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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 09:43

Conseil national du PCF du 13 mai 2009 

 

Intervention d’Emmanuel DANG TRAN, fédération de Paris

 

 

Ne laissons pas l’opération « Front de gauche » détourner le PCF de ses responsabilités pour dégager la perspective politique ! Ne la laissons pas non plus ôter sa portée au vote communiste !

 

Les manifestations du 1er mai traduisent bien les possibilités mais aussi les blocages de la situation politique.

La mobilisation est nombreuse ; les luttes se développent dans plusieurs secteurs très différents. Elles pointent directement la politique du gouvernement, en une période de crise où le capitalisme connaît un discrédit idéologique sans précédent depuis très longtemps.

Mais dans le même temps, le débouché semble toujours faire défaut au mouvement populaire. Y compris sur le plan revendicatif. La déclaration syndicale unitaire de janvier peine à se traduire en convergence de lutte sur des objectifs immédiats et précis.

 

Dans ce contexte, les responsabilités du PCF sont considérables pour dégager la perspective politique. Cela implique de s’écarter de deux fausses voies.

 

La perspective ne peut consister à préparer une nouvelle alternance à « gauche » en 2012, à attendre et subir d’ici là. Je ne comprends et je désapprouve que nous ayons signé l’appel commun de toute la « gauche » pour la manifestation du 1er mai, allant du NPA au PS. Il y a toujours les mêmes contradictions de fond entre les revendications du mouvement et les positions actuelles du PS sur l’UE, l’université, l’hôpital…

Dans la manifestation du 1er mai, les autocollants du Pg « casse toi, pov’ con » étaient omniprésents. Sur un autre mode, ils enferment la perspective de la même façon. Nous devons nous en distinguer totalement.

 

Ce n’est pas davantage du résultat des élections européennes que va venir le changement. Soyons sérieux ! La composition du futur Parlement européen ne conditionne pas une politique de progrès.

A plus de 90%, les députés européens sortants ont voté pour la « constitution » européenne. A plus de 90%, ils viennent de voter [le 2 avril] une résolution condamnant le communisme. Surtout, le Parlement européen, élément de l’intégration européenne, n’est en rien un lieu d’expression démocratique des peuples.

 

L’intérêt du vote communiste le 7 juin et de faire élire des députés communistes est ailleurs, en lien avec la situation nationale.

Je ne peux accepter l’idée que les luttes ne seraient pas directement l’affaire du PCF. Tout au contraire, elles portent, de façon décisive en ce moment, l’alternative politique. Il est de notre raison d’être communistes de contribuer à leur développement, de les impulser, d’une autre façon que les organisations syndicales.

 

Dans les semaines qui viennent, la bataille pour le retrait de la loi Bachelot est une des priorités, vu sa gravité, vu l’urgence, vu les convergences à l’hôpital (tous les personnels, y compris les médecins) et au-delà qui se développent. L’appel des professeurs contre la « médecine mercantile » est presque anticapitaliste ! C’est l’une des questions sur lesquelles le mouvement peut s’unir pour gagner et nous pouvons et devons y contribuer. De même que nous devons avancer sur les questions de défense des branches industrielles et de l’intervention publique (jusqu’aux nationalisations), très au-delà des propositions de loi pour l’interdiction des licenciements qui renvoient, en outre, à une logique de délégation dans un cadre institutionnel.

Malgré des différences réelles suivant les régions, la campagne nationale du « Front de gauche » est déconnectée de ces priorités et se fourvoie dans les voies de diversion que je critiquais à l’instant. Elle est globalement électoraliste et politicienne. Les inquiétudes que certains d’entre nous ont manifestées à l’égard du « Front de gauche » se vérifient.

 

Les craintes d’un projet de recomposition politique dépassant les élections se confirment également. Le « Front de gauche » ne cesse de mettre en avant le « Parti de gauche » avec lequel il est déjà souvent confondu.

Mélenchon et ses moins de 3000 adhérents, sans parler du courant dissident de la LCR (« gauche unitaire ») avec ses moins de 300 affiliés, profitent en plein de la campagne et des moyens du PCF qui s’efface au nom de ce pseudo rassemblement. C’est comme si on reprenait la méthode et les objectifs des « collectifs antilibéraux » mais cette fois sans demander aux communistes leur avis. D’autant que Mélenchon ne masque pas que le scénario à l’allemande « Linke » est son projet.

 

Les communistes ne sauraient accepter qu’une campagne électorale soit le moyen de leur imposer un tel plan de recomposition. Pas plus que la ligne politique qui va avec.

 

Prolonger le NON de 2005, ce ne peut pas consister à chercher à relégitimer l’UE du capital, disqualifiée par les peuples.

M. Mélenchon, on le sait, était partisan de Maastricht. J’ai retrouvé ce qu’il disait dans les comptes-rendus des débats du Sénat (9 juin 1992). Pour lui alors, le traité de Maastricht est un « compromis de gauche » et il se livre à appel au « patriotisme européen ». Ce ne sont pas des positions de circonstance.

 

Ne laissons pas le Pg être l’instrument pour continuer à effacer notre grand parti, son organisation et les positions qui ont toujours été les siennes !

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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 13:01

Conseil national du PCF du 13 mai 2009 

 

Intervention de Alain DE POILLY, fédération du Val de Marne

 

D'abord je tiens à préciser pour être bien compris, qu'il faut tout faire pour faire élire un maximum de candidats de la liste de Front de Gauche. Par contre, il faut le dire, cette campagne des européennes engendre des effets contradictoires :

- d'un coté, les camarades sont pour un front de gauche.

- de l'autre, ils regrettent la disparition dans cette campagne du parti communiste.

 

Dans notre électorat certains font la confusion entre la Gauche et le Front de Gauche. Ils pensent, bien sûr à tort, que le Front de Gauche est le nouveau parti de Mélenchon.

 

D'ailleurs à ce sujet, je dois dire que Mélenchon entretient cette confusion. Dans plusieurs journaux, il a déclaré, notamment dans le Monde du 4 mai :

« Mon objectif est de poursuivre ce front de gauche, un peu comme Die Linke en Allemagne. » Or die Linke est la fusion dans un seul parti de l'aile gauche du PS allemand de Oscar Lafontaine et du PC allemand.

 

Aussi, j'ai une question à poser à Marie Georges Buffet ou à Pierre Laurent : la direction du Parti partage-t-elle l'objectif de Mélenchon sur la suite à donner au Front de gauche après les élections européennes ?

 

Car, dans ce cas, cette élection européenne serait un vrai piège pour les communistes.

 

En effet: ou bien le front de gauche fait un bon score et preuve est apportée que le front de gauche est la solution d'avenir comme le préconise Mélenchon. Ou bien le front gauche fait un mauvais score et preuve est apportée que le Parti Communiste, qui est à l'initiative, de ce front est en perte d'influence et qu'il est temps de le métamorphoser en une force de gauche, comme cela a été dit par certains après l'échec de l'élection présidentielle.

C'est à dire que, dans les deux cas, le parti communiste joue perdant perdant.

 

Je tiens à le dire aujourd'hui, pour qu'on ne nous refasse pas le coup du déclin du parti communiste comme après les présidentielles.

 

Il ne s'agira pas dans cette élection de conclure à l'échec du PCF, mais à l'échec d'une stratégie électorale et politique, sur la forme à donner à l'union des forces de gauche.

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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 05:45

Conseil national du PCF du 13 mai 2009 

 


Intervention de Claude FAINZANG, fédération de Paris

 

 

L’alternative politique à Sarkozy ne sortira pas de la composition du futur Parement européen, ni du résultat de l’élection. C’est aussi pour cela qu’elles n’intéressent pas grand monde. D’autant que le peuple a déjà manifesté clairement son rejet de cette UE du capital en 2005.

 

Aussi ne prenons pas les choses à l’envers dans le cadre de la campagne ! Comme pendant la période des collectifs antilibéraux, l’activité du parti est totalement absorbée par la propagande électoraliste du Front de gauche. Le Parti n’apparaît presque plus visiblement, y compris dans les manifestations. Il n’est pas là où il devrait jouer son rôle pour la perspective politique : dans les luttes, en tant qu’acteur. Evidemment, ce n’est pas ce que l’on peut attendre de Mélenchon et du Parti de la gauche.

 

Mon expérience est celle de l’accueil des tracts que nous distribuons clairement au nom du PCF, avec la faucille et le marteau. Ce sont d’excellents outils, aussi pour faire voter communiste. Sur le logement, contre l’application de la loi Boutin, sur l’hôpital, pour le retrait de la loi Bachelot, les tracts marchent très fort.

Sur ces questions essentielles, nous pouvons contribuer fortement à mettre en échec le gouvernement, à donner des objectifs précis à la convergence des luttes, à l’attente qui monte de partout.

 

En temps d’élection ou non, éloignons-nous des combinaisons politiciennes ! Ne nous laissons pas renfermer dans la perspective stérile de l’alternance en 2012 ! Signer un appel commun pour le 1er mai du NPA au PS, en passant bien sûr par les socialistes du PG, cela a été un contresens ! Utilisons la période de la campagne pour mettre en avant les perspectives de rupture possibles en France, surtout dans ce moment de crise ouverte du capitalisme :

 

-         contre la marchandisation de la santé en gagnant le retrait de la loi Bachelot dont l’examen va se prolonger au moins jusqu’en juin.

-         pour le droit de veto sur les plans de suppressions d’emplois

-         pour la défense et la reconquête des monopoles publics, de nos grands services publics nationalisés

-         pour des (re)nationalisations démocratiques notamment des banques et d’industries

-         pour la défense des branches industrielles, contre les délocalisations

 

Toutes ces ruptures rentrent en contradiction avec les traités, directives et règlements européens. Montrons que les salariés et le peuple français peuvent défendre leurs acquis sociaux, en gagner d’autres, en refusant l’intégration européenne qu’utilise notre gouvernement national.

C’est autrement plus efficace que d’appeler à réorienter l’UE avec un Mélenchon qui a soutenu Maastricht.

 

Je fais partie des camarades qui n’acceptent pas que la stratégie d’effacement du Parti se poursuive. La tentation forte de prolonger le « Front de gauche » après le 7 juin, les « transformations » annoncées du parti le font redouter. Avec des camarades d’une trentaine de fédération, nous avons constitué officiellement un réseau intitulé « faire vivre et renforcer le PCF ». 

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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 21:31

Conseil national du PCF des 28 février et 1er mars 2009

 

Intervention de Dominique NEGRI, fédération de l’Isère, dans la discussion sur les « transformations du PCF », résumé

 

Dans le rapport de Patrice Bessac, j’ai entendu les termes : « réflexion politique, éducation populaire, démocratie, renforcement, projet communiste clairement identifié… ». D’accord mais tout cela est lié avec une forme d’organisation structurante, qui est historiquement celle de notre parti et que l’on a délaissée.

Dans les cellules, d’entreprise ou de quartier, les communistes s’arment contre l’idéologie dominante. C’est un lieu privilégié du débat et ensuite de l’indispensable mise en œuvre de l’ACTION, de l’intervention politique dans la lutte des classes.

La cellule n’est en rien une forme de repli, au contraire elle est la condition du renforcement du Parti et de son rayonnement.

Faire vivre les cellules du parti, ce n’est pas facile. Nous faisons face à des difficultés objectives, encore plus à l’entreprise. Mais ce n’est pas une raison pour renoncer à cette priorité.

Un communiste isolé, dans une entreprise, peut s’appuyer un moment sur une cellule de quartier qui l’aide à s’exprimer en direction de ses collègues. Cela devrait être le rôle de la section de recréer, de développent des structures émergeantes.

Dans la vie de cellule, comme base de la vie de tout le parti, se trouve aussi la condition de son fonctionnement démocratique, si problématique aujourd’hui comme dans ce qu’annonce le rapport.  

Travaillons aussi la question du lien entre nos élus et les communistes. Ces derniers ne doivent pas être réduits à des colleurs d’affiches. Ils peuvent et doivent participer aux décisions de leurs élus, comme c’est le cas malheureusement dans trop peu de nos municipalités.

Impulsons à nouveau la structuration « normale » du parti ! Nous n’avons pas besoin de commission de transformation !

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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 09:42

Conseil national du PCF des 28 février et 1er mars 2009

 

Interventions de Claude FAINZANG, fédération de Paris


 

1-Sur les « transformations du PCF »

 

Transformer le parti ? Certes il fonctionne mal. Mais ce n’est pas en supprimant les comptes-rendus dans l’Huma et le droit de parole à certains camarades que cela va s’arranger. Personne n’a le droit de parler à ma place. Je n’ai pas été élue pour faire de la figuration, et les communistes ont le droit de savoir ce que j’ai dit au CN. Il faut donner à voir la diversité dans le Parti, et non la juguler pour mieux liquider le Parti.

Transformer le Parti ? Le gros problème c’est ce qu’amène la direction, qui est très loin des préoccupations des camarades et des gens, surtout dans les quartiers populaires et les entreprises.

Les luttes grandissent, les gens s’appauvrissent et alors que ce ne sont pas les élections qui vont changer les choses. La perspective avancée c’est un « front » pour les européennes avec Mélenchon (qui a dit « oui » à Maastricht) avec un contenu qui n’est pas un contenu communiste sur la réalité de l’UE, un « front de gauche » qui finira par aller jusqu’au PS.

 

Il faut donner aux communistes des objectifs communistes, des arguments communistes, que ce soit par rapport aux luttes ou par rapport à l’Europe. Et arrêter avec « l’Europe sociale » ! L’UE est une structure au service du capitalisme. Défendons une Europe des peuples, de coopérations mutuellement avantageuses entre nations souveraines, la souveraineté nationale !

Les luttes passent avant les élections. C’est maintenant qu’il faut montrer comment on gagne, comment on rassemble, pour mettre en échec la politique de Sarkozy. Pour sortir de la crise, il faut combattre le capitalisme.

Voilà, camarades, les bonnes bases sur lesquelles faire redémarrer le Parti.

 

2- Sur le budget du CN :

 

Claude Fainzang a demandé au trésorier national qu’elle serait la part du « Parti de la Gauche » de Mélenchon dans le financement de la campagne électorale.

Les réponses, obtenues après insistance, du trésorier national, sont restées très imprécises. Chaque dépense, au cas par cas, donnerait lieu à un financement particulier.

Allons-nous nous retrouver comme en 2007 à payer intégralement une campagne menée sans notre nom ? On ne peut que le redouter.

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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 09:40

Conseil National du PCF des 28 février et 1er mars 2009

Intervention d’Eric JALADE, fédération du Tarn. (1/03) Situation politique et élections européennes.

Avec la montée des luttes et la perspective du 19 mars, nous avons intérêt à être au diapason du mouvement populaire. Veillons bien à être en phase avec la colère qui monte dans le pays contre la politique du gouvernement. Les idées libérales, voire celles qui  visent à aménager  ou à « moraliser » le capitalisme sont en perte de crédibilité elles sont contestées comme jamais.

Je crois donc qu’il existe un espace inédit pour le rayonnement et la diffusion de nos idées, du marxisme, pour le PCF.

Je partage l’idée évoquée dans le rapport de J. Chabalier d’être à nouveau présents devant les entreprises – comme en janvier- , notamment dans les secteurs comme l’automobile, qui fait partie des filières où l’emploi est particulièrement menacé, comme le sont aussi dans notre département l’industrie textile ou la filière bois, par exemple.

Mais il faut que l’on mène des batailles visibles, concrètes, qui popularisent nos propositions en  faveur de l’emploi et des salaires. 2/3 exemples dans ce sens :

  Ainsi, la proposition de loi des députés communistes, à l’initiative d’Alain Bocquet –exigeant que les dividendes des entreprises soient affectés à la rémunération des salariés mis en chômage partiel - peut faire l’objet d’initiatives répondant aux attentes du monde du travail. Nous l’avons utilisée sous forme de pétition dans notre département, avec la perspective d’une remise de pétitions et d’un rassemblement en préfecture ;

- A partir de la proposition de loi à l’initiative d’André Gerin, contre les délocalisations et pour favoriser les relocalisations industrielles ;

- Pour la nationalisation de certains secteurs stratégiques (notamment du secteur bancaire et du crédit) et l’exigence concomitante de nouveaux droits pour les salariés.

Concernant les élections européennes, et sur les axes de campagne, je m’étonne que ne soit pas abordé de manière plus conséquente la lutte pour la paix, contre l’OTAN. Le budget de la Défense fait apparaître une hausse très nette des crédits affectés aux OPEX, de même que celui consacré au surarmement, notamment à la dissuasion nucléaire. Ces dépenses sont la conséquence directe de l’alignement de la France sur l’OTAN et les Etats-Unis. Nous devons prendre des initiatives contre la guerre et la présence française en Afghanistan, pour exiger la sortie de la France de l’OTAN.

En menant bataille sur cet aspect, on est clairement au cœur des enjeux de société : l’argent pour la guerre, pour le surarmement nucléaire ou pour répondre aux besoins des populations  notamment pour le service public, pour l’emploi.

Parenthèse sur ce point, alors que le commerce extérieur de notre pays évolue de manière catastrophique – conséquence de l’affaissement industriel de notre pays -, le seul secteur qui se porte bien, c’est celui de l’armement, des marchands d’armes.

Enfin, sur la manière d’aborder la campagne, j’espère que nous parviendrons à élargir réellement ce front (des éléments positifs ont été donnés par M. Laurent). Néanmoins, on peut avoir des inquiétudes, notamment par rapport au MRC, l’importance qu’il accorde à l’Etat-Nation ne devrait pas faire problème pour nous. Sur les discussions et les rapports avec le NPA, ils sont d’une toute autre nature, celui-ci cherchant à établir une hégémonie sur l’espace politique à la gauche du PS.

Sur la constitution des listes, veillons bien à ce que les chefs de file des communistes soient bien des candidats capables de rassembler les communistes.

Ne donnons pas de signes, notamment dans notre circonscription, où nous serons avec une candidate communiste derrière Jean-Luc Mélenchon, qui laisseraient à penser qu’il s’agit finalement d’un coup, voire d’un ballon d’essai en vue d’une recomposition politique.

Nous devons avoir l’ambition d’une reconquête, en influence, en forces organisées de notre parti, pas pour nous-mêmes, mais pour contribuer à donner un débouché politique aux luttes et promouvoir une réelle alternative à la fois en France et en Europe.

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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 22:16

Conseil national du PCF des 28 février et 1er mars 2009   

 

Intervention de Dominique NEGRI, fédération de l’Isère dans la discussion sur la situation politique

 

Le développement des luttes, de leur convergence, marqué par l’immense mobilisation du 29 janvier, l’approfondissement de la crise, appellent une alternative politique immédiate. L’attente est forte à l’égard du PCF.

La perspective politique que nous portons ne peut pas se réduire aux élections européennes. Je souhaite un bon score électoral, sur la base du vote communiste. Mais n’inversons pas l’ordre des choses ! Ce n’est pas le résultat des élections européennes qui changera la face politique de la France et de l’Europe, qui apportera « le bonheur » comme le conclut le rapport.

La perspective ne se dégagera pas davantage du rassemblement de toute la gauche dans la période avec des appels communs avec le PS.

 

La question prioritaire, c’est comment nous contribuons aux convergences de luttes pour faire plier Sarkozy. Les Antillais, le monde universitaire ouvrent des brèches. Hôpital, logement, emploi, salaires nous pouvons, nous devons aider à gagner par nos propositions, par nos initiatives politiques.

 

Le gouvernement a peur des victoires qui en entraîneront d’autres.

 

Parmi les batailles prioritaires, rassembleuses parce que d’intérêt général, je veux insister sur deux : la défense de la fonction publique et la lutte contre la casse de l’industrie.

 

1- Un rapport de force existe pour obtenir le retrait, pur et simple, du projet de loi sur « la mobilité dans la fonction publique ». La mobilisation a été forte le 29 janvier, après celles de 2008. Le gouvernement a déjà dû reporter trois fois l’examen par l’Assemblée du texte voté par le Sénat.

Faisons en sorte que le grave danger du texte soit de plus en plus largement perçu !

 

Le projet de loi porte la casse du statut de la Fonction Publique que Maurice Thorez a fait voter en 1946 et qui avait été écrit avec les organisations syndicales. Il met en cause les principes fondamentaux que ce statut garantit :

- l’égalité d’accès à la fonction publique et d’égalité de traitement des usagers.

- l’indépendance du fonctionnaire vis-à-vis du pouvoir politique comme de l’arbitraire administratif.

- la continuité des services sur l’ensemble du territoire.

 

Le projet de loi organise la précarisation de l’emploi public avec le recours au temps partiel contraint et la possibilité de mise en disponibilité d’office (qui n’est autre qu’un licenciement sans indemnité chômage). Il est directement à relier avec la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques), dont il est l’outil indispensable. La RGPP : c’est un plan de suppression de 200 000 emplois (+ 20 000 dans la fonction publique hospitalière) d’ici 2012.

De la recherche de l’efficacité sociale, le gouvernement veut passer à l'individualisation de la performance. 

En s’attaquant à la fonction publique, aux services publics en général, c’est l’épine dorsale de l’économie et de la société française, celle qui fait aussi « l’attractivité de la France » pour des entreprises étrangères, que le pouvoir sabote.

 

2- En Isère, nous sommes cruellement confrontés à la volonté de démantèlement de l’industrie : licenciements, chômage partiel, chez Caterpillar, ST Microelectronics, Tyco, Schneider, Arkema-Total, SEB-Calor, Valéo, A. Raymond…

Ca ne peut pas continuer ! Localement nous avons pu travailler avec les communistes de Caterpillar et la CGT. L’expression du PCF a été littéralement « dévorée » par les travailleurs parce qu’elle disait NON à la résignation, NON à l’alibi de la crise que les salariés devraient payer sans fin, NON à l’inéluctabilité des délocalisations et de la mondialisation. Et disait OUI à la lutte pour leur emploi et leurs salaires.

OUI, le monde du travail a la force d’imposer d’autres choix politiques !

 

Le rapport de force au plan National comme en Guadeloupe, Martinique existe. Mettons-le en œuvre. Là est notre responsabilité de PCF. C’est par ce front populaire de lutte que les batailles politiques peuvent se gagner et le PCF doit être l’outil de ces victoires.

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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 21:26

Conseil national du PCF des 28 février et 1er mars 2009 - Intervention de Corinne BECOURT, fédération de l'Aisne, résumé sommaire pour l'Huma

A St Quentin, une cellule s’est créée avec 15 jeunes militants. Ils s’investissent dans l’activité du Parti et ont publié leur 1ier journal de cellule. Pour autant, très attachés à la section, aux camarades, ils expriment leur désaccord avec les orientations électoralistes nationales, les privatisations de la gauche, l’abandon des fondamentaux comme la lutte de classe etc…

Sur la démocratie, dans toutes les instances du Parti les décisions sont actées après un VOTE, au CN nous devons impérativement faire de même.

Les communistes s’interrogent et ne veulent pas se contenter d’une liste de noms et souhaitent savoir quelles fonctions occupent les dirigeants du Parti, lieu, activité militante, mandats d’élus.

Lien vers l'article: Redonner sa structure au PCF. Un exemple :la cellule Joliot-Curie à Saint-Quentin.

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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 21:08

Conseil national du 28 février 2009    

 

Intervention d’Emmanuel DANG TRAN, fédération de Paris, sur la « Charte du CN »

 

 

J’interviens pour alimenter le débat ici et, à travers le résumé dans l’Huma, pour alimenter le débat dans tout le Parti.

 

Si une chose ne peut plus durer dans le fonctionnement de notre CN, c’est bien la tenue de réunions comme celle d’aujourd’hui qui ressemble malheureusement à de nombreuses autres. Je me souviens des discussions oiseuses interminables sur les collectifs antilibéraux.

 

Aujourd’hui, c’est tout simplement exaspérant ! Les luttes se développent après le 29 janvier dans le contexte de crise aiguë. Une journée d’action décisive est programmée pour le 19 mars. Et la direction exécutive choisit de consacrer une journée de notre temps à régler des questions internes. Ce matin, j’ai entendu se lamenter longuement sur l’image du Parti. Quelle image donne-t-on, effectivement !

 

Maintenant, on veut la cacher plutôt que la changer.

 

Avec son projet de « Charte » du CN, après avoir cherché à sélectionner les intervenants, la direction exécutive revient à la charge pour essayer de supprimer la parution dans l’Humanité du résumé des interventions des membres du CN.

 

La transparence des débats lui est-elle donc insupportable ? Il faut le croire.

 

Ces résumés rendent compte à des dizaines de milliers de communistes de nos discussions. Mais pas seulement ! Ils placent chaque membre du CN devant ses responsabilités vis-à-vis des camarades. Surtout il place nos débats de direction, la prise de décision sous le regard des communistes.

 

La direction exécutive se sent-elle si faible dans ses choix devant toute expression de contradiction ?

 

Si vous maintenez votre projet, pour l’instant une « question à l’étude », de supprimer le compte-rendu des réunions du CN, je demande un vote spécial.

 

Les communistes ne resteront pas sans voix devant ce coup de force.

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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 21:05

Conseil national du 28 février 2009    

 

Intervention d’Emmanuel DANG TRAN, fédération de Paris, sur les « transformations du Parti ».

 

 

Patrice Bessac situe son rapport dans le cadre des suites des décisions du congrès. C’est précisément le contraire.

 

Au congrès, les communistes ont manifesté sans ambiguïté leur volonté de continuer le PCF, de maintenir son identité, de renforcer son organisation. Cela s’est traduit précisément par le rejet du mot « métamorphose » du texte de résolution. Est resté le mot « transformations ».

Comme les partisans affichés de la « métamorphose » ont été intégrés en nombre dans la Comité exécutif national, la commission « transformations » sera-t-elle le moyen de faire passer la « métamorphose » malgré l’avis des communistes ? Je le redoute.

 

La constitution de cette « commission », rappelons-le, a été introduite en fin de processus de congrès par la direction sortante elle-même. Les noms que l’on nous propose aujourd’hui le confirme : une commission décidée d’en-haut et composée d’en haut.

 

Le contenu du rapport de Patrice me le confirme.

Il envisage l’avenir du parti sous l’angle de la sociologie électorale, sinon de l’étude de marché politique, bien loin de la lutte des classes !

 

Il estime que la situation actuelle n’est pas satisfaisante. Là je suis d’accord !

 

Mais il n’y a pas besoin de faire une commission pour commencer à corriger les choses.

Un exemple : on nous annonce que les communistes seront consultés sur les candidatures aux européennes à la fin du mois de mars mais elles seront proclamées au meeting du 8 mars. Bonjour la démocratie !

Combien des fois, ces dernières années, les candidats, les élus ont été désignés sans ou même contre les communistes concernés ?

 

Ce que nous devons faire c’est tirer le bilan de 10 ans de transformation, de la casse méthodique des cellules, de la priorité donnée au rôle dans les institutions et aux élus, dont de plus en plus fonctionnent en dehors de toute organisation du Parti – là il y a problème.

 

Cela fait 10 ans que les communistes expriment, d’une façon ou d’une autre, leur refus de la disparition du Parti, de l’abandon de son identité, de sa dilution, (comme étape intermédiaire ?) dans une recomposition politique à gauche.

 

Ce qui ne passe décidément pas dans un processus encore un peu démocratique, le groupe dirigeant tente à nouveau de le faire passer par la méthode autoritaire en tentant d’étouffer administrativement les voix d’opposition.

 

Ce n’est pas acceptable.

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