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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 20:37

Loi Bachelot : faisons échouer le mauvais coup dans le mauvais coup. Défendons de statut de l’AP-HP !

 

Le pouvoir n’a pas osé s’attaquer en face au statut de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris. Il a laissé le soin à quelques députés UMP d’introduire discrètement à l’Assemblée nationale, le 19 février, un amendement aux lourdes conséquences.

 

Le Conseil de tutelle serait supprimé et l’AP-HP tomberait sous la domination du directeur de la nouvelle « Agence régionale de santé », l’ARS d’Ile-de-France.

Signe que le pouvoir n’est pas sûr de son coup, la ministre Bachelot a pris la précaution de donner un avis « défavorable » à l’amendement de sa majorité, lui laissant la responsabilité de la chose.

Raison de plus pour alerter et mobiliser le plus largement toute la communauté hospitalière, au-delà-même de l’AP-HP.


Depuis des années, les gouvernements successifs s’efforcent d’affaiblir l’AP-HP en lui imposant des restrictions budgétaires encore plus drastiques. Devançant la loi Bachelot, le gouvernement actuel a programmé la réduction par fusion des 38 établissements actuels en 13 « groupements hospitaliers » entraînant à court terme une nouvelle diminution des moyens et de l’offre de santé.


Mais l’existence même du pôle public cohérent d’excellence, de dimension nationale, que représentante l’AP-HP est insupportable à ceux qui entendent accélérer le démantèlement de l’Hôpital public.


Supprimer la tutelle, casser l’unicité et le statut de l’AP-HP, donner au directeur de l’ARS tous les pouvoirs pour appliquer la politique de la loi Bachelot dans toutes ses intentions destructrices, c’est lever un obstacle national majeur à la marchandisation et à la privatisation de parts croissantes de l’offre de santé.

En subiront directement les nouvelles conséquences les patients venant d’Ile-de-France mais aussi d’ailleurs, les agents hospitaliers de l’AP et ceux de tout le pays pour lesquels les conquêtes sociales à l’AP-HP constituent une référence.

La menace est aussi directe pour les activités de recherche et d’enseignement de renommée mondiale du « plus grand Centre hospitalier universitaire » d’Europe.

Le 5 novembre 2008, les 38 présidents des Conseils consultatifs médicaux des hôpitaux de l’AP-HP lançaient un appel pour alerter sur « l’asphyxie financière »
que la « politique déployée sur leurs hôpitaux » fait courir, les « risques graves pesant sur le système de santé qu’ils servent », le risque avec la loi Bachelot de « paupérisation progressive de nos hôpitaux et à un découragement de l’ensemble des personnels qui y travaillent ».

La mobilisation des personnels médicaux et non-médicaux, à l’appel de leurs organisations syndicales s’intensifie dans la perspective de la manifestation du 5 mars et de la journée nationale interprofessionnelle de grève et de manifestation du 19 mars.
 
Défendre le statut de l’AP-HP est une bataille d’intérêt national au sein de la bataille globale pour le retrait de la loi Bachelot. Le rapport de force existe pour la gagner !

par PCF - Section Paris 15ème ajouter un commentaire recommander
Mercredi 4 mars 2009

Fédération de Paris du PCF : où est le blocage ?

 

Le Conseil départemental du PCF Paris s’est réuni mercredi 25 février. Trois mois après le congrès départemental, il s’est avéré encore impossible de désigner la direction exécutive. Cette situation traduit un problème profond que nous ne pouvons que relier aux ambiguïtés que le congrès départemental et le congrès national n’ont pas levées pour l’avenir du Parti.

Nous avons transmis la volonté de notre section de contribuer de contribuer à lever les blocages et à faire vivre et renforcer le PCF au niveau parisien.

 

1- La première partie de la discussion était consacrée à la situation politique et, en fait, aux élections européennes, aux candidatures et à la campagne dans le cadre du « Front de gauche ».

Plusieurs points ont suscité notre étonnement.

- Aucune mention, encore moins de bilan n’ont été faits du « Banquet pour changer l’Europe » du 15 février. La « grande initiative » du début d’année, décidée unilatéralement, s’est soldée par un échec notamment en termes de participation. Mélenchon annoncé n’est même pas venu. Les causes, notamment en rapport avec l’organisation et le contenu politique méritaient pour le moins un échange.

- Concernant les candidatures parisiennes sur la liste de « gauche », le nom de Nicole Borvo avait déjà été diffusé sur des tracts mais finalement, c’est le nom de Patrice Bessac qui est retenu. Un intervenant plein de bon sens s’est interrogé : pourquoi organiser une consultation des communistes sur les candidatures le 25 mars alors qu’elles seront proclamées le 8 mars à l’occasion du meeting du Zénith ?

Pour notre part, nous sommes intervenus sur trois points :

- Les élections ne doivent pas nous détourner de la perspective politique immédiate que le développement des luttes dans un contexte d’aggravation de la crise exige et rend possible. Une camarade a bien décrit le niveau de mobilisation exceptionnelle à l’hôpital contre la loi Bachelot, y compris des médecins. La question posée maintenant, c’est de gagner le retrait de la loi et non de faire voter pour le « Front de gauche » ou pour la « gauche » aux européennes ou en 2012.

- Nous analysons le « Front de gauche », décidé unilatéralement par la direction nationale, en parallèle du congrès des communistes, comme une tentative de forcer une recomposition politique continuant à effacer le PCF et son identité. Certains s’en défendent. Nous avons exprimé l’exigence, dans tous les cas, d’une campagne communiste clairement identifiée sur les positions sur lesquelles nous avons été reconnus notamment pendant la campagne du Non en 2005.

- Nous avons enfin expliqué combien les luttes actuelles appellent un rejet de l’intégration européenne, le rejet de l’application des traités, directives et autres règlements et non l’acceptation de leur fatalité, leur renégociation au nom du mirage de « l’Europe sociale ». Mettre en échec par exemple le processus de mise en concurrence et de privatisation de la RATP implique de refuser l’application du règlement européen OSP. Continuons de nous battre pour le maintien et le développement du service public, pour un monopole public des transports urbains en Ile-de-France.

 

2- La deuxième partie de la discussion du CD était consacré à la désignation de l’exécutif départemental.

Etonnement là encore ! Une liste de 20 noms est distribuée. Aucune tâche ou affectation n’accompagne les noms proposés.

D’où sort cette liste ? Nous ne l’avions pas reçue au préalable. Visiblement, la plupart des autres membres du CD non plus.

Patrice Bessac, secrétaire, a informé qu’il propose cette liste en son nom propre, ce qu’il « assume ». La « coordination » départementale n’aurait pas eu le temps de se mettre d’accord.

Des voix s’élèvent de tous les bancs pour dénoncer la manière dont la liste est amenée.

Des membres du CD connus pour leur prise de positions pour la « métamorphose » du Parti, d’autres qui étaient sur la liste alternative au congrès national menée par les « refondateurs » et MP Vieu n’ont pas accepté la liste proposée par Bessac.

 

Pour notre part, nous en sommes restés à une position objective :  

- il n’est pas acceptable qu’une liste nous soit avancée au dernier moment

- il n’est pas acceptable qu’aucune tâche ne soit proposée pour les camarades retenus

- il n’y a aucune raison que les camarades de la section du 15ème soient écartés de toute responsabilité exécutive alors que notre section est l’une des plus actives pour faire vivre le Parti à Paris. Notamment sur les questions du service public et du logement.

 

Malgré l’opposition de la grande majorité des intervenants, Patrice Bessac a essayé de faire passer sa liste en force, d’autorité si l’on peut dire, par un vote, « à titre de proposition ». Un petit tollé s’est déclenché. La plus grande confusion régnait.

Visiblement, des éléments nous manquaient correspondant à des affrontements internes entre ensembles de membres du CD.

 

Pour nous, cette situation de blocage n’est pas acceptable. Nous la mettons en relation avec la perspective de dilution du parti dans le « Front de gauche » et/ou dans la majorité municipale de Delanoë.

Le déménagement de la fédération du 120 rue Lafayette au Colonel Fabien, qui doit avoir lieu cette semaine, ne doit pas en être un symbole.

Nous réitérons notre proposition de participer à l’exécutif pour faire vivre et renforcer le PCF à Paris.

 

3- Nous avons soulevé enfin une question dont Patrice Bessac n’a pas cru bon tenir le CD au courant : sa tentative pour expulser la direction de la section des 1er et 2ème arrondissements de ses locaux, 62 rue Montmartre, dont les portes ont été fracturées le 27 janvier, acte qu’il a revendiqué le soir même par un appel téléphonique à la secrétaire, Simone Goënvic.

Les communistes parisiens ne peuvent pas accepter qu’une direction départementale aie la prétention de choisir arbitrairement les directions de section. La question de la gestion de nos locaux à Paris est également posée.

Nous ne manquerons pas de reposer le problème au CD comme en direction de tous les communistes parisiens.

 

Au total, nous avons ressenti un malaise général dans ce CD qui correspond malheureusement à l’absence d’initiative pour donner une perspective politique au mouvement auquel les travailleurs et la population parisienne participent activement.

 

Avec les camarades de notre section, nous entendons contribuer à lever les blocages dans l’intérêt de la Fédération de Paris du PCF.

 

Emmanuel DANG TRAN, Josette GAWSEWITCH, section du 15ème, membres du Conseil départemental.

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14 février 2009 6 14 /02 /février /2009 13:02

Après le 29 janvier, la direction du PCF-Paris se mobilise …

pour les alliances aux élections européennes.

 

 

Alors que les luttes s’intensifient au niveau national contre la politique du capital, renforcent leur convergence et atteignent des niveaux inédits dans certains secteurs (universités, banques…), les communistes parisiens sont en droit d’attendre des initiatives politiques à la hauteur du besoin d’alternative politique immédiate qu’expriment les salariés, les retraités, les jeunes.

Au lendemain de l’immense journée d’action du 29 janvier, la grande opération lancée par la direction du PCF-Paris renvoie aux élections européennes de juin.

Opération qui se veut d’ampleur puisque tous les adhérents du PCF Paris ont reçu par courrier un quatre pages couleurs les invitant à un « Banquet républicain pour changer l’Europe », dimanche 15 février. Objectif affiché : 500 couverts pour le lancement du « front progressiste européen » au niveau parisien.

 

Imposée sans vote lors le Conseil Départemental de janvier, mise en œuvre par une coordination auto-désignée, alors que l’exécutif fédéral n’a toujours pas été élu depuis le congrès, cette initiative relève plus du coup de force du groupe dirigeant que d’une attente des militants parisiens. En dehors de quelques zélateurs inconditionnels de la « recomposition politique à gauche », la réunion du Conseil départemental avait plutôt reflété l’angoisse justifiée d’un certain nombre de militants face à un tête-à-tête annoncé avec le Parti de Gauche de Mélenchon et les antilibéraux.

 

Qu’à cela ne tienne ! Le « front progressiste européen » doit passer, à Paris, en Ile-de-France et nationalement quoiqu’en pensent les communistes.

 La décision stratégique du « front » a été prise en court-circuitant les communistes, pourtant en pleine préparation du congrès, lors du Conseil national du 24 octobre. L’ « alliance » électorale avec Mélenchon a été aussitôt scellée. De même, la plateforme qui tient lieu de contenu n’a pas été débattue. Surtout pas !

Dans la même veine, l’invitation parisienne annonce la présence de 4 personnalités dont Jean-Luc Mélenchon, le partenaire obligé, et Patrick Le Hyaric, le candidat présumé en Ile-de-France.

Prétendre consulter par la suite les communistes pour ratifier la constitution des listes aux Européennes alors que les négociations sont déjà clairement bouclées et la campagne déjà lancée témoigne d’un véritable mépris et d’une défiance vis-à-vis des militants.

 

La direction du PCF-Paris redoute manifestement l’avis et la réflexion des communistes qui viennent d’exprimer massivement au congrès leur volonté de maintenir et de réaffirmer l’identité du PCF, dans la Fédération de Paris comme dans tout le pays.

 

A la lecture du programme de ce « banquet républicain », aucun doute ne demeure sur la nature du « front » : au nom d’une alliance électorale, il constitue un nouveau pas vers la constitution d’une nouvelle force politique « progressiste » englobant le PCF sur un contenu clairement réformiste, « pro-européen ».

 

Placer le « banquet pour changer l’Europe » dans la lignée d’un « banquet communiste » de Belleville en 1840, comme le fait l’invitation, loin de rassurer des communistes inquiets, ne peut que confirmer leur crainte d’un détournement de notre histoire.

Prétendre organiser un « banquet RÉPUBLICAIN pour CHANGER l’EUROPE », c’est postuler que la défense de la République passe par le cadre européen. Une absurdité notoire dès lors que l’on entreprend l’inventaire des reculs démocratiques encouragés dans notre pays par l’UE depuis 50 ans en comparaison avec les principes inscrits dans le préambule de la Constitution de 1946, repris en 1958 (droits économiques et sociaux, laïcité,…). Sans compter que l’Union européenne est un conglomérat de monarchies !

 

Membres du Conseil départemental du PCF-Paris, nous refusons de cautionner cette initiative.

 

1- Nous refusons ce nouveau coup de force pour faire passer une nouvelle étape d’une recomposition politique à « gauche » effaçant le PCF.

 

Le banquet dédié à l’Europe sociale met en avant au menu des « tables à thèmes » (sic) des dirigeants nationaux du PCF ouvertement partisans de la « métamorphose » du PCF. La table 5, intitulée « les forces communistes et de transformation en Europe », sera ainsi tenue par Patrice Cohen-Seat. Elle semble faite toute exprès pour démontrer la nouvelle étape de liquidation du PCF en train de se jouer.

Défenseur acharné des collectifs antilibéraux et animateur principal de la campagne présidentielle de MG Buffet, P.Cohen-Seat se veut à l’avant-garde de la métamorphose du parti dont il dénonce les « valises de plomb » héritées de son passé. Qu’on le retrouve dans ce cadre à parler des autres forces « communistes » eu Europe est inquiétant. Le modèle défendu ne sera pas celui d’une force communiste combative, indépendante, enracinée dans les luttes comme en Grèce, au Portugal ou en République Tchèque mais bien celui d’un mouvement communiste progressivement amalgamé à des éléments sociaux démocrates, surtout préoccupé d’électoralisme et de postes dans les institutions, comme c’est le cas en Allemagne mais aussi en Italie avant l’échec catastrophique de la « gauche arc-en-ciel ». Dans cette promotion des « nouvelles forces de transformation en Europe » sur le modèle de Die Linke en Allemagne, le PGE est une matrice, tantôt mise en avant, tantôt cachée.

 

2- Nous refusons le virage réformiste du PCF au nom de l’Europe et exigeons de véritables confrontations d’idées dans la fédération sur le contenu de la campagne.

 

Refuser l’Europe « telle qu’elle est » afin de promouvoir une « autre Europe » ne change rien au problème. Cela revient à remettre la légitimité du pouvoir décisionnel à une entité construite par et pour les forces du capital depuis son origine, dans le but affirmé de contourner la résistance populaire à leurs pressions – prenant couramment la forme du rassemblement républicain en France.

Le texte de l’invitation enfonce le clou à propos de la volonté prétendument partagée de « voir émerger un autre type ‘d’Europe’ ». Les NON successifs lors des référendums en France, aux Pays-Bas et en Irlande n’ont pas exprimé une volonté de « réorienter » l’UE ou la BCE, encore moins un « besoin d’UE » mais le rejet d’une politique des politiques au service du capital menées dans chaque pays. La « construction » européenne en est l’instrument. Ses conséquences destructrices dans la vie des couches populaires sont identifiées de plus en plus clairement. L’enthousiasme d’une population qui aurait hâte de renouer avec une « Europe sociale » est une chimère qu’aucun militant contre le TCE n’a jamais rencontrée ni pendant la campagne référendaire ni depuis.

Jean-Luc Mélenchon était un des animateurs de la campagne socialiste pour le OUI à Maastricht en 1992 dans l’Essonne. Sur ce plan, un fossé nous sépare.

 

Nous assumerons nos responsabilités de militants communistes à Paris, le cas échéant, de membres du Conseil départemental.

 

Encore une fois (après les municipales), la direction du PCF-Paris fait preuve de ses préoccupations étroitement électoralistes et de sa participation enthousiaste au processus de liquidation. Son engagement dans la lutte actuelle est seulement figuratif. Au lieu de porter ses efforts vers la mobilisation et la convergence des luttes, il tente de (re)jouer un mauvais scénario, proche de celui des collectifs antilibéraux. Basé sur un projet clairement réformiste et peu mobilisateur (réorienter l’UE), engagé avec une force politique qui ne cache pas son ambition de saborder le PCF (le PG) et emmené par des liquidateurs reconnus du parti, le « front progressiste européen » promet d’être au centre de la stratégie « transformatrice » de la fédération parisienne pour ces prochains mois.

 

Des décisions unilatérales et antidémocratiques n’engagent que leurs initiateurs.

 

Dans nos cellules, nos sections, au niveau parisien, nous entendons continuer à prendre nos responsabilités pour contribuer à dégager la perspective politique que le développement des luttes appelle dans la suite du 29 janvier, et pour, partant de leur réalité, nourrir le débat sur le contenu de la campagne communiste des européennes.

 

 

Paris, le 12 février 2009,

 

 

Premiers signataires (chronologiquement):

 

Benjamin LANDAIS (Vème) ; Marie-Christine VENDEVILLE (XIème) ; Joëlle GIRARD (XIIIème) ; Camille MARQUES (XIVème) ; Anthony CREZEGUT (XVème) ; Emmanuel DANG TRAN (XVème) ; Josette GAWSEWITCH (XVème) ; Claude DEFFONTAINE (XVIème) ; Christine CARPENTIER (XVIIIème) ; Claude FAINZANG (XIXème) ; Gilles GOURLOT (XXème) ; Pasquale NOIZET (XXème), membres du Conseil départemental du PCF Paris

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1 février 2009 7 01 /02 /février /2009 10:32

Parti Communiste Français

Section Halles-Bourse,

Paris 1er e t2ème arrondissements

62, rue Montmartre 75002 Paris

Tél : 01-42-36-64-14

Mail : paris1et2@rougesvifs.org

 

Scandaleuse agression contre notre local du 62 rue Montmartre

 

Hier mercredi 28 janvier, vers 14h, deux de nos camarades, dont Simonne Goenvic,

secrétaire de section récemment réélue, ont constaté que la serrure du local des communistes des Ier et IIe arrondissements, 62 rue Montmartre, avait été forcée et changée, puis que la porte donnant accès au bureau contenant le matériel informatique avait été fracturée. D’après les témoignages des voisins, cette dégradation aurait été l’œuvre de deux hommes, vers 8h le matin.

Le soir même, Simonne Goenvic a trouvé sur son répondeur personnel un message de

Patrice Bessac, secrétaire de la fédération de Paris du PCF et responsable national de ce parti.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, ce message semble être une revendication de la déprédation. Patrice Bessac paraît s’y réclamer d’un mystérieux secrétaire de section, mystérieusement désigné, dont nous ne savons qu’une chose : il n’a jamais à notre connaissance figuré parmi les adhérents de la section Halles-Bourse Ier-IIe.

Ce local a été acheté voici plus de trente ans par les adhérents de la section du IIe

arrondissement. La totalité des frais pour son entretien ou liés à la copropriété ont été pris en charge par cette section, puis, après sa fusion avec celle du Ier, par la section Ier-IIe. Les choix politiques faits depuis l’ont été collectivement, dans une continuité indéniable, et jusque là reconnue par la fédération de Paris du PCF, de congrès en congrès. Que l’ensemble des locaux du PCF à Paris aient été regroupés dans le cadre d’une société anonyme (dont la construction juridique semble d’ailleurs incertaine) ne saurait justifier qu’on en conteste la propriété à ceux qui utilisent ce local depuis plus de trente ans et assument tous les frais qui y sont liés après avoir financé son achat.

Il faut également préciser que, même si la prétention de Patrice Bessac d’agir en tant

que propriétaire des lieux était fondée, ce qu’elle n’est certes pas, cela ne l’autoriserait en rien à mettre dehors par effraction et changement des serrures, sans aucune procédure ni même un simple préavis, leurs occupants légitimes et reconnus depuis plus de trente ans. Ce sont là des méthodes que tout communiste condamne justement quand il s’agit de bailleurs privés. Ce sont là des méthodes de voyou, qui doivent être traitées comme telles.

Un précédent nous conduit d’ailleurs à douter que ce soit de politique et de positions

politiques qu’il s’agisse. Au printemps 2006, une opération assez semblable a été menée contre la section du XIVe arrondissement : un secrétaire de section semblant tombé du ciel a été proclamé contre la majorité constatée des communistes de l’arrondissement. Nos camarades ont accepté de partager leurs locaux avec cette section parachutiste. Deux ans plus tard, ce « secrétaire de section » se faisait élire Conseiller de Paris… dans le XVIIIe arrondissement et la fédération annonçait la mise en vente des locaux, à son profit exclusif.

Rien ne nous permet d’exclure que ce soient là ses projets pour le 62 rue Montmartre. Il ne s’agirait pas alors seulement de mettre en cause les choix politiques légitimes, exprimés conformément aux statuts successifs du PCF, des occupants légitimes du local, mais surtout de mener une juteuse opération immobilière en s’appropriant pour le vendre un local financé par des communistes pour mener une activité communiste.

Nous devons enfin constater que, quelle que soit l’ampleur de nos désaccords politiques

avec la fédération de Paris du PCF, nous sommes surpris, navrés, atterrés, de voir quelles étaient les préoccupations et activités de son secrétaire à la veille de la grande mobilisation du 29 janvier.

Bien évidemment, nous déposerons plainte, et donnerons à la police tous les éléments en notre possession susceptibles de lui permettre d’identifier les vandales et leurs éventuels commanditaires.

Nous comptons sur la solidarité de tous les communistes, de tous les progressistes attachés à une certaine éthique de l’activité politique impliquant le respect de l’engagement militant.

 

Le 29 janvier 2009.

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11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 10:42

Fondation « Gabriel Péri », Fondation Hue ou Fondation NEP

 

Robert Hue vient d’annoncer sa démission du Conseil national du PCF, son éloignement du Parti dont il dénonce la « matrice bolchévique » et la création d’une nouvelle organisation, à statut d’association le « Nouvel espace progressiste », NEP.

 

Robert Hue est aussi président de la Fondation Gabriel Péri, constituée en 2004.

 

Nous étions un certain nombre à l’époque à nous opposer à ce que le PCF crée cette fondation sous le statut des fondations politiques instituées par la droite, suivant un modèle européen.

Nous nous inquiétions que soit institué un organisme dépositaire officiel de la mémoire du mouvement communiste en France, placé sous la tutelle des pouvoirs publiques, mais coupé du PCF. Cette fondation dispose en outre de très importants moyens financiers issus de subventions qui ne peuvent qu’influencer ses activités.

 

La poursuite de la dérive du parcours politique de Robert Hue, président de la fondation souvent surnommée « Fondation Hue » vient illustrer ces risques.

 

Ce serait la moindre des choses qu’il démissionne du Conseil d’administration.

 

La lecture des statuts de la fondation réveille les inquiétudes.

Les administrateurs nommés par le PCF sont minoritaires. Il est fait mention, cela fait froid dans le dos parce que ce n’est plus une hypothèse d’école, de « l’empêchement définitif du Parti Communiste Français ».

 

Pendant et après le Congrès, il est important que les communistes reviennent sur la question de la Fondation Gabriel Péri.

 

Extrait des statuts :

Article 3

La fondation est administrée par un conseil composé de 16 membres répartis en quatre collèges :

  • Cinq administrateurs au titre du collège des fondateurs ;
  • Quatre administrateurs au titre du collège des membres de droit ;
  • Six administrateurs au titre du collège des personnalités qualifiées ;
  • Un administrateur au titre du collège des salariés ;

Le collège des fondateurs comprend des membres nommés par le Parti Communiste Français et renouvelés par lui. En cas d’empêchement définitif du Parti Communiste Français, ils sont choisis par les autres membres du collège. En cas de désaccord au sein de ce collège, ils sont cooptés par l’ensemble du Conseil d’Administration.

Le collège des membres de droit comprend :

  • Le ministre de l’intérieur ou son représentant,
  • Le ministre des affaires étrangères ou son représentant ;
  • Le ministre de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche ou son représentant ;
  • Le ministre de la culture et de la communication ou son représentant ;

Etc…

 

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21 septembre 2008 7 21 /09 /septembre /2008 13:10

Clarifier la position du PCF : une exigence pour mobiliser et obtenir le retrait des troupes d’Afghanistan

 

Samedi 20 septembre se sont déroulés dans plusieurs villes du pays des rassemblements et des manifestations contre la présence de troupes françaises en Afghanistan. A Paris, la manifestation a rassemblé de l’ordre de 3000 à 4000 personnes. C’est une première étape avant la discussion le 22 à l’Assemblée nationale.

Le refus de la guerre impérialiste est partagé par un bien plus grand nombre de Français, par une majorité dès lors que ses conséquences se font jour. Les initiatives de pétitions, telles que celle que plusieurs organisations du PCF ont initiée après la rencontre communiste nationale des 29 et 30 août, en s’appuyant notamment sur l’analyse de Henri Alleg, le montrent par leur succès.

Sur un sujet aussi grave, il est de la responsabilité, historique, du PCF de s’engager pleinement, de lancer une campagne nationale. La signature d’appels communs, les interventions à l’assemblée sont une bonne chose mais ne suffisent pas.

 

Il est indispensable également de bien clarifier la position défendue.

Au dernier Conseil national, une note du secteur « défense nationale » du Parti a été distribuée. Elle pose question et est même inquiétante, d’autant que la position du secteur international ne la contredit pas.

On peut notamment y lire les passages suivants sous le titre : « Afghanistan, faire cesser la dérive meurtrière alimentée par les Usa et l’OTAN, développer une stratégie politique sous l’impulsion de l’ONU » (dérive ?).

"Le théâtre afghan est aujourd'hui un bourbier.

Devant la gravité de la situation, il n'y a rien d'offusquant à ce que certains se posent la question du retrait des troupes françaises. Mais à quoi conduirait cette option? Faut-il laisser un régime taliban se réinstaller en Afghanistan, puisque ces forces reprennent de la crédibilité dans la population? La réponse est évidente. Donc il n'est pas possible d'occulter la dimension sécuritaire du dossier afghan.

Le retrait pur et simple des forces françaises serait une erreur. Ne laisserait-il pas, en définitive, face à face des adversaires, talibans et administration Bush, dont la guerre semble être un mode d'existence...

 

L'urgence est donc à bâtir une stratégie globale, où les dimensions politiques guident les actions militaires, économiques, humanitaires avec l'objectif de permettre un développement du dialogue inter-afghan, d'institutions démocratiques représentatives, d'un processus socio-économique permettant au peuple afghan de répondre à ses besoins et d'exploiter ses ressources. Il s'agit de casser la course de vitesse entre "guerre au terrorisme" et "contre-attaque pour la libération du pays" qui se renforcent mutuellement.

 

Ce n'est pas dans le cadre actuel qu'une telle stratégie peut être bâtie et acceptée par tous les acteurs susceptibles d'y prendre part d'une manière positive.

 

- La France ne devrait-elle pas se saisir de la double opportunité qui s'offre à elle, en tant que membre du Conseil permanent de sécurité et en tant que présidente en titre de l'UE pour saisir la 62ème session de l'ONU qui s'ouvre mi-septembre en présence de nombreux chefs d'Etat pour proposer une telle perspective?

- Au lieu de se laisser enfermer dans une impasse meurtrière, alimentée par les USA et l'OTAN, la France ne peut-elle pas faire valoir une solution politique divisant les forces influencées par les talibans les plus radicaux?

- Dans une telle démarche, la présence militaire de la France serait évidemment d'une tout autre nature et correspondrait aux besoins de sécurisation du pays et d'aide au développement d'un régime politique plus légitime.  Elle faciliterait le désengagement militaire de notre pays et le retour de nos troupes. "

 

Les passages soulignés le sont par nos soins. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la position exprimée ne correspond pas aux revendications des manifestants du 20 septembre. « Impasse meurtrière alimentée par l’OTAN » ? : non ! impasse de toute intervention militaire qui ne peut qu’enfoncer le pays dans le chaos ! Défendre l’idée d’une présence militaire française pour la « sécurisation du pays », c’est cautionner, quelles que soient les intentions affichées, le discours de Sarkozy derrière l’OTAN.

Comment nourrir par ailleurs l’illusion qu’une action militaire de la France et de l’UE, puissances capitalistes, subordonnées aux USA ou même autonomes, puissent être autre chose qu’une intervention impérialiste ?

Il y a bien urgence à clarifier les positions du PCF et à se dégager des analyses qui conduisent à ce texte, notamment sur l’Europe militaire et « l’Europe puissance ». Le PCF, depuis 1920 et la guerre du Rif, c’est le parti de la paix, de l’opposition à la guerre impérialiste !

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21 septembre 2008 7 21 /09 /septembre /2008 11:52

La fête de l’Huma 2008 vue par les militants de la section du PCF Paris 15ème

La fête de l’Huma avec ses centaines de milliers de visiteurs est le plus grand rendez-vous à caractère politique de la rentrée. En dehors de cela, on ne s’en étonnera pas, les media n’ont pas vu grand’chose de la réalité de la Fête. Ils sont passés sans remarquer les milliers de militants sans lesquels elle n’existerait pas et qui ont dû endurer cette année des conditions matérielles et financières plus difficiles, notamment pour les stands entièrement militants comme les nôtres. Ils n’ont eu d’yeux que pour celui qui s’est pointé là comme une rose : Olivier Besancenot, faisant sa campagne de « récup ».

Militants communistes, nous n’avons pas vu ni vécu la même chose. Sur le stand du PCF Paris 15ème, comme nos camarades du Collectif PCF-RATP-Bus, nous avons résolument décidé de faire de la politique, d’engager le débat avec les visiteurs. Beaucoup nous en ont d’ailleurs remercié, regrettant que la fête soit de moins en moins politique et militante. Cette année encore, aucune campagne politique d’ensemble n’a été impulsée. On pouvait traverser les allées sans être sollicité, même pour la traditionnelle mais si importante campagne d’adhésion.

Nous avions choisi de diffuser et de faire signer un tract-pétition pour le retrait des troupes françaises d’Afghanistan et un texte invitant au débat sur le 34ème congrès du PCF, affichant notre intention de défendre, avec beaucoup d’autres, un texte alternatif au projet de base commune de la direction. Pour leur part, nos camarades de la RATP étaient présents avec un tract pour la défense du service public, celle du statut des agents et pour la conquête d’un monopole public des transports urbains en Ile-de-France. Comme l’année dernière, le fronton du stand « Remettons le PCF sur les rails de la lutte des classes » a fait mouche et a suscité de nombreuses conversations (merci aux camarades qui ont réalisé les banderoles).

La pétition contre la guerre impérialiste a été un franc succès : plus de 2500 signatures sous notre seul stand. Nous avons vérifié que c’est vraiment une initiative telle qu’on l’attend de la part du PCF.

Concernant notre parti, le PCF, nous avons senti chez beaucoup, camarades, sympathisants, électeurs et même au-delà, à la fois de grandes attentes, une forte demande d’échange et de l’inquiétude. Pas question d’imaginer, sauf un nombre infime, une disparition du PCF, un parti dont on a besoin, mais manifestement quelque chose ne va pas dans le parti, ce qui s’exprime que nos interlocuteurs partagent ou non l’analyse de notre texte.

La tentation existe face à l’affaiblissement récent d’afficher une unité, même de façade, mais le doute sur la stratégie poursuivie depuis plusieurs années est fort. On voudrait se rassurer aux accents un peu plus toniques du discours de Marie-George Buffet. Mais l’alignement confirmé sur le PS avec la rencontre sur la Fête même avec F.Hollande et la secrétaire des Verts les contredit. Ensemble se placer dans la perspective de préparer 2012 pour faire ce que Hollande a appelé la « gauche durable » ? C’est être en décalage avec le développement des luttes, l’ambition d’une véritable alternative politique. Comment combattre efficacement la privatisation de la Poste avec ceux qui ont approuvé et approuvent les directives européennes de marchandisation, qui ont voté oui au Traité européen de Sarkozy ?

Comment faire monter la mobilisation pour le retrait des troupes françaises d’Afghanistan avec ceux qui prétendent les maintenir au nom d’une intervention militaire humanitaire ?

Comment ne pas être dérouté aussi par les flammes omniprésentes portant le slogan « l’Humanité-dimanche : la gauche a son magazine » alors même qu’une souscription nationale est lancée pour sauver le quotidien communiste. 

La « gauche », la « gauche », la « gauche »… n’est-il pas temps de parler du PCF et de son avenir? Surtout quand la contestation du capitalisme, de ses effets et de sa crise est au plus haut, ce dont témoigne le succès, notamment chez les jeunes, dont ceux qui ont été dans les mouvements lycéens et étudiants ou contre le CPE, des badges et des Tee-shirts portant faucilles et marteaux. Ou bien encore la forte demande de livres politiques sur notre stand de livres d’occasion.

Nous ressortons de la Fête avec la conviction renforcée que nous avons besoin de rendre au PCF sa raison d’être. Il doit redevenir le Parti révolutionnaire conséquent, indépendant, idéologiquement fort sur une base de classe s’appuyant sur sa théorie marxiste, qui permette l’engagement de chacun. D’une façon ou d’une autre, cette attente est présente, chez ceux qui ont connu le parti il y a quelques années comme chez des plus jeunes qui font l’expérience de l’affrontement de classe.

Nous en avons discuté en particulier plus longuement avec des salariés et habitants du 15ème, notamment des agents du dépôt bus RATP venus à plus d’une vingtaine sur la Fête et sur le stand, une première depuis longtemps, liée à l’action du parti dans les luttes dans notre arrondissement.

Les échanges avec des camarades d’autres sections nous le confirment aussi. Dès que les communistes redressent la tête, prennent des initiatives fortes, ils regagnent la confiance des salariés, des jeunes.

Le 34ème congrès du PCF doit ouvrir et clarifier les débats, ne pas éluder le bilan des dernières années et proposer de rompre avec la stratégie qui entretient le fatalisme de l’effacement du PCF. Nous en sommes encore davantage convaincus.

 

Autant dire que les plus de trente camarades qui ont participé au montage et à la vie du stand sont revenus de la Fête revigorés mais aussi épuisés... aussi parce qu’ils ont fait la fête.

Vive le PCF et la Fête de l’Huma, cet événement irremplaçable ! 

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21 septembre 2008 7 21 /09 /septembre /2008 11:28

Elections sénatoriales : le PCF encore un peu plus satellisé au PS ?

 

Les élections sénatoriales de ce 21 septembre concernent un tiers des départements, ceux du début de l’alphabet. Elles sont l’occasion à nouveau pour tous les communistes de condamner un mode de scrutin indirect particulièrement injuste et de poser la question de l’existence même de la deuxième chambre tant qu’elle ne sera pas profondément démocratisée.

Dans les sièges soumis à renouvellement, on ne trouve que deux sortants communistes.

Dans les Côtes-d’Armor qui élisent 3 sénateurs, le scrutin a lieu selon le mode majoritaire, ce qui peut justifier la reconduction d’une liste commune avec le PS dès le 1er tour.

Mais dans les Bouches-du-Rhône, pour la première fois dans l’histoire, la direction départementale du PCF a décidé de se ranger derrière le PS, précisément derrière Jean-Noël Guerini, déjà tête de liste aux municipales à Marseille qui n’avait, entre autres, pas hésité à faire alliance avec le Modem. Pourtant, le scrutin a lieu à la proportionnelle dans ce département qui élit huit sénateurs et la réélection d’un sénateur communiste était acquise avec la création d’un nouveau siège.

On ne peut que s’interroger sur les motivations de ce choix. Officiellement, il s’agit de faciliter l’élection éventuelle d’un quatrième sénateur socialiste. La décision, au début de l’année, de la plupart des Conseillers de Marseille de se rallier à M. Guérini aux municipales, sans attendre la consultation des communistes et en acceptant la perte de la mairie du 8ème secteur, est-il en train de se répliquer ?

Quelles qu’en soient les raisons, on ne peut que constater que la satellisation, via les élus, de notre parti au PS progresse encore. Pour beaucoup d’entre nous, il faudrait marquer au contraire l’indépendance en toute circonstance de notre parti d’une part, la fidélité des élus aux communistes d’autre part, à qui ils doivent leurs mandats.

Ces commentaires et interrogations ne concernent pas la personnalité de la candidate communiste marseillaise.

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27 août 2008 3 27 /08 /août /2008 14:10

Pour les anticommunistes : l’occasion est trop belle !

L’annonce officielle de la mise en location d’un étage du siège du PCF, place du Colonel Fabien et d’une partie des locaux historiques de la Fédération de Paris donne aux media une occasion en or pour attaquer notre parti et ce qu’il représente.

Le Parisien ex-Libéré et son avatar régional « Aujourd’hui en France » ont ainsi consacré la moitié de leur une du 26 août à ce non événement ainsi que pratiquement toutes les pages 2 et 3. Leur anticommunisme historique est connu et n’a d’égal que leur complaisance à l’égard des puissances d’argent (et des Maires de Paris). Le message qu’ils veulent faire passer est facile à comprendre : le PCF serait un parti du passé, aujourd’hui en perdition. Le Parisien pousse l’indécence, écoeurante, jusqu’à établir un parallèle avec le FN. Quel contraste par ailleurs avec la complaisance médiatique qui entoure ces derniers jours « l’université d’été » d’une formation (npa) qui justement est en train de renoncer à toute référence communiste !

L’anticommunisme souligne en négatif l’actualité du communisme ! L’acharnement à vouloir enterrer le PCF, les moyens déployés, ne peuvent que nous confirmer dans notre engagement. Notre parti est bien le seul qui a pu et su, par sa théorie et son organisation révolutionnaire de masse, par l’action résolue de ses militants, porter une contestation réelle et efficace à la domination capitaliste en France.

En cette fin août, les journaux se gardent bien d’évoquer l’action des militants communistes pour préparer la rentrée des luttes, s’opposer à la guerre en Afghanistan…

En ce qui concerne la réduction des moyens du parti, la vente ou la location de locaux mais aussi la suppression de postes, ils s’intègrent dans les éléments, préoccupants, de la réflexion des communistes pour leur prochain congrès de décembre. Ils font partie du bilan de la stratégie conduite ces dernières années. Fallait-il par exemple consacrer 4 millions d’euros non remboursés, à une campagne présidentielle de la « gauche populaire antilibérale » politiquement floue ? Avec le résultat, prévisible, que l’on sait !

Nous faisons partie des communistes qui entendent redonner au PCF toute sa raison d’être dans la lutte des classes, contre la politique défendue avec zèle par Le Parisien et l’immense majorité des media au service de l’idéologie dominante qui le craignent.
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16 août 2008 6 16 /08 /août /2008 01:07

34ème congrès. Bilan de la stratégie actuelle en terme comptable : une liquidation !

 

Notre congrès se tiendra 18 mois après le naufrage de la candidature Buffet à la présidentielle.

Il aurait semblé élémentaire que la direction, faillie, remette immédiatement ses mandats. Elle s’en est bien gardée. Pour donner le change, elle a promis un « congrès extraordinaire » pour décembre 2007 sous des formes non statutaires.

Finalement, elle a préféré prendre encore plus de précautions en le transformant en une « Assemblée nationale extraordinaire – ANE » sans base de discussion. Le projet de résolution aura en fait été communiqué trois jours seulement avant l’assemblée.

La direction a visiblement peur des communistes comme de la démocratie.

L’ANE aura quand même permis de montrer l’opposition déterminée des communistes à la remise en cause de l’existence même du parti telle que les principaux dirigeants (dont Cohen-Seat, Dartigolles, Buffet elle-même lors du CN de juin 2007 sans parler de Gayssot…) l’avaient évoqué. La fuite en avant n’a pas fonctionné. Pas entièrement, car la direction a réussi à rester en place et entend rester maîtresse de la préparation du 34ème congrès.

Elle s’efforce d’esquiver du congrès la question cruciale du bilan de sa stratégie du mutation-liquidation dont la présidentielle a été le résultat le plus marquant. Ne laissons pas faire même si 14 mois se sont écoulés !

 

Dans les lignes qui suivent, nous voulons attirer l’attention sur un aspect qui a été très peu commenté : l’aspect financier ou comment la direction du PCF a réussi à dilapider plus de 4 millions d’euros lors de la campagne.

La gravité de cette question apparaît encore plus fortement cet été alors que la direction du Parti sollicite 2 millions d’euros des communistes pour sauver l’Huma et met en location deux étages du Colonel Fabien. 4 millions d’euros, cela représente aussi par exemple le financement pendant un an de 200 postes de permanents…

La cause de la banqueroute est naturellement liée à l’orientation politique de la campagne elle-même. Après l’échec de la candidature unitaire des collectifs antilibéraux, option qui visait déjà à effacer le Parti, la candidature Buffet est présentée, presque à contrecoeur et en tant que candidature de la « gauche populaire et antilibérale ». Il faudra attendre les dernières semaines pour voir le mot « communiste » apparaître. De quoi dérouter les électeurs cherchant à voter PCF. D’autant plus que nos positions de fond, notamment par rapport aux luttes essentielles n’ont pas été mises en avant, que la candidature n’a pas cherché à s’émanciper du PS et des expériences passées, qu’elle est apparue illisible.

Mais le détail des chiffres est lui-même éloquent.

Officiellement, d’après les comptes déposés à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), la candidature Buffet a coûté 4.823.000 euros, auxquels il faudrait ajouter certaines dépenses effectuées directement par les fédérations et celles engagées pour la « candidature unique ».

Certains se sont amusés à compter le ratio euros dépensés par voix obtenue. Record absolu pour Buffet : 6,82 euros ! Besancenot : 0,61 euro ! Bayrou : 1,45 euro ! 

Sur la somme totale, seuls 774.000 euros ont été remboursés, comme à tous les candidats ayant fait moins de 5%. Comment la direction de campagne de MGB, sans que le Conseil national du PCF ait eu son mot à dire, a-t-elle pu prendre le risque d’engager une somme aussi colossale ? L’expérience des 3,37% de Hue en 2002 n’avait-elle pas suffi ? Surtout que jamais un seul sondage n’a donné plus de 5% à MGB ! Et le coût d’une très bonne campagne militante n’a rien à voir avec de tels montants !

Regardons y de plus près ! Pour une candidature qui a toujours refusé d’être une candidature communiste (au point que MGB a temporairement démissionné de son poste de secrétaire nationale), 93,1% des recettes sont provenues directement du PCF !

Le comité de campagne de la « gauche populaire antilibérale », en fait principalement l’équipe dirigeante du PCF, a donc décidé des orientations, des dépenses et a laissé les communistes régler la note. Les « partenaires antilibéraux » n’ont pas dû débourser un centime !

Le détail des dépenses montre aussi combien la campagne Buffet a tourné le dos à ce qu’est une campagne communiste, avant tout militante, de proximité, basée sur la bataille d’idée.

De l’ordre de 300.000 euros ont été dépensés en « marketing électoral » payés à des « conseils en communication ». On a pu voir le résultat : des affiches à la Benetton débilitantes. Comme si les communistes et normalement les directions qui émanent de leurs organisations n’étaient pas plus avisés que des spécialistes de la « com » pour définir le matériel politique ! Non, ils ne sont bons qu’à coller !

Le 1er poste de dépense est celui qui est le plus disproportionné : celui des « réunions publiques » qui absorbe plus de 40% du total, pas loin de 2.000.000 d’euros.

Les deux grands meetings nationaux à Paris en représentent certainement la plus grande partie, rien qu’avec le prix exorbitant des salles, le Zénith et Bercy. Combien a coûté en sus la mise en scène, les trains spéciaux pour faire venir des adhérents et sympathisants de 70 départements de France ? On entend encore Cohen-Séat se réjouir que le meeting de Bercy ait rassemblé plus de monde qu’aucun meeting depuis 1981. Mais quel est l’intérêt de payer si cher pour ne ramener que des convaincus de toute la France ? 1 électeur de MGB sur 50 était présent à Bercy !

Quel intérêt sinon peut-être d’essayer d’associer les communistes, les sympathisants les plus proches à un coulage organisé d’en haut ?

La débâcle du 1,93% n’est pas la défaite des militants ou celle du PCF exposés aux vents contraires du vote utile et du soi-disant « déclin inéluctable ». L’équipe dirigeante en porte la responsabilité accablante par ses choix politiques et la campagne qui leur a correspondu.

L’effacement du PCF, de tout ce qu’il représente, a pris sur le plan comptable un mot qui a aussi un sens politique : la liquidation.

 

PS: Seule Claude Fainzang a abordé cette question au CN d'octobre 2007 où un rapport concernait les finances. On lui a répondu que les sommes "avaient été provisonnées" avant l'élection. Sic.

 

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7 août 2008 4 07 /08 /août /2008 20:31

Mutation-liquidation du PCF : expérimentation sur une grenouille.

Eh oui ! Cela fait déjà neuf ans. En 1999, je me souviens de la venue de Jean-François Gau, dirigeant du PCF depuis bien trente ans maintenant, dans notre section de Paris 15ème après la débâcle de la liste « Bouge l’Europe » aux élections européennes. Les 6% recueillis à l’époque par la liste conduite par Hue représentaient un grave échec. Gau est un innovant. Du 28ème jusqu’au prochain 34ème congrès, il a sa part, revendiquée dans les inventions « inédites » qui font plonger le PCF.

En 99, visiblement, il avait sa part dans la conception de la liste « Bouge l’Europe » à « double parité » : un homme une femme, un communiste, un non-communiste. L’innovation formelle, ridicule en elle-même, couvrait de profonds reniements, partant déjà de la question de l’UE.

Des maastrichiens étaient en place éligibles et la direction du Parti, après la signature de Jospin, avait abandonné en 98 la campagne, pourtant très enthousiasmante pour le référendum sur le traité d’Amsterdam et la monnaie unique. Notre section comme beaucoup d’autres s’étaient dès le départ opposée à l’opération et avait exclu d’y participer. Le déclenchement de la guerre en Yougoslavie a accusé les contradictions entre la liste et les positions communistes : trois des sept premiers, Geneviève Fraisse, Fodé Sylla, Philippe Herzog s’étaient déclarés favorables aux bombardements de l’OTAN.

Tout cela faisait de quoi brouiller pour le moins le vote communiste ! C’est qu’avec 90% des camarades nous avions tenté d’expliquer à JF. Gau, en réprouvant la stratégie de dilution du PCF, imposée par la direction. Déjà…

Peine perdue. Sourd et obtus, JF. Gau assène puis bredouille des explications aussi vaseuses que politiciennes (le contexte, le poids de l’extrême-droite, la guerre qui aurait troublé les enjeux – comme si cela n’en était pas au coeur…) pour expliquer un score « décevant ». Il accable les communistes qui en gros n’auraient rien compris. Il affirme sans sourciller qu’il faut poursuivre la démarche suicidaire dans la perspective du 30ème congrès de Martigues.

Un camarade, je m’en souviens comme si c’était hier, a alors raconté, dans un silence au départ surpris, une petite histoire.

Un « scientifique » fait une expérience avec une grenouille.

Premier test : il l’a pose sur une table. Puis il frappe des mains juste derrière elle. Elle saute.

Ensuite le chercheur de neuf sectionne les muscles des pattes de la grenouille.

Deuxième test : il repose la grenouille ainsi mutilée. Il frappe dans ses mains derrière elle. Elle ne saute pas.

Conclusion du scientifique ?

Quand on sectionne les pattes à une grenouille, elle devient sourde !

Rire général.

Depuis que d’expériences ! Et des résultats : 3,37% en 2002, 1,93% en 2007. Gau toujours aux commandes.

Pas besoin d’être « politologue » pour faire parler ces « expérimentations ».

Plus ils enfoncent le parti, plus les dirigeants deviennent sourds et n’entendent pas les demandes de changement. Il faut rompre avec la stratégie qui coule le PCF et ce qu’il représente pour le monde du travail.

Le PCF, lui, a fait ses preuves, dans l’Histoire de la lutte des classes en France.


Emile Torner

 

 

Pour rappel, la composition la liste "Bouge l'Europe"

Robert HUE (PCF) ; Geneviève FRAISSE (Ind) ; Yasmine BOUDJENAH (PCF) ; Francis WURTZ (PCF) ; Fode SYLLA (Ind) ; Sylviane AINARDI (PCF) ; Philippe HERZOG (Ind) ; Manuela GOMEZ (PCF) ; Aline PAILLER (Ind) ; Sylvie JAN (PCF) ; Michel DESCHAMPS (Ind) ; Nadia AMIRI (Ind) ; Denis COHEN (PCF) ; Annick MATTIGHELLO (PCF) ; Roland FAVARO (PCF) ; Sophie THONON (Ind) ; Maxime GREMETZ (PCF) ; Monique DENTAL (Ind) ; François DESANTI (Ind) ; Michela FRIGIOLINI (Ind) ; Jean-Claude DANGLOT (PCF) ; Malika ZEDIRI (Ind) ; Cathy SAVEL (Ind) ; Stanislas NORDEY (Ind) ; Mireille PERNOT (PCF) ; Christian FAVIER (PCF) ; Tamara FISCHER (Ind) ; Marie-Christine GUISEPPI (Ind) Nicole DELEPINE (Ind) ; Aude LUMEAU (Ind) ; Isabelle MAYER (PCF) ; Jean-Louis JEGADEN (Ind) ; Jean-Pierre MASSIAS (Ind) ; Dominique GRADOR (PCF) ; Nicole ABAR (Ind) ; Isabelle MASSON (Ind) ; Christophe HODE (PCF) ; Josiane COLLERAIS (PCF) ; Eugène-Henri MORE (Ind) ; Marie ESTRIPEAU-BOURJAC (Ind) ; Dominique BUCCHINI (PCF) ; Louis BROCH (PCF) ; Jeanine DOREL-LE-MOIGNE (Ind) ; Helga AMAIL SHODER (Ind) ; Jean-Michel BODIN (PCF) ; Céline DENOYELLE (PCF) ; Julie MINOT (Ind) ; Dany YSSORCHE (PCF) ; Gérard LALOT (PCF) ; Bernadette TRIC (Ind) ; Jean CORDILLOT (PCF) ; Simone FAYAUD (PCF) ; Eleonore BOURDEAU (Ind) ; Pierre MATHIEU (PCF) ; Gregorio JIMENEZ ROMAN (Ind) ; Meriem DERKAOUI (Ind) ; Geraldine SOULOUMIAC (Ind) ; Gérard LAHELLEC (PCF) ; Magali CHASTAGNIER (Ind) ; Claude GODARD (Ind) ; Marie-Jeanne GOBERT (PCF) ; Zora CHORFA (Ind) ; Francis LAHAUT (Ind) ; Michèle PICAUD (Ind) ; Bechir BENNAFLA (Ind) ; Daniel BACHET (Ind) ; Emile CAPGRAS (PCF) ; Bernard LUBAT (Ind) ; Anne-Marie JUANABERIA (Ind) ; Michel BELLETANTE (Ind) ; Jacqueline JACQUET (PCF) ; André GERIN (PCF) ; André BENEDETTO (Ind) ; Danièle GAIN (Ind) ; Nadine GARCIA (PCF) ; Jean VAUTRIN (Ind) ; Yves L'HELGOUACH (Ind) ; Catherine PUIG (PCF) ; Jean-Claude PETIT (PCF) ; Jacques MILLIEZ (Ind) ; Annick DAVISSE (Ind) ; Jean TENENBAUM (Ind) ; Alain BOCQUET (PCF) ; Anne DELBEE (Ind) ; Roland CASTRO (ind) ; Maurice KRIEGEL-VAL-RIMONT (PCF) ; Marie-Georges BUFFET (PCF)

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