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NOUVEAU SITE ACTUALISE QUOTIDIENNEMENT: http://vivelepcf.fr/

 

36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 19:16

Cahiers de vacances du PCF. Le Front de gauche : pour les nuls !

 

La direction du Parti (sans consultation du CN) a pris l’initiative de publier une brochure « spécial été » de 8 pages glacées en couleurs. A 1,6 million d’exemplaires !

 

Sur la forme, la brochure se présente comme un « cahier de vacances », pour les « 5 à 95 ans », à la façon de ceux qui existent pour les scolaires. A la limite, on pourrait trouver l’idée amusante bien qu’absolument sans intérêt politique.

 

Mais les « jeux » et les illustrations proposés relèvent de l’infantilisme à un tel point que tout lecteur doit avoir l’impression qu’on le prend pour un imbécile.

 

Dans la rubrique « devinette », il faut choisir entre 3 réponses à la question « parmi les propositions suivantes, une liste vraiment à gauche a remporté 5 élus [en réalité 4] aux élections européennes, laquelle ? » : choix 1, « le Tronc de gauche (Tilleul, chêne et bouleau) », choix 2, « le Front de gauche (Parti communiste, Parti de Gauche et Gauche Unitaire », choix 3 « la Mouche du Coche (Tsé-tsé, moustique et libellule) ».

Il ne doit plus rester de moquette au Colonel Fabien !

 

Des plaisanteries de ce type s’étalent sur 6 pages ! Le degré zéro de la politique ! On donne une image lamentable du PCF !

Mais peut-être est-cela le but ?

 

Car cet outil est tout entier au service de la « gauche » et du « Front de gauche ».

 

Sur une pleine page, un « politico-test » demande: « êtes-vous Front de Gauche-compatible » ?

Il faut répondre entre autres « le Front de gauche, c’est une dynamique qui va s’étendre avec des forces nouvelles » mais ne pas répondre « tout cela, c’est de la racaille coco » !

 

Le texte final, sur un mode enfin un peu plus digne, confirme cet axe unique.

Un seul objectif : le rassemblement majoritaire à gauche (implicitement pour le rendez-vous institutionnel de 2012, en passant par les régionales).

Un seul moyen : le « Front de gauche », ce rassemblement d’organisations plus ou moins signifiantes, sur un contenu flou.

 

Et le PCF ? Et les luttes qu’il devrait soutenir et impulser ? Et son renforcement ? Rien ! Même pas un bulletin d’adhésion !

 

Vraiment c’est lamentable. La forme rejoint le fond : le « Front de gauche », c’est nul !

 


Josette Gawsewitch, section PCF Paris 15, membre du conseil départemental du PCF Paris

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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 18:06

Quand la direction du PCF-Paris recourt à la justice bourgeoise pour expulser une section du PCF


Comment régler des différends politiques dans la fédération de Paris ? La direction persévère dans une méthode bien peu communiste… 

Après avoir fracturé la porte et tenté de prendre possession manu militari par surprise des locaux de la section du PCF des 1er et 2ème arrondissements (voir les articles précédents), les directions du PCF Paris et de sa société immobilière veulent l’exclure via les tribunaux.

Après un 1er report, le jugement, mis en délibéré, est tombé le 22 juillet. En 1ère instance, la section, précisément la secrétaire de section, sont condamnés à quitter les lieux. Ils ont fait appel.

Dans l’état actuel des choses, le jugement n’est pas surprenant. Le Tribunal applique le droit de propriété.

Les camarades du 2ème, qui ont acquis les locaux par souscription il y a 39 ans et en paient les charges sans discontinuer depuis, ont en effet transféré la propriété de leur local à la société immobilière de la Fédération, pensant à l’époque être mieux protégés… Bien d’autres organisations du Parti ont fait de même et cela s’est déjà souvent retourné contre les militants, notamment avec les restructurations (revirements) politiques et financières depuis la « Mutation ». Cela ne doit plus se reproduire.

Pour le cas de Paris, plus que jamais, les communistes sont en droit d’exiger la transparence la plus totale des comptes et décisions de la SA-Rochechouart. Entre autres pour lever tout risque de conflits d’intérêts entre ses « gestionnaires » qui sont aussi prestataires de service du parti.

 

Le jugement en appel peut être différent.

Un peu gênée aux entournures vis-à-vis des communistes, la direction départementale est obligée de trouver un prétexte, qu’elle espère plus présentable, pour attaquer la section. La section des 1er et 2ème ne serait plus la section ! La direction départementale a en effet monté une autre section, conforme à ses vues, pour la supplanter et pour prétendre récupérer les locaux historiques. Impossible a priori pour des juges de se prononcer sur un tel aspect.

Sauf que le coup de force de la direction départementale est vraiment caricatural ! La section fantoche a été créée en janvier 2009 seulement, complètement hors statuts puisque le congrès de section (assemblée générale) et le congrès départemental avaient eu lieu auparavant et avaient reconnu la section historique et reconduit sa direction. Quant à refuser d’encaisser les chèques de cotisations pour pouvoir prétendre que les adhérents ne paient pas…

Sur ces points, la situation est maintenant établie et les preuves seront à la disposition du tribunal.

De tels procédés sont vraiment lamentables et disqualifient ceux qui les pratiquent. Non seulement, le secrétaire départemental Patrice Bessac n’a pas jugé bon de chercher à rencontrer la direction de section, mais il a même refusé ensuite de les recevoir. Devant le tribunal d’instance, le spectacle était éloquent : les deux fois, une cinquantaine de communistes de la section et du reste de Paris d’un côté et une malheureuse avocate, seule, de l’autre pour accomplir la besogne. Patrice Bessac est responsable nationalement de la Commission pour les « transformations » du Parti. Qu’il cesse de montrer un tel exemple de refus de dialogue!

S’il y a problème dans le Parti, ce n’est pas à un tribunal de le régler. C’est aussi ce qu’expriment les communistes parisiens, de toute section, qui vont continuer à assurer de leur solidarité la section Halle-Bourse des 1er et 2ème arrondissements dans cette affaire comme dans l’ensemble du combat politique communiste pour lequel nous sommes engagés. Nous ne l’oublions pas.

Ne laissons pas ce type de situations nourrir le désarroi parmi les camarades de la section et d’ailleurs, les écarter de leur parti et laisser le champ libre à telle ou telle stratégie incertaine à « gauche ».

Faisons le choix, dans le PCF des 1er et 2ème arrondissements comme ailleurs, de faire vivre et renforcer le PCF ! 

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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 13:37

Assemblée : qui s’oppose à la reconstitution d’un groupe communiste et apparentés ?

 

Le Conseil constitutionnel a validé ce 25 juin 2009 la majeure partie des modifications votées par l’Assemblée nationale de son propre règlement. Elles portent dans l’ensemble une volonté de bouclage des débats parlementaire et un grave recul des droits des députés, dans la suite de la réforme constitutionnelle de 2008.

 

Une modification correspond cependant à une revendication du PCF. Le premier alinéa de l’article 19 sur les groupes politiques est désormais rédigé ainsi : les députés peuvent se grouper par affinités politiques ; aucun groupe ne peut comprendre moins de quinze membres, non compris les députés apparentés dans les conditions prévues à l’alinéa 7 ci-dessous.”  Auparavant le seuil était situé à vingt membres.

 

Après les élections législatives de 2007, la reconstitution, comme sous les législatures précédentes, d’un groupe parlementaire « communiste », « communiste et apparentés » ou « communiste et républicain », n’a pas eu lieu, malgré les efforts, entre autres, d’Alain Bocquet, président du groupe sortant.

 

L’impossibilité d’atteindre le seuil de 20 membres a été la principale explication avancée.

 

16 députés communistes avaient été élus (en métropole) ainsi que 2 députés présentés ou soutenus par le PCF dès le 1er tour (à côté de candidats du PS). Un accord avec au moins deux autres députés était donc nécessaire, par exemple avec des députés communistes et progressistes d’outre-mer.

 

Finalement a été constitué un « groupe de la Gauche démocrate et républicaine » dans lequel les 18 députés précités siègent aux côtés de 4 députés Verts (Noël Mamère, Martine Billard, Yves Cochet, François de Rugy), de la députée communiste réunionnaise Huguette Bello, du député de la Martinique Alfred Marie-Jeanne et, depuis quelques mois, du député PS, devenu PG, Marc Dolez.

 

La constitution de ce groupe a été présentée comme un arrangement « technique ».

 

Mais elle porte de fait une orientation politique :

L’effacement de toute référence au PCF. Pourtant, rien n’empêchait dans un groupe « technique » de mentionner l’identité politique des composantes (ex : « groupe communiste, vert, etc. »). Il a été préféré une autre appellation qui induit le nouveau concept de « gauche démocrate et républicaine ».

La déclaration de constitution du groupe définit un axe politique qui n’a pas à voir avec une ligne parlementaire: ses membres « pèseront en faveur de tout ce qui sera de nature à rassembler la gauche ».

L’accord passé avec les Verts dans l’organisation du groupe ne laisse pas non plus de surprendre. Avec leurs quatre députés, présentés par le PS en 2007, ils bénéficient d’un tiers des moyens et il a été expressément prévu que l’un des leurs prendra la présidence du groupe au tiers de la législature, c'est-à-dire normalement dans les semaines qui viennent.

 

La modification constitutionnelle doit permettre maintenant d’affirmer clairement la présence du PCF dans la représentation nationale et d’en finir avec ces ambiguïtés.

L’existence d’un groupe communiste est désormais possible. C’est la volonté exprimée par la quasi-totalité des communistes en 2007 (voir le CN du 22 juin 2007), celle de récupérer toute la signification politique et les moyens que cela représente, celle aussi de poursuivre l’histoire glorieuse du groupe communiste dans l’histoire.

Les partenaires du groupe GDR doivent pouvoir, s’ils le souhaitent, rester apparentés au groupe communiste et continuer à bénéficier des droits attachés à l’appartenance à un groupe. Pour les Verts, ils ont le choix maintenant entre essayer de reconstituer un groupe avec les députés radicaux de gauche comme entre 1997 et 2002 ou de rejoindre le groupe PS comme entre 2002 et 2007.

 

18 députés doivent leur élection au parti et au vote communistes. Ils ont chacun le droit d’avoir leur opinion sur l’avenir du PCF et la recomposition de la gauche (jusqu’aux Verts). Mais, comme députés, ils doivent respecter le mandat du parti, des communistes et des électeurs. Le nouveau règlement de l’Assemblée doit être l’occasion de lever la cacophonie dans leurs rangs sur ce sujet.

 

Une fois de plus, constatons que l’affirmation du PCF est la condition de l’unité et du rassemblement !

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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 17:53

Front de gauche versus PCF ? Un 1er cas à Mantes-la-Jolie.

 

Des élections cantonales partielles se tenaient dimanche 21 juin 2009 à Mantes-la-Jolie pour remplacer l’ancien secrétaire d’Etat UMP aux prisons, Pierre Bédier.

 

Les communistes de la section de la ville ont désigné leur candidat, Marc Jammet, élu municipal PCF, candidat habituel du Parti dans le secteur.

Mais la Fédération des Yvelines du PCF suit une autre stratégie politique : celle du Front de gauche. Elle a donc imposé le nom d’un autre adhérent, Joël Jegouzo, pour être le candidat revendiqué de toutes les forces qui se prétendent « à gauche du PS », dont les Verts et certaines associations locales.

Les résultats importent peu, encore moins au vu du niveau d’abstention, 70,6%.

Marc Jammet obtient 5,2% des voix exprimées contre 8,8% en 2008, Joël Jegouzo, avec 9,9%, capte une partie des voix socialistes et écologistes.

Le problème est un problème d’option politique. Le « Front de gauche » n’est pour l’instant qu’une alliance électorale décidée par la direction du PCF pour les élections européennes. Ce n’est pas une ligne permanente du parti, déclinable en toute circonstance, notamment électorale.

Les communistes refusent, en tout cas ils n’ont jamais accepté, que leur parti, son identité historique et ses positions soient supplantés au profit d’une autre « chose politique » aux contours et aux contenus incertains, par le biais d’opérations électorales, que l’on peut considérer comme opportunistes.

Aussi le cas de Mantes-la-Jolie, qui en suit d’autres, soulève un vrai problème. Le clivage doit d’autant plus être éclairci que le candidat localement légitime du PCF a accepté qu’une représentante du PT-POI soit sa suppléante.

« Front-de-gauche » du NPA-PCF-Verts-PdG d’un côté, PCF-PT-POI de l’autre ? Non merci pour la confusion !

Le besoin de clarté rejoint le besoin de faire vivre et renforcer le PCF, comme force de rassemblement et organisation spécifique telle qu’il n’en existe pas d’autre dans notre pays et son histoire pour combattre le capitalisme.

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21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 22:51

Le « Front de gauche »: pour quoi faire?


par Gilles Mercier, section PCF de Vitry-sur-Seine

 

Après avoir effacé l’identité du PCF pour les élections présidentielles au profit d’une candidature anti-libérale qui fut un fiasco, la Direction du PCF a récidivé avec le « Front de gauche ». Cette stratégie fut décidée au conseil national qui précéda le 34e congrès. Ce front se réduit au Parti de gauche (Pg) et à des dissidents du NPA. Il ne s’agit pas d’un front c’est à dire d’une alliance au sein de laquelle chacun garde son identité, mais d’une liste commune dans laquelle les identités des uns et des autres se sont fondues.
Le NPA, LO et les amis de Chevènement sollicités ont refusé d’en faire partie. Comment la Direction du PCF peut elle solliciter les troskystes sans aucune honte ? Les anciens secrétaires généraux du PCF doivent se retourner dans leur tombe !

 

Le NPA qui n’est pas plus anti-capitaliste que Ségolène Royale, a un programme économique simplissime : faire payer les patrons, transport gratuit, médecine gratuite ! Il est en outre anti-nucléaire et anti-biotechnologie ! Le NPA fait de l’entrisme syndical afin de pousser à des formes d’action radicales ne tenant pas compte du degré de mobilisation des personnels pour déboucher sur la mythique grève générale libératoire du salariat. Il est facile de comprendre que la bourgeoisie ait tout intérêt à mettre en valeur un tel parti. Mais son électorat composé pour l’essentiel de jeunes découvrant la lutte est assez volatile.

 
Le Pg nouvellement créé au lieu d’affronter l’électorat sous ses couleurs s’est fondu dans la liste du « Front de gauche ». Autant dire que son influence électorale n’est pas la préoccupation première de ses fondateurs, le Pg n’est pas fait pour durer. Que vise Mélenchon ? Il suffit de lire ses interviews. Il ne se satisfait pas de la position actuelle du PS (pourquoi, puisqu’il l’a quitté ?) et veut le faire revenir à gauche. Le Pg et le « Front de gauche » sont les outils de l’opération. Il s’agit de créer à coté du PS un pôle contestataire suffisamment puissant électoralement pour infléchir l’orientation de ce dernier et éventuellement d’y revenir pour y jouer un rôle dominant. La concurrence entre le « Front de gauche » et le NPA se réduit à déterminer qui sera le pôle dominant à coté du PS.


Le réformisme épouse toutes les formes de la contestation afin de les intégrer à l’idéologie dominante. C’est ce qui confère cet aspect changeant, multiforme de la social-démocratie. Le rejet de la politique du capital menée au nom de l’Europe a amené certains sociaux démocrates à prendre leur distance avec sa politique, notamment lors du référendum constitutionnel. Fabius et Mélenchon étaient du nombre. Cette opposition était de circonstance et ne reposait sur aucun contenu anticapitaliste tangible, d’où l’impossibilité pour les protagonistes du « Non  de gauche» de se mettre d’accord sur un programme électoral malgré les très nombreuses tentatives. Fabius quelques mois après le référendum s’est prononcé pour l’unification des armements européens et la disparition des politiques nationales de recherche au profit d’une définition uniquement européenne ! Mélenchon de son coté est resté sur une stratégie de contestation à la politique européenne. Mais quelle crédibilité peut-on lui donner ? Il est contre la politique européenne quand l’Europe ne fait plus recette, mais il y a 17 ans quand l’Europe politique apparaissait, grâce surtout au PS, comme une solution à la crise nationale, Mélenchon avait une toute autre position. Il était un ardent défenseur de Maastricht, n’hésitant pas au Sénat à brocarder les communistes ( http://vivelepcf.over-blog.fr/article-31358665.html). Si actuellement le peuple irlandais a pour Mélenchon toutes les qualités, il en allait autrement en 1992 du peuple Danois qui venait de rejeter le traité. Dans son intervention au Sénat, Mélenchon réclamait la construction d’une nation européenne, il approuvait la monnaie unique et affirmait que Maastricht était un compromis de gauche. Il est maintenant anti-Maastrichien pour les mêmes raisons (une Europe Sociale, plus de démocratie) qui l’avaient amené à approuver le traité. Il ne s’est pas trompé en 1992 comme certains dirigeants du PCF gênés aux entournures essaient de faire le croire. C’est une marque de fabrique de la social-démocratie d’avoir une position de principe qui évolue au gré des rapports de force. L Blum, G Mollet, F Mitterand ont excellé dans ce genre d’exercice. Le caractère politicien de la stratégie de Mélenchon apparaît encore plus nettement avec la position de congrès du Pg sur le nucléaire. Le Pg est pour la sortie du nucléaire ( http://www.lepartidegauche.fr/editos/arguments/621-entretien-avec-jean-luc-melenchon-dans-le-magazine-la-decroissance ). Même avec la souplesse des contorsionnistes du cirque de Pékin, il est impossible pour Mélenchon comme pour quiconque de concilier la lutte contre les gaz à effet de serre, qui est l’alpha et l’oméga de toutes formations politiques PCF compris et le refus du nucléaire qui n’en produit pas. Mélenchon n’est pas à une contradiction près. Son but est de chasser sur les terres du NPA qui est aussi anti-nucléaire.

 
Et le PCF là dedans ? Sa stratégie d’alliance l’amène à renoncer à être lui-même. Comme le défunt rassemblement anti-libéral, le « Front de gauche » est un rassemblement de sommet non porté par les luttes et structuré autour d’un programme qui évite de traiter les problèmes de fond. Le nucléaire, a ainsi été évacué. Le « Front de gauche » a été décidé au conseil national précédent le 34e congrès. Les listes ont été décidées en dehors des communistes. La Direction du PCF n’a pas consulté les adhérents pour savoir s’ils acceptaient que dans leur région la tête de liste ne soit pas un membre du Parti. Le jour où les communistes votaient en Ile de France pour la liste présentée dans leur région, C Favier président du Conseil général était rétrogradé de la 5e à la 7e place au profit d’un Pg. Et le jour de la présentation nationale de l’ensemble des listes, 2 ou 3 places n’avaient pas encore été attribuées. Cela rappelle trop le rassemblement anti libéral où tout le monde était d’accord sur tout, sauf le nom du candidat à la présidentielle, il ne fallait pas que ce soit un communiste ! Si le « Front de gauche » était si harmonieux que cela, la répartition des places sur les listes n’aurait pas posé de problème majeur. Mais comme la démarche est avant tout politicienne, elle a donné lieu à d’âpres marchandages. Visiblement le Pg qui n’a pas osé affronter l’électorat a les dents longues.
Il y a des syndicalistes présents sur les listes du « Front de gauche » ils ne sont là que comme faire valoir, car pour le PCF la lutte en entreprise, c’est le syndicat et non le Parti. Cette séparation est la marque de la démarche social-démocrate. Le PCF s’est historiquement démarqué concrètement de la SFIO en créant les cellules d’entreprises. La création de ces cellules a fait du PCF l’outil politique du salariat. Le PCF par définition ne peut être un parti comme les autres. En quittant les entreprises, il a coupé le lien avec l’exploitation capitaliste et est devenu un parti consensuel dont l’existence repose sur la délégation de pouvoir. Un PCF qui devient comme les autres partis s’engage dans sa disparition.
Le PCF englué dans sa démarche d’alliance sans principe, a fini par céder aux prétentions du Pg. Les adhérents du PCF sont réduits au rôle de rabatteurs pour Mélenchon qui est le grand bénéficiaire de l’opération. Le « Front de gauche » lui fournit l’occasion de bénéficier de l’appareil militant du PCF. Ce ne sont pas les quelques milliers d’adhérents du Pg et les 450 dissidents du NPA qui vont faire l’article pour le « Front de gauche ».
Après la candidature antilibérale de MG Buffet, c’est la deuxième fois que le PCF efface son identité lors d’une élection. La Direction est en train d’instiller chez les communistes l’idée de la fatalité de l’effacement du PCF. Ce dernier ne serait plus rassembleur par lui même. Il y a fort à parier que le « Front de gauche » sera renouvelé lors des européennes de l’année prochaine. La Direction du Parti veut se débarrasser de l’appellation, Parti communiste français, qui l’oblige malgré tout à garder un contenu lié à l’Histoire. Ne voulant pas aborder les raisons du recul du PCF et de l’effondrement du socialisme, elle est incapable d’élaborer une stratégie autonome, d’où la recherche permanente d’alliés sur lesquelles elle calque sa stratégie. Après avoir convolé pendant plusieurs années avec cette épave intellectuelle qu’est J Bové et accompagné ce mouvement profondément réactionnaire qu’est l’altermondialisme, la Direction du Parti profite de l’opportunité du départ de JL Mélenchon du PS et la création du Pg, pour préparer les communistes à la disparition du Parti.


Le « Front de gauche » qui je le répète n’est pas un front mais une fusion d’identités est la première étape de la création à coté du PS d’une force sociale démocrate contestataire à l’image de « Die Linke ». Les affiches du Pg « Casse toi pov con !» illustrent le but essentiel de ce parti, le changement de majorité présidentielle en 2012. Le Pg n’a pas d’autres buts que d’instrumentaliser le mécontentement pour aider le PS à revenir aux affaires. La Direction du PCF en ayant abandonné toute volonté de rupture avec la société capitaliste s’insère dans cette stratégie. Mais l’Histoire n’est pas écrite. La Direction du Parti instrumentalise le mécontentement et le mouvement de lutte pour faire accepter sa politique de liquidation, mais la radicalisation du conflit de classe rend d’autant plus nécessaire l’existence et le renforcement du Parti communiste. La disparition du PCF n’est nullement acquise.


 
Gilles Mercier, PCF Vitry

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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 16:52

Le « 120 », rue Lafayette abandonné par le PCF-Paris. Plus qu’un symbole !

 

Cela valait-il des petits fours ?

Samedi 25 avril, Patrice Bessac, secrétaire du PCF Paris et Marie-George Buffet invitaient à inaugurer les nouveaux locaux du PCF-Paris. Inaugurer ? Il s’agit en fait d’une aile du 1er étage du siège national, place du Colonel Fabien, inauguré déjà il y a 35 ans…

Surtout, cette cérémonie acte l’abandon par la fédération de Paris et par le Parti tout entier de l’immeuble du 120 rue Lafayette, premier siège historique du PCF dans les années 1920.

Pour les communistes parisiens, qui rayonnent auprès de 2,2 millions d’habitants et 1,5 millions salariés, c’est le choix du repli, de l’abandon de l’autonomie d’action, davantage encore lorsque l’on constate que Patrice Bessac, pièce rapportée, propulsée à la tête de la Fédération de Paris en 2006, est principalement absorbé par son rôle de porte-parole de la direction nationale et du « Front de « gauche » ».

Les difficultés financières avancées pour ce choix sont sans doute réelles. Elles posent question, elles aussi. 5,5 millions euros gaspillés dans la campagne dispendieuse de la candidate de la gauche antilibérale aux élections présidentielles de 2007 ? Les partenaires de l’époque n’ont contribué pour rien aux dépenses. Qu’en est-il cette année des 2500 adhérents du PdG de Mélenchon et des 260 partisans de la Motion Piquet au dernier congrès de la LCR, les partenaires nationaux du « Front de Gauche » ?

Question aussi sur la gestion des locaux. L’Humanité, notre journal, toujours indissociable de notre parti, qui reste dans les faits, le relai central de la direction, loue, fort cher, des locaux à Saint-Denis, sans parvenir à vendre son ancien siège. Pourquoi ne vient-il pas s’installer dans les locaux vidés du Colonel Fabien ?

Reformater le PCF, héritier de centaines d’années d’histoire du mouvement ouvrier à Paris, en supplétif de Delanoë, ce ne sera jamais notre choix ! Plutôt un « communard » (cassis - vin rouge) dans les locaux vieillots du « 120 » que des bulles dans les salons de l’Hôtel de Ville !


Le quotidien Le Parisien du 25 avril se fait les gorges chaudes de ce nouveau signe de déclin du PCF à Paris. S'il relatait les luttes des communistes parisiens, notamment les nôtre dans les quartiers et les entreprises du 15ème, il serait plus en difficulté pour le faire! 

Les communistes de la section du PCF 15ème
 

Secrétariat du PCF Paris 15
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17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 20:23

La section du PCF Paris 1er/2ème reste dans ses locaux. Les « transformations » du PCF, méthode parisienne, mises en échec !

 

Le 3 avril, Simone Goënvic, secrétaire de la section Halle-Bourse du PCF (1er et 2ème arrondissements) était convoquée au Tribunal d’instance pour occupation illégale par la section…  de ses propres locaux, 62 rue Montmartre.

Le jugement a été renvoyé au 4 juin. Les camarades peuvent rester chez eux. L’affaire fournit une illustration édifiante des nouvelles « transformations » du PCF voulues par la direction du Parti. Elle invite à une vigilance et une mobilisation encore plus grandes des camarades.

 

Rappelons les faits:

 

Le 28 janvier 2009, veille de la manifestation nationale, les locaux de la section sont forcés et les serrures changées.

Après coup, le soir même, Simone Goënvic, reçoit un message de revendication sur son répondeur émanant du secrétaire du PCF Paris, Patrice Bessac.

Il a décidé de ne plus reconnaître la section et de l’expulser de locaux qu’elle a acquis par souscription militante en 1972, qu’elle occupe depuis sans discontinuer et dont elle assume toutes les charges.

 

Les communistes des 1er et 2ème réintègrent quand même leurs locaux et alertent leurs camarades (voir notamment leur lettre du 29 janvier).

 

Le 18 mars, veille encore de manifestation nationale, la secrétaire du 2ème reçoit l’assignation à comparaître le 3 avril en référé par les dirigeants de la société immobilière du PCF Paris (dirigeants de celui-ci).

 

Le 25 février puis le 25 mars, des membres du Conseil départemental du PCF Paris soulèvent la question qui ne lui avait pas été soumise. Pas de réponse de P. Bessac le 25 février.

Une réponse embarrassée le 25 mars. 150 pétitions d’indignation et de soutien lui sont remises dont celles de dirigeants actuels et passés du PCF, de figures historiques du parti…

La section des 1er et 2ème a reçu de multiples autres soutiens et des dizaines de camarades étaient présents au procès (dont les sections de Paris 15, de Paris-Poste...).

 

Du côté du PCF-Paris : personne, seulement l’avocate !

 

Etonnante conception des dirigeants du PCF-Paris de leur rôle : ils fuient les adhérents. Déjà entre temps, Patrice Bessac avait refusé de recevoir une délégation de la section des 1er/2ème, venue au Colonel Fabien (nouveau siège de la Fédération de Paris) sous prétexte qu’elle était trop nombreuse…

 

Le juge a reporté le jugement.

                             

L’avocate n’a en effet pas osé reprendre au procès le motif de l’assignation par la société immobilière. Le PCF-Paris a renoncé à contester devant le tribunal la légitimité de la section. Dont acte !

Convoquer un tribunal en référé, c'est-à-dire en urgence, et changer complètement la motivation de la plainte : cela montre le sérieux de l’affaire ! Le jugement est logiquement remis au 4 juin, trois jours avant les élections européennes. 

Si, comme une rumeur à circuler, l’intention de la direction du PCF-Paris était de remettre le local à la disposition du Front de Gauche à Paris pour la campagne des européennes, c’est définitivement compromis !

 

Plusieurs questions restent entières.

 

- Il est intolérable que les PDG des sociétés immobilières du Parti puissent prétendre décider de l’affectation des locaux acquis par les militants, les sections. C’est maintenant l’argumentation des « plaignants ».

 

- L’exemple de Paris pose la question de la nature des « transformations » du PCF voulues par sa direction nationale.

Au 34ème congrès, les communistes ont rejeté le projet de « métamorphose » du Parti. Cherche-t-on à faire rentrer par la fenêtre ce qui a été renvoyé par la porte ?

 

Il se trouve que Patrice Bessac n’est pas que le secrétaire du PCF-Paris. Il est aussi membre de la Coordination nationale du Comité exécutif du PCF chargé, avec une commission ad-hoc, desdites « transformations » du Parti.

 

L’arbitraire administratif, la mise à l’écart des organisations du Parti qui ne s’alignent pas sur la stratégie de la direction, le coup de force : est-ce que ce sont les nouvelles méthodes de fonctionnement proposées ?

D’autant que l’épisode de la section des 1er et 2ème arrondissements coïncide avec un autre acte inquiétant. La ligne et les listes pour les élections européennes sont décidées dans le plus grand mépris de l’avis des communistes. Pour les candidatures, une consultation était soi-disant organisée les 26 et 27 mars. Mais les premiers noms des listes avaient déjà été présentés le 8 mars, dont celui de Patrice Bessac. La réunion du Conseil départemental de Paris, du 25 mars, a tout simplement ignoré la consultation, dont on ne connaît d’ailleurs pas les résultats, là où elle aurait eu lieu. En ce qui les concerne, les camarades du Val-de-Marne ont eu la surprise que la liste finale ne corresponde pas à la liste sur laquelle ils avaient voté…

 

« Transformation » : un euphémisme pour « métamorphose » du PCF, sans, voire contre les communistes ? 

 

Réitérons notre soutien aux camarades de la section des 1er et 2ème arrondissements de Paris !

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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 20:20

Les communistes ne laisseront pas passer le coup de force de la direction fédérale de Paris !

 

La secrétaire de section PCF du 1er/2e arrondissement de Paris a reçu une citation à comparaître en référé au Tribunal de Grande Instance : la fédération de Paris lui reproche en effet d’occuper illégalement les locaux du 62, rue Montmartre. Cet épisode fait suite à la fracturation de la porte de ce local le 28 janvier et le changement de serrure, actes revendiqués le soir même par Patrice Bessac, secrétaire fédéral.

Ces attaques, indignes d’un communiste, visent une section qui revendique depuis plusieurs années son opposition à la liquidation du PCF et poursuit, avec ses propres moyens, la lutte dans son arrondissement.

Nous n’acceptons pas cette volonté d’élimination de camarades qui ont acquis ce local avec leurs cotisations en 1972 au profit d’une direction fédérale qui fait la preuve quotidienne de son entreprise liquidatrice et de son illégitimité.

 

Comparution au T.G.I. du 8, rue de la Banque le 2 avril à 9h30

 

PETITION SIGNEE PAR 150 CAMARADES A MALAKOFF LE 21 MARS

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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 18:52

 

Parce que le monde du travail, le pays ont besoin du PCF… une rencontre nationale le 21 mars à Malakoff


Samedi 21 mars, des responsables de section, de fédération, de cellule, des militants du PCF, provenant de nombreux départements, se réuniront à Malakoff.

Cette rencontre se situe dans la suite des initiatives conduites lors du 34ème congrès du PCF autour du texte alternatif « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps ».

Dans l’invitation, 17 membres du Conseil national du PCF constatent que l’opposition à « la stratégie d’effacement de l’identité communiste et de déstructuration du PCF » a permis de mettre en échec au congrès la « métamorphose » du Parti, mais aussi que la direction est parvenue à rester en place avec « le même projet liquidateur ».

La tournure du Front de gauche pour les élections européennes, l’absence de réponse aux exigences politiques portées par le développement des luttes dans le contexte de crise, incitent les initiateurs de la réunion à « passer à un nouveau stade de coordination et d’organisation nationale, dans une démarche de reconquête des organisations de base du PCF ».

C’est l’objectif principal qu’ils se fixent pour la rencontre du 21 mars. 

 

Texte complet de l’invitation en lien.

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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 09:18
Jules Molina est décédé le 4 mars. Militant communiste depuis 1946, au Parti communiste algérien et au PCF, adhérent de la section de Palaiseau, il était l'un des premiers signataires des textes alternatifs des 33ème et 34ème congrès. Nous avons eu l'occasion de publier plusieurs tribunes de Jules.
Dont celle-ci écrite en août 2008 dans la préparation du congrès.

Reprendre la carte du Parti… par Jules Molina
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