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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
23 octobre 2007 2 23 /10 /octobre /2007 21:13

L'Auto-dissolution du Parti Communiste Italien (par Pierre Laroche, PCF Paris V, extrait du blog de la section du 5ème)

Le Parti Communiste Italien, né en 1921, a été dissous par son 20è congrès en janvier 1991. Cette auto-dissolution est l’issue d’un long processus, dont tous les protagonistes n’avaient sans doute pas projeté ni le déroulement, ni la fin. Ainsi, le secrétaire général du PCI, Enrico Berlinguer, qui avait, au lendemain du coup d’Etat de Pinochet au Chili en 73, estimé qu’il n’était pas possible de diriger un pays avec un gouvernement minoritaire ou disposant d’une trop faible majorité, avait-il proposé en 74 pour l’Italie ce qu’il avait appelé un « compromis historique » entre les forces communiste, socialiste, et chrétienne. Cette proposition, loin de faire l’unanimité dans le PCI, avait cependant eu un grand écho dans le pays et, dans l’immédiat, le PCI avait obtenu le meilleur score électoral de son histoire passée et future aux élections de 1976, avec 34,4% des voix. La démocratie chrétienne, qui était également, sous l’impulsion d’Aldo Moro, à la recherche d’un nouveau dispositif politique du pays, s’était ralliée à l’idée de convergence démocratique. Et, peu à peu, le PCI s’était approché d’une participation gouvernementale, ce qui n’avait pas eu lieu depuis 1947. C’est alors qu’Aldo Moro était enlevé puis assassiné en 1978 par les « Brigades rouges ». Bientôt, le PCI, accusé simultanément d’être complice des terroristes et co-responsable de la politique gouvernementale, avait mis fin en 1979 à sa participation à la majorité et tentait une stratégie qui faisait plus de place au mouvement social, alors que le « compromis historique », du moins dans sa mise en œuvre politique sous forme de « solidarité nationale », donnait la prééminence aux rapports entre formations. La mort brutale de Berlinguer, en 1984, contribuait à fragiliser le PCI, son successeur Alessandro Natta n’ayant pas le poids charismatique de Berlinguer.

Offensive patronale

La fin des années 70 et le début des années 80 voient en Italie, dans le contexte d’une forte offensive conservatrice mondiale, le patronat marquer des points sur des questions importantes comme le démantèlement de l’échelle mobile des salaires (accepté par référendum en 1985), le développement de la flexibilité, la concentration des entreprises, en même temps que la valorisation idéologique de l’entreprise, Fiat devenant une sorte d’emblème national, symbole d’un consensus idéologique fondé sur le profit, symbole de stabilité et de sécurité dans un monde de précarité. La politique de la grande entreprise commence ainsi à structurer un consensus majoritaire sur l’impossibilité de réponses indolores à la crise et l’acceptation des mesures d’austérité ; les solutions de la classe dirigeante sont perçues comme salutaires ou inévitables. Cette offensive bénéficie d’un affaiblissement du syndicalisme de classe, résultant des règles de l’unité syndicale qui conduit la CGIL à accepter que ses initiatives soient conditionnées par les autres syndicats.

Questions pour un consensus

Lors du 17è congrès du PCI en 1986, marqué par une forte présence des cadres du parti, Natta prend des distances philosophiques avec le marxisme (le concept de lutte des classes « est un concept que nous utilisons tous de moins en moins », dit-il tout en montrant combien il reste opératoire). Le congrès rejette les amendements qui proposent comme perspective le dépassement ou la sortie du capitalisme ; le PCI se proclame « partie intégrante de la gauche européenne » et « refuse d’anticiper sur les évolutions historiques », déclarant cependant qu’il « n’est pas actuel de penser à une adhésion à l’Internationale socialiste ». Mais des délégués relèvent aussi l’affaiblissement des valeurs de solidarité et d’égalité dans la société italienne, les réactions racistes contre les gitans et les travailleurs immigrés, le recul des valeurs d’égalité entre les sexes. Le PCI ne se présente plus comme parti révolutionnaire porteur d’objectifs transformateurs, mais comme « parti réformateur moderne », comme l’annonce la banderole de la tribune.

Le secrétaire général de la CGIL, principale confédération syndicale,  déclare que s’il vivait en RFA, il serait au SPD. Le Comité central du PCI refuse un amendement de Luciana Castellina qui affirme que « le reaganisme exprime une réponse de longue durée à la crise de l’ordre capitaliste des années 70 ». Giorgio Napolitano, l’actuel Président de la République, alors responsable du secteur « politique étrangère » du PCI, confirme dans une interview du 8 mai 86 au magazine « Panorama » que « l’URSS est à la tête d‘un des 2 blocs politico-militaires », ce qui n’est guère discutable, mais ajoute : « et nous sommes avec l’autre ».

Affaiblissement du PCI et de l’identité communiste 

En 1987, ont lieu des élections législatives anticipées (pour la 5è fois depuis 1968). L’Italie traverse une crise politique mais le président de l’organisation du grand patronat italien (Confindustria) écrit dans « le Figaro » du 15 juillet 87 que « l’Italie est championne, au moins potentiellement, du capitalisme ». Le résultat des élections, avec 26,6% des voix pour le PCI, est, selon le mot de Natta, « une défaite ». A part les élections européennes de 84, toutes les élections depuis 1976 ont été marquées par le tassement de ses voix, surtout dans les secteurs ouvriers et populaires, dans les villes industrielles, dans les zones «« rouges » de Rome. L’insatisfaction des électeurs reporte leurs voix sur certaines formations « radicales » (Démocratie prolétarienne), sur les Verts, mais aussi sur les socialistes et les démocrates chrétiens. Un dirigeant du PCI, Lucio Magri, parle d’ « affaiblissement de l’identité communiste » et Alessandro Natta se demande si l’idée qu’il fallait rassembler ne l’a pas emporté sur le contenu du rassemblement. La majorité gouvernementale de centre droit, forte de 57% des suffrages, est renforcée, le Parti socialiste italien améliore ses résultats : avec 14,3% des suffrages, il retrouve son niveau des années 50. Le président de la Confindustria., toujours dans la même interview au « Figaro » du 15 juillet 87, annonce qu’« il importe que le nouveau gouvernement adopte des règles précises pour l’action économique, la libéralisation des capitaux, la modernisation de l’appareil administratif public… nous avons de bonnes chances d’aboutir ».

Les années 88-89 sont marquées par la volonté d’accentuer et accélérer la restructuration de l’économie et de la société italiennes. Les gouvernements « pentapartites » (socialistes, sociaux-démocrates, libéraux, républicains, démocrates chrétiens), font en sorte d’élargir les espaces politiques et économiques ouverts au capital privé, dans l’enseignement supérieur (au nom de l’autonomie des universités), la recherche, la culture. Le ministre du Trésor, Guido Carli, ancien président de la Banque d’Italie, ancien président de la Confindustria, déclare dans « la Repubblica » du 29 juillet 89, que, pour résorber le déficit de l’Etat, il faut commencer à « céder le patrimoine de l’Etat » : téléphone, banques, assurances, électricité.

Signes prémonitoires et préliminaires

Le PCI opère activement pour un rapprochement avec les partis sociaux-démocrates européens. Giorgio Napolitano, dans « l’Espresso » déclare en décembre 88 que, s’il n’est pas possible que le PCI « s’intègre actuellement dans le groupe socialiste à l’Assemblée européenne, car seuls en font partie des formations appartenant à l’Internationale socialiste ; les choses pourraient être examinées autrement si les conditions devenaient moins contraignantes ».

En 1989, Natta ayant démissionné de ses fonctions de secrétaire général du PCI pour raisons de santé, son successeur, Achille Occhetto, exalte lors du 18è congrès la valeur historique et future du nom de parti communiste « et alors, on ne comprend pas pourquoi nous devrions changer de nom ». Mais il annonce aussi que « si un parti, face à des transformations de vaste portée et face à des faits qui changent l’ensemble du panorama politique global, décidait, de façon autonome et non à cause de circonstances extérieures, de donner vie, avec d’autres, à une nouvelle formation politique, alors oui, il s’agirait d’une chose sérieuse, qui n’offenserait ni la raison ni l’honneur d’une organisation politique ».

Dès le lendemain de la chute du mur de Berlin (9-10 nov. 1989), il commence à parler, hors des instances du parti, d’une initiative importante, justifiée par des raisons italiennes et internationales, non pour changer le nom du parti, mais pour « donner vie à une nouvelle formation politique ». Il soumet cette proposition le 13 novembre 1989 au secrétariat du Comité central, le 14 à la Direction du parti, où elle suscite de fortes oppositions. Le 20 novembre, le Comité central adopte cette proposition qui doit être soumise à un congrès extraordinaire qui ouvrira une phase constituante, pour une organisation dont on ne définira le nom que plus tard et qui, en attendant, s’appelle « la cosa » (la chose) ; on annonce d’emblée qu’elle demandera son adhésion à l’Internationale socialiste, avec pour mission de jouer un rôle d’impulsion pour sortir la gauche européenne de sa crise. La phase constituante doit déboucher sur un congrès. Cette proposition s’adresse aux forces progressistes et de gauche, non  aux partis politiques, mais Occhetto parle des verts, des radicaux, de la gauche souterraine, des socialistes et des démocrates chrétiens de gauche. Effectivement, la préparation de ce congrès a donné lieu à des rencontres, clubs et même à un référendum parmi les lecteurs de l’hebdomadaire « l’Espresso ». Le 19è congrès (mars 1990) se trouve placé devant 3 motions, inamendables, ce que certains délégués ont contesté, et le congrès ne peut qu’enregistrer les votes des sections. Un peu moins de 30% des membres du parti ont participé aux débats préparatoires, ce qui est plus que d’ordinaire, mais peu compte tenu de enjeux de ce congrès. La motion Occhetto l’emporte avec environ 70% des mandats et le PCI s’engage dans la constitution de « la chose ».

Le congrès de l’auto-dissolution

Occhetto, considérant que l’effondrement des systèmes politiques de l’est européen ouvre une nouvelle période historique, estime qu’il faut se débarrasser d’idéologies dépassées, surmonter les divisions historiques du mouvement ouvrier et trouver une réponse à la crise d’identité du PCI, à ses échecs politiques, à ses défaites électorales, à son vieillissement, au relâchement de ses contacts avec le monde du travail. Le 20è congrès (Rimini, 31 janv.-3 fév. 1991) a vu la convergence des « colonels » (c’est ainsi qu’on appelait ses proches) d’Occhetto avec ceux qui se définissent comme relevant d’une « aire réformiste », « à la recherche d’objectifs de liberté et de justice qu’il est concrètement possible de poursuivre ». Ils refusent une stratégie de rupture avec le capitalisme. L’objectif est, pour eux, que le nouveau parti soit capable d’exprimer « une culture et une capacité de gouvernement », de tenir compte des contraintes budgétaires, d’avoir une vision « non étatiste des rapports entre public et privé dans l’économie ».

Parmi les opposants à cette orientation, Nichi Vendola se dit dérouté par le « vide d’analyse et de jugement sur une phase longue, une décennie intense, durant laquelle s’est consommée la défaite historique de la gauche mondiale ». Ces opposants jugent que « suppprimer l’identité des communistes est une erreur gravement dommageable pour toute la gauche […] L’erreur n’a pas été d’être trop communistes. Elle a été au contraire de ne pas avoir développé une critique rénovée des nouvelles formes d’exploitation et de domination ». Pour eux, le tournant engagé avec le  congrès précédent pèche pour 3 raisons :
« a/ l’absence d’une analyse de classe, moderne, de la société
b/ un déplacement de l’axe culturel vers des positions subalternes par rapport  à des idéologies modérées
c/ une idée de la politique de sommet, qui privilégie le recours aux medias et les fonctions de leader ».

D’autre part, ce 20è congrès congrès ayant lieu au moment de la guerre du Golfe, Giorgio Napolitano s’oppose à la demande de retrait des forces italiennes dans le Golfe, objectant que ce ne serait qu’un geste de propagande. Mais beaucoup estiment démentie l’analyse d’Occhetto qui ne voyait dans l’effondrement des systèmes politiques d’Europe de l’est que des possibilités de développement démocratique et la fin de la guerre froide et de la politique des blocs.

Ce congrès est intervenu dans un climat de démobilisation des adhérents : plus de 100 000 adhérents n’ont pas repris leur carte. Mais cette phase constituante a associé de nombreux interlocuteurs extérieurs qui, n’appartenant pas au PCI, décident d’adhérer à la nouvelle formation  (57 000 adhésions).

Le congrès adopte la motion Occhetto par 807 voix, 75 contre, 49 abstentions, 328 délégués étaient sortis de la salle pour manifester leur volonté de faire sécession. Occhetto est difficilement élu secrétaire général. Le Parti démocratique de la gauche était né. Plusieurs opposants continuèrent d’en faire partie, espérant pouvoir y rassembler de nombreux hésitants susceptibles d’être convaincus de la possibilité d’une force communiste dans ce parti.

On conçoit le désarroi des militants et des sympathisants du PCI devant cette disparition du PCI. Le 10 février 1991, quelques milliers de militants se rassemblent à Rome et fondent le Mouvement pour la refondation  communiste, qui deviendra par la suite le Parti de la Refondation communiste.

Les conséquences ne se font pas fait attendre : c’est un recul idéologique et politique global pour le monde du travail. En septembre 1992, la Confindustria fait presque explicitement savoir qu’elle ne se sent plus liée  aux forces qui ont jusqu’alors gouverné l’Italie et qui, effectivement, ont disparu des résultats électoraux (le Parti socialiste, la Démocratie chrétienne, le Parti libéral, le Parti social-démocrate). Achille Occhetto déclare que la gauche rénovée pourra donner « à la crise italienne une réponse que les vieilles classes dirigeantes ne sont plus en mesure d’élaborer ». La CGIL précise un élément de cette réponse, lors de son congrès fin  octobre 1992 :  il en sort un  syndicat défini comme « post-ouvrier », qui en a fini avec « le mythe du rôle central de la classe ouvrière ». Le syndicat doit défendre les travailleurs, les usagers, l’entreprises, les compatibilités. Si l’on ne tient pas compte des compatibilités entre ce qu’on demande  et ce qui est possible, « on aura l’air de Martiens », affirme le secrétaire général : le syndicat doit donc fixer ses propres limites, il ne sert à rien de refuser par principe les mises à la retraite anticipée, la flexibilité, le chômage économique. On voit se dessiner la possibilité d’un nouveau pacte social où les syndicats auraient pour rôle de contenir les éventuels excès des salariés et des entreprises. Au plan politique, l’arrivée de Berlusconi, à 2 reprises président du conseil, marque une régression démocratique importante.
*


Voilà donc comment un grand parti, nombreux, influent, fort d’une longue histoire de luttes (antifascisme, Résistance, « reconstruction » économique et politique après 20 ans de fascisme et 5 ans d’une guerre qui a comporté un changement d’alliance et qui a eu de fortes composantes d’une guerre civile) a disparu après une dizaine d’années de reculs politiques et de reculades idéologiques sur fond de régression sociale. Certains de ses membres ont pu espérer, soit qu’une « tendance communiste » pourrait peser sur l’activité du nouveau parti, soit que le patrimoine du PCI pourrait fructifier dans ce nouveau parti. Il n’en est rien, le nouveau parti est maintenant en train de se joindre à des formations social-démocrates, des formations de centre gauche, voire de centre droit, pour constituer un « parti démocratique » (ou « parti démocrate », à l’américaine : c’est le même mot en italien), avec comme objectif, non pas de changer la société, de briser la domination du capital, mais d’être une force d’alternance contre la droite berlusconienne. Ses actuels dirigeants font savoir leur exaspération quand reparaît le mot d’ordre d’Enrico Berlinguer : être à la fois parti de lutte et de gouvernement.

Si vous ne voulez pas que le parti communiste français connaisse le même  sort, avec les mêmes conséquences désastreuses pour la société et les travailleurs français, il y a urgence à réagir.


Pierre Laroche, PCF Paris 5
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3 octobre 2007 3 03 /10 /octobre /2007 16:09

Elections en Ukraine : le Parti communiste obtient 5,4% des voix

 

Les résultats quasi-définitifs des élections législatives en Ukraine ont été rendus publics. Le Parti communiste a obtenu 5,4%, après le Parti des régions, appelé ici « pro-russe » de Victor Yanoukovitch, 35,5% dont il était partenaire dans la coalition sortante, le parti « pro-occidental » de Mme Timochenko, qui avec 31,5% est en recul de près de 10% sur son résultat d’il y a 18 mois, et le parti « Notre Ukraine » du président Youchtchenko avec 13,4%. Le secrétaire du Parti communiste, Piotr Simonenko a exclu formellement la participation du parti à une « grande coalition » associant le Parti des régions et le parti de Mme Timochenko. Nous ne parvenons pas à obtenir des informations plus précises sur la campagne sur les positions du PC d’Ukraine, dont nous imaginons les difficultés politiques.

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22 septembre 2007 6 22 /09 /septembre /2007 22:18

Italie : l’unification de la gauche contre la lutte des classes

 

Recomposition politique à l'italienne avec disparition programmée des héritiers du PCI: un cas fort similaire à certains projets français. Une analyse de notre camarade italien
Alessio Arena

 

La question de l’unification des composantes (Refondation Communiste, Verts, Communistes Italiens, Gauche Démocrate) situées à la gauche du Parti Démocrate[1] en train de se constituer, soulève de nombreuses interrogations. Ceux qui prônent cette recomposition insistent sur la nécessité de répliquer à la formation du Parti Démocrate et au recentrage de la vie politique italienne et de la coalition gouvernementale. L’unité entre les forces de la gauche serait la réponse nécessaire, inéluctable, la seule réaction valable devant l’hégémonie à gauche de la nouvelle formation politique centriste et la disparition des Démocrates de Gauche, jusqu’à présent le parti de gauche le plus puissant.

Ces arguments ne résistent pas à l’analyse rigoureuse de la situation. Ils proposent une solution permanente, de nature stratégique, à un problème conjoncturel. L’accélération du débat « unitaire » dans les derniers mois révèle comment derrière la réaction à la formation du Parti Démocrate, se cache une volonté politique plus profonde.

La démarche unitaire est parfois présentée, par exemple par les dirigeants du PdCI, comme un moyen de retrouver la grandeur passée du PCI. Comment se fait-il que cette « nécessaire » unité n’ait pas auparavant été une urgence ? La démarche unitaire n’a jamais donné lieu non plus à la moindre initiative politique concrète, ni à des prises de positions communes sur les thèmes répondant à l’urgence sociale. La synthèse politique entre les différentes composantes devant engendrer la prétendue « chose rouge »[2] constitue le plus grand facteur d’ambiguïté du processus unitaire. La question du programme et de la ligne politique dernier est en effet éludée, en proclamant la nécessité de donner lieu à la convergence des différentes composantes dans une « gauche sans adjectifs » où toutes les identités, des communistes aux socio-démocrates, pourraient se retrouver.

Pour les groupes dirigeants de Refondation Communiste et du PdCI, la théorie de la « masse critique », pour citer Fausto Bertinotti, prédomine. Des forces différentes devraient s’unir pour former une « masse critique » et reconquérir leur capacité perdue de mobilisation. La formation d’une organisation politique unique devrait résulter d’accords préalables fixant la composition des futurs organes dirigeants et un modèle d’organisation capable de sauver, en apparence, l’autonomie des diverses composantes (ex: confédération de partis). Le problème de la ligne politique n’est pas résolu, en réalité il n’est même pas posé. C’est la reconnaissance implicite de l’incompatibilité de certaines positions politiques et idéologiques. La perspective de la formation progressive d’un parti communiste agissant concrètement dans les luttes, répondant aux attentes des travailleurs et capable de jouer un rôle national est ignorée ou rejetée au profit de l’obtention immédiate d’espaces de représentation institutionnelle. L’union avec des courants idéologiques « de gauche » non marxistes ou même anti-marxistes est légitimée par la ligne politique des directions des deux partis « communistes » : l’affirmation de l’inexistence d’une identité communiste définie (PdCI) ou de la nécessité de la rupture avec l’héritage politique du XXe siècle (Refondation).

Ces choix idéologiques sont le résultat de transformations profondes de la nature politique et de classe des deux partis. Elles ne manqueront pas de s’aggraver au sein de la « chose rouge » dans laquelle la composante social-démocrate, représentée par la Gauche Démocratique pour le Socialisme Européen[3], pourrait prendre de l’ampleur et propager ses idées, face à l’indétermination des positions exprimées par les deux partis « communistes ». La conséquence en serait l’accentuation de l’acceptation du dogme idéologique de l’interclassisme, propre à la social-démocratie, à laquelle Bertinotti a d’ailleurs préparé le terrain en affirmant que la gauche de l’avenir doit s’adresser « non plus aux classes mais aux individus ». Le congrès de fondation de la « Section Italienne du Parti de la Gauche Européenne » en juin dernier et qui comprenait Refondation et un agglomérat d’associations dénuées de toute représentativité, a porté un coup – social-démocrate – aux derniers restes d’identification de ce parti avec la théorie et la praxis communistes.

Preuve objective du caractère hégémonique de la social-démocratie dans le projet d’agrégation de la gauche italienne, un congrès visant à exalter la figure et l’héritage politique du social-démocrate suédois Olof Palme a été organisé récemment à Milan, congrès auquel a participé, pour le compte de Refondation, le président du groupe à la Chambre des Députés, Gennaro Migliore.

Quant à l’objectif annoncé de l’unification à gauche, c’est-à-dire l’accès à la « masse critique » pour reconquérir une capacité de mobilisation sociale et restaurer ce que Gramsci appelait le « lien sentimental » de la politique avec les masses, il faut noter qu’il a fait partie pendant longtemps des buts de Refondation Communiste. Son échec doit déjà être attribué à la nature révisionniste de la ligne politique suivie par le groupe dirigeant de Bertinotti (par ailleurs président du Parti de la Gauche européenne).

Ce que nous avons dit précédemment pourrait suffire en soi pour polémiquer contre la mystique de l’unité de la gauche. Les groupes dirigeants qui ont abandonné le combat idéologique et détruit l’organisation communiste ont créé les conditions pour la crise politique actuelle. Ils prétendent aujourd’hui trouver eux-mêmes les solutions. Et ils les trouvent… dans de nouveaux reniements idéologiques et l’abandon de la lutte de classe ! Il faut vraiment considérer que le concept de la responsabilité politique, tant personnelle que collective, ne fait plus partie du patrimoine culturel d’une gauche qui n’est capable d’autocritique – et souvent à contresens – qu’à propos de son passé le plus lointain !

Néanmoins, une polémique de cette nature, correcte mais limitée, ne favorise pas la compréhension profonde des événements actuels. L’analyse se doit d’être plus spécifique, de montrer la matrice d’un phénomène qui a agi sur la base sociale du communisme italien, en la fragilisant et en la transformant.

 

L’effritement du bloc historique antagoniste

Le recours au concept gramscien de « bloc historique », synthétisé par le philosophe marxiste Umberto Cerroni dans son Lexique gramscien en ces termes4 permet de comprendre ce phénomène.

 

La naissance de Refondation Communiste, en 1991, apparaît dans un contexte national profondément conditionné par l’existence d’un bloc historique antagoniste de celui dominant. Le Parti Communiste Italien a eu une part déterminante dans la formation de ce bloc sous la direction de Palmiro Togliatti puis après la mort de ce dernier en 1964, et malgré les contradictions internes qui amèneront à la dissolution du Parti, au moins jusqu’à la mort d’Enrico Berlinguer.

L’attention portée à la question paysanne dès l’élaboration gramscienne mais qui chez Togliatti prend une forme d’action politique concrète, comme l’originalité de la politique menée envers la classe moyenne, comme également, encore une fois suivant la voie tracée par Gramsci, mais avec un esprit rénové et une attention portée aux particularités du contexte historique de l’après-guerre, la politique de dialogue avec le monde catholique témoignent de ce rôle du PCI.

La disparition progressive du PCI comme élément capable de donner une forme politique à l’action des forces sociales s’étant regroupées autour de la classe ouvrière au cours des ans, et la constitution en conséquence du Parti Démocrate de Gauche (PDS en 91, renommé DS en 1998) sur une base social-démocrate et bourgeoise, accentue pendant toute la première moitié des années 90 le processus d’effritement du bloc historique antagoniste qui a commencé avec la défaite subie par le mouvement ouvrier italien au milieu des années 80 lors du referendum pour le maintien de l’échelle mobile des salaires. Un tel processus ne parvient pas durant ces années à son terme grâce à la présence de Refondation Communiste, qui en faisant simplement référence à la tradition communiste réussit à prendre la représentation politique des secteurs les plus conscients des forces sociales qui s’étaient reconnues dans la politique du PCI. En particulier, Refondation conquiert un rôle hégémonique sur certains secteurs du mouvement ouvrier et syndical.

Ce rôle positif diminue du fait de la prédominance de courants révisionnistes au sein de la direction de Refondation. La scission de 1998 à propos du soutien au premier gouvernement Prodi, qui voit donc la naissance du Parti des Communistes Italiens l’aggrave. Refondation se voit alors privée de la grande part de ses dirigeants héritiers du PCI, tandis que le PdCI se voit condamné à la dégénérescence social-démocrate, en raison de ses options « gouvernistes » originelles, sans jamais réussir à conquérir un ancrage social même ponctuel.

Les références théoriques et politiques de Refondation ne cessent de dériver vers un éclectisme idéologique dont le seul fil conducteur est le refus de se référer à la théorie marxiste et à l’analyse de classes des rapports sociaux. Cette tendance s’est manifestée par une série d’étapes qui à partir du Ve congrès (2002), ont transformé la physionomie politique du parti : le refus des concepts d’avant-garde, l’exaltation de la théorie de la non-violence, le refus de poser et d’analyser la question du pouvoir, la condamnation d’un « stalinisme » dont les caractéristiques n’ont rien à voir avec le stalinisme connu historiquement, mais tout à voir avec le marxisme et le léninisme, et enfin la trahison des liens de solidarité internationaliste, qui a atteint son comble lors des récentes agressions menées dans les pages de Liberazione (quotidien de Refondation) contre les expériences révolutionnaires de Cuba et du Venezuela.

 

Cette transformation idéologique et politique a eu de lourdes conséquences. Elle a amené l’effondrement de la capacité de mobilisation de Refondation. Elle a profondément modifié la base sociale du parti, en déplaçant son noyau de la classe ouvrière à la petite et moyenne bourgeoisie. Elle a conduite à un accord opportuniste de convenance avec les forces de centre-gauche puis à l’entrée de Refondation comme composante organique du gouvernement de coalition Prodi2 sur des bases politiques encore beaucoup plus rétrogrades que celles qui avaient conduit à la rupture de 1998. Refondation et le PdCI se retrouvent en position de caution de l’intervention en Afghanistan ou du démantèlement du système de retraite en cours ces dernières semaines.

 

Voilà les raisons de la crise que connaissent aujourd’hui autant l’un que l’autre de ces partis. En mai dernier, ils ont connu une chute sans précédent de leur base électorale (aux élections administratives, où dix millions d’Italiens étaient appelés à voter, Refondation a réalisé 2,9% et le PdCI 1,3%; il faut aussi signaler l’échec de chaque expérience de listes « unitaires »). Le désaveu a atteint son comble à l’occasion de la visite à Rome en juin dernier de George Bush. La mobilisation prônée de manière « unitaire » par ces partis de gouvernement a rassemblé moins d’un millier de personnes quand les manifestations organisées par le mouvement pacifiste en réunissaient plus de 100000.

 

La crise actuelle des partis « communistes » italiens n’est que le reflet en termes organisationnels et électoraux de la rupture du lien entre ces partis et leurs classes de référence, tandis que le rejet croissant de la politique et la perte de la conscience des masses se présentent comme le résultat du coup final porté à la cohésion de ce bloc historique qui avait connu pendant la Résistance antifasciste son acte fondateur, puis qui avait trouvé dans l’histoire du Parti Communiste, et de la lutte des classes en Italie, sa pleine expression.

 

Conclusion

  

Le projet de recomposition politique, censé trouver une sortie de crise dans laquelle sont englués la gauche et les communistes italiens depuis quinze ans, sonne en fait comme un coup de grâce, une dernière fuite en avant dans le “dépassement”, la négation de l’organisation politique représentant le monde du travail dans de lutte de classe. Ce projet n’est que le prolongement de quinze ans d’affaiblissement de la capacité d’intervention politique des classes laborieuses, à travers la casse de l’organisation communiste, et le reniement de l’analyse marxiste des phénomènes sociaux.

 

Dès aujourd’hui, des voix s’élèvent pour soutenir le caractère stratégique et définitif de l’alliance avec le Parti Démocrate, confirmant le caractère stratégique du positionnement au centre-gauche théorisé par la direction du PdCI en 2001, qui trouve aujourd’hui dans la Gauche Démocratique un soutien actif. Ainsi apparaissent les contours d’une véritable intégration du bloc historique antagoniste, ex-gauche de classe, dans le bloc historique dominant, en qualité de courant « de gauche ».

Une résistance à ces évolutions se développe, surtout parmi les courants d’opposition à l’intérieur de Refondation Communiste. De la capacité de ces composantes et de tous les secteurs conscients de la société italienne à affronter la phase actuelle de recomposition politique dépendra la possibilité pour les travailleurs italiens de trouver à l’avenir les conditions d’une riposte aux attaques contre le tissu économique et social, contre la vie démocratique du pays, menacée par le renforcement de la droite politique et les fondements sur lesquels le Parti démocrate est en train de se constituer, les conditions d’une participation à la lutte internationale contre le capitalisme que mène le mouvement communiste.

 

 

Notes :

 

1- Le Parti Démocrate (PD) représente le fruit de l’union entre les Démocrates de gauche (DS), parti membre de l’Internationale socialiste et héritier majeur, en termes organisationnels, du Parti Communiste Italien dissous, et la Marguerite, héritière de la Démocratie Chrétienne. Un tel processus d’union doit se conclure le 14 octobre prochain avec les élections primaires, plébiscite organisé pour élire le dirigeant national du nouveau parti.

2- ”Chose rouge” est la définition adoptée dans le jargon politique et journalistique pour désigner le produit final du processus unitaire en cours dans la gauche italienne. Le terme “chose” renvoie aux difficultés actuelles de prévoir les formes, les termes et le moment où le projet pourra se concrétiser, n’est pas nouveau dans le vocabulaire politique italien: il a été aussi utilisé pour indiquer le résultat final du “tournant” entrepris en 1989 au PCI par Achille Occhetto, au moment où le contenu et la finalité du « tournant » n’apparaissaient pas clairement.

3- Mouvement politique issu au printemps de la scission du DS suite au refus de l’aile gauche d’adhérer au Parti Démocrate en formation.

4- Umberto Cerroni, Lessico gramsciano, Editori Riuniti, Roma 1978; pp. 18 - 19

Selon Gramsci, la structure et la superstructure forment un « bloc historique » (C.P. p. 1501). Il s’ensuit que la dépendance de la seconde par rapport à la première n’est que logique, non chronologique et que dans la réalité l’une et l’autre forment un organisme unique et complexe qui ne peut être désarticulé que dans une perspective gnoséologique, et dont la désarticulation conceptuelle ne doit s’accomplir qu’afin de restaurer l’organisme dans toute l’ampleur de ses connexions. Dans le bloc historique présent à une époque donnée, « les forces matérielles sont le contenu et les idéologies la forme », mais la distinction est « purement indicative, car les forces matérielles ne seraient pas concevables historiquement sans forme et les idéologies ne seraient que des fantaisies sans les forces matérielles » (C.P., p. 869). C’est pourquoi il s’agit d’expliquer tout le bloc historique, en renonçant au simplisme consistant à dénoncer la « fonctionnalité » des idéologies aux forces matérielles.

 

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18 septembre 2007 2 18 /09 /septembre /2007 18:03

Elections en Grèce : succès du Parti communiste. Un encouragement pour tous les communistes.

KKE-logo.pngDimanche 16 septembre se déroulaient des élections législatives anticipées en Grèce. Elles ont été marquées par un recul des deux partis de l’alternance qui gèrent depuis 30 ans les affaires du pays dans l’intérêt des puissances d’argent. La droite, « Nouvelle démocratie », reste de justesse au pouvoir avec 152 sièges sur 300, en recul de 13 élus avec 41,84% des voix. La social-démocratie a perdu 14 sièges à 102 avec 38,1% des voix.

Le Parti communiste de Grèce (KKE) est la principale formation politique à remettre en cause le bipartisme. Il a enregistré un net succès avec 8,15% contre 5,90% en 2004, passant de 12 à 22 députés. La coalition de la « gauche radicale » récupère avec 5,04% les voix des Verts et du parti Synaspismos, branche locale du parti de la « gauche européenne ». L’extrême-droite, avec 3,46% rentre au Parlement.

Le succès du KKE représente un encouragement pour tous les partis communistes et les communistes qui entendent le rester. Il se fonde sur une pratique de lutte et des positions révolutionnaires, ouvertement marxistes et léninistes, dénuées de tout électoralisme et de tout souci des combinaisons politiciennes. L’action du KKE dans le mouvement contre le démantèlement du système de retraites, la casse du statut du travail ou dans les mouvements étudiant a été reconnue, de même que son activité incessante contre l’impérialisme.

Le résultat du KKE atteint 15% dans les îles de Samos, Corfou ou Céphalonie. Il dépasse 10% dans les toutes grandes villes dont Athènes (11,97%) et Le Pirée (13,26%).

Contrairement à la direction du PCF, le KKE refuse la stratégie de social-démocratisation et d’adaptation à l’UE du capital avec Parti de la « gauche européenne ». Son efficacité dans les luttes se retrouve aux élections. Ce résultat ne peut que nous réjouir. Félicitations ! Merci !

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12 septembre 2007 3 12 /09 /septembre /2007 08:33


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30 août 2007 4 30 /08 /août /2007 10:11

Pour le Parti communiste grec (KKE): la politique agraire est responsable des feux

incendies-grece-1.jpgLa secrétaire générale du KKE, Aleka Papariga, lors d’une conférence de presse lundi 27 août, a rejeté l’idée selon laquelle les feux qui ont ravagé la Grèce et entraîné 63 morts jusqu’à maintenant constitueraient la conséquence “d’une menace asymétrique” et accuse la politique agraire.

 

Aleka Papariga, présentant un communiqué du Bureau politique du KKE, a souligné que les tentatives du gouvernement de présenter cette tragédie en termes de “menaces asymétriques” (de complot terroriste - NdT), selon le dogme du nouvel ordre impérialiste mondial, était destiné à “intimider la population pour détourner sa réaction, à la fois pendant la campagne électorale et pour l’avenir”. 

 

Le KKE a appelé la population à participer à la lutte contre les feux qui se propagent dans tout le pays, et a répété que ses militants et ses organisations étaient complètement à la disposition des autorités locales, des organismes publics et des responsables officiels, pour participer aux efforts de lutte contre les feux, porter assistance aux habitants et contribuer à résoudre les problèmes dans la mesure de leurs possibilités.

 

En ce qui concerne la cause des feux, Aleka Papariga a affirmé qu’ils n’ont pas surgi soudainement mais qu’ils sont le résultat d’une série de mesures et de lois réactionnaires adoptées depuis des années par les gouvernements successifs du parti de la “Nouvelle Démocratie” actuellement au pouvoir et du PASOK, principal parti d’opposition. Le KKE remarque que, depuis 1991, un onzième seulement des forêts détruites par les flammes ont été reboisées dans la région de l’Attique et 1/9ème dans toute la Grèce.

 

Le KKE souligne que, la voie qui mène à l’enfer actuel a été ouverte par la politique qui a marchandisé les terres et les forêts, qui a encouragé les accaparateurs, qui a sacrifié la prévention des incendies, qui a creusé le déficit criant des équipements, infrastructures et installations de lutte contre le feu et des services forestiers. Le sommet de cette politique a été atteint avec la révision constitutionnelle et plus spécialement celle de l’article 24 sur la protection des forêts.

 

"Nous faisons face à un plan organisé, qu’il ait existé préalablement ou qu’il ait surgi à l’occasion”, fait remarquer Aleka Papariga, ajoutant que les profits liés aux incendies criminels rejoignent les intérêts de groupes économiques et financiers à qui “on a ouvert l’appétit avec la marchandisation et la privatisation de la terre”.

 

Selon le KKE, le gouvernement porte de graves responsabilités pour avoir failli dans la mise en place d’une réaction efficace, organisée qui aurait pu atténuer les répercussions du désastre, grâce à des mesures de prévention et de protection des forêts.

 

Aleka Papariga a aussi dit que le PASOK cherche uniquement à masquer cacher ses propres responsabilités et à tirer profit du malaise légitime du peuple en vue des prochaines élections. En même temps, elle a fait remarquer que la « Coalition de la gauche radicale » ne réussit pas à montrer une autonomie politique en choisissant de s’aligner sur le PASOK et de le soutenir, malgré le lien évident entre les incendies et la politique de propriété foncière et d’utilisation des sols.

 
Enumérant les propositions du KKE pour la gestion des conséquences des incendies, Aleka Papariga a réclamé l’inventaire complet des dégâts provoqués par les incendies et des zones brûlées et le maintien, sans aucun changement, de la vocation des terres. Elle a demandé, en faveur des agriculteurs, le dédommagement intégral des récoltes perdues et des réserves détruites, une année d’exemption de primes d’assurances et de taxes, le gel du remboursement des emprunts. Elle a demandé également le dédommagement intégral des maisons et des infrastructures agricoles détruites, des plans détaillés et contraignants de reforestation, l’hébergement gratuit pour les victimes des incendies dans les hôtels les plus proches, les recrutements immédiats pour pourvoir aux postes vacants chez les sapeurs-pompiers, dans les services forestiers et dans le service public de santé, avec des embauches à temps plein et à l’année au lieu d’emplois saisonniers. Elle a enfin demandé des travaux pour limiter efficacement les dégâts liés à l’érosion, aux écoulements... 

Le KKE exige également l’adoption de mesures politiques urgentes :

  • * le retour sur la révision constitutionnelle et précisément sur la modification négative des clauses relatives à la forêt.
  • * la nationalisation de la grande propriété foncière des zones montagneuses et des forêts. 
  • * l’abrogation de toutes les lois et réglementations négatives pour la forêt, en particulier la loi 997/79 du gouvernement ND qui déclasse 2,5 millions d’hectares de zones forestières et la loi 1734/87 du gouvernement PASOK socialiste qui en déclasse 4,5 millions d’hectares.
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14 août 2007 2 14 /08 /août /2007 17:45

« Quand le noir devient le blanc, l'oppression devient la liberté »

 

Entretien avec Radim Gonda, vice-président de la Jeunesse Communiste Tchèque (KSM), au sujet de la lutte en République Tchèque contre l’établissement d’une base militaire américaine et à propos de la répression étatique contre l’opposition communiste en République Tchèque pour Junge Welt, le 6 mai 2007, No.104. Titre original  « Black is white and oppression is freedom». Traduction par nos soins, PCF Paris 15

A retrouver sur le site
solidarite-pcf-ksm.over-blog.com

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7 août 2007 2 07 /08 /août /2007 11:41
RECOMPOSITION POLITIQUE A L’ITALIENNE :

 

Interview au quotidien marxiste allemand « Junge Welt » de Marco Verrugio, membre du Comité Politique National du Parti de la Refondation communiste, représentant du courant « controcorrente ».

“Pire que le premier gouvernement Prodi“
La collaboration de la Rifondazione Comunista avec le centre-gauche a été une énorme erreur.

Interview de Sascha Stanicic, 10 avril 2007

- Comment juges-tu la politique menée par le gouvernement Prodi?
Le Gouvernement Prodi est différent de celui de Berlusconi. Mais c’est difficile de dire lequel est le pire. C’est les deux côtés d’une même médaille. Un gouvernement de centre-gauche est davantage en mesure de contrôler et de tenir les syndicats et les mouvements sociaux. De ce point de vue, le gouvernement de centre-gauche est le plus insidieux.

- Est-ce que cela a été un pas dans le bon sens pour le « Partito della Rifondazione Comunista » (Prc) d’entrer dans le gouvernement?
L’entrée dans l’Unione (l’alliance formée par l’Olivier et par la Gauche) a été une énorme erreur. C’était clair que la réédition du Gouvernement Prodi serait inévitablement pire que la première expérience en 1996-1997. Au lieu de se concentrer sur le “gouvernement ami”, le Prc devrait construire une “opposition amicale” des travailleurs et des travailleuses. Dans les 10 dernières années, quand les travailleurs ont obtenu un succès, quel qu’il soit, ils l’ont obtenu par les luttes, en descendant dans la rue et non à travers les participations ministérielles.

- Comment estimez-vous le comportement de Franco Turigliatto, qui à cause de son abstention au Parlement sur le maintien des troupes italiennes en Afghanistan, qui a notablement contribué à la chute de Prodi, a été exclu du PRC?
Turigliatto a essayé de représenter au Parlement la voix du mouvement contre la guerre. Pour autant, ce qu’il cherche n’est pas vraiment clair. Au Sénat, il a voté pour le budget, puis il s’est rallié aux opposants à la politique étrangère du Gouvernement, mais au moment du vote de confiance, il a approuvé la politique générale du Gouvernement. Il y a quelques jours encore, il a voté de nouvelles libéralisations. Cela me semble être une tactique très confuse. Cependant, son exclusion a été un tribut à Prodi et à la bourgeoisie italienne de la part de la direction du Parti. Au PRC, nous avons voté contre son exclusion. Des résolutions contre l’exclusion ont été soutenues majoritairement dans sept fédérations du parti.

- Quelle influence pouvez-vous, vos camarades et vous-mêmes, encore exercer à l’intérieur du PRC?

A l’intérieur du PRC, nous demandons que s’organisent les luttes sociales contre la politique néo-libérale du gouvernement, contre les coupes budgétaires, les privatisations et la guerre, et que cette position trouve sa traduction au Parlement. Y compris si cela signifie la chute du gouvernement. Si tu manifestes dans la rue contre la base militaire américaine de Vicenza et qu’au Parlement tu votes pour, tu perds ta crédibilité.
Au congrès du Prc nous avions lancé un appel à un front uni de toutes les courants critiques du parti. Avec l’objectif de contrecarrer la mutation du Prc en un parti social-libéral.

- Les Démocrates de Gauche (Ds) envisagent la fondation d’un « Parti démocrate » avec certaines composantes des démocrates-chrétiens. Fausto Bertinotti du PRC veut y répondre par la fondation d’un nouveau parti en commun avec le PdCI (Parti des communistes italiens) et l’aile-gauche du DS. Qu’est-ce que cela signifierait?

Cela pourrait représenter la fin de la Gauche en Italie. Le nouveau parti ne serait pas un parti social-démocrate mais un parti social-libéral. C’est pourquoi nous combattons et proposons une grande alliance anti-capitaliste qui s’inscrive dans l’opposition sociale et la lutte des classes. Une alliance qui puisse devenir un point de repère pour les travailleurs et les mouvements sociaux.

- Quelle est la situation aujourd’hui en Italie du point de vue des luttes sociales et syndicales?

Même si le gouvernement de centre-gauche est en mesure de contrôler les syndicats, il n’est pas en état de mettre fin à la résistance sociale. A la fin de l’année dernière, à Rome s’est déroulée une grande manifestation contre le travail précaire et une grève des enseignants. Après la grande manifestation contre la base militaire US à Vicenza, des luttes dans le service public s’annoncent, jusqu’à la grève générale du secteur public. Mais aujourd’hui la question centrale est celle des retraites. Si Prodi décide de les baisser, la réaction peut être suffisamment forte pour qu’elle échappe à tout contrôle. La privatisation d’Alitalia, de Telecom et d’autres entreprises publiques pourrait y contribuer.

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2 juin 2007 6 02 /06 /juin /2007 23:11

Succès de la grève générale au Portugal, mercredi 30 mai 2007 

Nous mettons en ligne ci-dessous la déclaration aux media du secrétaire sénéral du Parti communiste partugais après l'immense succès de la grève générale du 30 mai. Les travailleurs portugais ont fait une démonstration de forces contre la politique de casse sociale, de privatisation du gouvernement des amis de M. Barroso au service du patronat et des possédants. Ils ont défié les manoeuvres de répression, notamment pour les salariés des transports, les "servieces minimum". La grève s'est construite sur la base d'un profond travail de mobilisation dans les entreprises. Le PCP, parti communiste fidèle au choix de la lutte, y a largement contribué. Malgré les conditions différentes, l'exemple portugais est un exemple pour les travailleurs français.

Déclaration de Jéronimo de Sousa, secrétaire général du Parti communiste portugais (PCP)

 

 

« La Grève Générale d’aujourd’hui, à l’appel de la CGTP-IN, constitue la plus grande lutte sociale que le gouvernement a eu à affronter jusqu’à maintenant. Elle est l’expression de la profondeur du  mécontentement et de la protestation populaires, de l’affirmation claire de la nécéssité d’un changement. Il y a des raisons profondes et sincères qui ont rendu inévitable ce type de lutte ! « La Grève Générale d’aujourd’hui, à l’appel de la CGTP-IN, constitue la plus grande lutte sociale que le gouvernement a eu à affronter jusqu’à maintenant. Elle est l’expression de la profondeur du mécontentement et de la protestation populaires, de l’affirmation claire de la nécéssité d’un changement. Il y a des raisons profondes et sincères qui ont rendu inévitable ce type de lutte !

La situation dans le pays est devenue insupportable pour les travailleurs et la population dans son ensemble. Près d’un demi million de portugais sont au chômage, le taux le plus élevé des 20 dernières années. La précarité qui touche plus d’1,2 millions de travailleurs constitue un facteur d’instabilité dans leurs conditions de travail mais aussi dans l’ensemble de leur vie.

Les changements opérés dans les fonctions et le rôle de l’Etat, avec la disparition et la privatisation des services publics, compromettent la Sécurité Sociale et attaquent les droits les plus élémentaires des travailleurs de la fonction publique et de la population.

Au nom de la “flexsécurité”, le gouvernement prépare la simplification des licenciements sans raisons valables, instituant la possibilité d’un renvoi dans l’heure et en dérégulant les horaires, les carrières, les professions, les salaires et les conditions de travail.

Les injustices sociales et les inégalités se creusent, le pouvoir d’achat diminue, la diminution des pensions et des retraites a commencé, la pauvreté et l’endettement des familles a augmenté, contrastant avec les profits-records des groupes économiques et financiers. En 2006, 5,3 milliards d’euros de profits ont été engrangés par seulement huit sociétés. Certains chefs d’entreprises privées ont gagné plus de 130 fois le SMIC.

Ces profondes raisons justifient cette grève générale et expliquent le large soutien des travailleurs.

La grève générale du 30 mai est une grande grève avec un fort soutien dans tout le pays et dans tous les secteurs d’activité.

Nous devons souligner l’ampleur qu’elle a prise dans le secteur des transports, avec une l’interruption totale ou presque totale du trafic du métro de Lisbonne, des sociétés Transtejo et Soflusa (réseau de transport fluvial), TST, des transports urbains de Braga, Guimarães, Aveiro, Coimbra, Viseu, Barreiro, des Bus des régions du Douro et du Minho, des Bus de la région de Beira littorale, de la société de transport de l’Algarve, et d’autres entreprises de transport routier. Elle a également été très suivie sur plusieurs lignes de chemins de fer ainsi que dans plusieurs ports maritimes (avec leur fermeture en Algarve et aux Acores) et dans le transport aérien avec l’annulation de 63 vols à l’aéroport de Lisbonne, 18 à l’aéroport de Faro et la paralysie de la SATA aux Acores.

Il faut souligner que le mouvement a également été suivi dans d’importantes entreprises industrielles comme les chantiers navals de Viana do Castelo , les chantiers navals Lisnave à Lisbonne (avec une grève menée par des travailleurs précaires et des centaines de travailleurs immigrés), les Arsenaux d’Alfeite, Portucel [papeterie] (avec une grève des intérimaires), Portcast (métallurgie), Lear, Blaupunkt (autoradios), Robert Bosch (appareils ménagers), Qimonda (électronique), Centralcer (brasserie), Unicer (brasserie), Coca-Cola (boissons), Danone (agro-alimentaire), Saint Gobain (vitrage), Tudor, Cimianto (matériaux), Browning (armement), Autoeuropa (avec arrêt d’une de leurs deux chaînes de fabrication), Rodhe (chaussures), Corticeira Amorim (bois), Amorim Revestimentos.

Il y a eu un soutien massif dans l’Administration publique (y compris les tribunaux, les bureaux d’état civil, les impôts, les services de la Sécurité Sociale, etc.); dans le secteur de la Santé, avec des arrêts de travail dans les centres médico-sociaux et dans les principaux hôpitaux avec des taux de grévistes de 70 à 90% ; dans les écoles avec la fermeture de centaines d’écoles; dans l’Administration locale avec des arrêts de travail dans toutes les régions principalement dans le ramassage des déchets avec dans la plupart des communes des taux de grévistes entre 80 et 100%. Il y a eu un soutien massif chez les postiers avec un taux de grévistes avoisinant les 80%.

Nous devons souligner que des milliers de travailleurs précaires ont quand même fait grève. Ils ont fait preuve d’un grand courage et d’une conscience de classe certaine !

Il y a des secteurs qui jusque-là n’avait jamais rejoint une grève générale et qui l’ont fait pour la première fois, avec des taux de grévistes significatifs dans de nombreux cas. C’est ce qui s’est passé dans les centres d’appels téléphoniques par exemple.

La participation des jeunes travailleurs, particulièrement touchés par la précarité et par les bas salaires est un autre aspect de cette grève générale.

Cette participation massive est d’autant plus significative que la Grève Générale s’est déroulée dans le contexte d’une vaste offensive du gouvernement contre le droit de grève avec des moyens particulièrement développés de chantage et de répression. Dans l’administration publique et dans le secteur des transports, le gouvernement a donné le ton en portant atteinte au droit de grève. Dans des milliers d’entreprises, les menaces et des mesures illégales d’annulation de primes se sont multipliées.

La décision prise par tant de travailleurs portugais  – en proie à des difficultés financières, endettés, et pour qui les baisses de salaires se ressentent jour après jour – de rejoindre cette grève, prend un sens tout particulier dans ce contexte.

La grève générale du 30 mai est celle qui a recueilli le plus fort soutien populaire. Ses causes ont été bien comprises et ont bénéficié du soutien d’une large majorité du peuple portugais, ce qu’il a montré de différentes manières.

Le processus de préparation de la grève a constitué, en lui-même, un des plus importants mouvements d’explication, de participation et de mobilisation depuis des années. Le soutien de 140 structures syndicales, l’implication de dizaines de milliers de militants, la tenue de plus de 7000 réunions plénières, de dizaines de milliers d’initiatives visant à expliquer les enjeux ont démontré une capacité d’intervention des masses dépassant la grève générale elle-même.

Le gouvernement peut toujours essayer de diminuer la portée de la grève (avec peu d’originalité par rapport aux gouvernements précédents qui ont fait et dit la même chose), en disant que ce n’est qu’une grève partielle, et en diffusant une image virtuelle qu’ils sont les seuls à voir, comme si des grèves générales, ici ou ailleurs dans le monde, se devaient d’être totales. En vain ! Car au-delà des milliers d’entreprises où les effets de la grève, fortement suivie, n’ont pas été visibles à l’ensemble de la population, le soutien du secteur des transports et ses effets sur Lisbonne et des dizaines d’autres villes dans tout le pays, aussi bien que ceux de l’Administration entre autres, démentent, sans appel, les propos du gouvernement.

En puisant dans ses statistiques ingénieuses mais erronées, le gouvernement essaie de cacher le fait que c’était la plus grande manifestation et la plus grande lutte qu’il a eu à affronter durant ses deux années de mandat.

Le PCP remercie les travailleurs portugais qui ont adhéré massivement à la grève générale.

Le PCP remercie les travailleurs des transports, pour l’ampleur de leur mobilisation, alors que le gouvernement escomptait une certaine apathie susceptible de lui permettre de leur retirer le droit de grève, reconnu dans la constitution de la République portugaise comme un droit inaliénable, pour l’adhésion au mouvement exprimée et en particulier pour ceux qui ont résisté et ont participé à la grève générale, même s’ils sont sous les conditions arbitraires imposées par les services minimum.  C’est la première étape d’une nouvelle phase dans la lutte pour le respect du droit de grève dans le secteur des transports.

Le PCP remercie les milliers de travailleurs précaires qui, faisant preuve d’une grande conscience de classe, ont participé à la grève générale.

Le PCP remercie la CGTP-IN, le mouvement syndical unitaire et toutes les structures représentant les travailleurs pour leur action et leurs capacités d’organisation.

La CGTP-IN confirme qu’elle s’affirme comme le grand syndicat des travailleurs portugais, une référence incontournable pour la défense des intérêts des travailleurs et pour l’avenir du pays.

Après la grève générale du 30 mai  plus rien ne sera plus pareil pour ce gouvernement qui affiche arrogance et mépris pour les conditions de vie des travailleurs. Les travailleurs portugais ont fait entendre leur voix avec beaucoup de vigueur : ils ont dit au gouvernement que la situation de millions de Portugais est insoutenable. Ils ont montré au gouvernement que les travailleurs et le peuple portugais existent. Ils lui ont indiqué qu’il ne doit pas confondre les intérêts du Portugal avec ceux des grands groupes économiques et financiers, avides de profit et soucieux de leurs privilèges. Ils ont aussi démontré qu’ils étaient une force dont il faudra compter avec la combativité, la résistance et la détermination à imposer un changement de cap dans la politique nationale.

La grève d’aujourd’hui a constitué un avertissement puissant adressé au gouvernement. Cette grève n’est pas un aboutissement en soi mais le signe annonciateur d’autres luttes !

Après la grève générale du 30 mai, si le gouvernement continue à ne pas écouter le mécontentement des travailleurs et du peuple, s’il essaie de passer en force en facilitant les licenciements sans motif, les renvois dans l’heure, il sait maintenant qu’il existe une force capable d’empêcher ses projets. 

Se démarquant des autres forces politiques, le PCP a été solidaire et actif dans la grève générale, parce qu’il représente la lutte pour les droits, les intérêts et les aspirations de ceux qui travaillent, pour un pays plus juste et plus démocratique.

Nous continuons à faire vivre notre engagement de toujours auprès du peuple et des travailleurs portugais !" 

Le Parti Communiste Portugais. Le 30 mai 2007 (traduction par nos soins - PCF Paris 15)

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25 mai 2007 5 25 /05 /mai /2007 23:14

En Russie, pour la première fois depuis des années, un communiste élu maire d’une grande ville : à Stalingrad (Volgograd) !

 

Le parti communiste de Russie a réussi une véritable percée lors de l’élection municipale anticipée tenue le 20 mai dernier à Volgograd (Stalingrad). Avec 32,57%, son candidat, Roman Grebennikov, 31 ans, a largement distancé le candidat du parti du Président Poutine « Russie unie » (20,35%). Il y avait 13 autres candidats, dans un scrutin qui semble avoir, exceptionnellement en Russie, échappé à la fraude. Pour la première fois depuis plusieurs années, une ville russe de plus de 1 million d’habitants va retrouver un maire communiste. Le jeune dirigeant communiste va prendre la place d’un élu que les pratiques de corruption et de dilapidation du patrimoine municipal ont conduit en prison. Le succès électoral des communistes a été totalement occulté par les télévisions et journaux officiels de Russie, le journal « les Izvestia » allant même jusqu’à titrer le lundi 21 mai que le candidat de Poutine était en tête. Cette élection dans une ville dont le nom est indissociablement lié à la victoire historique du peuple soviétique contre le fascisme allemand, constitue un encouragement pour tous les communistes, et pas seulement dans l’ex-URSS.

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