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NOUVEAU SITE ACTUALISE QUOTIDIENNEMENT: http://vivelepcf.fr/

 

36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 22:30

Conseil national du PCF du 7 février

 

INTERVENTION DE DOMINIQUE NEGRI, Fédération de l’Isère

 

Non prononcée (la présidente de séance n’ayant pas donné la parole à la camarade)

 

Il est inconcevable qu’aucun point de l’ordre du jour ne soit consacré à analyser du 29 janvier et surtout à envisager ses suites politiques.

 

Cette journée de mobilisation a été à la hauteur du mouvement victorieux de 1995, avec un élément positif en plus : la participation importante du secteur privé. Dans son rapport JM Coppola évoque le sentiment de classe des travailleurs en lutte : sur ce point, je suis d’accord.

 

Les revendications des travailleurs demandent une rupture politique immédiate, contestent frontalement, de plus en plus consciemment, le capitalisme mondialisé. L’attente politique est forte. Les communistes de Caterpillar ont pu le constater lors de la distribution de leur tract appelant leurs collègues de travail à la résistance collective contre le chômage partiel et licenciements qui les frappent. Un désastre industriel se prépare en Isère avec Caterpillar, ST Microelectronics,Arkema-Total, Tyco, Calor, Valeo, A.Raymond...

Les travailleurs Guadeloupéen et Martiniquais montrent le chemin de la convergence des luttes à construire en France.

 

Quelle perspective politique propose le PCF à tous ces travailleurs ?

 

Comme prolongement au 29 janvier, le rapport se concentre sur … les listes et les combinaisons électorales pour les Européennes !

La rupture politique ne viendra pas du résultat de ce scrutin, ni du futur Parlement européen !

Ce n’est pas non plus sur la plateforme du PGE, qui tient lieu, tout à fait anormalement, de programme du PCF pour les européennes que nous pouvons nous appuyer pour la gagner en France. Il se coule dans le moule de l’intégration européenne et ne pointe pas le capitalisme comme responsable de la crise actuelle.

Laisser croire que la solution serait dans les urnes pour construire une « Europe Sociale » : c’est irresponsable. L’UE, ses institutions, toute sa conception en font une « construction » capitaliste dirigée contre les travailleurs de chaque pays.

 

Les victoires dans chaque pays contre la politique similaire des gouvernements nationaux, coordonnée dans l’UE, construisent les victoires des autres peuples. Restons internationalistes, ne rentrons pas dans le cadre de l’UE capitaliste !

 

Sarkozy tente de désamorcer la mobilisation du 29 janvier en faisant trainer des négociations avec l’intersyndicale et en esquivant toute remise en cause de ses « réformes ». Le PS se positionne en opposant mais approuve les aides à la finance et n’a que 2012 comme ligne de mire.

En tant que PCF, nous devons construire le rapport de force et les convergences de luttes qui permettent de gagner contre la politique de Sarkozy, avec des initiatives nationales de lutte et des propositions de rupture immédiate.

Comme cela nous aiderons à sortir notre pays de l’ornière et nous donnerons également son sens à notre campagne des élections Européennes.

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12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 19:40

Conseil national du 7 février 2009, discussion sur le fonctionnement du CN

 

Intervention d’Emmanuel DANG TRAN, fédération de Paris

 

 

Pendant toute la préparation du congrès, l’insatisfaction devant le fonctionnement du CN s’est exprimée. De toutes parts.

Le congrès passé, la direction exécutive nationale s’efforce d’aggraver les choses.

 

Le Conseil national est statutairement l’organe dirigeant, décisionnel du parti.

Mais le problème est qu’il n’est jamais placé en situation de décider, ni même de participer à la construction de la décision.

L’expérience de ces deux premiers CN depuis le congrès l’illustre.

Le 9 janvier, date modifiée à deux reprises, la discussion sur la situation politique, malgré le contexte de crise et de préparation de la journée d’action du 29 janvier, a duré en tout et pour tout 50 minutes, sans aucune initiative nationale de lutte.

Les pistes de réflexion et de propositions, intéressantes, émises par plusieurs intervenants, par exemple sur une question comme la défense de l’industrie automobile, restent absolument sans débouché. Rien encore aujourd’hui. Incroyablement, les suites du 29 janvier ne figurent même pas à l’ordre du jour de notre réunion !

Sur les européennes, le sujet du jour, les conclusions sont écrites dans l’édition d’hier de l’Huma. Tout est ficelé sans le CN et sans les communistes. Le « Front » avec Mélenchon a déjà été acté par la direction en octobre, en dehors de la préparation du congrès. Les candidatures sont négociées dans les couloirs. Les communistes, le CN n’ont même pas été invités à définir le contenu de la campagne avant que soient scellées ces « alliances ».

 

Les directions du Parti doivent être bien frileuses pour procéder ainsi par coups de force, ici comme dans les fédérations. A Paris, alors même que l’exécutif départemental n’a pas été élu, un « grand banquet pour changer l’Europe » est convoqué avec l’inévitable Mélenchon…

 

La « charte » pour le fonctionnement du CN que la tribune nous propose aujourd’hui confirme cette peur de l’échange et de la démocratie, au niveau du CN comme dans tout le Parti.

Présidant la séance de ce matin, Christine [Mendelssohn] a ouvertement expérimenté la sélection des intervenants (20 à 30, choisis à l’avance, lit-on dans la « charte »), les autres inscrits n’ayant pas droit à la parole : soi-disant par la géographie et par la « sensibilité ».

 

Pour ossifier le débat, on ne peut pas s’y prendre mieux. Il n’y a pas de raison que Patrice Bessac s’exprime à ma place parce qu’il est de Paris pas plus qu’André Gérin parce que nous figurions sur la même liste alternative à l’occasion du congrès.

Non contente de réduire le CN à une chambre d’enregistrement, la direction exécutive cherche à étouffer ses débats. Le projet de « charte » tente aussi de supprimer le compte-rendu des interventions dans l’Huma. Ce serait un profond recul démocratique. Ce qui est transcris dans ces quelques lignes, toute contestation de sa ligne, lui est-il à ce point insupportable ?

 

Les communistes n’acceptent pas la censure ! Celle-ci doit les alarmer. Comptez sur eux pour réagir d’ici le prochain CN !

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12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 19:33
Conseil national du PCF du 7 février 2009 - discussion sur le fonctionnement du CN

Intervention de Marie-Christine Burricand, fédération du Rhône (résumé sommaire pour l'Huma)


On nous dit que les difficultés rencontrées ne viennent pas de la ligne suivie mais du fonctionnement du Conseil national. Ce sont donc des questions importantes qui ne peuvent pas se régler dans le cadre d'un règlement mais doivent faire l'objet d'une discussion des communistes et être réglées par les statuts. Le Conseil national élu au Congrès semble ne pas plaire à l'Exécutif. Mais il est pourtant bien l'organe élu par les communistes pour diriger le Parti, l'Exécutif n'étant pas élu directement par les communistes. Ce règlement est un prétexte pour éviter les débats d'idées et faire passer au forcing une politique qui n'est pas celle décidée par les communistes.

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12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 19:27

Conseil national du 7 février 2009 - échange sur l'action du PCF contre la guerre israélienne à Gaza

Intervention de Paul Barbazange, fédération de l'Hérault (résumé sommaire pour l'Huma)
La parole n'a pas été donnée à Paul dans le débat général bien qu'il s'y soit inscrit dans les premiers.

A Béziers la section a agi à partir de son noyau pacifiste pour faire cesser le massacre à Gaza. Neuf manifestations de rue, dont deux de plus de 1 000 personnes. L’essentiel s’est construit à la section du PCF sur une analyse anti-impérialiste, anticolonialiste affrontant la question du sionisme. L’énorme majorité de militants n’a pas cédé. Nous n’avons pas constitué un carte  l. Des militants d’origine maghrébine ont pris toute leur place, diffusant les tracts devant les mosquées. Au final, 9 adhésions et réadhésions. La clarté de l’engagement communiste est efficace.

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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 20:41

Conseil national du 7 février 2009    

 

Intervention d’Alain DE POILLY, fédération du Val-de-Marne

 

Dans le rapport on nous parle de front progressiste européen, de front de gauche.

Or tout laisse à penser que ce n'est pas un front que nous allons constituer, mais un tête-à-tête avec le Parti de Gauche de Mélenchon et les antilibéraux, ce qui est totalement différent.

En effet, tous les partis de gauche s'apprêtent à présenter leur propre liste, comme aux élections présidentielles.

Or il semble que l'on nous propose le même scénario qu'aux présidentielles. Le parti communiste ne présenterait pas de liste sous son nom, mais sous le nom, soit d'un pseudo front de gauche ou soit sous le nom du parti de la gauche européenne (PGE).

Je pense qu'il serait paradoxal, alors que notre congrès vient de réaffirmer l'utilité du PCF, qu'à la première élection nationale, notre parti ne présente pas de candidats sur des listes intitulées PCF.

Je pense qu'il faut tirer la leçon des présidentielles et des listes aux contours mal définis, mais surtout je pense qu'il faut respecter la volonté des adhérents. Ne leur proposons pas au niveau européen ce qu'ils ont refusé au niveau national, c'est à dire l'effacement du parti communiste au profit d'une force de gauche.

Le rapport nous affirme que cette stratégie a été validée lors du congrès, je ne le pense pas, sinon on nous demanderait dans ce rapport de réfléchir sur l'intitulé de la liste. 

On parle également dans ce rapport de consulter les communistes sur les candidatures présentées par le parti, mais pas sur l'intitulé de la liste. Comme pour les présidentielles !

Or, je pense que ce qui intéresse les communistes ce n'est pas de ratifier des listes de candidats, mais de se prononcer sur une orientation politique, donc sur l'intitulé de la liste, pour laquelle il vont voter - ou ne pas voter. Ils veulent choisir entre une liste PCF ouverte permettant d'allier identité et unité et une liste de gauche aux contours mal définis.

Vouloir voter pour une liste PCF, ce n'est pas vouloir se replier sur soi-même, ce n'est pas refuser l'union, c'est tout simplement vouloir affirmer son identité politique, comme vont le faire tous les partis de gauche aux européennes et notamment le NPA auquel nous laissons un boulevard en nous effaçant.

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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 15:49

Après le Conseil national du 9 janvier, faire vivre et renforcer le PCF !

  

Communiqué de 17 membres du Conseil national du PCF (mis en page - cliquez)

 

Marie-George Buffet a choisi d'exclure les signataires du texte 3 qui avait recueilli 25% du vote des communistes – du comité exécutif national.

La direction du parti laisse donc de côté les plus déterminés à faire vivre le PCF.

Ce choix affaiblit le Parti communiste et sème le doute quant à la volonté de la direction de mettre en oeuvre les orientations décidées par les communistes. Dans le même temps, Marie-George Buffet a choisi de constituer son exécutif avec plusieurs partisans de « la métamorphose », issus notamment de la liste conduite par Marie-Pierre Vieu.

La préparation du congrès, les votes du 29 et 30 octobre, les réunions de sections, conférences départementales et le congrès lui-même ont montré, en dépit de bien des manœuvres, la montée en puissance de l’exigence communiste dans notre parti.

En cela la majorité des communistes fait écho à l’état d’esprit d’une grand partie de la population qui face à la crise globale du capitalisme cherche une autre voie que les différentes gestions sociales-démocrates successives aux marges du capitalisme.

Hélas, rabougri autour de Marie Georges Buffet, le groupe dirigeant n’a à nouveau rien voulu entendre du mouvement. Il vient de décider, en dépit de notre proposition de prendre toutes nos responsabilités à tous les étages, de s’appuyer sur une frange ouvertement liquidatrice qui n’a pas eu le courage de solliciter les suffrages des communistes, dont il est par conséquent difficile de mesurer l’implantation réelle dans le parti.

Cette violation manifeste des principes démocratiques élémentaires a immédiatement été sanctionnée par 42 % d’opposition à ce choix lors du vote dans le CN.  Sur les 148 votants lors du CN du 9 janvier, 60 ont voté nul, soit 42 %. Nous avons un exécutif élu par 88 membres du CN sur 230. Sa légitimité est donc toute relative.

La dernière partie du CN, consacrée au plan d’action a été réduite à la portion congrue : une petite heure de discussion. Sur ce qui préoccupe le plus les communistes : la convergence des luttes et les perspectives politiques qu’elle porte, on ne nous a proposé qu’un catalogue de mesures réformistes, très en dessous des possibilités et des attentes. Plusieurs membres du CN, au delà de nous, ont exprimé l’exigence d’une ligne plus offensive, plus anti-capitaliste, avec des propositions précises.

 

Renforcer le PCF, une exigence de notre temps.

Dans ce cadre là, nous appelons chaque communiste quel que soit son  niveau d’engagement dans le parti à revendiquer partout, à prendre et à assumer chaque fois que cela sera possible toutes ses responsabilités dans le fonctionnement et les tâches de direction du parti.

Il y va de la restructuration unitaire du PCF et du devenir même de notre organisation, toujours décisive dans l’affrontement de classe en France : les manifestations contre la tuerie à Gaza et la préparation du 29 janvier le montrent.

 

 

Les 17 élus de la liste « Faire vivre, renforcer le PCF, une exigence de notre temps » :

 

Corinne BECOURT (Aisne) ; Paul BARBAZANGE (Hérault); Floriane BENOIT (Isère) ; Dominique NEGRI (Isère) ; Christian TABAGLIO (Meurthe-et-Moselle) ; Marie-Christine BURRICAND (Rhône) ; André GERIN (Rhône) ; Frédéric BERNABE (Haute-Saône) ; Emmanuel DANG TRAN (Paris) ; Claude FAINZANG (Paris) ; Pasquale NOIZET (Paris) ; Fabienne DEBEAUVAIS (Somme) ; Eric JALADE (Tarn) ; Jean-Pierre MEYER (Var) ; Caroline ANDREANI (Seine-Saint-Denis) ; Jean-Jacques KARMAN (Seine-Saint-Denis) ; Alain DE POILLY (Val-de-Marne)

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12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 09:50

Conseil national du 9 janvier 2009, discussion sur le nouveau Comité exécutif national.

 

Intervention d’Emmanuel Dang Tran, fédération de Paris


La proposition, qui tombe cette après-midi, de composition du Comité exécutif national n’est pas acceptable. Le problème n’est pas que le nouveau CEN soit plus resserré et plus homogène que le précédent. C’est qu’il est blindé et que la cohérence politique qui unit la quasi-totalité de ses membres va à l’encontre de ce que les communistes viennent d’exprimer et de décider, de leurs attentes.


Dans la longue période de 18 mois, depuis l’échec total de la stratégie de la direction sortante en 2007 jusqu’au congrès qui devait avoir un caractère extraordinaire, les communistes se sont prononcés pour la défense de l’existence du Parti, pour qu’il retrouve son identité, sa combattivité, son indépendance. Ils l’ont dit à l’Assemblée nationale extraordinaire de décembre 2007. Ils l’ont redit dans la préparation du congrès, sans ambiguïté malgré les modalités biaisées de son organisation.


Voilà que nous retrouvons dans la nouvelle équipe ceux qui ont décidé et appliqué la stratégie de l’échec et ceux, le plus souvent les mêmes, qui se sont prononcés pour la « métamorphose », le « dépassement », en fait la disparition du Parti et de ce qu’il représente. On retrouve ceux [refondateurs notamment] qui le répètent ouvertement depuis des années [mais qui n’ont pas osé soumettre leur texte au vote des communistes]. On retrouve ceux qui ont lancé un appel dans le même sens, après le vote des communistes [texte initié notamment par Cohen-Séat]. On retrouve ceux qui ont présenté une liste alternative au congrès [Vieu] pour l’élection du CN pour appuyer le plus loin dans la « métamorphose ».

Les masques tombent sur ces manœuvres tactiques.


Je ne vois pas comment cette nouvelle direction exécutive pourra mettre en œuvre les choix des communistes.  Je me demande quel rôle dirigeant le CEN va laisser au Conseil national lui-même.

La composition du nouveau CEN tourne le dos à l’exigence de rupture avec la stratégie des derniers congrès. Mais elle se manifeste, réellement, de plus en plus fortement comme l’exigence de « faire vivre et renforcer le PCF » en partant des luttes.


L’impulsion devra largement venir de fédération, de sections, de cellules.


Evidemment, je voterai contre la proposition de CEN.

 

 

PS : A noter que, même si les motivations des votes sont certainement diverses, le CEN n’a été élu que par 60% des 148 membres du CN qui ont participé au vote.

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12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 09:42
Conseil national du 9 janvier 2009, discussion sur la situation politique et le plan de travail.

Intervention de Dominique NEGRI, fédération de l'Isère

Le PCF a une grande responsabilité politique avant la journée de grève et de manifestation nationale interprofessionnelle du 29 janvier, avec une autre vocation que la plateforme revendicative intersyndicale unitaire.

C’est à nous de mettre en avant les aspects de classes des mouvements revendicatifs, de construire des victoires en rupture avec le capitalisme. Cette perspective politique va très au-delà de l’unité des organisations de « gauche ».

 

L’exigence de renationalisations, de nationalisations, autrefois très minoritaires, sont désormais largement reprises. Elle participe de façon décisive à nos propositions de sécurisation des emplois. EDF, GDF, Suez, France Telecom…, bloquer la privatisation de la Poste mais aussi poser la question du contrôle public et de nationalisations de grands groupes industriels dont les salariés sont frappés par les vagues de licenciements et de chômage technique. 600 emplois sur 2600 sont menacés chez Caterpillar à Grenoble.

 

La réponse aux besoins des populations demande la reconquête de l’indépendance économique, l’utilisation de l’argent public à une relance économique.

 

La bataille contre le projet de loi sur la mobilité des fonctionnaires est une bataille politique centrale dans les semaines qui viennent. Il doit être présenté au vote du Parlement en janvier/février. Cette loi, c’est la fin du statut des fonctionnaires, adopté à l’unanimité le 5 octobre 1946, écrit en collaboration avec les organisations syndicales et que nous devons à Maurice Thorez, ministre d’Etat communiste. Cet acquis inestimable garantit l’égalité de traitement, d’accès aux services, leur continuité sur l’ensemble du territoire, l’indépendance du fonctionnaire.

Cette loi est concrètement l’outil indispensable à la mise en œuvre de la RGPP (révision générale des politiques publiques) qui sabote toutes les administrations d’Etat (allant jusqu’à en faire disparaître certaines) : inspection du Travail, DASS, ONF, INSEE, Météo, Trésor public, Impôts, bien sûr Education nationale…

Nous devons porter la cohérence politique des mouvements très forts, d’intérêt général, qui se développent dans chacune de ces administrations.

 

Sur la baisse de la TVA sur les produits de première nécessité, ne soyons pas en dessous des propositions du 33ème congrès : la ramener de 5,5% à zéro.

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12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 09:39

Conseil national du 9 janvier 2009, discussion sur la situation politique et le plan de travail.

 

Intervention d’Emmanuel Dang Tran, fédération de Paris

 

Le rapport de Patrice Bessac est un peu démesuré. Pas seulement eu égard aux quelques dizaines de minutes qui nous restent pour en discuter. Je le trouve disproportionné par rapport aux priorités du moment.


Je ne m’étends pas sur le 3ème tiers du rapport. Je constate simplement que la direction reconduite, bien que nous sortions d’une longue période de congrès, s’empresse d’engager les « transformations » du Parti, en fait la « métamorphose » dont les communistes ne veulent pas. Je me suis exprimé sur ce point dans la première partie de la discussion.


Le 2ème tiers du rapport est consacré aux élections européennes avec des propositions très précises, notamment de meetings dès le début février avec Mélenchon. Ce n’est pas moins que la 5ème réunion du CN consacrée à l’enjeu électoral. Pourtant, la meilleure façon de préparer les élections, c’est de ne pas les couper de nos initiatives dans les luttes. Elles donnent sens au vote communiste. Elles abordent nécessairement les questions de fond sur l’UE. Mes craintes se confirment, après la stratégie d’alliance adoptée par le CN sortant, en doublant les communistes dans la préparation du congrès. On reste d’une part dans un fonctionnement avant tout institutionnel et électoraliste. D’autre part se précise la volonté d’utiliser les européennes pour forcer une recomposition à gauche impliquant et effaçant le PCF, à l’image des expériences néfastes de partenaires du PGE.


Le 1er tiers du rapport seulement est consacré à l’essentiel : le développement des luttes, dans le contexte de crise du capitalisme, avec en premier point de mire la journée d’action interprofessionnelle, unitaire du 29 janvier. Oui, c’est un rendez-vous décisif qui pose toute la responsabilité du PCF dans la période. L’attente d’un débouché politique tout de suite a rarement été aussi grande.

Les luttes et leur convergence portent aujourd’hui la perspective d’alternative politique. Parce qu’elles possèdent presque toutes un caractère d’intérêt général. Parce que une vraie victoire, une seule pour commencer, peut mettre en échec sans attendre la politique du pouvoir.

Le recul du gouvernement sur les lycées a effectivement ouvert une 1ère brèche.  

Le rapport établit une longue liste d’axes de propositions. Si certaines sont discutables, l’ensemble ne peut qu’aider. Mais je trouve qu’il a trop un caractère de catalogue, de programme de gouvernement [dans l’idée de 2012 pour négocier avec le reste de la « gauche » ?].

Je pense que nous avons besoin de cibler davantage des points et des propositions précis.

Bien sûr sur l’emploi et les salaires. Sur l’éducation : poussons l’avantage au sujet des 13500 postes à conserver. Pour la défense des services publics, ne soyons pas réservés sur les renationalisations et la reconquête des monopoles publics (là, c’est poser la question de l’UE). Pour la Poste, face au semblant de recul du pouvoir, posons la mise en échec de la privatisation dans tout son processus en défendant le monopole du courrier, en demandant la réintégration de la Banque postale dans l’établissement public.

Pour la défense de l’industrie automobile, la revendication d’une intervention publique, celle de la renationalisation de Renault, montent. Portons-la, initions des batailles convergentes au niveau les bassins d’emplois contre les délocalisations ! Songeons que pour la première fois dans l’histoire en 2008, le solde commercial des biens automobiles va probablement être négatif [en euros, pas en véhicules].

Ce ne sont que des exemples. Ce qui me paraît nécessaire, c’est de se placer dans l’optique de lancer de véritables campagnes nationales d’action, ciblées, portant une perspective de rupture avec la politique au service du Medef. Et de le faire en tant que PCF.

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20 novembre 2008 4 20 /11 /novembre /2008 12:28

Conseil national du 19 novembre 2008 

 

Intervention de Claude FAINZANG, fédération de Paris

 

 

La direction du PCF doit respecter les communistes. Sinon, ils devront se faire respecter.

 

Fin 2007, à l’Assemblée nationale extraordinaire, les délégués des sections ont affirmé la nécessité du maintien et du renforcement du PCF et mis en échec l’ordre du jour initial de remise en cause de l’existence même du parti.

L’organisation du 34ème congrès n’aura-t-elle visé qu’à anesthésier les communistes pour leur resservir le même plat ? C’est ce qui apparaît dans l’alliance avec Mélenchon, dans une perspective de fusion à la manière de « die Linke », dans une préparation des élections européennes coupée du congrès et de l’expression souveraine des communistes sur la forme comme sur le contenu.

J’ai fait partie de celles et ceux qui ont déposé le texte alternatif n°3 « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps ». Nous avons perçu comment, en esquivant tout bilan et toute analyse concrète de la situation politique, la base commune du CN portait la poursuite de la stratégie d’effacement du PCF et de son identité. Nous ne nous sommes pas trompés. On le voit avec l’opération autour des élections européennes. On le voit avec les contributions de dirigeants qui, s’appuyant sur la base commune, reviennent à la charge pour « métamorphoser » le PCF jusqu’au bout : sa disparition.

Mais l’anesthésie n’a pas complètement réussi. Le vote des 29 et 30 octobre n’a apporté qu’un soutien très limité à la base commune. Avec 22000 votes sur 138000 adhérents revendiqués, il n’a obtenu que 16% de soutien, et encore bien souvent sur la base des confusions et ambiguïtés du texte. Dans des dizaines de sections, là où les communistes ont créé les conditions du débat et de la confrontation sur le fond, le texte alternatif est majoritaire.

 

Rien n’autorise la direction sortante à passer outre la souveraineté des communistes.

Il ne s’agit pas de maintenir le PCF comme coquille vide, le temps que, comme ailleurs en Europe, la coalition de « gauche » le supplante.

Il s’agit de renforcer idéologiquement et en termes d’organisation le PCF, tout de suite dans les luttes, aiguisées par la crise financière, en quête d’alternative politique.

 

Pour les alliances électorales, ce n’est pas l’heure. Pour l’électoralisme, pour la recomposition politique, il ne sera jamais l’heure.

 

Les dernières semaines avant le congrès peuvent et doivent servir aux communistes pour réaffirmer leur volonté de faire vivre et renforcer le PCF, notamment de libérer le parti des alliances au sommet des les institutions, de promouvoir des ruptures immédiates avec la politique du gouvernement.

 

Un dernier mot à propos de la situation du PCF dans ma fédération à Paris. Elle s’est très affaiblie depuis plusieurs congrès. L’alignement derrière Delanoë – nous avons échappé de peu au Modem – sans programme, est disqualifiant. La fédération s’est institutionnalisée derrière le PS.

La direction départementale est sourde à la critique et à la contestation. Dans la préparation du congrès, elle est allée jusqu’à éliminer administrativement des dizaines de voix qui s’étaient portées sur le texte alternatif et tente maintenant de réduire certaines délégations pour le congrès départemental.

 

Maintenir le PCF, comme j’en ai l’objectif, ce ne peut être juste de maintenir un sigle et un appareil comme dans ma fédération, situation qu’avec beaucoup de camarades, nous cherchons évidemment à changer.

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