche accueille des candidats de droite, ils souhaitent que les candidats communistes s'en retirent, et que cette décision soit largement rendue publique".

Les dirigeants du PCF Paris XXème et du PCF Paris devront en tenir compte. Les propositions d'alliance faites par Delanoë au MODEM, sur la base d'une communauté d'idées revendiquée, devraient les éclairer!
 
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13 février 2008 3 13 /02 /février /2008 18:49
ALLIANCE PCF-PS-Modem :

 

 
PAS EN NOM !

(texte reçu le 1er Février)

        Membres du Parti Communiste Français, nous avons toujours été favorables au rassemblement des forces populaires.

 Cependant, nous apprenons avec tristesse que des sections de notre Parti s'aventurent dans des alliances contre nature en participant à des listes dites « de gauche » avec participation de candidats du Modem comme, dans le département du Nord, à Roubaix par exemple. Mais cela va bien au-delà de cette ville, car des nouvelles peu réjouissantes viennent de plusieurs régions françaises.

 Le PCF, notre Parti, est un parti de classe. Il défend les intérêts du peuple. Nous considérons que le rassemblement est possible et qu’il est souhaitable de nous rassembler avec d'autres forces qui défendent également les travailleurs. Mais il y a en France des partis qui ne défendent que les intérêts de la bourgeoisie : le FN, l'UMP et le Modem par exemple.

 Le centre n'existe pas. Vouloir ne pas choisir entre la gauche et la droite, autrement dit entre le salariat et la bourgeoisie, dans une société de lutte des classes, c'est de fait prendre position pour la classe dominante.

Le Modem de F. BAYROU, comme l'UMP ou le Nouveau Centre, est un parti qui défend les intérêts du MEDEF. L'UDF, dont le Modem est issu, a cautionné la quasi totalité des réformes rétrogrades des gouvernements Raffarin/De Villepin.

Le P.C.F., sous aucun prétexte, et encore moins pour des raisons électoralistes, ne doit en aucun cas se compromettre avec lui et doit faire preuve de la plus grande clarté. Il doit rejeter toute participation des communistes à des listes comprenant un ou plusieurs candidats du Modem (ou toute autre personnalité de droite). L’argument selon lequel notre Parti devrait participer à ces listes dans le but de conserver des élus n’est absolument pas recevable. Les objectifs électoraux ne peuvent pas tout justifier. La participation de communistes à des listes PS-Modem ne pourrait que discréditer le PCF auprès des millions de jeunes et de salariés qui brûlent de haine et de colère contre la droite. A l’inverse, en menant une campagne vigoureuse contre des alliances entre le PS et la droite, et en présentant une alternative claire au réformisme insipide, le PCF trouvera un écho parmi les couches les plus conscientes de la jeunesse et du salariat.

 Nous avions, d'ailleurs, observé avec satisfaction le positionnement national de notre Parti en juin dernier, condamnant toute alliance PS-Modem, et donc, à plus forte raison, du moins le pensions nous, une grande coalition PCF-PS-Modem.

Pour toutes ces raisons, nous refusons que ces alliances contre nature voient le jour. Il reste quelques semaines avant le dépôt des listes. Nous appelons nos camarades, à Roubaix comme ailleurs, à se ressaisir, à renouer avec l’espoir et donc à retirer leurs candidatures de ces listes informes et à rechercher les solutions les plus pertinentes pour construire un rassemblement en faveur des classes populaires.

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12 février 2008 2 12 /02 /février /2008 19:27

Municipales à Vesoul, préfecture de la Haute-Saône

22% au 1er tour! En tête de la gauche, première force d'opposition au député maire UMP!

Communiste donc combatif et rassembleur 

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Frédéric Bernabé, membre du Conseil national du PCF, secrétaire de la fédération de la Haute-Saône du PCF, conduit une liste de rassemblement aux élections municipales à Vesoul.

De véritable rassemblement !

La composition de la liste reflète d’abord celles et ceux qui à Vesoul vivent et se battent : ouvriers de PSA, enseignants, artisans, agents des services publics, de l’hôpital… Au centre de la campagne de Frédéric Bernabé et de ses colistiers, se retrouvent les batailles, menées inlassablement ensemble pour l’emploi, le logement, contre les délocalisations, contre la désertification des services publics, contre la remise en cause de la ligne SNCF Paris-Bâle… Autant de conséquences des politiques nationales, approuvées et relayées par le député maire UMP sortant Joyandet.

Rassemblement aussi parce que des citoyens de sensibilités écologiste ou socialiste se reconnaissent dans la dynamique de lutte de l’ensemble de l’équipe et figurent naturellement sur la liste.

Le contraste est frappant avec celle présentée par les dirigeants du PS local, enfermés dans leurs considérations politiciennes et dans les orientations nationales de leur parti, passant largement à côté des préoccupations des salariés et de la population.

Gagner à gauche Vesoul, ville « modérée » mais ouvrière et populaire ? Ce n’est plus impensable. De 1989 à 2001 en passant par 1995, la liste conduite par le représentant du PCF est passée de 6, à 12 puis 15% des voix.

Afficher ses couleurs, s’engager sans retenue dans les luttes, ce n’est pas se replier, c’est unir et rassembler !

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7 février 2008 4 07 /02 /février /2008 12:29

PS-MODEM à Paris : nous ne serons pas de ce rassemblement-là sur ces idées-là !

Communiqué du secrétariat du PCF Paris 15ème

Bertrand Delanoë a récidivé hier au sortir d’une réunion publique dans le 15ème. Comme le journal Le Monde le précise ce matin, le maire de Paris sortant a déclaré : « Je suis prêt à rassembler, cela peut concerner des forces du centre, le MoDem, je dis les choses." Il y a quinze jours déjà, il avait nettement laissé entendre ce rapprochement dans le Journal du dimanche.

Communistes du 15ème, nous ne serons pas de ce rassemblement-là ! Nous invitons à nouveau les communistes parisiens à intervenir pour que les candidats PCF s’engagent dès à présent à se retirer des listes PS après toute fusion avec le Modem entre les deux tours.

Au-delà de la combinaison politicienne, les propos de Delanoë confirment les affinités avec les idées du Modem qu’il trouve « intéressantes » (cf JDD). Et le Modem, c’est la droite.

Ces évolutions confortent la position des communistes de la section du PCF Paris 15ème de ne pas participer à la liste du PS conduite par Anne Hidalgo (ni à aucune autre).

A Beaugrenelle contre la spéculation et ses conséquences, à Boucicaut, dans tout le 15ème pour le logement social et les équipements de santé, pour la défense de services publics véritablement publics,… nous serons plus utiles pour faire avancer les luttes, dans la campagne comme ensuite, dans l’intérêt des salariés et de toute la population en ne cautionnant pas la dérive « libérale » du PS.

Ce sera aussi notre meilleure contribution pour battre la droite, ses idées et sa politique. 

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21 janvier 2008 1 21 /01 /janvier /2008 12:01

La moutarde monte au nez des communistes de Dijon. Bravo camarades
par Francis Virlouvet

 

Les communistes de la section de Dijon viennent de décider à la majorité de refuser de faire alliance avec la droite du Modem. Que cette question en elle-même ait pu se poser montre l’état de délabrement idéologique du PCF.

 

L’esclave et le dominateur ont des intérêts divergents est-ce utile de le rappeler ? Nos camarades de Dijon ont l’immense mérite de montrer le chemin et d’ouvrir les portes de l’espoir pour notre parti et pour les couches sociales qu’il est censé représenter.

 

La portée de cet acte politique est tout à fait considérable.

 

Après les renoncements, les humiliations que les communistes subissent depuis des années avec une direction PCF qui brade les valeurs dans lesquelles nous nous reconnaissons.

 

Oui on humilie les communistes. Comment comprendre que Marie George Buffet parle de ses amis et camarades socialistes à France Info et qu’au même moment Bartolone, le bras droit de Fabius, part à l’assaut des municipalités ouvrières de la Seine-Saint-Denis dont MGB est l’élue.

 

Oui on humilie les communistes à Paris 18è dont un des élus était notre regretté camarade Louis Baillot. Le Maire sortant Daniel Vaillant ne proposait aucun siège aux communistes, soyons satisfaits on nous donne un strapontin.

 

Ca suffit!

 

Le temps est venu camarades de reconstruire un grand parti communiste dont notre Peuple a besoin, c’est urgent car des millions de nos concitoyens souffrent, nombre d’entre eux sont à bout.

 

Le capitalisme mondialisé montre ses limites, sa nocivité, son égoïsme. Nous pouvons le constater ces jours-ci avec la crise financière, résultat du toujours plus de fric pour les mêmes. Aucune société humaine ne pourra s’épanouir avec comme référence principale l’argent.

 

Le partage des richesses, l’émancipation de l’homme dans un environnement protégé doit redevenir notre feuille de route.

 

Notre relation avec le PS doit être reconsidérée. Cette alliance néfaste est la cause principale de nos échecs. Les Français ne nous identifient et ne nous entendent plus.

 

Le PS a toujours été partisan du capitalisme, sa politique de collaboration de classe vise simplement à corriger certains effets de celui-ci, alors que nous nous voulons en détruire les causes.

 

Notre parti est victime aujourd’hui d’un grave déficit démocratique. Les militants sont manipulés, mal informés. Il convient de former et d’équiper le plus grand nombre de militants de l’outil informatique et d’internet.

 

Les débats de l’assemblée extraordinaire étaient retransmis en direct sur le site Bellaciao.

 

Pour quelles raisons la proposition de rassembler les militants autour des postes internet n’a pas été entendue. Les comptes rendus malhonnêtes n’auraient pas été possibles.

 

Je rappelle camarades que le fait majeur de l’assemblée, c’est la montée aux créneaux des militants et notamment des jeunes qui ont mis en déroute les fossoyeurs et retoucher sensiblement le mandat initial qui envisageait le sabordage de notre parti.

 

Notre vigilance ne doit pas se relâcher. Comment peut on confier des commissions pour le prochain congrès à des responsables qui ont pour objectif la disparition de notre parti. Je pense précisément à la responsable de la formation des communistes, c’est un comble.

 

Il faut en finir avec cette notion archaïque qui fait que tout doit venir de la fédération ou de Fabien.

 

Comment peut-on proposer aux Français qu’ils prennent leur destin en mains, alors que la vie démocratique du PCF n’est pas satisfaisante.

 

Proposons, communiquons, échangeons entre communistes majeurs !

 

Ensemble reconstruisons un grand parti communiste par la démocratie !

 

Vive le Parti Communiste Français !

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17 janvier 2008 4 17 /01 /janvier /2008 21:13

Quel déphasage! 

Le nouvel organigramme de la direction exécutive du PCF, valable d’ici le congrès de la fin de l’année, attribue d’importantes responsabilités à Marie-Pierre Vieu. Dans le cadre de la préparation du congrès, elle a la charge d’animer la « conception du projet » (avec Olivier Dartigolles). Elle chapeaute aussi avec Michel Laurent le groupe « Le Parti, sa vie, son rayonnement » dans lequel elle a été reconduite comme responsable à la formation des communistes. Ces promotions ont suscité quelques remous au CN du 7 janvier. Il ne s’agit évidemment pas d’une question de personne. Mais Marie-Pierre Vieu semble l’une des plus mal placées, par ses positions, pour « animer la mise en œuvre du mandat de l’assemblée nationale extraordinaire du PCF » des 8 et 9 décembre derniers.

Les communistes ont affirmé leur volonté de faire vivre et renforcer leur parti. Voilà ce qu’en pense MP. Vieu dans une tribune de l’Huma (14 mai 2007) :

  « Je me pose une question et je n’y ai pas pour l’heure apporté de réponse : le parti que nous allons construire dès demain sera-t-il encore un parti communiste ou bien un parti de l’alternative à gauche ?Cette réflexion me paraît d’autant moins incongrue qu’elle croise celle de nos voisins européens. L’expérience allemande du Linkspartei qui arrive à faire converger dans ses rangs, des anciens communistes de RFA et RDA ainsi que des socialistes tel Oscar Lafontaine est bien sûr à mes yeux celle qui revêt le plus d’intérêt car tentant de trouver une voie socialiste d’aujourd’hui. »

De très nombreuses interventions à l’ANE ont insisté sur la nécessité d’améliorer la formation des communistes. Voilà comment MP. Vieu la conçoit, interviewée par le quotidien La Croix.

 

Extrait de l’article « A l’école des partis » publié dans l’édition datée du 24 août 2007 du quotidien « La Croix » :

"La lutte des classes est-elle toujours d'actualité ?"

Le militant du XXIe siècle ne serait-il plus qu’un simple « abonné », pour ne pas dire consommateur ? En tout cas, décentralisation et interactivité sont des mots d’ordre unanimement partagés. Le Parti communiste a démantelé son très strict cursus scolaire, qui allait de l’école élémentaire à l’école centrale en passant par l’échelon fédéral. « On ne peut plus former les militants comme on le faisait autrefois », concède Marie-Pierre Vieu, responsable de la formation des militants au PCF.

Le corps idéologique du parti ouvrier a été revisité, et les moyens financiers réduits. Subsistent un stage par an et des soirées thématiques régulières, filmées et disponibles sur Internet. « Notre formation vise à donner aux militants des éléments de réponse à des questions essentielles : la lutte des classes est-elle toujours d’actualité ? Comment peut-on agir sur les mécanismes économiques mondiaux ? Mais pas à les “formater” ni à répondre à leur place. On ne fait pas du “gavage” de militant, et on ne prétend pas trancher au niveau de la formation des questions complexes qui sont débattues à l’échelle du parti », détaille Marie-Pierre Vieu.

Le Parti communiste forme aussi ses cadres au «management» des fédérations : gestion des ressources humaines, trésorerie… « Mais je n’utilise pas le mot “management” au sens capitalistique », relève Marie-Pierre Vieu en souriant."

La nomination de MP Vieu illustre la volonté de verrouiller l’année de préparation du congrès pour arriver à l’ordre du jour initial mis en échec à l’ANE, la disparition du PCF comme parti communiste. Mais c’est peut-être un peu gros !

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