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NOUVEAU SITE ACTUALISE QUOTIDIENNEMENT: http://vivelepcf.fr/

 

36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 17:42

Je ne sais pas si c’est une chance mais je reçois beaucoup de cartes de voeux d'organisations du Parti ou d'élus pour la nouvelle année.


J’envoie quelques cartes et je pense que ça peut être un témoignage de fraternité dans le Parti, notamment pour les camarades isolés. En dehors de ça, je n’en vois pas trop l’utilité. Enfin si ce n’est pas nous qui payons, mais les comptes d’élu, pourquoi pas… Ca peut toujours être le moyen d’envoyer un message politique.


Cette année, je suis interloqué et même assez horrifié par certaines  cartes que j’ai re çu ou  qu'on m'a montré.

J’ai reçu une carte du Conseil national avec un ovale brillant et marqué en dessous numerisation0010.jpg« acteur du changement ».


J’ai compris que c’était censé être un miroir, même si on n’y voit rien. J'ai cru comprendre que la direction du PCF se repose sur les gens qui reçoivent la carte. On est vraiment dans le dépassement de la forme « parti »! Mais alors qui décide des orientations du « Front de gauche – mettons nos forces en commun »? En réalité, surtout pas ceux qui ne se reconnaîtront pas même en flou dans la carte, mais les états-majors des partis et groupes qui le constituent… Je préfère la démocratie telle que le PCF l’a pratiquée jusqu’il n’y a pas si longtemps, notamment dans ses congrès. Le prochain est reporté, bizarre, après la désignation du candidat aux présidentielles du Front…


Voeu-Bessac-2011-K-Marx.jpgJ’ai reçu aussi une carte de Patrice Bessac, secrétaire de la fédération de Paris. Là j’ai compris tout de suite. Sur la photographie officielle du Président de la République, le visage de Sarkozy est remplacé par celui de Karl Marx (accolé au drapeau de l'UE du Kapital) avec cette légende : « Karl 2012, notre candidat ». Lénine parlait de « crétinisme parlementaire ». Là on est en plein « crétinisme présidentiel ». C’est affligeant !


Des camarades de la JC m'ont montré celle 2011-carte-de-voeu-JC-Paris.jpgde la JC de Paris.  Le ridicul e le dispute à l'obscène. L’image représente un obus dont les ailerons portent, en symétrique, les drapeaux israélien et palestinien, le tout étant recouvert d’un préservatif et accompagné de la légende : « faites l’amour, pas la guerre ».  


C’est scandaleux ! L’oppresseur israélien au même niveau que le peuple opprimé palestinien ! La domination, le colonialisme, les crimes israéliens posés comme un problème de société ! La référence sexuelle est indigne.


Les responsables de la JC de Paris doivent reconnaître leur faute politique, l'injure aux Palestiniens et aux Israéliens épris de paix et de justice.


Quant à André Gerin, je n'ai pas reçu ses voeux cette année. Je suppose qu'il « met les pieds dans le plat » et qu'il aime toujours le rouge, « dans le respect du blanc et du bleu »! Je lui souhaite pour 2011 de ne plus se faire instrumentaliser par le pouvoir et de se garder de ses liaisons dangereuses, pour les communistes.


Même sur des cartes de vœux, on constate les dérives de nos organisations ballotées entre la social-démocratie (PS-PG) et le gauchisme. Assez !


Soyons nous-mêmes ! Soyons communistes !

 

Joran Jamelot

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 18:39

Communistes, ne nous laissons pas enfermer dans le débat téléguidé des présidentielles !

 

Par EDT pour vivelepcf

 

Dans leur grande majorité, communistes, nous réagissons comme toutes celles et ceux qui viennent de mener la bataille pour la défense des retraites, qui sont impliqués dans les nombreuses luttes contre le patronat et la politique à son service.

Le spectacle, mise en scène à l’envi, des querelles de candidatures dans chaque camp pour 2012 nous exaspère.

 

Pourtant, la même pièce se joue dans notre propre parti.

Et ce n’est pas que le système présidentiel ou le quinquennat nous l’imposent, même si tout est fait pour réduire le mouvement social à l’antisarkozysme. Non, c’est le résultat d’un choix de l’équipe dirigeante du PCF, dans le cadre de la stratégie du Front de gauche, celui de placer ce sujet au centre des préoccupations des communistes.

 

Au « congrès » extraordinaire de juin 2010, la décision la plus importante a été d’adopter le principe que le PCF soutiendrait des candidatures communes du Front de gauche aux élections de 2012, présidentielles et législatives.

Mélenchon étant déjà candidat, très médiatisé, à la candidature, le débat des présidentielles a été imposé de fait dès lors dans le Parti.

Rappelons que ce « congrès » s’est déroulé de façon non statutaire et que les communistes dans leurs section et fédération n’ont pas pu se prononcer sur une résolution, ni amender de texte.

 

Les prochaines étapes du calendrier s’annoncent tout aussi peu démocratiques.

Le 7 janvier 2011, le Conseil national aura à valider une « offre politique » pour la présidentielle que ses membres découvriront au mieux quelques jours avant. Le lendemain, le 8 janvier, l’assemblée nationale des délégués des sections du PCF aura quelques dizaines de minutes pour discuter d’un texte dont ils auront juste pris connaissance. Dans les sections, il n’y aura eu aucun débat sur des propositions précises.

Pierre Laurent assure que le congrès du PCF, sans doute en juin 2011, tranchera la question de la candidature. Mais dans le même temps, il annonce que la direction nationale se prononcera en avril. C’est d’ailleurs ce qui a été négocié pendant le congrès du Parti de gauche avec Mélenchon qui prétendait vouloir que le candidat commun soit désigné dès janvier.

 

A chaque fois, comme au « congrès » de juin 2010, les décisions sont arrêtées au préalable avec les « partenaires » du Front de gauche puis la direction du PCF les fait ratifier, sans temps du débat, dans le parti, par une assemblée où elle est certaine de disposer d’une majorité. Dès l’origine, la constitution du Front de gauche a été décidée en parallèle du 34ème congrès du PCF, en doublant la discussion des communistes.

 

On notera que le Front de gauche, loin d’être l’émanation du mouvement populaire comme on le prétend, est strictement une construction de « sommet », d’appareils eu qu’il ne fonde que sur les échéances électorales : européennes, puis régionales, maintenant présidentielles. Aux cantonales de 2011, tout est fait pour que le résultat, prévisible dans la suite des résultats du PCF en 2008 (9%) et en 2004 (8%), soit attribué au Front de gauche.

 

Donc voilà les communistes plongés dans une forme de « primaire » sans règle définie, avec deux protagonistes mis en avant et quelques autres qui se tiennent en réserve.

 

Cela n’est pas sans rappeler l’épisode des collectifs antilibéraux fin 2006. Les communistes, appelés à voter plusieurs fois sur des formulations ambiguës, avaient alors mis en échec le projet d’effacement du Parti de la présidentielle. A reculons, Marie-George Buffet a été présentée comme candidate de la « Gauche populaire et citoyenne » et s’est mise en congé de la direction du PCF. Le résultat très mauvais d’une campagne manquant complètement de lisibilité a été ensuite mis sur le dos de l’identité communiste excessive…

Pour 2012, les partenaires du Front de gauche semblent avoir pris des précautions. La course aux présidentielles est lancée un an plus tôt (quel gâchis !). Le nombre de protagonistes est plus restreint au départ. La candidature potentielle de la personnalité « issue du PCF » a été réfléchie dès le départ dans le cadre de la stratégie du Front de gauche.

 

Il y a un autre point commun en 2010, peut-être même renforcé par rapport à 2006 : le refus massif des communistes de l’effacement de leur parti et de ce qu’il représente.

L’équipe dirigeante a dû renoncer à mettre en cause l’existence même du PCF à l’Assemblée nationale extraordinaire de décembre 2007 (l’appel « Pas d’avenir sans PCF » lancé par plusieurs sections et fédération y a contribué notablement), puis au 34ème congrès.

Le nombre d’initiatives pour commémorer le 90ème anniversaire du Congrès de Tours en est également le signe. Plus fondamentalement encore, l’approfondissement de la crise capitaliste, les luttes récentes soulignent la raison d’être du PCF.

 

Venons-en aux personnalités en présence !

 

Depuis son pacs avec la direction du PCF, Mélenchon est pour l’instant gagnant à tous les coups. Il le sait alors il en fait des tonnes.

Un jour, il se prend pour Georges Marchais (scandaleusement !). Le lendemain, il fait un coup d’éclat pour défendre Cuba socialiste au Parlement européen. Mélenchon s’efforce de reprendre certaines de nos propositions historiques souvent pour mieux les caricaturer. L’opération séduction envers les communistes et notre électorat traditionnel bat son plein.

Mais sur le fond, en aucun cas, il ne va jusqu’au bout, jusqu’à remettre en cause l’UE du capital (il a voté Maastricht) et la perspective d’une nouvelle gauche plurielle après 2012. Il s’en sort par une pirouette : « et si j’arrive avant le candidat du PS, c’est lui qui se désistera ! ».

L’opération « populiste » de Mélenchon est complaisamment portée pour l’instant par les médias et les sondages.

Mais sa tentative « d’OPA sur le PCF » est de plus en plus mal vécue par les militants du Parti, d’autant qu’elle se double localement des invraisemblables prétentions électorales des quelques adhérents du PG, la plupart du temps transfuges du PS.

Si Mélenchon est candidat, l’effacement du PCF avec le Front de gauche deviendra manifeste.

 

A côté de celle de Mélenchon, quel est le statut de la candidature d’André Chassaigne ?

Au « congrès » de juin 2010, André Chassaigne est monté longuement au créneau, avec Pierre Laurent, pour s’opposer à ce que le PCF propose des candidats en son nom, même en tant que candidats à la candidature du Front de gauche.

Deux mois plus tard, il annonce sa propre candidature, à titre personnel et pour candidat du Front de gauche. Le texte du « congrès » l’avait bien préparé : « des personnalités communistes sont légitimes à s’engager comme candidats potentiels pour porter l’originalité de cette ambition » (du Front de gauche).

Depuis, sans être soutenu officiellement par la direction du PCF, A.Chassaigne s’est retrouvé mis en avant par elle à la Fête de l’Huma, au meeting du gymnase Japy le 8 novembre, dans les médias.

De cette manière, André Chassaigne se retrouve en situation de pousser la stratégie du Front de gauche dans le Parti tout en passant, aux yeux des communistes, pour un candidat issu de leurs rangs, voire un rempart à l’agression de Mélenchon.

 

Le contenu de cette candidature autoproclamée, si fortement suggérée aux communistes, ne sera pas celui que les communistes devraient définir mais bien celui du Front de gauche, le « programme partagé » qui serait pareillement la base de la candidature de Mélenchon.

Comme l’a précisé Pierre Laurent, il ne s’agit surtout pas d’un programme communiste mais d’un programme de « gauche », susceptible d’être appliqué, de façon réaliste, par toute la gauche après 2012. C’est pourquoi il sera « partagé » avec une large mouvance de gauche.

 

Dans ce « partage », Mélenchon et quelques autres semblent devoir avoir le rôle de la « radicalité », le beau rôle, notamment les positions les plus critiques vis-à-vis du PS ou de l’UE pendant que la direction du PCF prend, elle, à rebrousse poils nos positions historiques.

Les déclarations de Pierre Laurent contre la sortie de l’euro (« changeons l’euro mais ne bazardons pas l’instrument ») ont été fortement médiatisées. Elles méritent au minimum un débat approfondi au congrès. Peut-on laisser l’illusion que la monnaie unique, sur laquelle les peuples n’ont aucune prise, pourrait se transformer en la monnaie commune de coopération que nous réclamions justement alors que nous combattions la monnaie unique ?

Ce n’est pas non plus trahir André Chassaigne, l’élu du Puy-de-Dôme, de dire que ses positions sont très modérées. Il ne manque jamais de situer sa candidature dans la perspective de la construction de la victoire de toute la gauche au 2ème tour et d’un alignement sur le PS.

 

Faire de la candidature Chassaigne une candidature PCF, contre son gré, est une illusion, même dans le louable souci de rassembler le Parti.

 

L’appel lancé par la section économique du Conseil national (Marchand – Dimicoli), en faveur d’André Chassaigne, paru dans une tribune de l’Huma (12 décembre), n’y arrive pas. Il doit se placer entièrement dans le cadre du Front de gauche et du programme partagé. Ils demandent seulement qu’ils reprennent davantage leurs propositions économiques.

Elles aussi méritent d’être vraiment débattues dans le Parti. Quand ce texte accuse Mélenchon de « proposer de sortir du traité de Lisbonne sans prendre en compte la nécessité impérieuse d’un changement fondamental de la BCE », il n’est pas évident que cela corresponde à la lutte fondamentale des communistes contre l’UE de Maastricht et l’intégration européenne.

 

Mélenchon ou Chassaigne, un « ticket » Mélenchon-Chassaigne, ou bien un « ticket » Chaissaigne-Mélenchon : ce qui est en train de se jouer ne correspond absolument à ce que les travailleurs, le peuple attendent du PCF.

Sans doute Mélenchon ne peut-il pas véritablement se passer du PCF pour être candidat. Sans doute la direction du PCF ne peut-elle pas se passer de Mélenchon pour poursuivre la stratégie du Front de gauche et de transformation-effacement du PCF.

Mais ce ne peut pas être notre préoccupation de communistes.

 

Puisque l’on impose aux communistes cet épisode pénible de politique politicienne, allons jusqu’au bout de l’état actuel du débat sur les présidentielles. Il y a d’autres candidats à la candidature déclarés.

Un texte intitulé « Une candidature communiste pour les élections présidentielles 2012 ! » circule sur internet depuis quelques jours, lancé, parmi les quelques premiers signataires, par André Gerin, député du Rhône et Jean-Jacques Karman, animateur de la tendance autoproclamée « Gauche communiste ».

Ce texte égrène quelques généralités communistes identitaires toujours bienvenues mais il est totalement ambigu sur le fond. Il esquive en effet toute analyse du Front de gauche et se prononce aussi pour une « candidature issue du PCF ».

Elle pourra être André Chassaigne dans le cadre du Front de gauche.

Elle pourra être une candidature « issue du PCF » portée par le POI (Parti ouvrier indépendant des travailleurs). JJ. Karman, déjà candidat à la candidature en 2007, revient de la rencontre internationale des partis trotskystes de cette obédience. Pas une contradiction près, aux régionales, il soutenait la candidature de Braouezec.

Elle pourra être la candidature d’un franc-tireur, comme André Gerin. Déjà candidat, lui aussi en 2007, à la candidature, il s’est redit partant pour 2012 (« si d’aventure le PCF ne décide pas d’avoir son candidat, je me poserai la question de me présenter moi-même à la présidentielle » - La Progrès 10 juin 2010).

Nous avons déjà eu l’occasion d’exprimer à plusieurs reprises combien nous étions fondamentalement en désaccord avec les positions « hétérodoxes » de Gerin sur la sécurité et l’immigration comme en faveur du « capitalisme des métiers, des savoirs faire et de la grande industrie ».

 

Indépendamment, Alain Bocquet, ancien membre du bureau politique, ancien président du groupe communiste à l’Assemblée et député du Nord s’est déclaré pour « présenter un candidat [PCF] à l’élection présidentielle » et « prêt à y aller, avec l’assentiment de ses camarades » dans son livre « Un Marx et ça repart », publié en août 2009. Depuis, il semble se tenir sur la réserve.

 

Moins que jamais, notre ligne consiste à chercher à parler au nom des communistes, au nom de ceux qui s’opposent à la ligne de la direction.

 

Ensemble, nous voulons créer, développer les conditions du renforcement du PCF, de ses organisations de base sur une ligne de lutte des classes. La mise en échec des projets d’effacement du PCF passe par là, comme la réappropriation du PCF par les communistes et ceux qui ont objectivement le plus intérêt à son retour en force.

La bataille des retraites vient encore de le souligner tout ce que représente le PCF dans notre pays.

 

Aussi, prenons les choses à l’endroit. Oui, il faut candidature communiste, c'est-à-dire présentée par le PCF, à la présidentielle et non une candidature Front de gauche, même « issue du PCF ». Mais elle n’est possible et ne répondra aux exigences des travailleurs que sur une ligne de lutte de classe.

 

Le 27 novembre 2010, à Malakoff, 90 camarades représentant 30 sections du PCF (dont deux secrétaires fédéraux) se sont réunis.

Nous avons considéré que le point de départ de la réflexion des communistes doit être l’analyse du mouvement pour la défense des retraites, de son développement considérable, du rejet croissant qu’il a exprimé du capitalisme mais aussi de son échec. Nationalement, la démarche du Front de gauche n’a pas répondu à l’attente d’un parti d’avant-garde exprimée vis-à-vis du PCF et que nous avons vécue dans nos entreprises et nos quartiers, dans les manifestations.

Les tentatives de mutation, de transformations, de métamorphose du PCF en un parti comme les autres sont toujours en cours. Le Front de gauche en est l’instrument. 

Nous allons vers les camarades qui se laissent illusionner par l’autonomie prétendue vis-à-vis du PS, par des positions en apparence radicales ou unitaires mais dénuées de base de classe. Sans exclure aucune alliance à gauche suivant les circonstances, nous ne pouvons pas laisser notre parti à la remorque, comme rabatteur, de la social-démocratie capitularde, notamment d’ici 2012.

Dans la suite de la lutte pour les retraites, nous estimons que l’exigence immédiate pour le PCF est de lancer de grandes campagnes de lutte, pour défendre toujours la Sécurité sociale, la place centrale de la cotisation sociale dans notre système solidaire, pour les salaires, contre l’augmentation des tarifs des services publics, directement liée avec le processus européen de marchandisation et de privatisation.

D’ici le congrès de juin 2011, nous devons travailler à l’élaboration d’un programme communiste, non pas d’un programme « partagé tombé d’en haut », d’un programme ornemental avant les élections, mais du programme de rupture dont le mouvement social a besoin tout de suite.

Le texte alternatif du 35ème congrès, « Face au capital, aujourd’hui plus que jamais, notre peuple a besoin du PCF » est une base importante pour cela comme pour contrer les « transformations-métamorphose » du parti.

Face à l’étouffement du débat dans le Parti, l’échange entre communistes, entre sections du Parti, ne peut pas se limiter à ce que la direction veut bien laisser passer. Nous avons pris la résolution de développer les sites internet mutualisant les analyses, le matériel de propagande, la réalité des débats dans le Parti.

A ce titre, l’accueil du journal « Cahiers communistes » est très prometteur.

 

Nous sommes conscients que la question des présidentielles nous est imposée dès à présent. Nous refusons une candidature qui entraîne le PCF et les communistes dans la négation de la raison d’être de leur parti, dans la résignation au Front de gauche. Dans le contexte, nous nous prononçons sans ambiguïté pour  une candidature présentée par le PCF sur la base d’un programme de rupture immédiate avec le consensus des forces politiques de l’alternance, porteur d’une perspective politique de rupture : le socialisme.

 

En 1920, à Tours, le PCF est né de la nécessité de la rupture avec la social-démocratie et le réformisme, de la collaboration de classe dans les institutions.

Réaffirmons plus que jamais l’actualité de ce choix fondateur !

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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 15:57

A l'affimation "le Front de gauche ne conduira pas à l'effacement du Parti mais lui donne une nouvelle raison d'exister", notre camarade Christiane Odetti de la section de Lavaur répond dans les Nouvelles du Tarn

 

Christiane_Odetti.jpg

L’expérience espagnole devrait nous faire réfléchir….

Les dirigeants du PC espagnol ont expliqué la même chose aux adhérents du PCE pour leur faire ratifier Izquierda Unida (front de gauche espagnol) : Izquierda Unida était présentée comme la réponse à la nécessité d’une dynamique unitaire(« on ne peut pas rester seuls »), les dirigeants mettant l’accent sur la faiblesse du Parti. Ils insistaient aussi sur la soi-disant autonomie à l’égard du PS, cela devait permettre de le surpasser aux élections... Le PCE dans l’IU ne s’est occupé que des élections et a délaissé les entreprises et les quartiers populaires. Et surtout les dirigeants du PCE assuraient que chaque parti resterait indépendant. Or, le port du badge PCE a été interdit aux militants et le PCE n’a plus présenté de candidat sous l’étiquette communiste. Au bout de 20 ans, le résultat en Espagne est un désastre : le PCE n’a que 12000 adhérents et Izquierda Unida ne fait que 3%. Autant dire que la droite et le PS sont tranquilles. Les travailleurs sont désarmés, ceux qui luttent n’ont pas de soutien politique. Certains communistes tentent aujourd’hui de reconstruire leur Parti. I.U. a provoqué l’effacement du PCE qui l’avait créée.

En France, nous pouvons déjà constater que le Front de gauche obtient aux régionales des scores nettement inférieurs aux candidats présentés par le PCF dans la quasi-totalité des cantons aux cantonales de 2008 (parfois la moitié des voix).Cette stratégie s’est traduite par la perte de la moitié de nos élus. Paradoxe pour une organisation qui n’a que des préoccupations électoralistes ! Quant à ses meilleurs scores , le FG les obtient dans les municipalités communistes.

L’auteur de l’article dans les Nouvelles du Tarn semble dire que le FG va favoriser la conscience de classe ; or c’est tout le contraire :le Front de gauche enferme le PCF dans les questions institutionnelles à tel point que nous passons tout notre temps à parler d’élections et que nous nous éloignons d’un parti de lutte de classe ; ainsi on s’affaiblit idéologiquement. L’union avec les « partenaires »du Front de gauche se fait sur des bases réformistes. Il faut savoir que le PCF et le Parti de gauche sont adhérents au PGE (parti de la gauche européenne) qui soutient en Grèce et au Portugal les organisations réformistes contre nos camarades du KKE (PC grec) et du PCP (PC portugais).

Le PCF n’a pas besoin du FG « pour se donner une nouvelle raison d’exister ». Le capitalisme a fait la preuve de sa faillite : il n’y a jamais eu autant de gens qui meurent de faim, la planète n’a jamais été autant en danger à cause de la loi du profit, il n’y a jamais eu autant de chômeurs (20 millions rien qu’en Europe). Régulièrement des salariés se suicident parce qu’ils ne peuvent plus supporter l’exploitation. Il faut rompre avec le capitalisme. La raison d’être du PCF est de donner aux travailleurs et chômeurs des outils de compréhension de la société , de favoriser l’organisation des luttes pour obtenir des résultats concrets et de proposer la construction d’une société faite pour l’homme et par l’homme, le socialisme. C’est en étant utile aux travailleurs que le PCF peut rassembler et se renforcer comme il l’a fait au moment de la Résistance.


Christiane Odetti

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2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 21:12

 

« Les grands faits et les grands personnages se produisent, pour ainsi dire, deux fois : la première fois comme tragédie, la seconde comme farce. »

Karl Marx, le Dix-Huit Brumaire

 

« Il faisait l'histoire et j'ai appris comme un fou en le regardant faire »

Jean-Luc Mélenchon, à propos de François Mitterrand

 

« Notre objectif fondamental, c’est de refaire un grand Parti socialiste sur le terrain occupé par le PC, afin de faire la démonstration que, sur les cinq millions d’électeurs communistes, trois millions peuvent voter socialiste. »

François Mitterrand, Discours prononcé devant le congrès de l’Internationale socialiste, le 27 juin 1972 à Vienne quelques heures après avoir signé le Programme commun.

 

Mitterrand au congrès d'Epinay de 1971 s'exprimant devant une cohorte de notables socialistes : « Celui qui n’accepte pas la rupture, celui qui ne consent pas à la rupture avec l’ordre établi, politique, cela va de soi, avec la société capitaliste, celui-là, je le dis, il ne peut pas être adhérent du Parti socialiste. » 

 


 

Tribun du peuple ou bateleur de foire? Mélenchon fait assaut de démagogie et d'emphase lyrique pour amadouer la volaille communiste et ouvrière: « Je pense à vous travailleurs et travailleuses de Merlin-Gérin qui fabriquez chaque année 32 millions de pièces, qui avez les doigts et les épaules si gourds et si déformés de ce travail  »

 

«  Nous nous flattons d’être aux cotés des travailleurs de la Celanese a coté de Pau et nous leur disons les yeux dans les yeux : Dans votre malheur, lorsqu’on ferme votre entreprise, nous savons que quand vous vous battez, vous défendez l’intérêt général, celui de la République Française, celui de l’Europe. (...) Votre patron aux Etats-Unis qui a décidé de rapatrier le carnet de commande et les brevets sortis de l’intelligence du travail collectif des ouvriers de la Celanese, des ingénieurs et des chercheurs se sera approprié le meilleur, vous laissant sur le carreau. Et quand  nous, nous vous disons : au moins, assumez votre dignité d’être libre, lorsque vous prendrez votre bulletin de vote, vous voterez pour les châtier. »  

Travailleurs, travailleuses licenciées de toutes les industries, dans votre malheur, le Front de Gauche est à vos côtés, vous pourrez "châtier" les patrons... dans le secret de l'isoloir! Le Front de Gauche se dévoile: une grossière opération de récupération électoraliste au service d'une branche de la social-démocratie, dans laquelle le PCF n'a décidemment rien à faire.


 

  En lien :

Difficile de trouver meilleurs arguments contre la stratégie du Front de gauche que ceux que M. Mélenchon nous donne de lui-même.

Jean-Luc Mélenchon : « Maastricht est un compromis de gauche ».

Opération Mélenchon

Le PCF dans un « parti de la gauche » avec Mélenchon : non merci !

 

Communistes, nous ne pouvons pas nous contenter d’être présents « aux côtés » de ceux qui luttent. Notre raison d’être, c’est de contribuer, sur la base d’un contenu politique, à ce que les luttes gagnent, construisent l’alternative, c’est de rechercher les convergences de lutte, l’unité d’action.

Tout le contraire de la démarche ouvertement électoraliste de Mélenchon, pour ne citer que lui mais on pourrait citer certains soi-disant « anticapitalistes », qui renvoient tout à 2012.

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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 23:36

 

Quel est l’engagement politique d’Alain Souchon ? En 2008, il sortait une chanson dégueulasse pour salir Che Guevara

 

Asouchon guevaralain Souchon « donnera » un concert à la Fête de l’Huma 2010.

Il n’y a aucune raison qu’un chanteur assez populaire n’ait pas une place dans l’une des plus grandes fêtes populaires de France.

Mais ce n’est pas une raison pour mettre en avant ses idées politiques. Souchon, il vaudrait mieux lui demander de chanter que de parler politique ! 

 

 Alain Souchon est malheureusement interviewé sur 4 pages dans l’Humanité Dimanche daté du 19 août.

 

Questions et réponses sont policées pour les lecteurs de notre hebdo.

 

Le journaliste tend la perche à Souchon en mettant en avant le titre de sa chanson « soif d’idéal ». Il valorise son dernier album « engagé ».

 

Souchon ne crache pas dans la soupe. Gentiment, il répond que « le communisme véhicule un espoir, celui de mettre les choses en commun ». Pour ajouter aussitôt une autre gentillesse moins sympathique si l’on y réfléchit mais tellement banale: « il y a quelque chose de joli, de tendre qui fait penser aux années 50 ».

 

Difficile de trouver plus politiquement correct que Souchon ! Il veut « réguler le monde de l’argent » mais quand même il ne faut pas « affirmer que ceux qui paient beaucoup d’impôts sont des privilégiés ».

Il faut dire que Souchon figure régulièrement dans le palmarès des chanteurs les mieux payés (n°8 en 2008 avec 1,3 million d’euros sans compter ses revenus financiers »).

 

Il n’y aurait pas plus à s’émouvoir de la place laissée dans les colonnes de l’Huma à ce chanteur « bobo » si ses chansons n’étaient pas quelques fois réellement plus « engagées ». Ainsi fin 2008 celle qui s’intitule « Popopo ».

 


 Le politiquement gentil Souchon (qui n’aime pas les parachutes dorés pour les patrons incompétents) s’y livre à une dénonciation d’une rare violence contre Che Guevara. A la télévision (interview journal France 2 – 29/11/2008), il reprend à son compte les ragots qu’il a trouvés sur « internet » sur les prétendus cruauté et amour des armes de Che Guevara. « L’icône » ne lui plaît pas, le révolutionnaire non plus.

 

 

Sans doute Souchon vend-il des disques par million parce qu’il correspond très bien à ce que les producteurs, agents de l’idéologie dominante, veulent diffuser : une contestation gentillette, individualiste, consensuelle, sachant être bien anticommuniste et antirévolutionnaire !

 

Il n’y a rien de choquant à ce que Souchon se produise à la Fête de l’Huma. Mais évitons de le mettre en valeur politiquement ! Ou sinon, il faudrait lui poser les vraies questions. 

 

 

Texte de la chanson de Souchon sur Che Guevara :

 

 

 La gueule de beau mec, le béret, le cigare au bec : parfait Sur le t-shirt d'Adriana, allons faire un tour sur Internet Voir si ce guérillero était vraiment le mec net Popopopo, popopopo, popopopo, popopopo Ce libertador cador que tout l' monde adore Chantait dans la sierra son chant de libération Et de révolution, est-ce que Juan Perez a aimé cette chanson ? Popopopo, popopopo, popopopo, popopopo 
Il disait ses vers sévères aux revolvers, le poète de la cabaña
Ces cris, ces "tatatata" dans la prison d'Etat C'était la joie des villageois "Viva Guevara !" Pan, pan, pan, pan, pan, pan, pan, pan Pan, pan, pan, pan, pan, pan, pan, pan Le pistolet sur la tête du fonctionnaire bête Du paysan analphabète, ce héros romantique Qu'aimait le petit déclic et l'efficacité des armes automatiques Popopopo, popopopo Il rêvait des carabines fines du Potemkine pour mettre au pas Batista C'est jamais par plaisir, par plaisir qu'on tire Mais pour un monde plus cool, il faut bien que le sang coule Popopopo, popopopo
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23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 22:31

 

Gerin/Burqa : « l’identité communiste » ne sera pas préservée par un sauveur aux présidentielles

 

Préoccupé par l’affaire Woerth et la mobilisation pour les retraites, le gouvernement a mis la sourdine sur son opération politicienne autour de la Burqa, malgré la discussion et le vote à l’Assemblée nationale le 12 juillet 2010. Ce n’est probablement que partie remise.

 

Depuis la montée artificielle de l’affaire, il y a un an, la volonté de diversion malsaine n’a cessé de se confirmer.

La médiatisation a attisé le problème (la burqa est condamnée par toutes les tendances politiques). Elle a accentué la radicalisation sectaire d’une petite minorité. Elle a offert une tribune supplémentaire à l’islamisme politique et excité les fantasmes racistes ambiants de tous les côtés.

Suivant son agenda, le gouvernement a pu enchaîner avec le débat écœurant sur l’identité nationale. Le ministère de l’intérieur a trouvé avec la double provocation de la conductrice en burqa de Nantes l’occasion d’exciter tous les extrêmes.

L’opération est loin d’être finie tant le projet de loi offre des possibilités infinies de litiges à médiatiser.

 

Dans cette affaire, la pire droite est bien contente d’avoir trouvé un porte-parole de gauche en la personne d’André Gerin, président de la mission parlementaire « burqa ». Les députés UMP, nationalistes, Myard et Raoult (ce dernier avait déjà préfacé le livre de Gerin « Les Ghettos de la République » en 2007), précurseurs de l’initiative n’auraient jamais, seuls, permis un tel développement.

 

A l’Assemblée, pendant la discussion le 7 juillet, les députés de droite n’ont pas été avares d’applaudissements et d’encouragements pour André Gerin, totalement isolé parmi les députés communistes. On peut être seul contre tous et avoir raison. On peut aussi être seul contre tous et avoir sombrement tort.

 

Gerin s’est encore enfoncé. C’est grave. Il a agité tous ces fantasmes qui nourrissent le racisme : « le talibanisme qui endoctrinent nos gamins », « le venin du racisme anti-France, anti-blanc et anti-chrétiens », dénonçant la « gangrène qui porte les germes de la guerre civile » (lien vers le compte-rendu du débat sur le site de l'Assemblée).

 

Assez, assez de propos irresponsables dans la bouche d’un élu communiste !

Il va jusqu’à faire le lien entre la burqa et les attentats du 11 septembre 2001 et l’amalgame entre les « émeutes de 2005 » et « l’intégrisme ». La casse des services publics, de l’éducation nationale, le chômage, la politique de classe qui relègue ces quartiers ne le font pas réfléchir.

 

Gerin ose faire le parallèle entre cette loi qui « aura un retentissement international » et la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat.

C’est ce même Gerin qui a fait du prédicateur islamiste Tareq Ramadan un conseiller de la République en l’invitant dans sa « mission » parlementaire. C’est ce même Gerin qui, dans l’hebdomadaire « Familles chrétiennes » se prononcent pour une constitution européenne reconnaissant l’identité judéo-chrétienne de l’Europe. On est très loin de la conception de la laïcité républicaine…

 

Toutes ces lignes n’auraient rien à faire sur ce site si André Gerin n’était pas régulièrement présenté par la direction du PCF et la presse comme un défenseur de « l’identité communiste ». Quelle que soit l’ambiguïté de cette expression, à nouveau, nous voulons éviter les confusions.

 

Gerin donne des gages aux milieux chrétiens conservateurs, aux dignitaires islamiques. En mars, il a choisi aussi de cautionner le CRIF en participant à son repas à Lyon dont l’invité d’honneur était Besson.

Dans ses articles et livres, Gerin se pose en défenseur de l’alliance avec le « capitalisme des métiers et des savoir-faire » des patrons de PME à ceux l’UIMM.

Il copine avec l’UMP Raoult.  

Le 22 mars 2009, il lance avec les trotskystes du POI (très forts pour ramasser des signatures de maires pour la candidature aux présidentielles) un appel commun devant un meeting national.

 

Dans le même temps, on le pose complaisamment en leader de « l’identité communiste » dans le PCF et au-delà et il développe cette veine "identitaire" à certaines occasions.

ça va bien!

 

En 2002, Gerin a commencé à agiter l’idée de sa candidature aux présidentielles dans des réunions de communistes. En 2007, il était candidat à la candidature. Pour 2012, il « confie » au Progrès de Lyon (10 juin 2010) : « Et si d’aventure », le PCF n’avait pas son candidat, « alors je me poserai la question de me présenter moi-même à la présidentielle ». 

 

Voilà un personnage bien pratique pour discréditer le point de vue et l’action des communistes qui entendent faire vivre et renforcer leur parti, le PCF, sur ses bases historiques et plus actuelles que jamais.

 

Dans notre système politique, un candidat aux présidentielles se doit de cultiver une identité tout en montrant que sa personne peut rassembler dans tous les sens.   

Marx parlait du « crétinisme parlementaire ». Il semble y avoir aussi parmi nous un « crétinisme présidentialiste ».

 

Pour les communistes, la question des présidentielles, du piège institutionnel qu'elles représentent, de la candidature communiste se pose dans des termes absolument inverses: en partant des luttes, du contenu politique à mettre en avant.

 

D’autres analyses sur la question des présidentielles sont à votre disposition.

 

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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 09:57

Le député non communiste Jean-Pierre Brard représente le PCF dans une délégation ?

 

Avec surprise, nous lisons dans le « dossier hebdomadaire de communication » du 5 juillet 2010 qu’une délégation du PCF, conduite par Pierre Laurent, « composée d’Olivier Dartigolles et Jean-Pierre Brard, député de Seine-Saint-Denis », s’est rendue au CSA.

Notre problème n’est pas l’objet de la démarche : demander au CSA un vrai débat sur les retraites dans l’audiovisuel.

 

Mais que fait Jean-Pierre Brard dans une délégation du PCF ?

Brard ne peut pas représenter le PCF pour la simple raison qu’il n’est pas membre du PCF.

 

Il l’a quitté en 1996 après des années d’attaques virulentes contre le parti, sa raison d’être, son histoire, etc… qui ont fait les choux gras de la presse anticommuniste. Avec tantôt les groupes « refondateurs » ou le cercle d’échanges avec le patronat « Confrontations Europe » (dont il est cofondateur avec Philippe Herzog en 1991), Brard a été de toutes les attaques droitières contre le parti.  

Notable local, il s’est évertué à garder pour lui-même les fonctions de député et de maire de Montreuil qu’il doit à l’implantation du Parti tout en cherchant à l’affaiblir. En 2008, Voynet peut s’emparer de la mairie.

 

La figure de Brard est très souvent mise en avant ces dernières semaines dans l’Huma. Maintenant, il représenterait le PCF sans en être membre.

Doit-on en déduire que le Front de gauche, c’est livrer le PCF à sa frange la plus droitière qui a voulu le couler dans les années difficiles de 1989 à 1991 ?

On peut le craindre. On ne peut pas l’accepter.   

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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 13:56

200 notables, qui condamnent la raison d’être du PCF depuis 20 ans, quittent le PCF. Pourquoi maintenant ?

 

Voilà 20 ans que les « refondateurs », principalement rassemblés derrière des notables, élus dans les bastions du PCF, proclament que la forme « parti communiste » est périmée, doit être « dépassée » que le PCF a fait son temps.

 

Ils quittent maintenant le PCF. Il aurait été logique et normal qu’ils le fassent depuis bien longtemps, en restituant au Parti leurs mandats d’élu.

Non, ils ont préféré faire le choix, ouvertement, de rester dans le PCF, dans l’appareil, pour tirer le parti vers sa disparition dans une recomposition de la gauche.

Si nous pouvons respecter des idées auxquelles nous sommes diamétralement opposés, nous faisons partie de ceux que ces procédés politiciens révoltent. Les « refondateurs » sont vraiment loin du parti de la lutte des classes !

 

200 s’en vont aujourd’hui. Il n’y a pas à s’émouvoir. Cela devrait être un non-événement.

 

La seule question se pose : c’est pourquoi ils partent aujourd’hui.

 

Depuis 4 mois, pour faire durer le plaisir médiatique, ces « personnalités » multiplient les annonces. La volonté de peser maintenant sur le « congrès » extraordinaire du PCF est manifeste, de renforcer la campagne menée sur l’affaiblissement et les divisions du Parti. Merci ! Vraiment, de bons camarades !

 

Mais au-delà de cette circonstance, ils doivent penser aussi que la situation a changé avec le « Front de gauche ».

Un nouveau cadre est créé pour qu’ils continuent le même travail en vue de recomposer la « gauche de la gauche » (sans effrayer le PS !) en décomposant le PCF, qui plus est, au nom du mot « communisme », vidé de tout son sens historique. Restant dans le PCF, les « refondateurs » ne seraient plus en état de peser autant et d’obtenir autant de places qu’en devenant un autre partenaire à part entière. Pour les européennes, ils avaient déjà réclamé des places au nom de leur association « FASE ». La « lutte des places » toujours !

 

Pierre Laurent et Marie-George Buffet multiplient les supplications pour que les refondateurs restent. Ils leur promettent que le PCF va continuer à se transformer comme ils le veulent. Voilà qui confirme notre analyse sur le projet de dilution du PCF dans le Front de gauche. Dedans ou dehors, les « refondateurs » restent les poissons-pilotes du choix de l’effacement et de la disparition, contre l’avis des communistes et l’exigence du mouvement populaire.

 

La direction du Parti a fait beaucoup moins de cas du départ de dizaines de milliers de militants des entreprises et des quartiers depuis le congrès de Martigues en 2000.

 

L’Humanité accorde, encore, complaisamment deux pages, dans son édition du 10 juin 2010, aux 200 refondateurs.

Mais la direction refuse toujours d’envoyer aux communistes le texte alternatif pour le congrès « Face au capital, aujourd’hui plus que jamais, le peuple a besoin du PCF », signé par plus de 650 communistes de 59 fédérations. Le « congrès d’étape » se fait en violation des statuts. Et ce sont ceux qui quittent le Parti, ou les « partenaires » du Front de gauche qui décident de ses conclusions.

 

Ce n’est pas acceptable.

 

Les salariés, le peuple doivent savoir qu’il existe des communistes en France, dans la suite des décisions majoritaires du PCF, qui sont décidés à faire vivre et renforcer le PCF.

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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 11:42

Nous reproduisons le texte de l'interview donnée le 9 juin 2010 par Noël Zicchina, communiste de Corse du Sud, ancien secrétaire de l'UD CGT, à la radio "Alta Frequenza".

 

(texte retranscrit par vivelepcf)

 


Sur le site de la radio:

Noel Zicchina : Rouge et pas grenadine

(Alex Bertocchini – Alta Frequenza) - Le rouge du drapeau communiste ne doit pas être couleur grenadine ! C’est l’affirmation massue, pardon marteau, assénée par Noël Zicchina sur le Front de Gauche. L’ancien leader de la CGT de Corse-du-Sud n’en démord pas : la dilution de tous les fondamentaux du Parti Communiste dans une sorte de mosaïque, fût-elle de Gauche, est très préjudiciable à un parti qui se situe de manière incontournable dans le camp anti-capitaliste.  Ecoutez Noël Zicchina.

 

  noel_zicchina_rouge_et_pas_grenadine_line_actu.jpg

 

Noel Zicchina. Lorsque vous allez dans un bar prendre une grenadine, vous ajoutez de l’eau. Vous avez dilué la grenadine dans l’eau. Et le goût n’est plus celui que vous attendiez par rapport à l’eau. Je pense que dans cette stratégie d’effacement, de dilution du parti communiste au profit en plus en Corse d’un front de gauche qui n’a jamais existé. Vous n’êtes pas sans ignorer que le Front de gauche est constitué du Parti communiste français au niveau national, du Parti de gauche et de la Gauche unitaire. En Corse, le Front de gauche pour les élections régionales n’était composé que d’un seul parti qui était le Parti communiste français. Il aurait été tout à fait logique et normal que la liste présentée soit présentée par le Parti communiste français. Or la direction du Parti a préféré la présenter comme le Front de gauche. Pourquoi ? Au détriment de qui ? Je pense qu’ils ne sont pas convaincus que le Parti communiste peut être une force de changement, véritablement de changement à gauche afin de permettre aux citoyens, aux retraités, aux chômeurs, à ceux qui ont de plus en plus de mal à vivre de pouvoir s’investir dans l’action revendicative en la matière.

 

Est-ce qu’il y a risque, selon vous, de voir, à terme, disparaître le PCF en tant qu’entité propre, c'est-à-dire en tant que parti politique marxiste ?

 

Noel Zicchina. Je crois. Je crois que les conditions ne sont pas tout à fait réunies aujourd’hui mais je crois qu’il y a au niveau national et au niveau local un certain nombre de dirigeants qui s’inscrivent dans une démarche d’effacement du Parti. Ça veut dire concrètement de disparition du Parti communiste français. Oui, je pense qu’il y a cette volonté politique qui existe parmi un certain nombre de dirigeants.

 

Il s’agit d’enjeux extrêmement importants pour la vie politique, pas seulement ici, au niveau national également.  Le PC a toujours représenté une force politique incontournable dans ce que l’on appelle le paysage politique général. Sa disparition à terme, si elle intervient, quelles seraient les conséquences ?

 

Noel Zicchina. Ecoutez, le problème est simple. Le parti communiste doit s’inscrire dans une démarche de dépassement du système capitaliste. Certains veulent s’inscrire dans une démarche d’accompagnement du système capitaliste, comme le Parti socialiste, par exemple. S’ils sont d’accord pour s’inscrire dans une démarche d’accompagnement du système capitaliste, je pense, honnêtement, qu’ils ont un choix à faire, politique. Mais, ce choix, cela ne peut pas être la destruction du Parti communiste français. Je crois que, à l’heure actuelle, il y a une nécessité importante, plus que jamais, d’avoir un parti communiste français, un parti sur des positions d’intérêts de classe parce que l’on est bien dans cette situation : le système capitaliste a démontré sa nocivité. Je crois qu’il faut qu’on arrive à avancer, à renforcer le Parti communiste, à l’ouvrir, à ce qu’il soit plus démocratique à l’intérieur et en direction des citoyens pour en faire des acteurs et des décideurs de la société dont ils veulent.

 

Vous évoquiez le parti socialiste. Vous pensez qu’aujourd’hui, ce serait finalement, entre guillemets, autour du PC de ne plus être une opposition formelle contre le capitalisme, voire le libéralisme, voire aussi la social-démocratie.

 

Noel Zicchina. Ecoutez, c’est simple. On va rester dans le domaine concret. Un exemple concret : depuis des années et des années, les retraités, les chômeurs, les précaires, les gens qui ont de plus en plus de difficultés réclament une réduction de 50% des tarifs maritimes, aériens et ferroviaires pour ces gens qui vivent en Corse. Nous pensons honnêtement que pour faire une véritable politique de gauche en Corse, il faut que la nouvelle majorité satisfasse cette revendication pour permettre à un certain nombre de gens qui n’ont pas les moyens de pouvoir se déplacer librement. Je crois qu’il fait qu’on arrête de faire de la philosophie. Il faut être concret sur des objectifs précis. Un exemple : il serait tout à fait logique et normal que la présidence de la CCM revienne à un communiste. C’est tout à fait logique et normal puisque le Front de gauche a fait 10 et quelques, on aurait dû avoir deux représentants à l’exécutif. Il me semble que, là aussi, c’est des choix qui se font. On verra en marchant, mais au-delà des débats idéologiques, je crois qu’il faut que nous aidions cette majorité à faire une véritable politique de gauche. Pour cela, il faut que les citoyens s’investissent dans la lutte à partir de leurs problèmes concrets qu’ils rencontrent quotidiennement dans la vie au niveau de la région Corse afin de les aider à faire véritablement une politique de gauche. Dans le cas contraire, il va y avoir là un accompagnement de la crise. Il faut que la région devienne un lieu de résistance à la politique de Sarkozy et à la politique du patronat. Est-ce que c’est cette voie qui est prise ? Je me pose encore la question.

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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 21:04

André Gerin et la burqa : « L’Europe se fera en reconnaissant nos racines judéo-chrétiennes ». Sans nous ! Et nous, sans lui !

 

Ses déclarations multiples, hétéroclites, intempestives permettent à certains journalistes de présenter André Gerin, député du Rhône, comme un « chef de file » des « orthodoxes » dans le PCF. Est-ce pour mieux déconsidérer notre parti et les communistes qui veulent le faire vivre sur une base de lutte de classe ?

 

Disons le tout de suite, rédacteurs de ce site internet, nous ne sommes pas « orthodoxes », ni doctrinaires. Et en rien, André Gerin ne saurait être un repère pour nous.

Ses positions n’engagent que lui-même. Sur de très nombreux sujets, elles l’éloignent de nous et l’isolent de l’immense majorité des communistes.

 

Des lecteurs nous ont fait part déjà, outrés, de déclarations de Gerin en faveur de la collaboration avec « le capitalisme des métiers et des savoir faire ».

A propos de la burqa, indépendamment de notre opposition à toutes les pratiques sectaires d’où qu’elles viennent, l’initiative menée par le pouvoir apparaît, en ce qui concerne Gerin, de moins en moins comme une erreur et de plus en plus comme un engagement profond, éloigné, contradictoire avec celui des communistes.

 

Nous reproduisons ci-dessous l’interview donnée par André Gerin à la revue « Familles Chrétiennes », numéro 1687, datée du 12 mai 2010. La conception ethno-religieuse, « judéo-chrétienne », de l’Union européenne qu’il prône, laissant une place, « pas à n’importe quel prix », à l’Islam, nous révulse.

 

Les passages soulignés le sont par nous.

 

Le communiste André Gerin et la burqa : « L’Europe se fera en reconnaissant nos racines judéo-chrétiennes »
  • famillechretienne.fr
  • 10/05/2010
  • Par Samuel Pruvot et Emmanuel Pellat

Le projet de loi sur l’interdiction du voile intégral devrait passer le 19 mai en conseil des ministres. À l’origine de ce débat national – virant parfois au pugilat – une initiative du député maire communiste de Vénissieux, André Gerin. Un an après, le président de la mission parlementaire sur le voile intégral persiste et signe.

Le gouvernement ira-t-il selon vous jusqu’au bout de l’interdiction du voile intégral ?

J’ai lu la dernière mouture du projet de loi. Le texte est bon, très équilibré. Il va passer. Il ne stigmatise personne et donne les moyens de lutter contre l’islamisation de nos banlieues. Il ne s’agit pas d’arracher le voile aux femmes ! Cette loi s’adressera d’ailleurs autant aux hommes qu’aux femmes. Elle va permettre à la République française d’être impitoyable avec les imams gourous qui agissent dans notre pays. Tous ces "talibans français" ont du souci à se faire...


La situation est-elle si grave ?


Il existe un vrai système d’enfermement et d’endoctrinement dans certains milieux. Dès l’enfance, et tout au long de l’adolescence, on inculque la charia. Cela pose des problèmes considérables dans les hôpitaux, les écoles, les mairies, etc. Des médecins sont agressés physiquement, des agents de la fonction publique menacés et des élèves contestent les enseignements d’histoire ou de sciences naturelles ! Est-ce acceptable ? Les fondamentalistes ne sont pas forcément nombreux, mais ils ont de l’influence. Dans certains collèges, 50% des filles sont "dispensées" de natation ! Cela dure au moins depuis quinze ans ! Quinze ans que la classe politique est paralysée par un discours de victimisation élaboré par une minorité. Comme si on ne pouvait rien dire à cause de notre passé colonial. Il faut en finir avec la politique de l’autruche !


Pourquoi cette question déchaîne-t-elle autant de passion ?


Parce qu’il s’agit au fond d’un problème de civilisation. C’est tout l’enjeu de l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne ! La vraie question n’est pas tant de savoir si nous voulons ou non de la Turquie. Mais quelle place sommes-nous prêts à faire à l’Islam ? Le fait que les racines judéo-chrétiennes de l’Europe ne soient pas mentionnées dans la Constitution européenne est symptomatique. Une erreur dommageable. Nous avons du mal à affronter cette question en face. L’Europe de demain se fera en reconnaissant nos racines et en faisant la place aux musulmans qui vivent avec nous. Mais pas à n’importe quel prix.

Samuel Pruvot et Emmanuel Pellat

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