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NOUVEAU SITE ACTUALISE QUOTIDIENNEMENT: http://vivelepcf.fr/

 

36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
26 février 2008 2 26 /02 /février /2008 20:34

Un article dans le quotidien El Watan en hommage à Pierre Ghenassia, jeune martyr du maquis communiste algérien de Ténès

Mort au champ d’honneur le 22 février 1957

Hommage à Pierre Ghenassia

Ancien élève du lycée Bugeaud (aujourd’hui lycée Emir Abdelkader), Pierre Ghenassia n’a pas encore 17 ans quand il rejoint, en mai 1956, l’Armée de libération nationale (ALN) dans la région de Ténès, sa ville natale.

 

Il tombera au champ d’honneur le 22 février 1957, dans le djebel Béni Salah, au sud-ouest de Chréa, dans l’Atlas blidéen, au cours du bombardement par l’armée française d’une infirmerie de l’ALN au douar Béni Annès, sur la rive droite de oued Merdja. Avant de monter au maquis, il a fait d’abord partie du réseau « La Voix du soldat » dirigé par Lucien Hanoun, professeur de lettres, membre du Parti communiste algérien (PCA). Pierre Ghenassia était en contact aussi avec Raymond Hannon qu’il a connu au sein de l’Union de la jeunesse démocratique algérienne (UJDA). Raymond Hannon, qui connaît le chef du maquis de Miliana, devait être transféré vers ce maquis pour être secrétaire administratif du chef régional, mais il est arrêté par la police. A la suite de cette arrestation, Pierre Ghenassia entre en clandestinité, puis rejoint le maquis de Ténès, organisé par Rabah Benhamou, membre du PCA. Pierre Ghenassia, descendant d’une famille juive de Tétouan (son arrière-grand-père était rabbin) est né le 24 juillet à Ténès. Son père, Roger Ghenassia, était fonctionnaire de l’administration des impôts et sa mère, Nedjma Bensaïd, propriétaire d’une bijouterie à Ténès. Ils avaient pour voisin, le Dr Jean Massebœuf qui a été pour beaucoup dans la constitution du maquis de Ténès. Arrêté pour ses activités, le Dr Massebœuf avait été condamné aux travaux forcés par le tribunal militaire français. Dans son livre-témoignage On nous appelait fellaghas, le commandant Azzedine parle en termes émouvants de Pierre Ghenassia. « Parmi eux (les hommes en blanc), l’une des figures les plus attachantes était celle de notre infirmier zonal, Hadj. Nous l’appelions ainsi, mais son vrai nom était Ghenassia. Il était israélite et parlait très bien l’arabe. Pour tous ceux qui tiennent comme un fait établi le prétendu antagonisme de nos origines religieuses, je voudrais qu’on le sache : Hadj est mort, refusant d’abandonner ses blessés. » Pierre Ghenassia est mort pour l’indépendance de l’Algérie, mêlant son sang à celui d’autres jeunes lycéens de son âge, tombés eux aussi au champ d’honneur, comme Nour Eddine Bencherchali de Blida. Une rue de Ténès, sa ville natale, a porté le nom de Pierre Ghenassia, au lendemain de l’indépendance, mais des esprits malintentionnés, installés en 1990 à l’APC de Ténès, effacèrent son nom de la plaque et le remplacèrent – cyniquement – par El Qods. Des anciens de l’ALN en furent offusqués.

Mohamed Rebah , El Watan, 24 février 2008

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25 février 2008 1 25 /02 /février /2008 00:35

Un président communiste élu Chypre.

Demetris Christofias a été élu président de la République de Chypre, au second tour de scrutin, dimanche 24 février avec 53,36% des suffrages exprimés. Christofias, candidat du Parti progressiste des travailleurs (AKEL), le Parti communiste cypriote, dont il est le secrétaire général, avait obtenu 33,3% au 1er tour.

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C’est un événement d’abord bien sûr pour Chypre. Le parti communiste y est un parti de masse, très influent. Mais n’avait jamais gagné les élections présidentielles. Christofias a réussi à rassembler largement notamment sur ses positions en faveur de la reprise des négociations en vue de la réunification de l’île.

Dans la situation historique et géostratégique particulière de Chypre, AKEL est un parti de gouvernement qui a participé à différentes coalitions. Il n’a pas pour autant abandonné les symboles et les bases théoriques des partis communistes. Il tient notamment avec constance de fermes positions anti-impérialistes.

L’élection de Demetris Christofias est aussi une très bonne nouvelle pour les communistes des autres pays.

Quel symbole d’abord ! Un communiste est élu à la magistrature suprême d’un pays membre de l’UE, quand tous les media dominants martèlent sur le « déclin historique mondial du communisme ».

Le nouveau président va aussi siéger au « Conseil européen », réunissant les chefs d’Etat et de gouvernement des pays de l’UE. Il sera le premier et le seul à être issue d’une formation politique qui s’oppose au nouveau traité européen « de Lisbonne ». Les parlementaires de AKEL ont voté contre la ratification de feu le traité constitutionnel en 2005. Ce parti a signé toutes les expressions communes de partis communistes et ouvriers des pays d’Europe contre la violation de la souveraineté des peuples.

Autant de raisons pour les communistes français de saluer fraternellement le succès de leurs camarades cypriotes et de féliciter le nouveau président de la République !
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20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 16:39

Infâme campagne anticommuniste en Allemagne contre la nouvelle députée régionale de Base-Saxe, Christel Wegner.

La direction du nouveau Parti « die Linke » hurle avec les loups !

Il y a moins d’un mois, la liste de coalition menée par le nouveau parti « die Linke » (la gauche) remportait un succès aux élections régionales de Basse-Saxe en atteignant 7% des voix. Parmi les députés nouvellement élus, pour la première fois en Allemagne de l’ouest depuis les années 50, une communiste du Parti communiste allemand (DKP), Christel Wegner, dont nous avions salué l’élection. 

L’offensive anticommuniste n’aura pas tardé. Notre camarade se retrouve depuis quelques jours victime d’une répugnante attaque médiatique et politique. Le prétexte ? Une interview  tronquée au magazine « Panorama » sur la chaîne de télévision ARD. Piégée, undefinedChristel Wegner a été entraînée à dire que dans tout pays, il y avait des services secrets et que cela valait aussi pour des Etats socialistes. A partir de l’expression de cette évidence, les media tentent de faire de notre camarade une nostalgique inconditionnelle de la Stasi. Etc…

 

Christel Wegner, victime d'une odieuse campagne

Le procédé est écoeurant, dans la droite ligne de la tradition de répression anticommuniste en RFA. La direction du DKP, Christel Wegner elle-même, n’ont eu aucun mal à produire leurs positions et analyses politiques sur le socialisme et la démocratie pour contredire les éternelles caricatures.
 

Cette campagne vise le DKP, les idées et organisations communistes mais aussi directement à faire pression contre toute orientation anti-capitaliste du nouveau parti « die Linke », alors que d’importantes luttes sociales se développent contre la politique du gouvernement de grande coalition chrétien-démocrate/socio-démocrate. 

Sur ce dernier plan, elle semble avoir déjà réussi. La direction de « die Linke » a décidé, d’urgence lundi 18 février, d’exclure Christel Wegner de son groupe au parlement de Basse-Saxe, certains dirigeants nationaux allant jusqu’à demander sa démission. 

Ces positions renforcent les inquiétudes sur la nature du nouveau Parti « die Linke » et son évolution à venir. Pilier du Parti de la « gauche européenne », le PGE, dans lequel la direction du PCF a entraîné notre parti, la direction de « die Linke » met résolument le cap vers le conformisme socio-démocrate « européen ». Jusqu’à faire le choix d’hurler avec les loups plutôt que de manifester une solidarité de classe ! 

Des adhérents de « die Linke » réagissent contre cette prise de position. 

Communistes français, assurons Christel Wegner de notre solidarité 

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18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 11:50

Nouvelle d'Italie. Dans la précipitation des élections anticipées, la direction de Réfondation communiste et ses alliés tentent d’effacer tout symbole communiste en Italie. Nombre de communistes réagissent et commencent à s'unir.

La fin du symbole communiste en Italie ?

Une dépêche de l’agence italienne ANSA du 13 février nous informe que :

« Les leaders de la « Sinistra Arcobaleno » (Gauche arc-en-ciel, formée par les deux partis communistes Rifondazione Comunista et Partito dei Comunisti Italiani, les Verts et Sinistra Democratica, issue de l’ancien PCI) ont confirmé leur choix d’adopter pour les prochaines élections le symbole de l’arc-en-ciel déjà choisi en décembre dernier pour leurs « états généraux de la Gauche » ». 

La décision a été prise à l’unanimité même si le secrétaire du PdCI, Oliviero Diliberto, n’a pas caché sa perplexité. Il explique qu’il « aurait préféré un symbole unitaire affichant à son intérieur, en plus petit, les symboles des quatre partis participants ». Mais, poursuit-il, « désormais nous travaillons pour l’unité de la gauche ». Le secrétaire du PdCI explique que sa priorité est à présent « la campagne électorale où il ne faut pas disperser une seule voix ».

 

C’est le dernier acte d’une mauvaise pièce que les dirigeants de RC jouent depuis des mois et qui a notamment comporté le renvoi du congrès du Parti et, après cette entorse au règlement interne, l’appel à s’adhérer à la nouvelle formation politique, pourtant non encore définie.

 

Dirigeant du réseau « L’Ernesto », le parlementaire G. Pegolo a fait paraître dans le site de son groupe ( www.lernesto.it ) le communiqué suivant, intitulé
« Les tendances critiques de Rifondazione qui n’acceptent pas cette issue doivent s’unir ».

 

« La survie du Parti est en jeu. L’intention d’en venir à un nouveau parti, renonçant à la référence communiste, est évidente.

Ces jours-ci, notre site croule sous les courriels d’adhérents du Parti protestant contre la volonté du groupe dirigeant de supprimer le symbole lors des prochaines élections. Ces adhérents condamnent la dérive que constitue le Parti unique de la gauche. Ils n’acceptent pas les entorses récurrentes à la démocratie interne du Parti. Il s’agit de camarades de L’Ernesto, d’Essere Comunisti (réseau que dirige C. Grassi) mais aussi d’inscrits qui n’appartiennent pas à des courants ou qui jusqu’à hier se retrouvaient dans les positions de la majorité du Parti.

Ces camarades nous demandent des réponses. Ils ne sont pas particulièrement intéressés aux articulations internes du Parti. Ils veulent un espoir, ils exigent que nous nous battions pour la survie de ce Parti.

Ils ont raison. Ils ont cerné l’essentiel du danger qui pèse sur notre Parti. Leur position est lucide et rationnelle. En effet, un passage décisif est en train de se produire. En diminuer la signification empêcherait d’en saisir la gravité.

Avec les déclarations du secrétaire (F.Giordano, héritier de F. Bertinotti) invitant à se présenter aux élections sous un symbole unique de la Gauche, sans faucille et marteau, avec sa proposition d’entamer immédiatement la campagne d’adhésions au Parti unique de la gauche, a définitivement été éliminée l’idée d’une confédération de Partis, c’est-à-dire la possibilité d’un accord entre les quatre Partis de la « chose rouge » qui préserve l’identité de chacun.

Nous, de L’Ernesto, n’avons jamais cru que cette éventualité puisse se réaliser ; d’autres l’ont prônée. A présent, toutefois, après cette décision de la majorité de Rifondazione la route est tracée. Il est évident qu’après les élections avec le symbole unique commencera la surenchère de « dépassons toute appartenance ! redistribuons les cartes ! laissons entrer la société civile ! etc. ». Recettes éculées qu’on utilise lorsque l’on veut justifier la liquidation d’un parti pour en créer un autre, différent.

De la part de ceux qui, comme nous, ont toujours revendiqué la nécessité de maintenir l’expérience de Rifondazione Comunista, il serait irresponsable de ne pas prendre acte de cette situation exceptionnelle. Je pense à notre tendance, L’Ernesto, mais également à celle d’Essere Comunisti, avec qui nous avons longtemps partagé un parcours commun. La division qui s’est produite dans des circonstances bien douloureuses ne saurait diminuer l’exigence, pressante, de mener ensemble une bataille contre la liquidation du Parti.

Je pense aussi à d’autres sensibilités : en particulier, au mouvement de Florence [cf. l’appel de Florence], expérience extraordinaire réclamant à la fois un renouveau du Parti et une opposition inflexible à son dépassement. Je pense en outre aux camarades qui appartiennent depuis toujours à la majorité du Parti, mais qui ont exprimé en ces derniers mois d’importantes positions autonomes.
Toutes ces sensibilités doivent aujourd’hui se réunir pour conduire une bataille commune pour la survie de RC, de son symbole sur le bulletin de vote, de son nom, mais aussi de sa structure interne et, surtout, de son patrimoine politique et culturel. Elles doivent aussi revendiquer le droit de la base de s’exprimer, en refusant une fois pour toutes d’inadmissibles pratiques antidémocratiques.

Nous l’avons souvent répété : il ne s’agit pas d’un réflexe nostalgique de qui ne sait pas renoncer à son identité ; au contraire, c’est une exigence issue de la conscience que ce qui est supposé remplacer RC est une formation plus modérée, encline à entrer au gouvernement coûte que coûte, hétérogène et bâtie sur l’exigence de survie d’une caste politicienne.

Une force qui, aujourd’hui, peut bien se présenter aux élections seule, mais qui par la suite sera ramenée à un rapport organique avec le Parti Démocrate [formé de l’union des Démocrates de Gauche, ex-PCI, et des partis issus de l’ancienne Démocratie chrétienne], puisque sa raison d’être n’est pas une proposition alternative, mais simplement la possibilité de jouer un rôle sur le marché politique. Il n’y a point d’âme dans la “chose rouge”.

Elle se borne au repêchage d’images déjà vues lors de la dissolution du PCI. On reprend l’exigence de nouveauté, l’acharnement contre les identités, le flou du programme politique, la priorité de la manœuvre sur les contenus. C’est l’histoire qui se répète sous forme de farce, conduisant toutefois au même résultat, malgré tant de discours tonitruants.

L’issue est l’homologation. Voilà pourquoi nous ne nous y prêterons pas et nous voulons que d’autres mènent cette bataille à nos côtés. »

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30 janvier 2008 3 30 /01 /janvier /2008 17:35

Succès électoraux de « la gauche » dans deux régions d’Allemagne

L’exemple de « Die Linke » : ni transposable, ni souhaitable en France.


Des élections régionales avaient lieu dimanche 27 janvier en Hesse et en Basse-Saxe. Pour la première fois depuis plus de 50 ans, des candidats s’affichant à gauche du Parti social-démocrate (SPD) ont été élus à ces deux parlements régionaux de l’ouest de l’Allemagne, comme cela avait déjà été le cas en mai dans la ville-région de Brême. Les listes conduites par le nouveau parti « die Linke », « la gauche », ont dépassé le seuil des 5%. Ces résultats modifient incontestablement la donne politique et ouvrent de nouvelles perspectives à la gauche "anticapitaliste" allemande, notamment des régions de l’ex-RFA, qui s’est investie dans la campagne de « die Linke ». Communistes français, nous nous en félicitons et saluons particulièrement l’élection en Basse-Saxe de Cristel Wegner, membre du parti communiste allemand (DKP).

Pour autant la situation de nos camarades allemands n’est pas la nôtre et le « modèle allemand » de « die Linke » vanté par certains en France ne nous paraît ni adaptable, ni souhaitable dans notre pays. Les travailleurs français n’ont pas besoin d’un nouveau parti social-démocrate, même estampillé « de gauche ». 

Pour le montrer, nous revenons, dans les lignes qui suivent, sur les origines spécifiques, les orientations et les perspectives de « die Linke ».


Le parti « die Linke », « La Gauche », a été officiellement constitué en Allemagne le 17 juin. Ce baptême a suscité l’engouement de certaines personnalités françaises qui y voient un nouveau modèle de recomposition politique « à gauche du PS » applicable à la France après l’essai des « collectifs antilibéraux ».

De nombreux dirigeants du PCF affichent leur enthousiasme. Dans son rapport au Conseil national du PCF du 22 juin, Marie-George Buffet érige le scénario allemand en premier exemple parmi les « idées émises pour examiner sans tabou, ni a priori l’avenir du PCF » : « décider la création d’un nouveau parti, de le dépasser pour en fonder un avec d’autres à l’exemple de Die Linke… ».  

Cherche-t-on à influencer le débat des communistes français avant le congrès de la fin de l’année à partir d’un exemple étranger méconnu et présenté de façon flatteuse ? Une « expérimentation » possible de nouvelle forme politique comme la direction du PCF a tenté de l’imposer dans le texte du mandat de l’assemblée extraordinaire de décembre ? C’est évident. Cela nous invite à nous intéresser plus précisément à cette expérience allemande. Disons-le de suite : elle n’est pas transposable en France et inacceptable pour les communistes français qui entendent le rester.

Un mariage déséquilibré.

Le nouveau parti se présente comme le résultat d’un processus, entamé depuis deux ans et marqué par des candidatures communes aux élections législatives d’octobre 2005, de fusion entre le Parti du socialisme démocratique (PDS) et de « l’Alternative électorale pour la justice sociale » (WASG). La disproportion entre les deux acteurs invite plutôt à parler de transformation du PDS en « die Linke » au moyen de la WASG.  

La WASG est un amalgame récent, créé seulement en 2004, de sociaux démocrates en rupture avec le SPD, de militants d’extrême gauche, d’altermondialistes, de responsables syndicaux… Il comptait autour de 11000 adhérents, dont plusieurs milliers ont refusé de rejoindre le nouveau parti. Comme son nom l’indique, la raison d’être d’origine était électorale. Dans le nouvel ensemble, la WAGS présente notamment deux caractéristiques : être une organisation de l’ouest, n’avoir aucune racine communiste. Mais son identité est peu définie. Pour l’immense majorité de l’opinion publique, ce conjoint du mariage est identifié à son leader, Oskar Lafontaine qui l’avait rejoint en 2005. Homme politique de premier plan, Lafontaine a été, entre autres, président du parti social-démocrate (SPD) de 1995 à 1999 et ministre des finances en 98 et 99 jusqu’à sa démission du gouvernement pour désaccord politique avec l’orientation social-libérale de Schröder. Positionné à l’aile gauche de la social-démocratie mais personnalité médiatique déroutante, Lafontaine a défrayé la chronique en 2005 par une sortie détonante affirmant que « l’Etat doit empêcher que des pères ou mères de famille ne deviennent chômeurs parce que des travailleurs étrangers leur prennent leurs places de travail avec des salaires plus bas ». Il a récidivé en septembre 2007 en se prononçant pour une « allocation pour les femmes aux foyers ».

Il est aujourd’hui l’un deux co-présidents de die Linke.

L’autre composante d’origine de die Linke est le PDS. Au moment de la fusion, il compte 60000 adhérents, principalement à l’est. Le PDS est issu de la transformation en 1990 du Parti socialiste unifié (SED) – parti au pouvoir (mais non parti unique) en RDA. Le SED était né en 1946 de la fusion dans la zone d’occupation soviétique de parti communiste d’Allemagne (KPD) et du parti social-démocrate. Le PDS représente donc un partenaire historique naturel du PCF.

A l’ouest, le parti communiste KPD a continué d’exister avant d’être interdit par le pouvoir de la RFA en 1956 et de renaître officiellement, après une période de clandestinité, en 1968 sous le nom de Parti communiste allemand (DKP). Le DKP, parti communiste se revendiquant comme tel, ne s’est pas fondu dans « die Linke ».

Le PDS porte (portait) donc une partie du riche héritage historique du mouvement ouvrier allemand et de l’expérience de construction du socialisme sur le sol allemand à l’est. Successeur d’un parti au pouvoir pendant 50 ans, il est marqué aussi par une culture administrative sinon gestionnaire plus que par une culture de lutte. Paradoxalement, l’anticommunisme d’Etat de la RFA, l’ostracisme et la répression qu’elle a appliqués à l’encontre des anciens cadres de la RDA, ont rendu impossible le recyclage, notamment vers le SPD, même des plus « réformateurs » d’entre eux, à l’opposé de ce qui a pu se passer dans d’autres pays de l’est. Certains se retrouvent au PDS.

Le PDS a acquis et conservé jusqu’à présent une forte influence dans les régions de l’ancienne RDA, avec des résultats électoraux très souvent supérieurs à 20%. Il est apparu pour beaucoup comme le seul parti susceptible de porter la colère et les revendications de nombreux citoyens de l’est. 17 ans après l’annexion par la RFA, ils subissent toujours des salaires inférieurs de 20% et un taux chômage largement supérieur à ceux de l’ouest. Donnée méconnue, la diminution de 15% de la population de ces régions par rapport à l’ancienne RDA illustre les aspects économiques dévastateurs de la « réunification ». Cette influence fait du PDS un parti d’élus : plus de 6000, 10% de ses effectifs.

A l’ouest, le PDS a progressé régulièrement mais lentement atteignant 1% des voix, localement plus et quelques milliers d’adhérents venant principalement de la gauche anticapitaliste et/ou pacifiste, souvent en décalage avec les directions de l’est.

La direction du PDS s’est trouvée confrontée à une contradiction. Seule son implantation régionale à l’est lui a donné un statut de parti national mais dans le même temps, à son corps défendant, elle le limite et l’identifie à un passé, à une option politique dont elle cherche obstinément à se dégager.

L’aboutissement du processus de mutation-disparition du PDS.

L’histoire des 17 ans d’existence du PDS est celle d’une mutation impulsée et imposée par son groupe dirigeant pour passer d’un parti marxiste-léniniste à un parti « de gauche », en fait ouvertement social-démocrate.

La transformation du SED en PDS a eu lieu en 1990 en plein effondrement de la RDA, quelques mois après la chute du Mur de Berlin. La plus grande partie de la direction du SED est alors disqualifiée ou a perdu pied. Le parti connaît une hémorragie des adhérents du « parti-Etat ». Il est même question d’une dissolution pure et simple du SED. Les adhérents de conviction, les communistes sont sous le choc, en plein désarroi.

Dans ce contexte, le courant le plus réformiste, gorbatchévien, parvient à l’emporter et prend une place prépondérante dans la direction du nouveau parti. Après avoir pris le contrôle de l’appareil, il ne la lâchera pas. Dès ce moment, sa figure de proue est l’avocat Gregor Gysi, qui devient alors la véritable coqueluche des media de la nouvelle RFA.

Gysi est désormais l’autre coprésident de « die Linke ».

Dès le départ, les statuts et objectifs du PDS ne sont pas ceux d’un parti révolutionnaire et communiste. Mais l’héritage du SED, les repères idéologiques de la plupart de ses adhérents « de base », les premiers combats pour défendre les citoyens de l’est et les acquis de la RDA, la stigmatisation systématique par les autorités et partis de la RFA, maintiennent de fait dans l’opinion une identification communiste.

C’est surtout après la phase de consolidation électorale (de 4 à 5,1% nationalement entre 1994 et 2002), que se manifestent plus clairement l’orientation réformiste et la première préoccupation stratégique de l’équipe dirigeante : l’intégration dans la vie politicienne institutionnelle de la RFA et ses jeux d’alliance. Elle multiplie les gages de rupture avec tout héritage « communiste » pour se conformer aux normes « démocratiques » de la RFA, devenue toute l’Allemagne.

Révélateur de cette évolution, en 2000, la direction a tenté de faire valider le soutien, au cas par cas, d’interventions militaires allemandes à l’étranger. Les délégués du congrès de Münster avaient alors mis en échec cette résolution soulignant le décalage entre direction et base du parti. Une anecdote significative : en 2002, trois députés qui avait déployé une petite banderole « Mr Bush - Stop The War » à l’occasion d’un discours de Bush devant le Bundestag ont été désavoués par la direction du Parti qui s’est excusée directement auprès de Bush.

Gérer le capitalisme mieux que les autres ?

Cette ligne réformatrice modérée a trouvé sa pleine réalisation à partir de 2002 avec la participation du PDS à deux gouvernements régionaux en coalition avec la social-démocratie dans le Mecklembourg et à Berlin. Le bilan est éloquent. La majorité de « gauche », SPD-PDS à Berlin réussit ce que la coalition droite-SPD n’avait pas osé faire : forte augmentation des impôts locaux, privatisation de milliers de logements sociaux, autorisation de l’ouverture des commerces 24 heures sur 24, suppression de milliers de postes de fonctionnaires, réduction de leurs droits d’intervention dans les organismes paritaires… et cerise sur le gâteau : accord donné à la destruction du Palais de la République (de la RDA) et à la reconstruction à sa place du palais des Hohenzollern. La députée et dirigeante berlinoise du PDS, maintenant de « die Linke », Petra Pau, a bien résumé les choses en déclarant en 2005 : « nous avons fait la preuve à Berlin que nous étions capables d’administrer le capitalisme et même mieux que d’autres ». Cette démonstration d’assimilation au système politique (ouest)-allemand n’a pas convaincu les électeurs. Aux élections régionales de l’automne 2006, le résultat du PDS berlinois a fondu de 22,6 à 13,4%. La direction du parti n’en a pas moins décidé de poursuivre sa cogestion avec le SPD (au Mecklembourg, le SPD a préféré s’allier avec la droite).

Le cas berlinois n’est pas une anomalie. La présence dans les institutions, au plan national maintenant, est plus que jamais au centre de la stratégie de la direction de l’ex-PDS. Elle a motivé le processus de transformation étalée sur deux ans depuis 2005 en « die Linke » en passant par l’étape intermédiaire du « Linkspartei-PDS » (changement de nom du PDS en « parti de la gauche »). « Die Linke » répond à l’objectif de rupture avec l’héritage et peut-être surtout l’image d’héritier du socialisme de l’est, tout en essayant de conserver le capital électoral dans ces régions, pour devenir un parti de gouvernement de toute la RFA.

Cette aspiration a rencontré la volonté de Lafontaine de se remettre en selle nationalement mais aussi celle de milliers de progressistes ouest-allemands qui n’en finissent plus d’être dégoûtés par le SPD.

Premiers succès (et déboires) électoraux

Les circonstances politiques sont particulièrement favorables au nouveau parti. Le gouvernement SPD-Verts de Schröder a été battu aux législatives de fin 2005 après avoir mené une politique violemment antisociale. Depuis, faute de majorité absolue, le SPD participe, dans le cadre d’une « grande coalition », au gouvernement de Angela Merkel qui poursuit et aggrave la même politique. Le SPD laisse beaucoup de terrain à gauche. « Die Linke » peut aussi espérer servir de débouché électoral (pas forcément politique) aux très fortes mobilisations des salariés, ces dernières années contre le programme de casse sociale appelé « Hartz 4 » (augmentation du temps de travail, démantèlement des retraites…). Cela a commencé à se vérifier.

L’alliance électorale PDS-WAGS a obtenu 8,7% aux élections générales de fin 2005, score qui a créé l’événement. Les élections dans la ville-région de Brême au printemps 2007 ont confirmé le résultat de 2005 avec 8,4% avant les résultats du 27 janvier 2008 en Hesse et Basse-Saxe. Mais le résultat déjà mentionné de Berlin en 2006 entre temps ternit le tableau, d’autant plus qu’il correspond à une sanction de la ligne défendue par la plupart des dirigeants du Parti.

Quel espace peut occuper « die Linke »? Peut-elle jouer un autre rôle que celui prévu de deuxième parti social-démocrate, "de gauche"?

Pour des raisons historiques connues, il n’y a pas en Allemagne capitaliste, depuis l’après-guerre, de parti anticapitaliste de classe et de lutte, ayant atteint une représentation significative dans la vie politique nationale. « Die Linke » peut-il le devenir ?

Certains en ont l’espoir comptant sur une dynamique populaire nouvelle, issue du mouvement social, susceptible de dépasser les objectifs des fondateurs du parti. En tout état de cause, « die Linke » constitue un nouveau cadre politique dont les communistes et l’ensemble des militants « anticapitalistes » doivent tenir compte, à l’image de nos camarades du DKP.

La montée de dissensions entre Lafontaine et les ex-dirigeants du PDS fait partie des éléments imprévisibles. Paradoxalement, Lafontaine affiche des positions beaucoup plus radicalement critiques vis-à-vis de son ancien parti le SPD, notamment en matière sociale et beaucoup nettement anti-impérialistes en matière de politique extérieure (visite à Cuba – contre les interventions allemandes à l’étranger…).

Enfin, même peu organisés et largement évincés des directions, il reste beaucoup d’adhérents de l’ex-PDS, issus du SED, fortement attachés au socialisme et se revendiquant communistes. Dès les années 90, le décalage entre direction et élus d’une part, base des adhérents de l’autre a été souligné par tous les observateurs. Les évolutions du PDS ont suscité des oppositions internes. En 2000, au congrès de Münster, la direction du PDS avait été mise en échec dans sa tentative de faire valider le soutien aux interventions militaires allemandes à l’étranger (sous mandat de l’ONU). Au sein du PDS, plusieurs « plateformes » (tendances), qui se réclament du marxisme et du communisme, se sont opposées à la fusion-transformation en « die Linke », se prononçant pour de simples alliances électorales avec l’ex-WAGS. Elles se sont toutefois intégrées dans « die Linke ». Par ailleurs, les dizaines de milliers d’adhérents qui se sont détournés ou ont été écartés du PDS depuis 10 ans (la moitié des effectifs) resteront-ils sur la touche ?

Quelle capacité peuvent avoir ces forces, dans le contexte de la situation sociale, pour influer sur le cours futur de « die Linke » ? Nous n’avons pas les éléments pour répondre à cette question.

Mais ce qu’il ne fait pas de doutes, c’est que « die Linke » a été conçu comme un deuxième parti social-démocrate « de gauche » et que c’est la volonté de ses dirigeants actuels de le faire exister comme cela dans la suite de leurs options antérieures.

Les textes du congrès fondateur abondent des notions asexuées de « gauche » et d’« antilibéralisme ». Ils portent indiscutablement des orientations réformistes dans la prolongation des positions du PDS. Au-delà d’un vaste catalogue de réformes sociales, les axes programmatiques adoptés définissent un « socialisme démocratique » qui s’accommode de la propriété capitaliste de l’économie, éventuellement régulée. On retrouve la notion que nous avons appris à connaître avec la « Mutation » du PCF de « dépassement », dépassement du capitalisme, dépassement de la logique du profit, dépassement de l’OTAN : le dépassement qui implique l’acceptation. Ce programme d’aménagement du capitalisme est parfaitement compatible avec l’objectif prioritaire : la collaboration à un gouvernement dominé par le SPD. L’expérience berlinoise l’illustre. Ce qui va se passer en Hesse où le SPD (prétendument dominé par son aile gauche dans cette région)  peut avoir besoin des élus de « die Linke » pour former sa majorité sera intéressant à suivre comme confirmation ou contrepoint.

Les repères historiques affichés par les dirigeants de die « Linke » sont également assez éloquents. Lafontaine, social-démocrate lui-même, a réussi au congrès fondateur de juin un amalgame détonnant en associant dans son panthéon personnel Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht, les fondateurs du Parti communiste allemand, sauvagement assassinés en 1919 sous la consigne du ministre social-démocrate Noske, à Willy Brandt, chancelier social-démocrate de la RFA dans les années 70, président de l’internationale socialiste de 1976 à sa mort. Pour leur part, Gysi et Bisky, ex-président du PDS, viennent de faire le choix d’honorer le 15 janvier dernier tout en même temps Luxemburg et Liebknecht à l’occasion de l’anniversaire de leur assassinat et « les victimes du stalinisme ».

Bisky a été désigné président du « Parti de la gauche européenne » au congrès de novembre. Communistes français, nous retombons en terrain de connaissance. Nous avons eu maintes fois l’occasion de dénoncer le PGE, promoteur de l’intégration européen et financé par la Commission européenne pour cela. Bisky a succédé à l’Italien Bertinotti dont le parti a participé jusqu’au bout au gouvernement centriste de Prodi, malgré la politique de casse des retraites et de soutien aux USA en Afghanistan et qui tente aujourd’hui de créer un nouveau « parti de la gauche » en Italie. « Gauche européenne », « gauche italienne », « gauche allemande », « gauche française » demain ? Comme MG Buffet en juin, c’est ce que Francis Wurtz préconise. « La gauche sera européenne ou ne sera pas » s’est-il envolé dans son discours comme invité au congrès fondateur de « die Linke ».

Quelles que soient les incertitudes sur le devenir de « die Linke », l’objectif de sa création est clair et la mise en avant comme modèle de cette expérience par les dirigeants français correspond étroitement à leur objectif de sabordage du PCF et de transformation en « chose de gauche », tournant le dos à l’identité révolutionnaire et communiste de notre parti. Communistes résolument déterminés à mettre en échec cette perspective, nous serons amenés probablement à éclairer et dénoncer la réalité du « modèle allemand » et des intentions qu’il porte.

L’exemple de « die Linke » n’est absolument pas souhaitable pour les communistes français. Une transposition n’est pas non plus crédible en France.

Les conditions politiques du moment ne sont pas du tout les mêmes.

Le PS, malgré les avances de Sarkozy, ne participe pas au gouvernement. Même si ses positions sont aussi socio-libérales que celles du SPD, il reste largement identifié comme un parti de « gauche ».

La personnalité, le courant du PS susceptible de jouer le rôle incarné par Lafontaine n’existe pas. Toujours à l’affût, Mélanchon (comme d’ailleurs la créature médiatique Autain) s’est montré à Berlin au congrès fondateur de « die Linke ». Mais l’ex-secrétaire d’Etat de Jospin, issu du PT, ne compte guère de divisions. Pas plus que l’ex rocardienne Lienemann.  Emmanuelli à peine plus. Quant à Fabius, son passé n’est pas vraiment marqué « à gauche ». Ces derniers ont compris d’emblée qu’ils avaient tout à perdre à quitter le PS pour rejoindre un PCF très affaibli mais encore très encombrant politiquement pour eux.

C’est bien là que réside l’impossibilité structurelle d’un scénario à l’allemande. Le PCF n’est pas le PDS. Il ne dispose plus de positions électorales locales prédominantes mais il représente, profondément ancré dans l’histoire de l’ensemble de notre pays, le parti anticapitaliste de masse et de classe que l’Allemagne n’a plus connu depuis 1933.

C’est cet acquis que nous voulons défendre, faire renaître. Plus que jamais, le monde du travail, la France ont besoin du Parti communiste français ! L’échange, la solidarité avec nos camarades allemands seront aussi importants dans cet objectif.

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12 janvier 2008 6 12 /01 /janvier /2008 19:09
Les néonazis tentent de perturber la manifestation en l’honneur de Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht.

L’anticommunisme à l’heure allemande

liebknecht-luxemburg-demo.jpg Le 15 janvier 1919, Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht, fondateurs du Parti communiste allemand, étaient sauvagement assassinés par la milice antirévolutionnaire des  « Corps francs » agissant sur ordre du ministre de l’intérieur social-démocrate Gustav Noske. Le gouvernement du social-démocrate Friedrich Ebert finissait ainsi de noyer dans le sang la Révolution de novembre 1918 et rassurait une bourgeoisie terrorisée par l’idée d’une extension de la révolution soviétique au lendemain de la première guerre mondiale.

Ci-dessus le défilé annuel en hommage à Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht


Chaque année, une grande manifestation est organisée à Berlin pour rendre hommage à Rosa Luxemburg et à Karl Liebknecht autour du monument qui leur est dédié dans le cimetière de Friedrichsfelde. Elle aura lieu cette année dimanche 13 janvier.

Son écho est toujours considérable nationalement et internationalement. Voilà qui explique sans doute l’odieuse provocation montée cette année. Le même jour, les néo-nazis du NPD et d’autres groupes organisent, à quelques centaines de mètres de la commémoration, une autre manifestation pour honorer la mémoire des assassins sur le mot d’ordre « Contre l’oubli – les Corps-Francs, soldats pour l’Allemagne ».

L’extrême droite allemande se voit pousser des ailes depuis un certain temps. Elle s’attaque sans retenue aux symboles les plus éminents du combat communiste et révolutionnaire allemand. Le dernier épisode en date s’est joué au conseil d’arrondissement de Lichtenberg : le chef de la fraction du NPD proposa de débaptiser une place portant le nom du résistant antinazi berlinois Anton Saefkow au profit d’un officier de cavalerie qui s’était illustré dans la répression anti-spartakiste1. Visiblement, le capitalisme allemand et ses relais politiques ont besoin d’un regain d’anticommunisme pour mieux faire passer leur politique « ultra-libérale ».

Karl-Liebknecht-Briefmarke-.jpg La commémoration de Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht prend donc une signification encore plus grande cette année. Les organisations communistes et progressistes intensifient la mobilisation pour dimanche dans tous le pays. Ils peuvent avoir l’assurance du soutien le plus total des communistes français.
 
Etonnante initiative du Parti « die Linke »
 
Dans ce contexte, une initiative du parti de « La Gauche » (die Linke)2, un des partis animateurs du Parti de la gauche européenne (PGE) ne peut que susciter étonnement et inquiétude. « Die Linke », en tant que successeur du PDS et du SED (parti socialiste unifié est-allemand) dispose d’une part de légitimité historique dans l’organisation de l’hommage rendu à Luxemburg et Liebknecht.

Les représentants de Die Linke ont décidé de déposer, dans le cadre de la cérémonie, une couronne d’œillets au pied d’une stèle dédiée « aux victimes du stalinisme ». Cette stèle a été inaugurée en 2006 dans le même carré du cimetière de Friedrichsfelde où sont enterrés les deux dirigeants du parti communiste allemand par des élus de « die Linke » et du Parti social-démocrate (parti de Ebert et Noske !).

Elle est sujette à de nombreuses contestations dans les rangs des communistes et au-delà.

Que l’on dénonce les crimes commis au nom du socialisme et que l’on honore des militants communistes éliminés lors des purges ordonnées par Staline : quasiment tous les partis communistes sont les premiers à le faire et cela depuis des décennies.

 
Mais que peut signifier rendre un hommage aux « victimes du stalinisme » ?


D’abord de qui parle-t-on ? Le texte gravé sur la stèle ne le précise pas, ne porte pas de noms. Certains rangent dans cette catégorie les nombreux nazis morts dans la lutte engagée contre l’URSS dirigée par Staline, d’autres encore les personnes qui s’estiment lésées par l’ex-RDA.

Ensuite, quelle est la définition du « stalinisme » ? Dans les milieux progressistes, parmi les communistes, le concept recouvre des interprétations très diverses et sa pertinence est loin d’être unanimement reconnue. Du côté des capitalistes au contraire, tenants de l’idéologie dominante, tous les moyens sont déployés, en Allemagne encore plus qu’en France, pour établir un parallèle entre « stalinisme » et nazisme et un amalgame entre « stalinisme » et communisme.

Dans l’état du débat public, honorer les « victimes du stalinisme », c’est objectivement apporter de l’eau au moulin de l’anticommunisme sans porter en rien une critique constructive de l’histoire du mouvement ouvrier et communiste du XXème siècle.


Le faire à l’occasion de la commémoration annuelle des fondateurs du Parti communiste allemand, est complètement déplacé et encore plus injustifiable. Die Linke prend la responsabilité d’instaurer la confusion dans les esprits : rendre hommage en même temps aux victimes communistes de groupes qui ont fait le lit du nazisme en Allemagne et à des victimes d’autres communistes (supposés)? C’est une opportunité inespérée pour les anticommunistes de dénaturer une manifestation hautement symbolique. On imagine que les néonazis sont tout prêts à déposer des fleurs sur la stèle.

Il y a d’autres lieux, d’autres occasions et surtout d’autres façons pour faire, sans caricature, son examen de conscience de l’histoire du « socialisme réel ».


A Berlin, die Linke participe activement à la municipalité social-démocrate (social-libérale) qui privatise les logements sociaux ou augmente les impôts des ménages modestes… Au plan national, ce parti multiplie les gages de « respectabilité » pour pouvoir participer à des coalitions gouvernementales. Est-ce la raison pour laquelle die Linke se sent obliger de renier ou de déformer ses racines communistes, de se conformer aux dogmes de l’anti-communisme « officiel » ?


L’initiative de Die Linke participe, qu’elle le veuille ou non, à la campagne de diabolisation de toute organisation communiste, de la perspective révolutionnaire et de la lutte pour le progrès social qu’elle porte.
 

Les communistes français peuvent d’autant plus partager ces préoccupations que la direction du PCF coopère étroitement et ne cache pas ses affinités avec « die Linke » dans le PGE.

1- Spartakisme : dénomination du mouvement communiste allemand de 1916 à 1919

2- Parti issu de la fusion entre le PDS et une fraction de la social-démocratie.


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22 décembre 2007 6 22 /12 /décembre /2007 09:39

A nouveau l'occasion de constater la situation parallèle, malgré la persistance de différences historiques, vécue par les communistes de plusieurs partis de pays d'Europe, confrontés à des directions, qui ont fait le choix, sous l'égide du PGE, de la disparition des partis communistes, malgré les adhérents, malgré la nécessité historique. Merci à L.A. S. pour la traduction. 


" Nous adressons, donc, à tous les camarades dans les sections, un appel vibrant à ne pas abandonner leur engagement, à participer à la manifestation du 20 octobre et au prochain Congrès, pour contrer et battre les tentatives de liquidation de notre Parti, dont l’autonomie et l’initiative sont aujourd’hui plus encore que par le passé utiles à la société italienne. "


Appel de 125 militants et dirigeants des sections du Parti de la Refondation communiste (PRC) de Florence , automne 2007

Nous sommes des camarades de Rifondazione Comunista. Nous avons défendu diverses motions au Congrès de Venise. Nous adressons un appel pressant pour que la préparation du Congrès dans les prochains mois favorise la participation et garantisse la souveraineté de toutes et de tous les camarades. Il en va de l’avenir du Parti.

 

Seul un débat transparent et démocratique, portant sur des propositions politiques précises, même différentes voire alternatives, un débat qui, loin de les dissimuler, mette en évidence les options existant aujourd’hui au sein du Parti, jusque dans son groupe dirigeant, sur les questions capitales qui se posent à nous, seul ce débat pourra aboutir à des choix clairs et à des synthèses fécondes pour relancer, consolider et unir le Parti, ce que nous souhaitons tous.

 

Nous sommes très inquiets devant l’actualité politique et le recul de la démocratie dans le Parti ces derniers mois.

 

Contrairement à ce qu’a indiqué la Conférence d’organisation, l’état actuel du Parti se caractérise par une chute du nombre des militants, une division des groupes dirigeants, un déficit de démocratie, une tendance à en rabattre dans les institutions au nom de la « gouvernabilité », comme en témoigne notre entrée récente dans l’exécutif régional de Toscane, en milieu de mandature et sans le moindre programme commun.

 

Les résultats des dernières élections administratives, l’échec de la manifestation du 9 juin sur la piazza del Popolo à Rome, la critique diffuse à l’égard de la classe politique, le mécontentement sur les lieux de travail attestent incontestablement de la montée de la désillusion populaire vis-à-vis du gouvernement Prodi. Ils laissent voir un risque de divorce entre, d’un côté, les organisations politiques de gauche et de l’autre, la société et les luttes les plus significatives qui se sont développées dans notre pays depuis le sommet du G8 de Gênes en 2001.

Dans la suite de la dérive centriste de la politique du gouvernement Prodi, les derniers événements (des accords sur les retraites et les dépenses sociales jusqu’aux orientations autoritaires et racistes sur le thème de la sécurité) marquent une véritable déchirure avec les positions fondamentales de notre Parti et de la gauche alternative.

 

Les problèmes ont commencé dès le début au sein du gouvernement Prodi. Nos efforts, nos dénonciations n’ont pas réussi à neutraliser la forte pression que la Confindustria [le MEDEF italien] et les puissances d’argent ont exercé sur le budget 2007, pas plus qu’à inverser la tendance à la perte de pouvoir d’achat des salariés et retraités. Elle nourrit la montée de la pauvreté et de l’insécurité sociale, face à des fortunes de plus en plus grandes et insolentes.

Nous avons également échoué à bloquer l’accord inacceptable sur les retraites, qui était en violation flagrante avec le programme électoral exigeant l’abrogation du « scalone Maroni » [loi votée sous Berlusconi] frappant tous les travailleurs et les segments les plus vulnérables de la société.

 

Immédiatement après cela, nous avons dû subir – en dehors de tout procédure de concertation – l’accord sur les dépenses publiques, qui renforce les dispositions de la loi 30 [sur l’emploi et les contrats de travail] au lieu de les dépasser ainsi qu’il était prévu dans le programme de l’Union de Prodi.

Nous n’avons pu obtenir ni la réduction des dépenses militaires, ni la fin de la participation italienne à la guerre d’Afghanistan, pas plus que la conférence de paix qui avait été promise.

Nous avons subi la décision du gouvernement – jamais soumise au Parlement – de collaborer avec les États-Unis au bouclier antimissile et à la construction d’une nouvelle base militaire étasunienne à Vicence, malgré l’imposante manifestation populaire du 17 février 2007. Nous n’avons pas pu, non plus, arrêter le projet de TGV Lyon-Turin, l’établissement d’incinérateurs, ni faire approuver la loi sur les unions civiles, fût-ce dans la version édulcorée des « DICO », en raison de l’obéissance évidente du pouvoir au Vatican. Quant à l’école, les déclarations du ministre Fioroni ne sont guère rassurantes. Pour ne pas parler de la dernière campagne sur le thème de la sécurité, aux relents racistes, qui a eu pour protagonistes le ministre Amato et deux importants maires du Partito Democratico naissant, à savoir Domenici [Florence] et Cofferati [Bologne].

 

Pour l’essentiel, notre gouvernement a paru et paraît davantage soumis aux puissants (Confindustria, Etats-Unis, Union européenne, Vatican) qu’attentif aux mouvements de lutte et aux intérêts populaires.

De là une crise dans la coalition qui profite dangereusement à la droite fasciste, raciste, à la Ligue du Nord et qui nourrit le résignation et la crise de la politique elle-même. Ainsi, le bilan de plus d’une année de participation au gouvernement est globalement négatif. Puisque pour nous, à la différence d’autres, le gouvernement est un moyen et non une fin en soi, nous estimons que la participation du PRC à cet exécutif ne peut qu’être subordonnée à l’obtention, maintenant et dans les prochains mois, d’un tournant réel dans les contenus de la politique du gouvernement, à partir d’objectifs et de mesures définis précisément.

Pour rendre possible ce changement, une nouvelle saison de luttes est nécessaire dans la suite de la manifestation du 20 octobre, de luttes qui portent la critique sociale – ô combien nécessaire – des éléments qui dominent au gouvernement, telle qu’elle s’est exprimée, de façon emblématique, lors du vote négatif, si important, émis sur les accords de juillet par la FIOM [Fédération de la métallurgie]. Nous exprimons à ces travailleurs toute notre solidarité en nous engageant concrètement à leurs côtés ainsi que dans la société pour dire notre retentissant NON à ces accords sur les retraites, sur la précarité et sur les dépenses sociales.

 

Mais si un tel tournant n’était pas pris, nous demandons au Congrès et à tout le Parti d’en tirer les conséquences, pour que le délitement social produit par les politiques libérales n’emporte pas également Rifondazione Comunista et les autres forces de la gauche.

 

À cette fin, il ne suffit pas de construire un regroupement de gauche plus large, pour contrebalancer la poussée vers le centre entraînée par la naissance du Partito Democratico. Il est indispensable de retrouver la pleine autonomie politique et organisationnelle du Parti pour reprendre l’initiative sociale et renouer avec le mouvement des luttes.

 

Contrairement à ceux qui entendent aller « au delà », dépasser Rifondazione Comunista ou proposer des « raccourcis » [scorciatoie] organisationnels et de dangereuses limitations de souveraineté – tels que des listes électorales uniques sans notre symbole ou bien une nouvelle chose politique confédérée – nous croyons que le rôle d’un Parti Communiste refondé est encore plus irremplaçable aujourd’hui qu’autrefois. Ce n’est pas le choix de l’autarcie, mais celui du moteur indispensable pour un rassemblement large et diversifié de la gauche anticapitaliste.

 

En particulier les sections [cercles], instances de base du Parti, doivent retrouver leur capacité d’initiative même au-delà de la dimension locale, faire entendre leur voix ainsi qu’il est arrivé à Florence et ailleurs.

Voilà pourquoi nous avons besoin d’une pleine autonomie politique et d’organisation, la seule à même de bâtir une véritable unité d’action des différents courants politiques et sociaux de la gauche (même au niveau électoral), de dépasser les différences par le développement de l’action sociale et de favoriser la reprise des mouvements de lutte.

Nous adressons, donc, à tous les camarades dans les sections, un appel vibrant à ne pas abandonner leur engagement, à participer à la manifestation du 20 octobre et au prochain Congrès, pour contrer et battre les tentatives de liquidation de notre Parti, dont l’autonomie et l’initiative sont aujourd’hui plus encore que par le passé utiles à la société italienne.

 

(traduction pour PCF Paris 15 par L.A. S.)

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18 décembre 2007 2 18 /12 /décembre /2007 18:12

Les travailleurs immigrés dénoncent la barbarie intégriste et réaffirment leur solidarité avec le peuple algérien

Paris, le 13 décembre 2007

Le jour même de la commémoration des glorieuses manifestations du 11 décembre 1961 qui avaient enlevé leurs dernières illusions aux colonialistes et à la veille des fêtes de l’aïd  Eldha les terroristes islamistes ont endeuillé des dizaines de familles algériennes et étrangères, suite aux derniers attentats d’Alger.
 

Face à ces crimes barbares les travailleurs algériens immigrés, les exilés progressistes et toute la communauté immigrée dénoncent les assassins et expriment leur solidarité agissante avec notre peuple.  Ces terroristes ne reculent devant rien. Ils continuent de tuer tous les jours de modestes citoyens et n’hésitent plus, avec leurs attentats Kamikazes, à s’attaquer  aux symboles de l’Etat algérien ou aux institutions de l’ONU avec pour objectif de créer le chaos dans la capitale algérienne. Face à ces crimes ignobles nos responsables répètent tous les jours que la politique dite de « réconciliation nationale » ne sera pas remise en cause  c'est-à-dire que notre gouvernement continuera à ouvrir les bras aux tueurs quelques que soient leurs crimes. Alors que tous les Algériens constatent avec colère et amertume que cette politique ne fait qu’encourager les terroristes à redoubler de barbarie et que les autorités elles mêmes révèlent que c’est des prétendus « repentis » qui sont derrière les derniers attentats, le pouvoir de la bourgeoisie compradore maintient des orientations dont l’objectif fondamental est de renforcer le caractère antinational et antipopulaire du pouvoir.

Tournant le dos aux intérêts du pays ce pouvoir :
 

  • *S’oppose aux  revendications des travailleurs et refuse d’augmenter leurs salaires
  • *Méprise les aspirations des jeunes à un emploi, à une vie digne et favorise la diffusion des idées obscurantistes au détriment d’une éducation rationaliste, universaliste et scientifique de la jeune génération.
  • *Tourne le dos à une stratégie industrielle de développement s’appuyant sur les secteurs public et privé productif, met nos ressources financières à la disposition des multinationales et des bourgeois compradores, fragilisant l’économie de notre pays livrée aux visées néocolonialistes qui menacent sa souveraineté nationale.
  • *Piétine les libertés démocratiques et réprime quotidiennement les manifestations contre les injustices et la corruption.
 
Cette  politique du pouvoir actuel est incapable de venir à bout du terrorisme islamiste
.
 

Au contraire cette politique  menace directement notre indépendance nationale. Elle est inefficace dans la lutte contre l’intégrisme et le terrorisme parce qu’elle empêche la mobilisation des travailleurs, des jeunes, des femmes et de toutes les  couches sociales du pays qui en sont victimes. Cette mobilisation du peuple est tout à fait différente des rassemblements organisés par les partis du pouvoir qui sont destinés à  chanter les louanges de Bouteflika. On ne peut non plus vaincre le terrorisme quand le pouvoir continue de promettre  jour après jour aux assassins qu’on est toujours prêts à leur permettre de rentrer chez eux et narguer leurs victimes quand ils le voudront et même de reprendre leurs activités criminelles.

 

 
Le but fondamental des impérialistes américains et de leurs alliés européens est de s’emparer de nos ressources énergétiques 

Le maintien du terrorisme dans la situation internationale actuelle menace directement l’indépendance nationale. Les impérialistes américains et leurs alliés européens qui veulent installer leurs bases militaires à nos frontières et si possible dans notre pays même, soi-disant pour combattre le terrorisme, ne peuvent que profiter de ces attentats pour prétendre qu’ils sont les mieux placés pour les empêcher. 

Mais  leur but fondamental, sous le prétexte de lutte contre le terrorisme  est de s’emparer de nos ressources énergétiques. Par leurs actes odieux les terroristes islamistes leur offrent les prétextes qu’ils recherchent surtout quand ces terroristes se font appeler « Elquaïda au Maghreb » alors que ces impérialistes ont justifié les agressions contre l’Afghanistan et l’Irak par la nécessité de lutter contre cette organisation. 

Comme leurs compatriotes, les communistes du Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme (PADS) et tous les travailleurs algériens immigrés exigent un changement profond de politique aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur pour combattre le terrorisme et rejeter les pressions impérialistes d’où qu’elles viennent.  Ces travailleurs, mobilisés pour combattre le racisme et défendre leurs droits et leur dignité aux côtés des travailleurs français et des organisations françaises amies, restent toujours attentifs à la réalité vécue par  leur peuple à qui ils renouvellent leur solidarité. Ils condamnent à la fois les crimes islamistes et la politique antinationale et antipopulaire du pouvoir.

 

                                                            PADS (Immigration)

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3 décembre 2007 1 03 /12 /décembre /2007 12:25

Elections en Russie : fraudes massives. Le PCFR seul parti que Poutine ne parvient pas à écraser.

 

Comme attendu par les commentateurs, les élections législatives du 2 décembre en Russie ont été organisées en plébiscite en faveur de Vladimir Poutine. Son parti « Russie unie » atteint, selon les résultats officiels, 63,3% des voix. Ses deux satellites, étroitement contrôlés, le parti nationaliste de l’extrémiste de droite Jirinovski et le parti « Russie juste » pourront jouer l’opposition de complaisance dans la future assemblée, ayant recueilli officiellement 9 et 7,5%.

 

Le Parti communiste de la Fédération de Russie, le PCFR, obtient, toujours selon les résultats officiels, 11,6% des voix. Compte tenu de l’augmentation affichée du taux de participation, ce score traduit une importante progression en voix sur 2004.

 

Cette progression est en fait beaucoup plus importante, tant la fraude électorale a été massive. La campagne s’est déroulée sous la pression constante du pouvoir. Les media ont été mobilisés de façon outrancière pour appuyer Poutine. Le scrutin lui-même est entaché de toute part.

 

La direction du PCFR dénonçait hier soir de multiples exemples. Dans le district de Krasnoïarsk, le PCFR a obtenu entre 20 et 22% des voix aux élections locales de mars et avril derniers. Six mois plus tard, ses résultats sont rabaissés à 5 à 7%. Les assesseurs communistes ont refusé de signer les procès verbaux presque partout dans le pays. A Moscou, le dépouillement par bureau donnait des résultats allant de 15 à 24% pour les communistes. Les commissions électorales ont ramené en trois heures ces chiffres à 10%. La direction du PCFR a annoncé son intention de contester officiellement ses résultats et d’appuyer son recours par des actions de masse.

 

Toujours est-il que le PCFR apparaît comme la seule organisation politique de Russie susceptible de résister, malgré les pressions, au rouleau compresseur de Poutine, de porter les exigences démocratiques et de défendre les acquis sociaux des peuples de Russie. Alors que nous venons de commémorer le 90ème anniversaire de la Révolution d’octobre, que 16 ans ont passé depuis le putsch d’Ieltsine et la dissolution de l’URSS, cette persistance et même progression du fait communiste en Russie, dans les difficiles conditions actuelles, ne peut que susciter l’intérêt et la solidarité des communistes des autres pays et notamment du PCF.

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7 novembre 2007 3 07 /11 /novembre /2007 19:44

Après l’interdiction des Jeunesses communistes tchèques, des menaces d’emprisonnement contre les dirigeants du Parti communiste ouvrier hongrois. 56 partis communistes et progressistes du monde entier appel à la solidarité internationale avec les communistes hongrois. Le PCF fait partie des signataires. Pourquoi sa direction ne le fait-elle pas plus connaître, en commençant par le traduire (ci-dessous une traduction par nos soins depuis le texte anglais)? 
Pour information, le premier ministre Gyurcsany a commencé sa carrière politique comme secrétaire des jeunesses communistes avant de devenir millionnaire après 1990 et d’infliger depuis 2004 en tant que premier ministre une politique ouvertement thatchérienne.

 

Appel commun de 56 partis communistes et progressistes :

Arrêtez la chasse aux sorcières judiciaire et politique contre les communistes hongrois! 

Nous, partis signataires, avons pris connaissance avec vive préoccupation de la menace d'emprisonnement encourue par l’ensemble de la direction du Parti communiste ouvrier hongrois (PCOH) pour « diffamation sur la place publique ». 
Notre conviction est que poursuivre des dirigeants politiques en justice et interdire leurs partis est l'oeuvre de dictatures, non de démocraties. L'acte des autorités hongroises se situe en violation de toutes les normes démocratiques. 
Nous condamnons fermement la persécution politique menée par les autorités judiciaires à l’encontre du PCOH. Elle se place dans la chasse aux sorcières anticommuniste contre les communistes en Europe et contre tous ceux qui combattent les privatisations des hôpitaux et des écoles, les coupes sombres dans les dépenses sociales et les autres formes de la politique néo-libérale.
Nous regardons cette manoeuvre manifeste des autorités hongroises comme une attaque revancharde contre les communistes hongrois. Nous appelons à la solidarité internationale pour la défense des droits civils et politiques du PCOH.
Nous exigeons l'arrêt immédiat de la procédure visant les dirigeants des communistes hongrois.
Nous appelons le Premier ministre Gyurcsany et le gouvernement de la Hongrie à se sortir de l’abîme et à rester fidèles à leurs promesses de garantir la liberté politique, en annulant toutes les charges qui pèsent sur la direction du PCOH.

1er novembre 2007.

 

Les partis signataires : Parti communiste d'Albanie ;Parti communiste d'Argentine; Tribune progressiste du Bahrein ; Parti communiste du Bangladesh ; Parti communiste du Bélarus ; Parti communiste du Brésil [PCdoB] ; Parti du Travail de Belgique ; Parti communiste de Bolivie ; Parti communiste ouvrier de Bosnie-Herzégovine ; Parti communiste de Grande-Bretagne ; Nouveau Parti communiste de Grande-Bretagne ; Parti communiste du Canada ; Parti socialiste des travailleurs de Croatie ; Parti communiste de Cuba ; Parti communiste de Bohême et la Moravie, République tchèque ; AKEL, Chypre ; Parti communiste au Danemark, KPiD ; Parti communiste de Finlande ; Parti communiste français PCF ; Parti communiste allemand DKP ; Parti communiste de Grèce KKE ; Parti communiste ouvrier de Hongrie ; Parti communiste de l'Inde ; Parti communiste de l’Inde [marxiste] ; Parti Tudeh d’Iran ; Parti communiste irakien ; Parti communiste d'Irlande ; Parti communiste d'Israël ; Parti des communistes italiens, PdCI ; Parti communiste jordanien ; Parti socialiste de Lettonie ; Parti socialiste de Lituanie ; Parti communiste libanais ; Parti communiste du Luxembourg ; Parti des communistes, Mexique ; Nouveau Parti communiste des Pays-Bas ; Parti communiste de Norvège ; Parti du Peuple, Panama ; Parti communiste du Pérou ; Parti communiste de Pologne ; Parti communiste portugais ; PKP - 1930, Parti communiste philippin ; Parti de l'alliance socialiste, Roumanie ; Parti communiste de la Fédération de Russie ; Nouveau Parti communiste de Yougoslavie, Serbie ; Parti communiste de Slovaquie ; Parti des communistes de Catalogne, Espagne ; Parti communiste des peuples d'Espagne ; Parti communiste du Sri Lanka ; Parti communiste soudanais ; Parti communiste sud-africain ; Parti communiste de Suède ; Parti communiste syrien ; Parti communiste de Turquie ; Parti du Travail, Turquie [EMEP].

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