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NOUVEAU SITE ACTUALISE QUOTIDIENNEMENT: http://vivelepcf.fr/

 

36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 19:20

Le Parlement européen décerne chaque année depuis 1988 un prix qui prétend défendre la « liberté de l’esprit ».

Son intitulé, reprenant le nom du militant antisoviétique et anticommuniste Sakharov, est très indicatif de l’objectif politique de ce sous-prix Nobel européen.seminaire_Hi.jpg

 

Dans la continuité, pour la 3ème fois en l’espace de 8 ans, le Parlement européen a fait le choix de couronner un individu ou une organisation combattant le système politique cubain.

 

Ce 15 décembre, le prix 2010 a été remis solennellement à Guillermo Farinas, militant déclaré pour le renversement du socialisme et la restauration capitaliste à Cuba. Soutenu et manipulé par les milieux anticastristes nord-américains, Farinas s’est trouvé une vocation de martyr, plusieurs fois sauvé des conséquences de ses grèves de la faim à répétition par l’appareil sanitaire cubain.   

 

Il n’est pas lieu dans cet article d’analyser la situation cubaine dans ses contradictions. Elles sont largement la conséquence des tentatives de déstabilisation, aux formes différentes, provenant des Etats capitalistes. En tout cas, en termes de libertés populaires, Cuba n’a pas de leçons à recevoir de l’Union européenne qui soutient tant de dictatures dans le monde et génère tant d’inégalités dans ses pays membres. 

 

Le nom du lauréat a été proposé par la droite au Parlement européen puis approuvé par les députés socio-démocrates, notamment ceux du PS français.

Les députés communistes ont opportunément choisi de quitter l’hémicycle au moment de la remise du prix. Mélenchon, en pleine opération séduction vis-à-vis des communistes, a fait de la surenchère se déclarant « exaspéré par les croisades anticommunistes » dans lesquelles le Parlement européen serait « embrigadé ».

 

Embrigadé ? L’anticommunisme est la matrice de la « construction » européenne. Depuis les origines, l’atlantisme, la défense des intérêts de l’impérialisme sont la raison d’être de ses institutions, conçues pour priver les peuples de leurs acquis démocratiques et de leur capacité à résister dans le cadre national.

 

Il n’est pas étonnant que l’exemple du peuple cubain soit si insupportable aux eurocrates.

 

Il n’y même pas à se scandaliser du prix Sakharov 2010, à demander qu’il soit attribué à d’autres: sa valeur morale et sa légitimité sont nulles.  

 

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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 17:48

 

Le dernier congrès du Parti de la Gauche Européenne a élu son nouveau président : Pierre Laurent, secrétaire général du PCF.

 

101204 European LeftSa candidature n’a été nullement proposée et discutée dans le PCF, ni même au Conseil national qui a seulement ratifié une délégation de 12 représentants du parti. Pourtant son élection a un sens politique fort, celui d’associer encore un plus le PCF à la logique d’accompagnement de la « construction » européenne.

 

De qui Pierre Laurent était-il donc candidat ? Nous l’apprenons sur le blog de Jean-Luc Mélenchon, dont le PG a envoyé également 12 délégués, à parité avec le PCF.

 

« C’était notre premier congrès en tant que membre à part entière du PGE. Et nous avons pu tout tenir sur trois jours. C'est-à-dire participer aux débats de la session plénière, à ceux de la rédaction de la résolution politique, aux conférences des présidents qui ont mis en place la nouvelle direction … Le Front de gauche français était candidat à la présidence du parti. Nous avons donc porté la candidature de Pierre Laurent pendant ces trois jours. ( … ) Nous étions les mieux placés. D’abord parce que la nature composite du Front de Gauche, alliant un parti communiste et deux autres formations écolo-républicain-socialiste (Le Parti de gauche) et trotskiste (la gauche unitaire), est à l’image du PGE lui-même. » 

 

Le communiqué de la direction du PCF va dans le même sens :

 

« Pierre Laurent, secrétaire national du PCF a été élu président pour deux ans et demi. Son élection témoigne de l’influence grandissante en France – et reconnu comme telle par ses partenaires européens – du Front de Gauche, qui rassemble, outre le PCF, le Parti de Gauche et la Gauche Unitaire ».

 

Front de gauche, PGE même logique ! Le PGE coordonne l’effacement des traditions et des organisations communistes des pays d’Europe dans une gauche réformiste, intégrée au consensus européen.kke-communist-greece.jpg

Un autre choix est possible, celui qu’ont adopté les partis communistes grec ou portugais par exemple, celui du renforcement des partis communistes, de la lutte contre les politiques nationales coordonnées par l’UE du capital, celui l’internationalisme.

 

Forçons le débat dans le PCF : remettons en cause l’adhésion au PGE !

 

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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 15:08

REPOSER LA QUESTION DE L’ADHESION DU PCF AU PGE

 

101204_European_Left.jpgLe 3ème congrès de « European Left » (Parti de la gauche européenne – PGE) se déroule jusqu’au 5 décembre 2010 à Paris La Défense.

La direction du PCF y a mandaté 12 délégués, le même nombre que le Parti de gauche de Mélenchon.

 

A l’issue du congrès, Pierre Laurent devrait être désigné président du PGE.

Le « Bloc des gauches » portugais et le « Synapsismos » grec ont également revendiqué la présidence. Dans leur pays, ils espéraient bénéficier encore davantage de soutien face aux partis communistes, le PCP et le KKE, qui ont refusé d’adhérer au PGE.

 

Rappelons que le PGE est un parti « européen », financé par la Commission européenne, dont les statuts stipulent l’adhésion à la « construction » européenne. Son projet, actualisé à ce 3ème congrès, est donc logiquement de relégitimer l’UE et ses institutions au nom d’une Europe sociale.

Sa vocation à développer des partis socio-démocrates de « gauche », à pousser à la transformation des partis communistes pays par pays pour les intégrer au consensus européen, n’a cessé de se vérifier.

 

La question de l’adhésion du PCF au PGE doit rester une question ouverte. Le texte alternatif (extraits ci-dessous) « Face au capital, aujourd’hui plus que jamais, le peuple a besoin du PCF » l’a reposée en juin 2010 à l’occasion du « congrès » extraordinaire.

Nous reproduisons aussi ci-dessous un argumentaire de 2004 s’informer d’informer les camarades sur le PGE à l’occasion du vote bidon organisé alors par la direction du PCF.

 

 

PGE : Extrait du texte alternatif du 35ème « congrès » « Face au capital, aujourd’hui plus que jamais, le peuple a besoin du PCF.

 

 

« Après 1997, la direction de notre parti a opéré un virage appelé alors « euroconstructif ». Le gouvernement de la gauche plurielle venait d’approuver le Traité d’Amsterdam et allait signer les conclusions du sommet de Barcelone. Ce revirement a amené la direction du PCF à abandonner la défense de la souveraineté nationale et à envisager une réforme de l’UE, allant dans le sens de « l’Europe sociale », indépendamment du droit de notre peuple à disposer de lui-même. L’adhésion au PGE, puis la collaboration avec la Confédération européenne des syndicats, CES (favorable à Lisbonne), a accentué cette évolution. »

 

« En parallèle avec ces changements d’orientation, doit se reposer la question de l’adhésion de notre parti au Parti de la gauche européenne.

La crise grecque oblige les media à mettre en avant une réalité : le rôle crucial joué par le Parti communiste grec dans l’intervention des masses. Le KKE a refusé d’adhérer au PGE.

L’adhésion du PCF s’est faite dans la précipitation et la confusion en 2004, avec l’avis de moins d’un quart des communistes français. Le Parti communiste portugais a également exclu d’adhérer au PGE pendant que le Parti tchèque ne souhaite pas en devenir membre à part entière.

Les communistes français doivent disposer de tous les éléments. Le PGE est un « parti européen », parrainé et financé par la Commission européenne. Au Portugal, en Grèce et ailleurs, il soutient structurellement des organisations ouvertement anticommunistes. Son adhésion à la « construction » européenne est originelle. Est-ce le meilleur cadre de coopération international pour le PCF, alors qu’il existe déjà un groupe au Parlement européen beaucoup plus ouvert, GUE-NGL, et que d’autres formes de travail communiste international se font jour ?

Depuis plusieurs années, les partis communistes de plusieurs pays d’Europe (dont le KKE et le PCP) et d’ailleurs développent des cadres d’échange et diffusent des déclarations communes sur les sujets les plus importants. La direction du PCF, sauf exception, a choisi de boycotter ce cadre sans s’en expliquer. Il est temps de réviser cette position, eu égard au développement rapide de la « crise ».

 

 

NON A L’ADHESION DU PCF AU PGE : UNE ARGUMENTATION DE 2004 TOUJOURS ACTUELLE

 

Nous nous battons pour le NON au projet de « Constitution européenne »

Nous nous opposons à l’adhésion du PCF au Parti de la Gauche européenne, PGE !

Déclaration de la section du PCF du 15ème arrondissement de Paris,

5 octobre 2004

 

Au printemps dernier, le projet de création du « Parti de la gauche européenne » avait rencontré une forte opposition des camarades dans toute la France.

 

La direction du PCF n’en a pas moins décidé, sans consultation des communistes, d’apposer la signature du PCF comme membre fondateur du PGE au « congrès » de Rome, organisé symboliquement le 9 mai à la date de la « Journée de l’Europe » reprise par le projet de « Constitution » européenne.

 Six mois plus tard, elle vient demander aux adhérents de ratifier le fait accompli à l’occasion d’une consultation bâclée où l’essentiel des enjeux sont dissimulés aux communistes.

 
Le texte unilatéral accompagnant le « bulletin » de vote (dans l’Huma du 22 septembre, expédié à tous les communistes) n’éclaire pas les véritables objectifs et les conditions de la création du PGE.

 
Les communistes français ont plus que jamais besoin de revivifier l’engagement internationaliste fondamental du PCF. Le renforcement d’échanges et de coopérations entre partis communistes ou progressistes de différents pays, européens est une exigence pour renforcer la solidarité entre les peuples.

 

L’opération PGE est à l’opposé de cela.

 
1)- Le PGE, un outil au service de « l’intégration » européenne

 
Le PGE s’inscrit ouvertement dans le cadre dicté par le « règlement définissant le statut et le financement des partis politiques européens », adopté en juin 2003 par le Conseil européen et le Parlement européen et repris dans le projet de « constitution » de Giscard (article III-331). Ces « partis européens » ont pour mission de « promouvoir l’intégration européenne », en récompense de quoi l’Union européenne leur gratifie une subvention annuelle conséquente.

 
C’est à quoi se conforment strictement les statuts du PGE. A l’article 5 sur les objectifs du PGE, on lit : « promouvoir un travail de relations publiques européen qui soutienne activement la formation d’une entité européenne ».

 
La loi européenne est claire. Pour être « qualifié » comme « parti politique au niveau européen », il faut accepter dans ses statuts les principes fondateurs de l’Union européenne. Le PGE et avec lui les dirigeants du PCF s’apprêtent ainsi à prêter allégeance à « la concurrence libre et non faussée », principe fondamental de la (pseudo)-construction européenne repris par le projet de « constitution »

 

2)- L’adhésion au PGE est contradictoire avec l’engagement des communistes dans la campagne pour le NON au projet de « constitution » européenne

 
Le PGE s’inscrit dans le schéma de l’Europe fédérale et dans l’acceptation d’une constitution européenne. Plusieurs « membres fondateurs » du PGE ont d’ailleurs des positions très ambiguës sur la « Constitution européenne ». Plusieurs avaient approuvé le Traité de Maastricht. Certains de leurs dirigeants se sont même prononcés pour le projet de Giscard, dont la tête de liste du PDS allemand aux dernières élections européennes, Mme Sylvia-Yvonne Kauffmann (3 députés européens de la « gauche unie espagnole » se sont abstenus, le 4ème a voté pour...).

 
Nous remarquons que le PGE n’a pas encore pris position sur le « traité constitutionnel » et ne le fera que fin-octobre.

 

3)- Le PGE destiné à supplanter les partis nationaux et notamment le PCF ?

 
Le PGE est très loin d’être un simple « espace commun d’initiative politique ».

 
La première phrase de ses statuts du PGE indique qu’il vise à « unifier les partis » qui y adhèrent. Ses structures sont calquées sur celles des institutions européennes, avec un « président européen », un « conseil des présidents » auxquels les statuts donnent les moyens de contrôler le PGE. Comme l’Union européenne elle-même, le PGE est une structure pyramidale, antidémocratique dont les positions conditionneront celles des partis membres.

 
C’est une atteinte inacceptable à l’indépendance des communistes français.

 

4)- Le PGE, à l’opposé du rassemblement des communistes et des Partis communistes

 
Le « manifeste du PGE» est si vague que n’importe quel parti social-démocrate peut le signer et évite toute référence au communisme.

En revanche, la majorité des partis communistes européens (qui ont gardé ce nom) rejettent le PGE: les PC de Grèce, du Portugal, de République Tchèque, le Parti des communistes italiens… Parmi les autres composantes du groupe au Parlement européen dont font partie les 2 députés du PCF, tous les partis scandinaves, le Parti socialiste (non socio-démocrate) des Pays Bas,…  ont aussi dénoncé et combattu la création du PGE.

En Italie, la consultation de « Refondation communiste » a donné 47% de votes contre.

 
Contrairement à ce que le texte accompagnant le « bulletin » de vote dans l’Huma veut laisser croire, les partis communistes portugais et tchèque (Bohême-Moravie) ne sont pas « membres observateurs ».


Que signifie l’empressement des dirigeants du PCF pour imposer la fusion du PCF dans le PGE ? Au-delà de l’intérêt de la carotte financière, il est difficile de ne pas voir une nouvelle étape du ralliement de la direction du PCF, déjà manifeste en 1999 avec « Bouge l’Europe », à l’intégration européenne.

Les communistes se trouvent confrontés à une nouvelle tentative de coup de force pour effacer l’identité, les valeurs, les combats de toujours de leur parti. Il s’agit de faire franchir un pas nouveau à la « Mutation », au reniement de la raison d’être du PCF et même à terme de son nom, dilué dans le PGE.

La discussion sur le fond de l’adhésion au PGE est esquivée de même que la discussion pour ou contre le principe d’une constitution européenne.

Pour nous, la bataille au plan international pour une voie anticapitaliste est indissociable de la bataille pour préserver la souveraineté nationale, intrinsèquement liée à la souveraineté populaire. De même, notre combat internationaliste exige le maintien de l’indépendance du PCF (et son retour sur les rails de la lutte des classes !).

Comme plusieurs sections et fédérations en France, nous appelons les communistes à s’opposer et à voter contre l’adhésion du PCF au Parti de la gauche européenne, nouvelle tentative pour saborder le PCF, son originalité, son histoire.

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 16:04

Woerth, PS et Verts, même combat ? (repris du site de nos camarades de jarny - 54)

 

 

Le 20 octobre, on se battait, en France, contre le projet Woerth, contre la remise en cause du droit de partir à la retraite à 60 ans avec 37,5 annuités, pour la défense du système de financement public par répartition.


Ce jour-là, que faisaient les députés européens du Parti socialiste et des Verts (dont Eva Joly, Daniel Cohn-Bendit, Harlem Desir)?


Ils votaient favorablement le point 77 d’une résolution, qui dit :


"Le grand krach éclaire d’un jour nouveau le défi démographique et celui du financement des retraites  

 

  • •le financement des pensions ne peut être entièrement laissé au secteur public, mais doit reposer sur des systèmes à trois piliers, comprenant des régimes de retraite publics, professionnels et privés, dûment garantis par une règlementation et une surveillance spécifiques destinées à protéger les investisseurs
  • •les retraites devront être réformées à l’échelle européenne pour contribuer à financer la solidarité intergénérationnelle
  • •l’allongement de la durée de vie soulève des questions transversales en termes d’organisation de la société qui n’ont pas été anticipées"

 
Les noms français de ceux qui, au PS, nous "vendent" pour 2012 leurs belles promesses sur le système de retraites apparaissent au procès-verbal du Parlement européen


N’oublions pas cette duplicité, nouvelle preuve du rôle joué par la social-démocratie partout en Europe : celui de servir loyalement les intérêts du Capital, bien loin des aspirations légitimes des peuples.

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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 11:57

John Monks, secrétaire général de la CES, à la tête de l’euromanifestation de Bruxelles, vante la bonne gestion d’Obama et la politique de l’emploi de Merkel

 

La Confédération européenne des syndicats, la CES, organisait le 29 septembre 2010 une « euro-manifestation » à Bruxelles avec des répliques dans plusieurs autres villes d’Europe. Les principales organisations syndicales françaises y participaient ainsi que des délégations du PS et du PCF.

 

Mais derrière quelles positions manifestait-on ? Et dans quel but politique ? Il importe de ne pas cultiver d’ambiguïtés.

L’image donnée d’une convergence des luttes contre les politiques parallèles d’austérité qui sévissent dans chaque pays est un beau symbole. Mais la perspective donnée par la CES et ses appareils syndicaux n’aide en rien les mouvements populaires nationaux, au contraire.

 

Sans remonter plus avant dans ses origines réformistes et anticommunistes, on ne peut pas parler de la CES sans rappeler son rôle de porte-drapeau du Traité de Lisbonne, les pressions directes qu’elle a encore exercées l’an dernier sur les syndicats irlandais en 2009 pour qu’ils cessent de s’y opposer avant le deuxième référendum.

 

Cette orientation de la CES est fondamentale. Elle n’est pas cachée. L’accélération de l’intégration européenne dans l’UE des Traités de Lisbonne et Maastricht, présentée comme la « construction » d’une « Europe sociale », est la ligne directrice revendiquée de la CES, partenaire officiel des institutions européennes.

 

L’ euro-manifestation de Bruxelles s’inscrit entièrement dans cet objectif.

Il suffit de lire John Monks, le secrétaire général de la CES. Il était interviewé le 29 septembre simultanément dans les quotidiens les Echos et l’Humanité. On s’amusera de constater que M. Monks livre dans l’Huma une version beaucoup édulcorée de ses thèses.

 

Aux Echos, celui qui est présenté comme un « économiste » qui a fait carrière dans le syndicalisme déclare notamment : « la bonne gestion de la crise est celle d’Obama » ou encore « J’apprécie beaucoup aussi les dispositifs pour préserver les emplois adoptés ces dernières années en Allemagne, y compris par les derniers gouvernements Merkel ».  

Dans l’Huma, il ne délivre pas de médaille qu’à l’Allemagne : « Selon nous, pendant les deux premières années de la crise, les gouvernements ont plutôt bien agi ».

 

Tout est dit ! Quand les salariés français ont lutté contre la politique de Sarkozy-Fillon entre 2007 et 2009, quand les salariés allemands combattent la politique de Merkel, ils ne sont pas dans la ligne politique de la CES et des organisateurs de l’Euro-manif.

 

Sur la base de ces analyses, la CES, avec des moyens immenses que lui donne notamment l’UE, poursuit son travail inlassable de réhabilitation de l’UE du capital et de ses institutions.

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L’UE a perdu la plus grande part de sa légitimité aux yeux les peuples. Le NON de 2005 en France en a été un signe. Les gouvernements ont de plus en plus de mal à se réfugier derrière les traités, directives et autres règlements européens pour justifier leur politique de casse économique et sociale.

La CES s’efforce de ramener la contestation sociale dans le cadre européen.

La pédagogie reprise le 29 à Bruxelles, n’hésitant pas à dévoyer l’internationalisme, consiste ainsi à indiquer l’UE et le niveau européen comme le lieu de la solution à la crise, toujours au nom de « l’Europe sociale ».

Mais les propositions européennes de Monks sont dignes de Trichet, Strauss-Kahn voire de Sarkozy : une condamnation bon teint des paradis fiscaux, une demande de « régulation plus stricte et efficace » des transactions financières, la revendication d’un endettement au niveau européen pour payer aux financiers et aux spéculateurs la dette des pays « les plus en difficulté ».

 

Monks prend garde de ne pas effrayer les capitalistes allemands : « Il ne s’agit absolument pas de faire porter le poids de l’effort uniquement sur l’Allemagne » (Les Echos). Entre les lignes, on n’a pas de mal à voir la volonté à tout prix de préserver l’euro, la monnaie unique de plus en plus contestée parce qu’elle favorise les puissants, écrasent les peuples et leur développement.

 

C’est un contresens pour les syndicats représentatifs des luttes en France et, en ce qui le concerne, pour notre parti, le PCF, de s’associer à la campagne de la CES.

 

Notre parti l’a pourtant analysé depuis des années, depuis le départ dans l’après-guerre. Ce n’est pas au niveau européen, où les capitalistes, débarrassés des acquis démocratiques nationaux, sont tout puissants, qu’une issue favorable aux travailleurs est même pensable.

Emanation des milieux d’affaires, coordination des politiques antipopulaires des gouvernements de chaque pays, conçue par et pour le patronat, l’UE et ses institutions ne se rangeront jamais du côté des travailleurs.

« Changer l’UE », « construire l’Europe sociale », voilà les nouvelles formules, européennes, du réformisme, de la collaboration de classes, de la pédagogie de la résignation. La CES en est la meilleure illustration.

 

En revanche, les immenses mobilisations sociales de ces derniers mois, en Grèce, au Portugal, en Italie, en Espagne, ce 29 septembre, ou en France montrent le rapport de force qui existe au plan national contre les politiques au service du capital.

Chaque lutte, chaque victoire d’un peuple alimente la lutte des autres.  Les coopérations mutuellement avantageuses entre les peuples que nous voulons partent de ces luttes. Elles font vivre et développent le cadre internationaliste dont nous avons besoin.

 

Ne laissons pas l’idée que « l’euromanif » représenterait les luttes nationales !

 

Combattons l’idée pernicieuse que la réponse à la crise du capitalisme puisse se trouver, en dehors des peuples travailleurs, dans une UE conçue pour les capitalistes !

 

Continuons nos grandes campagnes contre l’UE du capital, dans la suite de nos batailles contre Maastricht, la monnaie unique, le TCE ou Lisbonne ! En particulier aujourd’hui contre l’euro.

 

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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 11:03

Le PG intégré « par acclamations » au PGE. Normal ! Mais qu’y fait le PCF ?

 

L’exécutif d’« European Left » (parti de la gauche européenne) s’est tenu à Barcelone du 25 au 27 juin 2010.

Cette organisation politique, subventionnée par la Commission européenne, a réaffirmé sa profession de foi européenne: « ne pas laisser le projet d’intégration européenne aux seules élites gouvernantes ».

Autrement dit : canaliser l’opposition de chaque peuple aux politiques au service du capital, coordonnées par l’UE, dans l’acceptation de l’intégration européenne dans l’UE du capital !

 

La réunion du PGE a aussi envoyé une délégation au congrès de « refondation » de la Gauche unie espagnole (Izquierda unida). Sa composition est très significative avec, outre le président du PGE (Bisky – Linke), un représentant du « Bloc des gauches » portugais et un du « Synapsismos » grec, deux partis qui mènent la lutte contre les partis communistes de leur pays.

L’expérience d’Izquierda unida est en pleine déconfiture. Elle n’aura réussi qu’à détruire largement le Parti communiste espagnol. Plusieurs organisations du PCE sont en train de se réapproprier leur parti et leurs moyens d’action détournés par IU. European Left s’empresse d’aider à relancer IU contre toute réactivation du PCE.

100708 French left 

La réunion du PGE a enfin décidé d’accéder à la demande d’adhésion du « Parti de gauche » de Jean-Luc Mélenchon. Elle a été acquise par « acclamations ». Rien de plus logique ! Le projet de Mélenchon pour la France, organiser « l’autre gauche », étouffer le PCF, défendre l’intégration européenne (n’oublions pas que Mélenchon fut chantre de Maastricht), est exactement celui du PGE pour tous les pays d’Europe.

Le choix du nom pour sa petite branche de la social-démocratie est révélateur : PG (comme aussi celui du Front de « gauche »).

 

Mélenchon est comme un poisson dans l’eau du PGE qui va l’aider dans ses entreprises. C’est normal. Mais la question est plus que jamais posée : mais que fait le PCF dans le PGE ?

 

Acquise en 2004 par un vote tronqué, avec une petite minorité de participants et sans les informations nécessaires, l’adhésion du PCF au PGE doit être remise en cause.

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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 12:23

Francis Wurtz invoque Robert Schuman (HD du 20 mai) pour sauver « l’idée européenne ». Stupéfiant !

 

De nombreux camarades ont été interloqués et même choqués par un article de Francis Wurtz dans l’Humanité-dimanche du 20 mai 2010, intitulé « Schuman, réveille-toi, ils sont devenus fous ».

 schuman.jpg

Article par ACDT pour vivelepcf

 

On aurait pu croire à l’emploi du second degré par le député européen honoraire. Mais non, son article se revendique bien du « père fondateur » de l’Europe et de son discours du 9 mai 1950, que les européistes présentent « comme l’acte fondateur de la construction européenne ».

Réveiller le souvenir de Robert Schuman cela devrait être d’abord rappeler que cet « Européen » vota les pleins-pouvoirs à Pétain en 1940 et fut même membre de son premier cabinet.

Ensuite, cela devrait rappeler son œuvre au service de ce que les communistes dénonçaient à juste titre comme « l’Europe des trusts », affiliée à l’impérialisme américain.

Pas ou plus pour Francis Wurtz !

 

De Schuman, « sans être nostalgique de ce temps là », il reprend à son compte les phrases creuses (« L’union plutôt que la division »), les « valeurs » mises en avant pour accompagner la construction de l’Europe du capital.

Il laisse entendre qu’il y aurait eu un changement dans le cours de la construction européenne par rapport au temps de Schuman, « tout particulièrement ces vingt dernières années ».

Ce serait les dirigeants « actuels » qui seraient en train de discréditer « l’idée européenne ».

Logiquement, Wurtz aboutit à proposer aux lecteurs de l’hebdomadaire de voler à la rescousse de « l’idée européenne », menacée d’être « enterrée » par la réaction à la politique des dirigeants européens. « Sinon, cela reviendrait à leur laisser tout le terrain », assène-t-il sans autre forme d’argument.

Au nom de « réorienter fondamentalement la construction européenne », il faudrait commencer par relégitimer la « construction » européenne si profondément rejetée par les peuples.

Que Wurtz fasse appel à une référence aussi choquante pour les communistes que Robert Schuman est révélateur de combien sa ligne politique est un contresens pour les travailleurs et les peuples d’Europe.

 

Quelques rappels ne sont pas inutiles.

La « construction » européenne n’a pas changé de nature. Elle est conçue depuis l’origine dans l’intérêt du capital et du patronat.

 

La fameuse déclaration de Schuman du 9 mai 1950 correspond à la création de la CECA (Communauté du Charbon et de l'Acier) union supranationale des patrons de la sidérurgie d'Allemagne, de France et du Benelux.

En fait « d’Europe de paix », la militarisation, comme allié de l’impérialisme américain est la ligne directrice de l’UE depuis le départ. Le Traité de Lisbonne se situe dans le droit fil de la « Communauté européenne de défense » (CED), mise en échec en particulier par le PCF en 1954.

Toute « la réalité de l'évolution de l'UE » était contenue dans le Traité de Rome de 1957: « l'établissement d'un marché commun et par le rapprochement progressif des politiques économiques des États membres » (article 2); « l'abolition, entre les États membres, des obstacles à la libre circulation des personnes, des services et des capitaux » (article 3) qui sera effective après Schengen et l'Acte Unique, « l'établissement d'un régime assurant que la concurrence n'est pas faussée dans le marché commun » (art. 3) qui a tant fait parler en 2005, au moment du référendum sur le TCE. Etc.

 

Dans son œuvre de destruction des acquis sociaux et démocratiques nationaux, l’UE, comme outil, avance en fonction des rapports de force. Dans les années 80 et 90, avec les gouvernements nationaux, elle a profité de l’affaiblissement et de l’effondrement de l’URSS et des pays socialistes d’Europe de l’est.

 

Aujourd’hui, dans un contexte de mondialisation capitaliste accrue et de crise, elle fait face à des résistances populaires de plus en plus fortes pays par pays. Bien sûr, les dirigeants européens essayent de dévoyer ces oppositions, de les canaliser avec leurs auxiliaires nationalistes.

Mais s’il y a bien un « terrain qu’il ne faut pas leur laisser », c’est celui-là, celui de l’opposition à l’UE du capital, celui de l’internationalisme pour combattre la politique que les gouvernements mènent de concert avec elle contre les peuples.

 

Une idéologie européenne de « gauche » pour défendre l’UE ?

 

 « La gauche doit faire preuve de créativité politique », écrit F. Wurtz, être capable de fournir à cette Europe en crise « des idées neuves à la hauteur des enjeux », en somme fournir une idéologie européenne de substitution.

Et comme point de départ, Wurtz est prêt à récupérer les boniments de Schuman : « 'la reconnaissance de l’autre', 'la coopération', 'la solidarité plutôt que l’égoïsme'.

 

L'Europe sociale est morte(-née)? Vive l'Europe sociale!

 

La logique de ce que l’on pourrait appeler « le réformisme européen » consiste à imposer comme cadre principal de tout changement l’Europe, les institutions de l’UE. C’est à dire précisément l’échelon sur lequel les peuples n’ont pas de prise et qui a été structuré contre leur souveraineté et leur expression démocratique.

Ensuite, le « réformisme européen » émet des propositions de « réorientation sociale » fondamentalement illusoires qui tendent à réhabiliter les structures qui aident les gouvernements nationaux à imposer la politique que les mouvements populaires combattent.

Eventuellement, on ouvre la voie à quelques leurres de politique « sociale européenne » pour donner le change. On se souvient de la « Charte des droits fondamentaux », incluse dans le TCE et dont les communistes ont méthodiquement démonté la logique profonde de régression.

Cette « idéologie européenne de gauche » rejoint les partisans « libéraux » (et socio-démocrates) de « l’Europe politique ». Pour des progressistes, pour des communistes, par rapport à l’analyse que notre parti avait toujours défendue, on est en plein contresens.

 

Il n’y a par exemple aucune illusion à nourrir sur une réorientation de la BCE qui échappe, par définition, à tout contrôle populaire et a été conçue dans l’intérêt des capitalistes. Les peuples paient si fort le prix de sa monnaie unique ! Ce n’est pas un ripolinage avec des « prêts socialement responsables » qu’on y changera quelque chose. Une monnaie commune de coopération exige une autre institution financière et surtout le retour à la souveraineté monétaire des Etats.

L’UE, c’est le contraire, la négation de la coopération entre les peuples, c’est leur mise en concurrence dans l’intérêt du capital. L’expérience a été faite ! Les quelques exemples de coopérations réussies, comme Airbus ou Ariane, se sont faits en dehors de l’UE et sont menacés par ses règles. Ce n’est pas dans le cadre de l’UE, de la libre circulation des capitaux, de l'Union économique et monétaire (entre zones de développements différents), c’est contre elle, que l’on peut concevoir les coopérations mutuellement avantageuses entre nations que le PCF a toujours voulues.

Comment prétendre arracher au niveau européen « des droits et des pouvoirs nouveaux pour les salariés et les citoyens », alors que le capital utilise l’Europe pour détruire les droits et pouvoirs que les peuples et les travailleurs ont conquis dans le cadre de leur pays, grâce à leur expérience de lutte nationales et à leurs organisations de classe?

Au niveau européen, le cadre des relations sociales confectionnées par les européistes va s’imposer de lui-même, c’est celui de la tradition réformiste de collaboration de classe dont la CES, Confédération européenne des syndicats, est l’illustration. La CES a ainsi milité pour le oui à Lisbonne (même contre ses syndicats membres comme on l’a vu en Irlande).

 

Au contraire chaque victoire du mouvement social dans un pays est une victoire pour tous les autres. « Peuples d’Europe, soulevez-vous » invitent nos camarades grecs !

 

Wurtz admet: « Il n'y a pas de solution clé en main ». L'identification de la solution passe d'abord par celle du problème.

Car l'UE n'est pas la solution, elle est le problème.

Wurtz conclut : « L'Europe est un combat ». Nous lui répondons : « L'Europe des peuples est un combat contre l'Union Européenne du Capital ».

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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 20:00

Contre la monnaie unique : le PCF avait raison. Il doit à nouveau avoir raison !

 

une-huma-dim.gifEn 1996, notre parti, le PCF, lançait une vaste campagne de pétition pour un référendum sur la monnaie unique.

Nous étions dans la foulée de la campagne qui avait amené le NON à 49% à Maastricht en 1992. Nos arguments contre la monnaie unique, contre l’UE du capital correspondaient à la colère populaire contre la politique de Juppé.

Dans cette campagne, nous étions bien loin d’être isolés des travailleurs, comme en témoignaient les centaines de milliers de signatures recueillies, même si nous étions très loin du reste de la « gauche ». L’obscur Mélenchon, par exemple, venait d’être le porte-parole du oui à Maastricht sous les ors du Sénat où son parti l’avait confortablement installé. Quelques concessions commençaient à être faites à l’idéologie dominante à « gauche », dont certaines professions de foi « euroconstructives » en vue des « forums » de la « gauche ».

Mais sur le principal, le rejet de l’Europe supranationale du capital, nous ne transigions pas, de bas en haut du Parti.

 

Ainsi Pierre Zarka sous-titrait son édito de l’Huma dimanche du 30 janvier 1997 : « Rien de positif ne se construira en Europe si la souveraineté de chaque peuple, fondement de la démocratie, est sapée ».

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Puis il y eut la dissolution, l’avènement de la gauche plurielle qui précipitèrent la mutation, l’abandon des positions fondamentales du PCF par sa direction. Dès le 16 juin 1997, Jospin apportait avec Chirac la signature de la France au funeste traité d’Amsterdam qu’il refusa bien sûr de faire ratifier par référendum. La direction du PCF, soumise, interrompit la campagne des militants. Le 18 janvier 1998, eut lieu la dernière manifestation, beaucoup plus ample que la direction du parti ne l’avait prévue, à République (ils n’avaient annoncé qu’un petit rassemblement à la Préfecture de police et nous dûmes défiler, à 20000, en rond autour de la place). Puis plus rien, sinon l’élaboration peu à peu d’une ligne de soumission au cadre européen, maintenant définie par le PGE.

 

Toute l’actualité nous montre qu’il est temps de revenir à nos positions. Les ravages, le saccage des acquis sociaux et économiques des pays d’Europe avec l’UE et l’euro se vérifient tous les jours, en Grèce de façon aiguë, mais aussi dans tous les autres pays.

 

Les économistes de droite sont incapables de dire ce que l’euro aurait pu apporter aux peuples. En quoi l’euro aurait-il protégé nos pays des crises, du chômage de masse, de la désindustrialisation, de la spéculation ? En rien, au contraire puisque cette monnaie a été créée dans l’intérêt des financiers, des délocaliseurs, contre les démocraties nationales.  

 

C’est le moment pour nous, communistes, plus que jamais, après la campagne du référendum de 2005 où nous avons vu combien toute l’action du PCF contre l’Europe du capital depuis les années 50 était encore prégnante, de reprendre nos positions, de les défendre, de combattre notamment l’euro, cette monnaie unique conçue pour le capital mondialisé, pour piller nos économies, détruire nos acquis sociaux.


Assez de l’euro ! Qu’une monnaie commune et le retour de monnaies nationales le remplacent !

 

Pour ceux que ces objectifs pourraient effrayer, nous reproduisons des extraits d’articles de notre presse dans les années 1992/1997. Ils sont d’une telle actualité. Soyons révolutionnaires ! Combattons l’UE et l’euro !

 

« Tout le système est donc conçu pour mettre les travailleurs européens en concurrence entre eux, pour briser les protections que les structures sociales de chaque pays peuvent opposer au libre jeu de la loi de la rentabilité. Il est par nature porteur d’une tendance à la hausse du chômage. Et c’est dans une Europe ainsi verrouillée par la disparition des monnaies nationales, enchaînée aux exigences des marchés internationaux, qu’on espère pouvoir s’en remettre à un hypothétique « gouvernement économique européen » pour faire une politique favorable à l’emploi ? (Michel Manaille, collaborateur de la section économique du CN du PCF – Les Cahiers du communisme – mars 1996).

 

« La monnaie unique, avec la banque centrale européenne, constituerait l’élément essentiel d’un système de domination à travers lequel les marchés financiers pourraient imposer à chaque pays européen sa politique économique et sociale. … Dans ces conditions, on comprend le caractère illusoire des déclarations des dirigeants socialistes      affirmant que rien n’est plus urgent que d’ajouter à Maastricht un volet social… » (Pierre Zarka – Humanité dimanche – 21 mars 1996).

 

« Les pays qui connaissent des retards de développement (Espagne, Grèce, Irlande, Portugal) seront encore plus durement touchés par l’application des contraintes de l’Union économique et monétaire qui s’apparentent aux politiques d’ajustement structurel menées par le FMI dans les pays en voie de développement et plus récemment dans les pays de l’Est. » (Jean-Paul Le Marec – collaborateur du groupe « coalition des gauches » au Parlement européen – Cahiers du communisme – juin  1992). 

 

« La liquidation des monnaies nationales, loin de favoriser le rapprochement des peuples, contribuera à les opposer » (Pierre Ivorra – Humanité Dimanche du 30 janvier 1996).

 

« Le PCF propose de forger un outil monétaire pour cette solidarité. Il s’agirait de transformer la monnaie commune actuelle, l’ECU, en un véritable instrument de coopération. Les monnaies nationales seraient maintenues. Les taux de change entre elles pourraient varier. L’ECU aurait une double dimension. Il y aurait un ECU courant qui pourrait être utilisé par les Etats et les entreprises. Il serait constitué d’un panier de monnaies des Etats participants mais dans lequel le poids du mark et de la zone mark serait réduit. Un ECU de référence servirait d’étalon à la place du dollar… » (« L’Europe, les pièces du dossier, numéro spécial de l’Huma dimanche du 21 mars 1996).

 

"Jamais un grand peuple comme le nôtre ne sera un peuple d'esclaves" (Maurice Thorez, Jacques Duclos, appel au peuple de France, 10 juillet 1940).

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 20:04

Solidaires du peuple grec, nous ne nous associons pas à la pétition lancée par le journal l’Humanité

 

Par section PCF Paris 15ème

 

 

Le journal l’Humanité a lancé une pétition intitulée « il faut aider le peuple grec ».

 

De nombreux travailleurs français mesurent l’importance de la solidarité avec les travailleurs grecs contre la même politique qu’ils combattent dans les deux pays. Les communistes en premier et nous parmi eux.

Cependant, nous ne pouvons pas adhérer aux termes de la pétition de l’Huma. Pour trois raisons.

 

1 - Nous n’avons pas intérêt à propager d’illusions sur la Banque centrale européenne. La BCE, comme sa monnaie, l’euro, porte une grande part de responsabilité dans la « crise » grecque. Elles sont totalement liées, dans leur conception même, aux politiques « néolibérales » qui sévissent dans les pays d’Europe.

Dénonçons les aides de la BCE pour renflouer les banques et la spéculation, oui ! Mais ne laissons pas l’idée, comme le fait la pétition, que la BCE puisse, même hypothétiquement, aider la Grèce. Ne donnons pas une légitimité à cet instrument de la soumission des peuples !

 

2 - Les travailleurs grecs, nos camarades communistes grecs à leur avant-garde, affirment haut et fort : « nous ne paierons pas leur crise ». Ils ont raison.  

Qui doit payer la « dette » de l’Etat grec ? Qui d’autres que ceux qui ont profité de la politique de gabegie des gouvernements successifs de droite et socio-démocrates, aggravée à la faveur de la « crise » !

On ne peut pas accepter l’idée que l’on va rembourser les spéculateurs, les usuriers, qui ont prêté pour que le gouvernement grec serve toujours plus les plus riches, les multinationales, les banques et les spéculateurs eux-mêmes (les emprunts servant à rembourser la dette antérieure et ses intérêts).

La pétition de l’Huma demande que la BCE prête à des taux plus avantageux pour rembourser la dette. Nous devrions demander que cette dette soit, en totalité ou en partie, par divers moyens (dont la dévaluation) annulée, aux frais, enfin, des profiteurs.

Sinon, le « maintien des acquis sociaux » est impossible.

Les spéculateurs ne sont pas des entités abstraites, tout puissantes. 45% de la dette publique grecque est détenue par des banques grecques elles-mêmes! Les Etats peuvent les frapper si les luttes des peuples les y contraignent.

 

3 – Nous ne pouvons pas confondre le développement, que nous souhaitons, de solidarités et de coopérations mutuellement avantageuses entre les nations européennes et l’UE.

L’UE, c’est tout le contraire. La nature de l’UE apparaît d’ailleurs de plus en plus clairement aux travailleurs de chaque pays!

L’UE est l’instrument aux mains du capital pour imposer sa loi aux peuples, nier les acquis démocratiques nationaux. La Grèce (après certains pays de l’est) est en passe de devenir un « protectorat » du capital européen.

L’UE est aussi un instrument pour jeter les peuples les uns contre les autres, les mettre en concurrence. On assiste aujourd’hui à une campagne de haine xénophobe dont elle est directement responsable : certains peuples paieraient pour les autres, les Grecs seraient des tricheurs, les Allemands des égoïstes etc.

La phrase de la pétition de l’Huma « l’UE et les Etats-membres doivent se mobiliser pour préserver les chances d’une Europe des peuples » est un contre-sens intégral et dangereux.

 

L’amitié entre les peuples, la reconquête du droit des peuples européens à disposer d’eux-mêmes passent par la bataille internationaliste contre l’UE, contre l’Euro, pays par pays. C’est le signal que lancent les travailleurs grecs, après les victoires du NON à la constitution européenne en 2005 dans plusieurs pays.

 

En légitimant la BCE, le rôle tout puissant de l’UE, en admettant l’obligation de la Grèce de rembourser les spéculateurs, la pétition publiée dans l’Huma n’apporte pas un soutien véritable au peuple grec.

 

Le virage « pro-européen – pro-UE » de la direction de notre parti, avec le PGE, est de moins en moins tenable. Revenons aux positions justes que notre parti avait toujours défendues contre l’Europe supranationale du capital !

 

 

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27 juin 2009 6 27 /06 /juin /2009 11:02
Lothar Bisky est coprésident du parti allemand « die Linke », président du Parti de la gauche européenne (PGE). Il vient d’être élu président du groupe « Gauche unitaire européenne/gauche verte nordique », GUE/NGL, au Parlement européen, en remplacement de Francis Wurtz. 
Cela fait beaucoup de cumuls pour un seul homme ! Et cela pose question sur la suite de l’évolution du groupe GUE/NGL.
L’élection de L. Bisky n’a pas été acquise à l’unanimité. Un communiqué rendu public par le secrétariat du groupe GUE/NGL a prétendu le contraire, ce que les camarades grecs du KKE ont dû rectifier (traduction de leur déclaration ci-dessous).
Le groupe GUE est une structure plurielle, « confédérale », qui permet à des formations de différents pays d’Europe représentant différents courants de pensée de gauche, d’être organisées et de s’exprimer au Parlement européen, avec les facilités données aux groupes.
Dans le respect de cette diversité, c’est aussi une structure d’échanges, notamment entre partis communistes, et d’initiatives au niveau du parlement. Les députés des partis communistes des pays d’Europe en font partie depuis qu’ils ne peuvent plus constituer un groupe à eux seuls (1994).
Nous ne pouvons que nous inquiéter, comme nos camarades grecs, que le groupe GUE/NGL soit progressivement phagocyté par le PGE, qui n’en représente qu’un courant.
Rappelons que le PGE est un « parti européen », reconnu comme tel parce qu’il intègre dans ses statuts l’objectif d’intégration européenne. Il est financé par la Commission européenne. 
Au sein du groupe GUE, au sein des partis membres du PGE, dont le nôtre le PCF, parmi les millions d’électeurs que les composantes du GUE représentent, ce parti pris et les positions politiques qui en découlent sont loin d’être partagés par tous.
Ils ne doivent pas s’imposer à l’expression et l’action du groupe GUE.
rédaction de vivelepcf

Les députés européens du KKE expriment leur désaccord avec l'élection de Lothar Bisky comme président du Groupe GUE/NGL au Parlement Européen

 

Déclaration des députés européens du Parti communiste grec (KKE), 25 juin 2009


Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


A propos de l'élection de Lothar Bisky comme président du groupe GUE/NGL (Gauche Unitaire Européen/Gauche Verte Nordique), les députés du KKE, composante du groupe, ont fait la déclaration suivante:

« Pendant la réunion du groupe GUE/NGL ce jour, à propos de l'élection du président du groupe, la délégation du KKE au Parlement européen a exprimé son désaccord avec l'élection de Lothar Bisky comme président du groupe. Etant donné qu'il est aussi président du Parti de la gauche européenne (PGE), un parti avec lequel le Parti communiste grec (KKE) a de sérieux désaccords idéologiques et politiques, son élection en tant que président du groupe GUE/NGL risque de remettre en cause le caractère confédéral du groupe GUE/NGL.

Dans le communiqué de presse de la GUE/NGL sur le sujet, il est affirmé que Lothar Bisky avait été élu à l'unanimité, en falsifiant la vérité et en cherchant à taire la position claire du KKE. Les députés du KKE ont immédiatement attiré l'attention sur le sujet dans une lettre envoyée à Lothar Bisky lui-même et au secrétariat de la GUE/NGL, en exigeant que la correction nécessaire soit faite.

Le groupe du KKE au Parlement Européen continuera résolument à exprimer les positions de leur parti au Parlement européen et à défendre les intérêts de la classe ouvrière et des couches populaires. »

Site du KKE (international): http://inter.kke.gr/

 

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